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2023-03-30-910-Courmes-Le-Champ des Idoles-G2

2 Avril 2023 , Rédigé par Claudette et Jacques

2023-03-30-910-Courmes-Le Champ des Idoles-G2

 

 

Nous sommes 17 marcheurs présents sur le parking du village de Courmes, dont 10 randonneuses, dans un environnement magnifique.

Thierry nous présente les caractéristiques principales de cette randonnée : "Une montée avec quelques marches, un peu de pente sur 3 km, un plateau sur de bonnes pistes, une descente sur des beaux sentiers, quelques passages sur des pierres, une belle randonnée qui laissera une grande part à votre imagination dans un site classé exceptionnel".

 

Un parcours de 11,3 km pour un dénivelé ramené à 410 m, classé moyen xx.

 

 

Il est un peu plus de 10 heures quand nous quittons le parking pour traverser le village. Il fait doux, le ciel est légèrement voilé. Jean-Bo sera notre serre-file.

 

 

Thierry nous donne des précisions sur l'origine du nom du village :

"le 29 septembre 1176 un personnage, P. de Corma, signe comme témoin une charte (acte de donation). C'est le premier document écrit mentionnant ce nom. Des linguistes comme Ernest Nègre et Albert Dauzat indiquent que Courmes vient de l'ancien provençal "Corma" qui désigne la "cornouille", fruit du cornouiller. 

Frédéric Mistral écrira que "Courmo, Courmes" est un nom de lieu dans les Alpes-Maritimes et que Courmes, Decormis, sont des noms de familles provençales".

Selon le site du département des  Alpes Maritimes : "le premier village de Courmes était situé à l'extrémité sud-est de la Serre de la Madeleine, à 1,6 km au nord de l'agglomération actuelle. Il a été abandonné à la fin du Moyen Age, sans que le territoire soit pour autant déserté. Au XVIII ème siècle, un hameau s'est reconstitué loin de l'ancien habitat, sur le site du village actuel.

 

 

Il dépend alors de la paroisse de Coursegoules, mais il renferme une chapelle qui joue déjà le rôle d'église paroissiale lorsqu'elle est agrandie pour devenir une église, en 1781 ; elle est également dédiée à Sainte-Marie-Madeleine."

Thierry ajoute "qu'en 1670, l'évêque de Vence, Monseigneur Antoine Godeau, rendit visite à Courmes qui jusque là avait été jugée inaccessible par ses prédécesseurs. Il fit cette visite en décembre et alla dire la messe dans la Chapelle...après qu'il fut tombé dans la nuit deux mètres de neige...!".

Nous prendrons quelques minutes pour visiter l'intérieur de l'église    

 

 

avant de nous engager sur un sentier en montée à la sortie du village.

 

 

Cette montée, comportant des passages de marches en son début, et dont la pente s'accentuera progressivement, sera continue pendant près de 3 km pour un dénivelé de l'ordre de 320 m. 

 

 

Autant dire que nous aurons rapidement chaud et que quelques arrêts de temps à autre seront les bienvenus.

 

 

Nouveau sentier, toujours en montée à travers la forêt, 

 

 

avant une nouvelle pause pour faciliter le regroupement et nous permettre d'admirer le paysage que nous commençons à dominer.

Thierry mettra à profit ces arrêts pour compléter l'information sur le village de Courmes : "le village fut construit au IIème siècle avant J.C. sur un éperon de la Serre de la Madeleine, fortifié et occupé par les celto-ligures, puis par les romains qui le consolidèrent. Il fut une première fois abandonné au IIème siècle après J.C.".

Comme indiqué précédemment "Corma" est mentionné en 1176 : "Le village et son château (qui devait se situer au point le plus haut) se trouvaient alors à la Serre de la Madeleine.. Les épidémies de peste vont entraîner une dépopulation du castrum au XV ème siècle. Le village sera une nouvelle fois abandonné, puis reconstruit ultérieurement plus bas, sur son site actuel. Courmes a été un hameau dépendant de Coursegoules jusqu'à la révolution.

Le village aura connu au fil du temps des variations importantes de sa population : en 1793 : 180 habitants, en 1851 : 1890 habitants (le maximum), en 1968 : 26 habitants (le minimum), en 2018 : 124, et en 2020 : 108".

 

 

 

Au fur et à mesure que nous nous élevons le panorama s'élargit.

 

 

Nous dominons le village de Courmes et le parking où nous avons laissé nos véhicules, ce qui nous permet de mesurer l'importance de l'effort déjà accompli, et au-delà les gorges du Loup surplombées par le village de Gourdon.

 

 

Et en regardant sur notre droite, nous pouvons admirer la vallée du Loup et une vaste étendue du Parc Naturel Régional des Préalpes d'Azur jusqu'à la Montagne du Cheiron.

 

 

Nous n'en n'avons pas pour autant terminé avec la montée.

 

 

Mais nous atteignons bientôt le point culminant de cette première montée qui se situe à 948 m d'altitude. Nous pouvons apercevoir les villages de Cipières et de Gréolières que nous aurons le loisir de retrouver le 27 avril à l'occasion de la prochaine Rando-resto si le coeur nous en dit.

 

 

Nous prenons le temps d'apprécier la beauté de ces paysages et de savourer notre chance : contrairement à nos prédécesseurs du 2 mai 2019 qui avaient fait ce même parcours guidés par Alain, nous bénéficions aujourd'hui d'une belle météo qui donne encore plus de charme à cette randonnée.

 

 

A partir de maintenant nous quittons le GR 51 pour partir en "hors piste", selon l'expression de Thierry et parcourir un plateau karstique, un paysage résultant des écoulements souterrains qui se mettent en place dans les roches calcaires.

 

 

De temps à autre des vestiges de bories ou d'habitation,

 

 

très peu d'arbres,

 

 

essentiellement des buissons et des amas de pierres, le tout donnant à ce paysage sauvage une beauté particulière. Nous le parcourons 

 

 

jusqu'aux abords immédiats d'un des objectifs principaux de la journée, "le Champs des Idoles" : avant de le visiter nous nous installons confortablement pour la pause banane.

Thierry nous prépare à la découverte de ce site dont le nom officiel est "Le Village Nègre" : "C'est un ensemble de rochers calcaires stratifiés, étonnamment sculptés. Ils sont le résultat de l'érosion naturelle et du ruissellement des eaux de pluie. Leurs formes sont extravagantes et évocatrices... A part le plateau karstique de Caussols et celui de Saint Barnabé dans l'arrière pays grassois, ce phénomène n'existerait que dans les Andes colombiennes du parc de la Sierra Nevada Del Cocuy près d'Aureca et aussi au parc national de Tsingy de Bemaraha à Madagascar".

 

 

Nous entamons la découverte du site avec curiosité : "le "village", composé de rues et de cases, ressemble à un village de la brousse africaine".

 

 

"Sa grande étendue permet de déambuler et de laisser l'imagination faire le reste...".

 

 

 

Le charme est tel qu'on ne se lasse pas de photographier : les blogueurs ont fait le choix de se limiter pour laisser de la place aux photos des beaux panoramas que nous avons rencontrés au fil de cette randonnée, mis en valeur par une météo favorable.

La précédente randonnée menée par Alain n'avait pas eu cette chance avec le temps et avait favorisé les photos de ce site. Son blog, réalisé par Jean-Marie, comporte de nombreuses et très belles photos du "Village Nègre" ("Courmes-le champ des Idoles-910-02-05-2019) : on pourra s'y reporter.

 

 

Nous reprenons la route en direction du village de Saint-Barnabé, qui est un hameau du village de Coursegoules :

"Voies romaines, militaires et vicinales s'y croisent, nous rappelant que Saint Barnabé fut un lieu de transit important pour les civilisations passées".

"Au printemps, une flore calcicole comprenant de nombreuses orchidées et une espèce rare de pivoine égaie les paysages rendus austères par les rigueurs de l'hiver. L'absence d'eau courante et de source en fait un territoire à l'habitat très dispersé où les rares maisons étaient encore récemment alimentées à l'aide de puits et de citernes".

En 1944 un maquis a occupé le plateau de Saint Barnabé qui a été le lieu de parachutages d'armes.

C'est à peu près à ce niveau que Nelly, qui assurait, en alternance avec Bernard, la relève intermittente de notre fougueux serre-file, a cru apercevoir la silhouette d'un cerf entre les arbres.

 

 

En s'approchant, l'impression s'est confirmée mais l'immobilité du cervidé a fini par l'intriguer, jusqu'à ce que l'évidence s'impose : l'animal était en fait une sculpture métallique. Quelle déception!

 

 

Nous nous arrêtons un moment devant La Chapelle, construite au XVII ème siècle, agrandie après 1841, aujourd'hui restaurée et propriété privée. 

 

 

Peu après avoir quitté le village de Saint Barnabé nous ferons notre pause pique nique devant cette bergerie, avec toute la convivialité qui caractérise le G2,

 

 

avant de traverser à nouveau le plateau.

Nous croiserons deux oratoires, dont celui-ci dédié à Saint-Joseph,

 

 

nous longerons quelques dolines, ces petites dépressions dûes à des mini-effondrements : l'eau s'y accumule ainsi que les débris végétaux, favorisant la pousse de l'herbe.

 

 

Nous profiterons de ce paysage inhabituel pour faire nos photos de groupe,

 

 

 

avant d'amorcer une longue descente,

 

 

presque ininterrompue. D'abord en pente douce,

 

 

 

avec à nouveau de beaux panoramas sur les montagnes,

 

 

puis par des sentiers plus pendus et pierreux, exigeants pour les genoux.

 

 

Un peu de répit à l'approche du lieu où Thierry pense retrouver des ruines de l'ancien village.

 

 

Quelques vestiges subsistent en effet.

 

 

 

Mais l'essentiel du village était probablement plus haut sur l'oppidum qui se trouve sur notre droite, comme semblent en témoigner les traces des restanques que nous longeons,

 

 

et le vieux puits, dont l'entrée a été sommairement protégée par les racines d'un arbre.

 

 

La longue descente se poursuit jusqu'au village.

 

 

Nous sommes tous heureux de nous retrouver autour du pot de l'amitié à l'auberge de Courmes, où nous avons été reçus très chaleureusement, le brownie de la patronne ayant été spécialement apprécié.

 

 

Nous reprenons les voitures et décidons de faire un arrêt à la cascade du Saut du Loup avant de nous quitter. Peu de photos car, pour raison de sécheresse, et même si le lieu conserve du charme, le niveau de l'eau et le débit des cascades rendent l'ensemble moins spectaculaire qu'à l'accoutumé.

 

 

Un grand merci à Thierry pour celle belle randonnée spectaculaire, présentant une grande variété de paysages, et offrant à découvrir un site exceptionnel.

Merci également à Jean-Bo, notre expérimenté serre-file.

(les photos sont de Jean-Bo, Nelly pour le magnifique cerf, Claudette et Jacques) 

 

La semaine prochaine :

Lundi 03 avril :

-GL1-166-Les Crêtes de Castel Diaou par Denis

 

GL2-200-Le Cairn de Bruno par Thierry

 

 

Jeudi 06 avril :

G1-572-St Tropez sentier du littoral-1 par Denis

 

G2-586-2-Les Mayons-Vautaillede par Jean Ma

 

 

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