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Le Circuit des trois chapelles-Comps sur Artuby

28 Mars 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

    LE CIRCUIT DES TROIS CHAPELLES
     COMPS SUR ARTUBY - 27 mars 2008        

2008-3-27-COMPS--12--copie-1.JPG Pour cette dernière rando du mois de Mars, Jean BOREL nous présente une petite nouvelle, YVETTE, une de plus, il va falloir mettre des numéros.  Bienvenue à YVETTE.

Par contre, nous n'aurons pas Bruno avec nous car sa cinquième lombaire lui a joué un mauvais tour. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement : n'oublie pas, BRUNO, tu nous emmènes à St.Cézaire la semaine prochaine !

S'il fait un peu frais à COMPS/ARTUBY à 9 h du matin, il y a beaucoup de ciel bleu et quelques cumulus sympathiques. Jean nous présente la carte et le profil, 14 kms et 500 m de dénivelée. Les 21 marcheuses et marcheurs admirent  la nouvelle présentation avec des couleurs différentes pour les montées, les descentes et le plat (pour ce dernier, dans la région, les imprimantes ne consommeront pas beaucoup d'encre verte !) .

Aujourd'hui, Jean va innover en nous proposant de découvrir le village et ses particularités, les chapelles St.Jean et St.André situées sur une butte .  Le village se développe aujourd'hui en contrebas de cette butte, les quartiers médiévaux qui s'étendaient juste au dessous de l'église ont disparu, comme son château et ses remparts. 

2008-3-27-COMPS--13--copie-1.JPGLa chapelle St Jean, très bien restaurée est complètement vide.   Elle est  attribuée aux Templiers qui possédèrent les lieux. Juste au-dessous se trouvent les gorges de l'Artuby. Au sud s'étendent de vastes pentes peuplées de buis, elles sont actuellement incluses dans le champ de tir de Canjuers. Mais nous reparlerons de ce dernier.

 

 Le groupe se dirige ensuite vers la chapelle St André en passant par une plate-forme d'observation qui permet à Gérard de réussir une très belle photo de groupe sur un fond de montagnes enneigées. 2008-3-27-COMPS--6--copie-2.JPGNous surplombons la chapelle St André dont le clocher-tour est doté, sur ses arêtes, de tuiles vernissées dites «tuiles à loups». De petits bulbes creux percés occupent leur dos, le souffle du vent du nord qui les traverse, émet un sifflement dont la tradition rapporte qu'il éloignait les loups. L'abside est pour sa part coiffée des lauzes qui devaient autrefois couvrir l'ensemble de l'édifice. Cette chapelle semble encore "en activité". 

2008-3-27-COMPS--14--copie-1.JPG


L'autel est surmonté d'un décor floral en trompe l'œil.2008-3-27-COMPS--15--copie-1.JPG

V
oilà, notre première partie culturelle est terminée pour l'instant et nous attaquons maintenant la partie sportive par une montée douce et régulière. Ce sera alors le temps de  la séance "effeuillage" traditionnelle et de la pause "banane" qui ne l'est pas moins. A ce sujet et devant le développement de la consommation de ce fruit exotique qui a permis de baptiser cette habitude, certains réclament des achats groupés pour les de marcheurs du Cercle de Boulouris...vive le pouvoir d'achat !

Le chemin que nous parcourons est large, sans cailloux qui roulent sous les pieds. Jean  préfère pour sa part des sentiers plus étroits et raconte que lors de sa reconnaissance, il y avait encore des traces de neige et que ce "boulevard" était très boueux. Aujourd'hui, il est bien sec et sa largeur permet de bien faire marcher les langues  ( une majorité de dames aujourd'hui)et il s'en raconte au cours de ces randonnées, mais le rédacteur n'est pas là pour "cafter", encore que ...

Jean nous fait découvrir le Mont LACHENS -on n'est toujours pas au clair sur la prononciation (?) -et quelques jolis reliefs au dessus de Castellane qui lui donnent l'envie d'aller reconnaître un nouveau circuit par là-bas, un de ces jours. C'est pourtant vrai que ces petites montagnes sont belles.

Sur les dernières centaines de mètres avant d'atteindre le point culminant de la journée, la pente devient plus sévère et au regroupement au lieu dit "Le FAYET" il y a quelques retardataires qui ont tiré la langue. 2008-3-27-COMPS--16-.JPGJean en profite pour faire un petit topo sur le camp de Canjuers dont nous longeons la limite nord avec ses sympathiques panneaux rappelant que nous risquons de rentrer dans une zone, militaire, dangereuse suite aux tirs d'artillerie et aux engins non explosés... et interdite de ce fait.

D'une altitude moyenne de 800m, le plateau de Canjuers est divisé en deux grandes parties: le Grand Plan de Canjuers long de 15km vers l'est  large de 10km et le Petit Plan de Canjuers long de 5km vers le nord et large de 2km. Le plateau est encerclé par des chaînes de montagne comme le Grand Margès (1577m) au nord- souvenez-vous les 13 marcheur(se)s  de la saison dernière-  le Mocrouis (1061m) à l'ouest, la serrière de Lagne (1118 m), le collet de l'Aigle (1118m) et la montagne de Barjaude (1173) au sud.

2008-3-27-COMPS-1--copie-1.jpgSur le plateau, la végétation est rare car son sol est très aride, elle est surtout composée de garrigue (petits buissons, herbes et plantes aromatiques). Les forêts sont présentes sur les montagnes alentours. Les arbres sont majoritairement des chênes pubescents (33% de la végétation), des pins sylvestres (25%) et des pins d'Alep (20%). C'est aussi un lieu de spéléologie: c'est l'un des plus grands bassins d'eau souterraine d'Europe, grâce aux nombreux avens.

Appelé "Campus Julii" lors du passage de Jules César pour la conquête de la Gaule, le plan conserve notamment plusieurs bornes milliaires romaines. Le plan est aussi un important lieu de fouilles archéologiques. Il y conserve de nombreux fossiles datant du Jurassique et du Crétacé (et des traces de dinosaures)

Durant le printemps et l'été 1944 le plateau de Canjuers a servi de base au "maquis Vallier", le maquis Armée secrète du Var. Un maquis FTP, le "Camp Robert" était basé à Aups tout près de là.

Le Camp de Canjuers et son polygone de tir sont des terrains militaires dont l'entrée est contrôlée et strictement interdite. Deux routes le traversent, avec interdiction de s'arrêter. Créé en 1970, avec ses 35 000 ha de terrain, dont 14 hectares de camp bâti, le camp de Canjuers est le plus grand champ de tir d'Europe occidentale. Déjà partiellement utilisé entre les deux guerres, il sert actuellement à l'instruction aux unités françaises et étrangères avec 2 500 personnes permanentes et 100 000 hôtes par an. On y tire 75 000 obus, 1 000 missiles et 1 600 000 projectiles de tous calibres en 330 journées de tir par an. En outre des batiments spécialisés, cinq aires de bivouac et des fermes aménagées confèrent une capacité de logement de 5 600 places pour 100 000 hôtes de passage par an. Il est particulièrement dédié à l'entraînement au tir (missiles, artillerie, hélicoptères, chars, etc.) Il est d'ailleurs, le seul champ de tir en France permettant les tirs d'exercices de lance-roquettes multiples (LRM)
Treize villages ont cédé des terrains pour le camp et le village de BREVES, sur la route de Bargème, a été complètemebnt abandonné.

 Heureusement, il semble qu'aujourd'hui il y ait peu de tirs, car nous aurions été  aux premières loges !

Cet exposé nous a permis de reprendre notre souffle et maintenant nous allons descendre jusqu'au point pique-nique repéré par Jean lors de sa reconnaissance.

2008-3-27-COMPS--17--copie-1.JPGA l'est le ciel se couvre de plus en plus de gros nuages noirs. Au-dessus de nous, le soleil joue un peu avec les petits cumulus mais dans l'ensemble, il domine.

Face à  nous, la chaîne de montagnes enneigées est magnifique.2008-3-27-COMPS--8--copie-1.JPG

Nous découvrons notre coin pique-nique, avec tables et bancs, mi-ombre mi-soleil, à l'abri du vent, super ! Quelques réfractaires préfèrent le contact avec le sol, au diable le confort.

Même nos joueurs de cartes sont installés comme au salon, avec tapis de jeu, "ourlé à la main par la Maman de Jacqueline". On aura tout vu. Un jour, il faudra consacrer un album photos à leurs diverses installations.2008-3-27-COMPS--19--copie-1.JPG

Le ciel est de plus en plus noir vers l'est et c'est dans cette direction que nous nous dirigeons...

Dernière petite grimpette jusqu'à l'antenne-relais puis nous redescendons par un sentier comme Jean les aime, et il rappelle la consigne de bien surveiller si celui 2008-3-27-COMPS--20--copie-1.JPGqui suit est toujours en vue. Nous débouchons sur une zone de plat avec quelques prairies et un joli petit chemin bordé de haies et où nous découvrons les premières hellébores de Corse. Arrivés à la route, nous faisons un détour pour la  3ème chapelle de notre circuit , la chapelle romane Saint Didier, patron du village de Comps. Le cimetière du village se trouvait là autrefois, la nature du sol ne permettant pas le creusement de sépultures autour de l'église paroissiale Saint-André. Un pèlerinage annuel s'y déroulait encore au XVIIIe siècle.  Elle est placée sur une colline, comme ses deux sœurs, et le panorama est magnifique depuis son parvis . Elle aussi est bien restaurée mais semble hors d'activité.

2008-3-27-COMPS--11--copie-1.JPGNous rejoignons nos voitures et allons prendre not pot habituel juste en face, au Grand Hôtel. C'est là que Jean va rendre les clés des trois chapelles que nous avons visitées, c'était très sympa de les avoir récupérées le matin car hélas, nous tombons trop souvent sur des édifices invisitables.

Finalement nous n'avons pas rencontré la pluie, elle n'était pas bien loin, nous avons "navigué" tout le jour à la limite du changement de temps.

Merci Jean pour cette balade dans le Haut-Var, dommage les feuillus étaient encore tout nus. Il faudrait plutôt venir ici à l'automne...mais il y a tant d'autres parcours à faire à ce moment là.

 Merci aux photographes Nicole BRINSON , Gérard CHARPY, Jean-Marie CHABANNE

Jeudi prochain, le 3 Avril, Bruno GUERIN nous guidera sur les chemins de St.CEZAIRE2008-3-27-COMPS--23--copie-1.JPG

 Bien sombre le ciel vers l'est !!! 

 

 

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La Roche Taillée - 20 mars 2008

22 Mars 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

La Roche Taillée

Aujourd’hui Bruno Guérin nous propose "un petit coin de paradis entre ciel et terre". Nous y découvrirons le passage de la Siagnole de Mons entre deux parois taillées dans le roc. Puis nous visiterons le village de Mons, point culminant de cette randonnée, à 814 m d'altitude. Ainsi que son restaurant où nous attend une daube de sanglier, plat choisi à l'unanimité par Jacky. Mais pour mériter la daube, il nous faut quand même marcher près de 14 km pour un dénivelé de 550 mètres. Seuls trois privilégiés – dont nous tairons le nom – sont dispensés de la marche d'approche.

Nous voici donc 23 randonneurs au départ. Nous descendons en direction de la Siagnole de Mons. Cette rivière est un affluent de la Siagne, fleuve côtier qui se jette dans la baie de Mandelieu-La-Napoule. Nous atteignons rapidement la fameuse Roche Taillée. Un passage étroit (environ 2 m de large) a été entièrement creusé il y a 2000 ans dans la roche, sur une dizaine de mètres de hauteur. Et avec quels outils ? Avec des burins, des barres à mine et autres polkas, escoudes, bouchardes dont Bruno se fait un plaisir de nous décrire l'usage. Bref, un vrai travail de Romains !

Bruno raconte : "Les Romains entreprirent la construction d'aqueducs pour alimenter les nombreux thermes, fontaines et réseaux d'égouts de leurs cités. Ils captèrent ici, au pied du village de Mons, à 520 m d'altitude, les sources de la Siagnole. Et grâce à d’importants ouvrages d’art, ils conduisirent les eaux à Forum Julii (l’actuelle Fréjus). Ce sont des techniciens, géomètres et ouvriers appartenant à l'armée de César qui creusèrent cette impressionnante tranchée à travers une falaise surplombant la vallée de la Siagnole".

Nous nous engageons dans la tranchée et allons admirer la vue sur les gorges de la Siagnole. Puis nous reprenons notre route, marchant sur les dalles qui couvrent l'aqueduc. 
Arrivés près des sources, nous nous frayons un passage dans les rochers pour atteindre la station de captage des eaux. Puis nous quittons la Siagnole par un sentier qui grimpe, qui grimpe,... qui grimpera ainsi jusqu'à Mons.
Mais il est temps de faire une pause et de prendre la traditionnelle photo de groupe.


Quelques minutes plus tard nous voici au pied du village. Une dernière grimpette et nous découvrons notre restaurant, avec au loin les sommets enneigés.

Il n'est pas midi, nous avons donc le temps de nous promener un peu et d'écouter Bruno :  "Mons, étrange vigie de pierre baignant dans une luminosité blanche, entre ciel et terre. Figé sur son éperon rocheux, le village émerge d'un océan de verdure moutonnant à perte de vue. Dévasté par la peste en 1348, le village fut abandonné jusqu'en 1468. Arnaud de Villeneuve fit alors venir 40 familles génoises qui le rebâtirent et en exploitèrent à nouveau le sol. Ces immigrés ont construit des kilomètres de restanques et introduit la culture de l'olivier. En raison de leur travail acharné, les Monsois furent surnommés les chinois du Var".

A présent il est l'heure de déjeuner. Avant d'attaquer notre entrée (une tarte feuilletée poire et roquefort), plusieurs randonneuses (Catherine, Danièle, Eliane et Nicole Borel) nous offrent gentiment l'apéritif, pour fêter avec nous la venue du printemps : un printemps de plus !
Merci Mesdames ! L'apéritif accompagné d'olives et de savoureuses quiches et parts de cakes. Après tant d'amuse-gueules, certain(e)s envisagent de renoncer à la daube !  Puis entre la daube et le fromage, Bruno prend la parole : "Les femmes de Mons font la loi ! Enfin, une fois par an seulement ! Et ceci en l'honneur de Sainte Agathe, impétueuse sicilienne au tempérament volcanique, qui osa tenir tête à un consul romain. Depuis, chaque année, les femmes de Mons organisent une fête dont les hommes sont exclus. Ce jour-là elles ont le droit de faire ce qui leur plait". Certains hommes en seraient jaloux !    

Après l'île flottante et le café, il fait bon prendre l'air. Mais un vent glacé souffle sur la terrasse du restaurant, il n'est pas question de s'y attarder !
Après avoir flâné dans les ruelles étroites bordées de maisons en pierres sèches, Bruno nous emmène visiter le musée et atelier où un enfant du pays, Robert Audibert, expose des modèles réduits de bateaux en bois d'allumettes ainsi qu'une très belle maquette du village. 






Nous tombons en admiration devant son extraordinaire collection. A la question "
Combien d'heures de travail cela représente-t-il ?" la réponse vient vite : "Quand on aime, on ne compte pas !"

Il est temps de quitter Mons et de laisser repartir Claude, Denise et Jacqueline. Qui sont venus jusqu'à Mons en voiture (pour des raisons restées obscures) et nous ont rejoints pour le déjeuner. Les voici qui repartent à présent, à peine fatigués.

Quant à nous, il nous reste encore deux heures de marche – mais ce ne sera que de la descente - avant de regagner nos voitures. Nous empruntons un beau chemin, Lou bèu camin, c'est ainsi qu'il se nomme.
Le retour se fait sans difficulté notable, à un rythme soutenu. En deux heures nous ne ferons guère qu'une demi-douzaine de pauses, ce qui est peu après une daube de sanglier. Et pour finir en beauté cette randonnée, nous allons prendre un pot à Fayence, là même où en novembre dernier
nous avions apprécié la vaste salle, la belle vue et l'aimable serveuse.

 

Merci Bruno pour cette très belle randonnée.

 

Merci aux photographes : Gérard CHARPY, André TUPIN.

 

Prochaine sortie le 27 Mars pour une randonnée à Comps sur Artuby avec Jean BOREL.

 

Encore quelques photos  

Vallée de la Siagnole

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SIGNES- 13 mars 2008

14 Mars 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

SIGNES


undefinedAujourd'hui, c'est la grande ruée vers l'Ouest. Non nous n'allons pas chercher de l'or, mais Jean BOREL  a proposé à 26 marcheuses et marcheurs d'aller vers de nouveaux paysages à Signes, petit village au sud de la Ste Beaume. Mesdames, pour cette fois vous n'êtes pas majoritaire et la parité est presque respectée. Nous avons même retrouvé notre champion de golf
(il faut dire que sur son parcours, aujourd'hui, on undefinedcarotte les greens et  il n'y a que 9 trous disponibles…) ,  Michel notre ami suisse qui se souvenait, ô combien, de notre virée au Grand Margès et notre 3ème rédacteur. Nous avons aussi un superbe maillot jaune très flashy, merci Décathlon !

Pour se rendre dans ces régions éloignées, Jean nous avait préparé des copies d'itinéraires superbes, impossible de se tromper. De plus, maintenant champion de l'informatique, il nous a présenté le parcours avec des couleurs différentes pour les montées et les descentes : ça aide bien, c'est comme si on était déjà arrivé !

Il fait beau et doux, la journée s'annonce bien avec environ 18 kms à parcourir et une undefineddénivelée de 600 m.


Pour une fois nous commençons par un tour du village et un arrêt au café du coin, mais non, Jean est bien réveillé, il veut  simplement prendre rendez-vous pour le pot de ce soir
.
Quelques informations sur Signes. C'est un très vieux village dont les premières traces remontent à 900/1000 et dont le cœur  est ponctué de places chargées d’histoire, de calades (petites ruelles en pente), de fontaines et de lavoirs. Avec ses 11.000 hectares de forêts, c'est le paradis des chasseurs et des randonneurs.

Vous verrez sur la place du Marché Alphonse Rousset la Fontaine aux Sorcières (classée), sur la place du même nom la Fontaine Saint Jean (1767), sur la place Garnier la Fontaine de la Salière (17ème siècle), dans la rue Ferrayette le lavoir, toujours utilisé,  la Tour de l’Horloge, la rue des Fours, la rue Rompicul …*undefined Nous sortons du village, direction sud-est, et dans ce pays de chasseurs, Jean nous fait remarquer un élevage de sangliers … Plus loin, au passage, une ancienne petite chapelle, isolée au bord du chemin. Exceptionnellement, notre parcours commence en douceur, à plat, dans une zone de plaine. En sortant du village, un petit garçon s'est exclamé : "Regarde, ils vont skier "!!! (référence à nos bâtons).  Nous longeons maintenant le ruisseau du Latay, parfois complètement encaissé entre des murets de pierre; complètement à sec, il ne nous montre que ses galets blancs…mais nous en reparlerons undefinedà la fin de la randonnée.

Nous arrivons au canal de Provence et alors que Jean rassemble sa petite troupe pour une photo et un   topo, Annie s'accroche le dessus du crâne sur le coin d'un panneau "Danger"…c'est un undefinedcomble ! Comme toutes les coupures du cuir chevelu, c'est assez spectaculaire, mais Annie ne semble pas trop souffrir. La trousse de secours de Bruno va sortir du sac et l'hémorragie sera vite colmatée. "Zut ! Nous dit Annie, je devais aller chez le coiffeur demain."

Finalement le port d'un couvre-chef évite ce genre deundefined problème, que l'obstacle soit une pancarte ou de simples branches comme pour Ginou l'année dernière. Tant pis pour le look, Mesdames.

Jean va enfin pouvoir nous renseigner sur le Canal de Provence.

En Provence, « l’eau est d’or », dit le proverbe. Projet visionnaire, la construction du Canal de Provence a permis un accès à l’eau égal et raisonné sur l’ensemble de notre région... undefined

Créée en 1957, la Société du Canal de Provence a fêté son cinquantenaire. La date renvoie tout autant au passé d’une lutte séculaire contre la sécheresse qu’à l’avenir de la ressource hydraulique à l’échelle du territoire régional. Le manque d’eau, particulièrement sensible dans les zones côtières, a très tôt conduit à ne plus dépendre des seules ressources locales, limitées et fragiles, et à se tourner vers des transferts d’eau. Dès le XVIe siècle, les canaux, issus de la Durance, ont ainsi acheminé l’eau vers les territoires en déficit, façonnant les paysages provençaux. Dans les années 1950, les eaux du Verdon, auparavant utilisées pour compenser les irrégularités de débit de la Durance et de son canal, ont pu être mobilisées pour desservir le reste du territoire. 
Le Canal de Provence venait de naître et quatre décennies, des années 60 aux années 90,
ont vu la construction de près de 300 km de canaux ou galeries, 5000 km de conduites enterrées, plusieurs centaines d'ouvrages hydrauliques spécifiques (stations de pompage, usines de traitement, réserves…) et 45 000 postes de distribution. Ils desservent en eau une centaine de communes, 500 industriels, 6000 agriculteurs et 25 000 particuliers résidant en zone rurale.
 
Aujourd’hui, l’objectif qui a présidé à la naissance de la Société du Canal de Provence – garantir la fourniture d’eau en qualité et quantité adaptées aux besoins des ruraux, urbains et industriels à l’ensemble du territoire régional – est atteint. Pour autant, face à l’accroissement constant de la population de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à la multiplication des épisodes de sécheresse, aux besoins induits par le développement économique (et par le tourisme notamment), la poursuite de cette action reste indispensable ce qui a conduit au projet Verdon-St Cassien .
Nous allons ainsi cheminer sur la berge du canal pendant environ 800 m en remarquant un élément caractéristique de cet ouvrage, une dérivation se dirigeant sud-est et rentrant  sous la montagne que nous allons parcourir. 
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                    Jolie photo prise du pont avant d'attaquer la montée.

 Au fur et à mesure que nous progressons  sur le chemin, un mistral violent et glacé vient nous rafraîchir sévèrement. undefinedPourtant Jean va nous trouver un petit coin à l'abri pour la "pause banane". Puis nous repartons, toujours avec ce maudit vent. Et une fois de plus, Camille va jouer les bons samaritains en portant le sac d'Yvette qui ressent, dans la côte, les conséquences de sa récente bronchite. L'ultime montée se fera sur un large chemin recouvert de déchets de coupes de bois, grossièrement broyés, peu adaptés à la marche.
C'est un peu après la cote 734 que Jean va nous arrêter pour installer notre pique-nique, au au soleil et à l'abri du vent, et où chacun va trouver un rocher pour s'installer dans des odeurs  de thym.

undefined Je ne ferai pas la liste des bouteilles qui sortirent des sacs afin que nos lecteurs ne se   se méprennent undefinedpas sur nos activités sportivesundefined… mais disons simplement qu'il y avait la  
quantité   , la variété et la qualité. Nos joueurs de cartes ont ressorti leur outil de travail et les dormeurs ont repris la pose. undefined





Ne croyez pas que votre rédacteur dorme, il compose son blog (menteur, va !).






Jean va donner le signal du départ et après avoir encore parcouru une petite montée, nous arrivons à une sorte de mare qui doit servir d'abreuvoir pour les moutons. Un superbe chêne fait undefinedde l'ombre à un puits profond.


Puis c'est la descente, technique, comme l'avait signalé notre guide, mais surtout pour les vététistes qui l'empruntent. Pour les marcheurs c'est plus facile sauf undefinedpour notre maillot jaune qui, cela est maintenant bien établi,  déteste les descentes. Bravo, elle l'a bien descendu !Quelque part, sur notre gauche, nous entendons les sonnailles d'un troupeau. Où est-il, en plein bois?
Et d'un seul coup, nous retrouvons la plaine, les vignes et au loin, l'église de Signes, flanquée de la caserne des pompiers.undefined C'est  alors que nous retrouvons le ruisseau de Latay  dans lequel se déverse la station d'épuration qui manifestement ne fonctionne pas. M. le Maire de Signes, si vous n'avez pas été élu au premier tour, vos chances pour le deuxième vont se noyer dans le cloaque malodorant de votre ruisseau.

undefinedPour prendre notre pot traditionnel, le tenancier nous a installés dehors, en plein courant d'air, et il a fallu ressortir les équipements chauds, sauf pour quelques petits malins qui  ont squatté la devanture de la boulangerie de M.Louis, au soleil et déventée. Enfin l'amitié et les pâtisseries nous ont permis de franchir cette dernière épreuve.
Merci Jean de nous avoir entraîné vers l'ouest du département alors que ta spécialité est plutôt l'est, mais la prochaine fois, essaie de trouver l'interrupteur de ce maudit ventilateur.

 

Merci aux photographes : Bruno GUERIN, Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

* http://www.signes.com/signes_tourisme.htm.
La semaine prochaine, Bruno GUERIN nous conduira à MONS, avec un restaurant.
Quelques photos en "rab".

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Les Crêtes de Cogolin-6 mars 2008

6 Mars 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

Les crêtes de COGOLINundefined

Fait pas chaud, Dominique !

Aujourd'hui, tout commence " En attendant…Gérard" et ses trois femmes, Nicole, la légitime, puis  Paulette et Ginou, …les passagères. I/2 heure de retard provoqué d'abord par un oubli de Paulette - rien que ses chaussures de marche ! récidiviste avec ça, elle nous avait fait le même coup il y a quelques années à Roquebrune-  aujourd'hui, heureusement pas trop loin,à Santa Lucia. Puis  un petit tour dans Cogolin, non prévu, ajoutera quelques minutes supplémentaires.

Enfin nous voici regroupés, 11 marcheuses et 9 marcheurs, décidément  undefinedMesdames vous êtes très courageuses ! BRUNO nous a concocté un petit tour dans les Maures, 16 kms et 500 m de dénivelée. Comme d'habitude, à la présentation du profil, quelques grognements se font entendre car, ça monte semble t' il très fort…puis ça redescend mais l'impression est toujours trompeuse quand on ne regarde pas l'échelle du graphique. Il fait frais, 3 à 4 ° et le soleil est voilé.

Après avoir traversé un parc à chevaux, équipé d'affreuses bicoques et de vieilles caravanes (heureusement les chevaux sont superbes), nous attaquons la montée qui s'avèrera finalement pas très dure. Vers la cote 127, Jean et Camille partent à la recherche de la balise géodésique mais, dans ces buissons, c'est "chercher une aiguille dans une botte de foin". undefined

Petite pause "banane" vers 10 heures et premiers commentaires de Bruno sur   COGOLIN.   Les activités artisanales de cette cité s'appuient sur les ressources de la forêt et de la terre : le liège des chênes, les cannes de Provence et la bruyère. Cette dernière fournit la matière première pour les pipes. Voici près de deux cents ans que la qualité des pipes d'une entreprise familiale, perpétue sa réputation. Elles sont taillées, ciselées, calibrées, "étanchées", tournées puis fraisées dans les souches de bruyère du massif des Maures.
 C'est l'une des plus anciennes fabriques de pipes au monde*
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Nous reprenons notre cheminement alors que le soleil se fait plus généreux et il faudra un autre arrêt "déshabillage" pour s'adapter au changement de température.

 

 

Nous passons au sommet à la cote 321, sans même nous en apercevoir si ce n'est un petit coup de vent rafraîchissant. La descente est facile mais la température sur le versant nord est nettement plus fraîche, d'autant plus que le parcours en forêt se fait à l'ombre. Quelques échappées avec de beaux mimosas, plus tardifs qu'à St Raphaël, égaient ce paysage. undefined

Enfin, un fond de vallon à l'herbe vert tendre, et de plus au soleil, va nous permettre d'installer notre pique-nique. Deux ensembles de  rochers conduisent le groupe à se partager au bord du ruisseau.undefined
L'apéritif de Camille et  le Brouilly d'Annie vont accompagner notre repas. Merci à tous les deux…et à Jean qui a porté la bouteille (!).

Le soleil nous joue quelques tours et lorsqu'il se cache, nous frissonnons un peu dans ce vallon humide. Enfin, il se décide à s'installer, les joueurs de cartes aussi et toujours aussi inconfortablement. Il faut vraiment être accros ! Cela faisait longtemps qu'on ne les avait pas vus…au travail. undefined undefined

Paulette va profiter de l'herbe verte pour une petite sieste. Albert fera de même, bien installé sur son poncho.undefined 

Enfin Bruno donne le signal du départ et nous poursuivons notre descente dans un joli bois de mimosas où Daniela fera sa cueillette . Après un arrêt (toujours l'habillage -déshabillage) près d'un petit mémorial dédié aux maquisards FTP des groupes VALMY et AUGSTE COURBET nous débouchons sur une zone en plein aménagement agricole où des bulldozers défrichent un terrain, undefinedcertainement pour planter de la vigne car nous sommes maintenant entourés de nombreux jeunes vignobles bien travaillés, le VAL d'ASTIER. Selon Bruno, nous sommes sur un plateau hercynien, altitude 10 m…(Non, je n'ai pas oublié de zéros et l'altimètre n'est pas déréglé).



Dans cette zone un peu bouleversée par les travaux, les chemins ont peu ou prou disparu et nous allons marcher au GPS jusque dans la cour d'une exploitation agricole où nous undefinedretrouverons le chemin prévu…barré par deux énormes bennes pleines de pneus usagés et par de vielles caravanes hors service. Il y en a qui ne se gênent  vraiment pas.

 



Quelques petites fleurs nous indiquent que le printemps n'est pas loin : voilettes, narcisses, dimorphotécas sauvages.

 



C'est alors que nous atteignons une ancienne undefinedvilla abandonnée mais encore en bon état. Sa façade ouest porte un blason et une date, 1745 (?). Pourtant elle ne paraît pas ancienne ; son intérieur et l'aménagement des pièces, très vastes dans l'ensemble, sont modernes. Que de mystères mais ceci en fait rêver plus d'un(e)s ?

undefinedPuis nous retrouvons notre plateau et cheminons le long de ce petit fleuve côtier qu'est la rivière de la Môle, provenant du barrage du même nom que nous avions longé en montant à la Chartreuse de la Verne.

Bruno nous fait un nouveau topo, au sujet  cette fois de la manufacture de tapis de Cogolin.


De cette manufacture sont en effet sorties des pièces uniques qui ornaient hier le
paquebot Normandie, aujourd'hui le Grand Trianon de Versailles, la Maison Blanche, l'Elysée, des ministères et des palais, des ambassades étrangères, des yachts et des jets privés ,des villas et des salons de grands hôtels.*

 Le paradoxe, aujourd'hui, est que des émirs du Moyen Orient viennent acheter des tapis à Cogolin et que les touristes  français vont dans les pays arabes acheter des tapis…

 

undefinedEncore quelques beaux arbres fruitiers en fleurs et nous retrouvons nos voitures. Bruno nous donne rendez-vous dans le hall d'exposition de la manufacture de tapis où nous pouvons admirer des échantillons de tapis de facture moderne, très beaux et…très chers. Puis nous allons prendre notre pot habituel en dégustant des cakes maison, fait avec amour par de courageuses marcheuses ! Merci à elles.undefined

 

Merci BRUNO pour cette balade tranquille dans la forêt de la presqu'île de St Tropez.

 

Merci aux photographes Gérard CHARPY et Jean-Marie CHABANNE

La semaine prochaine, nous accompagnerons Jean BOREL à Signes.


 *http://www.cogolin-provence.com/

Un petit clin d'oeil pour terminer
undefined

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La Mangiarde - 28 février 2008

29 Février 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

La Mangiarde
undefinedAujourd’hui Jean Borel nous propose une randonnée intitulée "le circuit de la Mangiarde", au départ de La Tour-sur-Tinée. Cette randonnée de 13 km et 950 mètres de dénivelé est classée "sportive". Elle est réservée aux marcheurs entraînés. Voilà de quoi dissuader tous les amoureux de la nature, des petites fleurs et des beaux paysages ! Aussi ne sommes-nous que 10 randonneurs au départ : 7 hommes et 3 femmes, tous amoureux de l’effort physique, du rythme soutenu et de la performance sportive. undefined
Nous voici devant le lavoir du village.
Jean nous présente La Tour-sur-Tinée : « Ce village est classé Monument Historique pour ses splendides chapelles ou église. Bâti sur une crête dominant de haut la vallée de La Tinée, entouré de pics et collines boisées, La Tour-sur-Tinée, village béni des Dieux, a la chance de posséder un air léger et une nature superbe, entre sapins, cyprès et tilleuls ! » Et de posséder encore – merveille des merveilles - … un café, où nous pourrons prendre un pot après la rando ! Sur ces bonnes paroles, Jacky nousundefined photographie devant l’abreuvoir et le moulin à huile. C’est un des plus vieux moulins à huile de la région. Antérieur à la révolution, il est resté quasiment dans son état d’origine.
Il n’est que 8h30 et nous voici déjà prêts à grimper. Mais ô surprise, nous commençons par une descente. Partant du village (altitude 645 m), nous descendons jusqu’au pont du Brusc (493 m), par l'ancien chemin de la Tinée. Cet itinéraire était pratiqué par les colporteurs qui chaque jour, leur fardeau sur les épaules, se rendaient de maison en maison pour y vendre diverses fournitures : fil, aiguilles, peignes, crayons ...
Arrivés au pont, cerundefinedtains s’aventurent dans le lit du torrent. Soundefinedus nos yeux admiratifs, Danièle et Jean semblent esquisser un pas de deux.
Et nous voilà repartis. A présent ça grimpe fort ! Jean nous a prévenus : cela va durer près de trois heures ! undefinedNotre sentier monte sur le flanc ouest d’un vaste cirque. Puis il longera le versant sud du Mont Mangiarde (nous éviterons son sommet), avant de continuer sur le flanc oriental du cirque. Nous atteindrons alors le point culminant de notre rando : 1352 mètres.
Après une bonne heure de grimpette, Jean  nous rassure : « Nous en avons terminé avec la pente la plus raide ! Du point A (alt. H1 = 666 m) au point B (alt. H2 = 853 m), nous avons en effet grimpé de ∆H = H2 – H1 = 187 mètres. Ce qui correspond sur le plan à une distance de D = 320 m (*). Dans cette portion A-B, nous avons donc atteint une pente égale à : ∆H / D = 58 %. « J’ai bien dit ‘%’ et non degrés ! Une pente de 100 % équivaut à une pente de 45 degrés. (En %, une pente verticale, donc à 90 °, égale  , je dis bien l’infini !.
(*)En réalité, si l’on tient compte du carré de l’hypoténuse, nous avons parcouru plus de 370 mètres, ce qui relativise un peu l’effort accompli.    
Catherine est heureuse. Elle a compris, grâce aux explications de Jean, le pourquoi de sa petite fatigue !
Nouundefineds poursuivons sur une pente moins raide. Chemin faisant, Bruno nous fait découvrir de jolis pieds de "globularia alypum", autrement dit ‘séné de Provence’. Comme quoi on peut être sportif et fleur bleue !
Jean nous a dit : « Comme nombre de villages du moyen pays, La Tour-sur-Tinée bénéficie d'un climat particulier, la brise marine s'y mariant avec la fraîcheur et les senteurs odoriférantes des forêts d'altitude. » Tiensundefined donc ! Voici à nouveau les entrées maritimes qui font des leurs. Nous sommes sous les nuages, la brume s’épaissit, l’air est de plus en plus frais. Heureusement la montée est là pour nous réchauffer. Nous arrivons à la baisse de l’Arène (1178 m). undefined
« 
Le plus dur est fait ! » nous dit Jean. Le sourire revient sur les visages.
Mais à présundefinedent le sentier devient chaotique, avec de hautes marches à escalader ou descendre. Et attention au pied qui glisse, le sol est humide ! Qui a dit : « Avec nos visages défaits, nos brushings en déconfiture, on ne craint plus rien au milieu de tous ces hommes ! » Ca reste à voir ! Avec l’altitude, la température descend. Nous voici entourés de névés. Camille en pundefinedrofite pour se rouler dans la neige, aux pieds de Catherine et Danièle. Un peu plus loin, Jean réclame une photo de groupe, dans la neige !

Mais undefinedil est midi et demi et nous commençons à avoir faim. A préundefinedsent 







nous abordons la descente, très accidentée et rapide. Puis nous atteignons une barre rocheuse qui nous offrira un lieu de pique-nique idéal. Si leundefined temps était dégagé, nous aurions une vue magnifique sur la vallée. Si le soleil perçait nous pourrions nous réchauffer. Si, si, si… Heureusement sous une superbe falaise, nous sommes à l’abri du vent, peut-être pas à l’abri des chutes de pierre.
Les plus sportundefinedifs ont monté quelques bouteilles, histoire de nous réconforter. Danièle, voulant récupérer son verre, se retrouve coincée dans un trou entre deux rochers. Et tend son verre pour un apéritif bien mérité. Nous profitons pleinement de notre pique-nique. Mais une heure de pause ça suffit, le temps se refroidit, nous reprenons la descente.
D’eundefinedn haut nous apercevons La Tour-sur-Tinée à travers la brume. Pundefineduis voici la route en lacets qui mène au village. Nous coupons les lacets par une série de raccourcis. Alors que dans la montée, Bruno et Camille prenaient soin de Catherine, à présent c’est Jean qui est aux petits soins pour Jacky. « Si ça ne va pas, si tu sens que tu as mal, reste sur la route, nous t’attendrons en bas ! » Maundefinedis tout va bien et nous atteignons vite le village. Nous rendons visite au café dont le patron se montre très accueillant. Il nous ouvrira les portes de l’église, « magnifique exemple d'architecture romane de type cistercien : aucune décoration, pureté des lignes, harmonie des volumes ». Ainsi s’achèvera notre randonnée, après quelques minutes de recueillement salutaire. 
 
Merci Jean pour cette très belle randonnée.
 
Merci au photographe : Gérard CHARPY.
 
Prochaine sortie le 6 Mars pour une randonnée sur les Crêtes de Cogolin avec Bruno GUERIN.
 
Encore quelques photos  undefined
Paysages embrundefinedumés et rochers
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Gorges du Blavet - 21 février 2008

22 Février 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Les Gorges du Blavet
undefinedAujourd’hui Bruno Guérin nous propose une randonnée au bois du Défens et aux Gorges du Blavet. "Site grandiose et sauvage" où nous visiterons les grottes de Mureron. Ce parcours de 14 km (au moins !) pour un dénivelé de 590 mètres est classé "moyen". Ne serait-ce pas cette même randonnée que nous tentâmes en novembre dernier ? Et à laquelle nous renonçâmes après deux heures de marche, pris sous les bourrasques de neige ? Ce jour-là nous étions treize courageux. Aujourd’hui qu’il fait beau, nous voici 19 au départ : 14 femmes pour 5 hommes. Décidément les hommes ne tiennent pas le coup. Qui a dit "Trois femmes pour un homme, ça devrait le faire !" ?
Ce matin, Bruno nous fait démarrer de bonne heure (à 8h20 nous marchons déjà !) pour profiter de la fraîcheur matinale. Pour faire frais, il fait frais ! La première demi-heure sera même glaciale. "La météo a prévu 16 degrés" nous dit Ginou, arrivée en tenue printanière. Heureusement quelques âmes secourables lui prêtent un vêtement.
Dès le départ nous avons unundefinede vue splendide sur les falaises de Colle Rousse, illuminées par le soleil levant. Notre sentier longe un instant le Blavet dont nous verrons les gorges cet après-midi. Puis il grimpe à l’ombre parmi les bruyères arborescentes, les châtaigniers et les arbousiers, dont certains sont encore en fleurs. Nous contournons l’Eglise des Païens. (L’Eglise des Païens désignerait l’Eglise des non Juifs, c’est-à-dire la chrétienté des premiers temps). Pas la peine d’y chercher une église, il n’y en a pas !
Nous atteignoundefinedns maintenant le lieu où nous fîmes demi-tour en novembre dernier. Françoise réclame une photo commémorative. 
Voici donc la photo de groupe, où l'on peut voir que Paulette a la fringale ! 
Notre piste longe à présent le bois du Défens et ses pins. Puis nous empruntons un sentier qui se dirige vers le Sud et domine le ravin des Cigarières. Quel joli nom ! Ce sentier caillouteux et très raide nous mène à une barre rocheuse. Bruno nous a choisi pundefinedour la pause casse-croûte un emplacement magnifique au milieu des rochers et des cistes ladanifères. 
Il nous raconte : "
Les feuilles de ces cistes produisentundefined une gomme très odorante qui était utilisée il n'y a pas si longtemps dans la fabrication des plus grands parfums. Cette gomme visqueuse se récoltait à l'aide de lanières de cuir que l'on passait sur les plantes et que l'on grattait ensuite." Nous profitons de ces quelques minutes de repos pour nous chauffer au soleil. Après la fraîcheur du matin, quel délice !undefined
Les plus courageux vont escalader quelques rochers pour admirer la vue splendide sur Bagnols-en-Forêt.
Nous repartons plein Ouest, car - ceux qui suivent l’ont bien compris – nous nous sommes éloignés du Blavet et de ses gorges. Cap à l’Ouest donc ! Arrivés au carrefour de Bayonne, nous bifurquons à gauche : direction Sud ! Pour qui n’aurait pas vu la carte, Bruno nous a concocté un parcours en forme de deux boucles successives. La boucle du Bois du Défens étant bouclée, nous rejoignons la boucle qui nous fera faire le tour des gorges. En deundefinedscendant nous marchons parmi les pins aux troncs tordus sous l'effet du vent. En voici un particulièrement torturé qui semble enlacer (ou étrangler) Paulette. 
Mais l’appétit venant en marchant, il est temps de faire une halte pour pique-niquer.
Assis au milieu des rochers,undefined en plein soleil, avec au loin une vue imprenable sur mer, quel bonheur ! Après déjundefinedeuner, Bruno nous montre des rochers (sans aucun doute de rhyolite) fendus en deux, non par la main d’un homme fort, comme voudrait nous le faire croire Camille, mais par le gel tout simplement.
Nous repartons à présent par une piste en descente et atteignons le pont qui enjambe le Blavet. undefined
En amont nous admirons la vue magnifique sur les gorges. 
En aval, la riundefinedvière a creusé dans la roche une cuvette qui se termine en cascade. 


Merci à André qui, courageusement, est descendu   undefined
dans le lit du torrent (ça devient une habitude !) pour prendre en photo le groupe - du moins ceux qui se trouvent dans son champ.
Bruno nous explique :undefined
"
Ici nous sommes encore dans l'Estérel. Ses contreforts Ouest sont toujours ocre mais le massif s'est ici fracturé. La faille s'est produite dans une épaisse coulée de lave. Un volcanisme fissural a ainsi donné naissance aux gorges du Blavet". Une fois le pont franchi, nous repartons vers le Nord, jusqu’à atteindre le début des gorges. Devant nous se dresse uundefinedne falaise percée de cavités. 
undefined









Nous grimpons en sous-bois un sentier très accidenté et de plus en plus raide. 
Nous longeons sur notre gauche la paroi rocheuse et atteignons bientôt la belle grotte de Mureron. undefinedGeneviève semble vouloir l'escalader mais sans succès. 
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Quelques-uns poursuivent le sentier qui monte au ras de la falaise. On aperçoit sur les parois abruptes des cordes et équipements d’escalade. D'ici partent en effet des tas de voies d'escalade aux noms évocateurs : "
au pet de ma blonde 6b, ocrement beau 7b+, grave party 8b .."
Enfin nous redescendons dans le lit du Blavet pour franchir un premier gué. Le photundefinedographe, toujours à l’affût d’un faux-pas et d’un bain malencontreux, repart bredouille, hélas ! Voici un deuxième gué encore plus facile. 
Le sentier nous offre de très belles vues sur les rochers environnants.
 undefined
Les bords des falaises sont coiffés de grands pins qui contemplent le fond tout en s'élançant vers le soleil (*). Enfin nous regagnons la route et bientôt nos voitures. La boucle est bouclée.
Ainsi s’achève une belle journée.
 
Merci Bruno pour cette belle randonnée.
 
(*)     Extrait du site http://www.merveilles-du-var.net/
Merci aux photographes : Nicole BRINSDON, Gérard CHARPY, André TUPIN.
 
Prochaine sortie le 28 Février pour une randonnée sportive à la Mangiarde (La Tour-sur-Tinée) avec Jean BOREL.
 
Encore quelques photos ?
 
Non, c'est terminé pour aujourd'hui.
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La Turbie - 14 février 2008

15 Février 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

La Turbie
undefinedAujourd’hui Jean Borel nous propose une rando-resto à La Turbie, sur les hauteurs de Monaco. Qui dit "restaurant" dit randonnée plutôt cool; ainsi celle-ci ne fait que 8 km pour un dénivelé de 460 mètres. Partant de Monaco, il nous faudra rejoindre La Turbie et son célèbre trophée d’Auguste, par une série d’escaliers suivis de sentiers escarpés.
Nous voici donc à l'aube (il est 7 heures) sur le parking de Boulouris, … où nous laissons nos voitures ! Car aujourd'hui, – c'est une première –nous prenons le train. A l'exception de trois dissidents qui pour convenances personnelles, rejoindront Monaco en voiture.
Nous gagnons undefineddonc à pied la gare de Boulouris sur Mer et attendons le train de 7h14. Une fois montés à bord, nous retrouvons – précisément dans le wagon où nous sommes montés – les quelques randonneurs partis de Saint Raphaël. Une heure trois quarts plus tard, nous débarquons en gare de Monaco, où nous attendent Denise, Claude et Daniel. Quelle synchronisation remarquable !
Nous sommes donc à présent 33 randonneurs qui commençons à grimper dans les rues de Monaco. Très vite nous voici dans Beaulieu. Nous eundefinedmpruntons le chemin de Grima puis – comme prévu - une succession de marches d'escalier. 
Puisundefined nous nous regroupons, 











avant de traverser une dernière rue et de quitter la ville. Nous apercevoundefinedns devant nous le sommet de La Turbie – notre objectif – au-delà d'une splendide plantation d'orangers. Jean nous montre le profil de la randonnée. C'est simple : ce matin nous montons, sans nous presser, car le restaurant ne peut nous accueillir qu'à 13 heures. Et cet après-midi nous redescendrons !
A présent nouundefineds empruntons un chemin en pente douce en forme de balcon suspendu au-dessus de la mer. Le temps est superbe, la vue sur mer est magnifique. Un vrai bonheur pour les randonneurs. 
Nous marquundefinedons une pause.



Jean nous conte l'histoire de Monaco et de la dynastie des Grimaldi, puissante famille originaire de Gênes. C'est en 1308 qu'un Grimaldi acheta la seigneurie de Monaco. Passons rapidement sur les petites histoires familiales (Au 16è siècle, Jean est ainsi tué par son frère Lucien. Lucien est à son tour assassiné par son neveu. Charmante famille !) En 1852 le prince de Monaco autorise l'ouverture d'une maison de jeux. Première étape du développement de la Principauté qui attirera toute l'aristocratie d'Europe, puis le tourisme et les sociétés étrangères en quête de privilèges fiscaux. Monaco n'a cessé de se construire, jusqu'à devoir empiéter sur la mer. C'est donc ce
C'eundefinedst donundefinedc ce "temple du modernisme azuréen" que 










nous contemplons. 
A présent nous reprenons notre grimpette vers La Turbie, par un sentier rocailleux, dans un paysage plutôt aride. Puis nouundefineds parcourons une belle pinède. Voici près d'un arbre un joli pied de jacinthe (phoundefinedto dédiée à Yvette qui n'a pu venir). 
Enfin nous atteignons le sommet. 
Le groupe se rassemble devant le Trophée.
 
"Du haut de ce monumeundefinednt, vingt siècles vous contemplent" nous dit Jean. Il nous conte l'histoire de La Turbie. La destinée exceptionnelle de ce village tient à sa position stratégique, seule voie de passage à travers les reliefs escarpés de la côte.
Au premier siècle avant J-C, les Romains y édifièrent le magnifique Trophée des Alpes, à la gloire de l'Empereur Auguste. Ses victoires sur les peuplades ligures et alpines ont permis de pacifier la région et d'assurer la sécurité des communications vers les provinces occidentales, la Narbonnaise et les Espagnes.
Ce Trophée, symbole de undefinedpuissance, se dressait à l’extrémité méridionale du massif alpin. Il marquait la frontière entre l’Italie et la Gaule.
Le village de La Turbie deviendra plus tard place forte des Etats de Savoie puis sera rattaché à la France en 1860. Le Trophée - quasiment détruit en 1705 sur ordre de Louis XIV – fut restauré au début du 20ème siècle, grâce à un mécène américain.
Ce rappel historique nous a tous mis en appétit. Mais il n'est que midi. Certains en profitent donc pour visiter le Trophée. Tandis que les autres flânent danundefineds les ruelles aux demeures moyenâgeuses. De loin nous apercevons le Trophée et ses visiteurs. 
undefined
Nous  voici devant la fontaine "Carolo Felice Rege", dédiée à Charles Félix, roi de Sardaigne.
Enfin voici l'heure du déjeuner. Domiundefinednique – qui a très gentiment accepté de reporter son anniversaire au 14 Février – nous offre l'apéritif. Quel âge a-t-il donc ? Pour le deviner, il suffit de compter les bougies sur sa part de dessert.
Comme un bonheundefinedur n'arrive jamais seul, à la fin du repas Maurice se lève, exhibant une louche flambant neuve. Debout sur une table, aurait-il préparé un numéro en duo avec le patron du restaurant ?? Mais celui-ci s'écarte, laissant Maurice nous interpréter l'Ami Jean-Pierre.
Après quatre undefinedcouplets et refraundefinedins repris en chœur sous la conduite de Denise, Maurice semble épuisé. Le patron récupère son couvercle tout bosselé, mais n'ose rien dire devant son personnel qui applaudit ! Nous prenons congé.
A présent il nous faut descendre sans tarder, si nous voulons attraper le train de 16h20. Heureusement la descente nous semble beaucoup plus rapide que la montée !! Mais bientôt il apparaît que certains ne suivent pas. Jean remonte prendre des nouvelles des traînards. Il paraît qu'André a égaré son appareil photo (flambant neuf lui aussi) et se prépare à retourner au restaurant. Certains se lamentent déjà : le train de 16h20 n'attendra pas !  Mais voici Andundefinedré et Monique, accompagnés de Bruno et Camille. André a retrouvé son appareil. Il était dans son sac ! 
"Cela mérite une fessée !" dit l'une. "Ca vaut bien une tournée générale !" lance un autre. Comme quoi, les goûts et les couleurs…
Nous reprenons notre descente, vraiment très rapide puisque nous atteignons la gare avec une demi-heure d'avance. Le retour en train  paraîtra un peu long, mais reposant pour les chauffeurs.  
Merci Jean pour cette belle randonnée sur les hauteurs de Monaco. Merci à Dominique pour l'apéro et à Maurice pour le spectacle.
 
Merci aux photographes : Nicole BRINSDON, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, André TUPIN.
 
Prochaine sortie le 21 Février pour une randonnée aux Gorges du Blavet avec Bruno GUERIN.
 
Encore quelques photos :
 
Le Troundefinedphée d'Auguste, seul monument comméundefinedmoratif 













de ce type qui subsiste eundefinedncore dundefinedu monde romain, avec celui de Trajan à Adam-Klissi en Roumanie.





Village de charme appundefinedrécié des touristeundefineds, La Turbie a su préserver son authenticité. Son "vieux bourg" est un havre de paix au charme pittoresque : ruelles pavées généreusement fleuries, placettes ombragées.
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Le Circuit de Paracol- 7 février 2008

8 Février 2008 , Rédigé par Jean-Marie

Le circuit de PARACOL


undefinedVers 8 h 45, 27 marcheuses et marcheurs se retrouvent à la sortie du petit village LE VAL, proche de Brignoles pour accompagner Bruno sur 17 kms avec une dénivelée prévue de 600 m que quelques erreurs de parcours porteront à 705 m... Il fait beau et la journée se présente sous les meilleurs auspices. Par contre la température est encore fraîche, mais nous savons qu’à cette saison, le soleil réchauffe rapidement le fond de l’air.

undefinedPourtant tout avait failli mal commencer sur le parking de Boulouris, la roue avant gauche de la voiture de Bruno, qui traversait tout le groupe des randonneurs, a coincé le talon de la chaussure d’Yvette. Heureusement plus de peur que de mal .

A 9 h, notre petite troupe s’élance vers leundefined chemin de PARACOL. Première chapelle, celle de St Etienne  presque complètement envahie par le lierre. Heureusement, de l’autre côté de la rue, le joli oratoire est bien fleuri.

Nous commençons la rude montée qui va nous conduire jusqu’au site de Paracol. Le chemin est jalonné d’oratoires,  mais au début du chemin, un montage bizarre d’un reste de statue ( un nez !!!) a retenu notre attention. Alain qui ne se sentait pas en forme a préféré repartir vers le parking. Bruno s’assurera de son retour grâce au téléphone portable.

Nous atteignons une grande aire plate dont l’extrémité ouest est fermée par la chapelle St.Blaise. Nous sommes sur l’emplacement du   village initial. undefined

L'ancien oppidum celto-ligure de Paracol a du être réutilisé au temps des sarrasins comme place forte. De cette époque, il ne reste que quelques murs disséminés sur les deux cimes, et deux églises: Notre-Dame de Paracol, anciennement église sainte Marie, et Saint-Blaise, anciennement dédiée à Saint-Jean l'évangéliste. C'est la charte de Paracol qui définira le territoire de Le Val. *

La chapelle St Blaise a été restaurée en 1637 puis plus récemment, mais elle date de 1010. Devant la façade, un autel constitué d’une undefinedgrade dalle rocheuse  a été posé sur deux rouleaux à grains.

Après avoir pris la photo de groupe, nous continuons notre progression pour atteindre l’église Notre Dame de Paracol accrochée à un rognon rocheux sommital . Ce site pourrait être remarquable si on n’ y avait pas installé une énorme statue dorée de la patronne des lieux et un affreuse croix, gigantesque, en menuiserie métallique, verte de surcroît.  Certains prétendent qu’elle est de G. EIFFEL …undefined

On ne sait pas exactement quand l'église Sainte-Marie fut érigée à Paracol. Sa nef unique voûtée de plein cintre et son abside en cul de four la placent manifestement de l'époque préromane. Le décor de la table d'autel s'apparente à l'art paléochrétien . *

 Bruno nous désigne notre objectif, au nord-ouest, le CUIT, un piton dénudé.  Après avoir fait le tour de Paracol, nous cherchons en vain le chemin en descente qui doit nous conduire au Vallon des Flammes. Pas de chemin côté NO, nous repartons donc côté Nord par une bonne descente qui nous conduit …sur le chemin du retour. Heureusement le GPS nous remet sur la voie et nous pouvons poursuivre sur un chemin presque plat où nous allons faire la pause « banane » de la matinée.

Plus nous nous rapprochons du CUIT, undefinedn’oubliez pas que nous sommes dans le vallon des Flammes ( que de jeux de mots possibles), nous découvrons une vaste zone  "d’ arsins "      (restes de troncs calcinés), traces des incendies de 2003 vraisemblablement. Désormais c'est dans ce paysage désolant que nous allons circuler pendant quelques heures. Nous sommes maintenant au pied du CUIT, face sud mais la montée de ce côté est impossible ce qui va nous conduire à le contourner. Nous ratons un undefinedchemin qui revient vers l'est et nous  nous retrouvons devant le portail grand ouvert d'une résidence. Le propriétaire, passant en 4x4, nous autorise à pénétrer sur son terrain pour rejoindre notre chemin. Nous traversons une plantation de jeunes oliviers dont le terrain a été récupéré sur le brûlis. Tous les plants sont protégés par un plastique blanc et comme le font remarquer certains, cela rappelle un peu un cimetière militaire.

Enfin nous atteignons la base du CUIT avec l'objectif de pique-niquer à son sommet. undefinedCertains auraient préféré s'installer là, dans les rochers, mais finalement la majorité a entraîné tout le monde au sommet. Et là, tout autour de nous, a nos pieds, il n'y a que troncs calcinés et, ce qui est remarquable c'est la limite du feu, marquée par le chemin par lequel nous sommes arrivés : d'un côté  une forêt en pleine végétation, de l'autre…plus rien.

Le repas terminé nous redescendons puis nous avons à traverser une zone d'arsins et d'arbres couchés dans tous les sens. Parmi les arbustes qui ont repoussé, de superbes bruyères mauves adoucissent un peu ce paysage. Des bruyères fleuries à cette saison, ce ne peut être que l'espèce Erica Carnéa !    Mais où est le chemin  undefineddans cet enchevêtrement de troncs ? Finalement nous empruntons une trace qui nous conduit à la bonne bifurcation.

Le chemin monte et puis redescend, toujours dans la forêt brûlée.

Il fait toujours très beau, presque trop chaud ... pour des marcheurs de Février !

Tout d'un coup nous prenons conscience que nous remontons le chemin que nous avions descendu ce matin en partant de la Chapelle de Paracol.  Nous avons raté le chemin qui devait nous faire revenir au village en passant par la Chapelle Cyriaque. undefinedBruno décide de continuer et de revenir par notre chemin de l'aller.

Voilà, c'est fini nous retrouvons nos voitures puis allons prendre le pot de l'amitié dans le vieux village. Sur la recommandation du cafetier, nous visitons l'église. Il ne fallait pas manquer cela. Je ne serai pas aussi undefinedcomplet que le site   sur lequel je vous propose d'aller faire un tour : http://perso.leval.mageos.com/pages-htm/eglise.htm.

De plus il y a de belles photos. Rajoutons cependant qu'il y a aussi un superbe campanile.undefined

 

Merci Bruno de nous avoir fait découvrir cette région et de nous avoir commandé… du beau temps.

Merci aux photographes Gérad CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE

 

La semaine prochaine, Jean BOREL nous emmènera de  Monaco à La Turbie avec un restaurant.

 


* Extrait de http://perso.leval.mageos.com/

 

Quelques photos supplémentaires : Les oratoires

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                             undefined                               Le "NEZ"
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Les crêtes du Tanneron - 31 janvier 2008

1 Février 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Les crêtes du Tanneron
undefinedAujourd’hui Jean Borel nous propose une randonnée sur les crêtes du Tanneron, "à la découverte des plus belles plantations de mimosas de toute la Côte d’Azur". C’est un parcours classé moyen / Alto  de 15 km et de 520 mètres de dénivelé.
Nous voici 25 randonneurs au départ de Tanneron. Jean nous raconte qu’il a fait cette même randonnée il y a 3 ans, juste après une forte chute de neige. Il nous fait le récit des incidents qui ont émaillé cette randonnée. Il ira même jusqu’à nous montrer les endroits précis qui ont vu Paulette chuter (une première fois) et Jean-Marie laisser choir son portable dans une congère. (Vous verrez ci-dessous quelques photos de cette randonnée mémorable, transmises par Jean-Marie).
Aujourd’hui la mété2008-01-31-Tanneron-001.JPGo nous a promis un temps ensoleillé. Mais Camille lève le nez au ciel et constate : le ciel est bien couvert. « Encore ces sacrées entrées maritimes ! », nous dit Jean. 
Nous quittons le village par un chemin qui descend en direction du vallon de l’Aubarie. Nous marchons au milieu de la végétation bien connue de l’Estérel : 2008-01-31-Tanneron-005.JPGbruyères, chênes-lièges, pins, arbousiers et cistes de Montpellier comme celui-ci, magnifique.
A présen2008-01-31-Tanneron-003.JPGt le sentier monte. 






Sentier ombragé et soleil voilé, décidément il fait un peu frais ! 
Heureusement2008-01-31-Tanneron-002.JPG voici une éclaircie et l’occasion d’une première photo de groupe.
Nous poursuivons notre grimpette plutôt raide jusqu’à la crête. Enfin nous découvrons un splendide bosquet de mimosas en fleurs. C’est le moment rêvé pour une deuxième photo de groupe. Merci Marie pour la photo !
 2008-01-31-Tanneron-008.JPG 
Jean en profite pour nous raconter l’histoire du mimosa.
Importé d'Australie, le mimosa se développa sur les rivages de la Riviera durant la seconde moitié du 19ème siècle. Le mimosa est en fait un acacia. Se souvenant de ses origines, il fleurit en été – l’été austral, entre novembre et mars.
Chaque année des milliers de tonnes de fleurs coupées du Tanneron sont expédiées en France et à l’étranger. Pour accélérer sa floraison on utilise la technique du "forçage" (Les branches sont coupées prématurément puis enfermées pendant 2 ou 3 jours dans l'obscurité d'une pièce très humide, à une température de 22 à 25 degrés).
Jean n2008-01-31-Tanneron-009.JPGous révèle ensuite d’autres informations (fort intéressantes) qu’il tient de Bruno : le mimosa a des feuilles à limbe avorté (mais à pétiole dilaté), des fleurs en glomérules jaunes et en bouquets pédonculés ! Sans oublier ses fruits, gousses pendantes de 10 cm de long. « Et ça vous fait rire ! » s’exclame Jean.
Mais trêve de plaisanteries, il serait temps de nous réchauffer. Nous repartons donc sur une piste bordée çà et là de mimosas en fleurs. De l’2008-01-31-Tanneron-011.JPGautre côté du vallon, les collines sont couvertes de jeunes plantations. 
Enfin il est midi, Jean nous propose un lieu de pique-nique dégagé et exposé au soleil, - si toutefois celui-ci veut bien se montrer. Il suffit de franchir un fossé (un peu profond) et de grimper un talus (un peu raide). Les2008-01-31-Tanneron-013.JPG premiers s’installent. Quand tout en bas nous voyons un attroupement. Se pourrait-il que Marie ait plongé dans le fossé au lieu de l’enjamber ? Quelques-uns lui portent secours. Puis tous nous rejoignent.
Nous savourons notre pique-nique. Mais après le café – accompagné pour certains d’une verveine -, les premiers se lèvent déjà. Il fau2008-01-31-Tanneron-014.JPGt dire qu’il fait frais et humide, le soleil étant toujours avare de ses rayons. Un peu d’exercice nous fera le plus grand bien.
Nous abandonnons donc notre lieu de pique-nique. La desc2008-01-31-Tanneron-015.JPGente est un petit peu périlleuse mais tout le monde rejoint la piste sans mal. Il est 13 heures et il nous reste encore 2 heures de marche avant de rejoindre Tanneron.
Une descente, un ou deux ruisseaux à franchir et pour terminer une montée, le retour se déroule sans histoires mais à un rythme soutenu. Ainsi dans la d2008-01-31-Tanneron-020.JPGernière côte, le groupe de tête sentant l’écurie toute proche, semble accélérer. Il faudra un rayon de soleil et un superbe bosquet de mimosas en fleurs pour qu’il daigne s’arrêter et attendre le reste de la troupe. C’est bien sûr l’occasion d’une dernière photo de groupe !  

Nous atteignons enfin Tanneron.2008-01-31-Tanneron-022.JPG  
Le village se prépare pour la fête du mimosa de dimanche.
Leundefined saviez-vous ? La fleur de mimosa symbolise l'élégance, la simplicité, la tendresse et 2008-01-31-Tanneron-027.JPGl'amitié. Il représente aussi l'énergie féminine, cachée sous une apparente fragilité.
 
Merci Jean pour cette belle randonnée au pays du mimosa.
 
Merci aux photographes : Gérard CHARPY, Bruno GUERIN.
 
Prochaine sortie le 7 Février pour une randonnée sur le circuit de Paracol avec Bruno GUERIN.
 
Encore quelques photos :
 
 2008-01-31-Tanneron-019.JPG 2008-01-31-Tanneron-021.JPG












Les cr2008-01-31-Tanneron-026.JPGêtes du Tanneron en janvie2008-01-31-Tanneron-025.JPGr 2005
 
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Le Baou de Saint Jeannet - 24 janvier 2008

25 Janvier 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Le Baou de Saint Jeannet
undefinedAujourd’hui Bruno Guérin nous propose une randonnée au « Baou » de Saint Jeannet. C’est un parcours classé moyen de 11 km et de 650 mètres de dénivelé.
Nous nous retrouvons une vingtaine de randonneurs au parking de Saint Jeannet. Dieu sait pourquoi, Jean a du mal à nous compter ce matin. Après plusieurs comptages, il semblerait que nous soyons 22. 
     2008-01-24-St-Jeannet-001.JPG 
Il suffit de le vérifier sur la photo de groupe.
Bruno nous explique que « le Baou est un mot provençal qui désigne une masse rocheuse, emblématique du paysage de la régionOn est subjugué par cette osmose entre la nature (le baou) et l’œuvre de l’homme (le village). La masse imposante du Baou a attiré des peintres, écrivains et artistes, comme Trachel (Hercule), Mossa (Alexis) », pour ne citer que les moins connus.
Et le Baou de Sain2008-01-24-St-Jeannet-002.JPGt Jeannet, eh bien le voici, juste au-dessus de nous ! La première partie de notre randonnée consiste à gravir d’une seule traite les quelques 400 mètres qui nous séparent du sommet. Une heure et demie d’une bonne grimpette.
Qui donc a dit « Si j’aurais su, j’aurais pas venu » ?
– Courage ! Au sommet tu verras, la vue est magnifique. Et tu auras même un banc pour te reposer ! 
Ce matin, il fait u2008-01-24-St-Jeannet-003.JPGn temps splendide, le soleil brille, la température monte au fur et à mesure que nous grimpons. Nous faisons une pause pour nous ravitailler et nous alléger de quelques vêtements superflus. Enfin nous atteignons un vaste plateau calcaire qui mène au sommet du Baou. 
Au loin on peut 2008-01-24-St-Jeannet-005.JPGapercevoir les sommets enneigés. Mais chacun marche en baissant le nez, car les rochers que nous enjambons sont traîtres, parfois instables, parfois glissants. Mieux vaut s’arrêter pour regarder le paysage !
Nous voici au sommet (altitude 802 m) d’où nous dominons la région. En2008-01-24-St-Jeannet-006.JPG bas, on aperçoit la vallée du Var qui brille sous le soleil.2008-01-24-St-Jeannet-007.JPG    Au loin la mer, et nous dit Bruno « si le temps était plus dégagé, on verrait la Corse ! ». Ce sera pour une autre fois. Chacun2008-01-24-St-Jeannet-008-copie-1.JPG va j2008-01-24-St-Jeannet-009.JPGeter un œil à la table d’orientation.










Après le baou, nous nous dirigeons vers le nord. Notre sentier nous permettra de croiser les bories qui se fondent dans un paysage de garrigues et de chênaies ponctuées de dolines et de lapiés. Paysage dominé par l’élément minéral : le calcaire.
(Les dolines sont de petites dépressions, créées par l'effondrement du sous-sol calcaire. Certaines sont profondes et hérissées de lapiés. D’autres, faiblement creusées, présentent un fond garni de terre. Les lapiés sont des roches burinées de profondes cannelures, de cavités tourmentées, séparées par des crêtes aiguës et souvent coupantes. Attention à ne pas tomber !).
Le fait est qu’à p2008-01-24-St-Jeannet-010.JPGart un ou deux bien conservés comme on le voit sur cette photo (il s'agit bien sûr de bories), on pourrait ne voir ici qu’un immense tas de cailloux.   2008-01-24-St-Jeannet-011.JPG    





Nous nous frayons un chemin à travers ces blocs de calcaire. Notre sentier descend au milieu d’une végétation basse faite de genévriers et de magnifiques genets. D2008-01-24-St-Jeannet-012-copie-1.JPGe loin nous apercevons bientôt les ruines du château du Castellet, où Bruno a prévu que nous pique-niquerons. Nous poursuivons notre chemin en légère descente à l’ombre des chênes (blancs ou verts). A nos pieds quelques crocus pointent leurs corolles. Enfin nous atteignons le château et son donjon. Miracle ! Des rochers accueillants nous invitent à nous asseoir. Confortablement installés, nous savourons notre déjeuner. Après un repas correctement arrosé, chacun se détend au soleil.
Puis nous reprenons not2008-01-24-St-Jeannet-014.JPGre descente vers la Cagne (petit fleuve qui se jette dans la mer à Cagnes-sur-Mer), par un sentier en lacets. Notre sentier court ensuite le long du vallon du Castellet avant de cheminer sous les contreforts du baou. Quelqu2008-01-24-St-Jeannet-015.JPGes gros blocs 
              
détachés de la paroi sont équipés pour l’initiation à l’escalade. Car
Saint Jeannet est un véritable petit paradis pour les amateurs d'escalade. De nombreuses voies d'ascension sont répertoriées sur son Baou dont la grande face surgit d'un seul jet sur 200 mètres de haut.
En v2008-01-24-St-Jeannet-016.JPGoici une qui semble bien sympathique : « la Paranoïaque ». A éviter toutefois si l’on est débutant. Comme l’écrit un grimpeur, « c’est un « 6c » horrible à la vue, mais qui se prête bien au travail. Le pas du surplomb est vraiment horrible tout droit, mais en passant légèrement à gauche, ça va un petit peu mieux » !!
Nous aussi nous empruntons un chemin qui grimpe fort. « C’est la dernière côte, Jean ! » Nous atteignons alors l’entrée du2008-01-24-St-Jeannet-018-copie-1.JPG village. Un petit squar2008-01-24-St-Jeannet-017.JPGe ombragé adossé à la chapelle Notre-Dame-des-Champs nous offre une dernière vue sur le Baou de Saint Jeannet.      
D'origine médiévale, le village de St Jeannet est un site remarquable de beauté et de tranquillité, avec ses maisons en pierre du pays qui se serrent les unes contre les autres formant un rempart en entourant l'église.
Nous traversons le village et ses rues étroites, pour atteindre le café où nous allons nous désaltérer. Et au-dessus du café que voyons-nous ? 
Le Baou ! Mais celui-2008-01-24-St-Jeannet-019.JPGci c’est le Baou de la Gaude (altitude 798 m). Certains courageux voudraient l’escalader. Mais il est tard, ce sera pour une autre fois.    
 
Merci Bruno pour cette belle randonnée. Une rando sans histoires : ni chute, ni malaise, ni renard crevé !
 
Merci aux photographes : Yvette CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN.
 
Prochaine sortie le 31 Janvier pour une randonnée sur les crêtes du Tanneron avec Jean BOREL.
 
Encore quelques photos :
 
2008-01-24-St-Jeannet-013.JPGRandonneuses devant le donjon du château du Castellet

Intérieur de la chapelle Notre-Dame des Champs2008-01-24-St-Jeannet-020.JPG  2008-01-24-St-Jeannet-004.JPG 
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