Castel Diaou - G2 Jeudi 12 octobre 2017
Le pic du Castel Diaou – G2- Jeudi 12 octobre 2017

Nous nous retrouvons aujourd’hui 20 randonneurs sur le parking « Gorges du Blavet – Grotte de Muéron » pour cette rando conduite par Alain. Rando annoncée de 13 kms environ et 360 mètres de dénivelé, moyen **. Nous allons randonner dans le massif du Rouet, partie occidentale de l’Estérel. Le soleil est au rendez-vous mais une douce fraîcheur se fait sentir qui fera rapidement place à la chaleur.
« Nous allons emprunter un petit raidillon avant de traverser la route puis nous continuerons par un sentier rocailleux, escarpé et ombragé, montée raide mais progressive puis plus raide pour atteindre le pic du Castel Diaou, qui culmine à 561m. C’est le deuxième sommet de l’Esterel, après le Mont Vinaigre (614m). Nous ferons la pause banane en cours de montée ,puis je vous propose une petite variante par rapport au tracé traditionnel et nous nous promènerons par un chemin en balcon nous permettant d’observer de beaux panoramas . Arrivés au Grand Pas nous nous arrêterons pour le pique-nique et nous redescendrons par de belles pistes et terminerons, en traversant la route, par le panorama sur les gorges. Au total nous marcherons environ 13 km pour un dénivelé d’environ 370 m. »

Il est 9 heures 20 et nous nous mettons en route. Jacky et Daniel sont nos habituels serre-file. Quelques centaines de mètres et il faut déjà s’arrêter. La montée est raide et un premier effeuillage s’impose. Le chemin est bien caillouteux.

Chacun regarde ses pieds en marchant tantôt à droite, tantôt à gauche ou encore dans la rigole centrale. La falaise de Colle Rousse est face à nous.

Rapidement un 2è arrêt effeuillage s'impose (i semblerait que certains aient mis 3, 4 voire 5 couches ce matin. On est pourtant bien loin du Grand Nord).

Nous sommes en sous-bois et la montée devrait sembler moins difficile mais est-ce certain ?




Pas si dur que cela, Monique lève le nez pour la photo.
A la croix nous faisons la pause banane et profitons du magnifique paysage.

Arrivés au sommet nous suivons le sentier de crête limitant la forêt domaniale (marquage rectangle blanc avec trait vert) jusqu'à l'oppidum du Castel Diaou ou château du diable.



Mais que fait Michel qui cherche à grimper le plus haut? Veut-il noter son nom pour une première. "Non, non,..." criera notre animateur.

Au loin nous pouvons apercevoir Seillans, Bargemon, puis les rochers de la fille d’Isnard.



Alain nous fait un topo sur les oppidum.
« Le terme d'oppidum, a pris un sens de plus en plus précis depuis le début des fouilles archéologiques sur ce type de site, entreprises dès Napoléon III. Toutefois sa définition varie encore selon les chercheurs et les écoles. On en distingue principalement deux, une large et une restreinte.
La définition large considère comme oppidum tout habitat fortifié de l'âge du fer situé en Europe occidentale et centrale, sans critère particulier de superficie. Cette définition se focalise surtout sur les caractéristiques fonctionnelles de l'oppidum, qui sont une position au centre d'un territoire regroupant des activités économiques, politiques et sociales, même si la présence de fortifications reste indispensable.
La définition restreinte limite les oppidums à un cadre précis, établi selon des critères de taille, de date et de localisation qui peuvent parfois sembler artificiels mais qui tendent à s'uniformiser….suite à consulter sur wikipédia »
Nous regagnons alors une large piste, la piste de l'Argile bordée de magnifiques arbousiers dont les fruits font le régal de certains et avec vue sur la plaine du Muy.



« L'arbousier est un arbre de 5 à 15 mètres de haut. L'écorce, gris brunâtre à la base, devient rougeâtre à la partie supérieure. Ses feuilles à bordure dentée d'une dizaine de centimètres de long sont persistantes ovales, alternes, vert foncé luisant au-dessus, vert pâle dessous. Elles sont riches en tanins. Les fleurs blanc-verdâtre, en forme de clochettes blanches pendent en grappes et apparaissent en septembre-octobre, en même temps que les fruits.Le fruit rouge orangé à maturité est une baie charnue, sphérique, à peau rugueuse, couverte de petites pointes coniques. Toutefois, il ne faut pas le confondre avec la fraise chinoise très similaire mais qui possède un noyau. C'est un fruit comestible, sans goût très prononcé, qui est mûr en hiver. Il est riche en vitamine C. La chair est molle, un peu farineuse, acidulée et sucrée, et elle contient de nombreux petits pépins. Les fruits mettent un an pour arriver à maturité. Il n'est pas rare de voir le même rameau porter les fleurs de l'année et les fruits mûrs nés des fleurs de l'année précédente. » Ses vertus sont à consulter sur la suite de l’article de Wikipédia
C’est sur les rochers de rhyolites du Grand Pas que nous nous arrêtons pour la pause pique-nique. Qui au soleil, qui à l’ombre, enfin tous installés confortablement sur des rochers pour partager diverses boissons et victuailles qui alourdissent chaque semaine les sacs des randonneurs du G2.



Pas de belote aujourd’hui. Pas suffisamment de mordus et une pause réduite à 1 heure.
Avant de partir nous faisons la photo de groupe, mais avons-nous l’air de vouloir repartir ?

Il reste 7 bons kilomètres à parcourir sur une large piste avec quelques faux plats.


En cours de chemin nous avons vue sur le rocher de Rochebrune, la Colle du Rouet et son château et pouvons observer de nombreux chênes-liège amputés de leur écorce pour certains.


« Cet arbre, qui peut vivre 150 à 200 ans, voire 800 ans et atteindre 20 à 25 m de haut (le plus grand ayant atteint 43 m), ne dépasse généralement pas 12 à 15 m. Il présente un tempérament strictement calcifuge et requiert des températures moyennes annuelles douces (de 12 à 19 °C). Les feuilles, petites (de 3 à 5 cm), alternes, coriaces, ovales-oblongues, sont bordées de dents épineuses et cotonneuses sur leur face inférieure, et persistent sur l'arbre pendant deux à trois ans.Les fleurs jaunâtres s'épanouissent au printemps courant avril-mai, les fleurs mâles, en chatons, et femelles, minuscules, sont séparées sur le même pied.Les glands oblongs, enveloppés sur la moitié de leur longueur par les cupules, sont réunis par deux sur des pédoncules courts et renflés.L'écorce épaisse, isolante et crevassée peut atteindre 25 cm d'épaisseur.
On l'a traditionnellement cultivé dans le sud de l'Europe où il était réputé apprécier les sols les plus pauvres, comme l'explique le Grand vocabulaire françois en 1768. « Lire la suite sur Wikipédia
Pause goûter à proximité des rochers de l’Enfer.

Quelle est cette nouveauté. Alain penserait-il que le G2 s’arrête et ripaille souvent. Il en profite pour avoir des nouvelles du G1 que nous devons retrouver en fin de rando.

Mais que fait un de nos serre-file? Facile de prendre un raccourci et de rejoindre l'avant du groupe.

Après avoir retrouvé la falaise de Colle Rousse,

nous rejoignons la D47 que nous traversons pour aller jeter un œil au point de vue sur les gorges du Blavet bien cachées par la végétation, puis suivons le GR 51 jusqu’au parking.

C’est au bar de la Bouverie que les randonneurs du G1 nous rejoindront pour partager le verre de l’amitié.


Merci Alain pour cette rando au tracé en partie inédit.
Les photos sont d’Alain, Nadine et Rolande.
Prochaine rando du G2 – jeudi 19 octobre conduite par Joël. « Les Montauts de Rouvède » - Moyen* - 12 kms – Dh : 206 m.
Départ : 8h30 – Coût du trajet : 33 €