loisirs
Le Mont Vial : 24 juin 2010
Le Mont Vial
Aujourd’hui Jean nous emmène gravir le Mont Vial (alt. 1550 m). Au-dessus des vallées de l’Esteron et du Var.
« Le panorama sommital sublimera votre fatigue » a écrit Bruno dans son topo de rando. Nous sommes prévenus : ce sera beau mais fatigant !
Nous nous retrouvons 20 randonneurs dans le charmant village de
Revest-les-Roches.
Jean nous présente la randonnée : « Aujourd’hui l’objectif de la journée c’est le mont Vial. Le profil, ce n’est pas compliqué : On monte au sommet. Et après ça va descendre. Mollement ! Nous sommes
ici à 850 mètres et nous allons grimper à 1550 mètres. » Ce qui nous fait un dénivelé de 800 m sur une distance de 14 km environ.
Puis Jean nous invite à avoir une pensée pour Bruno qui est indisponible aujourd’hui. « Je le remplace au pied levé. Je ne connais pas le parcours ».
« Pour commencer, on va essayer
de trouver le départ ». Une fois trouvé le chemin de départ, nous nous arrêtons pour la traditionnelle photo de groupe. Au fond, le village de
Tourette-du-Château, par lequel nous reviendrons.
Puis nous attaquons notre grimpette par un petit sentier. « On a 750 mètres de montée. Il n’y a pas à s’affoler ». Le sentier est ombragé. Il monte régulièrement, en douceur. Le soleil brille, nous aurons une belle journée.
Quelques minutes plus
tard, nous marquons une première pause.
Nous apercevons Le Mont Vial tout là-haut. « Le point culminant est à l’ouest de l’émetteur de télévision ». « Regardez ce qui nous attend au sommet » nous dit Jean, en nous montrant des photos du panorama vu du Mont Vial. « Après avoir atteint le sommet, on suivra la ligne de crête en direction du col du Vial avant de redescendre sur Tourette-du-Château. Un retour direct est possible, via le Baou de la Cassole et les Aiguilles. Mais il est dangereux et les paysages incendiés présentent peu d’intérêt ». C’est d’accord : nous ferons le tour par la Crête du Vial.
Puis Jean nous parle du Mont Vial : « Le Mont Vial est avec le Férion et le Cheiron l’un des rares sommets clairement identifiables
depuis la Côte d’Azur. Il domine les confluents de la Vésubie, de la Tinée et de l’Esteron qui se jettent dans le Var à sa
base. Les trouées de ces vallées dégagent les axes de vue et permettent ainsi la découverte d’un des panoramas les plus synthétiques sur le Mercantour et la
Méditerranée ». Et l’on apprend qu’il existe une route
qui mène au sommet. Mais elle est étroite, dépourvue de parapet et n’est pas déneigée l’hiver. Nous irons donc à pied déco
uvrir le mont Vial.
Nous reprenons notre grimpette. Nous franchissons bientôt un immense pierrier.
Il commence à faire chaud. Aussi lorsque Jean nous invite un peu plus loin à faire la pause casse-croûte, tout le monde apprécie. Le terrain est pentu, l’endroit n’est pas très confortable, mais il y a un peu d’ombre.
Est-ce le casse-croûte, où la transpiration des randonneurs ? Il
semble que nous attirions les mouches ! De grosses mouches. Des taons peut-être ? Plutôt que de rester assis à agiter les bras, il vaut mieux repartir et agiter nos
gambettes.
Nous poursuivons notre grimpette. A prése
nt il nous faut franchir un passage rocheux. Rien de tel qu’un petit peu d’escalade pour nous dégourdir les jambes. Au fur à mesure que nous montons, nous découvrons le
paysage. Jean nous indique : « Là en face, c’est Levens. D’où nous sommes partis pour gravir le mont Férion. Et là-bas, c’est la vallée de la Vésubie
et Utelle, où Roland nous a emmenés en avril dernier ». Car la liste est longue des endroits où nous avons déjà crapahuté.
Nous reprenons notre chemin sous le soleil. A présent nous grimpons parmi les rochers. Le groupe s’étire. Certains souffrent. En silence … ou pas.
Nous marquons une pause pour admirer le panorama. « Ici, c’est le Cros d’Utelle et la vallée de la Vésubie. Et là-bas c’est la
Cime de Rocca Seira » nous dit Jean.
« Alors, on y
va ? » s’impatiente Annie. Mais le serre-file et l’arrière-garde ne sont pas arrivés. Nous les attendons quelques minutes pour opérer un regroupement.
Puis nous reprenons notre grimpette à flanc de montagne. « Nous allons bientôt changer de direction. Nous serons sur l’ubac. Vous verrez le changement de végétation » prévient Jean.
Nous grimpons quelques lacets puis notre sentier se dirige vers l’Ouest. « C’est beaucoup plus vert maintenant ». Nous voici dans la forêt de pins qui couvre le versant Nord du mont Vial.
« Nous nous dirigeons vers le
col du Serse » nous annonce Jean. Sous les pins, le sentier est agréable et doux. Finis les rochers ! Mais la pente devient raide, très raide ! Puis voici un
faux-plat, montant bien sûr. Sur
notre droite nous apercevons l’ouverture d’une grotte. « C’est la Balme du
Vial ». Nous quittons à présent la forêt. Et nous marquons une pause près de la grotte.
« Vous pouvez aller la voir de
plus près » nous dit Jean. Mais pour approcher l’entrée, il faut franchir un passage escarpé qui descend dans les rochers. La plupart d’entre nous renoncent devant
l’obstacle, préférant profiter de quelques minutes de repos. Seuls trois courageux s’aventurent jusqu’à l’entrée de la grotte.
« Nous sommes à 1330 mètres. Il ne nous reste plus que 200 mètres à grimper » nous dit Jean. Plus que 200 mètres, mais ce sont les plus durs !
Nous reprenons notre chemin parmi les buis et quelques pins clairsemés. « On arrive bientôt au col du Serse (alt. 1416 m). Après on se dirigera vers le Sud-Ouest. Pour finir, on va grimper en travers des courbes de niveau ». En ligne directe, donc.
Nous pénétrons à nouveau dans la forêt de pins. Nous enchaînons une
série de lacets.
Jean s’arrête et scrute le paysage. Serait-ce La B
ollène-Vésubie ? « Sur la droite, c’est Lantosque ». Ca c’est sûr. Mais à
gauche ?
Jean hésite entre Belvédère et La Bollène-Vésubie. « Non, c’est bien Belvédère. D’ici, le village de La Bollène-Vésubie est caché ». En effet nous le verrons un peu plus loin.
Nous avons attaqué la dernière grimpette. Le sentier se fraye un
passage parmi les rochers. Et voici le premier sommet (alt. 1541 m) sur lequel se dresse l’émetteur de télévision. Nous poursuivons sur la crête jusqu’au sommet (le seul, le vrai) du mont Vial.
Et voici le point géodésique, le fameux point G ! Une photo au so
mmet s’impose.
Nous prenons le temps d’admirer le panorama qui s’offre à nous de tous côtés. La vue est magnifique. Dommage que
l’horizon soit un peu brumeux !
Nous dominons la vallée du Var, ici au Nord, là-bas au sud.
« On voit notre chemin de retour » nous indique Jean. « Nous allons suivre le chemin de crête jusqu’au col du Vial. Puis on va plonger dans la descente ».
Il est midi passé.
« Nous allons chercher un endroit pour pique-niquer ». Sans tarder, nous trouvons un emplacement parmi de petits bosquets.
Nous nous installons, au soleil de préférence. Bientôt une brise
fraîche amène certains à enfiler une petite laine. Ou un petit « chaperon rouge », comme Annie.
Nous savourons notre pique-nique. Mais après le café, la sieste est
courte. Jean sonne le signal du départ.
Nous empruntons la route qui descend du mont Vial.
Nous progressons en admira
nt le magnifique panorama qui s’offre à nous. « Regardez là-bas. On aperçoit
l’aéroport de Nice ».
Nous voici sur le sentier qui suit la crête du Vial. Le soleil brille, il commence à faire chaud.
Puis le sentier dégrigole dans un amas de rochers. Nous franchissons ce passage escarpé avec beaucoup de précaution.
Puis le sentier se fait moins raide. 
Nous marchons à flanc de montagne, au milieu d’un tapis de fleurs. Ici des pois de senteur, là un parterre de campanules.
A l’avant, le groupe s’arrête. Serait-ce une pause ? O
n les voit ici tournés vers la montagne.
Contemplent-ils le mont Vial que nous avons vaincu. A moins qu’ils n’aient aperçu un chevreuil ? Mais non, ce n’est pas un chevreuil, ce sont trois chèvres blanches.
Que l’on voit ici - très distinctement –, accrochées à la
pente.
Nous reprenons notre descente.
Le sentier traverse ici un immense pierrier. Puis il devient étroit et longe une falaise abrupte. Des taches d’or illuminent le paysage : ce sont des genêts en
fleurs.
Et voici devant nous le village de Tourette-du-Château, perché sur une colline. Nous passons à côté du village. Nous cherchons à présent le sentier qui mène à Revest-les-Roches. Le balisage est un peu défaillant, mais Jean finit par trouver le sentier. Sentier étroit, tapissé d’herbes et un brin dangereux.
Enfin apparaît devant nous le village d
e Revest-les-Roches.
Nous voici parvenus au terme d’une belle randonnée. Un peu fatigués, certes ! Mais ô combien « sublimés » par un panorama sommital magnifique !
Pour conclure cette belle journée, nous allons prendre un pot bien mérité sur la terrasse du café de Revest-les-Roches. Aux sons d’une musique entraînante qui retentit dans le village. Car aujourd’hui c’est jour de fête à l’Escapade (joli nom pour une Maison de Retraite).
Merci Jean pour cette très belle randonnée, conduite au pied levé, mais de main de maître.
Et un grand merci à Bruno qui nous a préparé cette belle rando.
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Claude.
Encore quelques photos :
Nicole chasse les mouches
Dominique au repos
Pique-niqueurs
Désescalade
L’arrière-garde
Paysages sublimes
Prochaines randonnées : Du lundi 28 juin au vendredi 2 juillet
Grande sortie
dans le Haut Verdon à Allos (Alpes de Haute Provence)
C’est tout au fond de la vallée du Haut-Verdon que se niche le Val d’Allos.
es villages de Colmars les Alpes et d’Allos, les stations du Seignus et de La Foux sont aux portes du royaume des randonneurs : Le Parc National du MERCANTOUR
Sous le soleil du midi un monde à part s’ouvre à nous. Nous sommes dans les Préalpes c'est-à-dire dans un climat montagnard subissant l’influence de la Méditerranée.
La végétation s’en ressent; les pins côtoient les mélèzes et les épicéas.
La flore est tout aussi diversifiée : espèces méditerranéennes tout d’abord puis flore plus alpestre à partir de l’altitude 1500 m ( ancolies, lis martagon, renoncules, joubarbe ) et vers 1900 m le territoire est occupé par les myosotis , gentianes, pensées et edelweiss.
La faune est très riche : petits animaux (lapins, renards, lièvres, mulots, marmottes, martres et belettes) et gros gibier (sangliers, chevreuils, mouflons, chamois, bouquetins et loups), buses, aigles et vautours.
Plusieurs de nos randonnées se déroulent à proximité où à l’intérieur du Parc National du Mercantour (voir programme détaillé).
Photo au sommet
Chartreuse de la Verne : 10 juin 2010
La Chartreuse de la Verne
Aujourd’hui Roland nous emmène randonner « au cœur du Massif des
Maures, à l’écart des chemins battus ». Nous traverserons « une forêt de châtaigniers
antiques au milieu d’une verdure perpétuelle entretenue par une source abondante et pure qui ne tarit jamais ». Dans un site d’une rare solitude, nous pourrons visiter la
Chartreuse de la Verne.
Nous voici près du lac de la Verne, au nord de La Môle : 28 randonneurs parmi lesquels quelques revenants : Anne-Marie et Daniel, Bernard et Claire, Alain et Colette. Sans oublier Claude et Roland, de retour d’une « petite rando » de 200 km, sur la route de Compostelle. Félicitations à nos deux valeureux pèlerins !
Roland nous présente le profil de la randonnée. C’est simple : après avoir longé le lac, nous monterons jusqu’à la Chartreuse.
Après la visite, nous pique-niquerons. Puis nous redescendrons jusqu’au
lac. « Ce ne sera pas très long » nous dit Roland. « Nous ferons 18 km, pour un dénivelé d’à
peine 400 mètres ». Et il ajoute : « Je vous ai choisi un coin bien ombragé pour manger. On n’aura pas trop
chaud ! ».
Après la photo de groupe, nous attaquons la randonnée. N
ous ne tardons pas à atteindre le lac de la Verne. C’est une retenue artificielle qui sert à alimenter en eau potable, le Pays des
Maures et du Golfe de Saint-Tropez. Le ciel est couvert. Tant mieux ! Roland a raison, il ne fait pas trop chaud. Nous marchons sur une belle piste qui s’élève peu à peu au-dessus du
lac.
« Et voici la pierre
percée ! ». Nous marquons une petite halte pour admirer cette roche percée au sommet d’une falaise qui domine le lac de la Verne. Chacun va à tour de rôle admirer la vue sur
le lac, à travers la pierre percée.
Puis nous reprenons notre chemin. Quelques minutes plus tard, nous nous
arrêtons à nouveau. Il est 9 heures. C’est l’heure de la pause casse-croûte.
Roland nous parle du barrage de la Verne : « Cette retenue, née de la volonté de neuf communes de la Corniche des Maures, a été mise en service en 1991. Le plan d’eau a fait s’établir des familles de hérons cendrés et de cormorans. A l’automne, on peut y voir des oiseaux migrateurs. Au printemps, des tortues d’eau se baignent sous les cascades. Le plan d’eau s’étend sur 2,5 km en amont du barrage. Son eau est d’une grande pureté ».
Puis Roland nous parle de la pierre de serpentine, utilisée à la Chartreuse de la Verne pour orner portes ou colonnades. « Silicate de magnésium de formation très ancienne,
la serpentine, de couleur vert foncé, est souvent confondue avec le jade. La serpentine était réputée pour ses nombreuses vertus : elle protégerait des morsures de serpents.
Elle permettrait aussi de restaurer son assurance, de dissiper la crainte et d’améliorer la méditation. Sans compter qu’elle favoriserait la production de lait
maternel ??? » Mais d’où vient cette
serpentine ? On e
n trouve dans les Îles Britanniques, en Afrique du Sud ou en Chine. Mais c’est près de La Môle, qu’un
gisement aurait été exploité au XVIIème siècle.
Nous reprenons notre grimpette. « Regardez où vous mettez les pieds » nous dit Roland. « Vous marchez dans de l’or et de l’argent ! » Peut-être, mais les pépites sont trop petites. Et nous n’avons pas de petit tamis. Dommage !
Nous poursuivons notre montée, toujours régulière. A présent les nuages
se sont di
ssipés et le soleil brille. Plus nous grimpons, plus nous sentons le vent qui nous rafraîchit agréablement. Autour de nous, un
bois de chênes et de chênes-lièges.
Par endroits, la vue se dégage un peu. N’est-ce pas la mer que l’on
aperçoit sur notre droite ? Mais la végétation se referme à nouveau et vient masquer le paysage. Nous continuons à grimper à un rythme soutenu. Parmi les cistes (de Montpellier), le
s bruyères et les arbousiers.
Alors que le chemin tourne à gauche, la Chartreuse de la Verne nous
apparaît soudain, telle une forteresse. Tache brune au milieu du
vert de la forêt. Nous marquons une pause. Le
temps d’admirer ce site magnifique. Certains se souviennent en quel état de ruine se trouvait la Chartreuse, il y a plus de trente ans. Quel changement !
Nous reprenons notre grimpette. Un peu plus loin, Roland nous fait admirer un splendide châtaignier. Bien vivace encore, malgré son grand âge et son tronc creux.
« On se retrouvera ici, après
la visite, pour pique-niquer ». Et nous atteignons le mur d’enceinte de la Chartreuse et sa porte monumentale.
La plupart d’entre nous choisissent de visiter la Chartreuse. Ou de la revisiter, car depuis mars 2007, date de notre dernière randonnée en ces lieux, les travaux de rénovation de la Chartreuse ont été achevés.
La Chartreuse fut fondée en 1170. Pour certains, l’église romane aurait été construite sur un temple païen consacré à la déesse Laverna, protectrice des voleurs auxquels l’épaisse forêt des Maures offrait un asile sûr. Abandonnée à la Révolution par les Chartreux, la Chartreuse sera classée monument historique à titre de "vestiges dans la forêt". Après d’importants travaux de restauration, la Chartreuse est occupée de nouveau par les moniales de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno.
Nous pénétrons dans le bâtiment. « Ici vivent des moniales. Il est recommandé de ne point
apporter aux Religieuses les bruits de ce Monde » nous prévient Roland. Mais n’est-ce pas trop demander à un groupe de randonneurs ?
Nous voici dans une grande salle : la Grange. Roland nous sert de
guide : « Vous voici
dans le monastère, ancienne Chartreuse du XIIème siècle dont l’architecture est conçue pour favoriser la vie de prière, dans la solitude et le silence. Le monastère comprend trois
espaces : les bâtiments de l’hospitalité, les bâtiments de la vie communautaire (chapitre, bibliothèque, réfectoire) et le grand cloître, constitué par les 13 cellules des mon
iales ».
Puis nous pénétrons dans la Boulangerie. Elle comporte un four à pain de grandes dimensions : 5 mètres de longueur. Il servait à cuire le pain ainsi que tous les plats. Il faut l’allumer 24 heures avant la première fournée. Il reste ensuite chaud pendant 8 jours.
« On va descendre à la chapelle
d’adoration » nous dit Roland. Les photos sont interdites dans ce lieu de recueillement. On n’y entre que pour prier. Nous en ressortons vite.
Puis nous allons à l’extérieur contempler les remparts qui entourent la
Chartreuse, construite sur un promontoire rocheux. Jean-Louis déniche une fleur qu’il identifie aussitôt comme étant un "Nombril de Bonne
Sœur" ou Nombril de Vénus (Umbilicus rupestris).
Retour à l’intérieur, pour admirer le Petit Cloître et ses magnifiques
arcades en serpentine.
Et voici l’Eglise romane qui s’écroula au XVIIème siècle. Elle a été entièrement refaite en grès, comme à l’origine.
Par une fenêtre on aperçoit le grand cloître de solitude : c’est
là le cœur du monastère. Autour des galeries, s’ouvrent les cellules où les moniales demeurent dans la prière, la solitude, le silence et le sacrifice.
Nous visitons une cellule témoin. Pour susciter peut-être des vocations parmi nos randonneuses ??
Retour à l’extérieur, où nous écoutons religieusement – cela va sans
dire -Roland nous parler de la vie des moniales. Vie entièrement consacrée à la prière.
Puis nous pénétrons dans l’huilerie. Où l’on voit notre groupe se recueillir silencieusement devant une vidéo présentant la vie des monastères de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno.
D’où l’on retiendra que les moniales doivent être supervisées par un homme. Et que Saint Bruno, réputé pour sa grande sagesse – nous le savions déjà – est le préféré de ces dames (les moniales). Sacré Bruno !
La visite est terminée. Nous sortons de la Chartreuse. Le soleil
brille. Il fait bon. « On redescend j
usqu’à la source » nous dit
Roland.
Peu après, nous arrivons près du chêne creux. Voici la source. D’où s’écoule une eau délicieusement fraîche. Nous permettant de procéder à quelques ablutions, avant de passer à table.
Table ? Vous avez dit table ? Eh oui ! Après l’austérité monacale, voici le confort et la vie douce et agréable des randonneurs. Nous nous
installons autour des tables. Et attaquons notre pique-nique avec grand appétit. Le rosé coule à flots. Puis viennent gingembre et café. Et pour finir, la sieste pour certains, la belote pour
d’autres. Bref tous les plaisirs de la vie (enfin, presque tous) s’offrent à nous.
Pendant la sieste, quelques-uns vont admirer le chêne creux. Claude semble fasciné par cet arbre plusieurs fois centenaire. Il prend la pose devant le chêne.
« Dans dix minutes, nous repartons » nous prévient Roland. Les beloteurs en font une petite dernière. Où l’on découvre que Bruno, dont on nous a vanté la sagesse, ne coupe que quand ça l’intéresse ! Malin comme un sage, Bruno !
Nous voici à nouveau harnachés. « On va redescendre au bord du barrage. Puis nous rentrerons le long du lac » nous dit Roland. Nous empruntons sur la gauche un petit s
entier qui descend rapidement en direction du lac.
Le sentier est un peu ombragé. Mais au fur et à mesure que nous descendons, la température monte. Il fait chaud à présent !
Le sentier devient de plus en plus malaisé. Nous marchons sur des blocs de rochers. Attention à ne pas trébucher dans la caillasse ! Les amateurs de descente cavalent en tête. Derrière eux le groupe s’étire.
Enfin nous atteignons le lac. Nous voici à présent sur la piste qui
longe le lac. Piste qui serait agréable s’il ne faisait si chaud. Car les nuages nous ont quittés depuis longtemps et le soleil cogne fort !
Qu’il nous semble long le chemin du retour ! Beaucoup plus long que ce matin !
Nous marquons une dernière pause. A l’ombre, bien sûr. Le temps de nous désaltérer et nous repartons. Quelques centaines de mètres plus loin, nous parvenons enfin aux voitures. Ecrasés de chaleur et fourbus !
Nous reprenons la route en direction de St Tropez. Roland nous propose de nous arrêter après le carrefour de la Foux, dans une brasserie. Où nous prenons avec plaisir un pot bien mérité !
Une très belle et très chaude journée s’achève …
Merci Roland pour cette très belle randonnée, à la Chartreuse de la Verne.
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Bruno, Claude.
Encore quelques photos :
Le long du lac

Grimpette
La Chartreuse (maquette)
La Chartreuse (intérieur)
La Chartreuse (église)
La
Chartreuse (remparts)
Claude et le chêne
Bruno Tony Roland
Prochaine randonnée : Jeudi 17 Juin à 7 H 00 : ROURE (06) - Les Balcons de la Vionène
Magnifique circuit entre les villages de ROURE et de ROUBION parcourant, en suivant les courbes de niveau, la profonde vallée de La
Vionène.
Nous suivrons à l'aller un sentier facile qui offre une très intéressante vue panoramique sur les deux villages perchés, le Lauvet d'Illonse, le Col de la Couillole et le Mont Mounier.
Après un passage un peu plus technique, mais très court, dans un couloir d'avalanche, le pique-nique sera sorti du sac le long des berges
du torrent Vionène.
Pour les plus courageux il sera proposé une traversée du torrent et un aller-retour au village de Roubion bâti à flanc de falaise et dominée par d'impressionnantes barres rocheuses.
Le retour se fera en empruntant un astucieux petit sentier qui longe un canal d'irrigation jusqu'au village de Roure. Il s'agit d'une randonnée moyenne ne présentant aucune difficulté particulière.
Parcours N ° 1 : Longueur : 14 Km 387, Dénivelée : 553 m, Niveau : Moyen Alto, Responsable : Joël.
Parcours N ° 2 : Longueur : 10 Km 756, Dénivelée : 360 m, Niveau : Moyen Médio, Responsable : Jean
Grimpette
THORENC-Le Pic de l'Aiglo-3 juin 2010
THORENC ou Le Pays du chevreuil fou.
C'est au cours de la reconnaissance de cette rando que
Jean s'était fait attaquer par un chevreuil. Cet événement nous avait paru à ce moment extraordinaire et exceptionnel. Extraordinaire, il le reste certes, surtout
pour l'intéressé, mais pas si exceptionnel que cela puisque ce bon Google nous a appris qu'il y avait eu déjà des comportements identiques dans d'autres régions de France. Nous vous avons
sélectionné quatre liens à ce sujet.
http://lci.tf1.fr/science/2006-08/joggeurs-agresses-par-chevreuil-4894306.html
http://chevreuils.skyrock.com/
Il apparaît que ces délicieuses petites bêtes aiment beaucoup la bourdaine, arbrisseau, qui au printemps produit des alcaloïdes les rendant fous. Autre hypothèse pouvant être retenue , le chevreuil, chassé par les autres mâles aurait cherché à délimiter un nouveau territoire et y aurait rencontré un concurrent, et quel mâle, dans la personne de Jean…
C'est ce que ce dernier nous expliqua près du petit lac de Thorenc où il avait réuni 18 marcheuses et marcheurs
pour nous présenter le programme de la journée.
Attention donc, Mesdames, quand vous irez vous isoler, le chevreuil "shooté" est peut-être toujours là !
Mais abandonnons un peu ces charmantes bestioles, pour revenir à nos moutons. Petit effectif, certains
auraient-ils eu peur de la "bête". Non certainement pas, car nous sommes en groupe. Mais nos amis pèlerins de St.Jacques de Compostelle viennent juste de rentrer et se reposent et quelques autres
fréquentent l'infirmerie. Nous pensons bien à eux et leur adressons notre amical salut.
Il fait très beau, un peu frais car nous sommes quand même à 1138 m.
"Le parcours initial a été modifié, nous précisera Jean, non à cause du chevreuil, mais parce que le parc des bisons situé au Haut-Thorenc a absorbé le sentier prévu pour le retour.
Nous effectuerons donc un aller-retour jusqu'au pic de l'Aiglo à 1632 m, via le Col de Bleine, avec une dénivelée de 630 m et une longueur de 12 km.
Nous allons monter toute la matinée et redescendre après le pique-nique. Au retour nous traverserons le village, ancienne station
climatique qui eu son heure de gloire à la fin du 19ème siècle. Les habitations sont disséminées dans une nature verdoyante. Certaines très imposantes ont gardées le style de cette "
Petite Suisse de la Provence".
Nous sommes déjà passés dans ce village et avons pique-niqué au bord de ce lac en novembre 2006 lorsque nous étions montés aux ruines du Castellar, château des templiers qui défendait la route du sel au 13ème siècle."
Depuis notre descente vers la vallée du Loup, nous avions, en voiture, découvert un paysage verdoyant. Certains
ont même vu un chevreuil au bord de la route. De grandes prairies, des superbes forêts de sapins au troncs rectilignes et aux sous-bois herbeux. Ici tout est vert sauf les falaises qui nous
dominent.
A 9 h 07, nous quittons ce petit coin de paradis et attaquons notre première grimpette. Jean nous arrête assez vite pour nous montrer le profil de notre randonnée, non pas sur le papier, mais "en vrai", dans un éclaircie de la forêt que nous traversions. Il est là, devant nous, en relief, tout d'abord le col de Bleine qui permet le passage entre la vallée de l'Esteron et de la Gironde et celle de la Lane et du Loup. Puis la grande barre qui, vers l'Est nous mènera au pic de l'Aigle ( Aiglo en provençal).
Nous montons régulièrement, alternant chemins bitumés et
larges pistes. Nous sommes sortis de la grande forêt et découvrons le Castellar qui se dresse, forteresse naturelle, que nous avions découvert il y a quelques années. Il semble
inaccessible de ce côté mais, par le sud-est, bien que la montée soit raide, on peu l'atteindre plus facilement
Au carrefour de plusieurs chemins, au pied de la falaise, Jean nous invite à la "pause banane".
Nous allons attaquer la montée la plus raide de la journée et il
faut prendre des forces. Effectivement ça monte bien mais il y a assez d'ombre pour que nous ne souffrions pas trop de la chaleur. Nous débouchons un
peu en dessous du col, devant la maison communale. La maison forestière est juste au dessus. Jean a regroupé ses troupes pour nous parler de la curiosité du lieu : le dahut
!
Gaston RAYNAUD, bûcheron poète l'a vu plusieurs fois dans les phares de sa voiture
: "Deux
paires de pattes asymétriques, du poil ras et du poil long, quelques plumes ici ou là, des cornes sur le crâne mais
aussi un superbe appendice en ivoire, bien plus inoffensives que celles des sangliers et des éléphants…le dahut aperçu dans les hauteurs du col de Bleine devait bien peser ses 40 kg".
Gaston que j'avais enterré un peu vite(toutes mes excuses) vit toujours.Sa fille, qui habite la maison communale nous a autorisé à passer sur
son terrain pour rejoindre le col. Merci beaucoup.
Nous atteignons très vite le col où se trouve une stèle commémorative. Elle évoque le crash d'un bombardier B 24
Libérator, n°42-52399, partant détruire le terrain d'aviation de Salon de Provence, le 27 mai 1944.
Touché par les tirs de la défense allemande au niveau du cap d'Antibes et ayant largué ses
bombes dans la mer, son équipage le dirigea sur l'arrière pays avant de sauter en parachute Les 10 hommes d'équipage furent
sains et saufs. Cinq furent fait prisonniers et les cinq autres cachés par les familles locales seront récupérés par les troupes Us ayant participé au débarquement. L'avion s'écrasa au pic de
l'Aiglo.
La stèle comporte un morceau du blindage de l'avion.
Bien sur, nous allons nous intéresser aux petites fleurs bien qu'ici
elle soient en retard par rapport au bord de mer puisqu'il y a encore des violettes et des coucous. Mais d'une façon général, elle sont petites, au ras du sol
et les photographes vont avoir du mal.
Scabieuse de crète(Scabiosa Cretica) et Arnica des montagnes (Arnica montana).
Même Jean BOREL s'y est mis… Par ailleurs, nous ne sommes pas sur "nos terres" et l'identification sera plus délicate avec cette flore alpine. Merci à tous ceux qui pourront nous aider.
Pour l'instant nous quittons le col , direction est. Au nord-ouest,
Jean nous désigne le sommet de l'Arpille bien caractéristique avec sa tour de guet et son antenne-relais. Notre chemin, très facile, un faux plat montant, est
assez éloigné du bord de la falaise. Il alterne sous-bois, prairies, zones de rochers.
La marche est facile et le moral au plus haut. Nous croisons deux randonneurs d'Antibes et nous parlerons… chevreuil. Ce sera d'ailleurs le fil rouge de la journée et pourtant nous n'en verrons ni la queue ni les cornes d'un seul. A croire qu'écœurée par la rencontre avec Jean, la "bête" ait passé le mot à ses congénères qui ont déménagé.
Premier contact avec la falaise : paysage
extraordinaire, surtout au sud où l'horizon est barré par l'Audibergue, ses pistes et le restaurant d'Huguette...nostalgie ! Tout en bas la plaine, bien verte, le village de Thorenc et le Château
des Quatre Tours. Nous sommes à la cote 1587, il reste encore une cinquantaine de mètres à monter mais il faudra d'abord redescendre un peu ce qui rajoutera de la dénivelée.
Nous avons quitté la grande forêt pour une zone plus aride.
Nous sommes maintenant en-dessous du pic de l'Aiglo mais les pieds de Claude qui le font souffrir depuis ce matin décide de s'arrêter là. Trois marcheuses vont lui tenir compagnie.
Voici le sommet.
Quel paysage !
Dommage, le temps est en train de se gâter. Le ciel devient gris sur le Mercantour alors que nous profitons encore du soleil.
Jean va nous faire un superbe 400 grades qui part de Gréollières et ses pistes de ski, le Mercantour enneigé avec le Gelas et…le Mt. Mounier, la barre du Col de Bone et la montagne de Chamarel, l' Arpille et tout la-bas au nord-ouest, le village de St.Auban et sa célèbre clue (quel beau coup de zoom). Plus à l'ouest, la montagne de Séranon, impressionnante vue d'ici.
Au sud, le plateau de Caussol, celui de Calern, l'Audibergue.
Tout en dessous de nous , en pleine verdure, mi-prairie, mi-forêt, s'étale l'immense propriété du Haut-Thorenc (un territoire de 700 hectares) où on réintroduit le Bison d'Europe et le Cheval de Przewalski.
On distingue très bien les chevaux dans la zone de prairie près des étangs. Quelques bisons sont visibles en bordure de
forêt. Dommage que nous n'ayons pas de jumelles.
Il est midi pile, l'heure d'aller
retrouver le petit groupe des quatre pour notre pique-nique un peu plus bas.
Claude est bien installé, les pieds au frais.
Vin de citron délicieux et rosé encore frais servis par Madeleine et Daniella
commencent nos agapes. Nous ne serons pas seuls à nous régaler, une dizaine d'énormes fourmis se sont attaquées à un papillon de nuit : les ailes y
sont déjà passées.
Le soleil nous quitte de temps en temps, masqué par les nuages qui viennent du nord. Mais il ne fait pas froid.
Alors que les joueurs de cartes sont en pleine activité (!!!), nous voyons débouler du pic de l'Aiglo un randonneur lourdement chargé.
S'arrêtant près de notre campement, il nous expliquera que parti en
parapente il n'avait pu contrôler sa direction. Se dirigeant trop à l'est, il avait eu à choisir entre le parc des bisons et la forêt. Optant pour
cette dernière il avait eu à remonter toute la falaise pour retrouver son chemin et sa voiture garée vers le col de Bleine. Portant sa voilure, son énorme sac, très encombrant pesait entre 20 et
25 kg. Dominique a testé, il peut témoigner, c'est lourd.
Et, avec lui, nous reparlâmes de… chevreuils.
Ce n'est qu'à 13 h 40 que nous plions bagage. Les joueurs de carte et les dormeurs en ont bien profité. En principe nous n'avons plus qu'à redescendre mais souvenez-vous, à l'aller il y avait eu une petite descente qu'il faut remonter maintenant et Yvette avait oublié qu'elle avait été aussi importante.
Bon maintenant ça descend vraiment. Claude a beaucoup de mal
avec les zones très caillouteuses. C'est au tour de Gérard de se tordre le genou. Décidément ces descentes sont bien difficiles. Un petit coup de bombe rafraîchissante et ça repart…doucement.
La descente est finie et nous nous dirigeons vers le centre du village avec ses maisons à l'architecture très
typée et ses superbes lampadaires. Un panneau nous annonce que nous sommes à 824 km de Paris. Quelques bâtiments en mauvais état montrent que le village
est en perte de
vitesse. Pourtant des ravalements sont en cours et il règne une certaine activité de maintenance. Cependant, dans les années
1910, cette station alpestre étaient très en vogue auprès des Princes russes et des grands mondains de l'époque. Guy de Maupassant y était venu en famille participer à un fête des framboises et
en avait fait l'éloge.
Nous nous arrêtons d'ailleurs près
d'une importante construction en cours, non pour l'admirer mais parce que le téléphone de Jean vient de sonner.
Trois égarés errent dans le village. Il s'agit de Claude, dont les pieds sont de plus en plus douloureux,accompagné
de Daniéla et de Madeleine. Mais que faisait le serre-file ?
Jean retourne pour les récupérer. Tous les trois nous font un peu de cinéma, Claude dans son rôle de blessé -mais il souffre réellemnt-et ses deux acolytes en infirmières dévouées. Daniela a même mis son bandana à croix rouge !!!
Très vite maintenant nous rejoignons nos voitures. Qu'il est bon de changer de chaussures.
Le pot de l'amitié fut pris à St Vallier. Suite à une maladresse de la serveuse, Claudie fut douchée à la bière.
Merci Jean, nous nous sommes régalés lors de cette rando très agréable, sans trop de fatigue malgré une bonne dénivelée…et quels paysages.
Merci aux photographes : Claudie , Jean , Jean , Jean-Marie , Gérard . Merci à Beps pour sa doc sur le bombardier.
La semaine prochaine, Jeudi 10 juin 2010 à 7h00: La Chartreuse de la Verne
Départ de la randonnée depuis le barrage de la Verne : retenue artificielle servant à alimenter en eau potable, toute l'année, la population du Pays des Maures et du Golfe de Saint-Tropez. Nous chercherons le gisement de « serpentine », encore non découvert à ce jour !.
Nous sommes sur des sentiers, au cœur du Massif des Maures, à l’écart des chemins
battus et protégés des rayons du soleil. Nous découvrirons un site admirablement choisi, sur le flanc d’une hauteur d’une indépendance absolue et d’une rare solitude.
Nous traverserons une foret de châtaigniers antiques au milieu d’une verdure perpétuelle entretenue par une source abondante et
pure qui ne tarit jamais. Dans ce lieu merveilleux de fraîcheur, le sol semble recouvert d’une poussière d’argent et d’or…au tournant d’un chemin, apparaît soudain l’ensemble des bâtiments qui
occupe une superficie de près de deux hectares. Ils ont gardé l’aspect d’une forteresse et les toitures récemment refaites, mettent une tache de couleur au milieu du vert de la
foret : La Chartreuse de la Verne.
Prévoir 5€ pour la visite du monastère. (Ici vivent des Chartreux dans la tradition de la vie cartusienne. Il est recommandé de ne point apporter aux Religieux les bruits de ce Monde.) Depuis le 22 mars 2007, date de la dernière rando à la Chartreuse de la Verne des Randonneurs du Cercle, les travaux de rénovations sont achevés.
Repas sorti du sac Coût trajet : 22 €
Responsable : Roland.
Quelques photos en bonus : Pas d'hésitation sur le sens du vent dominant
L'Arpille
Quand Madelon vient nous servir à boire…
La
montagne de Seranon
Montagne
de Charamel Gentianes
bleues Amélanchier
ovalis
Vieille carline à feuilles d'acanthe
En
plein boulot
On sort la grande carte
Bravo Yvette, tu y es !
On redescend
Zoom sur St.Auban et sa clue
Joli coup de zoom sur le Mounier
Rocbaron - 27 mai 2010
Rocbaron
Aujourd’hui Jean nous emmène randonner à Rocbaron sur le Circuit des Crêtes. Nous quittons Boulouris sous de gros nuages noirs menaçants. Mais lorsque nous
arrivons à Rocbaron, le ciel est bleu et le soleil brille. La journée promet d’être belle … et chaude !
Nous sommes 26. Jean nous présente le profil de la randonnée.
Mais parlons un peu de Jean. Il nous est arrivé ce matin, couvert de pansements. Il nous raconte : « Avant-hier, je faisais avec Bruno la reconnaissance de notre prochaine rando, à Thorenc. Et, pendant que Bruno faisait une pause technique, j’ai été attaqué par un chevreuil ». Et Jean nous raconte comment il s’est battu de toutes ses forces avec l’animal déchaîné. Chacun essayant d’étrangler l’autre !! Jusqu’à ce que le chevreuil finisse par s’enfuir après le retour de Bruno. Bruno qui, pour comble de malheur, n’avait pas pris son appareil photo !
Mais revenons à notre rando. « On est ici à Rocbaron, à 383 mètres d’altitude. Je passe sous silence cette peti
te montée. Puis nous aurons une descente très facile sur Puget-Ville. Ce sera notre point le plus bas.
Puis nous monterons à la Tour du Défends. Après un replat, nous aurons une deuxième montée, assez raide, jusqu’au Pas de la Foux (alt. 458 m). Suivie d’une montée régulière jusqu’au sommet à 592
mètres. Et nous finirons par une descente régulière jusqu’à Rocbaron. C’est une rando de 16 km et 600 m de dénivelé ».
Après la traditionnelle photo de groupe, nous quittons Rocbaron. Nous attaquons la petite montée. Qui ne mérite même pas le nom de grimpette ! Nous traversons un petit bois de chênes. Puis nous voici au col du Gros Clapier (alt. 433 m). Il fait déjà chaud. Heureusement nous sommes partis en tenue légère.
« On marche sur la route sur
une centaine de
mètres » nous dit Jean. « Soyez
prudents ! » Puis un peu plus loin « Attention ! Mettez vous bien sur le côté droit ! » Nous nous
rangeons sur le côté. Car voici une cavalière. Et chacun sait qu’un cheval peut être dangereux. Aujourd’hui Jean est prudent, très prudent ! Etonnant !
A présent nous longeons des vignes. Nous marchons en plein soleil, il
commence à faire très chaud.
« Le petit village sur la gauche, c’est Le Canadel » nous dit Jean. Et voici à nouveau des vignes et sur notre droite, un magnifique champ d’oliviers.
Avant d’entrer dans Puget-Ville, nous marquon
s une pause près du cimetière. Jean nous parle de l’église paroissiale que nous allons visiter : « Le 10 Novembre 1753, Mgr l’Intendant ordonne de transférer l’église, de la campagne où elle était
au Bourg des Crottes. Mais ce n’est que 106 ans plus tard, en 1859, que la nouvelle église est consacrée. Et le Conseil Municipal ne se résigne qu’en 1874 à ordonner la démolition de l’ancienne
église, devenue dangereuse.
L’église de 1859, construite avec les deniers municipaux, est une église de style néo-roman, à trois nefs, avec fausses croisées d’ogives, orientée sud-nord (et non ouest-est), à
cause de la configuration du terrain et de l’obligation d’avoir le porche en face de la place. Le tympan porte en belles lettres
noires, la devise républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité", qu’on y peignit après la loi de la
Séparation de l’Eglise et de l’Etat (Décembre 1905) ».
Il est 10 heures. Jean nous invite à faire la pause casse-croûte. Là-haut dans les bois, on aperçoit une tour en ruines. « C’est la tour sarrasine. On y passera tout à l’heure ».
Puis nous pénétrons dans Puget-Ville. « Ils vont faire du ski » dit un gamin en nous voyant passer. Sans doute trompé par notre allure sportive. Mais des skis, nous n’avons pris que les
bâtons !
Après une rapide visite de l’église, nous quittons Puget-Ville.
« On va attaquer la première montée … significative » nous annonce Jean. La montée est douce pour l’instant. Nous longeons une énorme canalisation. Puis nous la franchissons. Attention, la marche est haute !
A présent la pe
nte se fait plus raide. Chacun monte à son rythme. La chaleur commence à nous atteindre. A l’arrière, Bruno siffle. Ce n’est pourtant pas le moment de s’arrêter, en pleine
côte ! Et en plein soleil ! Un peu plus loin, nous marquons une pause. Bruno nous rejoint. Yvette a abandonné. Elle redescend avec Jacqueline. Nous ne les reverrons qu’à Rocbaron. Jean
est désolé, lui qui avait prévu une boucle réduite pour les Petites Jambes. Nicole semble désemparée. Courage, Nicole ! Te voici avec les Grandes
Jambes. Nous ne te laisserons pas tomber !
Nous reprenons notre grimpette. « Elle est raide, mais pas longue » comme dit Jean. Tout est relatif !
Nous atteignons la Tour sarrasine (alt. 320 m). Nous
marquons une pause. Jean nous raconte : « Cette tour, appelée Tour de Faucon, Tour sarrasine ou encore Tour du Défends, remonterait au XIIè
siècle. L’appellation Tour de Faucon viendrait de la famille des Faucon Glandeves qui possédait au 14ème siècle 30% de la seigneurie. E
lle est aussi dénommée Tour du Défends, car située sur une colline où la coupe du bois était due au propriétaire et dans lequel il était interdit de faire
entrer des bestiaux. Enfin on a longtemps cru qu’elle avait été édifiée par les Sarrasins, d’où la mention sur certaines cartes de Tour Sarrasine. Cependant sa construction
est postérieure à l’invasion de la Provence.
C’est une tour de guet de forme pentagonale. Elle assurait la liaison entre Bormes-les-Mimosas et Signes. En interdisant à l’ennemi toute possibilité de surprise, elle permettait d’organiser la
défense.
Les tours pentagonales (5 côtés), ayant un bec tourné vers le secteur de l’attaque sont assez rares. Dans les Alpes Maritimes et le Var, on n’en compte que cinq ».
Nous reprenons notre grimpette. Toujours aussi raide. A présent nous
dominons la plaine et découvrons une vue magnifique sur notre gauche. Avec en premier plan le Massif des Maures et tout au fond la mer et les sommets qui dominent la rade de Toulon.
« Attendez ! On va se regrouper à l’ombre ». Jean nous annonce : « On a fini la première montée ».
Après la montée, voici la descente. La piste est facile. Mais toujours en plein soleil ! Enfin nous arrivons en bas, au lieu-dit La Maire des Eaux (alt. 232 m).
« A présent, on va attaquer la
deuxième monté
e. Nous allons grimper 200 mètres avant de parvenir sur le chemin de crête ». Nous attaquons cette deuxième
grimpette. Elle mérite bien son nom, celle-ci. Le soleil est toujours de la partie. Jean nous accorde une pause. A l’ombre. En bas nous apercevons Puget-Ville.
Puis nous reprenons notre grimpette. Notre sentier, très étroit à
présent, se faufile à travers les genêts (Attention, ça pique !) et les bruyères. Sous les chênes et les pins qui nous procurent un peu d’ombre. La pente est raide, très raide.
« Nous arrivons à la résurgence » nous annonce Jean. Nous quittons le sentier sur une vingtaine de mètres et découvrons le ruisseau qui
sort de la résurgence. Un maigre filet d’eau court dans les rochers avant de descendre dans le vallon. (Ce ruisseau proviendrait de la même nappe phréatique que le Trou du Bœu
f situé sur le plateau derrière le col de la Foux).
« Attention à ne pas glisser
sur les rochers ! » prévient Jean. Seuls quelques-uns s’y risquent. Alice se rafraîchit dans l’eau claire. Et en profite pour éclabousser ses voisins. Gérard et Tony
s’aventurent jusqu’à la falaise, d’où jaillissent les flots bouillonnants du ruisseau (après un gros orage peut-être !)
Nous revenons sur nos pas et reprenons notre grimpette. Pour nous encourager, Jean annonce : « Dans dix minutes on va manger ». Nous passons au-dessus de la résurgence. Encore quelques mètres et nous voici sur le chemin de crête. « Nous allons suivre le GR 9 ».
Un magnifique panorama s’offre à nos yeux émerveillés : la forêt,
la plaine, la mer, que c’est beau !
Nous cheminons parmi les cistes, les chênes verts, les myrtes, dans un maquis illuminé de ci de là par les bouquets d’or des genêts. Splendide !
A l’arrière, les botanistes (Jean-Louis, Jean-Marie, Nicole, Bruno)
pren
nent le temps d’admirer les fleurettes. Pa
rmi les quelles de superbes coquelicots et valérianes, des chèvrefeuilles. Et plus rares, des nigelles (Nigella
arvensis, sans doute).
Enfin nous nous arrêtons pour pique-niquer. Notre groupe se disperse, chacun s’installant à l’ombre d’un bosquet. Un peu d’ombre, une légère brise et du soleil, quel temps merveilleux !
Nous savourons notre déjeuner. Mais après le rosé, le café et le
gingembre, il nous faut repartir. Nicole réclame une photo de groupe. La voici.
Nous reprenons notre chemin de crête. Le plus souvent en plein soleil. Seuls quelques arbustes nous procurent une ombre bien maigrichonne.
Accablés de soleil et de chaleur, nous marchons en silence. Le
chem
in longe la falaise, avec par endroits des à-pic impressionnants. Et toujours le même panorama magnifique sur notre
gauche.
Jean nous arrête pour une petite pause à l’ombre. « Ici, il y a deux possibilités » nous dit-il. « Soit nous continuons le parcours sur la crête. Il y a 100 mètres à monter jusqu’au sommet. Soit ceux qui le souhaitent peuvent contourner le sommet. Je resterai avec le deuxième groupe ».
Nous nous répartissons en deux groupes : 12 dans chacun.
Joël emmène le premier groupe vers le sommet. Nou
s suivons un petit sentier qui se faufile à travers un bois de chênes verts. Il fait toujours aussi chaud et nous faisons de temps en temps une petite halte à l’ombre. Nous
atteignons le point géodésique qui signale le sommet des Terres Blanches (alt. 592 m) puis attaquons la descente. Quelques minutes plus tard nous
rejoignons le reste du groupe.
Les habitués de la belote ont attaqué une partie. Les autres sont assis à l’ombre. Jean nous accorde à tous un repos de quelques minutes. Serions-nous tous éprouvés par la chaleur ?
Puis nous entamons la descente « régulière » vers Rocbaron. Descente sur un sol caillouteux par endroits et toujours sous un soleil de plomb. Aussi sommes-nous très heureux de regagner nos voitures, d’abandonner nos chaussures de marche.
Et d’aller prendre un pot bien mérité à
Rocbaron. Une très belle journée s’achève …
Merci Jean pour cette très belle randonnée, sur le Circuit des Crêtes.
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Bruno.
Encore quelques photos :
Tony et
Jean
Pause avant Puget-Ville
Quel tuyau !
Alice se rafraîchit
Il fait chaud !
Pause à l’ombre
Encore des fleurs
Retour par le même itinéraire qu'à l'aller avec visite du village de Thorenc.
L : 11 Km 778, Dh : 580 m, D : 4 H 30. Niveau : Moyen Medio.
Repas sorti du sac
Responsable : Jean Borel : 06.68.98.13.62
Coût du trajet A. R. : 156 Km x 0 € 20 = 31 € 20 + 4 € 80 (péage autoroutier) = 36 € 00
Saint Cezaire sur Siagne-20 mai 2010
Aujourd'hui Roland nous conduira à St Cezaire pour
une rando classique…et facile. Une quinzaine de kilomètres et une dénivelée de 600 m, visite du village comprise. Oui Marie, je n'ai pas oublié la remontée des Puits de la
Vierge!
Roland avait retenu le parking du café du pont de la Siagne, heureuse précaution car il n'est pas facile de stationner dans cette boucle de la D 562, à l'entrée dans les Alpes Maritimes.
26 marcheuses et marcheurs se rassemblent autour de Roland pour sa présentation de la rando.
Après avoir remercié tous les participants qui avaient pris des nouvelles de sa santé, il
nous explique "nous allons monter tranquillement jusqu'au village que nous prendrons le temps de visiter et où nous aurons notre pique-nique. Nous parlerons beaucoup de l'eau, nous en verrons beaucoup et…j'espère que vous avez prévu le shampoing pour la douche de cet après-midi.
D'autre part, nous allons aussi rencontrer de nombreuses fleurs tout au long de la montée. Enfin, nous sommes près de la Bambouseraie du Mandarin que nous pourrons visiter, si vous le souhaitez,
bien qu'elle soit fermée, nous en reparlerons à midi".
L'histoire de la douche en laisse plus d'un(e) perplexe, la météo est bonne, le temps est superbe, il n'y a aucun risque de pluie !
Après la photo de groupe, à 9 h tapante,
nous commençons cette progression par une montée un peu raide sur 500 m, en contournant les quelques habitations autour du
café. Première surprise, My God !, une cabine téléphonique rouge, made in England dans un potager.
Très vite, nous allons rencontrer notre premier ruisseau qui
cascade sous la végétation. Puis ce seront les premières fleurs, bleues, très fines, garnissant les bas côtés du chemin, des Aphyllante de Montpellier. Pas encore très ouvertes, nous en rencontrerons d'autres dans l'après-midi, plus épanouies.
Un petit lavoir bien caché dans la végétation permet à Roland
de nous préciser que nous aurons l'occasion d'en voir d'autres, plus près du village mais néanmoins pas facile d'accès aux ménagères de jadis. Nous descendons maintenant vers la chapelle
St.Saturnin, restaurée il y a quelques années. C'est une chapelle du 12ème siècle, dédiée à St. Saturnin, martyr chrétien du
4ème siècle. Les pénitents y font pèlerinage le lundi de la Pentecôte. A cinq jours près, nous étions pèlerins.
C'est une chapelle en berceau plein cintre. Elle est précédée d'un porche à voûtes d'arêtes soutenu par un pilier central ce qui le rend très particulier : manque de confiance des bâtisseurs dans la solidité de la
voûte ?
Il est 10 h,
nous profitons de cet arrêt pour faire la "pause banane".
Nous reprenons notre progression par une montée facile, à
l'ombre, jusqu'au canal de la Siagne qui alimente en eau potable les pays grassois et cannois. L'eau a toujours manqué dans ces régions méditerranéennes et après plusieurs études, ce canal fut
construit entre 1862 et 1868. C'est un ouvrage important en maçonnerie de 50 km environ. Dans sa partie supérieure il est découvert et de nombreux petits ponts permettent de le
traverser.
Petit arrêt à la fontaine d'Amic qui approvisionne un lavoir. Celui-ci était l'unique lavoir du village avant que l'eau n'y parvienne. Situé à 100 m plus bas et à une distance de 1 km environ, imaginez-vous Mesdames, aller laver les chemises de vos hommes au 19ème siècle !
A la cote 281, nous quittons notre chemin pour monter au village. 200 m de dénivelée sur un petit kilomètre, ce n'est pas un exploit mais il ne faudra pas trop foncer, d'autant plus que nous sommes en plein soleil et qu'il chauffe maintenant, le bougre.
En queue de peloton, Jean-Louis, Bruno et Jean-Marie vont
prendre leur temps en herborisant. Jean-Louis va nous faire découvrir la rue , plante abortive à odeur très désagréable (il fallait beaucoup de motivation aux filles qui avaient pêché pour l'utiliser) et une fleur assez commune que nous n'aurions jamais citée dans le blog mais dont le nom a lui seul mérite le détour :
urosperme de Daléchamps. La
graine ou plutôt le fruit, se termine par une sorte de queue, long bec creux et
élargi ce qui est l'origine de son nom.
Nous y découvrirons aussi plusieurs variétés
d'orchidées sauvages : toujours difficiles à identifier vu la richesse de cette famille de plantes mais assurément pour l'une d'elle Orphis ciliata. Toutes ces orchidées
sont de petite taille et difficiles à photographier.
Enfin après la classique Lavater nous tombons sur une fleur inconnue que Jean-Marie qualifiera de glaïeul et que
Jean-Louis
identifiera définitivement comme le Gladiolus illyricus Koch, le glaïeul d'illyris.
Merci Internet que ferions-nous sans toi !
Nous poursuivons notre
" chemin montant, caillouteux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,"
comme aurait dit M. de La Fontaine (un peu retouché…et sans mouche) et nous apercevons enfin le village.
Il reste encore 75 m de dénivelée à franchir. Il est impressionnant vu d'ici avec ses maisons accrochées à la falaise et dont on
ne voit que la première rangée. Encore un effort.
Juste avant d'arriver au village, Roland nous arrête
devant une grosse touffe de Compagnon blanc, variété de silène (Silene latifolia) .
Ses fleurs blanches qui peuvent être jusqu'à dix par pieds, sont très odorantes le soir. Il a une particularité pour se reproduire en évitant la "consanguinité" : plante dioïque.
Ouf ! nous sommes arrivés et Roland nous conduit d'abord sur l'esplanade de la table d'orientation. Vue superbe sur la Siagne qui serpente 370 m plus bas et ses gorges recouvertes de forêts. On distingue parfaitement le Mont
Vinaigre et le pic de l'Ours dans l'Esterel.
Roland nous précise :
" La Siagne est un
fleuve côtier arrosant les départements du Var et des Alpes Maritimes, frontière entre les deux départements. Longue de 44 km, elle prend sa source sur la commune d'Escragnolles à 1435 m
d'altitude et rejoint la Méditerranée à Mandelieu. Une partie de ses eaux, outre le Canal rencontré précédemment alimente le lac de St.Cassien. Son débit est important et assez
constant.
Concernant l'histoire du village, elle remonte à une période se situant entre le néolithique et l'âge de Bronze.
D'après une tradition locale et non fondée, en 49 avant J.-C., Jules César aurait établi un poste
d’observation à l'emplacement du village de Saint-Cézaire ainsi qu’une enceinte fortifiée et des granges à blé pour ravitailler troupes et
populations. De cette époque daterait le pont des Gabres ou des Tuves. C'est par le premier que nous allons traverser la Siagne cet après-midi et le chemin que nous emprunterons permettait de
commercer avec les villes de la côte.
Césaire fut abbé de Saint-Honorat avant d’être promu archevêque d’Arles au VIe siècle. Une étymologie controversée fait remonter le nom du village aux greniers de César. Au IXe siècle, les moines de Lérins acquièrent les terres du village qui prend alors son nom définitif. Organisés en prieuré, ils poursuivent l’action des
Romains : la culture, l’éducation, et les soins portés à la population. La chapelle Notre-Dame de Sardaigne, construite sans doute
sur les restes d’une ancienne abbaye devient l’église du village.
Au début du XIVe siècle, devant la menace des bandes armées, les habitants dispersés dans les hameaux préférèrent se replier sur le village en une véritable agglomération fortifiée. De cette époque, nous pouvons encore contempler les puits de la Vierge.
Au XVIe siècle, l’économie est florissante, la population augmente (plus de 500 habitants), on construit hors les murs du village médiéval. Les moulins sur la Siagne sont très actifs : blé, huile d’olive.
Le noyau actuel a conservé sa physionomie féodale. Pendant deux siècles, 500 habitants vécurent ainsi repliés avec leurs bêtes et leurs récoltes (88 maisons). De ce fait, ils s’épargnèrent les grands fléaux de l’époque : les guerres et la peste.
Des troupes de tous ordres, alliées ou ennemies y logèrent sans trop de dégâts.
Au milieu du XVIIIe siècle, la population dépasse le millier d’habitants et le cheptel compte plus de 2 000 moutons (des battues sont organisées contre les loups). Les hameaux se sont reconstitués : certains comprennent une soixantaine d’habitants.
cf Wikipédia..
Passage devant le nouveau lavoir alimenté depuis 1868 par un système de siphon à partir du canal, quel progrès ! Pourtant
nos compagnes font un peu la moue, manifestement elles préfèrent leur lave-linge.
Nous rejoignons le jardin public
où nous allons squatter tous les bancs, sauf un, occupé par les vieilles du pays, pour pique-niquer. Les jardiniers sont partis mais ils ont bien remué la terre des massifs et selon les sautes du vent, nous allons, par le nez,
nous sentir vraiment à la campagne.
Alors que les joueurs de carte s'installent, Roland nous propose d'aller visiter les curiosités du village quand un grand bruit nous attire sur le trottoir. Un fourgonnette sans chauffeur, vient brutalement de s'arrêter contre un poteau indicateur, fauchant au passage une borne encastrée dans le sol. Frein à main oublié, la voiture a parcouru 50 m. Heureusement qu'il y avait un poteau ! Le pare-choc est complètement détruit. Après que la propriétaire soit venue retirer son véhicule, Gérard, précautionneusement remettra la borne en place…mais il faudra à nouveau la sceller. Bravo pour ce geste civique !
"Qui veut visiter la bambouseraie" demande Roland ? Seulement cinq bras se lèvent. Pas assez de participants, il téléphone pour annuler.
Commençant notre tour nous nous rendons près des Puits de la Vierge, au nombre de 9. Ils sont alimentés par une nappe phréatique dont le niveau ne baisse que d'un mètre en été. Puis nous remontons vers la
chapelle romane dédiée à Notre Dame de Sardaigne ( que vient faire ici cette Vierge ?). C'est un bel édifice à nef unique divisée en trois travées. A l'origine, elle faisait
partie d'une abbaye construite sur le cimetière actuel.
Une urne funéraire découverte au 19ème siècle, utilisée comme abreuvoir
pendant un temps, y fut déposée. Elle contenait les cendres de Marcus Octavius Népos qui mourut le jour de ses 18 ans ainsi que le précisent les inscriptions sur l'urne.
Quelques participants jetteront un coup d'œil sur l'église Saint Cézaire datant du
18ème
Siècle. Elle possède un joli retable doré à la feuille. Vandalisé il y a
quelques années, on ne peut s'en approcher hors des offices.
Quelques fresques et cadrans solaires complètent les éléments remarquables de ce village que nous allons quitter en empruntant le même chemin jusqu'à la cote 281 mais nous prendront une direction nord pour rejoindre la Siagne.
Ultimes recommandations de Roland : "rallongez vos bâtons et n'utilisez pas les dragonnes" Descente en lacets, assez raide. Au
passage nous découvrons les ruines d'un ancien moulin et de son bief. Il ne reste que l'emplacement de sa roue : gigantesque.
Lorsque nous arrivons en bas et que la Siagne d'une belle couleur verte
apparaît entre les arbres, nous comprenons les allusions à la douche. En effet, si nous avons l'habitude de traverser des ruisseaux à gué en nous mouillant plus ou moins les pieds , ici l'eau
passe au-dessus du chemin…et de l'eau, aujourd'hui il y en a. Pour traverser ce passage, différentes solutions seront envisagées par chacun, selon son équipement.
Du torse nu d'Henri au poncho d'Yvette en passant par le parapluie de Jacky, vous pouvez imaginer toutes les
variantes.
Bien entendu le résultat ne fut pas le même à
l'arrivé. Le moins favorisé dans cette opération fut Roland qui dû rester pendant la traversée de tout le groupe, un peu à l'abri sous le rocher mais, trempé jusqu'aux os, il dut se changer complètement.
Sortant de la cascade, nous débouchons sur le pont des Gabres ou des Tuves,
charmant pont romain dans un délicieux environnement.
Chacun se remet de sa traversée "aquatique" et nous repartons plein sud en
bordure de rivière. Superbe couleur. Jacky, notre spécialiste de la truite, recherche ses petites bêtes préférées. En vain.
Le chemin est facile et nous arrivons rapidement au barrage. Celui-ci est assez
important pour une petite rivière. Son rôle, outre de régulariser le débit, est principalement de détourner une partie de l'eau ver le lac de St.Cassien. Pour cela, un énorme canal, complètement
fermé sort du barrage. Nous allons le longer pendant près d'un kilomètre jusqu'à ce qu'il disparaisse pour traverser des collines.
Il ne nous reste plus que 2 kilomètres à parcourir mais le sentier étroit a été tracé sur une terre glaiseuse et nous avons à contourner d'énormes flaques boueuses. Bon, les chaussures et les bas de pantalon auront droit ce soir à un bon nettoyage.
Nous commençons à entendre les bruits de la civilisation et en particulier celui de la route. Voilà, nous sommes arrivés.
Le pot est pris au café dont le parking a accueilli nos voitures ce matin. Alice nous avait confectionné des petits panés au raisin, recette de sa belle-mère. Délicieux. Merci, nous avons vidé toute la boîte.
Merci Roland pour cette belle balade, bien documentée comme d'habitude. Quant à la douche, pour la prochaine fois, fais la chauffer s'il te plait.
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Bruno, Claude.
La semaine prochaine,
-Jeudi 27 Mai à 7 H 00 : ROCBARON ( 83 ) – Le Circuit des Crêtes .
Agréable parcours au départ de Rocbaron, en
visitant le village de Puget-Ville ( notamment son église paroissiale de 1859 et sa devise républicaine inscrite sur le tympan ) nous
permettra de découvrir la Tour Sarrasine du Défends, datant du 12 ème siècle, et d’atteindre par un sentier quelque peu pentu et escarpé le G R 9 sur le chemin des crêtes ménageant
de magnifiques points de vue sur le Massif des Maures et les différents reliefs dominant la rade de Toulon .
L :15 Km 491 , Dh :590 m ,D : 4 H 30 . Niveau : Moyen Alto
Repas sorti du sac .
Responsable : Jean Borel
Quelques photos en bonus :
La chapelle St.Saturnin
Ouf ! on arrive.
Massif le château d'eau !
En pleine nature
Passage humide
Ces deux-là ont besoin de se faire sécher le dos. Pourquoi ?
Quelle couleur !
Notre-Dame des Maures : 13 mai 2010
Notre-Dame des Maures
Aujourd’hui Bruno nous emmène randonner à Notre-Dame des
Maures près de La Londe-les-Maures.
Cette randonnée nous fera découvrir « un géant du fond des âges », le dolmen de Gaoutabry.
Nous nous retrouvons 22 randonneurs au hameau de Notre-Dame des Maures.
Il fait un peu frais pour l’instant mais la météo nous promet un temps plutôt ensoleillé. Gérard a adopté la tenue d’été : le bermuda. Il est le seul. A-t-il eu raison ?
Avec l’aide de Tony, Bruno nous présente le profil de la rando. C’est
un parcours de près de 19 km et 670 m de dénivelé qui nous attend. Pour les Petites Jambes, il a prévu un parcours réduit : 5 km et 200 m de
dénivelé en moins.
Nous démarrons. Une minute plus tard, nous passons près d’une propriété. « Tiens, regardez les poulets ! » s’exclame Daniel. Aussitôt le voici qui part en glissade, exécutant un splendide salto avant (selon un amateur de chute artistique). Mais, trêve de plaisanterie, Daniel a trois phalanges bien endommagées. Bruno se porte à son secours et lui prodigue les meilleurs soins. Toujours efficace comme d’habitude.
La « pause infirmerie » étant terminée, nous empruntons la
piste qui conduit au dolmen de Gaoutabry. La pente est douce et régulière. N’empêche, nous commençons vite à avoir chaud. Une « pause effeuillage » s’impose. Bruno en profite pour nous parler de Notre-Dame des Maures :
« Ne cherchez pas la chapelle Notre-Dame des Maures, construite au Xème siècle. Il n’en reste rien ! Si ce n’est le nom donné à ce charmant
hameau ». Voilà. La chapelle, c’est fait. A
llons voir maintenant le
dolmen !
Chemin faisant, Bruno nous fait remarquer le balisage placé sur certains arbres et symbolisant un dolmen.
Nous continuons notre grimpette. « Nous étions à 122 mètres au carrefour » nous précise Bruno. Nous marchons parmi les fleurs : bouquets de cistes, asphodèles, buissons de genêts. La nature est en fête en ce joli mois de mai !
Nous marchons à présent en plein soleil. C’est le moment de faire la
« pause pho
to de groupe » (pause n°
3).
Nous reprenons la montée jusqu’à un embranchement. « Ici, il y a deux solutions » nous dit Bruno. « A droite vous avez ce chemin caillouteux. Et à gauche ce petit sentier ». Pas assez bucolique le petit sentier ! Nous lui préférons le large chemin bien ensoleillé. Après le temps humide que nous avons eu ces derniers jours, profitons du soleil.
E
nfin nous atteignons le dolmen. Juché sur un bloc rocheux, Bruno nous en conte l’histoire : « Nul besoin d’aller en Bretagne pour voir des dolmens
et des menhirs. Bien au contraire : c’est en Midi méditerranéen qu’on en trouve le plus. Le dolmen de Gaoutabry fut découvert en 1876. Plus petit que ses
homologues celtiques, il présente une chambre sépulcrale de 6 mètres de long pour 1,50 mètre de large. Cette tombe a été creusée sous un tumulus rocheux, ses parois étant composées de 24 dalles
de schiste dressées et de murets de pierre sèche. Comme dans tout dolmen, elle avait pour fonction d’abriter les défunts de la tribu. On a retrouvé ici 34 squelettes. Ainsi que
de véritables trésors, comme des perles en pierre de serpentine et en cristal de roche ».
Après la « pause culture », nous enchaînons sur la « pause banane ». Nourritures de l’esprit, nourritures du corps….
Nous reprenons notre chemin qui grimpe gentiment. Sur notre gauche nous
découvrons une vue magnifique sur la mer et les îles d’Hyères. Dommage, l’horizon est un peu brumeux.
Puis nous atteignons un carrefour de cinq chemins. « Nous sommes à 208 mètres ». Grâce à Bruno, il n’est pas besoin de carte ou de GPS pour suivre la progression de notre Ascension. Ascension ? Eh oui, c’est en grimpant que nous la célébrons. Parmi les cinq chemins nous choisissons celui qui grimpe le plus. Nous progressons à présent à flanc de colline sur une large piste. Le soleil brille de tous ses feux.
C’est alors que Bruno nous arrête pour la « pause séparation » (n° 6). « Ceux qui veulent faire le grand parcours, groupez vous près de
Daniel ! » Les autres, baptisés aujourd’hui « Moyennes Jambes », vont avec Jacqueline. Nous sommes 11 dans chaque
groupe. Quelle belle répartition ! Par contre, une seule randonneuse (Françoise) dans le premier groupe, c’est peu. Mais … quelle randonneuse !
Jacqueline prend la tête des Moyennes Jambes. Bruno lui décrit le parcours et lui indique le lieu de rendez-vous. Est-ce bien clair, Jacqueline ? Apparemment, oui. « Surtout, ne vous pressez pas ! » ajoute Bruno. Et de préciser : « Attendez nous pour manger ! ».
Les deux groupes se séparent. Nous attaquons une large piste. Un engin
de travaux publics est resté là, au repos en ce jour d’Ascension. En effet la piste vient d’être élargie, afin de mieux lutter co
ntre les incendies.
« Nous sommes sur la piste de l’Anguille » nous dit Bruno. Pourquoi Anguille ? Peut-être parce que la piste ondule à flanc de coteau, telle une anguille.
Pour une belle piste, c’est une belle piste ! On dirait un tracé d’autoroute. On en vient à regretter les petits sentiers resserrés, les draïouns chers à Bruno.
E
nfin nous quittons l’autoroute. Nous descendons sur la droite à travers le talus. Puis nous rejoignons une piste de taille plus
modeste. A présent le sol est caillouteux et la pente devient raide. Nous passons par des hauts et des bas. Puis la côte se fait encore plus raide.
Bruno nous accorde une courte pause à l’ombre, dite « pause boisson ». « Il ne reste plus que quatre courbes de niveau à franchir » nous dit Jean-Marie. Traduction : il nous reste encore 40 mètres à gravir.
Nous
reprenons notre raidillon caillouteux et toujours bien ensoleillé. Nous apercevons sur la droite le sommet rocheux. La vue est
belle mais nous n’avons plus le temps de nous arrêter pour admirer le paysage.
Nous attaquons à présent la descente, plein Sud, sur la piste de
Notre-Dame des Maures que nous avons retrouvée.
Nous descendons à vive allure. Certes, nous commençons à avoir faim.
Mais est-il besoin de cavaler ainsi ? Les Moyennes Jambes sont raisonnables. Elles nous attendront bien pour manger. Nous progresso
ns au milieu des fleurs. Encore faut-il avoir le temps de las admirer : cistes à feuilles de sauge, aux fleurs blanches
tâchées de jau
ne, cistes cotonneux aux fleurs roses, cistes de Montpellier aux fleurs blanches en bouqu
ets. Sans oublier les asphodèles, les genêts, les lupins bleus, les
fleurs d’ail sauvage et les chèvrefeuilles.
Nous voici parvenus en bas de la descente. Quand tout à coup nous parviennent des voix, là-bas sur la droite. Seraient-ce les Moyennes Jambes ? « Ce n’est pourtant pas le lieu de rendez-vous que je leur avais indiqué ! » s’étonne Bruno. Puis il leur crie : « Reprenez la route ! Le rendez-vous est plus loin ! »
Et il nous précise : « Il nous faut franchir encore deux gués ». Nous poursuivons notre chemin, suivis à distance par les Moyennes Jambes. Nous voici au lieu-dit « Maupas ». Puis sur la droite, nous découvrons un emplacement ombragé. Il fera bien l’affaire pour notre pique-nique.
Nous nous installons et sommes très vite rejoints par les Moyennes Jambes.
« Comment s’est passée votre randonnée ? » leur demandons-nous. La réponse est : « Cela fait près de deux heures que nous vous attendons ! » Nous n’en saurons guère plus. Si ce n’est que Jacqueline a bien respecté les consignes de
Bruno : elle n’a pas mangé. C’est bien la seule ! Les autres s’excusent platement : « On voyait venir de gros nuages noirs. On a préféré
manger tout de suite ». Pour ce qui est du parcours, « il était court, il é
tait facile ».
Enfin, Nicole nous dévoile le meilleur : « Tout à coup sur le bord du chemin, que vois-je ? Une tortue ! La fameuse Tortue des Maures ! » Nous apprenons que Claude n’hésita pas à empoigner la tortue, pour mieux l’observer. « Attention, ça mord ! » lui dit Marcel. Dommage que Bruno ne soit pas présent. Il aurait décrété une « pause tortue » et nous aurait conté son histoire : « La tortue d'Hermann (Testudo hermanni) est l'unique tortue terrestre en France. La tortue d'Hermann atteint 20 cm. Sa longévité est importante : 80 ans. C'est une espèce diurne qui s'expose au soleil le matin, se cache aux heures les plus chaudes et reprend son activité en soirée. Et elle est herbivore ». Ne crains donc rien, Marcel.
Après notre déjeuner, qu’il serait agréable de faire une petite sieste
au soleil ! Malheureusement la route est encore longue. Il nous faut repartir. Nous descendons le vallon de Tamary. Le
chemin est agréable, nous longeons un vignoble. Tout à coup Jean-Marie et son GPS nous disent : « On a raté le chemin, là sur la droite ». Bruno remonte voir. Tandis que Rémy, notre serre-file, est d’avis que le chemin part un peu plus bas sur la droite.
Mais Bruno nous appelle, il a trouvé le départ du sentier. Nous remontons et attaquons ce nouveau sentier.
Un peu plus loin, Bruno nous arrête. Pour une « pause orientation ». Le Comité des Sages (Daniel, Jean-Marie, Marcel) se réunit autour de lui, sous le regard amusé de Michel. Après examen des cartes, GPS et autres boussoles, le Comité nous annonce sa décision : Nous allons redescendre. Pour mieux remonter ! Direction Nord-Ouest !
Nous attaquons à présent une bell
e montée en plein soleil. Il fait chaud. Gérard apprécie sa tenue d’été. Il n’empêche que tout le m
onde a le sourire. Nous sentons sans doute que l’arrivée est proche. En effet, après cette longue grimpette, il ne nous reste plus
qu’une longue descente suivie d’un long chemin au milieu des vignes.
Voici enfin nos voitures. Après avoir quitté avec bonheur nos chaussures de marche, nous partons pour La Londe, prendre un pot bien mérité.
Une belle journée s’achève …
Merci Bruno pour cette belle randonnée, dans le cadre sauvage des Maures.
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Bruno.
Encore quelques photos :
Grimpette
Vue du dolmen
Blogueur et serre-file
Descente
Sommet rocheux
Il fait chaud !
Et encore des fleurs
Prochaine randonnée : Jeudi 20mai à 8h00 : Autour de la Siagne et St Césaire
Bormes les mimosas-Brégançon
BORMES les MIMOSAS- Bregançon
Après nos efforts de la semaine passée sur le Verdon, Jean nous
avait préparé une petite détente au bord de la mer à Bormes-les-Mimosas. Encore que, d'une façon générale, les sentiers du littoral ne soient pas trop appréciés par… nos genoux. A cette période
de l'année , nos gentils guides-accompagnateurs nous programment toujours une petite balade en bord de mer avec une perspective de baignade, mais chut, on n'en parle pas. Aujourd'hui, nous ne
risquons pas, même seulement de tremper un orteil dans l'eau, car au départ de Boulouris, la température était de 7 ° . La météo est un peu morose,
mais sans risque marqué de pluie.
C'est donc 21 marcheuses et marcheurs qui se retrouvèrent à 8 h30 sur un minuscule parking au sud du hameau du Pas de la Griotte. Nos cinq voitures l'occupent en totalité. Il fait frais, le temps est couvert. Pauvres photographes et merci aux logiciels de retouche ! Avec beaucoup de joie nous retrouvons Claudie qui ne faisait plus que les marches du Lundi.
A 8 h 45, après la photo de groupe, puis une seconde avec nos voitures, nous empruntons la
piste du Barrage et nous voyons très rapidement quel sera le fil rouge de la journée : les fleurs. Aujourd'hui, nous aurions pu rebaptiser Bormes-les-Mimosas en Bormes-les Asphodèles car tout au
long de notre rando, nous allons en rencontrer un peu partout, même au bord de mer, dans les rochers et
en bordure des plages. Certaines d'entre elles dépasserons le mètre( Asphodelus aestivus). Extraordinaire
le développement de cette plante dans notre région. Vivant dans des terres incultes, elle occupe de plus en plus d'espace.
Mais nous serons aussi entourés de la fameuse lavande (lavandula stoechas), qualifiée des
Maures, des Iles d'Hyères, papillon, …et autres et moins agréablement par les argéras en fleurs ( genet épineux ou collichotum spinosa), à ne pas s'y
frotter. Votre rédacteur passera beaucoup de temps dans les recherches botaniques !
Mais arrêtons là notre parcours botanique pour
écouter Jean nous présenter sa rando. Nous aurons l'occasion de reparler des "petites fleurs". " Un petit mot d'abord sur le parking. Comme vous avez pu le voir, il est
petit mais…gratuit. Car s'il existe trois grands parkings en bord de mer, ils sont payants : 8 € la journée. D'autre part, celui-ci nous permet de découvrir autre chose que le bord de
mer. Nous avons aujourd'hui deux parcours, le plus long de 16, 2 km avec 300 m de dénivelée et pour les "petites jambes "seulement de 8.9 km et 198 m de dénivelée classé
"modérato" . Nous partirons tous ensemble jusqu'au pique-nique puis les "petites jambes" retrouveront le premier groupe sur le chemin du retour."
Après une petite montée nous commençons à descendre vers un charmant petit lac, dit du Barrage, et découvrons en contrebas une belle bâtisse, le Château de Brégançon, à ne pas confondre avec le fort du même nom.
C’est au centre de
l’aire de production des Côtes de Provence, au sein d’un site classé qu’est implanté le Château de Brégançon sur 350 hectares; vaste demeure du 17ème siècle et ancienne
ferme du Marquisat de Brégançon dont le fief était le Fort (actuellement résidence présidentielle).
Cité médiévale, référencée parmi les plus beaux sites de France, le village de Bormes les Mimosas constitue une étape de découverte incontournable pour les amoureux des vieilles pierres et les passionnés d'histoire. Outre le charme de ses ruelles tortueuses, de ses fontaines, d'une architecture très bien conservée, on aime y flâner et apprécier la richesse de sa flore (700 variétés de plantes et de fleurs, 60 variétés de mimosa).
Sa particularité (les mimosas) lui vaut le titre de capitale du Mimosa dans le Var et est depuis 2000 le "Kilomètre O" de la Route du Mimosa, une route touristique à découvrir de janvier à mars de Bormes à Grasse (130 km).
puis quand nous arriverons à une bifurcation où devait déboucher le fameux sentier. La piste est très détrempée après
les fortes pluies des jours précédents et nos habiles pisteurs vont découvrir une empreinte bizarre à trois doigts qu'ils n'arrivent pas à identifier.
Une forteresse existe sur cet îlot rocheux depuis l'arrivée des Ligures de la tribu des Bormani, en
118 av. J.-C. Le site s'appelle d'abord Pergantium, puis Briganconia[2], dérivé du celte Briga signifiant
« hauteur »[3].
Au Moyen Âge, une seigneurie (ou châtellenie) de Brégançon est créée à la fin du IXe siècle, après l'expulsion des Sarrasins du Fraxinet en 972, au profit des vicomtes de Marseille, vassaux des comtes de Provence. En 1140, la seigneurie de Brégançon et d'autres fiefs, dont Hyères, sont concédés en apanage par le vicomte Geoffroi II de Marseille à l'un de ses fils, Pons, marquis de Fos.
Brégançon devient une forteresse royale en même temps que le comté de Provence
est légué au roi Louis XI par son dernier titulaire
Charles
III en 1481. Le roi charge alors Palamède de
Forbin, nommé gouverneur de Provence, et le gouverneur de Bourgogne Jean de Baudricourt de prendre possession de ce nouveau territoire et de le sécuriser : c'est ainsi que Jean de Baudricourt fait réarmer le fort de
Brégançon en 1483. Il est assiégé en 1524 par l'ancien connétable disgracié Charles III de
Bourbon, passé au service de Charles Quint en 1523, et la forteresse ne résiste que quelques jours.
Durant la Révolution française, la garnison du fort intervient d'abord en 1789 pour protéger les possessions de la marquise de Ricard qui sont attaquées par les paysans. Plus tard, en 1791, les armes de la garnison sont prises par le Club des Jacobins d'Hyères. Le fort attire à partir de 1793 l'attention de Bonaparte, nommé inspecteur des côtes après la prise de Toulon aux royalistes le 18 décembre 1793 (il y séjourne d'ailleurs durant l'hiver 1793-1794). Ainsi, une fois devenu premier consul en 1799, il le fait réparer et doter d'une importante artillerie, puis, après son sacre comme empereur, il fait renforcer sa garnison en 1805 par l'installation d'une compagnie de vétérans impériaux.
Il est encore occupé par une petite garnison durant la Première Guerre
mondiale, avant d'être déclassé en 1919. Il est classé comme site pittoresque
en décembre
1924. Resté propriété de l'État, il est néanmoins loué entre 1924 et 1963 à des particuliers, dont le dernier fut Robert Bellanger, ancien député, ancien
sénateur d'Ille-et-Vilaine et ancien sous-secrétaire d'État à la Marine en 1930. À l'issue du bail de ce dernier, l'État récupére le bâtiment dans un état de délabrement important, celui-ci entreprend de le restaurer et de l'aménager tout en
conservant son aspect extérieur primitif.
Finalement, le général de Gaulle y réside le
25 août 1964 lorsqu'il vient assister aux cérémonies
commémorant le vingtième anniversaire du débarquement de Provence. S'il n'est pas séduit par le lieu, il est convaincu de l'utilité du fort par le député-maire de Saint-Raphaël René-Georges
Laurin, et le fait réaménager, pour un coût de 3 millions de francs. Un arrêté du 5 janvier 1968 affecte Brégançon à titre définitif
au ministère des Affaires culturelles afin qu'il serve de résidence officielle au président de la République française, notamment en lieu de villégiature. C'est Pierre-Jean
Guth, architecte de la Marine nationale et lauréat du prix de Rome qui aménagea le fort en
résidence tout en préservant ce qui restait de la forteresse originelle. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Br%C3%A9gan%C3%A7on)
Pour les amateurs de statistiques, Jean ajoutera que c'est François MITTERAND qui utilisera le moins cette résidence puisqu'il y dormit seulement une nuit.
Maintenant nous partons plein Ouest en longeant la côte,
alternant plages et rochers avec de belles vues sur la mer et les nombreux îlots : celui du Jardin et ceux de l'Estagnol . Hélas, la mer est souvent grise, car même avec le mistral, le ciel
n'arrive pas à se dégager et la principale difficulté de la randonnée aura été d'adapter nos vêtements à la température : entre les zones à l'ombre et au vent et celles au soleil, sans vent, ce
sera une succession d'effeuillages et de rhabillages. Les photographes jouent un peu avec les rayons de soleil afin de vous rapporter de beaux
clichés de cette superbe côte.
Quelques passages glissants sur les rochers mouillés requièrent un peu plus de vigilance mais tout le monde passe ces passages difficiles sans problème. Une plage naturiste,
complètement déserte n'inspire pas notre groupe. Personne n'a envie de mettre un brin de peau à l'air.
Suite au mauvais temps des jours précédents, les plages sont envahies de posidonies et
d'étranges boulettes végétales, les aegagropiles, qui seront utilisées par Nicole
pour bombarder notre guide, attention à la bagarre générale, et par des artistes comme thème de création.
Selon Wikipédia, du grec aigos (egagre, chèvre sauvage), agros (champ) et pilos (laine, feutre - Latin pilus, poil)[1], un aegagropile ou égagropile (nom masculin) est une boule feutrée légère constituée de poils enchevêtrés et de substances organiques indigestibles que l'on rencontre dans l'estomac de certains animaux, notamment les ruminants. Les animaux qui ont la manie de se lécher (les chats en particulier) et de lécher leurs congénères sont sujets aux égagropiles[2].
Par analogie, on utilise le terme aegagropiles pour désigner les pelotes de couleur brune, de texture fibreuse, formées des restes de Posidonia oceanica qui s'accumulent sur les plages, sous l'action des vagues [3]. Les aegagropiles, communément connues sous le nom de pelotes de mer, résultent de l'effilochage des fibres des feuilles mortes de la plante et leur agglomération sous l'effet des mouvements de la mer.
On y trouvera aussi de nombreux morceau de bois flottés qui ont parfois d'étranges formes :
à faire peur!
A la pointe de la Vignasse la mer a bien sculpté la roche lui donnant un aspect un peu diabolique.
A la pointe de l'Estagnol, très beau point de vue sur le Fort de Brégançon d'un côté, l'île
de Porquerolles et la presqu'île de Giens de l'autre. Le soleil en profite pour faire une apparition. La mer redevient verte et les rochers retrouvent leur couleur naturelle. Nous y croisons un autre groupe qui effectue le même parcours…d
ans l'autre sens. Un peu embouteillé le sentier
!
Arrêt autour d'une nouvelle petite plante jaune qu'Annie identifiera comme le champignon Anthurus apporté par les australiens pendant la guerre de 14.Vérification faite, Jean-Marie pencherait plutôt pour une Cytinelle (Cytinus hypocystis). Alors ? Encore une question aux spécialistes.
Enfin, nous retrouvons la fameuse Barbe de Jupiter(Anthyllis barba-jovis), en fleurs cette fois.
Il est midi pile lorsque nous débouchons sur la plage de l'Estagnol et Jean va nous guider vers un emplacement protégé du vent pour notre pique-nique. Le ciel est bien gris, la mer aussi et la température n'a rien de méditerranéen. Notre Madeleine est toute recroquevillée.
Nous sommes installés près du parking, assez désert à cette saison, mais on imagine ce que
doit être le même lieu au mois d'Août.
Selon Jean-Louis, le propriétaire des lieux a préféré installer cet onéreux parking et une gargote afin de préserver cet environnement remarquable qui devait fortement intéresser les promoteurs.
Nos joueurs de cartes se sont installés, debout, autour d'une sorte de tablette. Pas mal !
Jean donne le signal du départ et constitue les deux groupes. Huit petites jambes avec
Marcel comme seul représentant du sexe fort, auront à parcourir un kilomètre pour se rendre au point de rendez-vous : en principe, c'est tout droit.
Mais les mauvaises langues, dont votre rédacteur, vont rappeler que le même Marcel s'était égaré du côté des Molières il y a quelques années avec un petit groupe comme
celui-ci.
Les treize autres marcheurs vont continuer en bord de mer jusqu'à plage du Pellegrin. Le
soleil réapparaît et, semble t'il bien décidé à nous accompagner jusqu'à la fin. Très rapidement nous atteignons le Cap de Léoube où nous poursuivons notre chemin dans les cistes et les argeras .
Des chevrefeuilles rouges viennent se joindre à ce bouquet multicolore. Parmi elles une magnifique ciste rose avec de
grosses fleurs marquées de pourpre qui devrait être une Cystus purpurens, moins commune. Cette partie du parcours est finalement assez facile. Nous distinguons maintenant très bien la ville de La Londe des Maures, toujours la presqu'île de Giens et le
Mont Faron au-dessus de Toulon.
Jean nous explique qu'il a cherché en vain des chemins pour traverser toute la zone boisée en arrière-plan de la plage mais
il s'est heurté à des propriétés privées . En particulier, de la plage des Estagnols où nous avons pique-niqué jusqu'à la plage du Pellegrin , tout
appartient au Domaine de la Léoube, entreprise vinicole faisant partie d'un groupe anglais. Tant pis pour la rando, mais au moins le littoral est protégé. Encore
un îlot, celui de Léoube et nous descendons sur la plage du Pellegrin, fin de notre pérégrination littorale.
Par un mauvais escalier démoli par les tempêtes successives,
nous quittons la plage et rejoignons la route qui va nous ramener vers nos amis de l'autre groupe. Bien sagement alignés à gauche de la chaussée, nous avançons d'un bon pas (entre cinq et six
km/h) mais Jean s'est échappé, de manière, nous dira t'il, à signaler notre présence aux voitures qui nous croisent. Madeleine et Joël se sont lancés à sa poursuite mais en vain. Nous quittons la
route de temps en temps pour marcher en bordure de vignes superbement entretenues.
Voilà la jonction est faite avec l'autre groupe arrivé depuis 1/2 heure. Ils ont pris le temps d'aller au bar du restaurant déguster café, chocolat et pour les plus gourmandes, gâteaux. Mais à quel prix !
C'est maintenant le groupe des 21 qui se dirige vers le Château de Brégançon. Jean propose
de revenir avec les voitures pour d'éventuels achats. Nous reprenons le sentier du barrage et très vite, après une petite montée, la seule vraiment significative
de la journée, nous rejoignons nos voitures. Tout le monde est d'accord pour revenir au château. Il ne se visite pas hélas et Jean-Marie s'étant aventuré dans la cour se fera "virer" aimablement
mais fermement, le chien du logis ayant alerté les propriétaires du lieu.
Quelques marcheurs-dégustateurs testerons le rosé mais le prix ou la qualité ne les conduirons pas à acheter.
Rendez-vous est pris aux Issambres pour notre pot de fin de rando. Mais la route étant bien
embouteillée avant St Maxime nous sommes en retard et l'aide du cafetier est parti. Comme d'habitude, il est débordé et quelques dames vont se dévouer pour le service.
Merci Jean pour cette jolie balade au bord de mer. Dommage que le soleil se soit abstenu de paraître une partie de la journée…mais tu n'y étais pour rien.
Merci aux photographes, Claudie, Jean (il fait tout) et Jean-Marie.
La semaine prochaine, Jeudi 13 Mai à 7 h 00- Notre-Dame des Maures (83) - Deux parcours – Pour ceux qui aiment marcher et qui sait éprouver, à leur ombre, ce frisson magique qui rôde au bord du précipice des âges, cette randonnée à rebrousse-temps au pays des populations du néolithique, nous fera découvrir un des « géants » du fond des âges, le plus significatif et le plus incontournable dolmen : le Gaoutabry au hameau de Notre-Dame des Maures (83) - Trajet s’effectuant sur pistes et chemins – Deux parcours – 1er parcours : 18 kms 800 – Déniv. 670 m - 5 h 15 – Moyen / Alto – Repas tiré du sac
1er parcours : 18 kms 800 – Déniv. 670 m - 5 h 15 – Moyen / Alto – Repas tiré du sac
2ème parcours : 13 kms 600 – Déniv. 477 m – 4 h 00 - Moyen / Medio – Repas tiré du sac
Responsable : Bruno
Encore quelques photos en vrac:
Les 21
Un peu frigorifiées mais elles y vont !
Pause banane
Sentier du
littoral
Plage des nudistes
Les rochers de la pointe de la Vignasse
C'est ça le littoral
Lui, il s'accroche
La barbe de Jupiter
Ah ! les femmes de Jean
Mini-falaise de posidonies
Gorges du Verdon - L'Imbut : 29 avril 2010
Gorges du Verdon – L’Imbut
Aujourd’hui Bruno nous propose de randonner dans un site
sublime : les Gorges du Verdon. Nous y ferons un parcours à fond de canyon, l’une des plus belles randonnées des Gorges : Le Sentier de
l’Imbut.
Après une longue route, nous voici arrivés près de l’Auberge des Cavaliers.
Jean nous donne des nouvelles de Roland, victime d’un "gros coup de
fatigue", après un semi-marathon. Nous espérons, Roland, que tu vas vite retrouver la forme. Et nous guider à nouveau dans de belles randonnées.
Puis Bruno nous présente le parcours : « On va descendre de 350 mètres pour atteindre les rives du Verdon. Nous longerons la rive gauche de la rivière jusqu’à l’Imbut. C’est là que nous pique-niquerons. Au retour on ne fera pas la montée au sentier Vidal, qui est difficile voire dangereuse. Et impossible avec un groupe aussi important ». Car nous sommes aujourd’hui 22 randonneurs. Pleins de courage pour affronter cette rando qui promet d’être difficile. « Il y aura des passages délicats, des roches glissantes. Tenez vous bien à la main courante » nous dit Bruno.
Puis il nous parle de la flore, notamment d’un genévrier de 2500
ans, qui pousse la tête en bas. Quant à la faune, les gorges regorgent d’oiseaux dont les chants mélodieux nous accompagneront toute
la journée. Et pour finir, les demoiselles. « Mais je vous en parlerai plus loin » ajoute Bruno.
« Mais l’Imbut, c’est quoi ? » demande une randonneuse. « L’Imbut, c’est un chaos de rochers sous lequel disparaît le Verdon ».
Aujourd’hui nous accueillons Daniel, un ami de Marie. Bienvenue parmi
nous.
Après une photo de groupe, nous attaquons la descente dans les gorges profondes. Nous voici très vite dans les rochers. « Faites attention où vous mettez les pieds » nous dit Bruno. Il ne le répétera plus. Mais le conseil vaut pour toute la journée !
Bruno nous prévient : « Voici le premier passage délicat ». Ce
sont quelques rochers qui forment des marches très hautes. La pierre est patinée et glissante comme une savonnette.
Gare à la chute ! Heureusement une main courante nous permet de franchir ce passage en toute sécurité. Au retour, nous pourrons dire que ce passage
« délicat » n’était que de la gnognotte, comparé à ceux qui vont suivre.
Nous poursuivons notre descente, précautionneusement. L’allure est modérée. Bruno arrête fréquemment le groupe de tête pour attendre les derniers. Nous commençons à apercevoir les falaises vertigineuses qui dominent le Verdon.
Puis voici le Verdon et son eau d’un beau vert pâle. Nous nous arrêtons
au bord de la rivière, sur une jolie plage. Il est 10 heures. C’e
st l’heure de la pause casse-croûte.
Bruno nous parle du Verdon : « Le Verdon, affluent de la Durance, prend sa source près du col d’Allos à 2150 mètres d’altitude. Il a creusé une entaille dans le plateau calcaire et formé des gorges magnifiques dont les plus célèbres forment le Grand Canyon. Long de 20 km, il enserre le torrent entre des falaises atteignant jusqu’à 700 mètres de surplomb. Le débit est maintenant faible, de 8 à 30 m3 par seconde. Avant la construction des barrages de Castillon et Castellane, il atteignait 800 m3 par seconde !
La coloration de l’eau est due à sa richesse
en fluor. Les premiers occupants appelaient cette rivière « le Dieu des Eaux Vertes ». C’est sa couleur émeraude très particulière qui lui a donné son nom :
Le Verdon ».
Nous reprenons notre route. Au son assourdissant des flots tumultueux du Verdon, dont le bruit ne nous quittera pas de toute la journée. Le sentier longe la falaise à travers la forêt de chênes, de pins et de buis. Nous arrivons à présent sur une plage de galets. Devant nous se dresse la Passerelle de l’Estellié qui enjambe le Verdon.
Arrivés à la passerelle, nous marquons une pause. Bruno nous parle.
Mais sa voix est couverte par le bruit de la rivière. Seuls les premiers peuvent l’entendre :
« Cette nouvelle arche en structure métallique, ultra
moderne, permet de franchir le Verdon et de rejoindre le chalet de la Maline, départ du Sentier Martel. Cette passerelle, officiellement ouverte depuis 2004,
remplace l’ancienne, qui a été emportée par les fortes crues du Verdon en novembre 1994. Entre temps, pompiers et randonneurs traversaient la gorge avec des tyroliennes de
fortune, en fil de fer ! ».
Puis Bruno nous invite à emprunter la passerelle, pour admirer la vue
sur le Verdon. Il nous répartit en deux groupes pour éviter de surcharger la passerelle. Chaque groupe grimpe à son tour. La passerelle bouge et se balance sous nos pas. Quelle délicieuse
sensation !
Nous reprenons notre chemin le long de la rivière. Le sentier monte puis redescend près de l’eau. Nous traversons un bois avec des hêtres de belle taille. Deux jeunes gens nous doublent. Ce sont sans doute des amateurs d’escalade, comme nous en verrons plus loin. Nous les suivons.
A présent nous devons monter
sur une planche, disposée pour permettre l’escalade d’un
rocher. Nous passons sans difficulté. Puis soudain devant nous, le sentier disparaît. Jean
arrive à la rescousse et constate que ce passage est plus que délicat. Il faudrait pour le franchir, enjamber le vide et sauter sur des rochers. Il faut se rendre à l’évidence : nous nous
sommes fourvoyés. Nous croyions suivre Bruno et la tête du groupe. Mais ils ne sont pas passés par ici.
Nous rebroussons chemin. Voici de nouveau la planche. Cette fois-ci nous la descendons. Excellent exercice pour nous aider à conserver notre équilibre.
Qui veut refaire un tour de planche ?
Puis nous prenons le sentier qui longe la rive du Verdon. Et nous
rejoignons Bruno et son groupe de tête. Même pas inquiets ! Tout juste éton
nés de notre lenteur.
Nous poursuivons notre chemin dans les bois. Le sentier se fraye un passage parmi les rochers, toujours aussi patinés et glissants.
Heureusement des arbres nous permettent de nous hisser ou de nous
retenir en franchissant les passages les plus difficiles. Leurs troncs sont doux au toucher. Seraient-ils polis par les mains des randonn
eurs qui s’y accrochent ?
Puis le sentier remonte à une vingtaine de mètres au dessus du Verdon. Nous longeons la falaise. La vue sur le torrent est magnifique. Puis le sentier redescend ensuite sur une roche bien glissante. Heureusement une main courante nous permet de nous accrocher.
Nous arrivons maintenant au «Styx». Cet endroit est un mini canyon, à l’intérieur du Grand Canyon. Avec des vasques et des marmites creusées dans la roche calcaire. Il a été baptisé ainsi par
le spéléologue français Édouard Alfred Martel, lors de son exploration du Verdon, avec une équipée d’hommes et de matériel, en 1905. Le «
Styx » étant l’un des fleuves menant aux Enfers.
Puis nous atteignons le «
passage du mauvais gué » ou « Maugé ». Cet endroit est un chaos de blocs de rochers, sous une grande voûte.
Puis, voici à présent « la Grande Vire », le passage le plus vertigineux de notre randonnée. Nous
dominons la rivière d’une vingtaine de mètres. Le sol est glissant. Nous gardons en permanence une main sur le câble tenu par des anneaux fixés dans la falaise. Sans cette main courante, le
passage serait vraiment trop risqué. Attention aussi à ne pas heurter de la tête quelques
rochers en surplomb !
Ce passage vertigineux se termine au niveau de l’eau. A tel point que
les rochers sont humides et glissants sous nos pas. Et qui plus est, la main courante est trop courte d’un bon mètre. Avec l’aide de Joël, nous passons tous avec beaucoup de précaution. Ca y est,
nous en avons fini avec ce dernier passage délicat. Une stèle à la mémoire d’un jeune homme de trente ans
nous rappelle - si besoin est -, qu’il faut être très prudent.
Encore quelques minutes et nous apercevons la plage sur laquelle nous
devons pique-niquer. A mesure que nous descendons, nous constatons que la place est déjà prise par d’autres randonneurs.
Nous nous installons donc tant bien que mal dans la pente qui domine la petite plage. Devant nous s’étend une vue magnifique sur le Verdon qui dévale en
contrebas.
Après notre déjeuner bien mérité, Bruno propose : « Que diriez-vous d’une petite promenade digestive ? » Et d’ajouter : « Il serait dommage de se priver d’une petite escalade sur le chaos de l’Imbut ».
Bruno entraîne ainsi avec lui une dizaine de randonneurs. Le sentier
aboutit au fameux chaos de rochers de l’Imbut, sous
lequel disparaît le Verdon. Et
sur lequel on peut tenter de s’aventurer. Nous pourrions peut-être sauter de rochers en rochers. Avec agilité, bien sûr.
Mais nous préférons la sécurité, en marchant à quatre pattes.
La progression n’est pas facile, mais nous atteignons des cheminées par lesquelles on aperçoit « le flot
bouillonnant du Verdon sous les blocs ». Un spectacle magnifique qui à coup sûr valait le déplacement ! (Note du blogueur : J’en parle avec d’autant plus d’objectivité que je n’y étais
pas !)
Car les moins audacieux (ou les plus raisonnables) ont préféré attendre
Bruno et son petit groupe aventureux. Nous sommes assis à l’ombre. Une petite brise nous rafraîchit agréablement. Certains ont attaqué une belote. D’autres font la sieste,
bercés par le bruit de la rivière. Mais que devient Bruno ? Ils en mettent un temps pour leur petit crapahut dans les rochers !
Enfin les voici. Nous reprenons le chemin du retour.
Puisque nous n’allons pas rentrer par le sentier Vidal, le chemin du
retour n’est autre que celui de ce matin. Ceux qui ont apprécié la Grande Vire et le sentier au-dessus du vide, sont heureux. Ils ont gagné un deuxième passage !
Le sentier grimpe et domine à nouveau le Verdon d’une vingtaine de
mètres. A présent nous marchons à l’ombre. Il fait un peu moins chaud. Nous retrouvons les mêmes rochers polis et glissants. Avec par endroits d’énormes racines. Tout semble prévu pour nous faire
trébucher. Et à regarder ses pieds, on en oublierait les branches basses !
Sur la droite, nous apercevons quelques randonneurs qui attaquent la fameuse grimpette à flanc de falaise, vers le sentier Vidal. Mais nous restons sagement près de la rivière.
Et revoici la Gra
nde Vire. Nous retrouvons avec bonheur les mêmes sensations : la main courante à droite, le vide à gauche et le sol glissant. Puis nous voici dans les bois. Rochers,
racines, nous connaissons bien tous les pièges. Nous progressons rapidement.
Une heure plus tard … « Au
fait, on n’a pas encore vu la passerelle ! » lance Joël. C’est vrai, nous l’avions oubliée cette passerelle. Décidément, le chemin nous paraît plus long cet
après-midi !
Enfin nous approchons de la passerelle. Bruno marque une pause pour porter secours à Dominique. Qui s’est blessé au tibia. (Bienvenue au club, Dominique !) Encore une fois, grâce aux bons soins de Bruno, on évitera l’amputation.
Puis nous reprenons notre chemin. Voici bientôt la petite plage où nous avions cassé la croûte ce matin. C’est enfin le moment pour Bruno de nous parler des demoiselles. « Ce royaume naturel des Gorges du Verdon, où le minéral prime si souvent le végétal, est le paradis des demoiselles. On en compte une soixantaine d’espèces qui hantent les falaises de 400 mètres formant l’Etroit des Cavaliers. Autrefois ces demoiselles étaient baptisées de prénoms féminins : Françoise, Marie, Nicole, Geneviève … Cette charmante appellation disparut avec Carl von Linné, le grand naturaliste suédois qui les baptisa "libellules". Pourquoi libellules ? Parce qu'un naturaliste de Montpellier, Guillaume Rondelet (1505-1566), avait noté une similitude entre ces demoiselles et le "Libella", poisson marin bien connu ».
La pause « demoiselles » est terminée. Il ne nous reste qu’à remonter vers nos voitures. Ce matin, nous sommes descendus de 350 mètres. Il nous faut donc les
remonter. En grimpant le plus souvent au soleil. Dès les premiers mètres, la chaleur nous accable. Certains ont épuisé leur provision d’eau. Cette dernière grimpette va leur paraître
longue !
« Je ne reconnais pas la
descente de ce matin » déclare Jean-Marie. Pourtant ce sont bien les mêmes rochers, les mêmes hautes marches, le même passage délicat avec sa main courante, la même petite
échelle. Mais c’est plus long que ce matin ! Certain(e)s souffrent. En silence. Ou alors on ne les entend pas, car ils (ou elles) s
ont loin derrière.
Tandis que Bruno caracole en tête, le groupe s’étire terriblement. Heureusement, nos deux valeureux serre-files, Daniel et Jacky, toujours aussi efficaces, se chargent de ramener toutes leurs brebis au bercail. Seule Cathy manque à l'appel. Restée à l'arrière du groupe de tête, elle a très gentiment attendu les retardataires. Les dits retardataires ont pris un raccourci – à moins que ce ne soit Bruno ? – et n'ont pas vu Cathy. « Sûr qu’on ne m’y reprendra plus ! » nous dira-t-elle.
Après une boisson rafraîchissante prise à l’auberge des Cavaliers, tous nos petits malheurs sont vite oubliés. Nous sommes fatigués. Mais heureux d'avoir fait cette grande randonnée. Que Bruno décrit dans ses notes personnelles, comme "un véritable parcours du combattant où alternent roches glissantes, passerelles, passages de câbles, échelles,…"
Merci Bruno pour cette magnifique randonnée, dans ce site sublime aux panoramas grandioses.
Merci aux photographes : Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard.
Encore quelques photos :
Devant la passerelle
Sous les rochers
Le long de la falaise
La Grande Vire
Le chaos de l'Imbut
Et toujours le Verdon
Alternance de pointes rocheuses, de petits îlots et de baies magnifiques où se trouve une partie des plus belles plages de la côte, cet
itinéraire vous enchantera.
L’arrivée sur la plage de Cabasson vous offrira une vue imprenable sur le Fort de Brégançon, datant du XI ème siècle, qui est la résidence officielle mais surtout de villégiature des Présidents de la République Française.
Nous traverserons des domaines viticoles exceptionnels, le domaine de Léoubé et celui du château de Brégançon.
Caractéristiques techniques :
Parcours N ° 1 : Longueur : 16 Kms 218, Dénivelée : 300 m, Niveau : Moyen Médio.
Parcours N ° 2 : Longueur : 10 Kms 875, Dénivelée : 198 m, Niveau : Moyen Moderato.
Responsable : Jean 06.68.98.13.62
UTELLE
UTELLE
Aujourd'hui, nous allons revenir dans les Alpes Maritimes pour grimper jusqu'à Utelle.
Roland nous avait déjà programmé cette rando le 3 décembre 2009. Mais, souvenez-vous ou allez revoir les photos prises sur le parking de Boulouris ce jour-là. 5 randonneurs
s'étaient retrouvés sous la pluie : nos trois guides, Bruno, Jean et Roland et nos deux normands, Alice et Jean-Louis. Les trois premiers étaient "obligés" mais les deux autres avaient l'habitude
des climats plus humides… Bien sur, la rando fut annulée.
La météo n'est pas excellente mais nous ne devrions pas avoir de pluie (un petit risque pour la fin d'après midi peut-être).
Pas beaucoup de place sur le petit parking au-dessus du cimetière du Cros d'Utelle à 360 m d'altitude, minuscule lui aussi. Le ciel est bien gris et les nuages couvrent les deux
versants de la vallée de la Vésubie. Encore un mauvais jour pour les photographes !
Le joli clocher du Cros évoque pour Claude Lalande un minaret et c'est vrai qu'en y regardant de plus près…
Roland nous explique, cartes à l'appui, " Nous allons monter tous ensemble jusqu'à Utelle à 800 m
d'altitude avec une forte montée au
début. Donc nous allons adapter notre vitesse de progression à ce relief. Le pique-nique est prévu à Utelle et pour le retour, ceux qui ne voudront pas revenir par le bas du Vallon du Riou
sec (quelle poésie dans ces noms de lieu ! ndlr) avec une grosse descente et une non moins forte remontée, ils reviendront par le même chemin, sous la conduite de Jean Borel. Cette formule voulu par Jean, permet de faire participer le
maximum de personnes à toutes les randos. Au passage, il a créé une troisième variété de marcheurs, les " moyennes jambes" !
Utelle comprend les hameaux de Chaudan, St-Jean-La Rivière, Cros d'Utelle, où nous sommes, Suquet, et Figaret ".
Il est 9 h lorsque les 31 marcheuses et marcheurs( Jean a réussi son
pari, quel effectif !) attaquent la montée sur un chemin très caillouteux et dont la pente s'accentue. Nous sommes sur le GR 5 qui relie Thonon-les-Bains à Nice à travers les Alpes. Montée en lacets nous permettant progressivement de découvrir la
vallée de la Vésubie. Quel dommage que le soleil soit caché derrière cette brume ! On ne voit même pas la cime de Roccasiera si chère à Jean Borel. Ce chemin, construit à flanc de montagne avec
parfois des a-pics impressionnants (les fameux passages aériens évoqués dans le descriptif) est nommé chemin de
l'échange. A l'époque, il n'existait pas de piste dans la vallée et les paysans descendaient par ce chemin pour vendre jusqu'à Nice,
les produits de leur ferme, animaux, produits laitiers, châtaignes. Au retour, ils remontaient des produits manufacturés et des bijoux pour leurs épouses. Sur ce chemin ils avaient en
tête une charte non écrite protégeant de l' attaque des bandits. Mais cette charte était purement virtuelle car les fameux bandits sévissaient quand même. C'est
ce que Roland nous expliquera à la première pause pour "effeuillage".
Quant à nos marcheurs, ils sourient aux photographes malgré la
difficulté de la progression. Avant d'atteindre la chapelle St.Antoine, à 10 h, Roland décide de s'arrêter un moment pour la "pause banane". Le paysage est impressionnant. En face de nous, de
l'autre côté de la Vésubie, Duranus où nous avons randonné l'année passée avec le saut des Français, haut lieu de la résistance des "Barbets", mouvement d'opposition des habitants de la région,
opposés au rattachement du Comté de Nice à la France révolutionnaire.
Depuis le début de la montée, de jolis arbres fleuris nous intriguent. Personne n'a pu les identifier et c'est Roland qui grâce à son livre magique nous donnera leur nom, "Amélanchier Ovalis". Bravo à notre guide, par contre, nous
n'aurons aucune difficulté pour reconnaître les hellébores et les euphorbes hérissons.
Notre colonne s'étire tout au long du chemin où il n'est pas
possible de marcher de front.
La pente est maintenant plus réduite avec une succession de petites montées et de petites descentes et enfin nous atteignons la chapelle St. Antoine. Joli petit édifice, en bon état et simplement fermé par un crochet. Belle décoration intérieure. Surprenant que son accès soit libre!
Roland évoquera pour nous la vie "d'Antoine de Padoue, né en 1195 à Lisbonne, descendant de Charlemagne, très cultivé il sera envoyé à Rome comme conseiller du pape Grégoire IX. En 1230, il sera envoyé à Padoue où il poursuivra ses prêches. C'est dans cette région qu'il mourra le 13 juin 1321 laissant une œuvre considérable".
C'est auprès de cette chapelle que nous prendrons la photo du groupe au
grand complet. Tony, dont c'est le Saint patron, se fera photographier devant la chapelle et c'est Michel qui marquera notre passage sur
le Livre d'Or.
"Nous allons repartir et traverser une grande forêt de châtaigniers, nous dit Roland, et je vais donc vous parler de cet arbre dit " l'arbre du pauvre" car pendant longtemps il a joué un rôle important dans l'alimentation humaine. Tout est utilisable dans cet arbre depuis la feuille : emballage et aromatisation des fromages, au bois : charpente, couverture de toit (lauze) et … castagnettes. Ce bois, riche en tannins éloigne les araignées. Mais n'oublions pas l'alimentation avec les marrons (une amande par bogue) et le châtaignes (2 à 5 amandes) avec un menu permettant de bien aborder une randonnée : Mousseline de châtaigne (crème de marron, chantilly et crème pâtissière) puis gâteau de châtaigne pour accompagner, purée de châtaigne et pour finir, châtaignes grillées avec le café."
C'est effectivement cette forêt que nous traversons
maintenant. Le chemin est bordé de murets très moussus mais il est recouvert de
feuilles ce qui rend notre progression très agréable d'autant plus qu'il est pratiquement plat, même pas un faux-plat dont on parle souvent dans nos randos. Puis nous atteignent
les premiers bêlements des moutons dans les restanques à notre gauche.
Ils sont à moitié dissimulés dans les arbres et nous ne les aurions pas aperçus s'ils ne s'étaient
manifestés. Quelques agneaux ont résisté aux festins de Pâques…peut-être sont-ils nés trop tard !
A notre droite, sur un versant sud-est, assez sauvage, nous apercevons notre chemin qui monte encore. Pour l'atteindre nous allons traverser le Rio Sec qui porte bien son nom. Nous le retrouverons cet après-midi, un peu plus bas, mais toujours aussi sec.
Nous cheminons maintenant dans un décor assez minéral, parsemé d'euphorbes hérissons et de thym fleuri, jusqu' à un virage d'où nous découvrons Utelle. Le soleil a fait un petit
effort et nous pouvons admirer les sommets enneigés du Mercantour, le Mt.Gelas qui domine, les deux Capelets et d'autres sommets qui jouent à cache-cache avec les nuages.
Dans un vallon de marnes noires, comme à Thiery la semaine passée, nous redescendons jusqu'au ruisseau, celui-ci n'est pas sec et un pont de bois le traverse. Ce pont a été reconstruit en 1991 par les "Sapeurs Forestiers" comme l'indique l'inscription gravée sur la première traverse.
Située au confluent du Var
et de la Vésubie, la commune d’Utelle, autrefois bourgade importante située au carrefour des sentiers muletiers de
communication entre les vallées de la Tinée et de la
Vésubie, est aujourd'hui un village très touristique avec le pèlerinage à la Madone d'Utelle, son église
classée Monument historique. Sa population passe de 150 habitants en hiver à près de 500 en été.
Le nom UTELLE viendrait du nom d'une peuplade ligure les Uels, en 1200 elle devint Castrum de Utellis. Le village à la forme typique d'une étoile où les rues convergent vers la place où il fait bon se retrouver. Village médiéval, en se promenant dans ses ruelles,
on pourra y découvrir des vestiges d'enceintes et de fortifications datant du moyen âge, des façades originales en "trompe l'oeil" et de remarquables cadrans solaires.
C'est effectivement un joli village à 800 m d'altitude à partir duquel on peut atteindre la fameuse Madone à 1174 m,
le Mt. Tournairet à 2085 m et le Brec d'Utelle à 1606m. En gagnant la sympathique place centrale, on peut remarquer de superbes linteaux sculptés
dont la signification nous échappe souvent.
Nous gagnons l'espace Ninette Christini tout en haut du village, plate-forme herbeuse qui surplombe la vallée de la Vésubie. Elle est équipée d'une table d'orientation qui nous permet de nous positionner parfaitement au milieu de ces montagnes. Heureusement le soleil continue de nous
envoyer quelques rayons qui ont illuminé notre pique-nique pris sur place.
Réconfortés par notre déjeuner, nous rejoignons la place centrale et visitons la fameuse église St Véran. Avec son porche gothique et son portail sculpté racontant la vie de St.Véran, l'église est un mélange de roman et de baroque. Souvent remaniée, elle est le reflet de la
richesse passée d'Utelle et daterait du XIV ème siècle. Romane à l'origine, détruite par un tremblement de terre en 1452, elle fut reconstruite par le prieur Claude de Grimaldi qui
sauva le rétable en noyer sculpté en bas relief .
Comme élément remarquable, on peut citer le retable de St Antoine
(décors de Caldero) 1722, les fonts baptismaux en pierre recouverts par une pyramide en bois sculpté, un magnifique tableau de l'annonciation (XVI ème), une toile représentant Amédé IX, Duc de
Savoie, faisant l'aumône, une autre montrant St Michel
dans son armure et enfin une chaire sculptée d'où sort un bras portant un crucifix.
A la sortie de l'Eglise, une pauvre mendigote nous demande l'aumône mais nous ne sommes pas Amédé IX. En fait, c'est une habile comédienne et vous l'avez certainement reconnue. Nous ne lui donnerons même pas un centime.
Mais il est temps de repartir. Roland réunit ses 17 marcheurs qui vont se lancer dans une folle descente. Plus tranquillement Jean et ses 12 "moyennes jambes" vont rebrousser chemin. Nos trajets vont se rejoindre à la Chapelle St.Antoine, mais il est convenu de ne pas s'y attendre.
La descente avec Roland se fait à très vive allure, tout d'abord en coupant les virages de la route puis dans un sous-bois de la forêt du Colombier. Un tapis de feuilles de chêne, c'est agréable pour marcher, mais quand ça cache des
cailloux glissants, c'est moins agréable. A 15 m de dénivelée négative à la minute (Jean-Marie s'emmêlera un peu avec les secondes…), il ne faut pas se rater. A cette cadence nous arrivons très
vite au Riou Sec, toujours sec, où Roland nous offre une petite pause. Michel en profite pour mettre ses mollets à l'air. Mais ça ne marche pas tout seul. L'assistance d'Annie, spécialiste du
"dépiautage des lapins" sera nécessaire.
Et ça repart avec une bonne petite montée suivie d'une courte descente nous conduisant dans un
vallon profond et bien ombragé. C'est superbe mais pas question de faire des photos, ça va trop vite, il faudrait faire de la pose car c'est très sombre. A la sortie du vallon nous commençons la
remontée vers la chapelle St.Antoine et là, ça monte sérieusement. Le soleil a justement la bonne idée de se réveiller vigoureusement rajoutant un
gros plus à la difficulté au collet de Millehommes. Et c'est bien heureux, n'est-ce pas Dominique, que nous atteignons les Granges de Villars. C'est un hameau abandonné , 30 mètre en dessous de
la chapelle. Une pause bien agréable permet de se rafraîchir le gosier. Les ruines des habitations montrent une structure classique à deux niveaux, l'inférieur réservé aux bêtes, le
supérieur aux gens.
Nous repartons vers la chapelle où nous ne nous arrêterons pas, l'objectif étant maintenant de rattraper
le groupe de Jean. Très vite nous les apercevons de l'autre côté du vallon, à environ 500 m devant nous. Nous rattrapons d'abord leur arrière-garde composée de Jacqueline et ses deux chevaliers-servants, Bruno et Daniel : "Courage ma grande !" . Nous les dépassons, entraînant Daniel dans
notre sillage. Les deux groupes se sont rejoints sur ce mauvais chemin, encore plus désagréable qu'à la montée. Jean est très satisfait de sa petite troupe qui a parfaitement
descendu.
Voici maintenant le Cros…et nos voitures. Le groupe de Roland aura fait une dénivelée positive de 900 m. Pas mal !
Départ pour le pot de l'amitié au Bar des Deux Vallées où nous avons nos habitudes. Bruno et Jacqueline nous y rejoignent et profitent de la diversité des gâteaux que chacun a apportés. Un remerciement spécial à IRMA qui nous avait préparé des biscuits parfumés à l'anis.
Merci ROLAND pour cette belle balade et pour toute la documentation préparée pour notre culture générale. Merci aussi à JEAN pour avoir permis à un maximum de marcheurs d'avoir participé à cette journée.
Merci aux photographes, Jean , Jean-Marie , Gérard et LALANDE.
La semaine prochaine : Jeudi 29 Avril à 7 H 00 : Gorges du Verdon ( 83 ) . L’IMBUT
Départ des voitures pour une
randonnée
dans un site sublime : Les Gorges du Verdon (83), des
Cavaliers à l’Imbut,
à fond de canyon une promenade typiquement varoise. Le
Verdon
saigne le plateau et sculpte des panoramas grandioses. Moyen / Medio - Délicats par endroits : roche
glissante si humidité, passerelle, passage de câble – 7 kms 500 - 5 h 00 – Déniv. : 600
m - Repas et boisson à sortir du sac.
Pour cette randonnée : Soyez bien équipé, bonnes chaussures de marches, eau (2 litres), chapeau – Evitez de boire l’eau du Verdon, évitez aussi de vous y baigner (lâchers d’eau imprévisibles) – Restez sur les sentiers balisés – Ne jetez pas de pierres – Ne surestimez jamais vos capacités –
Responsable : Bruno
Quelques photos en bonus
C'est parti
Le "Saut des Français" à Duranus
L'abreuvoir des moutons
Record de paraboles
Bien installés !
L'Eglise St.Véran-Portail Jamais vu une telle chaire !
Le groupe de Roland
Le groupe de Jean
Thiery- Les Petites Jambes
THIERY- Ne nous oubliez pas!
(dixit "Les petites Jambes")
Pendant que les
12 randonneurs du 1ergroupe commencent à s’élever, les 15 marcheuses et marcheurs restant vont à la découverte
de la chapelle de la Madone un ancien prieuré de Saint-Honorat-de-Lérin. Elle fut complètement reconstruite au XVII° siècle. La façade Ouest est assez mal restaurée. Par contre le bâtiment
agricole voisin conserve, surtout les façades orientales, des appareillages et des encadrements d‘ouvertures de très belles qualité et qui peuvent remonter au XIV° siècle. C’est
un des exemples les plus intéressants d’ermitage médiéval dans la montagne niçoise. C’est un lieu de pèlerinage.
Après cela, nous commençons à mettre nos pas dans
ceux de nos amis qui nous précèdent. Le soleil est présent et nous faisons une première halte pour un
effeuillage. A hauteur
du « Clos » nouvel arrêt pour se reposer et boire. La montée continue à se faire tranquillement. Les langues vont bon train.
Nous passons devant les ruines Ribaudas pour atteindre une fontaine et les ruines de la Villa Souberre.
Certains profitent de cette eau claire, mais fraîche, pour se laver les mains. Nous décidons que cette aire dégagée et ensoleillée est impeccable pour faire la pause
« banane ».
Nous abandonnons la piste pour prendre un chemin (GR 510) descendant en sous-bois. Nous rencontrons plusieurs petits névés et les premières primevères.
La température se rafraîchit. Il faut se couvrir à nouveau. Nous poursuivons en descente pour venir buter sur une source captée. Là, nous retrouvons une belle piste et cheminons en
surplomb du ruisseau « le Roudiquié » Le parcours change de direction. Les pentes de chaque coté de la piste sont raides et couvertes de forêts difficilement exploitables dans ces lieux
aussi accidentés.
Le talus gauche de cette piste est haut et pierreux. Nous évitons de marcher de ce coté car de nombreux cailloux en tombent et jonchent le sol. En contrebas
coule la rivière de « l’Arsilane ». Nous progressons toujours en descente, tantôt au soleil, tantôt à l’ombre.
Elle nous ménage de magnifiques points de vue, notamment sur
le Grand Palier… Notre photographe, Claude, s’en donne à cœur joie.
Nous apercevons les premières maisons de Thiéry et les planches proches du village, terrains cultivables,
réservés aux céréales et à quelques pâturages. Actuellement, sauf quelques rares parcelles, les planches sont abandonnées et couvertes de ronces. A hauteur de la chapelle Saint Roch,
nous croisons une belle ânesse provençale et son fils bien poussiéreux, menés par des enfants au pâturage. Claude ! Claude une photo et tout le monde de caresser ces bonnes bêtes.
Deux cents mètres plus loin nous butons sur l’auberge, il est 11 h 30. Une charmante « thiéroise » nous informe, que la veille encore, Thiéry était sous
la neige.
Nous laissons nos sacs et avant d’arpenter rues
étroites en pentes, escaliers tournants, passages voûtés et hautes maisons anciennes avec séchoir dans les combles, nous jetons un coup d’œil aux ruines du château qui fut le siège et le berceau de la famille de Beuil, et séjour très apprécié des Grimaldi. Celui-ci fut en grande partie détruit sur ordre de Charles EmmanuelIII. « Le
maire de 1945 a détruit les derniers vestiges malgré tout ce que l’on a pu dire, pour en faire une aire de détournement » (aire d’atterrissage d’hélicoptère). Il reste un rectangle de 20
mètres sur 30, cerné de murs épais qui affleurent. Un pan a conservé son gros appareil sur le rocher au dessus de la route, ainsi que la base de la tour circulaire du nord/est.
Après la visite à la table d’orientation nous remontons sur l’esplanade de l’auberge.
Certains joueront aux cartes, d’autres, installés au soleil,
commenceront à discuter … en attendant le reste de la troupe ... ça rappelle Gouyette !!! (note de Jean-Marie)
Nous te remercions, Jean, pour cette agréable et belle sortie.
Merci aussi à Bruno qui, avec brio a entraîné les petites jambes, bien nombreuses aujourd'hui semble-t'il , et de plus a assuré la rédaction de cet article.