Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

2025-11-13-525-2-Castel Diaou"autrement"-G2

15 Novembre 2025 , Rédigé par Claudette et Jacques

2025-11-13-525-2-Castel Diaou "autrement"-G2

 

Nous sommes 20, dont 11 randonneuses, sur le parking menant aux Gorges du Blavet. Le ciel est plutôt dégagé mais il ne fait que 12 degrés pour le moment.

Pas d'inquiétude cependant car le profil que nous montre Thierry, avec sa "grimpette", comme il la qualifie, sur 2 km, à prédominance de rouge et de marron, et qui va s'amorcer dès le départ, nous donne à penser que nous nous réchaufferons très vite. 
 

 

C'est une randonnée classée Moyen xx de 11,4 km pour une Dh de 365 m proposant  

"un panorama admirable sur tout le parcours, avec quelques belvédères exceptionnels : falaises de rhyolite de Colle Rousse, le Grand Pas, le Castel Diaou, les Roches de la Fille d'Isnard. Le Castel Diaou (561 m) est le point culminant du Massif du Rouet. Au sommet, une ancienne fortification préhistorique (oppidum) a donné son nom de Château du Diable.

Nous quittons le parking vers 9h30. Gilbert sera notre serre-file.

 

 

Nous empruntons d'abord ce sentier étroit dans la garrigue

 

 

qui s'élargit rapidement, devient plus pierreux 

 

 

et raviné en s'enfonçant dans la forêt, avec une pente qui s'accentue au fur et à mesure.

 

 

Nous sommes en G2. Il y aura quelques arrêts pour souffler et se désaltérer.

 

 

La cadence est bonne et le sourire toujours de mise après une heure de montée.

 

 

Nouvelle pause pour enlever les couches superflues

 

 

 

et profiter du paysage et d'un ciel lumineux

 

 

 

avant d'aborder la dernière partie de la montée, qui ne sera pas la plus facile.

 

 

Giovani, bien que lourdement chargé, est toujours prêt à fournir assistance si nécessaire.

 

 

 

Ça y est, nous atteignons le sommet du Castel Diaou, le plus élevé du Massif du Rouet, comme l'avait annoncé Thierry, à une altitude de 561 m.

 

 

Et c'est un moment de réconfort avec la pause banane.

Thierry mettra cette pause à profit pour nous dire quelques mots du Castel Diaou, dont voici un extrait : 

"Le site de l’oppidum de Castel Diaou (fragments de céramiques, traces d’habitat, mur d’enceinte), mis au jour en 1984, a été daté à la première moitié du Ve siècle avant J.C.

Le "Castellum Diabolum" est cité comme confront dans la charte de donation de Siaï en 1030. Il n'était donc plus occupé à cette date et cela depuis suffisamment longtemps pour que son nom ait été oublié. L'entablement sud correspond à un oppidum de l'âge du Fer, Celui du nord à un habitat fortifié de l'Antiquité tardive ou du haut Moyen Age. Des sondages seraient nécessaires pour confirmer et affiner cette chronologie."

 

 

Nous traversons maintenant une zone en pente douce en longeant le canton des Combes en direction du Grand Pas, alternant larges pistes

 

 

 

et sentiers agréables à travers la forêt.

 

 

 

De plus en plus souvent le panorama s'offre à nous. Malgré une légère brume nous aurons pu notamment apercevoir Fayence, la montagne de Lachens, point culminant du Var avec ses 1712 m d'altitude, et l'Audibergue.

 

 

 

 

Nous approchons maintenant de la Roche des filles d'Isnard, un site naturel généralement associé à une légende locale qui n'est pas tant une histoire factuelle qu'un récit populaire transmis de génération en génération :

"Le nom du rocher provient d'une légende tragique qui met en scène Isnard et ses filles. Bien que les détails puissent varier selon les conteurs, le cœur de l'histoire est le suivant:

  1. Le Personnage d'Isnard : Isnard était probablement un seigneur, un brigand ou un simple habitant de la région à une époque indéterminée (souvent au Moyen Âge). Le nom Isnard lui-même est un ancien nom de personne d'origine germanique ("Isanhard" signifiant "fer dur") très répandu dans le Sud-Est de la France.
  2. L'Événement Tragique : Pour une raison inconnue (une menace, une trahison, une fuite pour protéger leur honneur ou leur trésor), Isnard et ses filles se sont retrouvés bloqués ou poursuivis sur ce rocher.
  3. La Mort : Pour échapper à leurs poursuivants ou à un sort qu'elles jugeaient pire que la mort, les filles d'Isnard se seraient jetées du haut de la falaise.

Ce récit sert à expliquer le nom du rocher et confère au lieu une dimension romantique et dramatique. Ce type de légende est fréquent dans les paysages abrupts et spectaculaires, où le relief est associé à un événement marquant".

 

 

Nous avons la chance de bénéficier d'un temps magnifique et d'une luminosité qui s'améliore au fil de notre progression, mettant en valeur le paysage.

 

 

Par endroit la végétation arbore les couleurs d'automne avec, comme ici par exemple, de beaux contrastes de vert et d'argent.

 

 

La descente par une piste large est agrémentée de quelques faux plats boréliens.

 

 

Notre photo de groupe du jour avec en toile de fond, sur la droite, la Roche des Filles d'Isnard.

 

 

Les chênes-lièges sont très présents dans la forêt domaniale de la Colle du Rouët. Thierry profitera de la pause pique-nique à venir pour nous dire quelques mots sur l'exploitation du chêne-liège ainsi que sur l'origine étymologique de la Colle du Rouët.

 

 

Auparavant nous faisons une pause dans cette clairière, dotée d'une source près de laquelle une plaque commémorative, malheureusement aujourd'hui vandalisée, a été apposée en mémoire d'un chasseur mort accidentellement à cet endroit.

 

 

La piste que nous suivons s'ouvre de plus en plus souvent sur de belles vues .

 

 

 

 

et c'est dans ce cadre que nous choisirons de faire notre pause pique-nique,

 

 

un pique-nique agrémenté de nombreuses douceurs généreusement distribuées par les uns et les autres.

Thierry profitera de cette pause, faite en surplomb de la Colle du Rouët, pour nous fournir des informations sur l'étymologie du site :

"Le terme "Colle" (ou "Còla" en occitan provençal) est un toponyme très fréquent dans le Sud-Est de la France et signifie "colline" ou "montagne".

  • Il provient du latin collis ou de l'occitan cola.
  • Ce mot est utilisé pour désigner un relief élevé. Dans ce cas précis, la Colle du Rouet est une barre volcanique d'ocre rouge qui prolonge le massif de l'Estérel.

L'origine de "Rouet" est plus sujette à interprétation, mais elle est très probablement liée à la végétation ou à la géologie de la région :

  • Hypothèse du Chêne/Rouvre : Une étymologie fréquente pour les toponymes contenant "Rouet" ou "Rouret" est une dérivation du mot Rouvre (une espèce de chêne, Quercus petraea), ou d'un terme provençal similaire désignant le chêne-liège (Quercus suber), très présent dans le massif de l'Estérel et sur la Colle du Rouet. La production de liège a d'ailleurs été une activité économique importante dans cette région.
  • Hypothèse du Roue/Rouelle : Une autre possibilité, moins probable pour ce lieu, est une référence à une petite roue ou une rouelle, mais celle-ci est souvent associée à des blasons (comme pour Carry-le-Rouet) ou à un contexte de meunerie/travail du bois, ce qui n'est pas l'explication principale ici.

Conclusion

Le nom Colle du Rouet signifie donc :

La colline (Colle) des chênes-rouvres ou du bois (Rouet).

Ce nom décrit parfaitement la nature du site : un relief montagneux (la Colle) couvert d'une forêt typique de la région (le Rouet), très riche en chênes-lièges et autres espèces méditerranéennes".

 

 

Nous repartons d'un bon pas pour aborder la dernière partie de cette belle randonnée

 

 

qui nous verra notamment traverser de magnifiques clairières

 

 

et prendre le temps d'une information sur cette forêt que nous traversons et l'exploitation du liège :

"la partie boisée de la forêt communale est composée à 85% de chêne liège, dont l'écorce donne le liège.
Il est dit « liège mâle » lorsque l’arbre non encore entretenu produit une écorce crevassée et inexploitable.

Une fois levée, opération de « démasclage » (dès que le tronc atteint 30 cm de circonférence), la nouvelle écorce de liège se forme c’est le « liège femelle ». Dès lors, le liège de l’arbre est « levé » tous les 10 à 12 ans quand l’épaisseur voulue est atteinte (environ 2,5 cm).

Bouchons mais aussi produits d’isolation, semelles, et linoléum sont obtenus à partir du liège de nos chênes"

 

suivie d'une illustration de cette pratique du démasclage.

 

 

 

Thierry nous parlera également du Château du Rouët, un domaine historique et viticole emblématique du Var :

1. Des origines anciennes : Ferme Templière et Relais de Diligences

  • Occupation antique : Le site de la Colle du Rouet, qui domine le château, abrite des vestiges d'un habitat préhistorique dans des grottes, attestant d'une occupation très ancienne.
  • Ferme Templière : Le château lui-même a d'abord servi de ferme templière au Moyen Âge, avant la dissolution de l'ordre.
  • Relais de Diligences : Plus tard, il est devenu un ancien relais de diligences, profitant de sa position sur les routes traversant la région.

2. Le développement viticole et forestier

  • Avant la Révolution : Un marquis, tombé amoureux du château, y venait pour chasser. C'est à cette époque qu'il décida d'y planter des vignes et des oliviers. Certains vins du domaine auraient même été acheminés jusqu'à la cour de Versailles.
  • Achat par la famille actuelle (1840) : Vers 1840, le domaine, qui s'étend sur plus de mille hectares, est racheté par la famille actuellement propriétaire. À cette époque, l'activité principale était la vente de bois de pin maritime et la récolte du liège (rappelant l'étymologie du "Rouet").
  • Le grand incendie de 1927 : Un gigantesque incendie dévaste l'Estérel. Pour protéger la forêt, Lucien Savatier, l'un des ancêtres de la famille, décide de défricher des tranchées pare-feu et de les planter en vignes et en pêchers (la pêche de Fréjus). C'est de là que date l'actuel vignoble.
  • Développement moderne : Après 1945, la famille Savatier, toujours propriétaire (aujourd'hui la cinquième génération, gérée par Martin et Matthieu Savatier), se concentre sur la production de vin en bouteille et participe activement à la reconnaissance de la dénomination de terroir "Fréjus Côtes de Provence".

 

 

 

 

La descente le long de Colle Rousse nous offre une belle vue vers la mer, Fréjus et Saint-Raphaël

 

 

et nous permet d'admirer les falaises de rhyolite, parfois hautes d'une centaine de mètres, qui abritent des sites d'escalade,

 

 

 

et sont creusées de nombreuses grottes.

 

 

 

La randonnée se termine avec cette belle descente à travers le maquis.

 

 

Après avoir repris nos véhicules nous ferons un arrêt à la Bouverie pour prendre le pot  de l'amitié et remercier Thierry pour cette belle randonnée, spectaculaire et bien documentée.

 

 

Merci également à Gilbert, notre serre-file. Nous aurons finalement parcouru 11,550 m pour une Dh de 387 m.

(photos et texte Claudette et Jacques, documentation Thierry).

 

La semaine prochaine :

 

lundi 17 novembre :

 

GL1 - 26 - Colle d'Allons et Marronne par Joël

 

 

GL2 - 281 - Cabre et Massif Germain par Thierry

 

 

jeudi 20 novembre : rando restaurant

 

G1 - 953 -1 - Trans en Provence - Vallon de Cantoua par Thierry

 

G2 - 953 -2 - Trans en Provence - les Croisières par Denis

 

 

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article