loisirs
Cotignac-28 janvier 2010
Voila notre Bruno rétabli ! Gaillardement, il nous conduira, aujourd'hui, à partir de Cotignac pour un circuit de 17,5 km et 400 m de
dénivelée qui passera par Sillans-La-Cascade tout au nord, mais en évitant la dite cascade que nous avons déjà eu l'occasion de visiter plusieurs fois.
Au départ sur le parking de Boulouris, il fait –1° mais le temps est
clair et la météo favorable. Pourtant il souffle un petit vent désagréable qui abaisse déjà sensiblement la température ressentie.
Jean-Marie quittant le parking en dernier, récupère in-extémis, à 8 heures pile, un nouveau marcheur nous rejoignant pour la première fois, Mikaël, qui pensait
aller à Flayosc… Nouveau dans le groupe, il avait lu le bulletin mais ignorait les changements du programme.
L'accès au parking des Tours à Cotignac ne fut pas évident pour certains, un sens interdit et un "Réservé aux riverains " étaient assez dissuasifs. Pourtant avec un
décalage de près d'une demi-heure entre les premiers et les derniers arrivés, nous sommes prêts au départ, 28 marcheuses et marcheurs. Nous avons retrouvé aussi nos "deux oiseaux migrateurs",
Claire et Bernard.
Il fait un "froid de canard" . Les thermomètres des voitures indiquent 2 à 3° mais un vent violent balaie le plateau et ses effets sont très
désagréables. Bonnets, gants, cache-cols, tout l'attirail anti-froid a été sorti des sacs.
Bruno reportera à plus tard la présentation de la rando. "Nous sommes au pied des deux tours sarrasines, je vous en parlerai plus tard" Nous avons tous une grande envie… de marcher pour nous réchauffer.
Pourtant avant de partir, il faudra passer par la photo de groupe, groupe grelottant d'ailleurs. La main qui s'agite au-dessus du groupe est celle de votre
rédacteur.
Il est 9 h 45 lorsque nous quittons les tours. Un petit passage sur la D22 nous oblige
à respecter une file indienne parfaite, surveillée par Jean BOREL, notre serre-file du jour.
Très
rapidement nous arrivons devant un fort belle construction, la chapelle Saint-Martin qui justifiera le premier arrêt "culturel de la journée".
Bien
que la chapelle soit au soleil et nous à l'abri du vent, pas sûr que nous ayons été tous réceptifs aux propos de Bruno : "Installée au quartier Saint-Martin, au XI °
siècle, elle fut d'abord l'église où se réunissaient les habitants du village avant que celui-ci se blottisse au pied du rocher. En 1266, elle fut convertie en chapelle. C'est un édifice à
l'architecture complexe qui a connu plusieurs étapes de construction dont la première remonterait au IX° siècle. Des peintures, uniques dans la Provence Verte, sont en cours de
restauration."
Quant aux tours que nous venons de quitter, Bruno ajoute "que rien ne permet de les dater. On pense qu'elles datent de 1380 à 1420 et servaient de défense pour les châteaux construits sous la falaise. Leur porte unique se situe au 1er étage, tournée vers la falaise. Une échelle mobile permettait d'y accéder".
Bruno présente enfin le programme du jour. Nous allons évoluer sur le plateau sans avoir trop de côtes à franchir. Vite nous
repartons pour agiter nos "guiboles"…pour s'arrêter un peu plus loin en bordure de vignes pour une "pause banane", au soleil et à l'abri du vent.
Certains d'entre nous pratiquent un léger effeuillage, espérons qu'ils ne vont pas le regretter. Quelques commentaires humoristiques
fleurissent parmi les marcheurs : "A cette vitesse, nous aurions dû garder les lampes de poche de la semaine passée car nous allons finir à la nuit"! Effectivement, il est plus de 10 h et nous n'avons parcouru que quelques kilomètres. Mais Bruno nous fait malgré tout un topo sur Cotignac:"Cotignac est construite au pied d'une falaise de tuf de 80 m de haut et 400 m de large que la Cassole, petit affluent de l'Argens, a corrodé, créant de nombreuses grottes et
anfractuosités. A l'origine la Cassole cascadait directement du haut de la falaise, elle a été ensuite détournée sur le côté du village"
Nous
repartons et abordons la forêt mais Bruno est inquiet, il n'a pas trouvé le chemin à notre droite. Jean BOREL confirme que nous nous dirigeons au Sud alors que nous devrions rester Ouest. Petit
retour en arrière, il y a à peine une amorce de trace là où nous aurions dû avoir un chemin. Pourtant nous nous y engageons, GPS en main, parmi une végétation assez dense. Allons-nous rééditer
nos exploits de Septembre!
Le sol est recouvert de bois mort, certainement des déchets
d'une coupe ancienne, qui rend la marche inconfortable. Nous arrivons quand même à retrouver le chemin; miracle, nous sommes toujours 28, personne ne s'est égaré dans les fourrés.
Ce fameux chemin nous conduit face à un grande plaine semée d'une céréale d'automne, bien verte et on
oublierait presque que nous sommes dans le Var.
Face à nous, une importante construction, l'Institut Médico Professionnel de Sillans. Nous circulons sur un
chemin en surélévation et quelques genoux vont souffrir des trous et des dévers. Le vent nous a retrouvé, toujours aussi glacial…mais nous l'avons dans le dos.
Nous traversons la route de Sillans et nous empruntons à nouveau le tracé de l'ancienne voie ferrée Grasse-Mazaugues , fil rouge de nos randonnées varoises. Le sol dégèle et Sylvette trouve que"la boue est amoureuse", expression signifiant de façon péjorative, "collante", nouvelle pour beaucoup d'entre nous, très utilisée en peinture (de bâtiment).
Petit coup d'œil sur la Bresque, petite rivière qui alimentera un peu plus en
aval la fameuse cascade de Sillans. Quittant la voie ferrée, nous arrivons aux remparts du village. Nouveau topo de Bruno sur l'utilité des
remparts et les droits des seigneurs.
Puis nous nous écartons du village, certains auraient aimé pique niquer, au soleil, à l'abri des remparts mais Bruno a décidé de remonter dans la forêt. Première vraie montée de la journée, nous l'apprécierons car ça réchauffe! Bien qu'il soit midi passé, il fait toujours froid et le vent ne s'est pas calmé.
Arrivés sur le plateau, le vent redouble mais nous dénichons une zone protégée où chacun trouvera à
s'installer au soleil.
Il est 13 h 45, largement l'heure de mettre la table…et aujourd'hui nous ne traînerons pas, d'ailleurs les principaux joueurs de carte sont
absents et il est à peu près certain que nous ne les aurions pas laissé s'installer.
A 14 h 15, Bruno donne le signal de départ et très rapidement nous atteignons la D22 par laquelle Yvette et Jacqueline, "les convalescentes du genou" vont revenir directement jusqu'aux voitures. A plus tard, Mesdames, et ne vous faites pas enlever.
Le reste du groupe se dirige carrément Sud sur un bon chemin presque rectiligne, facile, en descente, parfois bitumé et que nous parcourrons à une bonne cadence de
"fin de rando" . Un peu monotone quand même malgré de belles échappées sur la Provence Verte et en tout cas, à l'abri du vent.
Aux
Quatre Chemins, nous commençons à obliquer Ouest en direction de Cottignac.
Une construction bizarre, en bord de route,
au niveau de la Colle de l'Andérete,
certainement ancienne façade de maison ou de chapelle, permet à Jean d'enregistrer les facéties de Daniel et de Jacky…mais ne serait-ce pas plutôt une de ces mises en scène qu'il apprécie
tant ?
Voila, le
village apparaît maintenant, mais Bruno va nous faire stopper à nouveau pour nous parler des "fourches patibulaires"qui se
tenaientt au chemin de l'Aire où il nous a arrêtés. "Il s'agissait selon Viollet-le-Duc de piliers de pierre réunis au sommet, auxquelles on attachait les condamnés pour les pendre ou
les exposer au public après exécution". Pour des raisons d'hygiène, ces gibets étaient installés à l'extérieur des cités…
Le téléphone nous apprend qu' Yvette et Jacqueline sont aux voitures et vont nous rejoindre au café.
Celui-ci est petit et après avoir fait évacuer les autres consommateurs nous nous installons du mieux possible.
Bruno en profite pour nous montrer la médaille que lui a remis le responsable de l'Est-Var de la Fédération de Randonnée Pédestre, le jour du trentième
anniversaire du Cercle de Boulouris.
Bravo Bruno, tout le monde applaudit pour son mérite.
Mais il faut encore remonter aux voitures en traversant le village, 80 m de dénivelée. Mais cette fin de
parcours, pénible pour certains permettra de
visiter l'Eglise du 12ème siècle et sa façade du 18ème et d'admirer quelques unes des 17
fontaines du village.
Ouf ! c'est terminé. Mon dieu qu'il a fait froid, mais nous n'avons pas eu besoin des lampes de poche !
Merci Bruno, ce fut une belle rando, dommage que tu n'aies pas trouvé le bouton pour arrêter le ventilateur.
Merci aux photographes (qui ont bien eu froid aux mains): Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.
La semaine prochaine,
Jeudi 04 Février à 8 h 00 : Roquebrune s/ Argens (83) –
Les mimosas.
Cette randonnée autour de la Flûte, sur chemin et pistes, nous conduira sur un parcours fabuleux de floraison du mimosa. Nous y rencontrerons chapelle, ruines anciennes et des points de vue sur la côte et l’Estérel
5 h 00 - 18 kms - Déniv. 460 m - Moyen / Médio – Repas tiré du sac
Bruno GUERIN
Encore quelques photos en bonus :
Chapelle St.Martin


Bien disciplinés

En ordre de marche
mais gare aux mises en plis

Attention, ça glisse mais les Messieurs sont très galants

Remparts de Sillans

Parlons un peu des "fourches patibulaires"

Un peu tassés mais il fait enfin chaud

Dans le village

Sur cette belle et tendre image, au retour vers le parking , nous terminerons ce blog.
Flayosc - Les Vallons du Sud : 21 janvier 2010
Flayosc – Les Vallons Sud
Aujourd’hui Jean Borel nous emmène à Flayosc, « première porte du Haut Var perché sur sa colline dans un décor de forêts, de champs et de
vignes ». Flayosc, c’est ce village perché sur sa colline, que l’on aperçoit en allant de Draguignan à Salernes. Mais où l’on ne s’arrête jamais. Sauf aujourd’hui.
Nous voici 33 randonneurs sur le parking à l’entrée de Flayosc.
Jean s’adresse au groupe : « Je vous donne des
nouvelles de l’infirmerie ». Nous apprenons ainsi que Bruno devrait être opérationnel jeudi prochain pour la rando de Cotignac. Quant à Claude ici présent, il va devoir rester au
repos forcé pendant
deux mois.
Après la traditionnelle photo de groupe, Jean nous présente la rando : « Au Sud de Flayosc, nous allons découvrir un
pays de vallons et ruisseaux (Le Figueret, La Florièye et Le Rinalté), tous affluents de l’Argens. Nous verrons aussi deux chapelles, un pont romain, une cascade, une ancienne voie ferrée et ses
3 tunnels. Ce sera une randonnée assez courte (moins de 14 km
), avec un petit dénivelé de 306 m ».
Nous commençons par une rapide visite du village, « village médiéval aux ruelles sinueuses et
aux nombreuses fontaines ». Nous voici au pied de l’église, place Pied Barri
(en provençal : au pied des remparts). « On va remonter la rue des
Fainéants. L’origine de ce nom serait qu’on y élevait des vers à soie qui ne faisaient que manger des feuilles de mûrier ». Sans parler d’une autre
version, désobligeante pour les Flayoscais mâles. Ce qui n’empêche pas 4 ou 5 d’entre nous de prendre la pose pour Jean, dans la rue des Fainéants.
Jean nous conte l’histoire de Flayosc : « Les ancêtres ligures choisirent d’installer leurs avant-postes sur ce promontoire tranquille dominant la vallée. Puis vinrent les Romains attirés par la douceur du climat et les vignes réputées. Au 16ème siècle, le village se trouva au cœur de la tourmente des guerres de religion. En 1589, Flayosc fut pillé, saccagé et ses habitants massacrés par les troupes de Bernard, Marquis de la Valette. En 1792, pour supprimer à jamais le symbole des privilèges abolis, les Flayoscais détruisirent, en une seule nuit, le redoutable château féodal ».
Puis nous arriv
ons sur la place de la Reinesse, avec
sa jolie fontaine et son lavoir en pierre. La légende dit que s’élevait ici un temple païen où l’on adorait une grenouille d’or, d’où le nom de Reinesse. Puis nous parvenons au pied de l’église St Laurent. Dont on peut admirer la tour campanile restaurée, abritant 5 cloches en parfait état. Nous pénétrons dans l’église. « D’habitude on finit par les églises » remarque Cathy. Mais aujourd’hui nous commençons par nous recueillir avant la
marche.
Puis nous nous dirigeons vers la sortie du village.
Jean, prudemment, nous fait éviter la rue Rompe-Cul. Sait-on jamais, un accident
est si vite arrivé. Puis en désignant un carré (ou plutôt un cercle) d’herbe, il nous demande : « Savez-vous ce que
c’est ? » C’est Yvette (mais laquelle ? elles sont trois aujourd’hui) qui a la réponse : « C’est une aire de battage ». « Bravo Yvette ! Et juste en dessous, c’est le bois des
amoureux » ajoute Jean. Mais nous n’avons pas le temps d’y faire un tour. Nous sommes venus pour marcher .. un peu. Eh bien, marchons !
« Nous partons de l’altitude 310 m et allons descendre
jusqu’au pont romain, à 145 m » nous prévient Jean. Nous descendons, sans nous presser. Et nous arrivon
s
bientôt sur l’ancienne voie ferrée Grasse – Meyrargues. Nous voici à présent sur un vrai faux plat.
Mais nous quittons bientôt la voie ferrée pour un sentier qui descend gentiment. 
Nous atteignons la Chapelle St Jean. A l’intérieur de laquelle on aperçoit un charmant
autel.
« C’est une chapelle humble et modeste » nous dit Jean. « Tout comme moi ! »
Après une courte halte, nous franchissons notre première rivière : Le Figueret. Le sentier grimpe
maintenant à flanc de coteau. On devine le soleil sur notre gauche, mais il est masqué par la végétation. L’air est frisquet. Nous marchons à l’ombre, parmi les genêts et les cistes cotonneux,
blancs de givre.
Enfin nous atteignons un emplacement bien ensoleillé, idéal pou
r une
pause casse-croûte.
Après nous être chauffés quelques minutes au soleil, nous reprenons notre marche. A nouveau nous retrouvons l’ombre et la fraîcheur. Le terrain est collant, pour ne pas dire lourd. Par endroits
il nous faut contourner de grandes flaques. Puis sur la droite, nous apercevons une superbe plantation d’oliviers et de vignes : le Domaine de la Bernarde. Nous poursuivons notre
descent
e à flanc de coteau.
Et voici devant nous le pont romain, bien éclairé par le soleil. Nous nous approchons du muret pour admirer notre deuxième rivière : La Florièye.
Jean descend dans le lit de la rivière pour nous photographier. Le voici là-bas sur la photo, tout petit. De loin Marinette et
(la grande) Dominique lui crient : « Plus à gauche, Jean ! Recule d’un mètre ! » Mais le
piège est un peu gros et Jean ne se mouillera pas les pieds. Et voici la photo du pont romain. Que nous sommes beaux … de loin ! Le pont, lui, est magnifique !
Il est encore tôt, à peine 11 h30. Mais Jean nous propose de profiter du soleil pour pique-niquer. Voici un chemin à gauche qui
traverse un verger. Et un muret où poser nos fesses. La pierre est froide, mais au moins nous sommes au sec. Le soleil nous chauffe le dos, nous sommes assis confortablement. Et voici des
bouteilles qui circulent. Décidément la vie
est belle ! Après un repas bien arrosé, après le café, le gingembre et les chocolats, quelques beloteurs attaquent une partie. Est-
ce
un effet du Bandol ? Le ton monte rapidement. Un petit groupe se forme autour des joueurs de belote. Chacun y va de ses commentaires. La partie dégénère. Qu’ils sont bruyants !
Impossible de faire tranquillement la sieste. Jean décide donc de lever le camp. Mais Jean a encore les idées claires. Il nous rappelle : « Avez-vous tous payé pour Peille ? » Car dans 3 semaines, nous allons à Peille. Il y a resto. Il faut
payer !
Nous reprenons notre chemin. Jean nous fait remarquer : « Nous sommes ici sur la commune de Lorgues. Lorsque nous passerons le pont, nous serons sur celle de Flayosc. Et nous aurons même changé de canton ! » Quelle aventure, mon dieu quelle aventure !!
Nous progre
ssons à nouveau dans les bois. Bientôt Jean nous annonce : « On va contourner un château ». C’est le château de Florièye (du nom de la rivière). Mais il n’en reste que des ruines.
Que nous ne verrons même pas ! Puis nous atteignons notre troisième vallon et sa rivière : Le
Rinalté. Et sur notre gauche, voici la cascade. Mais quelle déception ! Elle est à sec ! On n
e voit que
des rochers couverts d’herbes. « Pourtant, quand je suis venu ici en septembre, il y avait de
l’eau ! » Promis, juré !
D’ailleurs en voici pour preuve la cascade prise en photo par Jean, il y a 4 mois. Le mystère reste entier : où est passée l’eau de la
cascade ?
Nous franchissons le Rinalté et suivons la route de Sauve-Clare. Voici à présent la Chapelle St Augustin. « On voit une belle mosaïque à l’intérieur » dit
Marie-Thérèse qui s’est permis de regarder par le trou de la serrure. Mais le compte n’y est pas : 2 chapelles, 3 vallons. Il nous
manque encore les tunnels !
Nous traversons le hameau de Sauve-Clare. Voici à présent le groupe qui ralentit jusqu’à faire du sur place. Le temps pour Jean
de nous prendre en photo. Quelle mise en scène ! Jean nous annonce : « On va retrouver la voie ferrée. Et les
tunnels ! »
Nous em
pruntons sur la droite l’ancienne voie ferrée. Bientôt, devant nous apparaît le premier tunnel. Nous stoppons, le temps de sortir de nos sacs une frontale
ou une lampe de poche. Et nous nous engageons dans le premier tunnel. « Si vous avez peur, vous pouvez vous donner la
main » a prévenu Jean. Mais le tunnel n’est pas bien long, une centaine de mètres seulemen
t.
Et voici un peu plus loin, le deuxième tunnel. A la sortie, Jean prend une nouvelle photo de groupe, intitulée « groupe sortant du tunnel ». Enfin voici le dernier tunnel. Ca y est, le programme est terminé. Nous avons tout fait. Il ne nous reste qu’à rentrer.
Nous poursuivons notre route. A un embranchement, nous marquons une dernière petite pause. Sur la gauche apparaît un chemin
dénommé « les Escruvelettes ». « Savez-vous ce que ça veut
dire ? » demande Jean. « Les écrevisses ». On le croit sur parole. « Nous avons fini la partie plate. On va monter d’une petite centaine de mètres. Au sommet nous aurons une vue magnifique sur
Flayosc ».
Nous grimpons donc le chemin des Escruvelettes. La côte nous paraît rude, après tant de plats et de faux plats. Et bientôt nous apercevons Flayosc. Nous dominons le village. C’est vrai, la vue sur le village et la vallée est magnifique. Puis nous descendons dans Flayosc. Direction le parking, afin de changer de chaussures et prendre un petit goûter. Puis, rendez-vous au Café du Commerce. Le patron nous a réservé une terrasse bien abritée, pour nous tous seuls. Et pour clore cette belle journée, nous prenons un pot bien mérité.
Merci Jean pour cette belle randonnée ensoleillée (cela nous change de jeudi dernier !) et pour la découverte de Flayosc.
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Prochaine randonnée : Jeudi 28 Janvier à 7 h30
: Cotignac (83)
Des tours et des remparts
Falaises et architecture du Moyen Âge.
Durée : 5 h 45 – 17,6 km – Dénivelé 370 m - Moyen/Médio
Encore quelques photos :
Groupe faisant du sur
place
Groupe sortant du
tunnel
Groupe sur le
pont romain
Attenti
on, ça g
lisse !
Pique
-niqueurs
Rand
onneuses


St Raphaël - Le Castellas : 14 janvier 2010
St Raphaël – Le Castellas
Aujourd’hui Jean Borel nous emmène à Saint Raphaël (il ne pouvait pas faire plus près !). Plus précisément, sur le chemin du Castellas.
Il est 8h15. Nous voici 24 randonneurs sur le parking du golf-école du
CREPS. Vingt-quatre, c’est beaucoup ! Car la météo est très incertaine. Mais peut-être sommes nous tous attirés par la galette des rois que nous espérons déguster en fin de
randonn
ée ?
Jean nous présente le parcours : « Nous allons emprunter un sentier historique. C’est l’ancien chemin que les fermiers d’Agay utilisaient autrefois pour se rendre à Saint-Raphaël. Puis nous rejoindrons le chemin des
douaniers.
Après avoir contourné le Cap du Dramont, nous irons pique-niquer au port du Poussaï. Ensuite nous rentrerons, toujours par le sentier du littoral. C’est une petite rando très
facile ». Rando de 11,130 km (quelle précision !!) et 2
66
m de dénivelé.
« Nous avons retrouvé avec plaisir
Yvette » nous dit Jean. Yvette qui reprend la marche après plusieurs mois de repos forcé. Rien de tel qu’une petite rando facile pour une reprise ! Bruno, quant à lui, devra
patienter encore une semaine avant la reprise. Mais aujourd’hu
i, il est chargé d’une mission de confiance : les
galettes ! Jean nous a dit : « Bruno doit acheter les galettes. Mais avant de l’appeler, j’attends 10h30. On verra comment le temps
évolue ».
Eh oui ! Car le temps n’est pas sûr. De partout apparaissent de gros nuages noirs menaçants. « On y va quand même ? » demande Jean. Qui ne dit mot consent. Nous démarrons donc. Nous sommes tous bien équipés : anoraks, capuches, gants et bonnets. Nous n’aurons pas froid.
Nous attaquons le sentier qui mène au Castellas, au-dessus d’Agay. Il fait sombre. Une petite pluie fine nous rafraîchit. Par endroits il nous faut contourner de larges flaques. Le sol est un peu
boueux, mais nous avons connu pire.
Voici à présent une descente suivie d’un gué.
Le franchissement d’un gué, c’est du pain bénit pour les photographes. Qui sont toujours à l’affût d’une glissade, d’un pied mouillé ou mieux, d’une chute. Mais aujourd’hui pas de chute !
Admirons quand même au passage Danièle, très élégante avec son ombrelle.
Il est 9h20. Cela fait une heure que l’on marche. Il est temps de faire
une pause. Nous nous disposons en cercle autour d’un muret propice (comme dirait Daniel R.). Propice,… pour y déballer notre casse-croûte. La pluie semble s’être arrêtée. Profitons-en pour
croquer qui sa banane, qui son sandwich.
« Est-ce que tout le monde est reposé ? » demande Jean. Après la longue marche que nous avons faite ? « On va repartir ». Et nous repartons.
Jean nous prévient : « Si le temps s’améliore, nous pourrons suivre le programme. Sinon je vous propose de rentrer directement par la route du bord de mer. Nous irons pique-niquer à la maison – comprenez chacun chez soi. Nous pourrons nous retrouver ensuite à 15 heures, au café de Boulouris. Pour manger les galettes achetées par Bruno ».
Nou
s
approchons de Cap Estérel. Annie raconte : « C’est ici que je me suis fait tirer dessus au 22 long rifle. Heureusement ils m’ont
ratée ! » Mais aujourd’hui nous ne courons aucun risque : les adeptes du tir à la carabine n’aiment pas la pluie. La pluie, parlons-en, elle redouble. Certains
s’arrêtent pour enfiler leur cape. Jaune, orange, bleu, rouge, voilà un peu de couleurs dans la grisaille ! Il est 10 heures. Devant nous apparaissent à présent les constructions de Cap
Estérel.
Il faut se rendre à l’évidence : nous n’irons pas pique-niquer au port du Poussaï. Nous n’irons pas non plus crapahuter sur les rochers glissants du sentier des douaniers. Nous opérons un repli stratégique, dixit Jean.
Nous descendons vers la mer. Devant nous le Dramont se profile dans la brume. En bas à gauche, voici la plage du Pourrousset. Qu’elle est grise aujourd’hui, la Grande Bleue !
Nous longeons la mer en direction du cap du Dramont. Tout en restant sur la nationale, c’est plus sûr.

Nous marchons courbés, fouettés par la pluie et le vent. En file indienne dans les passages étroits. « Ils sont fous, ces randonneurs ! » doivent se dire les automobilistes
qui nous croisent. Oui, c’est vrai, nous sommes fous, nous qui espérions passer entre les gouttes.
Jean téléphone à Bruno et lui explique la situation :
« Il pleut. Nous sommes obligés de rentrer ». Puis il lui passe les consignes : « Amène un pantalon sec
pour Jacqueline ! Et va acheter les galettes ! Nous serons 30 ». Enfin pour terminer : « Tu as bien tout noté ? N’oublie
pas le pantalon ! » Et surtout, Bruno, n’oublie pas les galettes !! Ce sera notre récompense pour être venus marcher sous la
flotte !
Nous passons au large du port de Poussaï. Sans même jeter un œil au
sémaphore du Dramont. Dommage, car Jean nous avait préparé un topo sur les sémaphores. « Combien y a-t-il de sémaphores en France ? Réponse : 59. En quelle année
fut ouvert le sémaphore du Dramont ? Réponse : En 1806. Il est ensuite fermé lors de l’abdication de Napoléon, puis rouvert sous les Cent Jours. Il ne sera rouvert qu’en 1966.
Ses missions comprennent : la protection du trafic maritime, la surveillance de la navigation maritime, la lutte contre la pollution accidentelle en mer… ».
Puis nous passons devant la plage du Débarquement.
Rêvons un peu. Il fait beau, le soleil brille, la mer est bleue. Sur la
plage Jean nous conte l’histoire du débarquement de Provence : « La
7ème Armée américaine que commande le général Patch, va constituer le corps expéditionnaire. Elle comprend l’Armée B placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny. S’y
retrouvent les combattants du corps expéditionnaire qui s’est couvert de gloire en Italie et des soldats fraîchement embarqués en Afrique du Nord : Algérie, Tunisie, Maroc et des troupes
venues d’Afrique Occidentale et Equatoriale française…. ».
Mais revenons à la réalité. Nous progressons sous la pluie battante. Voici à présent la plage d’Aigue Bonne. Puis la plage de Boulouris. Nous prenons la route qui grimpe près de la Nécropole militaire. Soudain la pluie redouble de violence. Nous sommes trempés ! Encore quelques mètres et nous embarquons en vitesse dans nos voitures. Pour rentrer chez nous, pique-niquer bien au sec.
A 15 heures, nous nous retrouvons tous – et même davantage (certains
conjoints apprécient aussi la galette !) – au café de Boulouris. Bruno a tenu parole : les galettes sont bien là. Et elles sont excellentes ! Grand merci à la section Randonnées du
Cercle de Boulouris ! Après avoir couronné les rois et les reines, nous regagno
ns
nos pénates.

Merci Jean pour cette randonnée bien arrosée, mais ô combien vivifiante !
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Pause
casse-croûte
Que
de couleurs !



A la queue leu leu

Sous la pluie
La Grande Bleue
Falaises et architecture du Moyen Âge.
c Jean à Flayosc (83) : Les Vallons Sud.
Il était une fois FLAYOSC. . . Première porte du Haut-Var, perché sur sa colline dans un décor de forêts, de champs et de vignes. Au départ de ce village médiéval aux ruelles sinueuses et aux nombreuses fontaines, nous partirons allégrement à la découverte des vallons du Sud (Le Figueret, La Florièye et Le Rinalté) jalonnés par de nombreux pôles d’intérêts (Chapelles Saint-Jean et Saint-Augustin, voie Romaine Giulia, pont Romain, ancienne voie ferrée et ses 3 tunnels. . .)
Longueur : 13 Kms 794 – Dénivelée : 306 m – Durée : 4 H. Niveau : Moyen Médio. Repas tiré du sac.
ATTENTION : Il est conseillé de se munir de lampes électriques pour le passage des tunnels
Roquebrune-pas de l'Eouvé- 7 janvier 2010
Roquebrune/Argens- Le Pas de L'Eouvé.
Pour la 1ère rando de l'année, Roland avait prévu une petite balade dans les Maures de 15 km avec 300m de dénivelée. En fait une petite erreur
d'estimation de la longueur, relevée par Jean BOREL, la réduisait à 12 km ce qui s'avéra exact à l'arrivée. Donc pas de quoi s'affoler, une petite remise en jambes après les fêtes, tout a fait dans nos cordes. La météo assez catastrophique les jours précédents
nous prévoyait du soleil le matin et de la pluie l'après-midi, même de la neige parait il !
Effectivement, il faisait beau, mais un peu froid (-2 °) lorsque les 23 marcheuses et marcheurs se retrouvèrent près
du petit lac du Fournel, retenue collinaire sur le ruisseau du même nom. Bruno n'est pas présent, une mauvaise chute dimanche dernier lui a provoqué une petite entorse du genou.
C'est un petit coin très sympathique où les pêcheurs doivent se retrouver à la saison .
Sur la rive opposée, en pente, de nombreux bungalows ont été installés sur des restanques.
En nous présentant le parcours, pratiquement tout en vallons, Roland nous prévient que nous allons rencontrer beaucoup d'eau sur les chemins mais certainement moins que lors de sa reconnaissance. S'il avait plu les jours précédents, nos responsables avaient prévu d'intervertir cette rando avec celle de la semaine prochaine.
Jean-marie, prévoyant, inaugurait de nouvelles guêtres, très remarquées, a tel point qu'une photo en fut prise pour immortaliser l'événement.
A 8 h 49, après la photo de groupe, Roland entraîne sa petite troupe sur un chemin qui va longer le Ruisseau du Fournel. Nous sommes sur le parcours de la course
cycliste du Roc d'Azur et il connaît bien ce chemin pour l'avoir parcouru en VTT lors de la course d'octobre dernier.
Effectivement l'eau ruisselle d'un peu partout pour rejoindre le vallon du Ruisseau de Fournel. Aujourd'hui, il mesure un mètre au maximum, mais l'état de ses
berges encombrées d'arbres couchés nous permet d'apprécier ce que cette petite rivière peut être lors des crues. Il prend sa source sur les flancs du Mont Pegros , 341 m, où nous avons déjà
randonné.
Le chemin est souvent inondé de grandes flaques recouvertes d'une couche de glace : à contourner obligatoirement.
Les petits gués se traversent par contre sans problèmes.
Lorsque nous arrivons au Pas de l'Eouvé ( nom provençal du chêne vert), le gué est un plus conséquent mais se franchit sans difficultés. Par contre, si le
niveau avait été un peu plus haut, nous imaginons, en frissonnant, une traversée pieds nus, dans l'eau glacée.
Puis à 10 h, bien au sec maintenant et installés sur des rochers nous prenons notre "pause banane", accompagnée des marrons glacés d'Annie. C'est encore la
fête…
Le ciel se couvre de plus en plus, la météo aurait-elle vue juste pour une fois ?
En tout cas, nous poursuivons notre montée dans une zone qui a subit l'incendie de 2003. Les chênes-lièges ont bien résisté, les arbousiers et les bruyères arborescentes sont bien repartis et les cistes ont envahi les zones laissées libres. Roland nous arrête pour un petit effeuillage avant la montée nous conduisant au point culminant de notre randonnée.
A 11 h, nous l'atteignons : 178 m, nous sommes loin des exploits du début de saison. Roland nous fait faire un 360 ° avec
"Au nord-ouest le Vieux Revest, le Col de Valdingarde, les ruines de St.Daunas, le Château de la Mère où nous avions randonné en Mai 2009, à l'ouest, le Mont
Pegros, plus au sud, le "Car brûlé" et le col du Bougnon, carrément au sud, la Bastide Martin où nous allons passer et les Issambres, au nord-est la Flûte où nous irons en Février et Roquebrune.
Tout au fond, les sommets enneigés du Mercantour."
Rassemblés près d'une citerne bien taguée, Roland va nous faire un topo sur le liège, échantillon en mains :
" Le liège, utilisé essentiellement pour la fabrication des bouchons est récolté au Portugal
(50%), en Espagne (20%), en Sardaigne, Afrique du Nord et un petit peu en France. C'est l'écorce du chêne liège qui en est la source. La première écorce, dite mâle, récoltée après 15 ans, de
mauvaise qualité n'est pas utilisée (ricanements de la gent féminine). L'opération effectuée pour retirer l'écorce est appelée démasclage. Elle se pratique sur le tronc où les très grosses branches. Le liège est retiré sur 1 m environ. 15 à 20 ans après, on récolte la seconde écorce, dite
femelle (cris enthousiastes de la gent féminine) qui sera utilisée pour les bouchons. Commence alors une longue série
de traitements, le 1er , à l'eau bouillante pendant une heure permet de détruire tous les insectes contenus dans la matière. Après l'égouttage, le liège est séché pendant 6 mois, à
l'abri de la lumière en hygrométrie contrôlée. Les futurs bouchons sont alors taillés en différentes épaisseurs de 36 à 46 mm. Puis les bouchons sont
classés en 7 catégories selon la qualité : de 1/3, bons, jusqu'à 5/7, médiocres.
Un traitement au dioxyde de carbone permet d'éviter les goûts de bouchon. Enfin les bouchons sont imprimés et lustrés pour les rendre plus glissants.
C'est merveilleux ce qu'on apprend en randonnant ! Merci beaucoup Roland.
Nous abordons
maintenant la descente qui va nous ramener vers nos voitures. Dans une courbe du chemin, le passage des véhicules a transformé le sol en une boue jaunâtre. Quelques marcheurs auront la malchance de poser le pied sur des
zones particulièrement molles, s'enfonçant jusqu' à la "tige".
Notre ami Michel, à ce petit jeu, récoltera le 1er prix.
Mais il est midi, il est temps de trouver un endroit pour pique-niquer. Les ruines de la Bastide Martin nous
permettront une installation sommaire, certes, mais au moins sèche. Jean Borel se livrera à une débauche de photos de couples qui créeront peut-être des scènes de ménage, à la parution du blog .
Mais la plus insolite sera celle de Marinette dans une vielle brouette rouillée, poussée par Dominique.
Après avoir dégusté les chocolats de Ginou, les gâteaux à la cannelle de Maryse, le gingembre de Maurice, le chocolat de Daniel et une deuxième tournée de marrons glacés d'Annie (n'ai-je rien oublié ?) nous repartons très détendus pour les 3 km restants.
Petit arrêt devant ce que Roland appellera le "temple maya". Bon ! Nous on veux bien, les occupantes actuelles sont
plutôt des abeilles ! Roland pense qu'il s'agit des vestiges d'un ancien village dont il ne pourra définir l'origine, évoquant une éventuelle mine. Un peu plus bas nous rencontrons une nouvelle construction de forme cylindrique, extérieurement en bon état. Une petite visite des lieux nous
permettra de définir qu'il s'agissait d'un ensemble de sanitaires, douches, WC, lavabos.
La carte ne nous en dit pas plus mais elle révèlera un ensemble de chemins montrant une sorte de viabilisation bien retrouvée sur le terrain
avec des regards d'égout. Un deuxième ensemble du même type a été érigé un peu plus haut. De là Jean nous livrera l'histoire d'un promoteur voulant installer un centre de vacances. La demande
étant présente, il anticipa l'attribution du permis de construire…qui lui fut refusé.
Hypothèse, réalité ou mythe, lorsqu'il ajouta que ce Centre était destiné aux naturistes, le doute entra dans nos esprits : mais qui sait ?
Nous retrouvons rapidement nos voitures après avoir coupé une prairie bien
humide…qui lava nos chaussures.
Notre café habituel aux Issambres étant fermé, c'est au bar PMU de St.Aygulf que nous prîmes notre pot dans la joie et l'amitié.
Merci Roland pour cette première rando de l'année qui nous a permis de se remettre en jambes après les fêtes.
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.
La semaine prochaine, encore une rando très cool
:
Jeudi 14 Janvier à 8 H 00 : SAINT-RAPHAËL Le Castellas ( 83 )
Agréable randonnée sur un sentier historique ; nous découvrirons l’ancien chemin que les fermiers d’ Agay utilisaient autrefois pour se rendre à Saint-Raphaël . Le retour se fera par le sentier du littoral créé sous la révolution par l’administration des Douanes et utilisé par les douaniers jusqu’au début du XX ème siècle .
Très belles vues sur le Massif de l’Esterel, la baie d’Agay, le Dramont et l’Ile d’Or .
Longueur : 11 Kms 130 – Dénivelée : 266 ms – Durée : 4 H . Niveau : Moyen Médio . Repas tiré du sac .
Coût du trajet A. R. : 1 € 20 .
Responsable : Jean BOREL
Encore quelques photos en bonus :
De l'eau...partoutJoli pas glissé!

Pas de cinéma Daniel, saute !

Des couples !



Quand même, une montée !
Paysage de brulis
Pique-nique
Une aime, l'autre pas

Ah ! nos guides
Ruines de la Bastide Martin
Les sanitaires des "naturistes"
Fondurane-Le haut Serminier-30 décembre 2009
Bon c'est la der…de 2009. Il faut arroser ça ! Malgré une météo morose mais
sèche, il pleuviote lorsque nous nous retrouvons à 17 marcheurs et marcheuses sur le parking de Fondurane, au bord du lac de Saint Cassien et ce sont
peut-être les nuages qui vont nous arroser. Les plus pessimistes ont sorti les capes de pluie. En ce 30 décembre, il n'y a pas de trêve des confiseurs pour les
marcheurs du cercle de Boulouris, Jean BOREL nous avait préparé une petite rando de 15 km et 450 m de dénivelée. Dans sa présentation il avait même écrit : " Pour la dernière randonnée de l'année,
et à la veille de la soirée du réveillon, nous vous proposons un parcours facile qui ne mettra pas à mal vos mollets, sur des pistes surplombant le Lac de Sant-Cassien et offrant de belles
vues" .
Après avoir présenté son programme de la journée, il nous déclara : " Aujourd'hui, nous avons
retrouvé avec beaucoup de joie notre Jacqueline, en pleine forme après une longue interruption. Surtout, ne va pas trop vite, Jacqueline, nous ne pourrions pas te suivre…
Aujourd'hui nous sommes 17 et c'est la 17ème rando de la saison sur 18
programmées. Une seule a été annulée à cause de la pluie. Pas mal".
Dans la grisaille de cette matinée, les photographes ne vont pas être gâtés, néanmoins, il faut bien opérer pour la photo de groupe sur laquelle, pourtant, tous les participants sont souriants.
Et c'est
parti. Déjà Jean nous annonce un petit supplément au programme pour aller visiter la Réserve Ornithologique de Fondurane.
Petit
sentier très boueux qui nous ramène…sur le chemin principal. Là, à la première bifurcation, Jacqueline et Bruno vont nous quitter, pour s'avancer un peu, alors que les 15 autres s'enfoncent dans
le bois en direction de la cabane d'observation.
Cette réserve biologique couvre 43 hectares. Elle est la propriété d'EDF et est protégée depuis 1988.
175 espèces d'oiseaux sont recensées. Le site est géré par le Conservatoire d'étude des écosystèmes de Provence Alpes du Sud et permet l'observation en toute saison d'espèces parmi les plus menacées : colvert, sarcelle, héron cendré, chevalier, busard des roseaux.... La cistude est une tortue aquatique indigène. Elle est en concurrence avec la tortue de Floride et la chélidre serpentine, tortues invasives, agressives, qui posent le problème du lacher d'animaux exotiques dans la nature.
Recommandation de silence, un peu inutile, pas
une plume sur l'eau. Heureusement il y a des illustrations dans la cabane, mais personne ne les regarde.
Nous retrouvons la piste principale et abordons directement la grande montée,
seule difficulté du parcours. Elle nous conduira au point culminant à 350 m, soit 200 m de montée. Il ne pleut plus et ,comme il fait doux, une séance "d'effeuillage" sera nécessaire.
Nous poursuivons la montée mais les belles-vues sur le lac de St Cassien, promises par notre guide, seront pour des jours meilleurs. Pourtant on arrive à apercevoir la mer : incroyable !
Toujours la grisaille avec un plafond de plus en plus bas, mais en fait c'est nous qui
montons et nous rapprochons de lui.
"Pause banane" au sommet, à la cote 347, près du point géodésique sur lequel Marie s'est irrévérencieusement assise ! Nous avons retrouvé Jacqueline et Bruno qui nous avaient devancés. Jacqueline a toujours la "pêche", heureuse d'avoir retrouvé le groupe des marcheurs. Bravo !
Comme à chaque fois que nous passons ici, ça sent la crotte de mouton. Ils ne doivent pas être loin.
Daniela a encore emporté son potage que
Daniel
ROYER apprécie à nouveau. Il a pris un abonnement depuis la semaine dernière, mais aujourd'hui il s'est muni d' un bol chinois, qui précisera t'il, n'est pas en porcelaine. L' autre Daniel
trouvera que ça fait un peu "Cage aux Folles".
Nous repartons sur un faux plat montant, ou plutôt, une succession de montées et de descentes légères.
Dans un virage Jean nous montre les "villages perchés" : Seillans, Fayence, Tourettes, Callian et Montauroux. Eux aussi sont dans la brume.
Un troupeau de mouton occupe toute la piste. Pas de berger en vue, un seul "patou" assurant
la garde du troupeau.
Nous prenons beaucoup de précautions pour ne pas effrayer les bêtes. Le chien est très pacifique, contrairement à la réputation de
cette race canine. Il va même se lier d'amitié avec Jacky !!!
Les moutons aussi ne sont pas sauvages et Jean montre la carte à l'un d'eux lui assurant que
nous sommes à l'azimut 8345, n'importe quoi ! Mais le mouton semble intéressé…
Nous reprenons notre chemin avec ses montées et ses descentes. Il est 11 h 10 . Jean annonce à Jacqueline : "Nous
allons bientôt atteindre le croisement où tu nous quitteras avec Bruno pour raccourcir le parcours, mais nous allons avancer notre pique-nique pour le prendre avec toi". Sympa notre guide !
C'est donc à côté d'une cabane de chasseurs que nous nous installons. S'il venait à
pleuvoir, nous pourrions nous y abriter. Une belle brochette de marcheurs s'est installée sur une planche entre deux troncs.
Les
autres espèrent que la planche va craquer sous les soubresauts de certaines. Mais non, ça tient. Dommage pour la photo.
L'un d'entre nous a choisi un tronc très étroit.
Lui
seul possédait une anatomie correspondante. Devinez ?
Nos deux amis nous ont maintenant quittés. Sur un très bon chemin nous continuons d'avancer sous un ciel bien "bâché". Pas d'espoir de voir le soleil aujourd'hui. Jean a repéré deux petits lacs collinaires du côté droit du chemin en contrebas et il nous entraîne dans un mauvais chemin qui rejoint le plus oriental : la curiosité n'est pas seulement féminine.
Effectivement dans le vallon du Gabre, bien
connu n'est-ce pas MM. Jacky et Daniel, nous découvrons un petit étang sympa aux eaux bien brunes.
Jean part en reconnaissance pour rejoindre le second, à deux cent-mètres à l'ouest mais il renonce, la végétation étant trop
dense.
Nous reprenons notre piste principale et la carte indique un autre petit lac à gauche de la route mais celui-ci, Jean le garde pour lui et ne nous le fera pas découvrir.
Presque deux kilomètres de bitume sur une petite route agréable qui nous conduit jusqu'aux
hameaux de Villards : Les Villards de Latil et le Villard des Granges.
Puis c'est à nouveau la piste sur le GR49 qui nous conduit enfin au lieu dit Haut
Serminier, en fait un petit sommet à notre gauche à 278 m.
Il ne reste plus qu'à descendre jusqu'au lac aperçu plus bas. Et c'est d'un bon pas que le
groupe traverse le pont.
Nous retrouvons Jacqueline ravie de ses 10 km.
Une petite surprise nous attend à nos voitures : Marinette, Dominique et Daniela nous ont
préparé un joyeux pot pour fêter la fin de l'année.
Champagne et gâteau maison que tout le monde appréciera. Bruno mettra même de la musique à partir de son
auto-radio. Félicitations et remerciements aux organisateurs de cette petite manifestation.
Le soleil, heureux lui aussi, nous envoie une petit rayon, histoire de participer à notre allégresse.
Merci Jean pour cette journée, maussade par le temps mais chaleureuse par l'amitié des marcheurs.
Merci aux photographes, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.
L'année
prochaine, Jeudi 07 Janvier à 8 h 00 : Roquebrune sur Argens (83) –
Pas de Léouvé – Départ du pont du Fournel sur la route du col du Bougnon, nous emprunterons
des pistes très bien tracées. Pas de difficulté pour une reprise après les fastes de fin d’année. Nous passerons au pas de l’Eouvé, puis dans le vallon de la Bastide neuve pour arriver à
« Car brûlé ». De là nous emprunterons un sentier « descendant » pour revenir au pont du Fournel.
Comme d’habitude, si le temps est pluvieux les jours précédents cette
rando, nous aurons l’occasion de tester l’étanchéité de nos chaussures!!!
Mais rassurez vous , pas besoin de canoés.
Nous observerons "les classiques" du massif des Maures: Bougnon, Etangs de Villepey, Valdingarde, la Flute.
- 4 h 30 – 15 Km – Déniv. 280 m –
Moyen / Medio – Repas tiré du sac
Roland COLLOMB
Quelques photos en bonus .

Quand il faut y aller...
Ne sois pas
triste Dominique, on en verra quand même des oiseauxTroupeau radiocatif, regardez leurs yeux. C'est surement un reste de Tchernobyl...

Sans commentaires.

Nicole et ses hommes !

Alors, on se tient chaud !

Bravo Jacqueline !

Attention poison. Abstiens-toi si tu veux passer un bon réveillon.
Bonne et heureuse année.

Pas sérieux ces randonneurs
La Forêt de la Colle du Rouet-23 décembre 2009
La forêt de la Colle du ROUET.
A cause de ce sacré Père Noël, la rando de jeudi avait été avancée au Mercredi 23. Mardi soir, il fallait
bien du courage pour préparer son sac ! Après deux jours de pluie et malgré une meilleure prévision météo pour Mercredi, nombre de
randonneurs étaient "restés sous la couette". Seuls six courageux, dont deux dames, se retrouvèrent sur le parking de
Boulouris.
8 h passée, pas plus de randonneurs. Il faut se rendre à l'évidence, nous ne serions que six, malgré
un soleil radieux…
Bruno proposa de faire une rando réduite de 12 km vers le lac de Malpasset mais Jean-marie lui fit remarquer que nous ne pourrions pas franchir le gué du Reyran. Et puis, nous étions venus faire nos 18 km, alors ne lésinons pas, allons-y !
Ce sont donc seulement deux voitures qui atteignent le parking au bord du Blavet. Le débit de la rivière est impressionnant, ce n'est pas le jour à marcher dans son lit comme en été.
Pendant que Bruno et Daniel vont positionner une voiture à Tourtoune, un peu plus au nord, les quatre autres
marcheurs se caillent, au bord de la rivière, à l'ombre et en plein vent . La falaise de la Colle Rousse est bien éclairée mais le soleil n'est pas assez haut pour nous réchauffer. Dès que nos chauffeurs reviennent, nous les pressons pour partir…sans oublier de prendre la photo de groupe devant la grande falaise. Ce fut
Daniela qui opéra.
A partir de combien parle t'on de groupe ? Nous c'est plutôt un
petit commando.
Bruno prendra quand même le temps de
nous montrer la carte, le profil et les caractéristiques de la rando : 18 km et 500 m de dénivelée. "Ce n'est pas difficile précise t'il, la dénivelée , à part la
montée de ce matin est faite d'une succession de petites montées et de petites descentes".
Il est 9 h 07 lorsque nous quittons le parking pour deux cent mètres de bitume avant de nous engager sur un petit chemin.
Très vite nous sommes confrontés au premier obstacle : un petit gué bien encombré de végétation. Dominique mettra un pied dans l'eau mais seulement pour faire parler de lui !
Puis nous débouchons sur une grande zone déboisée pour le passage du pipe-line de gaz. Notre chemin serpente dans cette zone, "faux-plat montant" (même quand Jean BOREL n'est pas là, on utilise sa terminologie) un peu encombré d'herbes hautes. Très rapidement Bruno aura les jambes de son pantalon trempées. Il proposera aux membres de sa petite troupe de le remplacer en tête, mais sans succès.
Enfin, nous atteignons le GR 51 , dit "Balcon de la Méditerranée", que nous avons eu souvent l'occasion d'emprunter à d'autres endroits. Et c'est effectivement un véritable balcon dans cette zone où nous dominons la plaine du Muy avec la montagne de Roquebrune et les Maures en arrière-plan.
Le collet REDON,
bien caractéristique, est très proche de nous.
Nous sommes en pleine rhyolite permienne, si familière à Bruno. Mais aujourd'hui, il s'abstiendra de commentaires à son sujet, tant il
nous l'a déjà décrite.
Le Ministère de l'écologie et du développement durable, par arrêté du 3 mars 2006, a désigné la Colle du Rouet dans le site Natura 2000
(zone de protection spéciale) - Journal Officiel, 10 Mars 2006 (num. 59)
L'eau ruisselle de partout mais notre chemin qui monte légèrement est bien propre.
En bas des différentes cascades, une mousse blanche évoque des détergents. Différentes hypothèses sont évoquées, la plus farfelue évoquant
"les écureuils se lavant les pattes avec de l'OMO"…
Le soleil brille toujours et très
rapidement il faudra faire une pause "effeuillage". Pour l'instant les prévisions de la météo sont exactes même si quelques nuages s'accrochent à la montagne nous faisant
craindre un cheminement dans la brume.
Mais le vent nettoiera tout cela et c'est toujours sous le ciel bleu que nous poursuivrons notre
route.
Nous cheminons à mi-pente entre le Castel Diaou (le Château du Diable) à la côte 560 m et le Château du Rouet à 117 m, célèbre pour son vin. Concernant ce dernier, Bruno évoque une rando où Raymond avait fait déboucher deux bouteilles de "pétillant"…
Vers le sud, de nombreuses gorges
dans les roches rouges, conduisent l'eau vers les différents ruisseaux et rivières de la plaine qui se regrouperont dans l'Argens.
Le paysage est superbe et la visibilité parfaite, jusqu'à la montagne
Ste.Victoire.
Mais il est temps de faire la
"pause banane". Celle-ci a bien failli perdre son nom, seul Jean-Marie avait choisi ce fruit exotique. Dominique et Marinette, échaudés, si l'on peut dire, par les
bananes congelées de la dernière rando avaient choisi une autre option. Daniéla avait opté pour un potage poulet, vermicelle, petits légumes qu'elle partagea avec
Daniel.
Reprenant notre balade, Bruno
nous annonce le vallon de Bennet dont l'appellation fut encore l'objet d'une utilisation détournée : vous voyez ce que je veux dire. A notre gauche, un gros piton surnommé "l'Argile", pourtant il
est bien rouge et rhyolitique. Toute la zone a brûlé en 2003 et bien que la végétation soit repartie, elle est basse, constituée seulement d'arbousiers et de bruyères arborescentes. Jean-Marie,
ayant fait cette rando en 2000, ne reconnaît plus le paysage, les rochers rouges, cachés par les arbres à l'époque, sont devenus très visibles.
Enfin nous arrivons à la Fontaine
des chasseurs, grand carrefour de chemins à la cote 409. Une plaque commémorative évoque la mémoire de deux chasseurs. "Comment peut-on tuer deux personnes avec une
seule balle ?"… Ce fut la remarque "blonde" de la journée.
Lors d'une rando récente, le groupe était déjà monté jusqu'ici, grimpant à partir du versant sud.
A gauche, point
culminant du secteur, se dresse les Roches de la Fille Isnard. Qui était la fille Isnard, même Bruno ne le sait pas ? L'ensemble des Roches constitue un oppidum
et Google nous a seulement appris que le patronyme Isnard était très répandu en Provence où la famille a eu une grosse influence sur l'histoire locale au 13ème et 14ème siècle.
Maintenant nous
allons changer d'orientation, prenant une route est, sur l'ubac de la montagne. La végétation a complètement changé par rapport à l'autre versant. Ici ce sont essentiellement des chênes
qui poussent sur ce versant nord…et nous avons perdu le soleil, d'abord car le temps s'est couvert et aussi parce qu'il est trop bas , caché par la
barre rocheuse.
Le chemin aussi a changé, plus sablonneux et avec de grandes flaques qu'il va falloir franchir en se frottant de près à la
végétation. Nous commençons à être bien "crottés".
Nous avons à
traverser de nombreuses combes où le chemin est coupé par des ruisseaux temporaires , faciles à franchir.
Beaucoup de mousses et de lichens sur ce versant. Bruno en recueillera pour la crèche de Jacqueline. Tu vois, nous pensons à
toi.
Mais il est l'heure
de songer au pique-nique. Pas un rocher au bord du chemin. Nous apercevons, au-dessus de nous, une ruine, celle de la Villa Bonnefoy, mais il faudrait remonter de 50 m, à travers bois pour
l'atteindre.
Finalement, dans un virage nous nous installons, qui en hauteur, qui
au raz du sol. Le temps est
de plus en plus couvert et l'hypothèse de la pluie n'est pas à exclure.
Là va commencer "l'épisode chasseur". Alors que nous dégustons nos sandwiches et Daniéla le reste de son potage, un 4X4 de chasseur s'arrête devant nous. Il est à la recherche de son chien qui suit un "gros". Comprenez un sanglier. A l'aide d'une petite antenne, il cherche dans quelle direction le chien est parti. Lorsqu'il nous quitte pour aller plus loin, nous entendons la clochette d'un chien qui se rapproche de nous, de plus en plus près. Va t'il nous ramener le sanglier ? Bruno dit : " J'ai déjà repéré un arbre pour me mettre à l'abri".
Mais le chien déboulera finalement seul, pas très loin de Dominique, mais sans le sanglier.
Rapide fin de
repas- toujours la pluie qui menace - Bruno a zappé le fromage. Ensuite café et gingembre offert par la famille Duchêne. Et nous repartons jusqu'au Fond de Moutte où nous retrouvons un fort
groupe de chasseurs en train de se restaurer.
Finalement, ils n'ont pas tué le sanglier et ont perdu un chien.
Nous les laissons à leurs agapes car nous voulons absolument rentrer avant la pluie. Un nouveau 4x4 de chasseur s'arrête à notre hauteur :
"Avez-vous entendu les clochettes d'un chien" ? Oui peut-être, au fond du vallon, mais assez loin. L'un d'entre eux ressort son antenne et
Daniela se fait expliquer le fonctionnement de l'engin : ça lui servira certainement un jour ou l'autre !
Nous sommes maintenant au-dessus
du lac de Méault, avec son barrage de terre, où nous avons déjà randonné.
La rivière Endre dont la source ne se trouve pas très loin, au nord de Bagnols-en-Forêt, décrit une élégante boucle autour de la colline sur laquelle le côté sud du barrage prend
appui.
Un autre 4x4 est arrêté au bord de la route avec un superbe barbu qui casse la croûte sur le capot. Casse-croûte bien arrosé ainsi que le montre la photo. Nous lui demandons si lui aussi cherche son chien, le prenant pour un chasseur. "Non, le mien est avec les moutons en bas" nous répondit-il". C'était un berger !
Bruno nous offre la possibilité de prendre un raccourci mais nous refusons, nous les voulons nos 18 km
!
Enfin après une dernière boucle où nous pouvons admirer une forêt de chênes moussus, couverts de lichen, nous abordons la grande ligne droite qui nous conduit à la voiture.
Il est 14 h 50, nous avons bien marché. Il n'a pas plu, nous étions dans "la bonne fenêtre de tir" comme le dira Daniel, car dès notre retour au logis, la pluie a commencé.
Daniel nous ayant abandonné, nous nous retrouvons à 5 au Bar-PMU de la Bouverie pour consommer…cinq chocolats. C'est l'heure des courses et l'ambiance est chaude.
Merci Bruno pour cette randonnée facile mais très vivante et pour ces 18 km auquel nous tenions tant.
Merci au seul photographe présent, Jean-Marie, bien assisté par Daniela et Daniel.
La semaine prochaine, le Mercredi 30.12.09 à 8 H 00 : Le HAUT-SERMINIER Fondurane ( 83 ) avec Jean BOREL.
Pour la dernière randonnée de l'année, et à la veille de la soirée du réveillon, nous vous proposons un parcours facile qui ne mettra pas à mal vos mollets, sur des pistes surplombant le Lac de Sant-Cassien et offrant de belles vues .
Caractéristiques techniques : Longueur : 13 Kms 700 , Dénivelée : 370 ms , Durée : 4 H 00 . Niveau : Moyen Moderato .
Coût du trajet AR : 18 € par voiture.
Quelques image en bonus
Le Blavet au petit matin, ce n'était pas le jour pour marcher dans son lit.

La Colle ROUSSE à la même heure, c'est plus sympa.

Que d'eau ! Que d'eau !
ça ruisselle de partout.

Un café, l'addition et on fonce !

A qui est ce pantalon, déchiré par un rocher malveillant ?

Quel est le géant qui a laissé son empreinte ?
Les chênes moussus, on dirat du givre.
Ce ne sont que des lichens
Lac de St Cassien - Nord : 17 décembre 2009
Lac de Saint Cassien - Nord
Aujourd’hui Jean Borel nous emmène à deux pas de chez nous. Nous allons découvrir la partie Nord du Lac de Saint
Cassien, la moins connue, « aux accès plus rares et très confidentiels ».
Nous voici 20 randonneurs sur le parking situé juste après le pont de
Pré Ciaou qui enjambe le lac de St Cassien. Le thermomètre marque – 7 ° ! Et dire que l’hiver n’est pas commencé. Ca promet ! Nous sommes tous
bien emmitouflés. Personne aujourd’hui n’a oublié ses gants, bonnets, polaires et anoraks. Nous prenons juste le temps d’u
ne photo de groupe sur fond de lac dans la brume. Et sans tarder,
nous empruntons un sentier qui se dirige vers le nord du lac. Nous traversons un bois de chênes, chênes-lièges et pins. Il nous masque le lac. Dommage, nous
aurions pu admirer le lever du soleil sur le lac. Le sol est gelé. Nous aussi ! Et nous marchons à vive allure pour nous réchauffer.
Après quelques minutes d’échauffement, Jean fait une halte et nous
présente le profil de la rando. « Nous sommes partis de 147 m d’altitude. Nous allons continuer cette petite montée sur 100 m, jusqu’au village du Magnanon.
Ensuite on suivra l’ancienne voie ferrée jusqu’à un ancien viaduc. Puis on descendra jusqu’aux Gorges de la Siagne, à 67 m. Après, ce sera la seule
difficulté de la journée, nous monterons au village de Belluny, à 306 m. Puis on redescendra sur les bords du lac. En résumé : une petite montée, une petite
descente et beaucoup de faux plats ! ». Au total ce sera quand même une rando de 18 km et 520 m de dénivelé.
Nous reprenons notre g
rimpette. Nous ne tardons pas à atteindre le lieu-dit Le Magnanon (alt. 246 m). « On vient de terminer la première
petite montée » nous dit Jean. « A présent c’est un faux plat ». Jean nous propose alors une pause technique.
« Il fait trop froid ! » lui répondent certaines. « Vous ne savez pas ce que vous voulez. Vous n’êtes
jamais contentes ! » rétorque Jean. La pause est terminée. Nous poursuivons notre route. Voici deux géomètres en plein travail. Alors que le groupe continue à avancer, Jean
s’arrête pour tailler une bavette avec ses collègues.
De quoi parlent-ils ? D’équipement de géomètres. Nous arrivons à présent sur l’ancienne voie ferrée. Par endroits le sol est boueux. Boueux mais gelé.
« Comme ça on ne se salit pas les pieds » observe justement Bruno. Nous passons à côté de tas de cailloux. S
erait-il question de restaurer la voie ferrée ? Après la boue, voici quelques flaques bien gelées, elles aussi. Marinette tente une glissade et se
rattrape à temps. Le bon exemple étant toujours suivi, d’autres tenteront de l’imiter. Sans casse, heureusement !
Nous arrivons au viaduc, où plutôt à ce qu’il en reste. Jean nous
explique : « L’ancienne voie ferrée Grasse – Meyrargues franc
hissait la Siagne à cet endroit. Grâce à un viaduc de 300 m de long et de 72 m de haut. Sa construction date de 1889. C’est Gustave Eiffel qui en
dessina les plans. Le viaduc fut détruit le 24 avril 1944, lors de la retraite des troupes allemandes ». Nous nous installons sur la pile du viaduc pour reprendre quelques forces.
Il est près de 10 heures et c’est l’heure de la pause casse-croûte. Où l’on voit les amateurs de bananes croquer leurs bananes co
ngelées. Bien revigorés par notre casse-croûte, nous voici prêts à attaquer la « petite descente » vers la Siagne. Mais
la petite descente s’avère plutôt raide. Et agrémentée de cailloux et de feuilles mortes bien glissantes. Qu’importe ! Nous finissons p
ar atteindre la
Siagne. Nous voici juste au pied de la pile du viaduc. Elle porte la date de sa construction : 1889. A présent notre sentier longe la Siagne. L’eau de la rivière nous procure un peu de
fraîcheur. Qui serait appréciable s’il ne fa
isait déjà si froid. Nous marchons dans les sous-bois, accompagnés du chant de la rivière.
Après quelques minutes de marche sur ce sentier agréable, nous
atteignons la Chapelle St Cassien-des-Bois. Cette
chapelle du 12ème siècle appartient à la commune de Tanneron. Elle
a été restaurée en 1970. Certains d’entre nous vont admirer la vue sur la vallée de la Siagne, du haut de la tour carrée de St Cassien-des-Bois
(ancien château fortifié, qui servit d’hospice et d’étape aux voyageurs et aux pèlerins). Les autres restent sagement groupés autour de Jean qui nous dit tout sur
le lac et le barrage de St Cassien : « Le lac de St Cassien s’inscrit dans un paysage boisé où le vert des pins et des chênes est
égayé en hiver par l’or des mimosas. Le lac est alimenté essentiellement par les eaux de la Siagne, captées par la prise d’eau de
Montauroux. C’est en 1962 qu'EDF commence l'énorme chantier du barrage de Saint Cassien. Suite à la rupture, 3 ans plus tôt, du barrage
de Malpasset. Aménagé sur le cours du Biançon, affluent de la Siagne, cet immense plan d’eau de 4,3 km2 a deux vocations : irriguer les cultures maraîchères du littoral et
alimenter l’usine hydroélectrique d’EDF. Il sert également de barrage « écrêteur de crues » et au ravitaillement des canadairs en cas d’incendie ».
« Maintenant on va attaquer la
partie la plus difficile : une demi-heure de montée » nous prévient Jean. Mais avant l’ascension finale, nous allons faire un bout de rou
te. « Marchez en file indienne ! » s’écrie Bruno. En effet la route n’est pas large et les voitures
roulent vite. Quelques minutes plus tard nous quittons la route pour un sentier. « Ceux qui le veulent peuvent se dévêtir ! » annonce Jean.
Autrement dit, ça va grimper ! Chacun fait comme il l’entend. Les moins frileux retirent une couche ou deux. Et nous attaquons la montée. En effet la côte est raide. Le sentier grimpe
en zigzagant. Sur notre gauche, nous apercevons Tanneron, le pays du mimosa. Et derrière nous, c’est le village de Cabris. Jean s’arrête un instant. Il cherche sa boussole. Aurait-il perdu le
Nord ? Un peu plus loin, Jean dit à Daniel (Daniel M.) : « Tiens ! C’est ici que nous avons bu une bouteille de vin blanc. Tu te souviens,
c’était en 2005 - très exactement le 10 février. Nous étions 22. Et il faisait très chaud ! » (D’où la bouteille de vin blanc, sans doute). Quelle mémoire, mais quelle
mémoire !
« On a fait les 2/3 de la
montée ! » Courage, donc ! Comme souvent, c’est le dernier tiers qui paraît le plus long. Nous passons près d’une plantation de jeunes eucalyptus. « On s’en sert pour décorer les bouquets » nous dit Bruno. Enfin nous arrivons au village de Belluny, point culminant de la journée. Nous sommes accueillis par
une douce brise. Douce et glaciale ! Heureusement à la sortie du village, un rayon de soleil nous réchauffe un peu. Nous passons sans nous attarder devant « l’écrin d’oliveraies »
dont nous a parlé Jean. Et nous attaquons la descente sur un chemin bie
n caillouteux. Nous commençons à apercevoir le lac tout en bas. Puis notre
sentier nous conduit à travers bois jusqu’au bord du lac. Juste en face du barrage de Saint Cassien. Nous nous dirigeons à présent vers le nord, en longeant le lac. Au détour du chemin
apparaissent des ruines. « ça s’appelle la Grange Vieille » nous dit Jean. Il est
midi passé. Nous commençons à avoir faim. Il serait temps de trouver un lieu de pique-nique. Mais ici nous sommes à l’ombre et Jean vou
drait nous trouver une place au soleil. « On va passer au-dessus du captage de la Siagne. C’est un passage un peu
délicat. Je ne vous en avais pas parlé ». Pour ne pas nous effrayer sans doute. Mais nous en avons vu d’autres. Et nous franchissons allègrement cette petite
difficulté.
Nous poursuivons notr
e chemin. Sans trouver le lieu de pique-nique idéal. « J’ai été piégé par la montée des eaux » nous dit
Jean. « Quand le lac est moins haut, on peut s’installer sur le bord ». Enfin, un peu plus loin, voici un emplacement qui fera l’affaire :
une petite plage orientée plein sud. Nous nous installons sur le sable ou sur l’herbe. Une barque est arrimée sur la plage. Bruno, tel un pacha, s’y installe confortablement. D’autres se
contentent de poser leurs fesses sur le rebord de la barque. Il fait bon. Nous m
angeons de bon appétit. Mais après nous être chauffés au soleil quelques minutes, le froid nous gagne à nouveau. Après le café, personne n’a envie de
s’attarder. Nous levons le camp. Bruno, comme il se doit, est le dernier à quitter sa barque.
« On va remonter sur la
route » nous dit Jean. « Je marcherai devant le groupe, pour faire ralentir les voitures. Marchez derrière, en file
indienne ! »
Dix minutes pl
us
tard, nous quittons la route pour emprunter un sentier qui longe le lac. Puis un peu plus loin, Jean nous prévient : « Ici, il y a deux possibilités :
soit nous suivons au plus près le bord du lac. Nous devrons alors contourner ou traverser des propriétés privées. Soit nous rejoignons plus haut un chemin qui fait le tour du lac ».
Jean a une préférence pour la première option. Nous le suivons donc. Nous ne tardons pas à buter sur une
clôture. Nous la contournons. Puis voici une nouvelle clôture. Le propriétaire nous a repérés. Il nous confirme que nous sommes en bonne voie. Et nous
retombons en effet sur le chemin interrompu par ce propriétaire, par ailleurs fort aimable.
Nous continuons notre route à travers bois. C’est l’occasion pour Jacky
de compléter sa cueillette de champignons. Après une dernière grimpette, nous retrouvons le sentier que nous avions pris ce matin. Il nous ramène gentiment jusqu’à nos voitures. Hélas, en
décembre, sur les rives du lac de St Cassien, tous les cafés sont fermés. Sans trop de regrets, nous nous résignons à regagner la douce chaleur de nos pénates.
En souhaitant à tous d’agréables fêtes de fin d’année. Les plus courageux sont bien sûr invités à randonner les mercredi 23 et 30 décembre.
Merci Jean pour cette si rafraîchissante randonnée autour du lac.
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Bruno
et Jack
y

Randonneurs
Ra
ndonneuses


Petite montée
Petite descente
F
aux
plat

La Siagne
Prochaine randonnée : Mercredi 23 Décembre à 8 h00 : La Colle du ROUET (83)
Seillans-La Pigne- 10 décembre 2009
SEILLANS-La Pigne.
Après nous avoir obligé à annuler notre rando de la semaine dernière pour cause de
mauvais temps, le ciel nous devait bien une revanche en nous offrant une météo superbe. Trente marcheuses et marcheurs en ont profité pour se réunir autour de Jean
BOREL qui nous avait préparé un circuit facile, en boucle, de 16 km et 520 m de dénivelée. Trente
pour une rando de décembre, sans restaurant, c'est un record, et Mesdames vous vous êtes distinguées avec une participation majoritaire de deux unités. Bravo
!
Il fait un petit 4° sur le parking du jeu de boules de Seillans, mais au bord du lac de St.Cassien, en passant, nous avons pu relever une température légèrement négative, ce qui était le
cas, paraît-il, dans certains quartiers de St. Raphaël. Sur le lac, de jolis bancs de brume lui donnait un aspect "solognot". C'est sur, l'hiver
approche malgré le réchauffement climatique…
Jean BOREL nous décrit la rando, avec carte et profil joint. Il insiste sur le début du parcours qui comporte une montée un peu dure, nous faisant passer de 400 à 580 m
, seule difficulté du parcours. Il nous présente Michelle, l'épouse de Joël, qui a rejoint notre groupe, ainsi que Tony. Bienvenue à tous les deux.
Nous retrouvons aussi avec plaisir, Monique et André, de retour de leur périple dans le Pacifique.
Jean nous montre la buvette du jeu de boules où nous pourrons prendre notre pot ce soir si nous le désirons.
Après
la traditionnelle photo de groupe, à 8 h 50 nous quittons le parking. Traversant toute la partie ouest du village, nous
gagnons, par des ruelles fort sympathiques la Porte Sarrasine, ancienne entrée nord. " Nous ne nous attarderons pas ici
car nous sommes à l'ombre et il fait plutôt frais. Je ferai un arrêt dans la montée pour vous parler de Seillans" nous précise Jean.
Il a bien raison, notre esprit sera plus vif (enfin peut-être…) lorsque nous nous serons un peu réchauffés. Mais le passage dans les jolies rues de ce
village donne déjà à certains l'envie de revenir.
Nous quittons maintenant Seillans et atteignons la base de la Combe Longue où nous allons monter en suivant un petit ruisseau qui cascade sur notre droite. Nous l'entendons parfaitement mais nous ne le voyons guère; il est en contrebas et la végétation est dense.
Petit arrêt au soleil. Jean sort sa documentation sur Seillans qui se trouve déjà en dessous de nous.
Seillans est classé parmi les plus beaux villages de France. Ses ruelles pavées s'élèvent vers un château du XI° siècle et vers ses remparts. Les Romains qui
l'occupent dès le II° siècle y construisirent des villas, centre politique et agricole d'alors. Au IX° siècle, un décret royal restitue la ville à l'évêque de Marseille, époque à laquelle est
édifiée la chapelle des Ormeaux, à l'extérieur du village et qui mérite
une visite pour son retable en bois sculpté dans la masse, oeuvre d'un anonyme. Du IX°
au XII° siècle, le village souffrit des incursions sarrasines et des épidémies de peste. Au XVIII° et XIX° siècle, l'élevage du ver à soie permit de développer le village mais périclitera dans
les années 1930.C'est la parfumerie de la marquise de ROSTAING qui"réveillera" de nouveau le village.
Avec ses 2115 habitants (Seillanais et Seillanaises) et ses 8866 hectares, Seillans est aujourd'hui un bourg important qui s'étend au nord jusqu'au
plateau de Canjuers. Des personnalités des arts l'on choisi comme lieu de résidence tels les poètes Jean AICARD et Alphonse KARR et le peintre Max ERNST
qui y vécu de 1964 à la fin de ses jours. En 1994, son épouse Dorothéa TANNING, fit don à la ville d'une sculpture, le "Génie de la Bastille" ,
érigée près du terrain de boules.
Après la culture, retour au sport (!!!) Nous poursuivons notre montée en lacets, pas trop
difficile, intrinsèquement, mais comme souvent dans nos randos, elle nous prend " à froid" et il faut un certain temps pour se remettre dans le bain, si l'on peut dire, la mer étant assez
loin.
Non Gérard ne porte pas un bandeau, mais il fonce, tête baissée
Dans une jolie clairière, Jean nous propose un arrêt pour la "pause banane", toujours bienvenue. Il en profite pour nous donner une recette provençale : après la culture voici la gastronomie. On
fait vraiment tout dans les randos du Cercle de Boulouris !
Voici donc la recette du "Saussoun" (la sauce en provençal), repas traditionnel des moissonneurs au début du siècle dernier. Pour le réaliser, il faut 50 grammes d'amandes en poudre ou de pignons et une cuillerée à soupe d'huile d'olive par personne, un bouquet de menthe, un bouquet de fenouil, une gousse d'ail, du sel et du poivre. Faire une pommade au mortier ou au mixeur, avec la menthe, le fenouil et l'ail. Assaisonner. Allonger avec de l'eau jusqu'à obtention d'une pâte mi épaisse, mi-fluide. Tartiner et imbiber de saussoun des tranches de pain. Garnir de quelques filets d'anchois dessalés. A consommer avec des figues fraîches.
Dominique nous promet de tester la recette pour une prochaine rando. Attention le blog a de la mémoire.
La température est devenue agréable lorsque nous rejoignons une grande piste, large, un léger "faux-plat montant" si cher à notre guide, mais aujourd'hui, nous sommes vraiment dans la définition alors que nous en avons connu, par le passé, plutôt montants que plats…
Nous avons maintenant une vue dégagée sur notre environnement, la plaine de Fayence nimbée dans la brume et la fumée des écobuages : pas un souffle
d'air, la fumée monte, toute droite puis s'étale. On aperçois même la mer.
Bien que l'automne soit bien avancé, les chênes nous offrent encore des feuillages roux si agréables à l'œil.
Nous continuons ainsi, alternant petites montées et petites descentes jusqu'au col de St.Arnoux à
685m pour découvrir la chapelle éponyme datant du XVIII° siècle. Une plaque rappelle un don fait par un Gignace Dalmass en 1811 (Personnage inconnu pour nous mais patronyme très
répandu dans le Var et les Alpes maritimes).Elle comporte un "enfeu" bien fermé, au sol dallé de petits galets.
Petite halte, bienvenue, avant d'atteindre le point culminant de la randonnée. Visite impossible,
la chapelle est bien fermée ce qui est normal vu son isolement. Encore quatre vingt mètres de dénivelée à franchir avant d'atteindre le sommet
de la Pigne à 762 m, grande plate-forme équipée d'une vigie incendie . Il y a une borne géodésique mais paradoxalement Jean BOREL ne nous la fait pas chercher
!
C'est effectivement un point stratégique d'observation car nous avons un 360 °, pardon Jean, un 400 grades, sans obstacle. C'est par
de tels endroits magnifiques que l'on se rend compte de l'importance de la forêt dans le département du Var : un des plus boisés de France, peut-être d'ailleurs le
premier.
Au nord, l'Auzière de Caille, avec ses 1000 m nous empêche de voir le Mt Lachens, point culminant
du département. Les Maures se détachent bien malgré la brume et l'on aperçoit même le Rocher de Roquebrune. A l'ouest le village de Bargemon et le col du Bel homme semblent très proches.
C'est là que nous allons pique-niquer, il n'est que
11 h 30 mais le coin est superbe, bien équipé, rochers, cabanon avec table et bancs en béton. Jean va grimper dans le mirador de la vigie pour en redescendre les deux chaises hautes des
guetteurs.
Il va les installer pour lui et Nicole, face au sud-est :position royale !
On est chef où on ne l'est pas! Cependant certains parlent déjà de la nuit du 4 août 1989…
Mis à part la petite cour qui s'installe autour du couple Borel, les autres randonneurs choisissent des rochers en plein soleil.
Jean a débouché une bouteille de Beaujolais nouveau, fort apprécié.
Pas de joueurs de cartes aujourd'hui, on voit bien que les habitués, Denise, Claude et Marcel ne
sont pas parmi nous.
A l'invitation de notre guide, un certain nombre d'entre nous vont grimper dans la vigie malgré
l'interdiction. Ils vont pouvoir découvrir que la vie des guetteurs n'est certainement pas facile, en plein été, quant le soleil tape sur la légère toiture du mirador. Mais quel paysage
!
Le chemin que nous allons reprendre passe deux cent mètres plus bas, mais pas question de le
rejoindre directement car la végétation est super-dense. Il faudra revenir sur nos pas sur 200 m environ pour contourner le
piton.
Jean donne le signal du départ et c'est par une belle piste qui ne figure pas sur les cartes que nous allons atteindre le point de rebroussement à partir duquel nous repartirons vers l'est. Il reste environ 7 km pour regagner Seillans, tout en descente, ça va être cool.
Jean nous prévient :" Nous allons aborder une zone de constructions nouvelles et le chemin a plus ou moins été annexé dans les propriétés qu'il va falloir contourner. Restez groupés"
Martine demande ironiquement : "Faudra- t'il faire silence ". Bien sur, ça la dérangerait beaucoup n'est-ce pas (pardon Martine) !
Effectivement, au lieu-dit le Haut Méault, nous devons descendre par de petits sentiers longeant les nouvelles constructions. La végétation au sol est assez envahissante : ronces, salsepareille, etc. Gérard en fera les frais, certains autres frisant plusieurs fois la catastrophe.
Enfin nous parvenons à une petite route bitumée qui dessert quelques maisons anciennes parfaitement restaurées. Les restanques herbeuses sont garnies de jolies marguerites.
Le coin est paisible, les oliviers pleins de fruits, ça sent vraiment la Provence !
Voila, nous arrivons dans Seillans par l'ouest. Le parking est atteint
rapidement. La dernière conquête de Jean, Claudine, qui tient la buvette de la SBS (Société bouliste Seillanaise),
dûment prévenue par notre guide, nous attend pour nous servir des boissons. C'est vraiment la crise,
car aujourd'hui nos consommations ne nous coûterons qu'un euro, et tant pis pour les boissons
chaudes.
Merci Jean pour cette rando facile et très agréable. Le beau temps étant de la partie, nous avons passé une bonne journée.
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.
La semaine prochaine :
Caractéristiques techniques : Longueur : 18 Kms 000 , Dénivelée : 520 m , Durée : 5 H 30 . Niveau : Moyen Medio .
Guide : Jean Borel
Quelques photos en bonus :
Dans les ruelles de SeillansCourage Marie, tu es presque arrivée
!
La chapelle St.Arnoux

Randonneuses réjouies


La montée finale

C'est guignol !
Très cool, ça descend
Le pot au boulodrome

C'est toujours l'automne
Mais aujourd'hui, Gérard avait la nostalgie de la mer. Toute la journée il a essayé de la photographier. Oui, cher ami, c'est bien par là.
Utelle annulée- 3 décembre 2009
Roland devait nous conduire aujourd'hui à Utelle dans la vallée de la Vésubie. Rando remise à une date ultérieure, pour cause d'intempéries
En ce matin du 3 décembre, à 7 h 30, 6 "fous ou inconscients" (dixit Jean BOREL) se retrouvaient au parking de Boulouris, sous la pluie... et avec une prévision météo catastrophique. Enfin, cinq seulement à Boulouris, la sixième attendant son chauffeur, à domicile. Ils méritent d'être cités : Alice , Chantal, Bruno, Jean, Roland et Jean-Louis. Vos rédacteurs, ainsi que la majorité des marcheurs, étaient restés sous la couette.
Pour immortaliser ce moment, il y aura quand même trois photos.
A qui était le parapluie ?



La semaine prochaine :
Jeudi 03 Décembre à 7 h 30: Seillans(83) – Au départ de
SEILLANS, village perché aux maisons ocre jaune classé parmi les " plus beaux villages de France ", cette randonnée, qui ne présente aucune difficulté particulière nous permettra de gagner
les hauteurs de La Pigne, sommet certes à l'altitude très modeste ( 762 m. ), mais qui offrira de magnifiques perspectives sur la plaine de Fayence, le massif de l'Esterel, les Maures et le
littoral Méditerranéen .
Caractéristiques techniques : Longueur : 16 Km 200, Dénivelée : 480 m, Durée : 5 H 30 . Niveau : Moyen Medio .
Coût du trajet A. R. : 24 € 00
Jean Borel
Rocher de Roquebrune : 26 novembre 2009
Rocher de Roquebrune : les 4 sommets
Aujourd’hui Bruno Guérin nous emmène à deux pas de
chez nous. Nous allons gravir le Rocher de Roquebrune. Ou plus précisément les quatre sommets du Rocher. Il est 8h30. Nous voici 20 randonneurs au pied du Rocher. Vingt randonneurs prêts à nous
lancer à l’escalade de ces quatre sommets. Nous serons 21 lorsque Françoise – qui s’est trompée d’heure – nous rejoindra. En l’attendant, Bruno nous présente la randonnée.
« Nous allons monter d’abord au sommet n° 1 (373 mètres), par un sentier assez raide, avec une petite escalade sur la fin. Ensuite on redescendra avant de grimper au sommet n° 2 (369 mètres). Il y aura là quelques passages délicats. Après on redescendra pour grimper à nouveau jusqu’au sommet n° 3. On redescendra au pied de la muraille pour pique-niquer. Et l’après-midi nous monterons au sommet n° 4, parmi les plaques et les rochers ».
Qu
el
programme ! Et dire que certains croyaient que ce serait une petite rando facile d’à
peine 10 km ! Mais avec son profil en dents de scie, le dénivelé frisera les 800 mètres. C’est clair : nous allons en baver ! Mais le temps passe et toujours pas de
Françoise ! Qui plus est, la communication entre elle et nous est coupée. Bruno meuble un peu le temps mort en nous parlant d’un sujet qui le passionne : la géologie.
« Le Rocher constitue un
énorme bourrelet de roche sédimentaire au pied des Maures. Roche appelée arkose et composée d’un conglomérat de roches diverses : gneiss, embréchite, granit, galets
de rhyolite ». Bruno tente encore de nous faire patienter, en nous parlant du circaète Jean-le-Blanc, du merle bleu ou du blaireau. Mais il faut se rendre à
l’évidence : Françoise ne viendra plus. D’ailleurs il fait frais et nous avons besoin de nous dégourdir les jambes.
Nous nous élançons en direction du sommet n° 1 : le Rocher des
trois croix. Nous montons par un sentier assez raide, à travers un bo
is de chênes-lièges. Sentier vite encombré de rochers qui forment de hautes marches. Rien de tel pour nous
réchauffer. A la première halte, nous nous allégeons de quelques vêtements superflus. Nous empruntons à présent un chemin à découvert, en direction d’une belle dent rocheuse. La végétation se
fait moins dense. Nous pénétrons dans le monde des rochers. Yvette demande : « C’est l’heure du casse-croûte ? » La réponse est
N
ON. Ce n’est pas l’heure. Nous poursuivons notre grimpette en direction des trois croix. Nous en apercevons deux, juste au-dessus de nous. Encore un peu
d’escalade et nous atteignons le sommet n° 1. Jean scrute le bas du Rocher : « J’ai beau chercher. Je ne vois pas Françoise. » Puis tout
à coup « Regardez là-bas, le renard ! » Un renard grimpe en effet dans les rochers. « Il monte mieux que
nous ! » remarque Martine. Le ci
el est couvert. Malgré la brume, la vue est magnifique. Ici la mer, puis le massif des Maures. Et de l’autre côté, la vallée de
l’Argens et l’Estérel. Pendant la pause, Bruno nous conte l’histoire des trois croix. « Le Rocher des Trois Croix, nom véritable du rocher de Roquebrune, a toujours fasciné les
hommes qui y dressèrent jadis trois croix aujourd’hui disparues. Celles que l’on voit à pré
sent sont
l’œuvre du sculpteur Bernar Venet, établi au Muy depuis plusieurs années. Sensible à la beauté du lieu, Bernar Venet souhaita « signer » ce paysage grandiose et mystique à la
fois. Pour chacune de ces croix le sculpteur a choisi de rendre hommage à trois artistes majeurs de l’histoire de l’art. Il s’est inspiré de célèbres
crucifixions peintes au 14ème, 15ème et 16ème siècles ». Le randonneur averti aura bien sûr reconnu aisément la référence aux
œuvres de Giotto, Grunewald et Le Greco !
« On reprend la
marche » nous dit Bruno. « On va passer sous une croix ». Nous abordons un passage très étroit. A droite, c
’est le
rocher. A gauche, c’est le vide. « Ne vous approchez pas du bord ! » Ce pourrait être le leitmotiv de la journée ! Heureusement des
câbles ont été installés en début de descente. Il suffit de bien s’accrocher ! Après le passage câblé, nous poursuivons notre descente dans ce que Bruno appelle « un chaos
cyclopéen », c’est-à-dire un amoncellement colossal de rochers. Nous poursuivons notre parcours d’escalade ou plutôt de désescalade. A ch
acun sa méthode :
face au vide ou face au rocher. L’important est de trouver les bons points d’appui et de ne pas se bousculer ! « T’es content d’être
venu ? » demande Bruno à Jacky. Qui semble apprécier cette descente le long de la corniche rocheuse.
Puis
nous apercevons
d’en bas le sommet n° 2. Encore quelques minutes de grimpette. Soudain Jean nous dit « J’entends Françoise. Elle arrive ! » Est-ce une
blague ? Mais non, on entend une voix au loin. C’est Françoise qui s’approche. Arrivée au sommet elle nous expliquera qu’elle n’a ni trouvé notre parking ni suivi notre itinéraire. Peu
importe puisque la voici. La grimpette n’est pas tout à fait terminée. Il nous faut encore contourner puis escalader d’énormes rochers. Et nous voici au sommet n°
2. A
présent le soleil brille et de partout la vue est magnifique. Il est 10h40. Nous prenons enfin le temps d’une pause casse-croûte. Puis il nous faut redescendre, dans les rochers d’abord, dans la
caillasse ensuite. Quelques minutes plus tard, Bruno nous annonce : « A partir d’ici, vous pouvez ressortir vos bâtons ! » Car ces
fi
chus bâtons étaient bien encombrants dans les passages d’escalade. Nous poursuivons notre descente jusqu’au pied du Rocher. Nous marchons à présent sur une
large piste, facile, agréable. Pas besoin de regarder ses pieds ! On peut en profiter pour admirer le Rocher de Roquebrune vu d’en bas. « Ce
rocher, nous dira Bruno, est à cheval sur les communes de Roquebrune-sur-Argens et du Muy. L'érosion y a sculpté et cre
usé des grottes,
agrandi les failles et modelé des colonnes en forme de champignons, comme les Deux Frères ». Les Deux Frères, justement les voici, se détachant sur fond d’azur.
« On dirait un paysage phallique » remarque fort à-propos Daniel. Nous nous arrêtons pour contempler ce paysage à la fois sauvage et colossal
par sa taille. Impressionnant ! Brun
o se met à l’écart et nous raconte : « Le sommet n° 3 dresse sa fière silhouette postée en
avant-garde des Maures et domine la vallée de l’Argens de ses grès rouges déchiquetés qui annoncent l’Estérel. Dans ce paysage sauvage, ont été mis à jour des vestiges mégalithiques et des oppida de
l’âge de fer, camps retranchés dans leurs enceintes de pierres sèches. Des petites chapelles, un vieux four à tuiles ou d’anciens moulins à huile témoignent de l’importante activité humaine
qui régnait sur les flancs du rocher ».
« En montant vers le sommet n° 3,
nous verrons les vestiges de l’ancien village et de sa chapelle ». Nous attaquons la grimpette et pénétrons bientôt dans un bois de chênes-lièges. « Serrez les rangs pour ne pas vous perdre ! » Nous grimpons donc en nous serrant les
uns aux autres.
Bientôt nous pouvons admirer sur notre gauche, une vue splendide sur le sommet n° 4, bien éclairé par le soleil. On distingue nettement la grotte de l’ermite et sa chapelle.
« Nous ne monterons pas à la grotte de l’ermite. D’ailleurs il n’est pas là. On passera en bas et on montera sur la droite ». Mais nous n’en
sommes pas là ! Chaque sommet en son temps. Grimpons d’abord le n° 3 !
Le sentier se faufile entre le
s sommets 3 et 4.
C’est le Pas du Facteur. Puis nous prenons sur la droite un sentier très raide qui monte à travers parmi les chênes-lièges, arbousiers et bruyères arborescentes. Nous atteignons les
vestiges du village médiéval. Un petit tour près des ruines et nous reprenons notre grimpette. Nous voici maintenant sur la ligne de crête, au droit d’une belle plate-forme rocheuse. Nous
apercevons le sommet, c
onstitué d’énormes blocs, posés les uns sur les autres. Pour atteindre le sommet, il nous faut encore escalader un étroit passage. Bruno et Jean nous aident
à franchir ce passage délicat en nous indiquant les bonnes prises, en nous tenant la main ou en nous tirant. A la descente, Jean offrira même son genou comme point d’appui !
Nous voici enfin au sommet n° 3. Là encore, la vue est magnifique. Le
temps d’une photo – tiens ! sur celle-ci on peut voir les deux photo
graphes ! – et nous descendons au pied des rochers. Il est 13 heures. C’est l’heure du pique-nique.
Le ciel est dégagé, le soleil brille. Nous dévorons notre repas avec appétit. Car l’escalade, ça creuse ! Mais ne nous attardons pas : il nous reste encore un sommet à gravir. Nous
revenons sur nos pas puis bifurquons sur la droite. Nous poursuivons notre descente à l’ombre. Sans trop nous presser, car les marches sont bien hautes. Puis nous parvenons au pied du massif
rocheu
x où se dresse le sommet n° 4. C’est le dernier sommet ! Mais certains commencent à en avoir plein les bottes. Un petit groupe de 4, conduit par
Jean, décide d’en rester là. Ils iront nous attendre aux voitures.
Nous grimpons à flanc de rocher. Sur sa croupe dénudée, dirait Bruno.
La paroi rocheuse comporte de nombreuses excavations, certaines étant
de véritables grottes. On aperçoit au-dessus de nous, la grotte aménagée par « Frère Antoine » qui vit là depuis d
e nombreuses
années. Nous marchons à flanc de massif et passons
au pied d’une petite grotte transformée en chapelle. Nous grimpons à même le rocher. Bruno entraîne une partie du groupe sur la
droite : la pente y est moins raide. Les derniers préfèrent escalader le rocher en voie directe. La grimpette devient très raide. On avance comme on peut, debout ou à quatre pattes. A mesure
que nous nous élevons, nous découvrons la vue superbe sur la vallée de l’Argens. M
ais certains n’en
profitent guère, occupés à s’accrocher à la paroi des pieds et des mains. Arrivée sur la crête, Cathy semble vouloir prendre son envol. « Est-ce qu’on
arrive ? » On n’arrive pas encore, mais on approche ! Voici à nouveau un passage délicat. Jacky et Camille nous aident à franchir un passage resserré entre deux parois
rocheuses. Il no
us faut prendre appui sur le tronc d’un arbre pour se sortir de ce goulet. Et nous atteignons le sommet. La
vue est magnifique de tous côtés. Nous immortalisons notre victoire par une photo de groupe.
Camille semble épuisé. Mais n’a-t-il pas dit : « C’est fatigant à la longue, toutes ces dames ! » Ces dames qu’il faut tirer, retenir ou pousser dans les passages délicats. Epuisé peut-être, mais ravi sans doute. Danièle tâte son sac. Les champignons qu’elle a ramassés tout à l’heure doivent être en bouillie ! « A présent nous allons suivre la crête, nous dit Bruno. Puis nous descendrons par un bon sentier ».
Nous continuons sur la crête. Le terrain est vraiment très
accidenté : partout des rochers, des trous, des bosses, parmi lesquels il faut trouver son chemin. Mieux vaut regarder où l’on met les pieds ! Mais rien ne presse. Nous sommes parvenus
jusqu’ici sans chute notable. Avec j
uste quelques égratignures. Prenons notre temps ! Voici enfin le sentier, parsemé de rochers. Nous en avons fini avec notre parcours
d’escalade. Puis nous pénétrons dans un sous-bois, le sentier devient très agréable. Quelques minutes plus tard nous rejoignons nos voitures et nos 4 compagnons de randonnée. Pour fêter cette
grande journée, nous allons à Roquebrune, prendre un pot bien mérité et partager une délicieuse tarte, aimablement offerte par Françoise pour se faire pardonner son retard.
Nous sommes un peu fatigués mais heureux. Heureux d’avoir gravi ces 4 sommets du Rocher de Roquebrune. Mais certains jurent, mais un peu tard, qu’on ne les y prendra plus !
Merci Bruno pour cette magnifique randonnée dans les rochers. Merci aussi à Camille, Jacky et Jean pour leur aide efficace et très appréciée.
Merci également aux 2 photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY.
Encore quelques
photos :
Cathy prend son envol



Galerie de Portraits

Randonneurs


Le Rocher sous toutes ses coutures






Prochaine randonnée : Jeudi 3 Décembre à 7 h 30 : Utelle (06)
démarre le parcours où l'on admirera le talent
des anciens en foulant un large chemin au pavage encore intact sur certaines portions. Nous serons sur le GR 5 avec quelques passages aériens, pour le "coup d'œil", mais sans difficulté.Nous dominerons tout au long du parcours la profonde entaille des gorges
de la Vésubie.
Nous admirerons la cime de Rocca Sierra et les villages environnants.
En cours de route nous visiterons la Chapelle St Antoine à l'heure de la
pause "banane".
Nous déjeunerons à Utelle, avec visite des ruelles typiques, la place du
village, son église et ses chapelles.
Puis retour par le cayon du Riou et le village en ruine du Villars. Le
sentier montant est taillé dans la roche, mais tout de même très facile.
Durée : 5 h 30 – 17 km- Dénivelé : 700m – Moyen/Alto