20-04-2023 : 914 - Le Pradet - Colle Noire - G1
20-04-2023 : 914 - Le Pradet - Colle Noire - G1
Après le désistement de dernière minute d’un couple, ce sont 10 randonneuses et randonneurs qui se regroupent à 5 par voiture pour se rendre au Pradet sur le parking de départ de la randonnée.
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Joël l’animateur du jour présente cette randonnée inédite qu’il a créée en 2018, sans n’avoir jamais pu la faire, car elle dut être annulée une fois pour cause de Covid et une autre fois pour cause d’intempéries.
Cette randonnée nous emmènera du parking de la Garonne (étymotoliquement nom donné autrefois à "une rivière caillouteuse") au travers du Massif de la Colle Noire à la découverte de 3 forts et du Musée de la Mine.
La petite troupe s’élance d’un bon pas par une température idéale et une visibilité parfaite vers le dit massif.
La première montée plutôt raide, d’environ 5 kilomètres permet de découvrir une vue magnifique sur les sommets du Coudon et du Mont Faron d’un coté et vers le sud ouest sur la magnifique baie de Toulon avec La Seyne sur Mer, la presqu’ile de Saint Mandrier et le Cap Sicié.
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Après une bonne marche et la nécessité de la pause banane se faisant sentir (après un lever matinal) l’animateur décide de pousser jusqu’au premier fort "le Fort de la Gavaresse" pour cette première halte.
Implanté à 223 m d’altitude sur le Massif de la colle Noire, le Fort de la Gavaresse érigé en 1889 est l’ouvrage le plus oriental de la défense de la rade de Toulon.
Du sommet de ce fortin on domine tout le littoral d’est en ouest soit de Brégançon à saint Mandrier. Le plan s’inspire des techniques mises au point par Vauban.
Son nom vient d’Anne de la Gavaresse, une noble qui échappa à la révolution pour finalement épouser à Canebas (le Carqueiranne de l’époque) un républicain nommé Baratel. C’est son arrière petit-fils qui vendit le terrain de son aïeule à l’armée pour construire un fort, en exigeant que ce dernier porte son nom.
Cette caserne, dont l’accès est interdit au public, contenait à l’époque une centaine d’hommes. Il reste aujourd’hui un très agréable lieu pour une petite pause.
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Nous repartons dans une végétation printanière parsemée de cistes ondulés, de lilas d’Espagne, de lavande papillon… pour arriver au deuxième fort "le Fort de la Colle Noire".
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Construit en 1878-1880 ce fort culmine à 295 m d’altitude. Il complétait la protection de l’est de la place de Toulon. Il est cerné d’un impressionnant fossé défendu par 3 caponnières.
Il connut de tragiques évènements puisqu’en août 1946 le dépôt de munitions explosa une première fois, suivi du même désastre en août 1949, mais apparemment sans victimes. Ces deux explosions successives détruisirent une bonne partie de l’édifice.
Le tour extérieur de tout l’édifice nous permet d’imaginer l’importance de l’ouvrage au vu de la taille des murs de pierre et des fossés.
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Joël nous prévient alors que la première descente "courte et raide" annoncée commence.
Elle mérite effectivement ces 2 qualificatifs, mais se déroulera sans encombre du fait de la prudence de chacun et de la solidarité commune.
Et nous parvenons finalement à notre troisième fort du matin "le Fort de la Bayarde" où nous pourrons pique-niquer à l’ombre mais face à la mer, en admirant la presqu’ile de Giens, la baie de l’Almanarre et les Iles d’Hyères.
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Le Fort de la Bayarde date de 1890, trois batteries étaient pointées vers la mer, armées chacune d’un mortier de 270, avec pour mission d’interdire à l’ennemi toute zone de mouillage d’où il aurait pu bombarder le port ou la ville de Toulon.
Contrairement aux autres, ce fort est ouvert au public et accueille en été "le Festival de Théâtre In Situ".
Chacun apprécie ce moment de détente et les différentes petites douceurs qui circulent en fin de repas.
Et c’est le ventre plein que nous repartons pour la deuxième montée de la journée. Celle-ci se déroule souvent à l’ombre mais sans nous cacher la beauté du paysage.
Après une nouvelle descente sans grosse difficulté nous parvenons au Musée de la Mine de Cap Garonne
Ce musée retrace de manière poignante et réaliste ce que fut l’exploitation de cette mine durant les 60 ans de 1857 à 1917 où furent extraites 25 000 tonnes de minerai de cuivre.
Lorsqu’on sait aujourd’hui que l’une des plus grandes mines de cuivre du monde au Chili produit 11 000 tonnes par jour, on comprend mieux la très faible rentabilité de celle-ci et la brièveté de son exploitation.
Ce musée permet de voir les conditions de travail des mineurs qui extrayaient à la main durant 14h/jour le minerai, qui était ensuite trié en surface par des ouvrières, alors que des enfants (dès l’âge de 6 ans) étaient chargés de faire la liaison entre la surface et la mine pour procéder auprès des mineurs au remplacement des outils usés.
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A noter que ce musée contient aussi une magnifique collection de plus de 600 minéraux, dont certains exceptionnels sont mondialement connus des spécialistes.
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Après cette visite d’une bonne heure, nous retrouvons la chaleur de l’air libre et entamons la fin de notre descente un peu piégeuse pour retourner aux voitures via un sentier des douaniers bien agréable.
Nous aurons finalement fait 14,8 km pour 489 m de dénivelée.
Et le pot pris à coté du parking est grandement apprécié.
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Tous ont remercié vivement Joël pour cette randonnée aussi belle que passionnante.
Le texte est de Joël, les photos de Denis, Claude, Joël, Marc, Marie-Jeanne et Thierry.