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loisirs

Le Mont Vial : 24 juin 2010

26 Juin 2010 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Le Mont Vial

2007-10-11-ILONSE--9-a-.JPGAujourd’hui Jean nous emmène gravir le Mont Vial (alt. 1550 m). Au-dessus des vallées de l’Esteron et du Var.

« Le panorama sommital sublimera votre fatigue » a écrit Bruno dans son topo de rando. Nous sommes prévenus : ce sera beau mais fatigant !

Nous nous retrouvons 20 randonneurs dans le charmant village de Revest-les-Roches. Mont VIAL

Jean nous présente la randonnée : « Aujourd’hui l’objectif de la journée c’est le mont Vial. Le profil, ce n’est pas compliqué : On monte au sommet. Et après ça va descendre. Mollement ! Nous sommes ici à 850 mètres et nous allons grimper à 15500001.JPG0 mètres. » Ce qui nous fait un dénivelé de 800 m sur une distance de 14 km environ.

Puis Jean nous invite à avoir une pensée pour Bruno qui est indisponible aujourd’hui. « Je le remplace au pied levé. Je ne connais pas le parcours ».

« Pour commencer, on va essayer de trouver le départ ». Une fois trouvé le chemin de départ, nous nous arrêtons pour la traditionnelle photo de groupe. Au fond, le village de Tourette-du-Château, par lequel nous reviendrons.2010-06-24 Le Mont Vial-001

Puis nous attaquons notre grimpette par un petit sentier. « On a 750 mètres de montée. Il n’y a pas à s’affoler ». Le sentier est ombragé. Il monte régulièrement, en douceur. Le soleil brille, nous aurons une belle journée.

Quelques minutes plus 2010-06-24 Le Mont Vial-002tard, nous marquons une première pause.

Nous apercevons Le Mont Vial tout là-haut. « Le point culminant est à l’ouest de l’émetteur de télévision ». « Regardez ce qui nous attend au sommet » nous dit Jean, en nous montrant des photos du panorama vu du Mont Vial. « Après avoir atteint le sommet, on suivra la ligne de crête en direction du col du Vial avant de redescendre sur Tourette-du-Château. Un retour direct est possible, via le Baou de la Cassole et les Aiguilles. Mais il est dangereux et les paysages incendiés présentent peu d’intérêt ». C’est d’accord : nous ferons le tour par la Crête du Vial.

2010-06-24 Le Mont Vial-003Puis Jean nous parle du Mont Vial : « Le Mont Vial est avec le Férion et le Cheiron l’un des rares sommets clairement identifiables depuis la Côte d’Azur. Il domine les confluents de la Vésubie, de la Tinée et de l’Esteron qui se jettent dans le Var à sa base. Les trouées de ces vallées dégagent les axes de vue et permettent ainsi la découverte d’un des panoramas les plus synthétiques sur le Mercantour et la Méditerranée ». Et l’on apprend qu’il existe une route qui mène au sommet. Mais elle est étroite, dépourvue de parapet et n’est pas déneigée l’hiver. Nous irons donc à pied déco2010-06-24 Le Mont Vial-004uvrir le mont Vial.

Nous reprenons notre grimpette. Nous franchissons bientôt un immense pierrier.

Il commence à faire chaud. Aussi lorsque Jean nous invite un peu plus loin à faire la pause casse-croûte, tout le monde apprécie. Le terrain est pentu, l’endroit n’est pas très confortable, mais il y a un peu d’ombre.

Est-ce le casse-croûte, où la transpiration des randonneurs ? Il semble que nous attirions les mouches ! De grosses mouches. Des taons peut-être ? Plutôt que de rester assis à agiter les bras, il vaut mieux repartir et agiter nos gambettes. 2010-06-24 Le Mont Vial-005

Nous poursuivons notre grimpette. A prése2010-06-24 Le Mont Vial-006nt il nous faut franchir un passage rocheux. Rien de tel qu’un petit peu d’escalade pour nous dégourdir les jambes. Au fur à mesure que nous montons, nous découvrons le paysage. Jean nous indique : « Là en face, c’est Levens. D’où nous sommes partis pour gravir le mont Férion. Et là-bas, c’est la vallée de la Vésubie et Utelle, où Roland nous a emmenés en avril dernier ». Car la liste est longue des endroits où nous avons déjà crapahuté. 

Nous reprenons notre chemin sous le soleil. A présent nous grimpons parmi les rochers. Le groupe s’étire. Certains souffrent. En silence … ou pas. 

2010-06-24 Le Mont Vial-008Nous marquons une pause pour admirer le panorama. « Ici, c’est le Cros d’Utelle et la vallée de la Vésubie. Et là-bas c’est la Cime de Rocca Seira » nous dit Jean.

« Alors, on y va ? » s’impatiente Annie. Mais le serre-file et l’arrière-garde ne sont pas arrivés. Nous les attendons quelques minutes pour opérer un regroupement. 2010-06-24 Le Mont Vial-009

Puis nous reprenons notre grimpette à flanc de montagne. « Nous allons bientôt changer de direction. Nous serons sur l’ubac. Vous verrez le changement de végétation » prévient Jean.

Nous grimpons quelques lacets puis notre sentier se dirige vers l’Ouest. « C’est beaucoup plus vert maintenant ». Nous voici dans la forêt de pins qui couvre le versant Nord du mont Vial.

« Nous nous dirigeons vers le col du Serse » nous annonce Jean. Sous les pins, le sentier est agréable et doux. Finis les rochers ! Mais la pente devient raide, très raide ! Puis voici un faux-plat, montant bien sûr. Sur 2010-06-24 Le Mont Vial-011notre droite nous apercevons l’ouverture d’une grotte. « C’est la Balme du Vial ». Nous quittons à présent la forêt. Et nous marquons une pause près de la grotte. 

« Vous pouvez aller la voir de plus près » nous dit Jean. Mais pour approcher l’entrée, il faut franchir un passage escarpé qui descend dans les rochers. La plupart d’entre nous renoncent devant l’obstacle, préférant profiter de quelques minutes de repos. Seuls trois courageux s’aventurent jusqu’à l’entrée de la grotte. 2010-06-24 Le Mont Vial-012

« Nous sommes à 1330 mètres. Il ne nous reste plus que 200 mètres à grimper » nous dit Jean. Plus que 200 mètres, mais ce sont les plus durs !

Nous reprenons notre chemin parmi les buis et quelques pins clairsemés. « On arrive bientôt au col du Serse (alt. 1416 m). Après on se dirigera vers le Sud-Ouest. Pour finir, on va grimper en travers des courbes de niveau ». En ligne directe, donc.

Nous pénétrons à nouveau dans la forêt de pins. Nous enchaînons une série de lacets. 2010-06-24 Le Mont Vial-015

Jean s’arrête et scrute le paysage. Serait-ce La B2010-06-24 Le Mont Vial-014ollène-Vésubie ? « Sur la droite, c’est Lantosque ». Ca c’est sûr. Mais à gauche ? 

Jean hésite entre Belvédère et La Bollène-Vésubie. « Non, c’est bien Belvédère. D’ici, le village de La Bollène-Vésubie est caché ». En effet nous le verrons un peu plus loin.

Nous avons attaqué la dernière grimpette. Le sentier se fraye un passage parmi les rochers. Et voici le premier sommet (alt. 1541 m) sur lequel se dresse l’émetteur de télévision. Nous poursuivons sur la crête jusqu’au sommet (le seul, le vrai) du mont Vial. Et voici le point géodésique, le fameux point G ! Une photo au so2010-06-24 Le Mont Vial-016mmet s’impose.

2010-06-24 Le Mont Vial-025Nous prenons le temps d’admirer le panorama qui s’offre à nous de tous côtés. La vue est magnifique. Dommage que l’horizon soit un peu brumeux !

Nous dominons la vallée du Var, ici au Nord, là-bas au sud. 

« On voit notre chemin de retour » nous indique Jean. « Nous allons suivre le chemin de crête jusqu’au col du Vial. Puis on va plonger dans la descente ». 

Il est midi passé. 2010-06-24 Le Mont Vial-021

« Nous allons chercher un endroit pour pique-niquer ». Sans tarder, nous trouvons un emplacement parmi de petits bosquets.

Nous nous installons, au soleil de préférence. Bientôt une brise fraîche amène certains à enfiler une petite laine. Ou un petit « chaperon rouge », comme Annie. 2010-06-24 Le Mont Vial-020

Nous savourons notre pique-nique. Mais après le café, la sieste est courte. Jean sonne le signal du départ. 2010-06-24 Le Mont Vial-024

Nous empruntons la route qui descend du mont Vial.

Nous progressons en admira2010-06-24 Le Mont Vial-026nt le magnifique panorama qui s’offre à nous. « Regardez là-bas. On aperçoit l’aéroport de Nice ».

Nous voici sur le sentier qui suit la crête du Vial. Le soleil brille, il commence à faire chaud.

Puis le sentier dégrigole dans un amas de rochers. Nous franchissons ce passage escarpé avec beaucoup de précaution.

Puis le sentier se fait moins raide. 2010-06-24 Le Mont Vial-0302010-06-24 Le Mont Vial-031

Nous marchons à flanc de montagne, au milieu d’un tapis de fleurs. Ici des pois de senteur, là un parterre de campanules.

A l’avant, le groupe s’arrête. Serait-ce une pause ? O2010-06-24 Le Mont Vial-033n les voit ici tournés vers la montagne. 2010-06-24 Le Mont Vial-034

Contemplent-ils le mont Vial que nous avons vaincu. A moins qu’ils n’aient aperçu un chevreuil ? Mais non, ce n’est pas un chevreuil, ce sont trois chèvres blanches.

Que l’on voit ici - très distinctement –, accrochées à la pente. 2010-06-24 Le Mont Vial-035

Nous reprenons notre descente.2010-06-24 Le Mont Vial-036 Le sentier traverse ici un immense pierrier. Puis il devient étroit et longe une falaise abrupte. Des taches d’or illuminent le paysage : ce sont des genêts en fleurs. 2010-06-24 Le Mont Vial-037

Et voici devant nous le village de Tourette-du-Château, perché sur une colline. Nous passons à côté du village. Nous cherchons à présent le sentier qui mène à Revest-les-Roches. Le balisage est un peu défaillant, mais Jean finit par trouver le sentier. Sentier étroit, tapissé d’herbes et un brin dangereux.    

Enfin apparaît devant nous le village d2010-06-24 Le Mont Vial-039e Revest-les-Roches.

Nous voici parvenus au terme d’une belle randonnée. Un peu fatigués, certes ! Mais ô combien « sublimés » par un panorama sommital magnifique !

Pour conclure cette belle journée, nous allons prendre un pot bien mérité sur la terrasse du café de Revest-les-Roches. Aux sons d’une musique entraînante qui retentit dans le village. Car aujourd’hui c’est jour de fête à l’Escapade (joli nom pour une Maison de Retraite).

 

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée, conduite au pied levé, mais de main de maître.

Et un grand merci à Bruno qui nous a préparé cette belle rando.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Claude.

 

Encore quelques photos :

 

2010-06-24 Le Mont Vial-010

 

 

Nicole chasse les mouches

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 2010-06-24 Le Mont Vial-013

 

Dominique au repos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2010-06-24 Le Mont Vial-017 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2010-06-24 Le Mont Vial-022

 

 

 

 

 

 

 

 

Pique-niqueurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2010-06-24 Le Mont Vial-027

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Désescalade   

2010-06-24 Le Mont Vial-029

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2010-06-24 Le Mont Vial-028

 

 

 

 

 

 

 

L’arrière-garde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Paysages sublimes

   

2010-06-24 Le Mont Vial-023

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  2010-06-24 Le Mont Vial-032

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Prochaines randonnées : Du lundi 28 juin au vendredi 2 juillet

Grande sortie Colmars les Alpes l'églisedans le Haut Verdon à Allos (Alpes de Haute Provence)

 

C’est tout au fond de la vallée du Haut-Verdon que se niche le Val d’Allos.

es villages de Colmars les Alpes et d’Allos, les stations du Seignus et de La Foux sont aux portes du royaume des randonneurs : Le Parc National du MERCANTOUR

 

Sous le soleil du midi un monde à part s’ouvre à nous. Nous sommes dans les Préalpes c'est-à-dire dans un climat montagnard subissant l’influence de la Méditerranée.

La végétation s’en ressent; les pins côtoient les mélèzes et les épicéas. Lac d'Allos et Mont Pelat 001

 

La flore est tout aussi diversifiée : espèces méditerranéennes tout d’abord puis flore plus alpestre à partir de l’altitude 1500 m ( ancolies, lis martagon, renoncules, joubarbe ) et vers 1900 m le territoire est occupé par les myosotis , gentianes, pensées et edelweiss.

La faune est très riche : petits animaux (lapins, renards, lièvres, mulots, marmottes, martres et belettes) et gros gibier (sangliers, chevreuils, mouflons, chamois, bouquetins et loups), buses, aigles et vautours.

Plusieurs de nos randonnées se déroulent à proximité où à l’intérieur du Parc National du Mercantour (voir programme détaillé).

 

Photo au sommet

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Chartreuse de la Verne : 10 juin 2010

11 Juin 2010 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

La Chartreuse de la Verne

2010-06-10 Chartreuse de la Verne-012Aujourd’hui Roland nous emmène randonner « au cœur du Massif des Maures, à l’écart des chemins battus ». Nous traverserons « une forêt de châtaigniers antiques au milieu d’une verdure perpétuelle entretenue par une source abondante et pure qui ne tarit jamais ». Dans un site d’une rare solitude, nous pourrons visiter la Chartreuse de la Verne.

Nous voici près du lac de la Verne, au nord de La Môle : 28 randonneurs parmi lesquels quelques revenants : Anne-Marie et Daniel, Bernard et Claire, Alain et Colette. Sans oublier Claude et Roland, de retour d’une « petite rando » de 200 km, sur la route de Compostelle. Félicitations à nos deux valeureux pèlerins !

2010-06-10 Chartreuse de la Verne-001Roland nous présente le profil de la randonnée. C’est simple : après avoir longé le lac, nous monterons jusqu’à la Chartreuse. Chartreuse de la Verne

Après la visite, nous pique-niquerons. Puis nous redescendrons jusqu’au lac. « Ce ne sera pas très long » nous dit Roland. « Nous ferons 18 km, pour un dénivelé d’à peine 400 mètres ». Et il ajoute : « Je vous ai choisi un coin bien ombragé pour manger. On n’aura pas trop chaud ! ».2010-06-10 Chartreuse de la Verne-002

Après la photo de groupe, nous attaquons la randonnée. N2010-06-10 Chartreuse de la Verne-003ous ne tardons pas à atteindre le lac de la Verne. C’est une retenue artificielle qui sert à alimenter en eau potable, le Pays des Maures et du Golfe de Saint-Tropez. Le ciel est couvert. Tant mieux ! Roland a raison, il ne fait pas trop chaud. Nous marchons sur une belle piste qui s’élève peu à peu au-dessus du lac.

« Et voici la pierre percée ! ». Nous marquons une petite halte pour admirer cette roche percée au sommet d’une falaise qui domine le lac de la Verne. Chacun va à tour de rôle admirer la vue sur le lac, à travers la pierre percée.2010-06-10 Chartreuse de la Verne-0052010-06-10 Chartreuse de la Verne-006

Puis nous reprenons notre chemin. Quelques minutes plus tard, nous nous arrêtons à nouveau. Il est 9 heures. C’est l’heure de la pause casse-croûte. 2010-06-10 Chartreuse de la Verne-007

Roland nous parle du barrage de la Verne : « Cette retenue, née de la volonté de neuf communes de la Corniche des Maures, a été mise en service en 1991. Le plan d’eau a fait s’établir des familles de hérons cendrés et de cormorans. A l’automne, on peut y voir des oiseaux migrateurs. Au printemps, des tortues d’eau se baignent sous les cascades. Le plan d’eau s’étend sur 2,5 km en amont du barrage. Son eau est d’une grande pureté ».

Puis Roland nous parle de la pierre de serpentine, utilisée à la Chartreuse de la Verne pour orner portes ou colonnades. « Silicate de magnésium de formation très ancienne, la serpentine, de couleur vert foncé, est souvent confondue avec le jade. La serpentine était réputée pour ses nombreuses vertus : elle protégerait des morsures de serpents. Elle permettrait aussi de restaurer son assurance, de dissiper la crainte et d’améliorer la méditation. Sans compter qu’elle favoriserait la production de lait maternel ??? » Mais d’où vient cette serpentine ? On e2010-06-10 Chartreuse de la Verne-008n trouve dans les Îles Britanniques, en Afrique du Sud ou en Chine. Mais c’est près de La Môle, qu’un gisement aurait été exploité au XVIIème siècle. 

Nous reprenons notre grimpette. « Regardez où vous mettez les pieds » nous dit Roland. « Vous marchez dans de l’or et de l’argent ! » Peut-être, mais les pépites sont trop petites. Et nous n’avons pas de petit tamis. Dommage !

Nous poursuivons notre montée, toujours régulière. A présent les nuages se sont di2010-06-10 Chartreuse de la Verne-009ssipés et le soleil brille. Plus nous grimpons, plus nous sentons le vent qui nous rafraîchit agréablement. Autour de nous, un bois de chênes et de chênes-lièges.

Par endroits, la vue se dégage un peu. N’est-ce pas la mer que l’on aperçoit sur notre droite ? Mais la végétation se referme à nouveau et vient masquer le paysage. Nous continuons à grimper à un rythme soutenu. Parmi les cistes (de Montpellier), le2010-06-10 Chartreuse de la Verne-016s bruyères et les arbousiers.

Alors que le chemin tourne à gauche, la Chartreuse de la Verne nous apparaît soudain, telle une forteresse. Tache brune au milieu du2010-06-10 Chartreuse de la Verne-014 vert de la forêt. Nous marquons une pause. Le temps d’admirer ce site magnifique. Certains se souviennent en quel état de ruine se trouvait la Chartreuse, il y a plus de trente ans. Quel changement !

Nous reprenons notre grimpette. Un peu plus loin, Roland nous fait admirer un splendide châtaignier. Bien vivace encore, malgré son grand âge et son tronc creux.

« On se retrouvera ici, après la visite, pour pique-niquer ». Et nous atteignons le mur d’enceinte de la Chartreuse et sa porte monumentale.2010-06-10 Chartreuse de la Verne-017

La plupart d’entre nous choisissent de visiter la Chartreuse. Ou de la revisiter, car depuis mars 2007, date de notre dernière randonnée en ces lieux, les travaux de rénovation de la Chartreuse ont été achevés.

La Chartreuse fut fondée en 1170. Pour certains, l’église romane aurait été construite sur un temple païen consacré à la déesse Laverna, protectrice des voleurs auxquels l’épaisse forêt des Maures offrait un asile sûr. Abandonnée à la Révolution par les Chartreux, la Chartreuse sera classée monument historique à titre de "vestiges dans la forêt". Après d’importants travaux de restauration, la Chartreuse est occupée de nouveau par les moniales de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno.

2010-06-10 Chartreuse de la Verne-018Nous pénétrons dans le bâtiment. « Ici vivent des moniales. Il est recommandé de ne point apporter aux Religieuses les bruits de ce Monde » nous prévient Roland. Mais n’est-ce pas trop demander à un groupe de randonneurs ?

Nous voici dans une grande salle : la Grange. Roland nous sert de guide : « Vous voici dans le monastère, ancienne Chartreuse du XIIème siècle dont l’architecture est conçue pour favoriser la vie de prière, dans la solitude et le silence. Le monastère comprend trois espaces : les bâtiments de l’hospitalité, les bâtiments de la vie communautaire (chapitre, bibliothèque, réfectoire) et le grand cloître, constitué par les 13 cellules des mon2010-06-10 Chartreuse de la Verne-019iales ».

Puis nous pénétrons dans la Boulangerie. Elle comporte un four à pain de grandes dimensions : 5 mètres de longueur. Il servait à cuire le pain ainsi que tous les plats. Il faut l’allumer 24 heures avant la première fournée. Il reste ensuite chaud pendant 8 jours.

« On va descendre à la chapelle d’adoration » nous dit Roland. Les photos sont interdites dans ce lieu de recueillement. On n’y entre que pour prier. Nous en ressortons vite.2010-06-10 Chartreuse de la Verne-024

Puis nous allons à l’extérieur contempler les remparts qui entourent la Chartreuse, construite sur un promontoire rocheux. Jean-Louis déniche une fleur qu’il identifie aussitôt comme étant un "Nombril de Bonne Sœur" ou Nombril de Vénus (Umbilicus rupestris).2010-06-10 Chartreuse de la Verne-035

 

 

Retour à l’intérieur, pour admirer le Petit Cloître et ses magnifiques arcades en serpentine.2010-06-10 Chartreuse de la Verne-021

Et voici l’Eglise romane qui s’écroula au XVIIème siècle. Elle a été entièrement refaite en grès, comme à l’origine.

Par une fenêtre on aperçoit le grand cloître de solitude : c’est là le cœur du monastère. Autour des galeries, s’ouvrent les cellules où les moniales demeurent dans la prière, la solitude, le silence et le sacrifice.2010-06-10 Chartreuse de la Verne-023

Nous visitons une cellule témoin. Pour susciter peut-être des vocations parmi nos randonneuses ??

Retour à l’extérieur, où nous écoutons religieusement – cela va sans dire -Roland nous parler de la vie des moniales. Vie entièrement consacrée à la prière.2010-06-10 Chartreuse de la Verne-028

Puis nous pénétrons dans l’huilerie. Où l’on voit notre groupe se recueillir silencieusement devant une vidéo présentant la vie des monastères de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno.

D’où l’on retiendra que les moniales doivent être supervisées par un homme. Et que Saint Bruno, réputé pour sa grande sagesse – nous le savions déjà – est le préféré de ces dames (les moniales). Sacré Bruno !

La visite est terminée. Nous sortons de la Chartreuse. Le soleil brille. Il fait bon. « On redescend j2010-06-10 Chartreuse de la Verne-029usqu’à la source » nous dit Roland.

Peu après, nous arrivons près du chêne creux. Voici la source. D’où s’écoule une eau délicieusement fraîche. Nous permettant de procéder à quelques ablutions, avant de passer à table.

Table ? Vous avez dit table ? Eh oui ! Après l’austérité monacale, voici le confort et la vie douce et agréable des randonneurs. Nous nous installons autour des tables. Et attaquons notre pique-nique avec grand appétit. Le rosé coule à flots. Puis viennent gingembre et café. Et pour finir, la sieste pour certains, la belote pour d’autres. Bref tous les plaisirs de la vie (enfin, presque tous) s’offrent à nous.2010-06-10 Chartreuse de la Verne-030

Pendant la sieste, quelques-uns vont admirer le chêne creux. Claude semble fasciné par cet arbre plusieurs fois centenaire. Il prend la pose devant le chêne.

« Dans dix minutes, nous repartons » nous prévient Roland. Les beloteurs en font une petite dernière. Où l’on découvre que Bruno, dont on nous a vanté la sagesse, ne coupe que quand ça l’intéresse ! Malin comme un sage, Bruno !

Nous voici à nouveau harnachés. « On va redescendre au bord du barrage. Puis nous rentrerons le long du lac » nous dit Roland. Nous empruntons sur la gauche un petit s2010-06-10 Chartreuse de la Verne-033entier qui descend rapidement en direction du lac.

Le sentier est un peu ombragé. Mais au fur et à mesure que nous descendons, la température monte. Il fait chaud à présent !

Le sentier devient de plus en plus malaisé. Nous marchons sur des blocs de rochers. Attention à ne pas trébucher dans la caillasse ! Les amateurs de descente cavalent en tête. Derrière eux le groupe s’étire.

Enfin nous atteignons le lac. Nous voici à présent sur la piste qui longe le lac. Piste qui serait agréable s’il ne faisait si chaud. Car les nuages nous ont quittés depuis longtemps et le soleil cogne fort !2010-06-10 Chartreuse de la Verne-034

Qu’il nous semble long le chemin du retour ! Beaucoup plus long que ce matin !

Nous marquons une dernière pause. A l’ombre, bien sûr. Le temps de nous désaltérer et nous repartons. Quelques centaines de mètres plus loin, nous parvenons enfin aux voitures. Ecrasés de chaleur et fourbus !

Nous reprenons la route en direction de St Tropez. Roland nous propose de nous arrêter après le carrefour de la Foux, dans une brasserie. Où nous prenons avec plaisir un pot bien mérité !  

Une très belle et très chaude journée s’achève …

 

Merci Roland pour cette très belle randonnée, à la Chartreuse de la Verne.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Bruno, Claude.

 

Encore quelques photos :

 

2010-06-10 Chartreuse de la Verne-004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le long du lac

 

 

 

 

  

 

 2010-06-10 Chartreuse de la Verne-0102010-06-10 Chartreuse de la Verne-011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grimpette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 La Chartreuse (maquette)

  

2010-06-10 Chartreuse de la Verne-026

 

 

 

 

 La Chartreuse (intérieur)

 

   

2010-06-10 Chartreuse de la Verne-020 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2010-06-10 Chartreuse de la Verne-022 

 

 

 

 

 

 

 

La Chartreuse (église)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Chartreuse (remparts)2010-06-10 Chartreuse de la Verne-025

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Claude et le chêne

 

2010-06-10 Chartreuse de la Verne-031

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  2010-06-10 Chartreuse de la Verne-032

 

 

 

 

 

 

 

   

 Bruno Tony Roland

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prochaine randonnée : Jeudi 17 Juin à 7 H 00 : ROURE (06) - Les Balcons de la Vionène

Magnifique circuit entre les villages de ROURE et de RoubionROUBION parcourant, en suivant les courbes de niveau, la profonde vallée de La Vionène.

Nous suivrons à l'aller un sentier facile qui offre une très intéressante vue panoramique sur les deux villages perchés, le Lauvet d'Illonse, le Col de la Couillole et le Mont Mounier.

Après un passage un peu plus technique, mais très court, dans un couloir d'avalanche, le pique-nique sera sorti du sac le long des berges du torrent Vionène.Roure

Pour les plus courageux il sera proposé une traversée du torrent et un aller-retour au village de Roubion bâti à flanc de falaise et dominée par d'impressionnantes barres rocheuses.

Le retour se fera en empruntant un astucieux petit sentier qui longe un canal d'irrigation jusqu'au village de Roure. Il s'agit d'une randonnée moyenne ne présentant aucune difficulté particulière.

Parcours N ° 1 : Longueur : 14 Km 387, Dénivelée : 553 m, Niveau : Moyen Alto, Responsable : Joël.

Parcours N ° 2 : Longueur : 10 Km 756, Dénivelée : 360 m, Niveau : Moyen Médio, Responsable : Jean 

 

Grimpette

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THORENC-Le Pic de l'Aiglo-3 juin 2010

4 Juin 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

THORENC  ou  Le Pays du chevreuil fou.

 

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-2C'est au cours de la reconnaissance de cette rando que Jean  s'était fait attaquer par un chevreuil. Cet événement nous avait paru à ce moment extraordinaire et exceptionnel. Extraordinaire, il le reste certes, surtout pour l'intéressé, mais pas si exceptionnel que cela puisque ce bon Google nous a appris qu'il y avait eu déjà des comportements identiques dans d'autres régions de France. Nous vous avons sélectionné quatre liens à ce sujet.

http://www.lepost.fr/article/2008/09/09/1261279_seine-saint-denis-un-chevreuil-attaque-des-promeneurs.html

http://www.ladepeche.fr/article/2007/05/18/389857-Hautes-Pyrenees-Le-chevreuil-fou-s-invite-au-marche.html

http://lci.tf1.fr/science/2006-08/joggeurs-agresses-par-chevreuil-4894306.html

http://chevreuils.skyrock.com/

 

Il  apparaît que ces délicieuses petites bêtes aiment beaucoup la bourdaine, arbrisseau, qui au printemps produit des alcaloïdes  les rendant fous. Autre hypothèse pouvant être retenue , le chevreuil, chassé par les autres mâles aurait cherché à délimiter un nouveau territoire et y aurait rencontré un concurrent, et quel mâle, dans la personne de Jean…

C'est ce que ce dernier nous expliqua près du petit lac de Thorenc où il avait réuni 18 marcheuses et marcheurs pour nous présenter le programme de la journée.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-39

Attention donc, Mesdames, quand vous irez vous isoler, le chevreuil "shooté" est peut-être toujours là !

Mais abandonnons un peu ces charmantes bestioles, pour revenir à nos moutons. Petit effectif, certains auraient-ils eu peur de la "bête". Non certainement pas, car nous sommes en groupe. Mais nos amis pèlerins de St.Jacques de Compostelle viennent juste de rentrer et se reposent et quelques autres fréquentent l'infirmerie. Nous pensons bien à eux et leur adressons notre amical salut.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-37

 Il fait très beau, un peu frais car nous sommes quand même à 1138 m.

"Le parcours initial a été modifié, nous précisera Jean, non à cause du chevreuil, mais parce que le parc des bisons situé au Haut-Thorenc a absorbé le sentier prévu pour le retour. Nous effectuerons donc  un aller-retour jusqu'au pic de l'Aiglo à 1632 m, via le Col de Bleine, avec une dénivelée de 630 m et une longueur de 12 km. Nous allons monter toute la matinée et redescendre après le pique-nique. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-1Au retour nous traverserons le village, ancienne station climatique qui eu son heure de gloire à la fin du 19ème siècle. Les habitations sont disséminées dans une nature verdoyante. Certaines très imposantes ont gardées le style de cette " Petite Suisse de la Provence".

Nous sommes déjà passés dans ce village et avons pique-niqué au bord de ce lac en novembre 2006 lorsque nous étions montés aux ruines du Castellar, château des templiers qui défendait la route du sel au 13ème siècle."

Depuis notre descente vers la vallée du Loup, nous avions, en voiture, découvert un paysage verdoyant. Certains ont même vu un chevreuil au bord de la route. De grandes prairies, des superbes forêts de sapins au troncs rectilignes et aux sous-bois herbeux. Ici tout est vert sauf les falaises qui nous dominent. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-3

A 9 h 07, nous quittons ce petit coin de paradis et attaquons notre première grimpette. Jean nous arrête assez vite pour nous montrer le profil de notre randonnée, non pas sur le papier, mais "en vrai", dans un éclaircie de la forêt que nous traversions. Il est là, devant nous, en relief, tout d'abord le col de Bleine qui permet le passage entre la vallée de l'Esteron et de la Gironde et celle de la Lane et du Loup. Puis la grande barre qui, vers l'Est nous mènera au pic de l'Aigle ( Aiglo en provençal).

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-49Nous montons régulièrement, alternant chemins bitumés et larges pistes. Nous sommes sortis de la grande forêt et découvrons le Castellar qui se dresse, forteresse naturelle, que nous avions découvert il y a quelques années. Il semble inaccessible de ce côté mais, par le sud-est, bien que la montée soit raide, on peu l'atteindre plus facilement

Au carrefour de plusieurs chemins, au pied de la falaise, Jean nous invite à la "pause banane".

Nous allons attaquer la  montée la plus raide de la journée et il faut prendre des forces. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-5Effectivement ça monte bien mais il y a assez d'ombre pour que nous ne souffrions pas trop de la chaleur. Nous débouchons un peu en dessous du col, devant la maison communale. La maison forestière est juste au dessus. Jean a regroupé ses troupes pour nous parler de la curiosité du lieu : le dahut !

Gaston RAYNAUD, bûcheron poète l'a vu plusieurs fois dans les phares de sa voiture : "Deux 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-52paires de pattes asymétriques, du poil ras et du poil long, quelques plumes ici ou là, des cornes sur le crâne mais aussi un superbe appendice en ivoire, bien plus inoffensives que celles des sangliers et des éléphants…le dahut aperçu dans les hauteurs du col de Bleine devait bien peser ses 40 kg". Gaston que j'avais enterré un peu vite(toutes mes excuses) vit toujours.Sa fille, qui habite  la maison communale  nous a autorisé à passer sur son terrain pour rejoindre le col. Merci beaucoup.

Nous atteignons très vite le col où se trouve une stèle commémorative. Elle évoque le crash d'un bombardier B 24 Libérator,  n°42-52399, partant détruire le terrain d'aviation de Salon de Provence, le 27 mai 1944. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-38Touché par les tirs de la défense allemande au niveau du cap d'Antibes et ayant largué ses 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-11bombes dans la mer, son équipage le dirigea sur l'arrière pays avant de sauter en parachute Les 10 hommes d'équipage furent sains et saufs. Cinq furent fait prisonniers et les cinq autres cachés par les familles locales seront récupérés par les troupes Us ayant participé au débarquement. L'avion s'écrasa au pic de l'Aiglo.

La stèle comporte un morceau du blindage de l'avion.

 

 

 

Bien sur, nous allons nous intéresser aux  petites fleurs bien qu'ici elle soient en retard par rapport au bord de mer puisqu'il y a encore des violettes et des coucous.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-54 Mais d'une façon général, elle sont petites, au ras du sol et les photographes vont avoir du mal.                

 

Scabieuse de crète(Scabiosa Cretica) et Arnica des montagnes (Arnica montana).2010-03-06-Pic de l'Aiglo-10

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-29

 

 

 

 

Même Jean BOREL s'y est mis… Par ailleurs, nous ne sommes pas sur "nos terres" et l'identification sera plus délicate avec cette flore alpine. Merci à tous ceux qui pourront nous aider.

Pour l'instant nous quittons le col , direction est.  Au nord-ouest, Jean nous désigne le sommet de l'Arpille bien caractéristique avec sa tour de guet et son antenne-relais. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-8Notre chemin, très facile, un faux plat montant, est assez éloigné du bord de la falaise. Il alterne sous-bois, prairies, zones de rochers.

La marche est facile et le moral au plus haut. Nous croisons deux randonneurs d'Antibes et nous parlerons… chevreuil. Ce sera d'ailleurs le fil rouge de la journée et pourtant nous n'en verrons ni la queue ni les cornes d'un seul. A croire qu'écœurée par la rencontre avec Jean, la "bête" ait passé le mot à ses congénères qui ont déménagé.

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-9Premier contact avec la falaise : paysage extraordinaire, surtout au sud où l'horizon est barré par l'Audibergue, ses pistes et le restaurant d'Huguette...nostalgie ! Tout en bas la plaine, bien verte, le village de Thorenc et le Château des Quatre Tours. Nous sommes à la cote 1587, il reste encore une cinquantaine de mètres à monter mais il faudra d'abord redescendre un peu ce qui rajoutera de la dénivelée. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-13Nous avons quitté la grande forêt pour une zone plus aride.

Nous sommes maintenant en-dessous du pic de l'Aiglo mais les pieds de Claude qui le font souffrir depuis ce matin décide de s'arrêter là. Trois marcheuses vont lui tenir compagnie.

 

Voici le sommet.

 

Quel paysage !

 

Dommage, le temps est en train de se gâter. Le ciel devient gris sur le Mercantour  alors que nous profitons encore du soleil.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-14

Jean va nous faire un superbe 400 grades qui part de Gréollières et ses pistes de ski, le Mercantour enneigé avec le Gelas et…le Mt. Mounier, la barre du Col de Bone et la montagne de Chamarel, l' Arpille et tout la-bas au nord-ouest, le village de St.Auban et sa célèbre clue (quel beau coup de zoom). Plus à l'ouest, la montagne de Séranon, impressionnante vue d'ici.

Au sud, le plateau de Caussol, celui de Calern, l'Audibergue.

Tout en dessous de nous , en pleine verdure, mi-prairie, mi-forêt, s'étale l'immense 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-55propriété du Haut-Thorenc (un territoire de 700 hectares) où on réintroduit le  Bison d'Europe et le Cheval de Przewalski. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-15On distingue très bien les chevaux dans la zone de prairie près des étangs. Quelques bisons sont visibles en bordure de forêt. Dommage que nous n'ayons pas de jumelles.

 

 

 

 

 Il est midi pile, l'heure d'aller retrouver le petit groupe des quatre pour notre pique-nique un peu plus bas. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-0

 

 

Claude est bien installé, les pieds au frais. 

 

Vin de citron délicieux et rosé encore frais servis par Madeleine et Daniella commencent nos agapes. Nous ne serons pas seuls à nous régaler, 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-22une dizaine d'énormes fourmis se sont attaquées à un papillon de nuit : les ailes y sont déjà passées.

 

Le soleil nous quitte de temps en temps, masqué par les nuages qui viennent du nord. Mais il ne fait pas froid. Alors que les joueurs de cartes sont en pleine activité (!!!), nous voyons débouler du pic de l'Aiglo un randonneur lourdement chargé.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-45 S'arrêtant près de notre campement, il nous expliquera que  parti en parapente  il n'avait pu contrôler sa direction. Se dirigeant trop à l'est, il avait eu à choisir entre le parc des bisons et la forêt. Optant pour cette dernière il avait eu à remonter toute la falaise pour retrouver son chemin et sa voiture garée vers le col de Bleine. Portant sa voilure, son énorme sac, très encombrant pesait entre 20 et 25 kg. Dominique a testé, il peut témoigner, c'est lourd.

 

Et, avec lui,  nous reparlâmes de… chevreuils.

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-26 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-44

Ce n'est qu'à 13 h 40 que nous plions bagage. Les joueurs de carte et les dormeurs en ont bien profité. En principe nous n'avons plus qu'à redescendre mais souvenez-vous, à l'aller il y avait eu une petite descente qu'il faut remonter maintenant et Yvette avait oublié qu'elle avait été aussi importante.

Bon maintenant ça descend vraiment. Claude a beaucoup de mal 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-48avec les zones très caillouteuses. C'est au tour de Gérard de se tordre le genou. Décidément ces descentes sont  bien difficiles. Un petit coup de bombe rafraîchissante et ça repart…doucement.

La descente est finie et nous nous dirigeons vers le centre du village avec ses maisons à l'architecture très typée et ses superbes lampadaires. Un panneau nous annonce que nous sommes à 824 km de Paris. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-34Quelques bâtiments en mauvais état montrent que le village est en perte de 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-35vitesse. Pourtant des ravalements sont en cours et il règne une certaine activité de maintenance. Cependant, dans les années 1910, cette station alpestre étaient très en vogue auprès des Princes russes et des grands mondains de l'époque. Guy de Maupassant y était venu en famille participer à un fête des framboises et en avait fait l'éloge.

 Nous nous arrêtons d'ailleurs près d'une importante construction en cours, non pour l'admirer mais parce que le téléphone de Jean vient de sonner. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-50Trois égarés errent dans le village. Il s'agit de Claude, dont les pieds  sont de plus en plus douloureux,accompagné de Daniéla et de Madeleine. Mais que faisait le serre-file ?

Jean retourne pour les récupérer. Tous les trois nous font un peu de cinéma, Claude dans son rôle de blessé -mais il souffre réellemnt-et ses deux acolytes en infirmières dévouées. Daniela a même mis son bandana à croix rouge !!!

Très vite maintenant nous rejoignons nos voitures. Qu'il est bon de changer de chaussures.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-51

 

Le pot de l'amitié fut pris à St Vallier. Suite à une maladresse de la serveuse, Claudie fut douchée à la bière.

 

Merci Jean, nous nous sommes régalés lors de cette rando très agréable, sans trop de fatigue malgré une bonne dénivelée…et quels paysages.

 

Merci aux photographes : Claudie , Jean , Jean , Jean-Marie , Gérard . Merci à Beps pour sa doc sur le bombardier.

 

La semaine prochaine, Jeudi 10 juin 2010 à 7h00:    La Chartreuse de la Verne 

Départ de la randonnée depuis le  barrage de la Verne : retenue artificielle servant à alimenter en eau potable, toute l'année, la population du Pays des Maures et du Golfe de Saint-Tropez. Nous chercherons le gisement de « serpentine », encore non découvert à ce jour !.

Nous sommes sur des sentiers, au cœur du Massif des Maures, à l’écart des chemins battus et protégés des rayons du soleil. Nous découvrirons un site admirablement choisi, sur le flanc d’une hauteur d’une indépendance absolue et d’une rare solitude. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-53Nous traverserons une foret de châtaigniers antiques au milieu d’une verdure perpétuelle entretenue par une source abondante et pure qui ne tarit jamais. Dans ce lieu merveilleux de fraîcheur, le sol semble recouvert d’une poussière d’argent et d’or…au tournant d’un chemin, apparaît soudain l’ensemble des bâtiments qui occupe une superficie de près de deux hectares. Ils ont gardé l’aspect d’une forteresse et les toitures récemment refaites, mettent une tache de couleur au milieu du vert de la foret :  La Chartreuse de la Verne. 

Prévoir 5€ pour la visite du monastère. (Ici vivent des Chartreux dans la tradition de la vie cartusienne. Il est recommandé de ne point apporter aux Religieux les bruits de ce Monde.) Depuis le 22 mars 2007, date de la dernière rando à la Chartreuse de la Verne des Randonneurs du Cercle, les travaux de rénovations sont achevés.

Repas sorti du sac         Coût trajet : 22 €

 

Responsable : Roland. 

 

Quelques photos en bonus :2010-03-06-Pic de l'Aiglo-62010-03-06-Pic de l'Aiglo-16   Pas d'hésitation sur le sens du vent dominant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Arpille

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Quand Madelon vient nous servir à boire…

 

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 La montagne de Seranon2010-03-06-Pic de l'Aiglo-19

 Montagne de Charamel            Gentianes bleues                   Amélanchier ovalis                                         2010-03-06-Pic de l'Aiglo-21

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Vieille carline à feuilles d'acanthe

 

 

 

 

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-42En plein boulot

 

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                                                                            On sort la grande carte

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Bravo Yvette, tu y es !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On redescend

 

 

 

 

 

 

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Zoom sur St.Auban et sa clue

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                                           Joli coup de zoom sur  le Mounier

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Rocbaron - 27 mai 2010

28 Mai 2010 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Rocbaron

2010-05-27 Rocbaron-002Aujourd’hui Jean nous emmène randonner à Rocbaron sur le Circuit des Crêtes. Nous quittons Boulouris sous de gros nuages noirs menaçants. Mais lorsque nous arrivons à Rocbaron, le ciel est bleu et le soleil brille. La journée promet d’être belle … et chaude !

Nous sommes 26. Jean nous présente le profil de la randonnée.

Mais parlons un peu de Jean. Il nous est arrivé ce matin, couvert de pansements. Il nous raconte : « Avant-hier, je faisais avec Bruno la reconnaissance de notre prochaine rando, à Thorenc. Et, pendant que Bruno faisait une pause technique, j’ai été attaqué par un chevreuil ». Et Jean nous raconte comment il s’est battu de toutes ses forces avec l’animal déchaîné. Chacun essayant d’étrangler l’autre !! Jusqu’à ce que le chevreuil finisse par s’enfuir après le retour de Bruno. Bruno qui, pour comble de malheur, n’avait pas pris son appareil photo !

Mais revenons à notre rando. « On est ici à Rocbaron, à 383 mètres d’altitude. Je passe sous silence cette petiRocbaronte montée. Puis nous aurons une descente très facile sur Puget-Ville. Ce sera notre point le plus bas. Puis nous monterons à la Tour du Défends. Après un replat, nous aurons une deuxième montée, assez raide, jusqu’au Pas de la Foux (alt. 458 m). Suivie d’une montée régulière jusqu’au sommet à 592 mètres. Et nous finirons par une descente régulière jusqu’à Rocbaron. C’est une rando de 16 km et 600 m de dénivelé ».2010-05-27 Rocbaron-001

Après la traditionnelle photo de groupe, nous quittons Rocbaron. Nous attaquons la petite montée. Qui ne mérite même pas le nom de grimpette ! Nous traversons un petit bois de chênes. Puis nous voici au col du Gros Clapier (alt. 433 m). Il fait déjà chaud. Heureusement nous sommes partis en tenue légère.

« On marche sur la route sur une centaine de2010-05-27 Rocbaron-005 mètres » nous dit Jean. « Soyez prudents ! » Puis un peu plus loin « Attention ! Mettez vous bien sur le côté droit ! » Nous nous rangeons sur le côté. Car voici une cavalière. Et chacun sait qu’un cheval peut être dangereux. Aujourd’hui Jean est prudent, très prudent ! Etonnant !

A présent nous longeons des vignes. Nous marchons en plein soleil, il commence à faire très chaud.2010-05-27 Rocbaron-006

« Le petit village sur la gauche, c’est Le Canadel » nous dit Jean. Et voici à nouveau des vignes et sur notre droite, un magnifique champ d’oliviers.

Avant d’entrer dans Puget-Ville, nous marquon2010-05-27 Rocbaron-009s une pause près du cimetière. Jean nous parle de l’église paroissiale que nous allons visiter : « Le 10 Novembre 1753, Mgr l’Intendant ordonne de transférer l’église, de la campagne où elle était au Bourg des Crottes. Mais ce n’est que 106 ans plus tard, en 1859, que la nouvelle église est consacrée. Et le Conseil Municipal ne se résigne qu’en 1874 à ordonner la démolition de l’ancienne église, devenue dangereuse.
L’église de 1859, construite avec les deniers municipaux, est une église de style néo-roman, à trois nefs, avec fausses croisées d’ogives, orientée sud-nord (et non ouest-est), à cause de la configuration du terrain et de l’obligation d’avoir le porche en face de la place. Le tympan porte en belles lettres 2010-05-27 Rocbaron-007noires, la devise républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité", qu’on y peignit après la loi de la Séparation de l’Eglise et de l’Etat (Décembre 1905)
».2010-05-27 Rocbaron-010

Il est 10 heures. Jean nous invite à faire la pause casse-croûte. Là-haut dans les bois, on aperçoit une tour en ruines. « C’est la tour sarrasine. On y passera tout à l’heure ».

Puis nous pénétrons dans Puget-Ville. « Ils vont faire du ski » dit un gamin en nous voyant passer. Sans doute trompé par notre allure sportive. Mais des skis, nous n’avons pris que les bâtons !2010-05-27 Rocbaron-029

Après une rapide visite de l’église, nous quittons Puget-Ville.

« On va attaquer la première montée … significative » nous annonce Jean. La montée est douce pour l’instant. Nous longeons une énorme canalisation. Puis nous la franchissons. Attention, la marche est haute !   

A présent la pe2010-05-27 Rocbaron-012nte se fait plus raide. Chacun monte à son rythme. La chaleur commence à nous atteindre. A l’arrière, Bruno siffle. Ce n’est pourtant pas le moment de s’arrêter, en pleine côte ! Et en plein soleil ! Un peu plus loin, nous marquons une pause. Bruno nous rejoint. Yvette a abandonné. Elle redescend avec Jacqueline. Nous ne les reverrons qu’à Rocbaron. Jean est désolé, lui qui avait prévu une boucle réduite pour les Petites Jambes. Nicole semble désemparée. Courage, Nicole ! Te voici avec les Grandes Jambes. Nous ne te laisserons pas tomber !  

Nous reprenons notre grimpette. « Elle est raide, mais pas longue » comme dit Jean. Tout est relatif !2010-05-27 Rocbaron-013

Nous atteignons la Tour sarrasine (alt. 320 m). Nous marquons une pause. Jean nous raconte : « Cette tour, appelée Tour de Faucon, Tour sarrasine ou encore Tour du Défends, remonterait au XIIè siècle. L’appellation Tour de Faucon viendrait de la famille des Faucon Glandeves qui possédait au 14ème siècle 30% de la seigneurie. E2010-05-27 Rocbaron-014lle est aussi dénommée Tour du Défends, car située sur une colline où la coupe du bois était due au propriétaire et dans lequel il était interdit de faire entrer des bestiaux. Enfin on a longtemps cru qu’elle avait été édifiée par les Sarrasins, d’où la mention sur certaines cartes de Tour Sarrasine. Cependant sa construction est postérieure à l’invasion de la Provence.
C’est une tour de guet de forme pentagonale. Elle assurait la liaison entre Bormes-les-Mimosas et Signes. En interdisant à l’ennemi toute possibilité de surprise, elle permettait d’organiser la défense.
Les tours pentagonales (5 côtés), ayant un bec tourné vers le secteur de l’attaque sont assez rares. Dans les Alpes Maritimes et le Var, on n’en compte que cinq
». 

Nous reprenons notre grimpette. Toujours aussi raide. A présent nous dominons la plaine et découvrons une vue magnifique sur notre gauche. Avec en premier plan le Massif des Maures et tout au fond la mer et les sommets qui dominent la rade de Toulon.2010-05-27 Rocbaron-015

« Attendez ! On va se regrouper à l’ombre ». Jean nous annonce : « On a fini la première montée ».

Après la montée, voici la descente. La piste est facile. Mais toujours en plein soleil ! Enfin nous arrivons en bas, au lieu-dit La Maire des Eaux (alt. 232 m).

« A présent, on va attaquer la deuxième monté2010-05-27 Rocbaron-016e. Nous allons grimper 200 mètres avant de parvenir sur le chemin de crête ». Nous attaquons cette deuxième grimpette. Elle mérite bien son nom, celle-ci. Le soleil est toujours de la partie. Jean nous accorde une pause. A l’ombre. En bas nous apercevons Puget-Ville.

Puis nous reprenons notre grimpette. Notre sentier, très étroit à présent, se faufile à travers les genêts (Attention, ça pique !) et les bruyères. Sous les chênes et les pins qui nous procurent un peu d’ombre. La pente est raide, très raide. « Nous arrivons à la résurgence » nous annonce Jean. Nous quittons le sentier sur une vingtaine de mètres et découvrons le ruisseau qui sort de la résurgence. Un maigre filet d’eau court dans les rochers avant de descendre dans le vallon. (Ce ruisseau proviendrait de la même nappe phréatique que le Trou du Bœu2010-05-27 Rocbaron-017f situé sur le plateau derrière le col de la Foux).

« Attention à ne pas glisser sur les rochers ! » prévient Jean. Seuls quelques-uns s’y risquent. Alice se rafraîchit dans l’eau claire. Et en profite pour éclabousser ses voisins. Gérard et Tony s’aventurent jusqu’à la falaise, d’où jaillissent les flots bouillonnants du ruisseau (après un gros orage peut-être !)2010-05-27 Rocbaron-019

Nous revenons sur nos pas et reprenons notre grimpette. Pour nous encourager, Jean annonce : « Dans dix minutes on va manger ». Nous passons au-dessus de la résurgence. Encore quelques mètres et nous voici sur le chemin de crête. « Nous allons suivre le GR 9 ».

Un magnifique panorama s’offre à nos yeux émerveillés : la forêt, la plaine, la mer, que c’est beau !2010-05-27 Rocbaron-022

Nous cheminons parmi les cistes, les chênes verts, les myrtes, dans un maquis illuminé de ci de là par les bouquets d’or des genêts. Splendide !

A l’arrière, les botanistes (Jean-Louis, Jean-Marie, Nicole, Bruno) pren2010-05-27 Rocbaron-023nent le temps d’admirer les fleurettes. Pa2010-05-27 Rocbaron-031rmi les quelles de superbes coquelicots et valérianes, des chèvrefeuilles. Et plus rares, des nigelles (Nigella arvensis, sans doute).

Enfin nous nous arrêtons pour pique-niquer. Notre groupe se disperse, chacun s’installant à l’ombre d’un bosquet. Un peu d’ombre, une légère brise et du soleil, quel temps merveilleux !

Nous savourons notre déjeuner. Mais après le rosé, le café et le gingembre, il nous faut repartir. Nicole réclame une photo de groupe. La voici.2010-05-27 Rocbaron-021

Nous reprenons notre chemin de crête. Le plus souvent en plein soleil. Seuls quelques arbustes nous procurent une ombre bien maigrichonne.

Accablés de soleil et de chaleur, nous marchons en silence. Le chem2010-05-27 Rocbaron-024in longe la falaise, avec par endroits des à-pic impressionnants. Et toujours le même panorama magnifique sur notre gauche.

Jean nous arrête pour une petite pause à l’ombre. « Ici, il y a deux possibilités » nous dit-il. « Soit nous continuons le parcours sur la crête. Il y a 100 mètres à monter jusqu’au sommet. Soit ceux qui le souhaitent peuvent contourner le sommet. Je resterai avec le deuxième groupe ».

Nous nous répartissons en deux groupes : 12 dans chacun.

Joël emmène le premier groupe vers le sommet. Nou2010-05-27 Rocbaron-026s suivons un petit sentier qui se faufile à travers un bois de chênes verts. Il fait toujours aussi chaud et nous faisons de temps en temps une petite halte à l’ombre. Nous atteignons le point géodésique qui signale le sommet des Terres Blanches (alt. 592 m) puis attaquons la descente. Quelques minutes plus tard nous 2010-05-27 Rocbaron-027rejoignons le reste du groupe.

Les habitués de la belote ont attaqué une partie. Les autres sont assis à l’ombre. Jean nous accorde à tous un repos de quelques minutes. Serions-nous tous éprouvés par la chaleur ?

Puis nous entamons la descente « régulière » vers Rocbaron. Descente sur un sol caillouteux par endroits et toujours sous un soleil de plomb. Aussi sommes-nous très heureux de regagner nos voitures, d’abandonner nos chaussures de marche.

Et d’aller prendre un pot bien mérité à 2010-05-27 Rocbaron-030Rocbaron. Une très belle journée s’achève …

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée, sur le Circuit des Crêtes.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Bruno.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore quelques photos :

Tony et 2010-05-27 Rocbaron-004Jean

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 2010-05-27 Rocbaron-008 

 

Pause avant Puget-Ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2010-05-27 Rocbaron-011

 

 

Quel tuyau !

 

 

Alice se rafraîchit

 

 

Tony et Gérard surpris par Bruno

Il fait chaud !

Pause à l’ombre

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore des fleurs

 

 

 

 

 

 

Prochaine randonnée :  
Jeudi 3 juin à 7h 00 : THORENC (06) Le Pic de L’Aiglo
Au départ de THORENC, station climatique réputée depuis le 19ème siècle, qui éparpille ses maisons résidentielles dans un paysage alpestre et boisé, nous rejoindrons le Col de Bleine à 1439 mètres. Et, par un parcours très aérien dominant au Sud la grande dépression de Thorenc et du Plan de Peyron et au Nord la profonde entaille de la Gironde et de l’Estéron dont les eaux coulent 1100 mètres en contrebas, nous atteindrons le point culminant du parcours : Le Pic de L’Aiglo à 1644 mètres. Tour d’horizon garanti !

 

Retour par le même itinéraire qu'à l'aller avec visite du village de Thorenc.

L : 11 Km 778, Dh : 580 m, D : 4 H 30. Niveau : Moyen Medio.

Repas sorti du sac

Responsable : Jean Borel : 06.68.98.13.62

Coût du trajet A. R. : 156 Km x 0 € 20 = 31 € 20 + 4 € 80 (péage autoroutier) = 36 € 00

 

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Saint Cezaire sur Siagne-20 mai 2010

21 Mai 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

Saint Cezaire sur Siagne

 

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-7Aujourd'hui Roland nous conduira à St Cezaire pour une rando classique…et facile. Une quinzaine de kilomètres et une dénivelée de 600 m, visite du village comprise. Oui Marie, je n'ai pas oublié la remontée des Puits de la Vierge!

Roland avait retenu le parking du café du pont de la Siagne, heureuse précaution car il n'est pas facile de stationner dans cette boucle de la D 562, à l'entrée dans les Alpes Maritimes.

26 marcheuses et marcheurs se rassemblent autour de Roland pour sa présentation de la rando.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne- 50

Après avoir remercié tous les participants qui avaient pris des nouvelles de sa santé, il nous explique "nous allons monter tranquillement jusqu'au village que nous prendrons le temps de visiter et où nous aurons notre pique-nique. Nous parlerons be2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-6aucoup de l'eau, nous en verrons beaucoup et…j'espère que vous avez prévu le shampoing pour la douche de cet après-midi. D'autre part, nous allons aussi rencontrer de nombreuses fleurs tout au long de la montée. Enfin, nous sommes près de la Bambouseraie du Mandarin que nous pourrons visiter, si vous le souhaitez, bien qu'elle soit fermée, nous en reparlerons à midi".

L'histoire de la douche en laisse plus d'un(e) perplexe, la météo est bonne, le temps est superbe, il n'y a aucun risque de pluie !

Après la photo de groupe, à 9 h tapante, 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-44nous commençons cette progression par une montée un peu raide sur 500 m, en contournant les quelques habitations autour du café. Première surprise,  My God !, une cabine téléphonique rouge, made in England dans un potager.

Très vite, nous allons rencontrer notre premier ruisseau qui cascade sous la végétation. Puis ce seront les premières fleurs, bleues, très fines, garnissant les bas côtés du chemin, des Aphyllante de Montpellier.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-33 Pas encore très ouvertes, nous en rencontrerons d'autres dans l'après-midi, plus épanouies.

Un petit lavoir bien caché dans la végétation permet à Roland de nous préciser que nous aurons l'occasion d'en voir d'autres, plus près du village mais néanmoins pas facile d'accès aux ménagères de jadis. Nous descendons maintenant vers la chapelle St.Saturnin, restaurée il y a quelques années. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-8C'est une chapelle du 12ème siècle, dédiée à St. Saturnin, martyr chrétien du 4ème siècle. Les pénitents y font pèlerinage le lundi de la Pentecôte. A cinq jours près, nous étions pèlerins.

C'est une chapelle en berceau plein cintre. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne- 13Elle est précédée d'un porche à voûtes d'arêtes soutenu par un pilier central ce qui le rend très particulier : manque de confiance des bâtisseurs dans la solidité de la voûte ?

 Il est 10 h, 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-45nous profitons de cet arrêt pour faire la "pause banane".

Nous reprenons notre progression par une montée facile, à l'ombre, jusqu'au canal de la Siagne qui alimente en eau potable les pays grassois et cannois. L'eau a toujours manqué dans ces régions méditerranéennes et après plusieurs études, ce canal fut construit entre 1862 et 1868. C'est un ouvrage important en maçonnerie de 50 km environ. Dans sa partie supérieure il est découvert et de nombreux petits ponts permettent de le traverser.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-12 

Petit arrêt à la fontaine d'Amic qui approvisionne un lavoir. Celui-ci était l'unique lavoir du village avant que l'eau n'y parvienne. Situé à 100 m plus bas et à une distance de 1 km environ, imaginez-vous Mesdames, aller laver les chemises de vos hommes au 19ème siècle !

A la cote 281, nous quittons notre chemin pour monter au village. 200 m de dénivelée sur un petit kilomètre, ce n'est pas un exploit mais il ne faudra pas trop foncer, d'autant plus que nous sommes en plein soleil et qu'il chauffe maintenant, le bougre.

En queue de peloton, Jean-Louis, Bruno et Jean-Marie vont prendre leur temps en herborisant. Jean-Louis va nous faire découvrir la rue , plante abortive à odeur très désagréable (il fallait beaucoup de motivation aux 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne- 51filles qui avaient pêché pour l'utiliser) et une fleur assez commune que nous n'aurions jamais citée dans le blog mais dont le nom a lui seul mérite le détour : urosperme de Daléchamps. La 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-14graine ou plutôt le fruit, se termine par une sorte de queue, long bec creux et élargi ce qui est  l'origine de son nom.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-52Nous y découvrirons aussi plusieurs variétés d'orchidées sauvages : toujours difficiles à identifier vu la richesse de cette famille de plantes mais assurément pour l'une d'elle Orphis ciliata. Toutes ces orchidées sont de petite taille et difficiles à photographier.

Enfin après la classique Lavater nous tombons sur une fleur inconnue que Jean-Marie qualifiera de glaïeul et que Jean-Louis2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-16 identifiera définitivement comme le Gladiolus illyricus Koch,  le glaïeul d'illyris.

 

Merci Internet que ferions-nous sans toi !

 

Nous poursuivons notre

  " chemin montant, caillouteux, malaisé,
                                          

Et de tous les côtés au Soleil exposé,"

 

comme aurait dit M. de La Fontaine (un peu retouché…et sans mouche) et nous apercevons enfin le village. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-21Il reste encore 75 m de dénivelée à franchir. Il est impressionnant vu d'ici avec ses maisons accrochées à la falaise et dont on ne voit que la première rangée. Encore un effort.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-17Juste avant d'arriver au village, Roland nous arrête devant une grosse touffe de Compagnon blanc, variété de silène (Silene latifolia)   . Ses fleurs blanches qui peuvent être jusqu'à dix par pieds, sont très odorantes le soir. Il a une particularité pour se reproduire en évitant la "consanguinité" : plante dioïque.

Ouf ! nous sommes arrivés et Roland nous conduit d'abord sur l'esplanade de la table d'orientation.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-50 Vue superbe sur la Siagne qui serpente 370 m plus bas et ses gorges recouvertes de forêts. On distingue parfaitement le Mont Vinaigre et le pic de l'Ours dans l'Esterel.

Roland nous précise : 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-0" La Siagne est un fleuve côtier arrosant les départements du Var et des Alpes Maritimes, frontière entre les deux départements. Longue de 44 km, elle prend sa source sur la commune d'Escragnolles à 1435 m d'altitude et rejoint la Méditerranée à Mandelieu. Une partie de ses eaux, outre le Canal rencontré précédemment alimente le lac de St.Cassien. Son débit est important et assez constant.

Concernant l'histoire du village, elle remonte à une période se situant entre le néolithique et l'âge de Bronze.

D'après une tradition locale et non fondée, en 49 avant J.-C., Jules César aurait établi un poste d’observation à l'emplacement du 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-20village de Saint-Cézaire ainsi qu’une enceinte fortifiée et des granges à blé pour ravitailler troupes et populations. De cette époque daterait le pont des Gabres ou des Tuves. C'est par le premier que nous allons traverser la Siagne cet après-midi et le chemin que nous emprunterons permettait de commercer avec les villes de la côte.

Césaire fut abbé de Saint-Honorat avant d’être promu archevêque d’Arles au VIe siècle. Une étymologie controversée fait remonter le nom du village aux greniers de César. Au IXe siècle, les moines de Lérins acquièrent les terres du village qui prend alors son nom définitif. Organisés en prieuré, ils poursuivent l’action des Romains :2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-3 la culture, l’éducation, et les soins portés à la population. La chapelle Notre-Dame de Sardaigne, construite sans doute sur les restes d’une ancienne abbaye devient l’église du village.

Au début du XIVe siècle, devant la menace des bandes armées, les habitants dispersés dans les hameaux préférèrent se replier sur le village en une véritable agglomération fortifiée. De cette époque, nous pouvons encore contempler les puits de la Vierge.

Au XVIe siècle, l’économie est florissante, la population augmente (plus de 500 habitants), on construit hors les murs du village médiéval. Les moulins sur la Siagne sont très actifs : blé, huile d’olive.

Le noyau actuel a conservé sa physionomie féodale. Pendant deux siècles, 500 habitants vécurent ainsi repliés avec leurs bêtes et leurs récoltes (88 maisons). De ce fait, ils s’épargnèrent les grands fléaux de l’époque : les guerres et la peste.

Des troupes de tous ordres, alliées ou ennemies y logèrent sans trop de dégâts.

Au milieu du XVIIIe siècle, la population dépasse le millier d’habitants et le cheptel compte plus de 2 000 moutons (des battues sont organisées contre les loups). Les hameaux se sont reconstitués : certains comprennent une soixantaine d’habitants.

cf Wikipédia..

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-25Passage devant le nouveau lavoir alimenté depuis 1868 par un système de siphon à partir du canal, quel progrès ! Pourtant nos compagnes font un peu la moue, manifestement elles préfèrent leur lave-linge.

 Nous rejoignons le jardin public où nous allons squatter tous les bancs, sauf un, occupé par les vieilles du pays, pour pique-niquer.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-23 Les jardiniers sont partis mais ils ont bien remué la terre des massifs et selon les sautes du vent, nous allons, par le nez, nous sentir vraiment à la campagne.

Alors que les joueurs de carte s'installent, Roland nous propose d'aller visiter les curiosités du village quand un grand bruit nous attire sur le trottoir. Un fourgonnette sans chauffeur, vient brutalement de s'arrêter contre un poteau indicateur, fauchant au passage une borne encastrée dans le sol. Frein à main oublié, la voiture a parcouru 50 m. Heureusement qu'il y avait un poteau ! Le pare-choc est complètement détruit. Après que la propriétaire soit venue retirer son véhicule, Gérard, précautionneusement remettra la borne en place…mais il faudra à nouveau la sceller. Bravo pour ce geste civique !

"Qui veut visiter la bambouseraie" demande Roland ? Seulement cinq bras se lèvent. Pas assez de participants, il téléphone pour annuler.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-26Commençant notre tour nous nous rendons près des Puits de la  Vierge, au nombre de 9. Ils sont alimentés par une nappe phréatique dont le niveau ne baisse que d'un mètre en été. Puis nous remontons vers la chapelle romane dédiée à Notre Dame de Sardaigne ( que vient faire ici cette Vierge ?). C'est un bel édifice à nef unique divisée en trois travées. A l'origine, elle faisait partie d'une abbaye construite sur le cimetière actuel. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-28Une urne funéraire découverte au 19ème siècle, utilisée comme abreuvoir pendant un temps, y fut déposée. Elle contenait les cendres de Marcus Octavius Népos qui mourut le jour de ses 18 ans ainsi que le précisent les inscriptions sur l'urne.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-29Quelques participants jetteront un coup d'œil sur l'église Saint Cézaire datant du 18ème

Siècle. Elle possède un joli retable doré à la feuille. Vandalisé il y a quelques années, on ne peut s'en approcher hors des offices. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-24

Quelques fresques et cadrans solaires complètent les éléments remarquables de ce village que nous allons quitter en empruntant le même chemin jusqu'à la cote 281 mais nous prendront une direction nord pour rejoindre la Siagne.

 

Ultimes recommandations de Roland : "rallongez vos bâtons et n'utilisez pas les dragonnes"  Descente en lacets, assez raide. Au passage nous découvrons les ruines d'un ancien moulin et de son bief. Il ne reste que l'emplacement de sa roue : gigantesque.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-34

 

Lorsque nous arrivons en bas et que la Siagne d'une belle couleur verte apparaît entre les arbres, nous comprenons les allusions à la douche. En effet, si nous avons l'habitude de traverser des ruisseaux à gué en nous mouillant plus ou moins les pieds , ici l'eau passe au-dessus du chemin…et de l'eau, aujourd'hui il y en a. Pour traverser ce passage, différentes solutions seront envisagées par chacun, selon son équipement. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-46Du torse nu d'Henri au poncho d'Yvette en passant par le parapluie de Jacky, vous pouvez imaginer toutes les variantes.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-42 Bien entendu le résultat ne fut pas le même à l'arrivé. Le moins favorisé dans cette opération fut Roland qui dû rester pendant la traversée de tout le groupe, un peu à l'abri sous le rocher mais,  trempé jusqu'aux os, il dut se changer complètement.

 

Sortant de la cascade, nous débouchons sur le pont des Gabres ou des Tuves, charmant pont romain dans un délicieux environnement.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-47 Chacun se remet de sa traversée "aquatique" et nous repartons plein sud en bordure de rivière. Superbe couleur. Jacky, notre spécialiste de la truite, recherche ses petites bêtes préférées. En vain.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-39

Le chemin est facile et nous arrivons rapidement au barrage. Celui-ci est assez important pour une petite rivière. Son rôle, outre de régulariser le débit, est principalement de détourner une partie de l'eau ver le lac de St.Cassien. Pour cela, un énorme canal, complètement fermé sort du barrage. Nous allons le longer pendant près d'un kilomètre jusqu'à ce qu'il disparaisse pour traverser des collines.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-41

Il ne nous reste plus que 2  kilomètres à parcourir mais le sentier étroit a été tracé sur une terre glaiseuse et nous avons à contourner d'énormes flaques boueuses. Bon, les chaussures et les bas de pantalon auront droit ce soir à un bon nettoyage.

Nous commençons à entendre les bruits de la civilisation et en particulier celui de la route. Voilà, nous sommes arrivés.

Le pot est pris au café dont le parking a accueilli nos voitures ce matin. Alice nous avait confectionné des petits panés au raisin, recette de sa belle-mère. Délicieux. Merci, nous avons vidé toute la boîte.

 

Merci Roland pour cette belle balade, bien documentée comme d'habitude. Quant à la douche, pour la prochaine fois, fais la chauffer s'il te plait.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Bruno, Claude.

 

La semaine prochaine,

  -Jeudi 27 Mai à 7 H 00  :  ROCBARON ( 83 ) – Le Circuit des Crêtes .

 

Agréable parcours au départ de Rocbaron, en visitant le village de Puget-Ville ( notamment son église paroissiale de 1859 et sa devise républicaine inscrite sur le tympan ) nous2010-05-20-Puget-54 permettra de découvrir la Tour Sarrasine du Défends, datant du 12 ème siècle, et d’atteindre par un sentier quelque peu pentu et escarpé le G R 9 sur le chemin des crêtes ménageant de magnifiques points de vue sur le Massif des Maures et les différents reliefs dominant la rade de Toulon .

L :15 Km 491 , Dh :590 m ,D : 4 H 30 . Niveau : Moyen Alto

Repas sorti du sac .

Responsable : Jean Borel 

 

Quelques photos en bonus :

 

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-92010-05-20-St Cezaire sur Siagne-11 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-15

 

 

  La chapelle St.Saturnin

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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   Ouf ! on arrive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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   Massif le château d'eau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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    En pleine nature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Passage humide 

 

 

 

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  Ces deux-là ont besoin de se faire sécher le dos. Pourquoi ?

 

 

 

 

 

  Quelle couleur !

  2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-38

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Notre-Dame des Maures : 13 mai 2010

14 Mai 2010 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Notre-Dame des Maures

00001.JPGAujourd’hui Bruno nous emmène randonner à Notre-Dame des Maures près de La Londe-les-Maures.

Cette randonnée nous fera découvrir « un géant du fond des âges », le dolmen de Gaoutabry.  

Nous nous retrouvons 22 randonneurs au hameau de Notre-Dame des Maures. Il fait un peu frais pour l’instant mais la météo nous promet un temps plutôt ensoleillé. Gérard a adopté la tenue d’été : le bermuda. Il est le seul. A-t-il eu raison ?2010-05-13 Notre-Dame des Maures-001

Avec l’aide de Tony, Bruno nous présente le profil de la rando. C’est un parcours de près de 19 km et 670 m de dénivelé qui nous attend. Pour les Petites Jambes, il a prévu un parcours réduit : 5 km et 200 m de dénivelé en moins.Dolmen-de-Gautabry.jpg

Nous démarrons. Une minute plus tard, nous passons près d’une propriété. « Tiens, regardez les poulets ! » s’exclame Daniel. Aussitôt le voici qui part en glissade, exécutant un splendide salto avant (selon un amateur de chute artistique). Mais, trêve de plaisanterie, Daniel a trois phalanges bien endommagées. Bruno se porte à son secours et lui prodigue les meilleurs soins. Toujours efficace comme d’habitude.

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-003La « pause infirmerie » étant terminée, nous empruntons la piste qui conduit au dolmen de Gaoutabry. La pente est douce et régulière. N’empêche, nous commençons vite à avoir chaud. Une « pause effeuillage » s’impose.  Bruno en profite pour nous parler de Notre-Dame des Maures : « Ne cherchez pas la chapelle Notre-Dame des Maures, construite au Xème siècle. Il n’en reste rien ! Si ce n’est le nom donné à ce charmant hameau ». Voilà. La chapelle, c’est fait. A2010-05-13 Notre-Dame des Maures-020llons voir maintenant le dolmen !

C2010-05-13 Notre-Dame des Maures-007hemin faisant, Bruno nous fait remarquer le balisage placé sur certains arbres et symbolisant un dolmen.

Nous continuons notre grimpette. « Nous étions à 122 mètres au carrefour » nous précise Bruno. Nous marchons parmi les fleurs : bouquets de cistes, asphodèles, buissons de genêts. La nature est en fête en ce joli mois de mai ! 

Nous marchons à présent en plein soleil. C’est le moment de faire la « pause pho2010-05-13 Notre-Dame des Maures-006to de groupe » (pause n° 3). 

Nous reprenons la montée jusqu’à un embranchement. « Ici, il y a deux solutions » nous dit Bruno. « A droite vous avez ce chemin caillouteux. Et à gauche ce petit sentier ». Pas assez bucolique le petit sentier ! Nous lui préférons le large chemin bien ensoleillé. Après le temps humide que nous avons eu ces derniers jours, profitons du soleil.

E2010-05-13 Notre-Dame des Maures-008nfin nous atteignons le dolmen. Juché sur un bloc rocheux, Bruno nous en conte l’histoire : « Nul besoin d’aller en Bretagne pour voir des dolmens et des menhirs. Bien au contraire : c’est en Midi méditerranéen qu’on en trouve le plus. Le dolmen de Gaoutabry fut découvert en 1876. Plus petit que ses homologues celtiques, il présente une chambre sépulcrale de 6 mètres de long pour 1,50 mètre de large. Cette tombe a été creusée sous un tumulus rocheux, ses parois étant composées de 24 dalles de schiste dressées et de murets de pierre sèche. Comme dans tout dolmen, elle avait pour fonction d’abriter les défunts de la tribu. On a retrouvé ici 34 squelettes. Ainsi que de véritables trésors, comme des perles en pierre de serpentine et en cristal de roche ».

Après la « pause culture », nous enchaînons sur la « pause banane ». Nourritures de l’esprit, nourritures du corps….

Nous reprenons notre chemin qui grimpe gentiment. Sur notre gauche nous découvrons une vue magnifique sur la mer et les îles d’Hyères. Dommage, l’horizon est un peu brumeux. 2010-05-13 Notre-Dame des Maures-012

Puis nous atteignons un carrefour de cinq chemins. « Nous sommes à 208 mètres ». Grâce à Bruno, il n’est pas besoin de carte ou de GPS pour suivre la progression de notre Ascension. Ascension ? Eh oui, c’est en grimpant que nous la célébrons. Parmi les cinq chemins nous choisissons celui qui grimpe le plus. Nous progressons à présent à flanc de colline sur une large piste. Le soleil brille de tous ses feux.

C’est alors que Bruno nous arrête pour la « pause séparation » (n° 6). « Ceux qui veulent faire le grand parcours, groupez vous près de Daniel ! » Les autres, baptisés aujourd’hui « Moyennes Jambes », vont avec Jacqueline. Nous sommes 11 dans chaque groupe. Quelle belle répartition ! Par contre, une seule randonneuse (Françoise) dans le premier groupe, c’est peu. Mais … quelle randonneuse !  2010-05-13 Notre-Dame des Maures-013

Jacqueline prend la tête des Moyennes Jambes. Bruno lui décrit le parcours et lui indique le lieu de rendez-vous. Est-ce bien clair, Jacqueline ? Apparemment, oui. « Surtout, ne vous pressez pas ! » ajoute Bruno. Et de préciser : « Attendez nous pour manger ! ».

Les deux groupes se séparent. Nous attaquons une large piste. Un engin de travaux publics est resté là, au repos en ce jour d’Ascension. En effet la piste vient d’être élargie, afin de mieux lutter co2010-05-13 Notre-Dame des Maures-014ntre les incendies.

« Nous sommes sur la piste de l’Anguille » nous dit Bruno. Pourquoi Anguille ? Peut-être parce que la piste ondule à flanc de coteau, telle une anguille.

Pour une belle piste, c’est une belle piste ! On dirait un tracé d’autoroute. On en vient à regretter les petits sentiers resserrés, les draïouns chers à Bruno.

E2010-05-13 Notre-Dame des Maures-017nfin nous quittons l’autoroute. Nous descendons sur la droite à travers le talus. Puis nous rejoignons une piste de taille plus modeste. A présent le sol est caillouteux et la pente devient raide. Nous passons par des hauts et des bas. Puis la côte se fait encore plus raide.2010-05-13 Notre-Dame des Maures-018

Bruno nous accorde une courte pause à l’ombre, dite « pause boisson ». « Il ne reste plus que quatre courbes de niveau à franchir » nous dit Jean-Marie. Traduction : il nous reste encore 40 mètres à gravir.

Nous 2010-05-13 Notre-Dame des Maures-022reprenons notre raidillon caillouteux et toujours bien ensoleillé. Nous apercevons sur la droite le sommet rocheux. La vue est belle mais nous n’avons plus le temps de nous arrêter pour admirer le paysage.

Nous attaquons à présent la descente, plein Sud, sur la piste de Notre-Dame des Maures que nous avons retrouvée.2010-05-13 Notre-Dame des Maures-024

Nous descendons à vive allure. Certes, nous commençons à avoir faim. Mais est-il besoin de cavaler ainsi ? Les Moyennes Jambes sont raisonnables. Elles nous attendront bien pour manger. Nous progresso2010-05-13 Notre-Dame des Maures-019ns au milieu des fleurs. Encore faut-il avoir le temps de las admirer : cistes à feuilles de sauge, aux fleurs blanches tâchées de jau2010-05-13 Notre-Dame des Maures-032ne, cistes cotonneux aux fleurs roses, cistes de Montpellier aux fleurs blanches en bouqu2010-05-13 Notre-Dame des Maures-034ets. Sans oublier les asphodèles, les genêts,  les lupins bleus, les fleurs d’ail sauvage et les chèvrefeuilles. 

Nous voici parvenus en bas de la descente. Quand tout à coup nous parviennent des voix, là-bas sur la droite. Seraient-ce les Moyennes Jambes ? « Ce n’est pourtant pas le lieu de rendez-vous que je leur avais indiqué ! » s’étonne Bruno. Puis il leur crie : « Reprenez la route ! Le rendez-vous est plus loin ! »

Et il nous précise : « Il nous faut franchir encore deux gués ». Nous poursuivons notre chemin, suivis à distance par les Moyennes Jambes. Nous voici au lieu-dit « Maupas ». Puis sur la droite, nous découvrons un emplacement ombragé. Il fera bien l’affaire pour notre pique-nique.

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-025Nous nous installons et sommes très vite rejoints par les Moyennes Jambes. « Comment s’est passée votre randonnée ? » leur demandons-nous. La réponse est : « Cela fait près de deux heures que nous vous attendons ! » Nous n’en saurons guère plus. Si ce n’est que Jacqueline a bien respecté les consignes de Bruno : elle n’a pas mangé. C’est bien la seule ! Les autres s’excusent platement : « On voyait venir de gros nuages noirs. On a préféré manger tout de suite ». Pour ce qui est du parcours, « il était court, il é2010-05-13-Notre-Dame-des-Maures-035.jpgtait facile ».

Enfin, Nicole nous dévoile le meilleur : « Tout à coup sur le bord du chemin, que vois-je ? Une tortue ! La fameuse Tortue des Maures ! » Nous apprenons que Claude n’hésita pas à empoigner la tortue, pour mieux l’observer. « Attention, ça mord ! » lui dit Marcel. Dommage que Bruno ne soit pas présent. Il aurait décrété une « pause tortue » et nous aurait conté son histoire : « La tortue d'Hermann (Testudo hermanni) est l'unique tortue terrestre en France. La tortue d'Hermann atteint 20 cm. Sa longévité est importante : 80 ans. C'est une espèce diurne qui s'expose au soleil le matin, se cache aux heures les plus chaudes et reprend son activité en soirée. Et elle est herbivore ». Ne crains donc rien, Marcel.

Après notre déjeuner, qu’il serait agréable de faire une petite sieste au soleil ! Malheureusement la route est encore longue. Il nous faut repartir. Nous descendons le vallon de Tamary. Le2010-05-13 Notre-Dame des Maures-026 chemin est agréable, nous longeons un vignoble. Tout à coup Jean-Marie et son GPS nous disent : « On a raté le chemin, là sur la droite ». Bruno remonte voir. Tandis que Rémy, notre serre-file, est d’avis que le chemin part un peu plus bas sur la droite. Mais Bruno nous appelle, il a trouvé le départ du sentier. Nous remontons et attaquons ce nouveau sentier.  2010-05-13 Notre-Dame des Maures-027

Un peu plus loin, Bruno nous arrête. Pour une « pause orientation ». Le Comité des Sages (Daniel, Jean-Marie, Marcel) se réunit autour de lui, sous le regard amusé de Michel. Après examen des cartes, GPS et autres boussoles, le Comité nous annonce sa décision : Nous allons redescendre. Pour mieux remonter ! Direction Nord-Ouest !

Nous attaquons à présent une bell2010-05-13 Notre-Dame des Maures-030e montée en plein soleil. Il fait chaud. Gérard apprécie sa tenue d’été. Il n’empêche que tout le m2010-05-13 Notre-Dame des Maures-031onde a le sourire. Nous sentons sans doute que l’arrivée est proche. En effet, après cette longue grimpette, il ne nous reste plus qu’une longue descente suivie d’un long chemin au milieu des vignes. 

Voici enfin nos voitures. Après avoir quitté avec bonheur nos chaussures de marche, nous partons pour La Londe, prendre un pot bien mérité.

Une belle journée s’achève …

 

Merci Bruno pour cette belle randonnée, dans le cadre sauvage des Maures.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Bruno.

 

Encore quelques photos :

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2010-05-13 Notre-Dame des Maures-005Grimpette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-009Vue du dolmen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2010-05-13 Notre-Dame des Maures-015Blogueur et serre-file

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-016Descente

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

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Sommet rocheux

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Il fait chaud !2010-05-13 Notre-Dame des Maures-029

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Et encore des fleurs 

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Prochaine randonnée : Jeudi 20mai à 8h00 : Autour de la Siagne et St Césaire

Nous partons pour une rando facile et ensoleillée autour de la Siagne. (La Siagne est un fleuve côtier français arrosant les départements des Alpes-Maritimes (57%) et du Var (43%), et qui matérialise partiellement la limite entre ces deux départements).
Nous débuterons la journée depuis le « Pont de la Siagne » pour un parcours de 13 km 800 et un dénivelé de 370 m.
Nous nous arrêterons à la Chapelle St Saturnin, puis nous cheminerons rive gauche de la rivière en traversant des plantations d’oliviers sur de nombreuses « restanques » ou « bancau ». Le terme provençal bancau (prononcé bancaou) (en languedocien bancal), signifie au sens propre «plate-bande», «planche cultivée».
Quelques 300m «de positifs» (plus pragmatique : ça monte !!) pour atteindre le village de St Césaire sur Siagne. (Village du Var, rattaché aux Alpes-Maritimes en 1860). Nous découvrirons l’église, la chapelle provençale du 12ème siècle, un sarcophage de l’époque gallo romaine ou autres anciens lavoirs.
Sur le chemin du retour nous passerons par le pont des Tuves et le barrage sur la Siagne et nous longerons le canal avec la traversée des petits ponts « sympas » par endroits.
Repas sorti du sac. Coût du trajet : 20 €
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Bormes les mimosas-Brégançon

7 Mai 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

BORMES les MIMOSAS- Bregançon

 

2010-05-06-Bormes-12Après nos efforts de la semaine passée sur le Verdon, Jean nous avait préparé une petite détente au bord de la mer à Bormes-les-Mimosas. Encore que, d'une façon générale, les sentiers du littoral ne soient pas trop appréciés par… nos genoux. A cette période de l'année , nos gentils guides-accompagnateurs nous programment toujours une petite balade en bord de mer avec une perspective de baignade, mais chut, on n'en parle pas. Aujourd'hui, nous ne risquons pas, même seulement de tremper un orteil dans l'eau, car au départ de Boulouris, la température était de 7 ° . La météo est  un peu morose, mais sans risque marqué de pluie. 2010-05-06-Bormes-33

C'est donc 21 marcheuses et marcheurs qui se retrouvèrent à 8 h30 sur un minuscule parking au sud du hameau du Pas de la Griotte. Nos cinq voitures l'occupent en totalité. Il fait frais, le temps est couvert. Pauvres photographes et merci aux logiciels de retouche ! Avec beaucoup de joie nous retrouvons Claudie qui ne faisait plus que les marches du Lundi.

A 8 h 45, après la photo de groupe, puis une seconde avec nos voitures, nous empruntons la piste du Barrage et nous voyons très rapidement quel sera le fil rouge de la journée : les fleurs. Aujourd'hui, nous aurions pu rebaptiser Bormes-les-Mimosas en Bormes-les Asphodèles car tout au long de notre rando, nous allons en  rencontrer  un peu partout, même au bord de mer, dans les rochers et en bordure des plages. 2010-05-06-Bormes-2Certaines d'entre elles dépasserons le mètre( Asphodelus aestivus).  Extraordinaire le développement de cette plante dans notre région. Vivant dans des terres incultes, elle occupe de plus en plus d'espace.

Mais nous serons aussi entourés de la fameuse lavande (lavandula stoechas), qualifiée des Maures, des Iles d'Hyères,2010-05-06-Bormes-22 papillon, …et autres et moins agréablement par les argéras en fleurs ( genet épineux ou collichotum spinosa), à ne pas s'y frotter. Votre rédacteur passera beaucoup de temps dans les recherches botaniques !

 Mais arrêtons là notre parcours botanique pour écouter Jean nous présenter sa rando. Nous aurons l'occasion de reparler des "petites fleurs". " Un petit mot d'abord sur le parking. Comme vous avez pu le voir, il est petit mais…gratuit. Car s'il existe trois grands parkings en bord de mer, ils sont payants : 8 € la journée. D'autre part, celui-ci nous permet de découvrir autre chose que le bord de mer.2010-05-06-Bormes-3 Nous avons aujourd'hui deux parcours, le plus long de 16, 2 km avec 300 m de dénivelée et pour les "petites jambes "seulement de 8.9 km et 198 m de dénivelée classé "modérato" . Nous partirons tous ensemble jusqu'au pique-nique puis les "petites jambes" retrouveront le premier groupe sur le chemin du retour."2010-05-06-Bormes-51

 

 

 

 Après une petite montée nous commençons à descendre vers un charmant petit lac, dit du Barrage, et découvrons en contrebas une belle bâtisse, le Château de Brégançon, à ne pas confondre avec le fort du même nom.

C’est au centre de l’aire de production des Côtes de Provence, au sein d’un site classé qu’est implanté le Château de Brégançon sur 350 hectares; vaste demeure du 17ème siècle et ancienne 2010-05-06-Bormes-50ferme du Marquisat de Brégançon dont le fief était le Fort (actuellement résidence présidentielle).

Depuis 1816, au Château de Brégançon, la famille Tézenas apporte de père en fils un soin rigoureux à la culture des vignes ; à la vinification et à l’élevage des vins.2010-05-06-Bormes-48
Cette tradition permit au domaine d’obtenir la haute distinction de « Cru Classé" en 1955, reconnaissance de qualité et du savoir-faire transmis de génération en génération. Le travail et la passion ont élevé les vins du Château de Brégançon au rang des plus reconnus de l’appellation Côtes de Provence.

Ce petit lac sert de réserve d'eau pour la propriété vinicole située en aval. C'est sur sa digue que Jean nous parlera de Bormes-les-Mimosas :  2010-05-06-Bormes-6 cette ville possède  un riche passé historique et un patrimoine très bien conservé dont le vieux village est l'emblème. Situé sur un coteau orienté plein sud on considère qu'il est le modèle des villages des crèches provençales.

Cité médiévale, référencée parmi les plus beaux sites de France, le village de Bormes les Mimosas constitue une étape de découverte incontournable pour les amoureux des vieilles pierres et les passionnés d'histoire. Outre le charme de ses ruelles tortueuses, de ses fontaines, d'une architecture très bien conservée, on aime y flâner et apprécier la richesse de sa flore (700 variétés de plantes et de fleurs, 60 variétés de mimosa).
Sa particularité (les mimosas) lui vaut le titre de capitale du Mimosa dans le Var et est depuis 2000 le "Kilomètre O" de la Route du Mimosa, une route touristique à découvrir de janvier à mars de Bormes à Grasse (130 km).
Jean nous expliquera qu'il a vainement cherché le sentier suivant l'aqueduc. Il figure pourtant sur les cartes. Il en fera même une petite fixation car, en reprenant la grande piste, il ne cessera de nous en parler, surtout lorsque nous apercevrons les ruines de l'aqueduc, 2010-05-06-Bormes-52puis quand nous arriverons à une bifurcation où devait déboucher le fameux sentier. La piste est très détrempée après les fortes pluies des jours précédents et nos habiles pisteurs vont découvrir une empreinte bizarre à trois doigts qu'ils n'arrivent pas à identifier.2010-05-06-Bormes-7 Jacky s'étonnant de l'éventuelle présence de lions dans la région va rejeter cette hypothèse… Alors, avis aux spécialistes qui trouverons quelle est la bête en question, ils gagneront…notre reconnaissance.
Bruno nous met en garde contre les tiques qui ont fait leur apparition (animal plus dangereux que les lions de Bormes !). Jacqueline et lui en ont rapporté de la marche de Lundi dans l'Esterel. Il rappelle que cet insecte est dangereux 2010-05-06-Bormes-8et qu'il est impératif de bien arracher la tête avec le corps (utilisation de la pince à épiler ou d'une pince spéciale vendue dans toutes les bonnes pharmacies).
 Laissant le château à notre droite nous nous dirigeons maintenant vers le village de Cabasson dans une garrigue pleine de lavande. Et avant de rentrer dans le village, Jean nous propose de faire la "pause banane". A cette occasion, avec Jean-Louis,  nous allons poursuivre nos découvertes 2010-05-06-Bormes-10botaniques. Tout d'abord , l'helléborine à languette (Sérapias Lingua) 2010-05-06-Bormes-25qui fait partie de la famille des orchidées et le gracile lin de Narbonne, dont le cœur est finement dessiné : que la nature est belle!
Au travers des arbres, nous apercevons le Fort de Brégançon.
Traversant Cabasson nous atteignons une grande propriété, le domaine de Malherbe entouré de ses vignes. Longeant le domaine nous découvrons la "Route du bout du monde" : sommes nous à Ushuaïa ou à Bormes ?2010-05-06-Bormes-11 De plus, elle est en impasse ! 
 Nous gagnons le bord de mer et là, surprise, un très fort mistral nous refroidit brutalement. Jean nous conduit maintenant juste devant le Fort et choisit un endroit au soleil et relativement protégé du vent pour nous raconter l'histoire du lieu de villégiature de nos présidents de la République.
"Il est situé sur le territoire de la commune de Bormes-les-Mimosas (Var) sur les hauteurs d'un piton rocheux de 35 mètres d'altitude et à quelques mètres de la côte du cap Bénat à laquelle il est relié par une jetée (à l'origine il en était séparé par un bras de mer).

2010-05-06-Bormes-53Une forteresse existe sur cet îlot rocheux depuis l'arrivée des Ligures de la tribu des Bormani, en 118 av. J.-C. Le site s'appelle d'abord Pergantium, puis Briganconia[2], dérivé du celte Briga signifiant « hauteur »[3].

Au Moyen Âge, une seigneurie (ou châtellenie) de Brégançon est créée à la fin du IXe siècle, après l'expulsion des Sarrasins du Fraxinet en 972, au profit des vicomtes de Marseille, vassaux des comtes de Provence. En 1140, la seigneurie de Brégançon et d'autres fiefs, dont Hyères, sont concédés en apanage par le vicomte Geoffroi II de Marseille à l'un de ses fils, Pons, marquis de Fos.

Brégançon devient une forteresse royale en même temps que le comté de Provence est légué au roi Louis XI par son dernier titulaire Charles III en 1481. Le roi charge alors Palamède de Forbin, nommé gouverneur de Provence, et le gouverneur de Bourgogne Jean de Baudricourt de prendre possession de ce nouveau territoire et de le sécuriser : c'est ainsi que Jean de Baudricourt fait réarmer le fort de 2010-05-06-Bormes-54Brégançon en 1483. Il est assiégé en 1524 par l'ancien connétable disgracié Charles III de Bourbon, passé au service de Charles Quint en 1523, et la forteresse ne résiste que quelques jours.

Durant la Révolution française, la garnison du fort intervient d'abord en 1789 pour protéger les possessions de la marquise de Ricard qui sont attaquées par les paysans. Plus tard, en 1791, les armes de la garnison sont prises par le Club des Jacobins d'Hyères. Le fort attire à partir de 1793 l'attention de Bonaparte, nommé inspecteur des côtes après la prise de Toulon aux royalistes le 18 décembre 1793 (il y séjourne d'ailleurs durant l'hiver 1793-1794). Ainsi, une fois devenu premier consul en 1799, il le fait réparer et doter d'une importante artillerie, puis, après son sacre comme empereur, il fait renforcer sa garnison en 1805 par l'installation d'une compagnie de vétérans impériaux.

2010-05-06-Bormes-13Il est encore occupé par une petite garnison durant la Première Guerre mondiale, avant d'être déclassé en 1919. Il est classé comme site pittoresque en décembre 1924. Resté propriété de l'État, il est néanmoins loué entre 1924 et 1963 à des particuliers, dont le dernier fut Robert Bellanger, ancien député, ancien sénateur d'Ille-et-Vilaine et ancien sous-secrétaire d'État à la Marine en 1930. À l'issue du bail de ce dernier, l'État récupére le bâtiment dans un état de délabrement important, celui-ci entreprend de le restaurer et de l'aménager tout en conservant son aspect extérieur primitif.

Finalement, le général de Gaulle y réside le 25 août 1964 lorsqu'il vient assister aux cérémonies commémorant le vingtième anniversaire du débarquement de Provence.2010-05-06-Bormes-14 S'il n'est pas séduit par le lieu, il est convaincu de l'utilité du fort par le député-maire de Saint-Raphaël René-Georges Laurin, et le fait réaménager, pour un coût de 3 millions de francs. Un arrêté du 5 janvier 1968 affecte Brégançon à titre définitif au ministère des Affaires culturelles afin qu'il serve de résidence officielle au président de la République française, notamment en lieu de villégiature. C'est Pierre-Jean Guth, architecte de la Marine nationale et lauréat du prix de Rome qui aménagea le fort en résidence tout en préservant ce qui restait de la forteresse originelle. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Br%C3%A9gan%C3%A7on)

Pour les amateurs de statistiques, Jean ajoutera que c'est François MITTERAND qui utilisera le moins cette résidence puisqu'il y dormit seulement une nuit.

2010-05-06-Bormes-15Maintenant nous partons plein Ouest en longeant la côte, alternant plages et rochers avec de belles vues sur la mer et les nombreux îlots : celui du Jardin et ceux de l'Estagnol . Hélas, la mer est souvent grise, car même avec le mistral, le ciel n'arrive pas à se dégager et la principale difficulté de la randonnée aura été d'adapter nos vêtements à la température : entre les zones à l'ombre et au vent et celles au soleil, sans vent, ce sera une succession d'effeuillages et de rhabillages.  Les photographes jouent un peu avec les rayons de soleil afin de vous rapporter de beaux clichés de cette superbe côte.

 2010-05-06-Bormes-35Quelques passages glissants sur les rochers mouillés requièrent un peu plus de vigilance mais tout le monde passe ces passages difficiles sans problème. Une plage naturiste, complètement déserte n'inspire pas notre groupe. Personne n'a envie de mettre un brin de peau à l'air.

Suite au mauvais temps des jours précédents, les plages sont envahies de posidonies et d'étranges boulettes végétales, les aegagropiles, qui seront utilisées par Nicole pour bombarder notre guide, attention à la bagarre générale, et par des artistes comme thème de création.2010-05-06-Bormes-17

Selon Wikipédia,  du grec aigos (egagre, chèvre sauvage), agros (champ) et pilos (laine, feutre - Latin pilus, poil)[1], un aegagropile ou égagropile (nom masculin) est une boule feutrée légère constituée de poils enchevêtrés et de substances organiques indigestibles que l'on rencontre dans l'estomac de certains animaux, notamment les ruminants. Les animaux qui ont la manie de se lécher (les chats en particulier) et de lécher leurs congénères sont sujets aux égagropiles[2].

Par analogie, on utilise le terme aegagropiles pour désigner les pelotes de couleur brune, de texture fibreuse, formées des restes de Posidonia oceanica qui s'accumulent sur les plages, sous l'action des vagues [3]. Les aegagropiles, communément connues sous le nom de pelotes de mer, résultent de l'effilochage des fibres des feuilles mortes de la plante et leur agglomération sous l'effet des mouvements de la mer.

On y trouvera aussi de nombreux morceau de bois flottés qui ont parfois d'étranges formes : à faire peur!2010-05-06-Bormes-18

A la pointe de la Vignasse la mer a  bien sculpté la roche lui donnant un aspect un peu diabolique.

A la pointe de l'Estagnol, très beau point de vue sur le Fort de Brégançon d'un côté, l'île de Porquerolles et la presqu'île de Giens de l'autre. Le soleil en profite pour faire une apparition. La mer redevient verte et les rochers retrouvent leur couleur naturelle. Nous  y croisons un autre groupe qui effectue le même parcours…d2010-05-06-Bormes-39ans l'autre sens. Un peu embouteillé le sentier !

 Arrêt autour d'une  nouvelle petite plante jaune qu'Annie identifiera comme le champignon Anthurus apporté par les australiens pendant la guerre de 14.2010-05-06-Bormes-23Vérification faite, Jean-Marie pencherait plutôt pour une Cytinelle (Cytinus hypocystis). Alors ? Encore une question aux spécialistes.

Enfin, nous retrouvons la fameuse Barbe de Jupiter(Anthyllis barba-jovis), en fleurs cette fois.

Il est midi pile lorsque nous débouchons sur la plage de l'Estagnol et Jean va nous guider vers un emplacement protégé du vent pour notre pique-nique. Le ciel est bien gris, la mer aussi et la température n'a rien de méditerranéen. Notre Madeleine est toute recroquevillée.

Nous sommes installés près du parking, assez désert à cette saison, mais on imagine ce que doit être le même lieu au mois d'Août. 2010-05-06-Bormes-42Selon Jean-Louis, le propriétaire des lieux a préféré installer cet onéreux parking et une gargote  afin de préserver cet environnement remarquable qui devait fortement intéresser les promoteurs.

Nos joueurs de cartes se sont installés, debout, autour d'une sorte de tablette. Pas mal !

Jean donne le signal du départ et constitue les deux groupes. Huit petites jambes avec Marcel comme seul représentant du sexe fort, auront à parcourir un kilomètre pour se rendre au point de rendez-vous : en principe, c'est tout droit.2010-05-06-Bormes-43 Mais les mauvaises langues, dont votre rédacteur, vont rappeler que le même Marcel s'était égaré du côté des Molières il y a quelques années avec un petit groupe comme celui-ci.

Les treize autres marcheurs vont continuer en bord de mer jusqu'à plage du Pellegrin. Le soleil réapparaît et, semble t'il bien décidé à nous accompagner jusqu'à la fin. Très rapidement nous atteignons le Cap de Léoube où nous poursuivons notre chemin dans les cistes et  les argeras .2010-05-06-Bormes-41 Des chevrefeuilles rouges viennent se joindre à ce bouquet multicolore. Parmi elles une magnifique ciste rose avec de grosses fleurs marquées de pourpre qui devrait être une Cystus purpurens, moins commune. Cette partie du parcours est finalement assez facile. Nous distinguons maintenant très bien la ville de La Londe des Maures, toujours la presqu'île de Giens et le Mont Faron au-dessus de Toulon.2010-05-06-Bormes-45 Jean nous explique qu'il a cherché en vain des chemins pour traverser toute la zone boisée en arrière-plan de la plage mais il s'est heurté à des propriétés privées . En particulier, de la plage des Estagnols où nous avons pique-niqué  jusqu'à la plage du Pellegrin , tout appartient au Domaine de la Léoube, entreprise vinicole faisant partie d'un groupe anglais. Tant pis pour la rando, mais au moins le littoral est protégé. Encore un îlot, celui de Léoube et nous descendons sur la plage du Pellegrin, fin de notre pérégrination littorale.

2010-05-06-Bormes-28Par un mauvais escalier démoli par les tempêtes successives, nous quittons la plage et rejoignons la route qui va nous ramener vers nos amis de l'autre groupe. Bien sagement alignés à gauche de la chaussée, nous avançons d'un bon pas (entre cinq et six km/h) mais Jean s'est échappé, de manière, nous dira t'il, à signaler notre présence aux voitures qui nous croisent. Madeleine et Joël se sont lancés à sa poursuite mais en vain. Nous quittons la route de temps en temps pour marcher en bordure de vignes superbement entretenues.2010-05-06-Bormes-47

Voilà la jonction est faite avec l'autre groupe arrivé depuis 1/2 heure. Ils ont pris le temps d'aller au bar du restaurant déguster café, chocolat et pour les plus gourmandes, gâteaux. Mais à quel prix !

C'est maintenant le groupe des 21 qui se dirige vers le Château de Brégançon. Jean propose de revenir avec les voitures pour d'éventuels achats. Nous reprenons le sentier du barrage et très 2010-05-06-Bormes-31vite, après une petite montée, la seule vraiment significative de la journée, nous rejoignons nos voitures. Tout le monde est d'accord pour revenir au château. Il ne se visite pas hélas et Jean-Marie s'étant aventuré dans la cour se fera "virer" aimablement mais fermement, le chien du logis ayant alerté les propriétaires du lieu.

 

2010-05-06-Bormes-32Quelques marcheurs-dégustateurs testerons le rosé  mais le prix ou la qualité ne les conduirons pas à acheter.

Rendez-vous est pris aux Issambres pour notre pot de fin de rando. Mais la route étant bien embouteillée avant St Maxime nous sommes en retard et l'aide du cafetier est parti. Comme d'habitude, il est débordé et quelques dames vont se dévouer pour le service.2010-05-06-Bormes-49

 

 

 

 

 

Merci Jean pour cette jolie balade au bord de mer. Dommage que le soleil se soit abstenu de paraître une partie de la journée…mais tu n'y étais pour rien.

 

Merci aux photographes, Claudie, Jean (il fait tout) et Jean-Marie.

 

La semaine prochaine, Jeudi 13 Mai à 7 h 00- Notre-Dame des Maures (83) - Deux parcours – Pour ceux qui aiment marcher et qui sait éprouver, à leur ombre, ce frisson magique qui rôde au bord du précipice des âges, cette randonnée à rebrousse-temps au pays des populations du néolithique, nous fera découvrir un des « géants » du fond des âges, le plus significatif et le plus incontournable dolmen : le Gaoutabry au hameau de Notre-Dame des Maures (83) - Trajet s’effectuant sur pistes et chemins – Deux parcours –  1er parcours : 18 kms 800 – Déniv. 670 m - 5 h 15 – Moyen  /  Alto – Repas tiré du sac

      1er parcours : 18 kms 800 – Déniv. 670 m - 5 h 15 – Moyen  /  Alto – Repas tiré du sac

      2ème parcours : 13 kms 600 – Déniv. 477 m – 4 h 00 - Moyen  /  Medio – Repas tiré du sac

Responsable  : Bruno 

 

 

Encore quelques photos en vrac:2010-05-06-Bormes-34

 

 

 

Les 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Un peu frigorifiées mais elles y vont !2010-05-06-Bormes-4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Pause banane

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Sentier du littoral 2010-05-06-Bormes-36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Plage des nudistes 2010-05-06-Bormes-40 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les rochers de la pointe de la Vignasse 2010-05-06-Bormes-16 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 2010-05-06-Bormes-20C'est ça le littoral

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lui, il s'accroche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                            La barbe de Jupiter2010-05-06-Bormes-21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ah ! les femmes de Jean 

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 Mini-falaise de posidonies2010-05-06-Bormes-46

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Gorges du Verdon - L'Imbut : 29 avril 2010

1 Mai 2010 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Gorges du Verdon – L’Imbut

00001.JPGAujourd’hui Bruno nous propose de randonner dans un site sublime : les Gorges du Verdon. Nous y ferons un parcours à fond de canyon, l’une des plus belles randonnées des Gorges : Le Sentier de l’Imbut.

Après une longue route, nous voici arrivés près de l’Auberge des Cavaliers.

Jean nous donne des nouvelles de Roland, victime d’un "gros coup de fatigue", après un semi-marathon. Nous espérons, Roland, que tu vas vite retrouver la forme. Et nous guider à nouveau dans de belles randonnées.2010-04-29 Le Verdon Imbut

Puis Bruno nous présente le parcours : « On va descendre de 350 mètres pour atteindre les rives du Verdon. Nous longerons la rive gauche de la rivière jusqu’à l’Imbut. C’est là que nous pique-niquerons. Au retour on ne fera pas la montée au sentier Vidal, qui est difficile voire dangereuse. Et impossible avec un groupe aussi important ». Car nous sommes aujourd’hui 22 randonneurs. Pleins de courage pour affronter cette rando qui promet d’être difficile. « Il y aura des passages délicats, des roches glissantes.  Tenez vous bien à la main courante » nous dit Bruno.

Puis il nous parle de la flore, notamment d’un genévrier de 2500 a2010-04-29 Verdon - Imbut-001ans, qui pousse la tête en bas. Quant à la faune, les gorges regorgent d’oiseaux dont les chants mélodieux nous accompagneront toute la journée. Et pour finir, les demoiselles. « Mais je vous en parlerai plus loin » ajoute Bruno.

« Mais l’Imbut, c’est quoi ? » demande une randonneuse. « L’Imbut, c’est un chaos de rochers sous lequel disparaît le Verdon ».

Aujourd’hui nous accueillons Daniel, un ami de Marie. Bienvenue parmi nous.2010-04-29 Verdon - Imbut-001

Après une photo de groupe, nous attaquons la descente dans les gorges profondes. Nous voici très vite dans les rochers. « Faites attention où vous mettez les pieds » nous dit Bruno. Il ne le répétera plus. Mais le conseil vaut pour toute la journée !

2010-04-29 Verdon - Imbut-001cBruno nous prévient : « Voici le premier passage délicat ». Ce sont quelques rochers qui forment des marches très hautes. La pierre est patinée et glissante comme une savonnette. 2010-04-29 Verdon - Imbut-002Gare à la chute ! Heureusement une main courante nous permet de franchir ce passage en toute sécurité. Au retour, nous pourrons dire que ce passage « délicat » n’était que de la gnognotte, comparé à ceux qui vont suivre.

Nous poursuivons notre descente, précautionneusement. L’allure est modérée. Bruno arrête fréquemment le groupe de tête pour attendre les derniers. Nous commençons à apercevoir les falaises vertigineuses qui dominent le Verdon.

Puis voici le Verdon et son eau d’un beau vert pâle. Nous nous arrêtons au bord de la rivière, sur une jolie plage. Il est 10 heures. C’e2010-04-29 Verdon - Imbut-008st l’heure de la pause casse-croûte.

Bruno nous parle du Verdon : « Le Verdon, affluent de la Durance, prend sa source près du col d’Allos à 2150 mètres d’altitude. Il a creusé une entaille dans le plateau calcaire et formé des gorges magnifiques dont les plus célèbres forment le Grand Canyon. Long de 20 km, il enserre le torrent entre des falaises atteignant jusqu’à 700 mètres de surplomb. Le débit est maintenant faible, de 8 à 30 m3 par seconde. Avant la construction des barrages de Castillon et Castellane, il atteignait 800 m3 par seconde !

La coloration de l’eau est due à sa richesse en fluor. Les premiers occupants appelaient cette rivière « le Dieu des Eaux Vertes ». C’est sa couleur émeraude très particulière qui lui a donné son nom : Le Verdon ». 2010-04-29 Verdon - Imbut-020

Nous reprenons notre route. Au son assourdissant des flots tumultueux du Verdon, dont le bruit ne nous quittera pas de toute la journée. Le sentier longe la falaise à travers la forêt de chênes, de pins et de buis. Nous arrivons à présent sur une plage de galets. Devant nous se dresse la Passerelle de l’Estellié qui enjambe le Verdon.  

Arrivés à la passerelle, nous marquons une pause. Bruno nous parle. Mais sa voix est couverte par le bruit de la rivière. Seuls les premiers peuvent l’entendre : 2010-04-29 Verdon - Imbut-023« Cette nouvelle arche en structure métallique, ultra moderne, permet de franchir le Verdon et de rejoindre le chalet de la Maline, départ du Sentier Martel. Cette passerelle, officiellement ouverte depuis 2004, remplace l’ancienne, qui a été emportée par les fortes crues du Verdon en novembre 1994. Entre temps, pompiers et randonneurs traversaient la gorge avec des tyroliennes de fortune, en fil de fer ! ».  

Puis Bruno nous invite à emprunter la passerelle, pour admirer la vue sur le Verdon. Il nous répartit en deux groupes pour éviter de surcharger la passerelle. Chaque groupe grimpe à son tour. La passerelle bouge et se balance sous nos pas. Quelle délicieuse sensation !2010-04-29 Verdon - Imbut-026

Nous reprenons notre chemin le long de la rivière. Le sentier monte puis redescend près de l’eau. Nous traversons un bois avec des hêtres de belle taille. Deux jeunes gens nous doublent. Ce sont sans doute des amateurs d’escalade, comme nous en verrons plus loin. Nous les suivons.

A présent nous devons monter2010-04-29 Verdon - Imbut-052 sur une planche, disposée pour permettre l’escalade d’un rocher. Nous passons sans difficulté. Puis soudain devant nous, le sentier disparaît. Jean arrive à la rescousse et constate que ce passage est plus que délicat. Il faudrait pour le franchir, enjamber le vide et sauter sur des rochers. Il faut se rendre à l’évidence : nous nous sommes fourvoyés. Nous croyions suivre Bruno et la tête du groupe. Mais ils ne sont pas passés par ici.

Nous rebroussons che2010-04-29 Verdon - Imbut-052cmin. Voici de nouveau la planche. Cette fois-ci nous la descendons. Excellent exercice pour nous aider à conserver notre équilibre. Qui veut refaire un tour de planche ?

Puis nous prenons le sentier qui longe la rive du Verdon. Et nous rejoignons Bruno et son groupe de tête. Même pas inquiets ! Tout juste éton2010-04-29 Verdon - Imbut-062nés de notre lenteur.

Nous poursuivons notre chemin dans les bois. Le sentier se fraye un passage parmi les rochers, toujours aussi patinés et glissants.

Heureusement des arbres nous permettent de nous hisser ou de nous retenir en franchissant les passages les plus difficiles. Leurs troncs sont doux au toucher. Seraient-ils polis par les mains des randonn2010-04-29 Verdon - Imbut-063eurs qui s’y accrochent ?

Puis le sentier remonte à une vingtaine de mètres au dessus du Verdon. Nous longeons la falaise. La vue sur le torrent est magnifique. Puis le sentier redescend ensuite sur une roche bien glissante. Heureusement une main courante nous permet de nous accrocher.

 

2010-04-29 Verdon - Imbut-067Nous arrivons maintenant au «Styx». Cet endroit est un mini canyon, à l’intérieur du Grand Canyon. Avec des vasques et des marmites creusées dans la roche calcaire. Il a été baptisé ainsi par le spéléologue français Édouard Alfred Martel, lors de son exploration du Verdon, avec une équipée d’hommes et de matériel, en 1905. Le « Styx » étant l’un des fleuves menant aux Enfers.

Puis nous atteignons le « passage du mauvais gué » ou « Maugé ». Cet endroit est un chaos de blocs de rochers, sous une grande voûte. 2010-04-29 Verdon - Imbut-086

 

Puis, voici à présent « la Grande Vire », le passage le plus vertigineux de notre randonnée. Nous dominons la rivière d’une vingtaine de mètres. Le sol est glissant. Nous gardons en permanence une main sur le câble tenu par des anneaux fixés dans la falaise. Sans cette main courante, le passage serait vraiment trop risqué. Attention aussi à ne pas heurter de la tête quelques rochers en surplomb !2010-04-29 Verdon - Imbut-120

Ce passage vertigineux se termine au niveau de l’eau. A tel point que les rochers sont humides et glissants sous nos pas. Et qui plus est, la main courante est trop courte d’un bon mètre. Avec l’aide de Joël, nous passons tous avec beaucoup de précaution. Ca y est, nous en avons fini avec ce dernier passage délicat. Une stèle à la mémoire d’un  jeune homme de trente ans nous rappelle - si besoin est -, qu’il faut être très prudent.2010-04-29 Verdon - Imbut-121

Encore quelques minutes et nous apercevons la plage sur laquelle nous devons pique-niquer. A mesure que nous descendons, nous constatons que la place est déjà prise par d’autres randonneurs. 2010-04-29 Verdon - Imbut-123Nous nous installons donc tant bien que mal dans la pente qui domine la petite plage. Devant nous s’étend une vue magnifique sur le Verdon qui dévale en contrebas.

Après notre déjeuner bien mérité, Bruno propose : « Que diriez-vous d’une petite promenade digestive ? » Et d’ajouter : «  Il serait dommage de se priver d’une petite escalade sur le chaos de l’Imbut ».

Bruno entraîne ainsi avec lui une dizaine de randonneurs. Le sentier

aboutit au fameux chaos de rochers de l’Imbut, sous lequel disparaît le Verdon. Et2010-04-29 Verdon - Imbut-131 sur lequel on peut tenter de s’aventurer. Nous pourrions peut-être sauter de rochers en rochers. Avec agilité, bien sûr. Mais nous préférons la sécurité, en marchant à quatre pattes.

2010-04-29 Verdon - Imbut-145La progression n’est pas facile, mais nous atteignons des cheminées par lesquelles on aperçoit « le flot bouillonnant du Verdon sous les blocs ». Un spectacle magnifique qui à coup sûr valait le déplacement ! (Note du blogueur : J’en parle avec d’autant plus d’objectivité que je n’y étais pas !)

Car les moins audacieux (ou les plus raisonnables) ont préféré attendre Bruno et son petit groupe aventureux. Nous sommes assis à l’ombre. Une petite brise nous rafraîchit agréablement. Certains ont attaqué une belote. D’autres font la sieste, 2010-04-29 Verdon - Imbut-139bercés par le bruit de la rivière. Mais que devient Bruno ? Ils en mettent un temps pour leur petit crapahut dans les rochers !   

Enfin les voici. Nous reprenons le chemin du retour.

Puisque nous n’allons pas rentrer par le sentier Vidal, le chemin du retour n’est autre que celui de ce matin. Ceux qui ont apprécié la Grande Vire et le sentier au-dessus du vide, sont heureux. Ils ont gagné un deuxième passage ! 2010-04-29 Verdon - Imbut-160

Le sentier grimpe et domine à nouveau le Verdon d’une vingtaine de mètres. A présent nous marchons à l’ombre. Il fait un peu moins chaud. Nous retrouvons les mêmes rochers polis et glissants. Avec par endroits d’énormes racines. Tout semble prévu pour nous faire trébucher. Et à regarder ses pieds, on en oublierait les branches basses ! 2010-04-29 Verdon - Imbut-159a

Sur la droite, nous apercevons quelques randonneurs qui attaquent la fameuse grimpette à flanc de falaise, vers le sentier Vidal. Mais nous restons sagement près de la rivière.

Et revoici la Gra2010-04-29 Verdon - Imbut-163nde Vire. Nous retrouvons avec bonheur les mêmes sensations : la main courante à droite, le vide à gauche et le sol glissant. Puis nous voici dans les bois. Rochers, racines, nous connaissons bien tous les pièges. Nous progressons rapidement.

Une heure plus tard … « Au fait, on n’a pas encore vu la passerelle ! » lance Joël. C’est vrai, nous l’avions oubliée cette passerelle. Décidément, le chemin nous paraît plus long cet après-midi !2010-04-29 Verdon - Imbut-164a

Enfin nous approchons de la passerelle. Bruno marque une pause pour porter secours à Dominique. Qui s’est blessé au tibia. (Bienvenue au club, Dominique !) Encore une fois, grâce aux bons soins de Bruno, on évitera l’amputation.

Puis nous reprenons notre chemin. Voici bientôt la petite plage où nous avions cassé la croûte ce matin. C’est enfin le moment pour Bruno de nous parler des demoiselles. « Ce royaume naturel des Gorges du Verdon, où le minéral prime si souvent le végétal, est le paradis des demoiselles. On en compte une soixantaine d’espèces qui hantent les falaises de 400 mètres formant l’Etroit des Cavaliers. Autrefois ces demoiselles étaient baptisées de prénoms féminins : Françoise, Marie, Nicole, Geneviève … Cette charmante appellation disparut avec Carl von Linné, le grand naturaliste suédois qui les baptisa "libellules". Pourquoi libellules ? Parce qu'un naturaliste de Montpellier, Guillaume Rondelet (1505-1566), avait noté une similitude entre ces demoiselles et le "Libella", poisson marin bien connu ».

2010-04-29 Verdon - Imbut-031La pause « demoiselles » est terminée. Il ne nous reste qu’à remonter vers nos voitures. Ce matin, nous sommes descendus de 350 mètres. Il nous faut donc les remonter. En grimpant le plus souvent au soleil. Dès les premiers mètres, la chaleur nous accable. Certains ont épuisé leur provision d’eau. Cette dernière grimpette va leur paraître longue !

« Je ne reconnais pas la descente de ce matin » déclare Jean-Marie. Pourtant ce sont bien les mêmes rochers, les mêmes hautes marches, le même passage délicat avec sa main courante, la même petite échelle. Mais c’est plus long que ce matin ! Certain(e)s souffrent. En silence. Ou alors on ne les entend pas, car ils (ou elles) s2010-04-29 Verdon - Imbut-072ont loin derrière.

Tandis que Bruno caracole en tête, le groupe s’étire terriblement. Heureusement, nos deux valeureux serre-files, Daniel et Jacky, toujours aussi efficaces, se chargent de ramener toutes leurs brebis au bercail. Seule Cathy manque à l'appel. Restée à l'arrière du groupe de tête, elle a très gentiment attendu les retardataires. Les dits retardataires ont pris un raccourci – à moins que ce ne soit Bruno ? – et n'ont pas vu Cathy. « Sûr qu’on ne m’y reprendra plus ! » nous dira-t-elle.     

Après une boisson rafraîchissante prise à l’auberge des Cavaliers, tous nos petits malheurs sont vite oubliés. Nous sommes fatigués. Mais heureux d'avoir fait cette grande randonnée. Que Bruno décrit dans ses notes personnelles, comme "un véritable parcours du combattant où alternent roches glissantes, passerelles, passages de câbles, échelles,…"  

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Merci Bruno pour cette magnifique randonnée, dans ce site sublime aux panoramas grandioses.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard.

 

Encore quelques photos :

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Devant la passerelle

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Sous les rochers

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Le long de la falaise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 La Grande Vire

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  Le chaos de l'Imbut 

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Et toujours le Verdon

 

Prochaine randonnée : Jeudi 6 Mai à 7 H 00 : BORMES LES MIMOSAS - Brégançon - Cap de Léoube

Alternance de pointes rocheuses, de petits îlots et de baies magnifiques où se trouve une partie des plus belles plages de la côte, cet itinéraire vous enchantera.Brégançon 2

L’arrivée sur la plage de Cabasson vous offrira une vue imprenable sur le Fort de Brégançon, datant du XI ème siècle, qui est la résidence officielle mais surtout de villégiature des Présidents de la République Française.

Nous traverserons des domaines viticoles exceptionnels, le domaine de Léoubé et celui du château de Brégançon.

Caractéristiques techniques :

Parcours N ° 1 : Longueur : 16 Kms 218, Dénivelée : 300 m, Niveau : Moyen Médio.

Parcours N ° 2 : Longueur : 10 Kms 875, Dénivelée : 198 m, Niveau : Moyen Moderato.

Responsable : Jean  06.68.98.13.62

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UTELLE

23 Avril 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

UTELLE

 

2010-04-22-Utelle-1Aujourd'hui, nous allons revenir dans les Alpes Maritimes pour grimper jusqu'à Utelle.2010-04-22-Utelle-27 Roland nous avait déjà programmé cette rando le 3 décembre 2009. Mais, souvenez-vous ou allez revoir les photos prises sur le parking de Boulouris ce jour-là. 5 randonneurs s'étaient retrouvés sous la pluie : nos trois guides, Bruno, Jean et Roland et nos deux normands, Alice et Jean-Louis. Les trois premiers étaient "obligés" mais les deux autres avaient l'habitude des climats plus humides… Bien sur, la rando fut annulée.

La météo n'est pas excellente mais nous ne devrions pas avoir de pluie (un 2010-04-22-Utelle-103petit risque pour la fin d'après midi peut-être). 2010-04-22-Utelle-2Pas beaucoup de place sur le petit parking au-dessus du cimetière du Cros d'Utelle à 360 m d'altitude, minuscule lui aussi. Le ciel est bien gris et les nuages couvrent les deux versants de la vallée de la Vésubie. Encore un mauvais jour pour les photographes !

Le joli clocher du Cros évoque pour Claude Lalande un minaret et c'est vrai qu'en y regardant de plus près…

Roland nous explique, cartes à l'appui, " Nous allons monter tous ensemble jusqu'à Utelle à 800 m d'altitude avec une 2010-04-22-Utelle-102forte montée au début. Donc nous allons adapter notre vitesse de progression à ce relief. Le pique-nique est prévu à Utelle et pour le retour, ceux qui ne voudront pas revenir par le bas du Vallon du Riou sec (quelle poésie dans ces noms de lieu ! ndlr) avec une grosse descente et  une non moins forte remontée, ils reviendront par le même chemin, sous la conduite de Jean Borel. Cette formule voulu par Jean, permet de faire participer le maximum de personnes à toutes les randos. Au passage, il a créé une troisième variété de marcheurs, les " moyennes jambes" !

Utelle comprend les hameaux de Chaudan, St-Jean-La Rivière, Cros d'Utelle, où nous sommes, Suquet, et Figaret ".

Il est 9 h lorsque les 31 marcheuses et marcheurs( Jean a réussi son pari, quel effectif !) attaquent la montée sur un chemin très caillouteux 2010-04-22-Utelle-14et dont la pente s'accentue. Nous sommes sur le GR 5 qui relie Thonon-les-Bains à Nice à travers les Alpes. Montée en lacets nous permettant progressivement de découvrir la vallée de la Vésubie. Quel dommage que le soleil soit caché derrière cette brume ! On ne voit même pas la cime de Roccasiera si chère à Jean Borel. Ce chemin, construit à flanc de montagne avec parfois des a-pics impressionnants (les fameux passages aériens évoqués dans le descriptif) est nommé chemin de l'échange. A l'époque, il n'existait pas de piste dans la vallée et les paysans descendaient par ce chemin pour vendre jusqu'à Nice, 2010-04-22-Utelle-4les produits de leur ferme, animaux, produits laitiers, châtaignes. Au retour, ils remontaient des produits manufacturés et des bijoux pour leurs épouses. Sur ce chemin ils avaient en tête une charte non écrite protégeant de l' attaque des bandits. Mais cette charte était purement virtuelle car les fameux bandits sévissaient quand même. C'est ce que Roland nous expliquera à la première pause pour "effeuillage".

2010-04-22-Utelle-5Quant à nos marcheurs, ils sourient aux photographes malgré la difficulté de la progression. Avant d'atteindre la chapelle St.Antoine, à 10 h, Roland décide de s'arrêter un moment pour la "pause banane". Le paysage est impressionnant. En face de nous, de l'autre côté de la Vésubie, Duranus où nous avons randonné l'année passée avec le saut des Français, haut lieu de la résistance des "Barbets", mouvement d'opposition des habitants de la région, opposés au rattachement du Comté de Nice à la France révolutionnaire.

Depuis le début de la montée,2010-04-22-Utelle-16 de jolis arbres fleuris nous intriguent. Personne n'a pu les identifier et c'est Roland qui grâce à son livre magique nous donnera leur nom, "Amélanchier Ovalis". Bravo à notre guide,  par contre, nous n'aurons aucune difficulté pour reconnaître les hellébores et les euphorbes hérissons.

Notre colonne s'étire tout au long du chemin où il n'est pas possible de marcher de front.2010-04-22-Utelle-17

La pente est maintenant plus réduite avec une succession de petites montées et de petites descentes et enfin nous atteignons la chapelle St. Antoine. Joli petit édifice, en bon état et simplement fermé par un crochet. Belle décoration intérieure. Surprenant que son accès soit libre! 

 Roland évoquera pour nous la vie "d'Antoine de Padoue, né en 1195 à Lisbonne, descendant de Charlemagne, très cultivé il sera envoyé à Rome comme conseiller du pape Grégoire IX. En 1230, il sera envoyé à Padoue où il poursuivra ses prêches. C'est dans cette région qu'il mourra le 13 juin 1321 laissant une œuvre considérable".

C'est auprès de cette chapelle que nous prendrons la photo du groupe  au grand complet. 2010-04-22-Utelle-8Tony, dont c'est le Saint patron, se fera photographier devant la chapelle et c'est Michel qui marquera notre passage sur le Livre d'Or.2010-04-22-Utelle-7

"Nous allons repartir et traverser une grande forêt de châtaigniers, nous dit Roland, et je vais donc vous parler de cet arbre dit " l'arbre du pauvre" car pendant longtemps il a joué un rôle important dans l'alimentation humaine. Tout est utilisable dans cet arbre depuis la feuille : emballage et aromatisation des fromages,  au bois :  charpente, couverture de toit (lauze) et … castagnettes. Ce bois, riche en tannins éloigne les araignées. Mais n'oublions pas l'alimentation avec les marrons (une amande par bogue) et le châtaignes (2 à 5 amandes) avec un menu permettant de bien aborder une randonnée : Mousseline de châtaigne (crème de marron, chantilly et crème pâtissière) puis gâteau de châtaigne pour accompagner, purée de châtaigne et pour finir, châtaignes grillées avec le café."

C'est effectivement cette forêt que nous traversons maintenant. 2010-04-22-Utelle-11Le chemin est bordé de murets très moussus mais il est recouvert de 2010-04-22-Utelle-13feuilles ce qui rend notre progression très agréable d'autant plus qu'il est pratiquement plat, même pas un faux-plat dont on parle souvent dans nos randos. Puis nous atteignent les premiers bêlements des moutons dans les restanques à notre gauche. 2010-04-22-Utelle-12Ils sont à moitié dissimulés dans les arbres et nous ne les aurions pas aperçus s'ils ne s'étaient manifestés. Quelques agneaux ont résisté aux festins de Pâques…peut-être sont-ils nés trop tard !

A notre droite, sur  un versant sud-est, assez sauvage, nous apercevons notre chemin qui monte encore. Pour l'atteindre nous allons traverser le Rio Sec qui porte bien son nom. Nous le retrouverons cet après-midi, un peu plus bas, mais toujours aussi sec.

2010-04-22-Utelle-15Nous cheminons maintenant dans un décor assez minéral, parsemé d'euphorbes hérissons et de thym fleuri, jusqu' à un virage d'où nous découvrons Utelle. Le soleil a fait un petit effort et nous pouvons admirer les sommets enneigés du Mercantour, le Mt.Gelas qui domine, les deux Capelets et d'autres sommets qui jouent à cache-cache avec les nuages.2010-04-22-Utelle-19

 Dans un vallon de marnes noires, comme à Thiery la semaine passée, nous redescendons jusqu'au ruisseau, celui-ci n'est pas sec et un pont de bois le traverse. Ce pont a été reconstruit en 1991 par les "Sapeurs Forestiers" comme l'indique l'inscription gravée sur la première traverse.

 2010-04-22-Utelle-18Située au confluent du Var2010-04-22-Utelle-24 et de la Vésubie, la commune d’Utelle, autrefois bourgade importante située au carrefour des sentiers muletiers de communication entre les vallées de la Tinée et de la Vésubie,  est aujourd'hui un village très touristique avec le pèlerinage à la Madone d'Utelle, son église classée Monument historique. Sa population passe de 150 habitants en hiver à près de 500 en été.

2010-04-22-Utelle-22Le nom UTELLE viendrait du nom d'une peuplade ligure les Uels, en 1200 elle devint Castrum de Utellis.  Le village à la forme typique d'une étoile où les rues convergent vers la place où il fait bon se retrouver. Village médiéval, en se promenant dans ses ruelles, on pourra y découvrir des vestiges d'enceintes et de fortifications datant du moyen âge, des façades originales en "trompe l'oeil" et de remarquables cadrans solaires.

C'est effectivement un joli village à 800 m d'altitude à  partir duquel on peut atteindre la fameuse Madone à 1174 m, le Mt. Tournairet à 2085 m et le Brec d'Utelle à 1606m. En gagnant la sympathique place centrale, on peut remarquer  de superbes linteaux sculptés dont la signification nous échappe souvent.2010-04-22-Utelle-202010-04-22-Utelle-21

 

 

Nous gagnons l'espace Ninette Christini tout en haut du village, plate-forme herbeuse qui surplombe la vallée de la Vésubie. Elle est équipée d'une table 2010-04-22-Utelle-28d'orientation qui nous permet de  nous positionner parfaitement au milieu de ces montagnes. Heureusement le soleil continue de nous envoyer quelques rayons qui ont illuminé notre pique-nique pris sur place.

Réconfortés par notre déjeuner, nous rejoignons la place centrale et visitons la fameuse église St Véran. 2010-04-22-Utelle-25Avec son porche gothique et  son portail sculpté racontant la vie de St.Véran, l'église est un mélange de roman et de baroque. Souvent remaniée, elle est le reflet de la richesse passée d'Utelle et daterait du XIV ème siècle. Romane à l'origine, détruite par un tremblement de terre en 1452,   elle fut reconstruite par le prieur Claude de Grimaldi qui sauva le rétable en noyer sculpté en bas relief .2010-04-22-Utelle-31Comme élément remarquable, on peut citer  le retable de St Antoine (décors de Caldero) 1722, les fonts baptismaux en pierre recouverts par une pyramide en bois sculpté, un magnifique tableau de l'annonciation (XVI ème), une toile représentant Amédé IX, Duc de Savoie, faisant l'aumône, une autre montrant St Michel 2010-04-22-Utelle-34dans son armure et enfin une chaire sculptée d'où sort un bras portant un crucifix.

A la sortie de l'Eglise, une pauvre mendigote nous demande l'aumône mais nous ne sommes pas Amédé IX. En fait, c'est une habile comédienne et vous l'avez certainement reconnue. Nous ne lui donnerons même pas un centime.

Mais il est temps de repartir. Roland réunit ses 17 marcheurs qui vont se lancer dans une folle descente. Plus tranquillement Jean et ses 12 "moyennes jambes" vont rebrousser chemin. Nos trajets vont se rejoindre à la Chapelle St.Antoine, mais il est convenu de ne pas s'y attendre.

La descente avec Roland se fait à très vive allure, tout d'abord en 2010-04-22-Utelle-38coupant les virages de la route puis dans un sous-bois de la forêt du Colombier. Un tapis de  feuilles de chêne, c'est agréable pour marcher, mais quand ça cache des cailloux glissants, c'est moins agréable. A 15 m de dénivelée négative à la minute (Jean-Marie s'emmêlera un peu avec les secondes…), il ne faut pas se rater. A cette cadence nous arrivons très vite au Riou Sec, toujours sec, où Roland nous offre une petite pause. Michel en profite pour mettre ses mollets à l'air. Mais ça ne marche pas tout seul. L'assistance d'Annie, spécialiste du "dépiautage des lapins" sera nécessaire.2010-04-22-Utelle-39

Et ça repart avec une bonne petite montée suivie d'une courte descente nous conduisant dans un vallon profond et bien ombragé. C'est superbe mais pas question de faire des photos, ça va trop vite, il faudrait faire de la pose car c'est très sombre. A la sortie du vallon nous commençons la remontée vers la chapelle2010-04-22-Utelle-44 St.Antoine et là, ça monte sérieusement. Le soleil a justement la bonne idée de se réveiller vigoureusement rajoutant un gros plus à la difficulté au collet de Millehommes. Et c'est bien heureux, n'est-ce pas Dominique, que nous atteignons les Granges de Villars. C'est un hameau abandonné , 30 mètre en dessous de la chapelle. Une pause bien agréable permet de se rafraîchir le gosier. Les ruines des habitations montrent une structure classique à deux niveaux, l'inférieur réservé aux bêtes, le supérieur aux gens.2010-04-22-Utelle-40

Nous repartons vers la chapelle où nous ne nous arrêterons pas, l'objectif étant maintenant de rattraper le groupe de Jean. Très vite nous les apercevons de l'autre côté du vallon, à environ 500 m devant nous. Nous rattrapons d'abord leur arrière-garde composée de  Jacqueline et ses deux 2010-04-22-Utelle-45chevaliers-servants, Bruno et Daniel : "Courage ma grande !" . Nous les dépassons, entraînant Daniel dans notre sillage. Les deux groupes se sont rejoints sur ce mauvais chemin, encore plus désagréable qu'à la montée. Jean est très satisfait de sa petite troupe qui a parfaitement descendu.

Voici maintenant le Cros…et nos voitures. Le groupe de Roland aura fait une dénivelée positive de 900 m. Pas mal !

Départ pour le pot de l'amitié au Bar des Deux Vallées où nous avons nos habitudes. Bruno et Jacqueline nous y rejoignent et profitent de la diversité des gâteaux que chacun a apportés. Un remerciement spécial à IRMA qui nous avait préparé des biscuits parfumés à l'anis.

 

Merci ROLAND pour cette belle balade et pour toute la documentation préparée pour notre culture générale. Merci aussi à JEAN  pour avoir permis à un maximum de marcheurs d'avoir participé à cette journée.

 

Merci aux photographes, Jean , Jean-Marie , Gérard  et  LALANDE.

 

La semaine prochaine : Jeudi 29 Avril à 7 H 00 : Gorges du Verdon ( 83 ) . L’IMBUT

Départ des voitures pour une randonnée dans un site sublime : Les Gorges du 2010-04-22-Utelle-49Verdon (83), des Cavaliers à l’Imbut, à fond de canyon une promenade typiquement varoise. Le Verdon saigne le plateau et sculpte des panoramas grandioses.  Moyen / Medio - Délicats par endroits : roche glissante si humidité, passerelle, passage de câble – 7 kms 500 - 5 h 00Déniv. : 600 m - Repas et boisson à sortir du sac.

         Pour cette randonnée : Soyez bien équipé, bonnes chaussures de marches, eau (2 litres), chapeau – Evitez de boire l’eau du Verdon, évitez aussi de vous y baigner (lâchers d’eau imprévisibles) – Restez sur les sentiers balisés – Ne jetez pas de pierres – Ne surestimez jamais vos capacités – 

Responsable :    Bruno     

 

 

 2010-04-22-Utelle-3Quelques photos en bonus

 C'est parti

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le "Saut des Français" à Duranus2010-04-22-Utelle-6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  L'abreuvoir des moutons2010-04-22-Utelle-10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Record de paraboles

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  Bien installés !

 

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  L'Eglise St.Véran-Portail2010-04-22-Utelle-33             Jamais vu une telle chaire !2010-04-22-Utelle-32

 

 

 

 

 

 

 

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Le groupe de Roland

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Le groupe de Jean

 

 

 

 

 

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Thiery- Les Petites Jambes

19 Avril 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

THIERY- Ne nous oubliez pas!

                 

(dixit "Les petites Jambes")

 

00001.JPGPendant que lesThiery 007 12 randonneurs du 1ergroupe commencent à s’élever, les 15 marcheuses et marcheurs restant vont à la découverte de la chapelle de la Madone un ancien prieuré de Saint-Honorat-de-Lérin. Elle fut complètement reconstruite au XVII° siècle. La façade Ouest est assez mal restaurée. Par contre le bâtiment agricole voisin   conserve, surtout les façades orientales, des appareillages et des encadrements d‘ouvertures de très belles qualité et qui peuvent remonter au XIV° siècle. C’est un des exemples les plus intéressants d’ermitage médiéval dans la montagne niçoise. C’est un lieu de pèlerinage.

Après cela, nous commençons à mettre nos pas dans thiery 009ceux de nos amis qui nous précèdent. Le soleil est présent et nous faisons une première halte pour un effeuillage. Thiery-Petites JambesA hauteur du « Clos » nouvel arrêt pour se reposer et boire. La montée continue à se faire tranquillement. Les langues vont bon train.

Nous passons devant les ruines Ribaudas pour atteindre une fontaine  et les ruines de la Villa Souberre.thiery 013 Certains profitent de cette eau claire, mais fraîche, pour se laver les mains. Nous décidons que cette aire dégagée et ensoleillée est impeccable pour faire la pause « banane ».

Nous abandonnons la piste pour prendre un chemin (GR 510) descendant en sous-bois. Nous rencontrons plusieurs petits névés et les premières primevères.thiery 020 La température se rafraîchit. Il faut se couvrir à nouveau. Nous poursuivons en descente pour venir buter sur une source captée. Là, nous retrouvons une belle piste et cheminons en surplomb du ruisseau « le Roudiquié » Le parcours change de direction. Les pentes de chaque coté de la piste sont raides et couvertes de forêts difficilement exploitables dans ces lieux aussi accidentés.thiery 026

Le talus gauche de cette piste est haut et pierreux. Nous évitons de marcher de ce coté car de nombreux cailloux en tombent et jonchent le sol.  En contrebas coule la rivière de « l’Arsilane ». Nous progressons toujours en descente, tantôt au soleil, tantôt à l’ombre.thiery 025 Elle nous ménage de magnifiques points de vue, notamment sur le Grand Palier… Notre photographe, Claude, s’en donne à cœur joie.

Nous apercevons  les premières maisons de Thiéry et les planches proches du village, terrains cultivables,thiery 028 réservés aux céréales et à quelques pâturages. Actuellement, sauf quelques rares parcelles, les planches sont abandonnées et couvertes de ronces. A hauteur de la chapelle Saint Roch, nous croisons une belle ânesse provençale et son fils bien poussiéreux, menés par des enfants au pâturage. Claude ! Claude une photo et tout le monde de caresser ces bonnes bêtes. thiery 033

Deux cents mètres plus loin nous butons sur l’auberge, il est 11 h 30. Une charmante « thiéroise » nous informe, que la veille encore, Thiéry était sous la neige. thiery 037Nous laissons nos sacs et avant d’arpenter rues étroites en pentes, escaliers tournants, passages voûtés et hautes maisons anciennes avec séchoir dans les combles, nous jetons un coup d’œil aux ruines du château qui fut le siège et le berceau de la famille de Beuil, et séjour très apprécié des Grimaldi. Celui-ci fut en grande partie détruit sur ordre de Charles EmmanuelIII. « Le maire de 1945 a détruit les derniers vestiges malgré tout ce que l’on a pu dire, pour en faire une aire de détournement » (aire d’atterrissage d’hélicoptère). Il reste un rectangle de 20 mètres sur 30, cerné de murs épais qui affleurent. Un pan a conservé son gros appareil sur le rocher au dessus de la route, ainsi que la base de la tour circulaire du nord/est.thiery 050

Après la visite à la table d’orientation nous remontons sur l’esplanade de l’auberge. thiery 047Certains joueront aux cartes, d’autres, installés au soleil, commenceront à discuter … en attendant le reste de la troupe ... ça rappelle Gouyette !!! (note de Jean-Marie)

 

Nous te remercions, Jean, pour cette agréable et belle sortie.

 

Merci aussi à Bruno qui, avec brio a entraîné les petites jambes, bien nombreuses aujourd'hui semble-t'il , et de plus a  assuré la rédaction de cet article.

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