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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 09:05

CALLIAN - Vallon de la Camiole – 679/G2 - jeudi 30 septembre 2021

Après quelques difficultés à trouver une place pour stationner nous sommes 34 à nous retrouver aujourd’hui à Callian par une magnifique journée ensoleillée pour une randonnée proposée par Jack, randonnée  dont c’est la 5è édition (en 2010 et 2013 par Jean Bo, en 2016 par Joël et déjà par Jack en 2018).

« Le parcours a été un peu modifié par rapport au tracé initial. Nous monterons à proximité des vestiges du Castrum de Velnasque, longerons le lac de Giraud et rejoindrons Caillan en marchant sur l’aqueduc souterrain de la Siagnole. Aujourd’hui nous ne visiterons pas le village »

La randonnée fera en définitive 14.3 kms et 390 m.de dénivelé pour ceux qui sont montés aux ruines, un km en moins pour les autres. Données transmises en fin de balade.

Nous sommes bien nombreux aujourd’hui. Des G1 se sont joints aux G2 ayant eu peur de la longueur du trajet pour se rendre au lieu de départ et des plus de 1000 m annoncés de cette randonnée sportive.

Au vu du nombre de participants Jack propose de diviser le groupe en 2 sous-groupes avec Thierry en tête du 2ème groupe et Jean Ma comme serre file. C’est là que sont comptés les participants 34 ou 35. Désaccord d’où recomptage à chaque arrêt. D’autres se mettent à compter également dont la blogueuse. C’est le gag et cela devient le fil rouge de la journée. 34 sera le dernier mot. Nombre confirmé par les boissons commandées en fin de rando. Les 2 groupes se mélangeront rapidement et le serre file sera accompagné en alternance par Beps, Daniel J., Jean-Claude...

 

Nous cheminons tout d’abord au milieu des ruelles étroites, passons devant  le lavoir Saint Roch avant d’emprunter la descente annoncée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous  continuons  et arrivons à la Camiole. Nous traversons le gué où il y a un petit peu d’eau au grand étonnement tant la sécheresse sévit. Tout le monde pensait le trouver à sec.

Après avoir cheminé entre des oliviers

nous traversons la route départementale prudemment. Jack a revêtu son gilet jaune. Nous commençons alors à grimper. Quelques efforts sont nécessaires.

Un bon raidillon face à nous va nous conduire non loin des vestiges de Velnasque.

Nous débouchons sur une belle piste d'où un groupe d’une vingtaine de randonneurs suivra Jack pour monter aux ruines tandis que le reste du groupe attendra.

Ci-dessous voici les informations données par Jack : copie du blog de 2018 et le lien pour accéder à une vidéo qu’il avait trouvée.

 

 

"La période troublée du haut Moyen-Âge favorisa la multiplication de « castra », villages fortifiés ou places fortes. Les archéologues ont pu répertorier dix sites fortifiés, dont  le premier château de Tourrettes qui fut construit par Bertrand de Villeneuve, seigneur de Tourrettes à partir de 1321. Il n’en reste que la Tour de l’Horloge.  Du castrum de Pibresson et du castelet de  Velnasque il ne reste aujourd’hui que des ruines, le site de Tassy a complètement disparu.

La plus ancienne mention connue du castellum de Valmasca figure dans la liste des localités du diocèse de Fréjus soumises au comte de Provence en 1232-1244. Velnasque était probablement un satellite de Tourrettes. En 1320, la seigneurie appartenait, comme celles de Tourrettes et de Pibresson, à la famille de Villeneuve, qui le conserva jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. L'abandon du castrum remonte probablement à la guerre de l'Union d'Aix, (1382-1388) dans les dernières années du 14e siècle, mais une réoccupation partielle et temporaire au siècle suivant n'est pas exclue. Le toponyme aujourd'hui attaché au site, Saint-Laurent, indique l'existence d'une église, sans doute celle du castrum, dont l'emplacement n'est pas connu. Les ruines ont été partiellement fouillées en 1978 par Guy Désirat, qui a dressé un plan des vestiges. »

https://www.youtube.com/watch?v=BvJbMOk06Eo

Après la pause banane nous avançons dans la forêt.

A découvert nous devinons au loin Escragnoles départ de la randonnée de la semaine prochaine et l'Audibergue.

Nous passons à côté du lac de Giraud, terrain recouvert d’herbe avec une petite flaque d’eau quasi invisible.

En cours de chemin nous pouvons observer des fleurs de salsepareille, beaucoup d’iberis et des daphnés utilisés dans le temps comme aiguilles à tricoter.

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant à Marc il photographiera une belle mante religieuse.

C'est un peu plus loin après une dernière petite montée

que nous nous installons dans un coin agréable ombragé, à terre, sur un tronc ou contre les arbres pour le pique-nique avec punch et stanislas en apéritif et genépi pour certains après le café.

Petite sieste pour certains.

Soudain Jean Ma dit : "départ dans 2 minutes". Nous voilà tous prêts.

Nouveau comptage au départ. 34 semble être le nombre définitif. Nous pensions en avoir fini de monter mais non. C’est à la sortie de la forêt de Tourrettes que nous faisons la photo de groupe.

Nous voilà maintenant sur un bon chemin. Nous sommes sur la partie enterrée de l'aqueduc romain de la Siagnole et sur lequel nous allons marcher durant un km.

"L'aqueduc de Mons à Fréjus est un aqueduc romain qui alimentait Fréjus depuis Mons et Montauroux. L'aqueduc est classé Monument historique depuis 1886. À sa mise en service, la longueur totale de l'aqueduc est de 26 km.

Au début de son utilisation, l'aqueduc est alimenté par la Foux de Montauroux. Environ 20 ans plus tard, une seconde source, la Siagnole, ou Neissoun vient compléter l'alimentation de l'aqueduc. L'aqueduc, alimenté par deux sources différentes est alors qualifié de « bicéphale ». Au départ de l'aqueduc, l'altitude est de 516 m et la température moyenne de l'eau est de 10,5 °C. L'aqueduc suit son cours pour atteindre Fréjus, situé à une altitude de 34 m en suivant une pente moyenne de 1,1 %. L'eau met environ 17 heures à parcourir la totalité de l'aqueduc, à la vitesse moyenne de 2,4 km/h. Le débit moyen est estimé à 34 litres par seconde, soit un débit journalier d'environ 26 000 mètres cubes. Les dimensions internes de l'aqueduc sont d'1,6 mètres de haut pour 70 centimètres de large.

L'aqueduc franchit un grand nombre de vallons où il se trouve assailli par le résultat des précipitations méditerranéennes et réchauffé par le soleil, ce qui accentue les dépôts carbonatés. Le trajet est en majeure partie souterrain, sauf à l'approche de Fréjus. L 5 à 7 premiers kilomètres sont encore utilisés de nos jours." (wikipédia)                                                                                                                                                        

Nous poursuivons notre chemin avant de passer devant  l'entrée donnant accès au domaine de Font Bouillen, propriété bien protégée que lors des premières éditions les randonneurs pouvaient traverser, puis nous retrouvons le chemin bitumé.

 

 

 

 

 

Nous passons devant de belles propriétés d’où nous avons de magnifiques vues, rocher de Roquebrune et Estérel d’un côté et Audibergue et Lachens entre autres de l’autre côté.

Le retour à Callian se fait par une forte descente. A un virage nous avons une magnifique vue sur le Château.

" Le château s'inscrit dans une histoire séculaire, jalonnée d'une multitude de seigneurs. Une histoire qui débute avec un certain Ugo, prince de Callian, seigneur de la région vers 1038. En 1249, Callian figure comme castrum, siège d'une importante seigneurie. Les tours nord-est et sud-est sont datées des XIIe & XIIIe siècles.
En 1391, Callian est incendié par Raymond de Turenne au cours de la guerre de succession entre les Duras et la Maison d'Anjou. La famille de Grasse, présente sur ces terres de 1374 jusqu'à 1645, donnera au château sa physionomie actuelle. En 1510, Louis Antoine de Grasse construit sa façade sud-est dans un style Renaissance provençale.
En 1585 Joseph de Rafélis acquiert également une partie des terres de Callian. Puis en 1679 le château passe partiellement aux mains  de la famille de Lyle Taulane, Gabrielle de Rafélis  épousant Antoine de Lyle. L'autre moitié  reste au frère de Gabrielle, Jean de Rafélis de Broves. En 1751, Marie Gabrielle, fille de Jean de Rafélis de Broves, vend la partie nord-est  du château à la ville de Callian, la communauté villageoise  y construira une mairie.
Fin 1792, Joseph-Ignace de Lyle Tazulane doit quitter le château de Callian, qui est pillé peu après, et incendié.
En 1873, les ruines abandonnées de la partie Lyle Taulane passent par mariage à la famille de Jerphanion. Les lieux ne sont toutefois plus habités et annoncent la transformation future de ces ruines en carrière de pierres et en terrain de jeux pour les enfants.
Au début du XXe siècle, tous les murs du château  tiennent encore debout. Mais après le 1ère guerre mondiale, une partie du mur ouest s'effondrera. Henry Brifaut né à Bruxelles, découvre en 1958 les ruines du château, abandonnées depuis près de 170 ans. En 1966, il achète le château de Callian & à l'age de 61 ans, il relève le pari de reconstruire la demeure. Après une dizaine d'années de travail, l'édifice retrouvera son allure d'antan... Château de Callian 83440 Callian, propriété privée, ne se visite pas, visible de l'extérieur uniquement." (office de tourisme)

Arrivés en bas nous passons devant un 2è lavoir

et nous nous rendons sur la place Bourguigon pour partager le verre de l'amitié.

Sur la place se trouve une belle cascade qui coule fort peu,

une plaque commémorative au nom d’Honoré Bourguignon, instituteur de Callian mort à Dachau en 1944 et l'église Notre Dame de l'Assomption.

 

 

 

 

"L'Église inaugurée en 1685 remarquable par son clocher quadrangulaire en tuiles vernissées de style bourguignon, exécuté en 1703 par les compagnons du devoir. L’église contient des retables sur les bas-côtés et les reliques de la patronne du village de Sainte-Maxime. Son abside est ornée d’un maitre autel monumental éclairé par des vitraux anciens, fidèlement restaurés." (office de tourisme)

 

 

 

 

 

C’est par un passage derrière l’église que nous regagnons le parking de départ.

 

 

Merci Jack pour cette agréable randonnée.

Les photos sont de Dominique, Nelly, Jean Bo, Jean-Marie Marc et Rolande

 

La semaine prochaine pour les G2 : Escragnolles - la cascade de Clars

 

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commentaires

D
Quel plaisir de revivre cette superbe journée au travers de ce blog fort bien documenté. Une seconde lecture s'impose pour bien tout assimiler.
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