2026.04.02 - 831 Bar-Plateau de Cavillore - G1
2026.04.02 - 831-Bar-Plateau de Cavillore - G1
Le ciel est d’un bleu limpide, la température douce au soleil, plus fraîche à l’ombre.
Quinze randonneurs, dont six randonneuses (Mesdames, encore un petit effort pour atteindre la parité !) se retrouvent sur le parking du cimetière de Bar sur Loup.
Thierry, l’animateur du jour, leur présente le parcours qui doit les mener au plateau de Cavillore en passant par le village perché de Gourdon. Il annonce 14,14 km pour 12,8 indiqués au programme……mais seulement 780m de dénivelé pour 815 annoncés.
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Rapidement, le groupe quitte Bar sur Loup pour une première montée courte mais raide à Saint-Claude afin de rejoindre le GR51, appelé Balcon de la Méditerranée : de Menton (Alpes-Maritimes) à La Madrague (Bouches-du-Rhône), il est conçu pour relier le parc national des Calanques, le massif de l’Esterel, et les charmants villages perchés de la Côte d’Azur.
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Le cheminement se fait sur une belle piste ombragée à flanc de montagne. Rapidement le premier objectif est en vue. Gourdon n’est pas loin mais très haut.
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La passerelle du Riou de Gordon va être l’occasion d’une pause boisson, d’un effeuillage
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ainsi que la prise d’une première photo de groupe avant d’attaquer la partie la plus raide de la première montée par le chemin du Paradis.
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La vue sur Courmes, les gorges du Loup et le pic des Courmettes est magnifique.
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L’arrivée à l’Aqueduc du Foulon est l’occasion d’une nouvelle pause boisson, car contrairement aux prévisions météo, il fait chaud et nous sommes sur un adret.
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Il y en a même qui trouveront une chaise longue...
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Thierry en profite pour dire deux mots au sujet du canal Foulon :
"Avant 1885, la Ville de Grasse était alimentée par la Source de la Foux. Mais, avec l’implantation des usines et des parfumeries, son débit fut vite insuffisant. En 1874, la municipalité de Grasse devient propriétaire de la Source Foulon. Les plans sont approuvés en 1878 et le canal fut inauguré le 21 juillet 1889. Il comporte de nombreux ouvrages d’art au-dessus du vide et 22 tunnels d’une longueur totale de 2600 m. L’ouvrage classique, de style aqueduc, sera remplacé dans les années 50 par le gros tuyau (60cm de diamètre) actuellement en place".
Et la montée reprend.
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Arrivés à l’entrée du village, c’est le moment de la pause-banane.
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En face, le plateau de Cavillore où les voies de montée et de descente sont bien visibles.
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Les belles maisons du Colombier sont rapidement passées et la progression se fait sur un agréable chemin herbeux. Ce confort ne durera pas longtemps malheureusement.
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C’est sur un étroit chemin caillouteux et en plein soleil que le groupe se lance à l’ascension des barres de Cavillore. D’ailleurs, à partir de ce point, et cela jusqu’au sommet, les photographes deviennent beaucoup moins actifs. Ils se rattraperont dans la descente.
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Le col est enfin atteint à l’altitude de 1029m. C’est là que se trouve aussi l’Aven du Col de Cavillore, un des plus fréquentés de la région par les spéléologues amateurs et qui offre un dénivelé de 204 m pour une longueur développée de 355 m.
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Il est l’heure de déjeuner. L’animateur cherche l’endroit idéal qui soit ensoleillé mais offre aussi de l’ombre et soit abrité du vent. Ce sera une doline au milieu du plateau.
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Nous ne sommes pas en G2 mais les chocolats de Pâques circulent et certains sont prêts pour la sieste...
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Quelques randonneurs se rappellent être déjà venus sur ce plateau mais avec du vent, du brouillard, de la neige etc… C’est la première fois qu’ils voient l’endroit par beau temps et ne sont pas déçus.
L’animateur en profite pour proposer un petit changement de parcours et marcher en bordure de crête pour profiter de la vue sur toute la côte, du cap d’Antibes aux Suvières.
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C’est à ce moment qu’apparaît un troupeau de moutons. Il faudra attendre qu’il passe, et surtout les patous, pour pouvoir rejoindre la crête sans risques. L’un d’eux, parfaitement amical, viendra chercher des « papouilles ».
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Encore une fois, la vue sur Gourdon et la côte est splendide mais c’est surtout le chemin de descente qui impressionne avec ses nombreux lacets.
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Un groupe de randonneurs venus de l’Hérault sera vite rattrapé et dépassé.
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Ce sera aussi l’endroit de nombreuses photos dont une dernière du groupe.
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La descente est rapide.
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La chapelle Saint-Vincent est l’occasion d’un nouvel arrêt.
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L’église Saint-Vincent est explicitement mentionnée en 1178 dans un acte par lequel le comte de Provence confirme à l’évêque d’Antibes les droits qu’il détient sur le castrum de Gourdon et sur le monasterium Saint-Vincent. Il n’est pas exclu que « l’église de Gourdon» dont le pape confirme la possession à l’évêque d’Antibes en 1158 se rapporte également à Saint-Vincent et non à l’église Sainte-Marie qui sera édifiée dans le castrum. Sa fondation remonte donc au plus tard à la première moitié du XIIe siècle, ce qui s’accorde avec les vestiges les plus anciens conservés dans la chapelle actuelle. L’édifice, dans son état initial, se présentait comme une vaste église au plan complexe, comportant sans doute une nef de trois vaisseaux prolongés par trois absides et un clocher-tour. L’analyse architecturale montre une reconstruction partielle de l’église, alors probablement en ruine, dès le Moyen Age, peut-être vers le XIIIe siècle : le bâtiment est réduit en plan à l’abside majeure et aux deux dernières travées du vaisseau principal. Une seconde réduction intervient au cours de l’époque moderne, avec la mise en place du mur de façade actuel. Saint-Vincent n’est désormais plus qu’une simple chapelle. Description architecturale : La chapelle actuelle est composée d’une nef d’une seule travée, couverte d’un berceau plein cintre, prolongée par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Plusieurs éléments indiquent qu’elle est bâtie sur les vestiges d’un édifice beaucoup plus important en étendue. L’élévation de façade, à l’ouest, est une maçonnerie de murage mise en place entre les restes de deux piliers cruciformes. Un pan de mur de direction nord-sud, également construit entre deux piliers cruciformes aujourd’hui disparus, est conservé en élévation à environ 3 m d’elle, vers l’ouest. L’arrachement d’une abside secondaire est visible dans l’élévation extérieure de l’abside, au sud. Plusieurs murs arasés peuvent être observés aux abords du bâtiment, dont en particulier, au sud-est, ceux correspondant probablement à un clocher-tour. La porte qui s’ouvre dans la façade, couverte en plein cintre, est encadrée de deux jours rectangulaires. Deux baies à ébrasement extérieur, couvertes d’un linteau, sont ménagées, l’une dans l’abside au nord, l’autre dans la nef, au sud. La majeure partie du chevet et le pan de mur isolé, à l’ouest, sont construits en moyen appareil régulier de pierres équarries. L’abside actuelle à sa base et ce qu’il subsiste de l’abside latérale présentent des assises régulières de moellons de plus petites dimensions ; des restes de lésènes sont observables à la base de l’abside principale. Le murage dans lequel s’inscrit la porte en façade est en tout-venant.
Le mobilier qui a disparu comprenait un tableau représentant Saint-Vincent et un autre représentant Cléopâtre sur son lit de mort.
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Gourdon sera la dernière étape. Une visite du village s’impose.
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Le village de Gourdon est perché sur un pic vertigineux de 760 m et surplombe la vallée du Loup. Cet emplacement lui a valu le surnom de « Nid d'Aigle ». Il fait partie des plus beaux villages de France et possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris.
Commune membre du Parc naturel régional des Préalpes d'Azur.
Le village de Gourdon, par son positionnement stratégique, s'est avéré, depuis des millénaires, un lieu de défense exceptionnel. De ce passé militaire, il ne reste plus que les vestiges d'un camp romain avec double enceinte et oppidum, et les imposants remparts qui protègent le côté nord de la place. La porte romane qui garantissait l'accès au village a été détruite au début du XXe siècle. Le château médiéval est ouvert aux visiteurs depuis 1950.
Certains historiens pensent que l'emplacement actuel du village n'était occupé que par le château. Le village aurait été situé à 2 km, près de la chapelle Saint-Vincent où il y a encore des ruines.
Le lieu est cité une première fois en 1035 sous le nom de « Gordone ». Le château reconstruit par les comtes de Provence au XIIe siècle sur les soubassements de celui construit aux IXe et Xe siècles. Il resta leur possession jusqu'en 1235. Le comte Raimond Bérenger en fit don. Il est devenu la propriété de la maison de Grasse de Bar le 3 avril 1235.
La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Puis, Aix se soumet en octobre 1387, ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le seigneur de Gourdon, Hélion de Villeneuve. Alors qu’il soutenait Charles de Duras depuis plusieurs années, il rejoint avec ses deux frères seigneurs de Barrême et Roquebrune le camp angevin et obtient un « chapitre de paix » de Marie de Châtillon le 2 janvier 1388 et prête hommage à Louis II d'Anjou, âgé de dix ans[23]. La seigneurie passa en 1389, par mariage, aux Villeneuve-Flayosc.
En 1469, Louis de Villeneuve reçoit l'hommage des habitants du village. En 1495, le roi Charles VII confirme les privilèges de la seigneurie. Par mariage le château passa à la famille de Borriglione d'Aspremont en 1550.
Pendant les guerres de religion, en 1584, Henri-Charles de Grasse, seigneur de Canaux, résista aux Ligueurs.
En 1598, les Aspremont vendirent la seigneurie au Grassois Louis Lombard pour 12 000 écus. Louis de Lombard fit alors démolir l'ancien château et entreprit sa reconstruction en 1610. La chapelle castrale devient à cette date l'église paroissiale. Un second étage est ajouté au château en 1653. Le seigneur de Gourdon se maria avec Gabrielle de Grimaldi en 1654.
Pendant la Révolution, le châtelain Jean-Paul 1er de Lombard, ayant des idées libérales, n'émigre pas. Le château n'est pas dévasté, seules les tours sont réduites d'un étage et le donjon est abattu.
En 1815, les troupes autrichiennes endommagent le château.
Entre 1809 et 1820, Jean-Paul II de Lombard est le maire de Gourdon. À sa mort, en 1820, un lointain neveu, le marquis de Villeneuve-Bargemon, hérita du château. Il le laissa à l'abandon.
La reine Victoria a rendu visite à Gourdon le 19 avril 1891. Elle a laissé son nom à la place d'où on a une vue panoramique sur le littoral, près de l'église.
Un éboulement rocheux s'est produit le 22 novembre 1907 pendant la construction de la route des gorges du Loup tuant 17 personnes. Jusqu'à la fin de la construction de la route, tous les transports devaient se faire à dos de bêtes sur les deux chemins muletiers qui conduisaient au village.
Le matin du 28 avril 1909, au cours d'un voyage présidentiel de quatre jours dans les Alpes-Maritimes et le Var, le président de la République Armand Fallières, accompagné entre autres, de Georges Clemenceau, alors président du Conseil, se rendent au village et visitent le château.
Le château est acheté en 1918 par une Américaine, Miss Norris, qui s'est attachée à le reconstituer dans son état d'origine.
Les troupes allemandes se retranchèrent dans Gourdon le 19 août mais le village est libéré presque sans combat le 21. Le 24 août 1944, les Allemands font sauter le viaduc des Chemins de fer de Provence à Pont-du-Loup.
Pour revenir à Bar sur Loup le groupe reprend le chemin du Paradis mais sur son intégralité.
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Finalement ce sont 13,8 km qui auront été parcourus pour un dénivelé de 793m et c’est au pub Castle de Chateauneuf-Grasse que le traditionnel pot sera pris.
Photos : Alain, Catherine, Annick, Thierry
Texte : Thierry
Montage: Dominique G
Semaine du 6 avril:
Lundi 6 avril:
GL1: Voir GL2
GL2: 199- Domaine sylvestre avec Denis
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Jeudi 9 avril:
G1: 635-1 Brégançon-Cabasson avec Patrick - M***
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G2:530-2 Pierrefeu avec Dominique L - M**