loisirs
Col de Sestriere-29-06-2011
Vers le col de la SESTRIERE
Le 23 juin 2011, la randonnée à Malaussène a clôturé le programme de la saison 2010/2011 du groupe de marche du Cercle de Boulouris. .Quelques amis ont décidé, en
dehors du Cercle, d’aller s’oxygéner en montagne du 26 au30 juin. La rédaction de Randoboulouris a bien
voulu accepter de publier les récits de ces cinq journées.
Ce matin encore, vers 7 h 15, les moutons ont agité leurs sonnailles sous nos fenêtres. Mais aujourd’hui, ils vont, semble-t’il dans la
même direction que nous, vers le col d'Allos.Beaucoup d'accompagnants avec caravane, camions et voitures.
Des ânes et des chevaux en plus. Effectivement, au col d'Allos nous les précédons de quelques minutes. Ils ont coupé par de petits chemins alors que nous avons emprunté la route et tous ses
virages. Les bergers ne sont pas contents car les voitures de Jean-Louis et son groupe, partis pour le "Cheval de Bois", occupent des emplacements où ils ont l'habitude de s'installer. En fait,
ils font une étape et repartiront dans l'après-midi vers la vallée de l'Ubaye.
Jean-Marie hèle celui qui semble être le chef des bergers : - Combien sont-ils ? Pas de réponse.
Répétition, toujours rien. Il se déplace, salue poliment le berger et répète sa question. Réponse du berger : - Je ne sais pas le comptable n'est pas encore
passé.
Mais environ ? insiste Jean-Marie. -Il faudrait compter les pattes, dit le berger. (Authentique !)
Jean-Marie revient vers le groupe en constatant, dépité : Il m'a vraiment pris pour un c…!
Bon, laissons là les moutons et pensons un peu à notre randonnée.
Jean sera notre guide, toujours accompagné de ses fidèles serre-files Daniel et Jacky. Il nous présente la rando :
-Petite rando facile en aller-retour sur la ligne de crête. Pas de difficulté particulière : 8.3 km et 406 m de dénivelée.
Quatre "vainqueurs" du Mt.PELAT ont abandonné le groupe n°1 pour rejoindre les petites jambes : la détente après l'effort et la réunification des couples…
A 9 h 06, 19 marcheuses et marcheurs quittent le col d'Allos, à 2247 m, direction nord-est. Nos huit amis en route
pour le Cheval de bois sont partis du même endroit, direction sud-est. D'ailleurs, nous les apercevons sur la ligne de crête en direction du Petit Cheval de bois.
C'est avec beaucoup de plaisir que nous retrouverons Marinette qui, en dehors de la première rando, a marché tous les
jours, de retour sur les sentiers depuis sa fracture du poignet. Bien sur, elle fait très attention et on la comprend.
Photo de groupe à 2300 m avec en fond les Trois Evêchés. Il fait toujours très beau mais la météo est moins optimiste pour
l'après-midi.
Le parcours est très fleuri avec une différence entre le versant sud (Haut-Verdon) et le versant nord (Ubaye). Maryse nous
trouve une arnica, espèce en voie de disparition. Nous en cherchions en vain depuis plusieurs jours. Celle-ci n'est pas très belle car, en plein milieu du chemin, elle a été un peu abimée. Mais
nous ne ferons pas la fine bouche. Elle a toutes les caractéristiques : une seule tige poilue, une seule fleur et à mi- tige, deux petites amorces foliaires. Nous n'irons pas bien loin pour découvrir un autre spécimen, la Bérardie laineuse (Berardia subacaulis), une
des 39 plantes endémiques du Mercantour. Puis ce sera une belle touffe de trolles isolée. Que fait-elle là, toute seule, sur ce bord de chemin aride ?
Devant nous apparaît une côte très raide, vue de loin. Elle effraie certaines de nos compagnes, mais au fur et à mesure que
nous approchons elle devient plus abordable. N'importe comment, il n'y a pas d'autre passage, nous sommes sur la fameuse "arête sommitale". Elle se franchit d'ailleurs sans difficulté mais
certaines de nos compagnes pensent déjà au retour et élaborent des parcours …plus faciles. Mais Jean restera ferme dans ses bottes: - Ne vous faîtes pas de soucis,
nous vous aiderons pour descendre, les rassuret'il.
Du haut de cette butte, jolie perspective sur Barcelonnette d'un côté et La Foux d'Allos de l'autre. Tout au sud se dessine une silhouette de femme couchée.
Nous arrivons sur la grande plateforme des arrivées des remontées mécaniques de la Foux d'Allos et de Praloup. C'est là que nous pique-niquerons au retour. La cabane nous offrira un peu d'ombre.
A partir d'ici, comme le petit poucet, nous commençons à semer des randonneuses. Bien sur,
nous les retrouverons au fur et à mesure de notre retour…
Nous poursuivons sur cette arête avec, en dessous de nous, les deux bassins de stockage d'eau destinés à la production de neige
artificielle. Nous frôlons les 2500 m et une de nos amis ressent des malaises : altitude ou hypoglycémie ? Nous préférons la laisser dans une sorte de baignoire de pierres, en compagnie de deux
autres randonneuses. De l'eau et du sucre, voici le traitement de choc. Elles sont bien à l'abri, avec un téléphone, nous les
reprendrons au retour.
Jusque là le chemin était facile mais un petit passage aérien, bien aménagé d'un câble et d'un filet, vient mettre un peu
de sel à notre progression. Nous continuons gaillardement mais, vers l'est les nuages commencent à monter. Arrivant à l'arrivée d'un télésiège du
Pouret, à 2574m, Jean décide de ne pas faire les 500 m qui nous séparent du col car cela ne nous apportera rien de plus et, vu le ciel qui se couvre et nos amies disséminées sur le parcours, il
choisit de faire demi-tour. Pourtant les serre-files, ayant fait un pari, proposent
de gagner le sommet d'une petite colline herbeuse à 2536 m.
Accompagnés de randonneurs des deux sexes dont la doyenne, ils vont effectuer ce petit supplément de dénivelée.
Encore des fleurs, là ce sont des gentianes de Koch (Gentiana Acaulis) et de mignons myosotis.
Puis, le groupe à nouveau réuni reprend le sentier du retour. Nous retrouvons nos deux amies, bien installées dans leur "baignoire". La forme est revenue, nous pouvons repartir. Et c'est sous un nuage noir que nous arrivons au lieu du pique-nique où nous attendaient les premiers "petits cailloux" laissés dans la montée.
Petit tour de rosé transporté par Jacky et disparition du nuage noir : tout est OK et notre arrêt se termine de façon traditionnelle, comme le montre les photos.
Le ciel est encore un peu chargé lorsque Jean donne le signal du départ à 13 h 30. Très vite, nous abordons le mauvais passage de ce
matin, dans le sens de la descente, tant redoutée par certaines. Mais aidées par Jean, Daniel et Jacky, elles arrivent sans encombre sur le sentier.
Il ne reste plus qu'à se laisser glisser jusqu'au col. En face de nous, revenant du Cheval de bois, nous apercevons le groupe n°1.
Et en moins de 5 minutes, nous avons rassemblé les deux groupes de marcheurs et deux de nos
amis non marcheurs qui faisaient la sieste en nous attendant. Maintenant le ciel est très couvert. Nous reprenons nos voitures pour descendre de 200m au refuge du Col d'Allos. Premier coup de
tonnerre lorsque nous en sortons et trombes d'eau lorsque nous les reprenons après le pot de l'amitié, tout le monde réuni. Bravo Jean, dans ta note de présentation, tu avais écrit :
-A l’issue des randonnées, et si la synchronisation des horaires d’arrivées le permet, les deux groupes pourraient se retrouver au Refuge du Col d’Allos pour le "Pot du réconfort " .
Et aussi bravo de nous avoir, une fois de plus, mis à l'abri avant la pluie.
Enfin merci pour cette rando facile qui nous a fait découvrir des paysages fastueux. Mais où étaient les arbres ?
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Jean .
Quelques photos en bonus.
Les patous veillent
En route pour une nouvelle aventure
Ah ! les trolles
Sainfoin couché (Onobrychis supina)
Grimpette
Elle connu bien pire !
Les bassins pour la neige artificielleau dessus de la Foux d'Allos
En haut des pistesJolie mais impressionnante la montagne
La femme couchée
Le temps s'est gâté sur le grand cheval de bois
Les heureuses randonneuses
Ils redescendent
Bien chargé de bâtons, le chef !
Tu y es presque, Yvette
Pique-nique
Retour au col d'Allos
Encore une fleur inconnue, au secours Maryse !
Jean-Louis pourra t'il reprendre sa voiture ?
Le col de l'Encombrette : 27 juin 2011
Jour J+1 : Le Col de l’Encombrette
Aujourd’hui, Jean nous emmène au col de l’Encombrette (alt. 2527 m). Nous
ferons un parcours en ligne, à partir du village de Clignon-Haut, près de Colmars-les-Alpes.
C’est un magnifique parcours de 1134 m de dénivelé (positif, car nous ne descendrons que de 616 m).
Pour nous véhiculer, Jean a réquisitionné trois chauffeurs : Claude, Hubert et Pierre.
Les voici, alignés au garde-à-vous devant leurs voitures.
Jean nous montre le profil de la randonnée.
« Nous sommes ici à 1500 m. Nous serons à 2556 m au col, où nous retrouverons nos amis pour pique-niquer ».
Car nos amis, (les « Petites Jambes », comme les nommeraient certain
groupe de randonneurs) atteindront le col à partir du Parking du Laus, près du Lac d’Allos).
Les voici, réunis pour la photo, avant le départ.
Et voici le premier groupe : 12 randonneurs prêts pour l’ascension.
Il est à peine 9 heures. Nous attaquons la grimpette.
« On voit la vallée du
Verdon » nous fait remarquer Jean. « Et en bas, c’est
Villars-Colmars ».
Nous progressons à flanc de montagne, sur un sentier caillouteux.
Puis nous traversons un bois de pins.
Jean nous prévient : « Ca va monter longtemps ! Est-ce que la cadence vous convient ? ». « Oui, oui. Impeccable ! »
Nous franchissons un passage un peu accidenté.
Puis nous débouchons dans un vaste alpage fleuri. On distingue des ruines de bergeries.
La vue est superbe sur la montagne.
Il est 10 heures lorsque nous arrivons au Lamberet (alt. 1823 m). Un balisage nous précise : Col de l’Encombrette : 2 heures. Nous devrions arriver vers midi.
Nous en profitons pour faire la pause casse-croûte.
« Nous entrons à présent dans le Mercantour » nous dit Jean. « On va peut-être arriver dans une zone d’estive. Faîtes attention aux patous ! »Et Jean nous parle des « pastous » (du vieux français pastre : berger) : « L’utilisation de ces chiens avait quasiment disparu. Mais avec la présence de l’ours dans les Pyrénées et la réapparition du lynx dans le Jura et du loup dans les Alpes, ces chiens représentent de nouveau une aide précieuse pour les éleveurs.
Né en bergerie, le chiot tisse des liens affectifs très forts avec les moutons. Ensuite le chien vit
en permanence au sein du troupeau; l’été en montagne et l’hiver en bergerie. Ces liens le conditionnent pour réagir instinctivement à toute agression contre le troupeau. ».
Nous reprenons notre grimpette au soleil.
On entend le chant du torrent qui descend sur notre droite. « Il descend du lac de l’Encombrette ».
La montée est douce et régulière. Mais Jean nous avertit : « Ce sera plus raide après le Pas de l’Echelle ».
Ici, nous traversons ici un immense pierrier.
Puis nous voici sous les mélèzes. Quel bonheur, un peu d’ombre !
Devant nous se dresse une vaste muraille qui paraît infranchissable.
Impressionnant, n’est-ce pas ??
Nous reprenons notre grimpette à flanc de montagne.
A l’arrière, Beps et Maurice accompagnent Danièle. La fatigue commence à se faire sentir.
Nous marquons une pause au pied du Pas de l’Echelle, sous un surplomb.
Le temps de souffler un peu.
Et d’admirer le paysage grandiose.
« Nous sommes à 2060 m. On va attaquer ce passage aérien ».
« On va atteindre le verrou du lac
» ajoute Jean. « On va bientôt apercevoir le col. On a fait le plus gros ! »
Ca y est ! Nous avons passé le verrou !
Devant nous se dresse l’Encombrette (2684 m) et sa tête au double sommet.
Mais nous n’y allons pas, heureusement.
Notre objectif, c’est le col qui nous domine sur la gauche. On peut y apercevoir des têtes qui nous observent : le deuxième groupe sans doute.
Tout en bas à droite, voici un petit lac. Jean décide d’y descendre.
Danièle et Nicole préfèrent économiser leurs forces. Elles choisissent d’attendre en haut. Gérard, qui se sent l’âme d’un patou,
assure la protection de ces deux brebis.
Le reste du groupe descend près du lac.
On les aperçoit ici, près d’un chalet d’alpage.
D’en bas, Jean appelle Gérard : « Vous pouvez
commencer à grimper ! On vous rattrapera ! »
Nous (Danièle, Nicole et Gérard) attaquons donc la dernière grimpette.
La côte est régulière, mais raide.
Nous grimpons à flanc de montagne, au pied d’immenses pierriers.
Le soleil cogne. Danièle a mal aux mollets et s’arrête fréquemment.
Mais nous progressons sans faiblir, de lacet en lacet.
On aperçoit tout en bas, Jean et le reste du groupe. Ils ont quitté le lac et attaquent la dernière grimpette.
Encore un dernier lacet, et nous apercevons devant nous le col.
Nous distinguons à présent les randonneurs qui suivent notre progression.
Pour nous accueillir, ils forment une haie d’honneur.
Nous passons sous la rangée de bâtons. Heureux d’en avoir terminé avec cette belle grimpette.
On se croirait à l’arrivée d’un col du Tour de France, sous les vivats et les applaudissements de la foule.
Nous sommes suivis de quelques longueurs par Jean et le reste du groupe. Beps termine en saluant la foule.
Nous voici à présent tous réunis au pied du sommet du col.
Quelle foule ! « On croirait le
rocher de Vincennes », dirait Daniel.
Après les retrouvailles, c’est l’heure du pique-nique. Il est 12 h 40.
Nous prenons le temps de nous restaurer.
Puis certains attaquent une sieste au soleil.
D’autres vont admirer le paysage.
Tout en bas, voici le lac d’Allos. (Avec une superficie de 54 hectares et une profondeur de 48 m, c’est le plus grand lac
naturel d’altitude d’Europe : 2228 m).
La sieste est terminée. Jean donne le signal du départ. « Nous allons rejoindre le refuge du lac d’Allos. Mais d’abord, groupez vous pour la photo ! ».
Nous attaquons la descente par un sentier en pente douce.
Mais voici un névé qui recouvre le chemin.
Nous le traversons sans encombres.
De ci de là, de petites fleurs s’accrochent entre deux rochers.
Un sifflement retentit, nous signalant la présence d’une marmotte. Mais celle-ci ne siffle pas. Elle prend la pose pour la
photo.
« A présent, on va quitter le sentier pour
rejoindre le chemin qui fait le tour du lac d’Allos ».
Nous descendons à travers l’alpage.
Jean nous montre les Tours du Lac : de droite à gauche : la Petite
Tour, la Grande Tour, le Sabot, la Tour Noire (ou Tour Carrée) et la Tour Orientale (ou Tour Plate).
Et de l’autre côté du lac, voici le mont Pelat (alt. 3051 m), que
certains graviront demain.
Nous poursuivons notre descente vers le lac.
Nous atteignons le bord du lac. Lac superbe, au pied des sommets.
Puis nous empruntons le chemin du tour du lac, recouvert de larges dalles.
Et nous voici à nouveau face aux Tours du Lac.
Nous terminons cette belle journée par un pot bien mérité.
Il ne nous reste plus qu’à rejoindre le parking du Laus, où nous attendent nos chauffeurs.
Merci Jean, pour nous avoir guidés dans cette très belle randonnée.
Merci à Daniel et Jacky, de la part du deuxième groupe.
Merci aux chauffeurs bénévoles : Claude, Hubert et Pierre.
Merci aux photographes : Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard, Jean.
Et merci à la rédaction de Randoboulouris qui nous a autorisés à publier cet article sur son site.
Encore quelques photos :
Paysages
La cascade de PICHS- 28/06/2011
Le 23 juin 2011, la randonnée à Malaussène a clôturé le programme de la saison 2010/2011 du groupe de marche du
Cercle de Boulouris. Quelques marcheuses et
marcheurs ont décidé, en dehors du Cercle, d’aller s’oxygéner en montagne du 26 au 30 juin. La rédaction de Randoboulouris a bien voulu accepter de publier les récits de ces
cinq journées.
Ce matin, un troupeau de moutons est passé sous nos fenêtres. Nous sommes en pleine transhumance,
en retard cette année selon les autochtones. D'ailleurs, nous aurons droit au même spectacle tous les matins.
Alors que le groupe n° 1 doit déjà être en route pour le mont Pelat, Jean va conduire un groupe 16 randonneurs et randonneuses sur un parcours en aller-retour de 12,6 km et 702 m de dénivelée, pas mal pour des "petites jambes" !
Ses fidèles serre-files, Daniel et Jacky sont prêts pour rattraper les brebis égarées.
Jean conduit ce groupe au travers des chalets de Super-Allos qu'il connaît bien. Et ces escaliers que nous utilisons pour couper les virages, combien de fois les a t'il descendus et montés pour aller chercher son pain et le journal.
Son allure est déjà un peu rapide pour certains, mais nous pouvons tout de même admirer ces jolis chalets disséminés sur la pente.
Puis nous arrivons dans une clairière où nous faisons une pause pendant laquelle Jean nous rappelle une randonnée précédente, en 2010, Les hameaux d'Allos, où nous avions longé un torrent bordé de lys
martagon. Nous sommes dans le même secteur, dans les bois de Vacheresse et nous apercevons sur notre gauche la "Ferme des Bois" côtoyée lors de cette rando.
Il nous montre alors la fameuse cascade de Pitchs qui tombe de plus de 200 mètres, mais il estime que, maintenant, 3 de nos compagnes ne doivent pas continuer car le chemin va devenir plus difficile.
Elle s'installent donc dans une belle prairie en pente où nous les retrouverons à notre retour pour le pique-nique.
Nous passons le ravin des Combes et rentrons dans le Mercantour. On ne peut pas le rater, un grand panneau rappelle toutes les interdictions.
Le chemin traverse maintenant des roubines( heureuse Jacqueline, tu n'auras pas à les affronter aujourd'hui). Un petit passage plus délicat que les autres. Jean nous indique comment poser les pieds : droit, gauche, droit ! Et chacun de répéter pour les suivants. Il nous fera l'inverse au retour : gauche, droit, gauche.
Nous descendons vers le ruisseau le Bouchier auprès duquel nous avions pique-niqué en 2010. Pendant que Jean prend une photo du groupe sur le pont, Jacky va mettre sa bouteille de rosé au frais, dans l'eau. Espérons
qu'il ne l'oubliera pas.
Deuxième petit pont plus rustique fait de troncs et de planches. Nous le traversons, pas très rassurés.
Nous pensions atteindre le pied de la cascade, mais il nous prévient que ce n'est pas possible.. Le chemin continue vers l'est et il
n'y conduit pas.
Après quelques bains de pied rafraîchissants, nous repartons retrouver nos 3 amies. Jacky n'a pas oublié sa bouteille qu'il a
enveloppée dans un journal. Nous rencontrons d'autres marcheurs attirés par cet agréable parcours. Nouvelle traversée des roubines. Le téléphone
de Jean sonne. C'est Jean-Marie qui signale l'arrivée du groupe n°1 au sommet du Mt.Pelat.
Marinette et Monique sont bien installées tandis que Jacqueline revient tranquillement d'une inspection champêtre.
Tout le monde se met en place pour le déjeuner arrosé du fameux rosé, bien rafraîchi. Les conversations vont bon train. Danièla et Monique tressent une couronne de fleurs pour notre guide.
Plus bas, un troupeau de moutons remonte une draille et se perd dans un bois. Ils sont certainement allés se mettre au frais.
Françoise et Jean-Pierre qui doivent retourner à st. Raphaël nous quittent.
Et, comme d'habitude, certains se reposent alors que les mordues "tapent le carton".
Puis Jean donne le signal du départ. Retour par le même itinéraire, en traînant un
peu car il fait très, très chaud et la caravane s'effiloche.
Les premiers arrivés au café à Allos sont si assoiffés qu'ils commandent leur boisson sans attendre le reste de la troupe qui s'installe à son tour.
De retour à l'hôtel, les petits malins qui ont pris leur maillot de bain vont se rafraîchir dans la piscine car il fait vraiment très, très, chaud.
Merci Jean d'avoir assuré la conduite de cette belle rando ainsi que le reportage photographique.
Quelques photos en bonus
C'est parti
Le Bouchier
Toujours bon la sieste...surtout dans un tel décor
Aussi en forme "à table" que sur les sentiers
Les onze du mont PELAT-28 juin 2011
Les onze du Mont PELAT
Le 23 juin 2011, la randonnée à Malaussène a clôturé le programme de la saison 2010/2011 du groupe de marche du Cercle de Boulouris. Quelques marcheuses et marcheurs ont décidé, en dehors du Cercle, d’aller s’oxygéner en montagne du 26 au 30 juin. La rédaction de Randoboulouris a bien voulu accepter de publier les récits de ces cinq journées.
Aussi mythique que le Mounier, le Mont Pelat nous devait une revanche car, en 2010, nous étions
restés sur notre faim à cause de la neige. Cette année, la météo est excellente et 10 courageux ont décidé d’accompagner Jean -Louis pour cette ascension. Seul Daniel a déjà effectué cette
ascension. Quatre dames font partie du groupe : Annie, Chantal, Daniéla et Maryse, toutes bien déterminées à atteindre le sommet. C'est Maurice qui sera le serre-fil officiel secondé par
Beps.
Partant du parking du Laus, nous quittons très rapidement la piste du lac d’Allos, au travers d’un bois de mélèzes bien touffu. La balise nous promet le mont Pelat dans 3 heures.
Le groupe est homogène, hyper motivé, certains un peu stressés : premier 3000 m.
Nous débouchons sur une large vallée bien verte où nous ferons notre photo souvenir. C’est un véritable coin de paradis et il faut en profiter car nous allons passer du règne végétal au règne minéral.
Jean-Louis nous présente la rando (14 km et 1050 m de dénivelée) :
-Nous allons monter à 3052 m par des sentiers de pente raisonnable avec beaucoup de lacets. Nous aurons à franchir un petit passage aérien sans difficulté et les 50 derniers mètres seront plus difficiles, dans des rochers. Si nous avons encore assez d’énergie au retour, nous ferons un petit détour pour découvrir un autre petit lac.
Il ajoute que nous allons atteindre une altitude assez élevée pouvant entraîner un gêne respiratoire, donc pas d’efforts inutiles, une marche régulière et modérée avec une respiration adaptée basée sur un vidage complet des poumons, l’inspiration se faisant toute seule.
Pas d'animaux en vue. C'est pourtant dans ce secteur que nous avions vu un superbe troupeau de chamois, l'année dernière, en montant
au col de la Petite Cayolle.
Nous continuons de progresser, encore dans le domaine végétal et Jean Louis nous conseille de bien en profiter car cela ne va pas
durer. Effectivement lorsque nous atteignons la balise à l'intersection du chemin conduisant au col de la Petite Cayolle nous n'avons plus en perspective que des cailloux. Nous ne voyons
pas le sommet mais nous savons qu'il nous reste deux heures pour l'atteindre.
Nous croisons un petit groupe qui redescend, déjà. Ils ont du se lever plus tôt que nous. Un d'eux nous salut - Bonjour, en général,
voulant ainsi signifier qu'il s'adressait à tout le monde.
Son expression fait s'esclaffer notre groupe et Jean-Marie lui rend son salut en lui précisant qu'il ne pouvait pas mieux tomber car nous avions un général parmi nous !
A partir de 2350 m, nous commençons à voir le lac d'Allos. Il ne nous quittera plus jusqu'au sommet.
Le fameux passage aérien n'est pas trop impressionnant et nous le franchissons sans difficulté.
La température est agréable, il fait chaud car nous sommes en plein soleil, dans les cailloux, mais il fait moins étouffant que les jours précédents où nous étions partis de plus bas.
Il est10 h 45, Jean-Louis décide de faire la pause matinale à 2590 m. Nous profitons d'un petit replat avec un peu d'herbe. Maintenant nous voyons le sommet et à l'opposé, le lac d'Allos, de plus en plus superbe.
Tout à coup , en dessous de nous, à moins de 50 m, un chamois isolé déboule et coupe le chemin que nous venions d'emprunter. Vite, un coup de zoom. Réussi, Jean-Marie est
content !
Mais ce n'est pas fini avec les animaux. D'abord deux énormes marmottes avec leur pelage d'hiver, se sauvent à notre approche.
Puis dans un virage, tout un groupe de chamois défile, en contrebas puis au-dessus de nous.
Il y a même une mère et son petit.
Ce genre de rencontre nous fait oublier, pendant un moment, les efforts qu'il reste à fournir.
Nous repartons et traversons le premier névé. A partir de ce moment, Jean-Louis passe à l'arrière pour soutenir la queue du
peloton.
Un petit groupe de 3, Annie, Daniel et Gérard, en profite pour s'échapper et à ce moment, l'équipe est scindée en 5 : le groupe
de 3 en tête qui fonce vers le sommet, puis Jean M. et Jean-Marie, Maryse qui fait sa montée en solitaire, à son rythme, et enfin Chantal, Beps, Maurice, Jean B. et Jean-Louis.
Dans ce désert de pierraille, quelques minuscules fleurs sont parvenues à survivre et sous le sommet, vers 2900 m, à l'abri sous une
petite barre rocheuse, tout un groupe de petites fleurs jaunes apporte une tache lumineuse. Pas le moment de vérifier si ce sont des Potentilles ou des Hélianthèmes…
Encore une cinquantaine de mètres à gravir dans les rochers. Un balisage jaune a été mis en place. Bien utile, car lorsqu'on le perd, généralement on se retrouve en grande difficulté. C'est ce qui va arriver à Annie qui panique un peu. Gérard va, vertement, la remettre en piste, on est à 3000 m, nos propos ne prennent pas la même valeur.
Et c'est Daniel qui atteindra le premier le sommet, Annie réclamant l'ex aequo !!! Gérard sera dans leur pas. Il est alors 12 h 02, nous avons respecté la durée prévue, arrêt compris : pas mal pour des retraités.
3052 m, c'est une première pour la plupart d'entre nous.
Un peu après arriveront Jean-Marie, Jean M, puis Jean-Louis et Maryse, ensuite Maurice et enfin Chantal, Jean B et
Beps. A 12 h 18, tout le monde est rassemblé. Et là, Jean Bellaches aura le mot de la fin : c'est fastoche
!!!
Annie s'est installée dans une sorte de petit refuge fait d'un muret de 0.5 m de haut qu'elle appellera sa cabane. Lorsque Jean-Marie
la rejoint, elle est en compagnie de deux jeunes grimpeurs athlétiques… Il n' y a pas beaucoup de place sur ce sommet et si les deux compagnons d'Annie nous
quittent rapidement, il y a un autre couple avec nous. Lui est diacre au village de Gréollière et connaît bien ce sommet. Il va nous faire un repérage des différents sommets des Alpes depuis la
barre des Ecrins jusqu'à l'Argentera en Italie.
C'est un paysage extraordinaire et il ne fait même pas froid.
Nous nous installons pour le pique-nique, le diacre et sa voisine sont partis mais deux jeunes belges les remplacent et nous coupent
les jambes, si ce n'était déjà fait par la montée : ils sont montés en 1 h 45 !
Pourtant il faut redescendre et nos nouveaux amis belges nous ferons une photo du groupe au complet avec le lac d'Allos en fond
"d écran".
Maintenant l'inquiétude n'est pas d'atteindre le sommet mais d'en redescendre et c'est avec un peu d'appréhension que nos trois
compagnes s'engagent dans les rochers. Maryse s'est réservée l'assistance de Jean-Louis. Mais finalement tout se passe bien.
Passée la zone de rochers, sous la direction de Daniel, le groupe déboule rapidement ( 12 m/minutes) et attendra tranquillement
l'arrivée de Maryse et Jean-Louis.
Là le problème se pose : irons-nous au petit lac du Trou de l'Aigle ? Il faut 10 minutes, environ et 30 m de dénivelée
supplémentaire. Bon, finalement on y va et nous serons satisfaits de cette décision : il est mignon comme tout ce petit lac, encore bien entouré de névés.
Maintenant il n' y a plus qu'à se laisser descendre. Petite scène très drôle : au bord du chemin, une marmotte s'est assise sur son derrière pour contempler un petit groupe de quatre marcheurs. Certains diront qu'elle
était amoureuse de Gérard. D'ailleurs, certainement ému, il rata la photo.
Nous retrouvons la verdure pour une petite pause. Jean-Louis pensait passer par le lac d'Allos
pour y prendre une boisson mais cela nous rallongerait. Il prend la décision d'aller directement à Allos où nous trouverons un bistrot accueillant.
Mais tout d'abord nous avons à retraverser cette grande forêt de mélèzes. Ce matin, lorsque nous l'avions franchie, soit que le
soleil l'ait éclairée autrement, soit que nous étions branchés sur la montée, nous n'avions pas vu les parterres de myosotis : c'est bucholique.
Autour d'une boisson frâiche nous nous félicitons de notre "exploit". Maryse nous fit la surprise de payer toute les consommations pour se faire pardonner de nous avoir ralentis dans la descente. Merci Maryse mais une petite attente en cours de route est aussi une occasion de souffler.
Merci Jean-louis de nous avoir guidés et assistés dans cette montée dont nous rêvions depuis l'année dernière.
Merci aux photographes, Jean, Jean-Marie, Gérard, Jean..
Photos en bonus.
Voilà, c'est parti pour la grande aventure
C'est encore dans nos cordes
Vas-y Chantal !
Nous allons tout droit vers la pierraille
Pas trop sympa l'environnement
Maternité
Il nous a vu
Il est toujours là...le lac
Le bon bout !
Sévère le paysage !
En plein dedans...mais on photographie toujours
Petit lac au nord du sommet
Superbe !!!
Le lac d'Allos vu de 3052 m
Si Marie-Thérèse voit cela !
Ouf ! ça y est
Courageuses petites fleurs
Encore le lac du Trou de l'Aigle
Le dernier chamois
Panoramique final
La Croix du Puy-Villars Colmars-26 juin 2011
Le 23 juin 2011, la randonnée à Malaussène a clôturé le programme de la saison 2010/2011 du groupe de marche du Cercle de
Boulouris. Quelques marcheuses et marcheurs ont décidé, en dehors du Cercle, d’aller s’oxygéner en montagne du 26 au 30 juin. La rédaction de Randoboulouris a bien voulu accepter de publier les
récits de ces cinq journées.
Après avoir "avalé " les 150 km qui nous
séparent du Val d’Allos, 23 randonneurs se retrouvèrent à 9 h30 sur un parking du petit village de Villars-Colmars. Les deux dernières voitures ont eu quelques difficultés avec les troupeaux de
mouton en transhumance.
Après la photo de groupe et la présentation de la rando (boucle de11,95 km avec une dénivelée de
526m), Jean fait d’abord le point sur les absents.
Un "convoi sanitaire " avec Pierre et Claude transporte Jacqueline, Nicole, Annie, Marinette, Jeanine, Monique. Nous les retrouverons pour le pique-nique. Hubert et Jean-Louis nous retrouverons ce soir. Annick a déclaré forfait ainsi
que Marie-Thérèse. Enfin Bruno, que nous saluons tous, a un traitement quotidien qui l’a empêché de nous rejoindre.
Et à 9 h 40, nous commençons à marcher en traversant le village qui a gardé beaucoup de caractère avec de nombreuses fontaines , un joli petit lavoir et un authentique cadran solaire. Certaines maisons sont particulièrement fleuries. Jean nous montre un sommet : "Voici la Croix du Puy où nous allons ".
A ce moment, Denise prend conscience qu’elle a laissé son sac bien en vue dans la voiture de Daniel. Ils vont donc redescendre tous les deux pendant que nous sortirons du village pour faire la " pause banane ".
Après avoir récupéré nos deux amis, Denise
maintenant rassurée, nous commençons la montée. Il fait déjà très chaud malgré l’altitude, la météo est très bonne, nous allons avoir une journée superbe.
Et nous montons par un sentier bien pentu, au début en plein soleil puis, de plus en plus
souvent en sous-bois. Beaucoup de fleurs et en particulier des orchidées tigrées, des raiponces violettes (Phytéma
ovalum),
des centaurées et de superbes ombellifères, laser (Laserpitium siler). La montée est assez sévère et la chaleur
n’arrange pas les choses.
Une fontaine très agréable va permettre de se rafraîchir. Le lieu s'appelle " Source de Via",
pour nous ce sera une vrai source de bien-être.
Enfin nous arrivons à la Croix du Puy qui se trouve un peu en dessous de nous, regroupés sur une sorte de construction en pierres bien
assemblées. Jean nous incite à le rejoindre au bord de la falaise pour admirer le paysage, en fait une très belle vue sur le
village traversé au début de la rando, la vallée du Verdon, et les différents sommets au dessus de Colmars.
Encore de nouvelles fleurs intéressantes, une euphorbe rouge très courte et une orchidée blanche.
Heureusement que nous avons Maryse avec
nous!
Jean nous rassemble : - Nous allons rejoindre le chemin en ligne directe selon un azimut à 300. Restez bien groupés car nous serons hors sentier .
Effectivement, nous retrouvons bien notre piste qui doit nous conduire, en descente jusqu’au village de Chasse où nos huit amis nous attendent pour le pique-nique.
-Nous allons accélérer un petit peu afin de ne pas les faire trop attendre,
nous demande Jean mais il fait beau, le chemin est agréable et il doit faire un arrêt aux Cabanes pour regrouper tout son petit monde.
-Nous allons maintenant atteindre le Pont des chasseurs où nous aurions du pique-niquer. L’endroit est très agréable mais inaccessible pour nos amis, en conséquence, nous les retrouverons au village de Chasse au bord du torrent éponyme.
Voici le pont des Chasseurs et plus d’un
randonneurs va se rapprocher du torrent pour se rafraîchir. Le coin est effectivement charmant mais …
Nous poursuivons notre descente et après un petit pont de bois nous découvrons la surprise du jour : un super apéritif nous
attend, préparé par Annie et Grand Pierre. Superbe! Kir et pastis, petits gâteaux salés, saucisson sec, nous avions vraiment besoin de ça pour nous remettre . Soyez, tous les deux, chaleureusement remerciés pour cette belle initiative.
Tous nos amis du "convoi sanitaire" sont là et nous sommes heureux de nous retrouver.
De grand pins nous donnant une ombre agréable (Jean-Marie vérifiera, il fait entre 24 et 25 °- quand même! ). Et le pique-nique
s’installe, chacun trouvant son rocher. Mais en digne chef, Jean et Nicole trôneront : des seigneurs !
Certains, toujours les mêmes, vont tenter une petite sieste, le lever des corps a été hyper matinal.
Puis Jean donne le signal du départ. Mais avant de rejoindre Villars-Colmars, nous allons faire un tour dans le minuscule
village de Chasse. Là nous y visiterons la petite église, la chapelle St.Raphaël qui comporte un beau reliquaire de Saint…inconnu,
peut-être notre saint à nous
les Raphaélois, et une statue d'ange portant un… poisson (au secours les
spécialistes) !
Nous mettons un peu de remue-ménage dans cet havre de paix en réalisant bruyamment quelques photos pouvant évoquer "Les Vieux de la
Vieille" et Gouyette.
Alors que nos amis reprennent leurs voitures,
les marcheurs entreprennent le retour par un chemin puis une route, en légère descente.
Reprise des voitures avec une rendez-vous à l’hôtel de France pour le pot de l’amitié. Jean en profitera pour confirmer les repas de Jeudi et surtout pour organiser la journée du Lundi où le rôle des trois
voitures des non-marcheurs sera déterminant.
Mais ceci est une autre histoire.
Merci Jean pour cette première journée et aussi à nos amis qui
ont organisé ce merveilleux apéritif .
Merci aux photographes Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard,
Quelques photos en bonus
Le lavoir de Villars-Colmars
Le clocher de Villars-Colmars
La fameuse Coix du Puy
On grimpe !
Ah ! quelle fraîcheur
Dans les bois
Retour
Ah ! la montagne
Bucholique
Roquebilliere-Le Tournairet-16 juin 2011
Roquebilliere-Le Mont TOURNAIRET
Retour dans les Alpes Maritimes entre Vésubie et Tinée. Profitant des longues journées du mois de juin, Jean nous
avait préparé une rando inédite conduisant au Mont Tournairet au dessus de 2000 m. Mais pour rejoindre le départ, il nous avait prévenu : "Parcourir 20 Km à partir du village
de LA TOUR et stationner aux Granges de La Brasque .
ATTENTION : Route étroite et sinueuse . PRUDENCE !"
C'était bien vrai, pour être sinueuse, elle l'était, quant à son étroitesse…il valait mieux ne pas avoir à croiser d'autres véhicules. Nous eûmes la grande chance d'en croiser 4 ! Oubliée la route d'Ilonse-Pierlas, nous avons trouvé beaucoup mieux !
Alors que les dernières voitures arrivent aux Granges de La Brasque, appel téléphonique de Daniela. Erreur de navigation, avec Claude, Chantal et Camille, ils sont
maintenant revenus à la Tour, il leu
r reste les fameux 20 km à parcourir soit 40 à 45 minutes.
Pas mal comme retard pour commencer la journée.
Jean va profiter du temps disponible pour présenter la rando et ces fameuses Granges. Les site sur lequel nous nous trouvons est un ancien camp militaire.
"Dès 1885, le massif du Tournairet prend une importance stratégique considérable dans le dispositif de défense de la frontière sud-est. A partir de
1889, la position du Tournairet est transformée en camp retranché (1000 hommes : Génie, Artillerie de montagne-Chasseurs alpins).
L’ouverture de routes, de chemins
muletiers, le captage de sources, la construction de casernements, d’écuries, de cuisines… permettent d’occuper le massif en été comme en hiver. Une chapelle est même édifiée pour les besoins des
soldats. Un grand nombre de stèles et de gravures témoignent de cette présence militaire.
Transformés en colonie de vacances, peut-être de l'Armée, les bâtiments principaux sont aujourd'hui abandonnés.
Certaines de ces petites "granges" en bois sont, semble t'il, encore habitées.
Avec le massif de Turini, sur l'autre rive de la Vésubie, le chaînon du Tournairet porte les plus vastes forêts
d'exploitation des Alpes-Maritimes, les fûts en étant jadis transportés par flottage vers la Côte par les vallées de la Vésubie et de la Tinée. Au sommet du mont Tournairet (2 086 m) se
rejoignent les limites des communes de Venanson, Utelle et Clans qui font chacune procéder à des coupes de bois régulières; plusieurs essences sont représentées avec une dominante de l'épicéa
versant Venanson, du mélèze versant Lantosque et du sapin versant Clans."
Quant à la rando, 11 Km 2 avec une dénivelée de 606 m, il ajoute,"nous aurons deux sommets à gravir, la pointe de Siruol à 2018 m et le Tournairet à 2086 m. Pour le premier, la montée sera
facultative, il sera possible de s'arrêter au col du Fort : ½ h d'attente. De même, en fin de rando, les plus fatigués pourront zapper les deux kilomètres de route, les voitures repassant au col
d'Andrion."
En attendant la dernière voiture, quelques randonneurs se restaurent légèrement, le petit déjeuner étant déjà loin. Les photographes en profitent pour faire des
clichés des stèles des différentes armes ayant occupé ce site.
Il fait 17 °, la météo nous annonce du beau temps le matin et des risques d'orage pour l'après-midi, un grand classique de la région. Lorsque Jean avait reconnu
cette rando il y avait encore de la neige par endroit. Il s'était enfoncé jusqu'en haut des cuisses.(Image d'archives)
Enfin, à 9 h 50, la voiture de Claude arrive aux Granges et à 10 h, les 26 marcheuses et marcheurs se dirigent vers l'église. Etrange bâtiment de style roman… en
béton armé.
Aujourd'hui, c'est pratiquement une ruine abandonnée mais elle peut constituer un abri en cas de mauvais temps.
Nous commençons une montée assez raide par endroit, en particulier quand des raccourcis coupent les grands lacets de la piste principale. La forêt est superbe et aujourd'hui nous allons retrouver beaucoup de fleurs connues, dont des gentianes bleues (Gentiana Acaulis), et comme d'habitude d'autres inconnues. Celles qui domineront cependant seront les boutons d'or.
Jean nous arrêtera dans un virage pour la traditionnelle photo.
Que de verdure autour de nous ! La dernière pluie doit être récente.
La montée nous a bien réchauffés et la pente assez prononcée nous a coupé le souffle.
Jean nous avait bien prévenu : "nous sommes en altitude, il faut que nos coeurs s'y adaptent, nous allons commencer doucement".
Il nous encourage, "nous sommes presque arrivés".
Voici le col du Fort, 1949 m. Pendant notre montée de vilains nuages gris sont apparus dans le ciel…
17 courageux(ses) vont accompagner Jean à la pointe de Siruol. Nous gagnons très rapidement les premiers blockhaus par un large chemin bordé de
zo
nes herbeuses. Le foin ne manquera pas ici contrairement à certaines
régions d e France.
Beaucoup de fleurs, en particulier de délicieuse petites pensées des Alpes (Violette éperonnée) et bien sur,
les rhododendrons.
Tout a coup, Daniel quitte le chemin et, en bon spécialiste des champignons, il nous rapporte deux superbes vesses de loup dont une aux formes très
suggestives.
L'autre suffisamment jeune, malgré sa très bonne taille, à la chair compacte et très blanche, est comestible. Des
champignons, il n'en manque pas d'ailleurs près de ce sommet.
En plus des champignons et des fleurs, il y a aussi des mouches à profusion.
La tête de Nicole en est auréolée et ces turbulents diptères
viennent parfois se promener devant les objectifs des appareils photos pour se faire tirer un gros plan.
Nous voici au sommet, de gros nuages noirs nous entourent masquant le paysage.
Pas rassurant pour la suite ! Au passage, une petite photo de gentiane jaune, presque fleurie.
Nous reprenons le chemin du retour pour rejoindre le groupe qui nous attend au col et qui
en a profité pour faire la "pause banane". Nos amies ont découvert tout un champ de trolles d'Europe (Trollius europaeus) qui nous rappellent cette jolie
rando en juin 2010 à Rochegrande.
Pour ceux qui redescendent du sommet, pas de "pause banane" mais Annie nous fait déguster de surprenants gâteaux au piment d'Espelette, délicieux.
Le groupe, réuni, repart sur une pente légère qui s'accentue brutalement. Encore des fleurs et en particulier des géraniums sylvestres
et une plante inconnue à identifier, pas encore assez développée pour avoir des certitudes. Quel boulot pour le blogueur !
Nous sommes maintenant juste en dessous
du Mont Tournairet . Les gros
nuages noirs sont moins importants et nous profitons de quelques rayons de soleil. Encore quelques centaines de mètres et nous atteignons le sommet surmonté
d'une énorme balise en bois. Selon Jean, il pourrait s'agir d'un point géodésique de "premier ordre".
Un groupe de superbes lys orangés, juste sous le sommet.
Il en profite pour nous faire un tour d'horizon à "400 grades". En particulier il va nous montrer le Caire Gros, gravi en juin 2009 et la chapelle Ste Anne,
point culminant d'une randonnée à Clans. Certains randonneurs s'en souviennent bien car, aperçue sur son sommet, elle semblait s'éloigner sans cesse :
décourageant.
Nous avons un peu de chance, si la visibilité est loin d'être parfaite, elle permet d'apprécier le paysage. Il nous montre
aussi la ligne de crête empruntée par un GR, partant de Nice et traversant toutes les Alpes.
Nous redescendons et comme il est midi, il est temps de s'occuper de notre pique-nique. Mais Jean décide de s'éloigner du sommet au cas où l'orage reviendrait.
C'est dans un éboulis que nous nous installons, à 2015 m, mais il ne fait pas très chaud quand le soleil disparaît, ce qu'il a tendance à faire un peu trop souvent à notre goût. Quelques polaires
ressortent.
Lorsque Jean nous annonce le départ dans un quart d'heure, les joueurs de cartes s'installent mais Daniel a beaucoup de mal avec ses trois partenaires féminines
particulièrement turbulentes : est-ce l'altitude ?
Nous repartons en descente et alors que nous étions, jusque là, au dessus de la vallée de Valdeblore, nous nous tournons plus ouest vers la Tinée.
Le chemin descend en lacets peu accentués, sur un sol, certes un peu glissant au début, mais dépourvu de cailloux.
Même Jacqueline va le trouver "agréable". Revoici une pulsatille des Alpes (anémone alpina), dont Jean avait noté la nombreuse présence
lors de sa reconnaissance. C'est une des dernières de la saison.
De belles échappées dans la végétation permettent des visions de forêts et de sommets sauvages mais formidables. Nous poursuivons ainsi sans difficultés jusqu'à la balise 103 à 1653 m. Là, nous changeons complètement de cap, partant plein est pour rejoindre le Col d'Andrion. Encore une petite côte avec 100 m de dénivelée, peu appréciée comme il se doit, et nous arrivons sur un superbe chemin en corniche, coupé de deux énormes pierriers. Le paysage est remarquable et le Brec d'Utelle domine les sommets environnants.
Mais au loin, derrère nous, commencent à résonner les premiers roulements du tonnerre. Il reste environ 3 km, nous ne devrions pas avoir de problèmes.
Voici le col, nous allons y laisser deux randonneuses fatiguées. Le reste de la troupe va gaillardement remonter sur deux km pour rejoindre les Granges. Au passage
nous pouvons admirer la source captée de la Brasque, équipée de goulotte et d'abreuvoir en bois.
Trois "flèches" vont se lancer dans un sprint effréné. Nous ne donnerons pas le résultat de ce concours pour ménager les susceptibilités.
Voilà, c'est fini, le ciel est maintenant bien couvert et il ne reste plus qu'à redescendre les difficiles 20 km qui nous séparent du village de la Tour sur Tinée
où nous allons prendre notre pot de l'amitié. C'est un authentique petit village, presque italien, avec ses trompe l'œil et ses voûtes.
Jean était déjà passé là en février 2008 avec 9 autres randonneurs, à l'issue d'une randonnée très difficile à la Mangiarde.
Il pleut lorsque nous regagnons nos voitures. Bravo Jean, c'était bien calculé.
Merci jean, ce fut une très intéressante rando et nous te pardonnerons la route d'accès, si difficile.
Merci aux photographes Jean-Marie, Gérard, Claude .
La semaine prochaine : Jeudi 23 Juin à 7 H 00 :MALAUSSENE ( 06 ) – Circuit du SERSE
Voici un circuit idéal pour l’été, car il se déroule en grande partie sous le frais couvert forestier des flancs Nord du Mont VIAL .
Nous avons toutefois prévu un départ matinal pour effectuer la première montée dans un adret ensoleillé, âpre et aérien, laissant découvrir une vue unique sur les quatre villages limitrophes de la vallée du Var :
VILLARS-sur-VAR, MASSOINS, MALAUSSENE et TOUËT-sur-VAR .
Cette randonnée révèle un aspect méconnu et confidentiel du Moyen Pays, fait de garrigues odorantes, de falaises, de bois de pins Noirs, de balmes aux noms évocateurs comme la balme des fées et de sommets panoramiques à la maigre végétation .
L : 9 Km 300 . Dénivelée : 653 m . D : 4 H 00 . Moyen Médio – Repas et boisson tirés du sac
Animateurs : Daniel Royer - 04.94.19.17.07
Jacky Leboube – 04.94.53.14.96 Boulouris N° 850
Itinéraire d’accès :
Suivre l’autoroute A 8 direction NICE . Sortir à SAINT-ISIDORE ( N° 52 )
Suivre la RD 6202 direction DIGNE .
9 Km après le Pont de La MESCLA, après le passage à niveau, tourner à gauche D326 direction MALAUSSENE
Parcourir 1,5 Km, atteindre MALAUSSENE, point de départ de la randonnée . Après avoir atteint le village de MALAUSSENE, stationner les véhicules dans un des nombreux parkings mis à votre disposition .
Rejoindre à pied, La Place du Centenaire, au centre du village .
Le point de regroupement et de départ de la randonnée est situé sur cette place devant la " Balise N° 4 " à coté de la fontaine .
Coût du trajet A R : 210 Km x 0 € 20 = 42 € + 12 € = 54 Euros
Quelque photos en bonus
Randonneuses en plein effort
Randonneurs décontractés en tête de peloton, l'élite
C'est parti !
"La voûte romane" en béton armé de l'église du camp mimitaire
Ah ! les beaux arbres
Ah ! les belles prairies alpines
Avec les courageux vers
la pointe de Siruol
Curieux, vas !
Les sommets enneigés du Mercantour...dans les
nuages
Ouf ! enfin arrivés
Beau coup de zoom sur la chapelle Ste.Anne
Le chef et ses acolytes...après le saucisson
Cool la descente !
Superbe
Plante inconnue : avis aux
spécialistes
Le Mont Lachens : 2 juin 2011
Le Mont Lachens
Aujourd’hui, Camille nous emmène gravir le Mont Lachens, le plus haut sommet du Var (1.714 m).
Nous sommes prévenus : « La distance est longue, la dénivelée est forte et les sentiers sont pentus ». C’est un parcours « réservé aux marcheurs entraînés ».
Pour les petits marcheurs, Jacky conduira un parcours allégé. Ou plutôt : il aurait dû conduire ce parcours. Car, se croyant en congé, il est tout bonnement parti à la pêche !!!
Mais que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre !
Nous voici 19 randonneurs devant l’église de La Roque Esclapon, village situé au Nord-Est du département du Var.
Jean nous annonce qu’il remplace Jacky et conduira le deuxième groupe.
Il ajoute : « Non, je ne me sacrifie pas ! ».
On le voit ici, entouré des « Petites Jambes », au départ du parcours allégé : 10 km et 500 m de dénivelé. Et voici le groupe de Camille. .
Camille nous présente ensuite la randonnée du mont Lachens.
« Voici un géant : le mont Lachens. Enorme, il dresse son envergure sur tout l’Est du département, tout en gardant un oeil sur l’Ouest. Abrupt et dénudé au Sud, couvert de pins au Nord, il offre aux visiteurs un magnifique belvédère. D’où l’on peut voir, par temps très clair, le Mont Cinto qui lui fait face depuis la Corse.
Ici, le ciel appartient aux disciples d’Icare, les libéristes, les vélivoles, à tous ces grands oiseaux blancs qui transpercent les airs de leurs ailes de géant. Offrant un lot infini de sensations fortes aux pratiquants des sports de l’extrême et des souvenirs inoubliables à tous les contemplatifs ».
Précisons que cette prose fort poétique est signée : Bruno.
Nous démarrons rapidement par une petite grimpette. Les
« Petites Jambes » nous suivront à distance … et à leur rythme.
André fait remarquer : « Et le profil ? Nous n’avons pas vu le profil ! »
Camille s’arrête et nous montre le profil, très simple. Ce matin nous
montons. Et après le sommet, nous redescendrons.
Nous grimpons un petit chemin caillouteux. Le ciel est voilé, il fait frais. C’est le temps idéal pour cette petite mise en jambe.
Puis nous suivons une petite route. Nous sommes à la recherche d’un chemin qui doit monter sur notre gauche. Nous parvenons à une propriété entièrement clôturée. Il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas de chemin. Nous revenons sur nos pas. Attirés par le bruit d’une tronçonneuse, nous nous approchons d’une charmante dame. Qui nous autorise à traverser son terrain pour rejoindre le chemin du Lachens.
Nous rejoignons un chemin. Mais est-ce le bon ?
Camille et Jean-Marie se concertent. Puis nous reprenons notre
grimpette. « Nous avons perdu 20 minutes » nous dit Camille. « A présent les
« Petites Jambes » doivent être devant nous ».
Il est 10 h 30. Nous nous arrêtons pour la pause casse-croûte. Le ciel est à présent bien dégagé. Il fait bon au soleil.
Nous reprenons notre route.
Monique nous dit : « Vous entendez le coucou ? Vous avez des sous ? ». Avec des sous dans la poche, nous deviendrons riches. Mais nous le sommes déjà : randonner dans un paysage magnifique, quelle richesse !
Nous reprenons notre grimpette sur le versant Sud, abrupt et dénudé, du mont Lachens. Dont nous apercevons la silhouette imposante.
Mais où est le deuxième groupe ? On ne le voit pas. Et que va-t-on leur raconter quand nous les aurons rattrapés ?
(Pendant ce temps, Jean s’étonne de ne pas apercevoir le premier groupe au-dessus de lui. Pas de trace non plus, dans quelques passages boueux. Mystère !!)
Nous parvenons à présent à une vaste plateforme au pied du Lachens.
C’est une aire d’atterrissage … pour les disciples d’Icare.
« On va rester maintenant sur
une grande piste » nous dit Camille. Puis, nous montrant le sommet du Lachens : « Nous allons vers le pylône à droite. Puis nous
continuerons sur la crête sommitale avant de descendre à l’Ouest ».
Nous reprenons la piste. Elle grimpe régulièrement, en douceur.
N’empêche, il commence à faire chaud.
Nous progressons au milieu des pins et des genêts en
fleurs.
Notre groupe s’étire quelque peu.
Devant nous se dresse la falaise abrupte et majestueuse du
Lachens.
Là-bas, voici une magnifique pinède. Et que voyons-nous ? Mais
oui, c’est Jean et l’arrière-garde des « Petites Jambes ». Tout étonnés de voir arriver Chantal qui marche en tête de notre
groupe.
Camille explique à Jean ce qui nous est arrivé. Problème de carte … ou
de sentier disparu.
Nous remontons fièrement (??) le groupe des « Petites Jambes » qui faisait une pause à l’ombre des pins.
Et voici le groupe de tête que nous rattrapons
enfin !
Petite pause, histoire d’échanger nos premières impressions de rando. Yvette profite de l’occasion pour changer de groupe. Nous ne sommes donc plus que 8 à faire la rando du Lachens.
Et l’on assiste à un spectacle rarissime : le premier groupe dépassant les « Petites Jambes » !
Nous reprenons notre grimpette au soleil. Camille nous montre un emplacement à l’ombre. « C’est ici que le deuxième groupe va pique-niquer ».
Nous suivons à présent un sentier assez raide, qui grimpe à travers
bois.
Puis revoici une piste qui monte à flanc de montagne. Mais avant, il nous faut franchir une barrière ! Plutôt que de la contourner, André l’enjambe. Avec quelle facilité ! « Tout ça pour nous montrer qu’il est resté jeune ! »
Camille nous montre le mont Lachens, hérissé de deux antennes.
« C’est bon signe. D’ici on voit les deux antennes » nous dit-il.
Jean-Marie annonce : « Nous sommes à 1460 mètres. Il nous reste encore 2 km et 300 m de dénivelé ».
Camille précise : « Maintenant, ça va grimper. Ce n’est pas un faux-plat montant ! »
André apprécie : « Camille, lui, nous donne des informations vraies. Quand il dit : "Ca monte", c’est VRAI ! Quand il dit : "Nous sommes perdus", c’est VRAI
aussi ! ».
Nous grimpons vers l’Est. Sur notre gauche, la vue est magnifique.
Camille nous montre : « Là-bas, je vois Fréjus et Saint-Raphaël. Là, ce sont les îles de Lérins. Et derrière nous, c’est
l’Audibergue ».
Mais nous ne voyons pas la Corse ! Le temps n’est pas assez clair.
La pente est raide, mais régulière. Nous progressons à un rythme
soutenu. « On fait du 4,5 km/heure » nous dit Jean-Marie. Et du 6 ou 7 mètres de dénivelé à la minute. Qu’est-ce que nous
sommes bons !!
Dans la vallée, un oiseau plane, majestueux. C’est sans doute un aigle.
La piste vire à droite.
« C’est la dernière ligne droite » nous dit Camille. Devant nous, nous apercevons le pylône qui marque le sommet.
Nous avalons les derniers mètres et marquons une pause au pied du pylône.
« Regardez en bas, on les voit.
Ils se sont arrêtés pour pique-niquer » nous montre Camille.
Mais nous, il nous faut attendre encore quelques minutes pour
pique-niquer. Nous n’avons pas terminé l’ascension.
Tandis que Camille et Nicole vont retenir un emplacement de pique-nique, nous nous lançons à l’assaut du sommet.
En prenant la route au début (car, faut-il le dire ? On
peut gravir le mont Lachens en voiture !!). Puis en coupant à travers pente, dans l’herbe parsemée de rochers. Attention où l’on met les pieds ! Il n’y a pas que des
randonneurs qui grimpent ici, mais aussi des troupeaux de chèvres !
Arrivés au sommet, au pied du pylône, nous ne sommes plus que 5 qui
admirons une nouvelle fois le panorama.
Nous redescendons à travers les rochers. Puis après avoir coupé la
route, nous voici dans un magnifique alpage. Tout au fond, on aperçoit Camille et Nicole, qui ont été rejoints par Danièle.
Nous traversons l’alpage et arrivons sur le lieu de
pique-nique.
« Départ à 13 heures ! » nous annonce Camille. Non ! C’est une blague car il est précisément 13 heures.
Nous nous installons sur des rochers, au soleil et à l’abri du vent.
André nous propose un verre de rosé pour nous réconforter. Et nous
déjeunons avec appétit.
« Oh ! Un rapace ! » s’écrie Chantal. « Non, ce n’est pas un rapace, c’est un planeur ! » Un disciple d’Icare !
Camille nous décrit la suite de la rando : « Nous sommes montés par le versant Sud, abrupt et dénudé. Nous allons ensuite grimper sur l’arête sommitale. Puis nous descendrons à l’ombre, en direction de La Bastide puis de La Roque Esclapon ».
Après le café, nous ne nous attardons guère. Nos sacs sont vite bouclés.
Nous traversons à nouveau l’alpage.
De ci, de là, voici quelques fleurs. « Oh ! Ce sont des gentianes bleues ! ».
Puis nous grimpons en direction du deuxième pylône.
« C’est difficile de redémarrer
après le déjeuner ! » En effet elle nous paraît bien raide, cette grimpette. Une brise fraîche nous accueille sur la crête. Il nous faut remettre un
vêtement.
Nous arrivons au pied du pylône (alt. 1685 m). Nous
nous groupons autour de la table d’orientation. Le temps d’admirer une fois encore le panorama qui s’offre à nous. Dommage que le ciel soit brumeux !
A présent nous suivons la crête qui descend parmi les rochers. Descente
pas trop rapide, car il vaut mieux être prudent !
Puis nous voici sur une piste qui descend, en plein soleil.
Pas pour longtemps, car nous empruntons bientôt un sentier à travers
bois. Attention à ne pas déraper sur les rochers et les cailloux qui glissent ! Nicole se souvient d’avoir chuté dans cette descente, il y a tout juste 4 ans. Certains d’entre nous s’en
souviennent aussi et c’est à qui trouvera l’emplacement exact de cette chute. « Peut-être reste-t-il des traces : fragments de peau,
ADN ? »
Nous descendons rapidement, mais sans excès, à travers les pins.
Danièle, qui adore les descentes, court devant.
« Jean-Marie ! Viens
courir avec moi ! » lui lance-t-elle. Mais Jean-Marie s’abstient prudemment. Ce serait si facile de lancer une
rumeur !
Sur notre droite, se dresse le rocher de
Sainte-Madeleine. (Ce
piton escarpé est coiffé par les ruines presque inaccessibles de ce qui fut jadis un castrum, érigé au XI° siècle.
Le logis seigneurial et la chapelle se trouvaient au sommet. Le village entourait le rocher. On voit encore des pans de murs s'étirant à son pied, sur une pente raide qui tombe vers La Bastide.
Le village fut assiégé au XIV° siècle par les troupes de Raymond de Turenne et rasé lors des guerres de religion. Les habitants sont alors descendus dans la plaine pour créer les communes de
La Bastide et La Roque-Esclapon).
Puis voici tout en bas le village de La Bastide. Et plus loin, c’est la Roque Esclapon.
Nous passons La Bastide et atteignons nos voitures.
Enfin allégés de nos gros godillots, nous nous dirigeons vers le Café-restaurant du Coq en Pâte. Où nous retrouvons nos compagnons de randonnée, très heureux de nous voir arriver. Ils ont eu tout
le temps de se rafraîchir en nous attendant.
A présent, c’est notre tour de prendre un pot bien mérité. Nous
avons fait près de 18 km et 920 mètres de dénivelé.
Une bien belle journée s’achève….
Merci Camille, pour cette très belle randonnée. Et merci Jean, de la part des « Petites Jambes ».
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Claude.
Encore quelques photos :
Les « Petites Jambes »
Jacqueline devance Jean dans la côte. Bravo !
Photo de groupe
Grimpette
Grandes Jambes
Paysages
Prochaine rando : Jeudi 16 Juin à 7 H 00 : ROQUEBILLIERE (06) – Le Tournairet et le Siruol
ATTENTION : L’itinéraire a été modifié
Avec le massif de TURINI, sur l’autre rive de la Vésubie, le chaînon du TOURNAIRET porte les plus vastes forêts d’exploitation des Alpes-Maritimes, les fûts en étant jadis transportés par flottage vers la Côte par les vallées de la Vésubie et de la Tinée. Plusieurs essences sont représentées avec l’épicéa, le sapin et le mélèze.
Cette randonnée en boucle nous permettra, à 2.000 mètres d’altitude, de détailler les villages de BELVEDERE, LA BOLLENE VESUBIE et CLANS, puis l’épine dorsale vers le CAÏRE GROS et Le VALDEBLORE, et enfin, en toile de fond, le majestueux MERCANTOUR et ses cimes frontalières .
L : 11 Km 241. Dénivelée : 606 m. D : 4 H 30. Moyen Médio – Repas et boisson tirés du sac
Animateur : Jean Borel – 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62 Boulouris N° 749
Itinéraire d’accès pour les GRANGES de La BRASQUE : (Randonnée du Jeudi 16 Juin à 7 H 00 : Le Mont Tournairet et Le Siruol)
Suivre l’autoroute A 8 direction NICE. Sortir à SAINT-ISIDORE (N° 52).
Suivre la R D 6202 direction DIGNE jusqu’au PONT de LA MESCLA.
Tourner à droite D 2205 direction Vallée de la TINEE – ISOLA –AURON.
A 5 Km tourner à droite et suivre D 32 puis D 332 direction Les GRANGES de La BRASQUE via LA TOUR sur TINEE
Parcourir 20 Km à partir du village de LA TOUR et stationner aux Granges de La Brasque.
ATTENTION : Route étroite et sinueuse. PRUDENCE !
Coût du trajet A R :251 Km x 0.20 = 50 € 20 + 11 €80 = 62 Euros Jean Borel : 06.68.98.13.62
Lac de Carces-2 mai 2011
Le Lac de CARCES 2011
"En raison de mauvaises prévisions météo sur les Alpes Maritimes et compte tenu de
l'éloignement de la randonnée qui était prévue demain, j'ai décidé d'annuler la sortie à Guillaumes ( 06 ) .
Elle sera remplacée par une randonnée dans un secteur moins risqué, et surtout, plus rapproché .
Je pense que nous pourrions aller au Lac de Carcès : L : 11 Km 500 - Dh : 290 m - niveau : Moyen modérato .
Je demande donc à tous les randonneurs de venir demain matin sur le Parking de départ à Boulouris toujours à 7 H 00 ."
C'était le message que nous a adressé Jean mercredi soir.
Pour une fois tous les randonneurs se sont retrouvés sur le parking de Boulouris où Jean nous exhiba deux météos sur Carcès annonçant une journée ensoleillée. Pour la petite histoire, sur les dix météos de ce jour, seulement deux donnaient de telles précisions. Quant aux huit autres …
A l'arrivée sur le parking de Carcès, nous avons vainement cherché le soleil : temps bouché, plafond bas, mais il ne pleut pas.
Encore un jour à ne pas mettre un photographe dehors.
Jean nous présente la rando et le village de Carcès.
Photos de la rando de 2005
Carcès est un village de 2.453 habitants(en 1999) et d'une superficie de 3.576 hectares, à une altitude de 115 mètres.
Grâce aux 4 rivières qui le rafraîchissent (l'Argens, l'Issole, le Caramy et la Bresque), Carcès est un haut lieu de la pêche en eau douce toutes catégories.
L'origine du nom pourrait provenir des Romains qui auraient établi en ce lieu une prison. Sur l'éperon qui domine le confluent de l'Argens et du Carami ainsi
que les quatre voies d'accès au village, les premiers seigneurs de Carcès, les CHATEAURENARD, dressèrent en l'an 1000 le premier fort. Dans deux chartes de 1085 et 1099, Bertrand et Bérenger,
évêques de Fréjus, restituèrent à l'abbaye de St Victor de Marseille, l'église de Ste-Marie-de-Pignans de Ste-Marie-de-Barjols et toutes les églises situées dans la vallée de Carcès (dont
Notre-Dame de Carami de Carcès).
Grâce au lac de la Fontaine d'Ajonc (appelé communément " lac de Carcès "), qui stocke 8 millions de m3 d'eau, pour une superficie de plus de 100 ha avec 8 km de rive, TOULON est alimenté pour 9 millions de m3, la Marine et les communes de la ceinture toulonnaise (La Seyne, Hyères, Carqueiranne, la Crau, la Londe les Maures, le Lavandou, Bormes les Mimosas, Solliès-Pont, Solliès-Ville, La Farlède, Pierrefeu, Collobrières. La Valette du Var, La Garde, Le Pradet) pour 18 millions de m3. Il a été construit de 1934 à 1939. Mais, il a toujours été stipulé dans les différentes versions de la concession, que la baignade et la navigation sur le Lac étaient interdites, pour des raisons de sécurité : en effet, la possibilité de pompage d'eau durant la période sèche, peut faire baisser le niveau d'eau brutalement de 5 à 6 mètres. A l'inverse, l'existence de vannes toits sur le barrage, permet de faire monter le niveau de 2,50 mètres en plus du niveau normal.
L'agriculture est axée sur la culture de la vigne. On trouve à Carcès un vin exquis. Il y existe depuis 1910 une cave coopérative : la Carçoise 04.94.04.50.04, mais aussi de nombreux domaines.
Il ajoute: "le village est caractérisé par certaines façades revêtues de tuileaux vernissés et de nombreuses fresques et trompe-
l'œil. L'exemple en est donné par la façade de la maison de retraite. Nous pourrons visiter le village cet après-midi".
A titre d'informations, Albert nous transmet un message de Maurice, en panne de TNT et d'Internet, ne peut recevoir les messages que nous lui envoyons. Il nous salue bien. Il ajoute qu'il l'embrassera de notre part.
8 h 30 nous quittons le parking et rejoignons très rapidement un petit canal qui conduit l'eau jusqu' au cœur du village. Jean nous fait remarquer toutes les prises d'eau pour l'irrigation des jardins, soit par pompage soit par gravité.
8 h 39 : premier arrêt pour prendre les vêtements adaptés, il commence à pleuvoir.
Le cheminement le long de ce canal est très facile, en surplomb du village, avec une pente presque nulle. Mais nous le quittons pour reprendre une voie bitumée en
direction des deux chapelles : tout d'abord, la chapelle St Jaume, très discrète mais bien restaurée et où nous apprenons que nous sommes sur un des chemins de
Compostelle, dans la Voie Aurélienne, venant de Rome.
Bigre, Rome-Compostelle, ce n'est pas pour des petits marcheurs comme nous.
Un peu plus loin la Chapelle Notre-Dame rappellera aux plus anciens un pique-nique avec Bruno (un petit salut au passage), en 2005, sur les marches.
Edifiée par les moines de l'abbaye St.Victor de Marseille au XIème siècle, elle fut rachetée en 1791 par 10 familles de Carces pour éviter sa
profanation.
C'est là que nous allons faire la photo de groupe, sous la pluie qui recommence.
Reprenant la route bitumée nous nous dirigeons vers le Garamy . Nous sommes obligés de revenir sur nos pas pour voir les ruchers construits dans des niches en
pierre permettant la restitution de la chaleur. La végétation a tellement poussé que nous étions passés sans les voir.
La photo de 2005 l'atteste.
Nous retrouvons le petit canal d'irrigation. La pluie est devenue plus intense et justifie un nouvel arrêt pour enfiler les capes. Le sentier en bordure de canal est devenu étroit et glissant. Voici le Garamy sur notre gauche.
La cascade n'est plus très loin, nous l'entendons parfaitement. La pluie redouble de violence et il n'est pas question de descendre au bord de l'eau pour s'approcher de la
chute car le sol est très glissant. C'est donc d'en haut, au-travers de la végétation, bien développée là aussi, que nous apercevrons l'eau bouillonnante.
Jean nous propose de mettre fin à la rando et de rejoindre nos voitures. A une écrasante majorité, sa suggestion sera acceptée et nous faisons demi-tour.
Pendant le chemin du retour, Jean et Joël sauveront deux crapauds qui, tombés dans le canal, ne pouvaient pas remonter. Quel safari, dira Joël !
Il y a ainsi quelques randos maudites, celle-ci déjà programmée en février 2011 avait été annulée pour cause d'intempéries. Mais comme dira Jean,
" ceci nous a permis de prendre l'air".
Et c'est là que nous nous apercevons n'avoir pas fait la "pause banane" !!!
Cette rando, avortée, a permis aussi au photographe, impitoyable, quelques beaux portraits de randonneurs trempés.
C'est finalement 13 randonneurs qui prirent le pot de l'amitié…à 11 heures ! Croyez-moi, il y eu autant, sinon plus, de boissons chaudes qu'en hiver . Et bien entendu, nous n'avons pas visité le village.
Distance parcourue : 6 kilomètres…la honte !
Merci Jean, tu as fait de ton mieux, mais contre les forces de la nature, tu ne peux te mesurer. En tout cas, oublie les deux adresses de ta météo "ensoleillée".
Merci aux photographes qui eux aussi ont fait de leur mieux : Jean, Jean-Marie, Gérard .
La semaine prochaine : Jeudi 09 Juin à 7 H 30 : LA ROQUE ESCLAPON ( 83 ) – Le Mont LACHENS
Voici un géant, le Mont LACHENS, ( 1.714 m ) le plus haut sommet du Var . Enorme, il dresse son envergure sur tout l’Est du département, tout en gardant un œil sur l’Ouest . Abrupt et dénudé au Sud, couvert de pins au Nord, il offre aux visiteurs un magnifique belvédère .
Par beau temps dégagé, l’arrivée au sommet est un véritable enchantement :
On découvre alors tout le littoral de Toulon jusqu’à Nice, les Alpes, et parfois, le Mont Cinto en Corse .
Au départ de La ROQUE ESCLAPON, 2 itinéraires vous seront proposés :
Parcours N° 1 : La distance est longue, la dénivelée est forte et les sentiers sont pentus .
Ce parcours est réservé aux marcheurs entrainés .
L : 16 Km 500 . Dénivelée : 920 m . D : 5 H 30 . Moyen Alto – Camille Cloutour - 06.81.79.89.39
Parcours N° 2 : L’itinéraire est allégé et n’atteindra pas la crête sommitale .
Le retour emprunte le G R 49 .
L : 10 Km 036 . Dénivelée : 482 m : D : 4 H 00 . Moyen Médio – Jacky Leboube – 04.94.53.14.96
Repas et boisson tirés du sac .
Animateur : Camille Cloutour – 06.81.79.89.39
Itinéraire d’accès :
Suivre l’autoroute A 8 direction AIX . Sortir Au MUY ( N° 36 )
Suivre RN 555 direction DRAGUIGNAN sur 3,5 Km .Tourner à droite direction GORGES DU VERDON
Suivre D 54, D 955 puis D 21 via FIGANIERES – MONTFERRAT – COMPS sur ARTUBY .
1 Km avant LA BASTIDE, tourner à droite D 625 et gagner LA ROQUE ESCLAPON .
Quelques photos en BONUS
Vue du village depuis le canal d'irrigationLes fameuses façades en tuiles vernisées
La chapelle Notre Dame
En plus des façades, ici on peint aussi les arbres ?
Petit pont sur le canal
Interessantes les infos sur la chapelle
Randonneuses et randonneurs à essorer
Puget-Rostang - Auvare : 26 mai 2011
Puget-Rostang - Auvare
Aujourd’hui, nous allons randonner dans le Haut Var, à partir de Puget-Rostang.
Joël devait nous emmener faire l’ascension de la Montagne de Mairola, à 1596 m d’altitude. Hélas, il est retenu auprès de Michèle, souffrante. Nous avons tous une pensée pour elle.
Joël étant absent, Jean a décidé de reporter sa randonnée à plus tard.
En revanche, nous ferons tous le parcours, moins sportif et plus court,
qui devait être réservé aux « Petites Jambes ».
Ce sont donc Daniel et Jacky qui nous conduisent aujourd’hui, de Puget-Rostang à Auvare, aller-retour.
Nous sommes 16 randonneurs au départ. Pour débuter cette belle journée
ensoleillée, il nous faut une photo de groupe. La voici, avec en arrière-plan l’église de Puget-Rostang.
Puis Daniel nous présente la rando. « C’est une randonnée facile. Elle ne fait que 8 km … et des poussières, avec un dénivelé de 489 m ».
Avant d’attaquer la marche, nous allons visiter l’église de la Sainte Trinité.
Notre guide nous y attend. Nous l’écoutons … religieusement, cela va de
soi.
« De l’église romane qui date de la fin du XIIIe siècle, subsisterait la nef dont les murs ont été remaniés.
A l’extérieur, on remarque des traces de
peinture, signe que la façade était autrefois polychrome. Adossée à l’église, une porte fortifiée.
A l’intérieur on remarque un tableau de
Sainte Anne, patronne de Puget-Rostang. Ainsi qu’une statue de Saint Julien et son drapeau tricolore ».
Nous sortons de l’église, en nous excusant auprès de notre guide,
car nous n’aurons pas le temps de visiter l'Ecomusée du pays de la Roudoule (La Roudoule est une petite rivière
qui rejoint le Var à Puget-Théniers), où l’on peut découvrir l'histoire du pays, ses traditions, ses métiers et son artisanat.
Il est temps d’attaquer la rando. Nous partons à la recherche de la balise de départ.
Nous errons quelques minutes à la sortie du village. Comme le dit très bien Jean, « le plus difficile, c’est de trouver le chemin de départ ».
Cathy passe un coup de fil à Michel, qui a reconnu avec Joël, la rando de la montagne de Mairola, car elle emprunte le même chemin de départ. Michel précise : « C’est un petit sentier balisé, au pied du village ». Facile, … à condition de tomber sur la balise !
Enfin la voici, la fameuse balise !
Nous suivons Daniel, Jacky et Jean, dans un sentier qui grimpe
gentiment.
Il fait beau, le soleil brille. Sûr que nous n’aurons pas froid aujourd’hui !
Quelques minutes plus tard, nous voici sur une large piste. Cette piste nous conduirait bien au sommet, mais quoi de plus triste qu’une piste. Nous préférons les sentiers ! Surtout quand ils sont un peu raides !
Quelques instants plus tard nous découvrons le sentier. Il était bien caché.
Nous poursuivons notre grimpette à flanc de coteau, parmi les genêts en
fleurs. En bas, nous dominons le village de Puget-Rostang.
Nous montons en silence, preuve que la grimpette devient raide. On
n’entend plus que les oiseaux.
Nous marquons une pause. Nicole, accablée par la chaleur, ne se sent
pas très bien. Elle décide de rebrousser chemin. Jean l’accompagne. « Nous rejoindrons Auvare en voiture et nous pique-niquerons
ensemble » nous dit-il.
Jean et Nicole redescendent, tandis que nous reprenons notre grimpette.
« On ne monte que ce
matin » nous dit Daniel pour nous encourager. Mais il est 11 heures, il est temps de faire la pause banane. Ce matin, nous avons pris la route à 7 heures et le petit-déjeuner
est déjà loin.
Nous recherchons une place à l’ombre, le temps de casser la croûte et
de nous désaltérer.
Nous reprenons notre grimpette. Quelques arbres apparaissent, des chênes notamment. Parfois une petite brise nous rafraîchit agréablement.
« On va arriver à la balise 222,… bientôt » nous dit Jacky. Afin de remonter le moral des troupes.
Notre petit groupe (nous ne sommes plus que 14) s’étire un peu.
On voit ici Danièle qui prend la pose près d’un arbre … et en profite pour se reposer quelques secondes.
L’arrière-garde prend le frais sous un bosquet … et reprend son souffle.
En tête, Daniel marque une nouvelle pause. Nous nous regroupons dans un sous-bois ombragé.
« Nous sommes à la moitié de la
montée » nous dit Daniel.
Après quelques minutes de repos, nous poursuivons notre grimpette. Le
sentier est à présent bien ombragé. C’est le bonheur !
« On voit le ciel. C’est bon ! » s’écrie Denise.
Et un peu plus loin : « On
voit les rochers en face ! ». Nous découvrons une grande prairie. Ca y est, nous avons atteint le sommet de la côte !
Et voici la fameuse balise 222 !
Nous descendons jusqu’à un carrefour. A droite, direction le col de
Mairola. A gauche, direction Auvare.
Personne ne semble plus intéressé par la Montagne de Mairola. Oublions-la !
« Finalement, notre petite rando, elle n’est pas si facile que ça ! »
Nous descendons à présent vers Auvare. Nous ne tardons pas à apercevoir
le village.
Une cloche sonne. « Vous avez vu la précision ? » nous dit Daniel. « Il est midi ».
Nous descendons au pied du village. Où nous retrouvons Jean et Nicole, remise de sa fatigue matinale. Nous franchissons le pont qui enjambe un petit ruisseau. Et là, nous sommes accueillis par Joël, berger de son état. Pour le remercier de son amabilité, Daniel lui propose de prendre un verre de rosé avec nous.
Sans entrer dans le village, nous remontons le cours du ruisseau. Et
nous nous installons dans l’herbe, à l’ombre.
Joël prend place à nos côtés et nous trinquons autour d’un verre de rosé. Puis nous attaquons notre déjeuner. Bien mérité, ce déjeuner, après notre petite « balade facile » de ce matin !
Nous profitons de ce temps de repos et d’un peu de fraîcheur. Bercés par le doux chant du ruisseau.
Après le repas, certains entament une sieste réparatrice.
Danièle se rafraîchit les pieds dans le ruisseau.
D’autres s’adonnent à leur passion (leur vice ?) : les cartes.
Jean nous annonce : « Départ dans ¾ heure ! ». Et il ajoute : « Il ne vous reste qu’une heure de descente. C’était une petite
rando ».
Une petite rando ? Surtout pour ceux qui la font en voiture.
Dans le ciel, des nuages sombres apparaissent. Une petite brise se lève. Il commence à faire frais.
Nous bouclons nos sacs à dos avant de nous diriger vers le village
d’Auvare.
Nous nous bousculons devant la fontaine pour faire le plein d’eau
fraîche. Joël nous a garanti qu’elle était potable. « Ca fait près de 50 ans que j’en bois. Vous voyez le
résultat ? »
Après avoir fait provision d’eau, nous nous groupons autour de Daniel.
« C’est le moment de la minute culturelle ».
Et il nous présente le village d’Auvare : « Auvare est un village qui se mérite. (Nous en savons quelque chose.) Accessible par une route pittoresque et acrobatique, Auvare est adossé – tel un nid d’aigle - à une barre rocheuse de calcaire jurassique datant de 140 millions d’années. Il se situe sur les contreforts de l’imposant massif de Barrot aux roches rouges permiennes vieilles de 280 millions d’années et dont le sommet, "le Dôme du Barrot", se dresse entre les gorges de Daluis et celles du Cians. Le village d'Auvare compte 45 habitants, les Auvarois, surnommés les "Bramaire", ceux qui parlent haut ».
Puis Daniel nous conte la longue, très longue histoire du village. Trop
longue pour ce court article…
Nous quittons le village et attaquons la descente vers Puget-Rostang. D'en bas nous apercevons Nicole et Jean qui baguenaudent dans le village. Des cris fusent : « Bande de faignants ! »
Nous descendons en plein soleil, car les nuages ont disparu … pour
l’instant. Le sentier est bien caillouteux.
Ici nous traversons un immense pierrier.
A l’arrière, Claude, notre serre-file, photographie de petites fleurs
bleues ainsi qu’une superbe ombellifère.
Nous marchons à présent à l’ombre d’un bois de chênes. Et voici tout en
bas le village de Puget-Rostang.
Soudain, on entend un grand bruit de chute !
Daniel (pas notre guide, heureusement !) vient d’exécuter un magnifique roulé-boulé. Le voici dans le fossé, sur fond de genêts en fleurs.
Daniel se relève et refuse qu’on soigne ses égratignures. Denise explique : « C’est de gagner aux cartes qui lui a tourné la tête ! »
Nous poursuivons notre descente. Attention aux cailloux ! Une
chute suffit.
Puis nous atteignons la piste que nous avions dédaignée ce matin.
Daniel nous arrête : « C’est ici que nous devons choisir. Voulez-vous redescendre par la piste ou par le sentier ? »
A l’unanimité, le groupe opte pour la piste, triste, monotone mais plus sûre et sans doute plus rapide.
Encore quelques minutes et nous voici aux voitures. Nous allons
retrouver Nicole et Jean pour prendre un pot bien mérité.
Une belle mais dure journée s’achève …
Merci Daniel et Jacky, pour cette (petite) randonnée fort sympathique.
Merci aux photographes : Jean, Gérard, Claude.
Encore quelques photos :
Randonneurs vus d’en haut
Pique-niqueurs
Grimpette
Eglise de Puget-Rostang
Prochaine randonnée : voir programme ci-dessous
Port-Cros- 19 mai 2011
Ah ! les îles !
Comme tous les ans à cette saison, Jean nous prépare une rando au bord de la mer et, la cerise sur le gâteau, de temps en temps sur une des îles de
notre belle région. Aujourd'hui ce sera donc Port-Cros, la plus petite des 3 principales îles habitées de l'archipel d'Hyères. A 9 h 15, les 33 marcheurs du Cercle de
B
oulouris se rassemblent à la Gare Maritime
du Lavandou.
Jean rassemble sa petite troupe : " Bien
venue à tous, le bateau part à 9 h 30, nous allons donc embarquer, mais je voulais d'abord accueillir une
nouvelle marcheuse du groupe intermédiaire, Marie-Paule . De plus, nous nous réjouissons du retour de Michel, notre semi-helvète, et de
Chantal qui a repris la marche depuis quelques lundis."
Nous voici donc partis pour cette traversée de 45 minutes sur une mer d'huile. Il fait beau et doux et chacun s'apprête à passer une bonne journée. Port Cros est
juste en face et nous pouvons déjà distinguer la petite île de Bagaud, privée et inhabitée.
Nous apercevons maintenant le rocher du Fort de Brégançon au pied duquel nous sommes passés en 2010.
Nous débarquons maintenant et Jean nous regroupe à l'extrémité sud pour le briefing habituel. "Nous allons laisser ici trois
marcheuses qui, suite à quelques petits problèmes de santé, ne peuvent nous accompagner.
Pour les 30 marcheurs qui vont effectuer ce presque tour de l'île,
nous allons parcourir 13 km avec 447 m de dénivelée.
Un seul serre-file aujourd'hui, Jacky, qui opèrera sans son complice habituel. Nous aurons deux périodes de détente,
libres, où vous pourrez pratiquer toute activité hors de la responsabilité du Cercle de Boulouris.
Nous avions déjà fait cette randonnée en 2006 avec 38 marcheurs, le 18 mai; à un jour près, il y a cinq ans pile . Il y a parmi nous 12 "rescapés" de cette aventure."
Et à 10 h 20, après la photo de groupe prise par un autochtone (merci
beaucoup Monsieur, pour une fois nous sommes tous sur la photo), nous attaquons le Vallon de la Solitude, seule difficulté de cette journée puisque nous
allons monter de 0 à 180 m. C'est d'abord pratiquement à plat que nous cheminons au milieu des odeurs de chèvrefeuille avec des aperçus très provençaux sur les propriétés riveraines.
Nous rentrons sous un couvert de chênes verts, extrêmement touffus, générateurs d'une ombre bien fraîche mais gênant la connexion avec les satellites du GPS.
A 10 h 50, Jean décide de faire la pause banane, bienvenue, car le petit-déjeuner fort matinal est déjà loin.
Maintenant nous attaquons la fameuse montée, à vive allure, puisque nous allons atteindre la vitesse ascensionnelle de 13 m à la minute. On voit bien que Nicole
n'est pas là pour freiner son époux !
Le chemin n'est pas franchement mauvais, pas de pierres qui roulent mais des rochers affleurants, généralement orientés en biais et il vaut mieux bien regarder ses
pieds. Marie en fera l' expérience en fin de journée. Les distances entre les marcheurs s'allongent et la file s'étire. Nous sommes toujours sous un couvert forestier dense, il y fait maintenant
un peu lourd et c'est assez essoufflés que nous gagnons le belvédère, à 180 m, avec un joli point de vue sur l'îlot de la Gabinière, si riche en mérous paraît-il.
La côte sud que nous dominons maintenant est très abrupte et impressionnante. Deux grands panneaux décrivent toutes les espèces d'oiseaux marins que l'on
est susceptibles de voir sur la mer que nous surplombons.
Petit topo de Jean sur Port-Cros : " Jusqu'au XVIème siècle, l'île fut conquise par des navigateurs étrangers convoitant les richesses du continent provençal. Les cinq forts construits jusqu'au XIXème siècle témoignent de ce passé mouvementé. En 1921, devenue propriété des familles Desmarais et Henry, elle est maintenant hors de toute spéculation foncière depuis la création du parc National.
Longue de 4 km et large de 2,5, elle est dominée par le mt.Vinaigre à 194 m. Le Parc National créé en 1963 couvre 690 ha en zone terrestre et 1800 en zone marine;"
Nous abandonnons le belvédère et les marcheurs de tête vont surprendre une grosse couleuvre, toute noire et de forte taille. Elle ne nous attendra pas, disparaissant furtivement dans les sous-bois.
Jean-Marie s'exclame : "d'après le GPS, nous sommes dans la mer, à environ 300 m du rivage.
Nagez maintenant !". Nous sommes bien sur le parcours mais l'image de l'île sur l'écran est décalée vers le nord. Mystère.
Laissant le fortin de la vigie à notre droite nous commençons une grande descente sur une piste bitumée. De nombreuses petites fleurs roses bordent le chemin. Communes, semble t'il, et pourtant non identifiées. Avis à nos lecteurs, amateurs de botanique. Depuis le départ nous avons déjà pu observer le glaïeul sauvage et les immortelles d'Italie mais du façon générale, la flore sur cette île semble moins diversifiée.
Vers l'ouest, nous pouvons apercevoir à nouveau l'île Bagaud.
Poursuivant notre descente, nous découvrons une source qui coupe notre chemin. L'examen de la carte nous montre l'existence d'un certain nombre de sources et de
puits sur l'île ce qui pourrait expliquer la verdeur de la végétation.
Revoici la mer et la grande plage de Port Man. Nous y accédons par un chemin bordé de cinéraires de mer (Sénécio cinéraria) et de Lavatères (Lavatera
Arborea).
Elle se trouve au fond d'une anse bien protégée du mistral mais
exposée au vent d'est. Aujourd'hui il n' y a pas de vent. Il fait un temps formidable.
Ici on jette l'ancre dans un parc naturel national sous-marin où il convient de mouiller en dehors des bouées qui délimitent, en bord de rivage, les champs de posidonies. Il est interdit d'y mouiller même un grappin.
Pour nous qui sommes à pied, c'est plus simple et nous nous installons tranquillement pour notre pique-nique.
Avant d'attaquer les agapes, quelques courageux vont tâter la mer. C'est Philippe qui sera le premier dans l'eau, suivi de Michel puis de Jean.
C'est Michel, l'autre, qui va ensuite ouvrir le feu avec un délicieux vin d'orange, le rosé suivra.
Camille attendra la fin du repas pour, à son tour, nager quelques brasses alors qu' Yvette et Jean-Marie profitent d'un lit de posidonies séchées pour attaquer une petite sieste. Mais très vite Jean organise un départ pour visiter le fort. 17 marcheurs vont l'accompagner alors que les joueurs de cartes se mettent en place.
Surprise en arrivant au fort, une barrière empêche d'en faire le tour.
Le Parc National de Port-Cros a loué le fort, classé monument historique, par un bail emphytéotique de 40 ans, en concession à Yann ARTHUS-
BERTRAND et en échange de sa restauration et de son entretien.
Le bâtiment dont les parties les plus anciennes dateraient de 1633-1640 a été modifié et étendu au cours des siècles. La restauration consiste à assurer la
meilleure conservation de l'existant et à intégrer au mieux les modifications apportées pour le nouvel usage du fort.
Pour les visiteurs c'est une déception et la colère. Les commentaires acides vont bon train contre les donneurs de leçon, en l'occurence les écologistes, qui s'approprient le bien public pour leur usage privé. Qu'on se le dise !
Retour à la plage après un coup d'œil sur la pointe sud de l'île du Levant.
Nous sommes à mi-chemin et nous allons suivre la côte par des petits chemins avec des vues superbes sur le rivage et l'île voisine. Le fort de Port Man est bien
visible et nous allons enfin pouvoir en profiter. Notre position élevée permet d'admirer les fonds marins.
Sur l'île voisine qui appartient aux 2/3 à la Marine Nationale, nous pouvons apercevoir un gros bateau dans une crique. La couleur de sa coque nous laisse penser
qu'il n'est pas en activité.
Nous grimpons maintenant jusqu'au point haut de cette partie de la côte où nous pouvons observer le curieux rocher de la Pointe de la Galère.
Un placide goéland se laisse photographier sur un fond de mer bleue. Il fait maintenant très chaud quand nous sortons du couvert.
Ce sera maintenant une suite de montées et de descentes selon les vallons à traverser. La mer est là, à notre droite plus ou moins loin. On voit même passer le bateau de 15 h 40 qui retourne au Lavandou.
Nous arrivons maintenant en vue de la plage de La Palud. C'est la plus grande plage de l'île et c'est là qu'a été installé le sentier sous-marin permettant
d'observer flore et faune sous-marine jusqu'au Rocher du Rascas.
C'est le deuxième moment de détente : Joël et André en profitent pour faire un plongeon dans la mer.
Il reste 1,8 km à parcourir, l'écurie est proche. Jean recompte ses troupes. Pile poil 30, nous n'avons perdu personne.
C'est donc d'un cœur vaillant que nous reprenons nos sacs pour aborder ce dernier sentier assez "rugueux" et plein de racines. Mais par contre, la vue est splendide
sur le rocher du Rascas (non ce n'est pas le mâle de la rascasse…).
En longeant le Fort du Moulin, nous rejoignons le port et nos compagnes qui ont passé un agréable moment.
Tout ce petit monde se retrouve au café pour le pot de l'amitié, bienvenu car il a fait très chaud.
17 h 40, le bateau est à l'heure, les 45 minutes de traversée permettront de récupérer un peu. Nous en avons même vu dormir…
Merci Jean, ce fut une réussite et nous avons eu le beau temps avec nous.
Merci aux photographes : Jean , Jean-Marie, Gérard , Claude .
La semaine prochaine : Jeudi 26 Mai à 7 H 00 :PUGET-ROSTANG ( 06 ) – La Montagne de MAIROLA
Randonnée « inédite « qui vous fera découvrir, dans le Haut-VAR, de vastes espaces modelés par l’homme au fil des siècles : les adrets céréaliers de PUGET-ROSTANG, les forêts domaniales de reboisement, les champs dépierrés du plateau de DINA, et la possibilité, pour ceux qui se sentent en jambes, de faire l’ascension aller-retour de la Montagne de MAIROLA à 1596 m d’altitude .
Attention : la montée est sévère et l’arrivée au sommet dévoile un « à-pic « impressionnant ! . . .
Circuit N°1 : (ascension du Mt MAIROLA ) - L : 10 Km 932 . Dh : 900 m . Niveau : Sportif
Circuit N°2 : Puget-Rostang – Auvare AR . L : 8 Km 141 . Dh : 489 m . D : 4 H 00 . Niveau : Moyen médio
Animateurs : Jacky Leboube – Daniel Royer
Bien que démarrant et arrivant au même point, ces 2 circuits sont complètement indépendants .
( Pour les couples ne faisant pas le même circuit, attention donc à la préparation des sacs à dos ! )
Repas et boisson tirés du sac .
Animateur : Joël Lefeuvre – 04.89.99.01.07 – 06.23.07.11.99 Boulouris N° 748
Itinéraire d’accès :
Suivre l’autoroute A8 direction NICE . Sortir à SAINT-ISIDORE ( N° 52 )
Remonter la vallée du VAR par la R D 6202 direction PUGET-THENIERS
Tourner à droite direction AUVARE PUGET-ROSTANG par la D 16 puis la D 116 . Parcourir 5 Km 500
A l’entrée de PUGET-ROSTANG, tourner à droite et rejoindre à 200 m le PARKING de la Salle Polyvalente
Coût du trajet A R : 250 Km x 0 € 20 = 50 € + 12 € = 62 Euros
Quelques photos en bonus:
Bien sages dans le bateau
C'est notre circuit
Arrivée à Port Cros
Le Fort du Moulin
Briefing devant un paysage remarquable
Randonneuses dans les bois...attention au loup!
N'est-ce pas Michel, ça monte presque autant qu'en Suisse !
Sur l'ordinateur ou sur la terre, il trace toujours des circuits de rando !
Observations : mais où sont les mérous
Toujours en tête !
Mon Dieu ! Qu'elle est cette bête étrange ?
Pique-niqueurs
A l'ombre, prêts pour la sieste
Ne vas pas trop loin Philippe, gare aux mérous !
Couleurs marines
La carte postale
Le bain de Joël
Pause à la Palud
C'est fini !