2025-10-16-689-2-Cotignac-Notre-Dame des Grâces-G2
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Soleil et fraicheur à 9h30 sur le grand parking public situé à l'entrée du très beau village de Cotignac.
Patrick nous présente cette randonnée facile et inédite : "Vous tomberez inévitablement sous le charme du village, de ses ruelles en calades, des nombreuses fontaines et lavoirs, de ses habitations troglodytes, mais aussi de la cascade du gouffre dans le vallon Gaï, du sanctuaire Notre-Dame de Grâces et du monastère de la Font Saint-Joseph du Bessillon".
C'est une randonnée classée moyen xx d'un peu moins de 12 km pour une Dh de 250 m avec pour seule difficulté une petite montée au 2ème kilomètre et une petite descente en fin de parcours.
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Nous sommes 20 dont 11 randonneuses. Nous aurons la chance aujourd'hui d'être encadrés par un couple de serre-files, Danielle et Jean.
Dès la sortie du parking nous nous engageons sur un sentier étroit qui longe le cours de la Cassole dans le vallon de Gaï, au milieu d'une végétation assez dense
pour nous conduire, au bout de quelques centaines de mètres, jusqu'à la cascade du Gouffre, une chute d'eau de 10 mètres de haut, aujourd'hui malheureusement à sec, qui, à d'autres saisons, dévale une paroi rocheuse pour se jeter dans un petit bassin formant un lagon.
Nous rebroussons chemin par le même sentier
et pouvons apercevoir sur notre gauche ces ruines d'une bâtisse fortifiée en partie dissimulée par la nature.
De retour au pont sur la Cassole nous prenons immédiatement à droite un sentier qui longe ici des restanques plantées d'oliviers
en direction du sanctuaire de Notre-Dame de Grâces.
Nous croisons le premier des nombreux oratoires qui vont jalonner notre chemin tout au long de cette randonnée.
Nous poursuivons sur cet agréable sentier ombragé
et ne tardons pas à atteindre les abords de l'église Notre-Dame de Grâces
qui nous apparaît bientôt sur cette immense esplanade pouvant accueillir les nombreux visiteurs de ce sanctuaire, environ 140 000 pèlerins par an, ce qui en fait le premier site visité du département du Var.
Le sanctuaire est confié depuis 1981 à la communauté Saint-Jean qui y anime des sessions, des retraites et des pèlerinages. En visitant l'église nous aurons la chance de rencontrer le responsable religieux, en charge ici depuis plus de 40 ans, qui prononcera quelques mots d'accueil de notre groupe et de présentation du site.
La documentation sur l'histoire du site, celle de la Vierge Marie et celle de Saint-Joseph, est extrêmement fournie au moyen de nombreux panneaux disséminés aux alentours de l'église et tout au long du chemin la reliant à l'abbaye Saint-Joseph.
On y apprend notamment que "le 10 août, fête de Saint Laurent, de l'an 1519, la Vierge Marie, accompagnée de saint Michel l'Archange et de saint Bernard, apparut dans les champs à un homme très pieux, nommé Jean de la Baume, et lui commanda de dire, de sa part, au clergé et à la communauté de Cotignac qu'ils allassent, en procession, sur le Mont Verdaille, et qu'ils bâtissent une église, sous le nom de Notre-Dame de Grâces, pour autant qu'elle voudrait faire plusieurs grâces et faveurs à ceux qui l'invoqueraient en ce lieu".
D'abord modeste sanctuaire régional, le lieu devient un site de pèlerinage de premier plan lorsque "le frère Fiacre, augustin déchaussé, vient officiellement en pèlerinage depuis Paris pour y prier la Vierge afin d'accorder au roi Louis XIII un héritier.
La grossesse de la reine Anne d'Autriche et la naissance du futur Louis XIV, sont vus comme un « miracle » accordé par Notre-Dame des Grâces.
Cet événement attire l'attention sur le sanctuaire, et celui-ci restera lié à la monarchie jusqu'à la Révolution. À la Révolution, les révolutionnaires viennent, pillent et rasent totalement le sanctuaire. En 1810, l'église est reconstruite par les habitants du lieu. Elle est prise en charge par la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée. Ceux-ci font réaliser des travaux d'aménagement dans le sanctuaire.
En 1981, les Oblats transmettent la gestion du sanctuaire aux frères de la communauté Saint Jean".
A proximité immédiate de l'église figurent :
- l'Oratoire pour la Vie : le belvédère pour la vie est un lieu de soutien, de consolation et d'espérance pour les familles qui attendent un enfant ou sont en souffrance en lien avec leur maternité ou leur paternité
- une statue de la Vierge Marie : de nombreux "ex-voto" ornent les murs de ces deux monuments en remerciement des protections demandées et obtenues.
A l'autre extrémité de l'esplanade se trouvent la petite chapelle Saint Bernard
ainsi qu'une statue de Saint Joseph de la marche.
C'est en empruntant un chemin confortable que nous nous dirigeons maintenant vers un autre lieu incontournable de Cotignac, le monastère Saint-Joseph du Bessillon.
Un coup d'oeil intrigué en passant devant cette boite à lettre singulière.
Patrick profite de cette pause pour nous dire quelques mots à propos du monastère dédié à Saint Joseph que nous découvrirons dans quelques minutes et son importance pour le village de Cotignac : "le 7 juin 1660, un berger nommé Gaspard Ricard garde son troupeau sur le versant du Bessillon. A court d'eau et assoiffé il voit soudain un vieil homme sur un rocher qui lui dit "je suis Joseph, enlève aisément le rocher et boit". Gaspard s'exécute et une source, qui coule encore aujourd'hui, se met à jaillir.
Cette apparition de saint Joseph est officiellement reconnue par l'Église Catholique. Une chapelle sera rapidement construite puis remplacée par une église, et un couvent des pères oratoriens construit à côté de l'église.
Pour en savoir plus voir sur Wikipédia "Monastère Saint-Joseph du Bessillon".
La piste large et agréable
et le sentier ombragé qui lui succède pour nous conduire au monastère,
nous donnent l'occasion d'admirer d'autres oratoires, plutôt originaux.
Nous arrivons en vue du monastère, haut lieu de la piété provençale.
En 1660 "Louis XIV était venu remercier Notre Dame pour le don de sa vie. Poursuivant son royal voyage, il arrivait, au début de juin, à Saint-Jean-de-Luz, pour y recevoir son épouse et c'est ce jour-là même que Saint Joseph apparaissait au Bessillon"
et que jaillit la source où de nombreux pèlerins viennent encore aujourd'hui "puiser avec joie aux sources du sauveur".
Nous choisirons ce lieu pour faire notre photo de groupe
avant d'amorcer la descente en empruntant ce sentier caillouteux
et de retrouver la piste menant de Notre Dame au monastère Saint Joseph.
Nous accélérons la cadence car il est déjà plus de midi et nous sommes encore loin de l'endroit choisi par Patrick pour faire notre pause pique-nique.
Nous prendrons tout de même le temps de nous arrêter devant la glacière Saint Martin pour écouter les explications de Patrick. Beaucoup de villages possédaient des glacières. Celle de Cotignac fut achevée en 1701. Elle ne fut exploitée que quelques années faute de revenus suffisants : "Les premiers blocs de glace étaient posés sur des troncs d'arbre, et afin d'assurer une isolation, des bottes de paille étaient plaquées contre les murs. On abritait le tout avec des planches et de la paille, puis on fermait la glacière jusqu'à la fin du printemps. On transportait alors ces blocs entourés de peau".
C'est un peu avant 13 heures que nous arrivons sur le site retenu par Patrick pour notre pique-nique, un endroit vraiment magnifique
à proximité d'un lavoir, à l'ombre de superbes platanes centenaires,
et proposant même, pour les plus anciens, le confort de quelques tables.
Tout au long de cette journée placée notamment sous le signe de Saint Joseph, André s'était plaint que l'organisateur n'ait pas poussé le souci du détail jusqu'à organiser une dégustation de ce très bon vin éponyme produit sur la rive droite du Rhône au nord de l'Ardèche.
Il y a probablement mis tant d'ardeur que son voeux a finalement été exaucé. Merci André.
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Un petit passage par la route
avant d'admirer les champs de vigne aux multiples couleurs et les oliviers chargés de fruits.
Nous nous arrêterons quelques minutes devant La Chapelle Saint-Martin : elle est mentionnée pour la première fois en 1174 lorsque le Pape Alexandre III, par sa bulle du 6 des Calendes de juin 1174, place des prieurés de Saint Marie et Saint Martin de Cotignac sous la dépendance des chanoines réguliers de Saint Augustin de Pignan.
Malgré la construction de 1266 de l’Eglise paroissiale Saint Pierre sur le site actuel du Village, le cimetière du Village restera situé à la chapelle jusqu’en 1582, preuve de l’attachement des villageois à ce lieu.
A la révolution le prieuré fut vendu à différents propriétaires et transformé en bâtiments agricoles ; il faudra attendre 1840 suite à la donation de la chapelle par la famille Allemand pour que celle-ci retourne au culte. Les autres parties de l’ancien prieuré sont restées la propriété de particuliers.
Après huit siècles d’Histoire tumultueuse, la chapelle Saint Martin a besoin d’être profondément restaurée. De plus les peintures murales découvertes récemment dans la chapelle Nord, datées du XIII ou XIVème siècle, donnent de par leur qualité artistique et leur rareté en Provence, un caractère exceptionnel à cet édifice. (villages de caractère du Var) »
Le chemin des Tours nous conduit ensuite vers les Tours Sarrasines, vestiges d'un château médiéval,
offrant une vue panoramique depuis la table d'orientation située au sommet du rocher, à 80 mètres de haut, où se trouvaient autrefois les premières habitations du village.
Cette portion de route plutôt confortable sera suivie d'une succession impressionnante de marches qui nous ramèneront au pied de la falaise,
nous offrant des très belles vues sur les fameuses habitations troglodytes de Cotignac.
Nous emprunterons ensuite des ruelles étroites en calade pour revenir vers le centre du village
ce qui nous permettra d'admirer à nouveau la falaise
avant de parcourir les places du centre, ornées de belles fontaines,
et les rues étroites du village, aux devantures attractives,
pour aboutir enfin au magnifique Cours Gambetta si typiquement provençal.
C'est sur cette place, au café du Cours, que nous prendrons le traditionnel pot de l'amitié. Nous aurons finalement parcouru 11,2 km pour une Dh de 260 m.
Un grand merci à Patrick pour cette magnifique randonnée, riche en histoire et en patrimoine et qui aura bénéficié d'une météo idéale.
Merci également à nos serre-files, Danielle et Jean.
(photos et texte : Claudette et Jacques).
La semaine prochaine :
lundi 20 octobre :
GL1-GL2 : 170-Trou du Gournié par Pierre
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jeudi 23 octobre :
G1,G2 : 616-Ravin des Fabrigouliers par Pierre
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