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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 16:27

2020-02-13 - 665 - Saint-Jeannet - Les deux Baous - G1

Il fait 4° quand notre groupe de 22 randonneurs dont 7 femmes se retrouve sur le parking René Veyssi à 8h30 prêt à écouter Jean parler du programme qu’il nous a soigneusement concocté.

 

Nous allons gravir les baous, ces rochers impressionnants que nous voyons de l’autoroute sur notre gauche en allant à Nice et qui se distinguent par l’ampleur exceptionnelle de leurs faces calcaires et leurs bories .  Nous traverserons d’abord Saint-Jeannet par les calades (rues en provençal) avant de nous rendre au Baou de la Gaude. Nous en redescendrons, réemprunterons le vallon pour remonter en face sur celui de St-Jeannet. Une longue traversée du plateau nous mènera aux ruines de la bergerie.  

 

 

Baou de St-Jeannet vu du parking

Il est 9h quand nous gravissons les escaliers raides en pierre

 

qui nous mènent au village où ne nous attardons pas car il faut rejoindre le Chemin des Baous.  Un premier effeuillage s’avère vite nécessaire

 

 

et nous continuons de monter.

 

 

 

Vue magnifique sur le village

 

La colonne s’étire. 

Nous sommes sur un superbe plateau

 

 

et bifurquerons bientôt sur le chemin qui nous mènera au Gros Chêne. Cet arbre monumental est âgé d’environ 600 ans. Ces dernières années, plusieurs de ses branches se sont cassées et son état actuel est inquiétant.  Sa circonférence est de 7m et il faudra 7 volontaires pour l’entourer bras écartés. 

 

Tiens, Joël y arrive tout seul!

 

Trêve de plaisanterie! Voici le spécimen en question!

Une bergerie a été construite à l’est de l’arbre qui se trouve au milieu d’un enclos mais il n’en reste que des ruines.

C’est là que nous faisons une pause-banane littéraire car le village de St-Jeannet a très tôt attiré peintres et artistes, des classiques aux contemporains. Depuis le passage quasi mythique de Nicolas Poussin en route vers l’Italie jusqu’à Raoul Dufy, ils ont été fascinés par la magie de cet espace où la nature et l’homme ont œuvré de concert pour créer une scénographie exceptionnelle entre les redoutables murailles des Baous et les collines, plus paisibles. Ce lieu privilégié a également séduit de grands poètes, ce qui donne envie à Jean de nous lire l’Ode aux vignerons de Jacques Prévert

 

 

... mais il faudra se contenter d’eau pour se désaltérer!  

Ayant repris quelques forces, nous nous dirigeons vers le Castellaras, au sommet du Baou,  enceinte fortifiée celto-ligure d'où nous admirons les façades enneigées du Mercantour

 

et à nos pieds, la Vallée du Var avec le fleuve éponyme qui va se jeter dans la Méditerranée.

 

Le ciel nuageux cache toutefois la beauté du panorama qui s'étale sous nos yeux

Nous quittons cet endroit magique pour nous rendre au Baou de St-Jeannet par un sentier sur le plateau.  Le ciel est couvert mais le soleil est au rendez-vous. Nous avançons parmi un mélange de chênes verts et blancs qui eux, perdent leurs feuilles l’hiver.

 

Le second Baou vers lequel nous nous dirigeons

 

Nous montons en silence au soleil et remarquons par-ci par-là de fragiles crocus aux couleurs délicates. 

 

Nous croisons soudain un groupe de joyeux lurons avec qui nous échangeons quelques blagues.  Il est 11h40 quand nous arrivons au sommet du Baou. 

 

Le petit oiseau a faim lui aussi!

 

Nous sommes à 807 m d’altitude et avons revêtu polaires et anoraks avant de déjeuner.

 

 

Nous avons une vue à 360° sur la Côte entre la baie de Nice et l’Estérel ainsi que sur tout l’arrière-pays jusqu’au Mercantour et si la visibilité était meilleure, nous pourrions voir la Corse.

 

Remarquez le banc!

 

 

Le point géodésique à l'endroit du pique-nique

 

Nous faisons brièvement connaissance avec un randonneur fort sympathique qui propose de prendre notre groupe en photo.  

 

 

C’est à regret que nous quittons cet endroit féérique et rebroussons chemin pour nous diriger sur St-Jeannet en continuant d’admirer le paysage.

 

 

Nous arrivons dans le secteur des bories. La première, restaurée en 2009, est entourée de belles restanques.  

 

 

A la seconde, dans un rucher restauré en 2007, Jean nous explique 

 

Tout le monde est attentif!

 

que l’agriculture s’est surtout développée dans les Baous aux XVIIIe et XIXe siècles.  La moindre parcelle de terrain est nettoyée pour permettre la culture de céréales, pois chiches et lentilles. Toutes les pierres sont retirées et posées en limite de propriétés. Elles vont servir à édifier des restanques pour retenir la terre et permettre la construction de quelques cabanes.  Les paysans de St-Jeannet devaient monter souvent du village vers leurs terrains agricoles.  Ainsi, une cabane avait son utilité, pour s’abriter et ranger quelques outils.

 

Rucher

Les ruches étaient posées sur les lauses visibles le long du mur de gauche. L’enclos protégeait le rucher des troupeaux.

 

Nous suivons maintenant le Vallon du Castellet et arriverons - devinez où - eh oui! - au Castellet que nous voyons de haut dans un premier temps.

Cet édifice ne servit que comme ferme et bergerie mais les maquisards s’y réfugièrent pendant la seconde guerre mondiale avant qu’il ne soit bombardé par les allemands. Nous observons les ruines

 

 

et arrivons sur l’aire de battage qui domine la Vallée de la Cagne. De nouveau une vue splendide s'offre à nos yeux.

 

 

Il faut redescendre

 

Une orchidée sauvage bien seule en bordure de chemin

Le sentier en balcon du retour nous fait contourner le socle du Baou et nous amène aux Sources, lieu réputé d’escalade.  

 

 

 

 

 

 

Certains commencent à rêver ...

Le chemin remonte jusqu’à la chapelle Notre-Dame des Champs 

 

 

édifiée à la fin du XVe siècle en remerciement à Notre-Dame après la découverte d'une source à la sortie du village.  Sachez que l'ancien porche, rajouté en 1878, a été comblé sur les côtés pour empêcher les bugadières revenant de laver leur linge à la Cagne, de "cancanner"!   

 

Intérieur de la chapelle

A l'extérieur et à l'intérieur, des plaques commémoratives en l'honneur des CRS qui ont perdu leurs vies lors de missions d'entraînement ou de secourisme en montagne.

 

Le chemin nous conduit au charmant village où il serait agréable de revenir flâner. Il fut fondé au XIIIe siècle et au XVe , Saint-Jeannet qui s’était bien développé, éprouva le besoin de se murer, tant pour se garder des attaques de l’ennemi que pour se protéger de la peste.  A cet effet, quarante portes furent construites.  Seules deux existent toujours. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la prospérité du village fut remarquable, bien qu’il se trouvât tout près du Var, qui marquait alors la frontière entre la France et les Etats du Duc de Savoie ce qui lui valut plusieurs fois d’être mis à sac mais la révolution de 1789 le toucha peu. Durant le XIXe siècle, St-Jeannet connut un fort développement. Mais il allait beaucoup souffrir de l’adaptation au monde moderne. En 1946, il ne comptait plus que 759 âmes. Aujourd’hui toutefois, le village compte dorénavant 3700 habitants et est en pleine croissance.  De plus, étant situé à l’entrée du nouveau parc naturel du Moyen Pays, il est promis à un grand avenir touristique. 

Et pour vous donner envie d'y aller ou d'y retourner, voici quelques photos: 

 

Les ruelles tortueuses font tout le charme du village

 

 

Lavoir édifié à la fin du XIXe siècle, époque où l'eau arrive au village.

 

 

C’est à l’Auberge des Quatre Chemins au croisement de la route Gattières-St-Jeannet que nous sommes accueillis chaleureusement pour le pot de l’amitié. 

 

 

Merci à Jean pour cette magnifique randonnée, à nos chauffeurs, à notre fidèle serre-file Patrick S et aux photographes Brigitte, Gilbert, Jean et Dominique.  Nous avons parcouru 13,7 km pour 650 m de dénivelé.

 

La semaine prochaine :

 

Attention, changement de programme pour les G1

 

G1

Départ : 08h00

Patrick Coligneaux

N° 501,1 - Col du Blavet par le Col du Coucou

Moyen ***

    14 kms

580 m Dh

Parking : Cimetière de Bagnoles en Forêt.

                 GPS : 43.529669N/6.690889E

Itinéraire : Prendre la D4 jusqu’à Bagnoles en Forêt. En arrivant dans Bagnoles prendre à gauche le Chemin des Meules. Se garer devant le cimetière.

27 kms, 45 mns. Coût par voiture : €14

Nous débuterons cette randonnée par une belle montée raide au Col du Coucou. Ensuite nous traverserons une forêt aux pins étranges, découvrirons la Roche de l’Ecureuil puis descendrons vers le Blavet pour nous rendre à la grotte du Muéron. Nous terminerons par une belle piste.

Merci de prévenir l'animateur si vous vous rendez directement au parking.

 

 

2020-02-13 - 665 - Saint-Jeannet - Les deux Baous - G1
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commentaires

B
" Belle randonnée très bien illustrée par Dominique par un très bon blog précis, bien documenté et accompagné de très belles photos.
Nous n'avons qu'une envie :
Refaire au plus vite ce parcours en prenant le temps de s'attarder parmi les calades du vieux village.
Bravo et un grand merci à la blogueuse ainsi qu'aux photographes.
Jean "
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