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2026-01-08-565-2-Les Arcs-Sommet des Terriers-G2

10 Janvier 2026 , Rédigé par Claudette et Jacques

2026-01-08-565-2-Les Arcs-Sommet des Terriers-G2

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Nous sommes 12, dont 8 randonneuses, sur le parking situé juste après le pont de la Tournavelle qui surplombe le cours de L'Argens.

Il fait 7,5 degrés mais le ressenti doit être inférieur sous l'influence d'un vent plutôt frisquet. 

Denis, qui a dû programmer cette randonnée dans l'urgence, nous présente, après l'avoir reconnue en début de semaine, ses caractéristiques :

"Partant du Pont d'Aille (un pont Eiffel), nous passerons au voisinage d'un four à poix, Péguière ou Pégoulière en provençal, de la mine des Porres, puis nous découvrirons le dolmen et les menhirs du Sommet des Terriers. C'est une randonnée classée moyen x de 11,2 km pour une Dh de 290 m, avec un tracé revu pour le G2, mais avec des possibilités de courtes extensions qui seront proposées "in situ" en fonction de l'état de fraicheur du groupe",

 

 

un groupe resserré et homogène ne nécessitant pas la désignation d'un serre-file officiel.

 

 

La traversée du Pont d'Aille offre, dès le départ, un spectacle magnifique et surprenant en surplomb du confluent de L'Argens et de l'Aille : venant du nord, le cours impétueux de L'Argens est contrarié par une "île" ne lui offrant qu'un étroit passage. La majeure partie de son cours est déviée vers l'ouest en passant sous le pont, et vient se heurter au cours de l'Aille. la rivière et le fleuve mêlent alors leurs eaux pour repasser sous le pont en direction de l'est et rejoindre le cours de L'Argens.

 

 

 

La piste large, en légère montée est confortable

 

 

mais nous sommes à l'ombre

 

 

et malgré un rythme relativement soutenu nous ne sommes pas encore assez réchauffés pour ôter quelques couches et abandonner les bonnets.

 

 

Nous ferons de nombreux arrêts pour profiter du paysage. Ici, la vue offre le spectacle anachronique d'un arc-en-ciel par-delà la Forêt Communale des Arcs,

 

 

et une belle perspective vers la vallée de L'Argens.

 

 

Le soleil commence à faire son apparition

 

 

ce qui va nous permettre un premier arrêt "effeuillage".

 

 

La piste que nous suivons offre de magnifiques panoramas. Un nouvel arrêt

 

 

pour contempler les sommets et les identifier avec l'aide de Denis.

 

 

Ici l'Audibergue, mais nous apercevrons également, au fil de notre marche, la Montagne de Lachens le plus haut sommet du Var (1714 m), la Sauvette et son signal, point culminant du Massif des Maures avec 776 m d'altitude, le Grand et le Petit Bessillon.

 

 

De temps à autre des traces de neige nous rappellent que la température reste fraiche. 

 

 

Certains peuvent avoir la tentation d'organiser une bataille de boules de neige, vite avortée par le manque de matière.

 

 

Nous quittons bientôt la piste

 

 

pour découvrir l'un des fours à poix évoqués par Denis. Celui-ci paraît avoir été restauré.

Notre animateur nous donnera des informations sur la technique de ces fours, le contexte de leur exploitation et les usages faits de la poix:

"Ces fours avaient pour fonction d'extraire par exsudation la résine contenue dans le bois des pins. Ils étaient construits en pierres sèches.

La poix, pego en provençal, ou pègue, est un mélange mou et collant obtenu à partir de résine et de goudron d'origine végétale.

Elle était utilisée par les hommes de la préhistoire pour l'assemblage d'outils ou armes, pendant la période antique dans l'embaumement des morts en Egypte, par les Phéniciens dans le calfatage des bateaux et le tressage des cordes, par les Romains pour en enduire l'intérieur des amphores destinées au transport du vin, et dans la pharmacopée à toutes les époques.

Dans les Maures la poix fut utilisée en très grande quantité dans la construction navale pour l'étanchéité des coques en bois des navires...

Les deux fours situés à proximité de l'ancienne mine de baryte des Porres sont les seuls connus sur ce territoire des Arcs...

Denis nous donnera également des informations sur la technique utilisée pour faire fonctionner les fours, la récupération de la poix et du charbon, la durée de fonctionnement de ces fours, etc...

Pour plus de détails on pourra se reporter au blog rédigé par Rolande le 9 mars 2022 à l'occasion d'une version précédente de cette randonnée, menée par Patrice.

 

 

Denis nous dira également un mot de la Mine des Porres, située en contrebas.

"Exploitée au XXème siècle pendant 37 ans elle a joué un rôle crucial dans l'extraction de la baryte. Ce gisement, troisième par sa production, fut considéré comme le plus important filon barytique de France et a eu un impact significatif sur l'économie locale en alimentant des verreries, des usines de peinture ou de fabrication de plastique et de caoutchoucs, etc...."

Nous n'irons pas jusqu'à la mine, qui était exploitée sur 8 niveaux et comptait plus de 7 km de puits, de cheminées et de galeries, aujourd'hui condamnés.

Nous retrouvons la large piste des Pommiers, en montée, sous un soleil plus présent.

 

 

 

Après quelques arrêts, dont la traditionnelle pause banane, nous aborderons un sentier pierreux, en pente plus prononcée, en direction du Sommet des Terriers.

 

 

L'horizon s'élargit. 

 

 

Ce paysage exceptionnel fournira le cadre idéal pour nos photos de groupe,

 

 

 

et l'occasion de diverses pauses contemplatives :

ici le Rocher de Roquebrune et le Mont Vinaigre en arrière plan, 

 

 

plus loin la Montagne de l'Audibergue et les sommets enneigés du Mercantour à l'horizon,

 

 

et encore l'Audibergue en plan plus rapproché.

 

 

Nous arrivons sur les lieux de la première extension proposée par Denis : un aller et retour assez court mais assez fortement pentu, pour aller voir le Dolmen des Terriers.

Il a été découvert à la suite de l'incendie de 1993. La chambre funéraire, de forme ovoïde de 4 m sur 3 m est orientée est/ouest au centre d'un tumulus de 6,5 m sur 7 m.

 

 

La descente, pierreuse et pentue, impose une certaine concentration.

 

 

Ces efforts physiques nous ont ouvert l'appétit. Denis avait repéré un endroit propice, à l'abri du vent, ensoleillé, et faisant face de surcroît à une vue étendue vers le Rocher de Roquebrune et certains sommets de l'Estérel. Un moment très apprécié.

 

 

 

Les meilleurs choses ayant une fin nous reprenons notre chemin en empruntant une piste à travers le maquis en direction du Mamelon de l'Aigle

 

 

où la deuxième extension nous attend sous forme d'un aller et retour pour rejoindre le site des Menhirs des Terriers.

Nous y accédons après une ascension plutôt raide mais courte. 

"Ces menhirs témoignent de pratiques culturelles de la préhistoire récente sur la commune des Arcs sur Argens (entre le début du 4e millénaire et la fin du 3e millénaire avant J-C). Situé à 300 m d'altitude, cet ensemble composé de 9 pierres dressées, aussi dénommé "cromlech", fut découvert en 1991. La masse des stèles varie entre 300 kg et une tonne"

 

 

 

A peu de distance, sur le site romain du mamelon de l'Aigle, nous découvrons les vestiges d'une modeste villa romaine (Villa Rustica) de 27 m x 12 m, découverte à la suite du grand incendie de 2003.

 

 

Une implantation très exposée au mistral mais offrant une vue panoramique exceptionnelle sur la plaine de L'Argens.

 

 

Petit temps calme avant d'aborder la descente du retour.

 

 

Sur ce versant nous rencontrerons quelques traces des intempéries de fin d'année

 

 

avant d'emprunter un long sentier étroit en surplomb de la Vallée de l'Aille

 

 

offrant de beaux panoramas

 

 

 

que nous aurons plaisir à contempler.

 

 

Nous rejoindrons bientôt le pont d'Aille, dit aussi "Le Pont de Fer" ou "Pont Eiffel" du nom de la technique employée par Gustave Eiffel pour la construction de la tour éponyme. Terminé en 1905 il remplacera le bac communal. Nous en distinguons vaguement la structure à travers la végétation.

 

 

Avant de reprendre les voitures nous irons à pied sur le pont de L'Argens, "au lieu dit "Tournavelle" dont le nom pourrait correspondre  au fleuve, L'Argens, qui tourne sur lui-même et passe deux fois sous le même pont".

La vue sur le fleuve, vers le nord et vers le sud, vaut le détour.

 

 

 

 

Nous ne serons d'ailleurs pas les seuls admirateurs du site...

 

 

C'est "Aux Trois Brasseurs", à Puget-sur-Argens, que nous prendrons le pot de l'amitié. Un grand merci à Denis de nous avoir permis de découvrir, ou de redécouvrir, cette magnifique randonnée qui aura bénéficié d'une météo très favorable. 

Nous aurons finalement accompli 13,23 km pour une dénivelée de 316 m.

 

 

La semaine prochaine :

 

Lundi 12 janvier :

GL1-41-Maison forestière des Malavalettes par Thierry

GL2-6-Vallon du Gros Caous-Colle d'Allons par Joël

Jeudi 15 janvier :

 

G1-954-Tourves-Caramy-Patrimoine et Sainte-Beaume par Patrick

 

G2-952-Lac de la Prison par Pierre

 

 

Jeudi 15 mai :

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