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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 16:29

2022-03-03 - 726-2 - De Gigaro au Cap Lardier - G2

 

Pour cette première randonnée G2 du mois de mars, Patrick nous propose de découvrir cette partie du sentier du littoral en sens inverse de ce qui a déjà été fait dans le passé.

 

 

 

 

Il est 9h30', quand les 20 randonneurs et randonneuses présents, s'élancent sur la plage de Gigaro pour un périple de 13,3 km et un dénivelé de 295 m.

 

 

 

Aujourd'hui, la météo n'est pas terrible, heureusement les paysages sont magnifiques.

 

Lentement mais sûrement nous prenons de l'altitude.

 

Au loin : les iles du Levant et de Port Cros.

 

Première pause de la matinée.

 

Ci-dessous, le menu de la matinée proposé par Patrick. Rien à voir avec le menu du Mas Saint Donat de la semaine dernière.

 

Durant ces premières heures de marche, nous rencontrons une succession de montées et descentes.

 

 

 

A l'arrière Michel, notre serre file du jour, accompagné d'André, clôture la marche.

 

Une deuxième pause est faite sur la plage des Brouis avant d'attaquer la principale difficulté de cette randonnée.

 

Effectivement cette belle grimpette faite d'escaliers de bois, en aura fait transpirer plus d'un. Nous venons de passer quasiment du niveau de la mer à une altitude de 100 m environ sur une distance très courte.

 

Cet effort est compensé par de belles vues sur le bord de mer.

 

 

 

Un peu plus loin, la pause "banane" arrive pour le plaisir de tous.

 

 

 

Dans le même temps, nous découvrons ces paysages victimes d'un incendie récent.

 

 

 

500 ha de joyaux naturels varois partis en fumée...

Parmi les incendies qui se sont déclarés dans le sud de la France et en Corse, dans la soirée du lundi 24 juillet 2017, le Cap Taillat et le Cap Lardier, propriétés du Conservatoire du littoral situées à Ramatuelle et à La Croix Valmer dans le Var, ont été durement touchés. Ce sont au total plus de 500 ha qui ont brûlé de Gigaro jusqu’à l’Escalet, en passant par le Cap Taillat qui a été réduit en cendres dans sa totalité.

Fort heureusement, aucune perte humaine n’est à déplorer. Néanmoins, 8 pompiers ont été blessés ou intoxiqués et plusieurs maisons, bâtiments agricoles et locaux techniques lourdement endommagés, à la Croix Valmer et à Ramatuelle. Le feu semble maîtrisé, même si quelques foyers restent sous surveillance. Le CEN PACA et le Parc national de Port-Cros, qui assurent la gestion de ces sites, en concertation avec le Conservatoire du littoral, propriétaire des sites, et en collaboration avec les communes de Ramatuelle et de La Croix Valmer, déplorent le désastre paysager et son impact écologique.

 

En route vers le Cap Lardier.

 

 

Vue sur le Cap Lardier, non accessible aux randonneurs pour la partie la plus avancée dans la mer.

Le cap Lardier est le premier des trois caps de la presqu’île de Saint-Tropez visible depuis la baie de Cavalaire, et le plus boisé.

Situé sur la commune de La Croix Valmer, dans le Var, c’est l’un des derniers poumons verts encore non urbanisés compris entre les villes balnéaires très touristiques de Cavalaire et de Saint-Tropez.

Classé au titre de la Loi 1930, comme les deux autres caps, c’est celui qui possède la frange littorale protégée la plus longue (6 km de linéaire côtier soustrait de la pression immobilière contre 2,5 km au cap Taillat et 1,3 km au cap Camarat).

 

En direction du Cap Taillat, nous croisons ces magnifiques Euphorbe et barbe de Jupiter.

 

L’euphorbe (euphorbia) est une jolie vivace, complexe et originale. Elle compte un grand nombre d’espèces, on en dénombre plus de 2300. Le seul point commun à toutes les euphorbes est la production de latex, à la fois irritant et toxique.

 

 

L’anthyllide de Jupiter, Anthyllis barba-jovis est un arbrisseau originaire du pourtour méditerranéen. Appartenant à la famille des Fabacées, cet arbuste est rare en milieu naturel, donc protégée de la cueillette. Il pousse jusqu’à faible altitude sur les rochers littoraux méditerranéens.

L’anthyllide barbe de Jupiter est parfaitement résistant aux embruns. Il est utilisé comme plante ornementale, sa floraison est durable et délicate, et il montre une forte résistance à la sécheresse.

 

 

Nous tournons le dos au Cap Lardier sous un ciel de plus en plus menaçant.

 

Le groupe est dispersé. Courage, la pause pique-nique approche.

 

Les premiers randonneurs débarquent sur la plage de la baie de Briande...

 

... bientôt suivis par l'arrière garde.

 

Ci-dessous, le Cap Taillat, comme posé sur l'eau.

 

 

Véritable poumon vert, il offre aux visiteurs plus de 2,5 km de sentier littoral aménagé et bordé d’une magnifique et luxuriante végétation. Des sentiers permettent aussi de visiter l’intérieur du massif où l’on y découvre notamment vignoble privé et sépulture mégalithique (Dolmen de Briande). Sur le littoral, la Maison des Douanes dévoile ses 8 cellules entièrement restaurées en 2011 grâce, notamment, au soutien de la Région PACA et de la Fondation Banque Populaire. Centre d’information pour le public, elle accueille aussi des expositions temporaires.

 

Bien abrités au creux de ces rochers côtiers, nous pouvons enfin casser la croute.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Branle-bas de combat: les premières gouttes de pluie font leur apparition. Le camp est levé rapidement après avoir sorti du sac: k-way, imper ou cape.

 

Ci-dessous, la caserne des douanes.

 

 

Situé sur les terrains du Conservatoire du littoral, ce bâtiment datant du XIXème siècle a été partiellement restauré.
Témoin de la vie d’autrefois sur cette frontière maritime, il fait partie du patrimoine historique et culturel de la commune.La maison a été rénovée par le Conservatoire du Littoral. Elle sert d'entrepôt de matériel pour la construction de chemins.

 

19 présents sur la photo de groupe + le photographe: le compte est bon.

 

Peu après la caserne des douanes, apparait ce dolmen, dit dolmen de la baie de Briande.

 

Le dolmen a été édifié à flanc de coteau, à 300 m de la mer, c'est d'ailleurs le dolmen le plus méridional de tout le département. Bien que très endommagée, l'architecture générale de l'édifice est reconnaissable. La chambre sépulcrale est de forme rectangulaire. Elle est délimitée par une dalle de chevet et un orthostate côté est, tous deux en granite d'origine locale. Les autres dalles sont en gneiss, dressées sur chant et jointes par des murettes en pierres sèches. Le sol était dallé de petits galets d'origine marine. Aucun couloir ou porte séparant la chambre d'un couloir éventuel ne sont visibles mais ils peuvent avoir été détruit.

 

 

 

Nous nous éloignons du bord de mer. Nouveaux paysages, faits de vignes et pins parasols.

 

Rapidement la pluie s'intensifie. Les randonneurs non équipés trouveront des âmes charitables qui leur prêteront de quoi se protéger.

 

 

 

Ici aussi, ces beaux chênes lièges ont souffert de l'incendie.

 

Sous un ciel qui se fait de plus en plus sombre, nous retrouvons notre point de départ de Gigaro.

 

Et comme à l'accoutumée, nous terminons notre sortie dans cette brasserie proche de Port-Grimaud.

 

 

 

Remercions Patrick pour cette belle randonnée, en espérant une météo plus clémente la prochaine fois.

Les photos sont de Véronique et Gilbert.

 

Pour la semaine prochaine :

 

 

 

 

 

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