2026-03-12-753-Vidauban-Aille et Bouis-G2
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Un magnifique ciel bleu, du soleil, pas de vent.
Les 24 randonneurs et randonneuses présents devraient pouvoir profiter pleinement de cette randonnée, inédite et qui s'annonce comme exceptionnelle :
"Au départ de la cascade de l'Aille nous entrons dans le bois de Bouis, typique de la plaine des Maures ; des tables et des chaos de grès, des ruisseaux et des mares temporaires, des landes dénudées et du maquis dense, des bosquets de pins parasols et de chênes-lièges. Le tout tapissé de violet par les lavandes des Maures, éclairé par les taches blanches des cistes à feuilles de sauge et des phalangères à fleurs de lis, des renoncules musiques ou revélières, des linaires de Pélissier".
Elle est classée moyen xx pour 12,2 km avec une Dh de 172 m présentant comme difficultés une montée et une descente courtes mais raides, des gués et des chemins humides.
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Gilbert sera notre serre-file.
Dès le parking nous bénéficions de cette vue magnifique sur la cascade de l'Aille et ces bâtisses en ruines, vestiges d'un moulin et d'une scierie, dont Thierry nous dira quelques mots ultérieurement.
D'ores et déjà il nous indique que l’Aille prend sa source à Gonfaron et se jette, aux Arcs, dans le fleuve Argens. Longue de trente kilomètres, la rivière coule exclusivement dans le département varois.
C'est un cours d'eau à intérêt halieutique où se pratique une pêche à la carpe "no kill".
Nous devons le traverser, au sec pour cette fois, en empruntant ce pont métallique
qui nous permet d'admirer son cours vers l'aval.
Après la traversée nous longeons la berge opposée vers l'amont pour voir de plus près les ruines et écouter Thierry nous en dire davantage sur leur histoire :
"Le paysage du site des cascades est atypique, composé de dalles de grès rose, poncées par l’eau, et d'une scierie et un moulin à huile en ruine aux vestiges importants.
La scierie peut dater de la seconde moitié du 19e siècle.
Désaffectée et ruinée en 1982, elle continue à se dégrader.
Tous les bâtiments, à deux niveaux, sont construits en blocage. Les bâtiments industriels ne sont pas enduits, les logis le sont. Ils étaient couverts de toits à longs pans, avec des tuiles creuses qui se sont effondrés.
Toutes les voies de circulation entre les différents bâtiments étaient pavées.
La scierie se composait d'un ensemble de plusieurs bâtiments :
La scierie proprement dite, au bord de l'Aille. Un système de canaux (béals) creusés à même la roche et d'écluses y amenait l'eau".
A l'intérieur du bâtiment ruiné, il reste une meule en pierre d'environ 1,60 mètre de diamètre que l'on peut voir sur cette photo.
"Une étable aménagée en logis au deuxième niveau, auquel on accèdait directement par l'est grâce à une déclivité du sol.
Deux étables reliées par un passage couvert à longs pans. Celle du nord était voûtée. Celle du sud était prolongée à l'est par un hangar. Un escalier extérieur situé sous le passage permettait d'accéder au logis du deuxième niveau. Dans les étables, les mangeoires ont été conservées.
Sa production fut florissante durant des années mais son activité prit fin en 1901 suite à une forte crue qui fut dévastatrice".
Nous allons bientôt quitter la cascade pour nous diriger vers le bois de Bouis, dont l'étymologie celtique signifie "une claie", sans doute pour évoquer l'entrelacement de branchages, de roseaux, etc...qui devait occuper le bois.
"Aujourd'hui on y trouve une grande biodiversité de faune et de flore, une forêt de hêtres et de sapins, mais aussi de la gentiane, de la lavande, des framboises, des fraises..."
Encore un coup d'oeil vers le pont que nous venons de traverser
et nous quittons le site
pour nous engager dans le bois.
Pas de doute, les chemins humides annoncés par Thierry sont bien présents,
comme sont également présents les entrelacements de branchages évoqués plus haut. Nous longeons la ripisylve, la végétation de bord de cours d'eau qui marque la limite entre le milieu aquatique et le milieu terrestre :
"La ripisylve est très précieuse ! Elle est constituée d'une grande variété d'espèces végétales : peupliers, frênes, ormes, cornouillers, etc.) Elle borde un petit affluent de l'Aille. Nous entrons dans un paysage classique de la plaine des Maures : des tables et des chaos de grès, des ruisseaux et des mares temporaires, des landes presque dénudées et du maquis dense, des bosquets de pins parasols et de chênes-lièges".
Heureusement nous débouchons bientôt sur un sentier en forêt plus sec et plus dégagé.
L'épisode sera de courte durée. Nous sommes bientôt confrontés au passage d'un premier gué
et à des chemins presque complètement inondés.
De temps à autre la piste s'élargit et s'ouvre sur des clairières
voire sur des plantations de vignes.
Cet étang, dans les eaux duquel les arbres se reflètent, abrite des tortues aquatiques dont nous pourrons apercevoir quelques spécimens.
Nous suivons maintenant une piste large et confortable au milieu du maquis.
Elle nous conduira jusqu'à cette clairière bordée de pins parasols où nous ferons notre pause banane.
Nous profitons encore de ces majestueux pins parasols
avant que la forêt change de nature
et que l'horizon s'ouvre devant nous.
Nouveau gué à franchir, un peu plus compliqué cette fois, ce qui conduira Thierry à se sacrifier pour la communauté en mettant les pieds dans l'eau jusqu'aux genoux afin d'immerger quelques grosses pierres pour faciliter le passage.
Certaines choisiront néanmoins de se déchausser et de traverser pieds nus.
Nous voici au coeur de la première montée, courte mais raide.
Elle se poursuit dans un paysage singulier, marqué par les séquelles des incendies qui affectent régulièrement la plaine des Maures.
La nature reprend progressivement ses droits comme en témoignent ces bruyères en fleurs au pied des arbres calcinés.
C'est dans cet environnement que nous ferons notre pause pique-nique
en profitant de ce beau panorama.
Un chemin pierreux
et passablement raviné, en descente, amorce le retour.
Il nous confrontera à d'autres passages de gués
plus ou moins délicats.
Mais rien n'arrête André que l'on peut voir ici marcher sur l'eau.
Nous n'aurons pas l'opportunité de voir toute la flore que recèle cette partie de la plaine des Maures au printemps mais nous rencontrerons tout de même quelques spécimens de variétés précoces (iris violets et jaunes, anémones un peu plus loin).
Le ciel se couvre progressivement, nous incitant à marquer un arrêt pour faire une photo de groupe pendant que le soleil est encore présent.
Quelques minutes plus tard nous longeons un parcours de golf, manifestement parfaitement protégé et entretenu.
Thierry nous en dira quelques mots ; "Créé dans les années 1990 sur les plans d'un illustre concepteur de parcours, Robert Trent Jones, il est peut être le golf le plus exclusif du monde. Sans existence commerciale il n'est pas ouvert au public.
Un article du Figaro ("Dans le secret du Prince de Provence à Vidauban") du 22 décembre 2023 retrace toute l'histoire de ce projet faramineux amorcé par l'achat à la famille Bouis de plus de mille hectares pour y implanter trois parcours et des hébergements de luxe.
Confronté à une vive opposition locale ce projet ne verra jamais le jour dans son intégralité : "Depuis, nous avons rendu du terrain à l'issue de discussions avec la mairie...".
"C'est en 2010 que le parcours actuel sort de terre, au terme de procès et de multiples recours au tribunal de Draguignan...".
Ultraprivé, le Golf Club de Vidauban est réservé à ses actionnaires, à ses membres et à de très rares invités parmi lesquels les joueurs du circuit professionnel qui en font la demande. Le foncier et les structures appartiennent à dix-huit familles issues de Scandinavie, de Belgique, du Royaume Uni, de Suisse...".
"La situation évolue aujourd'hui...nous allons recruter de nouveaux membres sans toucher au capital...Ils seront environ 25 et paieront un droit d'entrée puis une cotisation annuelle...".
En poursuivant notre chemin nous rencontrerons plusieurs panneaux d'information sur la biodiversité et les conséquences du changement climatique.
Un de ces panneaux est consacré aux actions menées en faveur de la biodiversité par "The Vidauban Golf Club Corporate Foundation For The Environment (The Vidauban Golf Club Foundation For The Environment)
En poursuivant notre chemin nous prendrons le temps de contempler la silhouette imposante de cet arbre couché sur la berge
et les belles couleurs de ce parterre d'anémones
avant de retrouver les ruines de la scierie
et les bords de l'Aille pour une dernière photo de groupe.
Certains auraient préféré que cette photo fût prise devant la cascade ?
Qu' à cela ne tienne, grâce au talent d'André leur souhait sera exaucé !
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C'est sur la grande place de Vidauban que nous nous retrouverons, au soleil, à la terrasse du Café de Paris.
L'occasion de féliciter Thierry pour cette randonnée inédite et assurément exceptionnelle, et de le remercier pour nous avoir offert généreusement ce pot de l'amitié à l'occasion de son anniversaire, que le groupe lui a souhaité en anticipant l'évènement de 24 heures.
Nous aurons finalement accompli 12,5 km pour Dh de 177 m.
Un grand merci également à Gilbert, notre serre-File, et à ses trois adjoints officieux.
La semaine prochaine :
lundi 16 mars :
GL1-224-Belle Barbe-Baladou par Thierry
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GL2-222-2-Pommier Perthus Oriental par Dominique
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jeudi 19 mars :
G2-729-De Grimaud à Cogolin par Joël
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