loisirs
Les lacs de Millefonts : 10 septembre 2009
Les lacs de Millefonts
Aujourd’hui Jean
Borel nous emmène randonner aux lacs de Millefonts, à proximité du Mercantour. Cette rando était prévue en juin mais fut remplacée pour cause de route fermée. Avec l'ascension de la tête des Margès (alt. 2550m), ce sera vraiment « la rando de la
rentrée ». Celle de Bruno, jeudi dernier, n’était en effet qu’une petite « mise en jambes ».
Nous partons de Boulouris à 7 heures, mais la route est longue. Il est
donc 9 h 40 lorsque nous arrivons sur le parking des Millefonts, au-dessus de Saint-Dalmas. Il fait à peine 10 °. Cette fraîcheur surprend certains – n’est-ce pas Dominique ? Qui,
pour tout vêtement, n’a qu’un tee-shirt ! Jean vient heureusement à son secours et lui prête un anorak. Nous sommes 18 randonneurs … enfin presque, car Claude et Rémi manquent à
l’appel. Ils se sont trompés de route. « Ce n’est pas grave, nous dit Jean, car Claude voulait marcher avec les
« petites jambes ». En effet on a prévu deux circuits. Le p
remier groupe grimpera aux lacs de Millefonts : le Rond, le Long, le Gros. Puis arrivés à la Tête
du Barn (alt. 2529 m), nous suivrons la ligne de crête – ce sera du hors sentier -, jusqu’à la Tête des Margès (alt. 2.550 m), notre point culminant. Ensuite nous redescendrons
jusqu’au lac Petit où nous rejoindrons le deuxième groupe pour pique-niquer ». « Qui vient avec moi ? » demande Jean. Nous
sommes 12 à le suivre. Les « petites jambes » conduites par Bruno, suivront nos traces jusqu’aux lacs, dès que Claude et Rémi seront arrivés.
Le temps d’une photo de group
e et nous commençons à
monter. Le soleil brille et la grimpette aidant, nous ne tardons pas à nous réchauffer.
Chemin faisant, Jean no
us précise :
« Nous remontons le vallon des Millefonts. Nous sommes sur la commune de Valdeblore, nous ne sommes pas dans le Mercantour. Nous ne ferons que le longer tout à
l’heure. » Peu après, nous atteignons le col de Veillos (alt. 2194 m), où nous marquons une petite pause. « Nous sommes sur le GR52. Nous
nous dirigeons vers le col du Barn que vous apercevez tout là-haut. Par contre, d’ici vous ne voyez pas les lacs, ils sont cachés. » Nous pou
rsuivons notre
grimpette. Nous passons au pied d’un immense éboulis d’énormes rochers – c’est autre chose que la petite caillasse de l’Estérel ! Sur notre droite, le Mont Pépoiri (2674 m). Sur notre
gauche, nous apercevons le lac Petit. « Il n’est pas grand » constate Dominique. Pourtant, le lac Petit est en fait le plus grand des lacs de Millefonts ! (U
ne digue construite en 1945 destinée à l’irrigation a fait monter son niveau de plusieurs mètres). Nous descendons à présent, mais ça ne dure
pas longtemps. A nouveau le sentier monte. « Nous sommes passés à côté du lac Rond » nous dit Jean.
« Mais il n’y avait rien à voir. Il est souvent à sec en fin d’été. » Il est 11 heures lorsque nous
atteignons le lac Long. Il serait temps de faire une pause casse-croûte : banane, ou pour cert
ain : pain au
chocolat tout frais (Page de pub : la boulangerie de Boulouris ouvre dès 6 heures, qu’on se le
dise !). « On va maintenant découvrir le lac Gros ». Quelques minutes plus tard, le voici sur la droite, en contrebas. Jean nous conte l’histoire de ce lac :
« Le lac Gros (alt. 2375 m) est le plus
encaissé de tous les lacs. Il était autrefois le plus important et le plus profond des lacs des Millefonts, alors qu’il est aujourd’hui plus petit que le
lac Petit ! Vers la fin du siècle dernier, une conduite souterraine a été construite. Elle permettait en période de forte demande d’eau, d’alimenter le canal d’irrigation des villages de La
Bolline e
t de La Roche. Mais depuis la dernière guerre, une faille s’est ouverte, empêchant le lac de se remplir normalement ». Nous voici heureux à présent, nous avons vu tous les lacs de Millefonts : du plus petit (à sec)
au plus grand (le Petit) !
Mais des nuages apparaissent dans le ciel. Il commence à faire frais.
Nous reprenons notre route jusqu’au col du Barn (alt. 2452 m). D’où nous découvrons un paysage magnifique. Devant nous le vallon de Salèse. Et sur la frontière italienne : la pointe Gieng (2888 m) , la tête
des Tablesses (2855
m), la cime de Frémamorte (2730 m), la cime du Mercantour (2772 m) et la cime de l’Agnel (2927 m). Derrière nous, les lacs de Millefonts et sur
notre gauche, voici le vallon des Mollières, (qui rappelle à certains une rando, où 6 ou 7 d’entre
nous, pressés de rentrer, s’étaient égarés. Nous avions dû les attendre pendant plus d’une heure !)
A présent nous progressons sur la ligne de crête. Nous
évitons sur notre droite la Tête du Barn (alt. 2529 m). Ca grimpe gentiment
mais une bise froide
nous fouette le sang. Certains commenceraient presque à regretter la douce chaleur de jeudi dernier ! Comme depuis ce matin nous n’avons pas vu la moindre végétation, hormis l’herbe
rase, quelques rares fleurettes et plus loin quelques maigres rhododendrons. Mais rien pour nous abriter du vent ! « Nous allons à présent
descendre, nous dit Jean, puis suivre un faux-plat qui nous mènera au sommet ». Mais le faux-plat est plutôt raide. Nous
atteignons
enfin la tête de Margès (alt. 2550m). C’est l’occasion d’une splendide photo de groupe.
« On a fait le plus gros. Et le
moins facile ! » Car il n’y avait vraiment rien de difficile…. « Et vous avez des paysages à vous couper le
souffle ! » C’est bien vrai. Surtout dans la dernière grimpette ! Nous en avions le souffle coupé ! A pr
ésent nous
redescendons. Pour regrimper à nouveau à flanc de montagne. En nous frayant un chemin dans l’herbe rase, parsemée de rochers. Nous atteignons le sommet d’une bosse. Vue plongeante sur le village
des Mollières. Puis nous redescendons sur le col Ferrière (alt. 2484 m). A présent ce ne sera plus que de la descente jusqu’au lac Petit. La descente est rapide. Mais attention aux herbes
glissantes et aux blocs de pierre qui parsèment le sol ! Il est plus
de 13 heures. Nous apercevons la lac Petit. Mais pas de « petites jambes » ! Où
sont-ils passés ? Il nous faudra atteindre le lac pour les découvrir, assis à l’abri du muret qui forme la rete
nue d’eau. Ils ne nous ont
pas attendus pour pique-niquer. C’est à présent à notre tour de nous restaurer. Le ciel nuageux laisse par instants passer quelques rayons de soleil. La température devient alors agr
éable, mais c’est quand même la fraîcheur qui l’emporte. Nous ne nous éternisons donc pas après notre pique-nique. Nous voici tous déjà prêts à
repartir. « Maintenant ça va être plat et après ça descend. Et ensuite on ira boire un coup ! » Jean sait trouver les mots qui gonflent le
moral de ses troupes. La descente se passe sans histoire : herbe rase et rochers toujours, quelques chardons par endroits. Devant le groupe s’arrête. Ils ont vu des marmottes. Mais elles ne
se laissent pas photographier ! De retour sur notre parking, Jean nous dira quelques mots de l’aigle royal, pré
sent dans tout le
Mercantour.
On retiendra que « l’aigle peut gagner de l’altitude, sans donner un seul coup d’ailes, en utilisant simplement les ascendances (remontées de masses d’air chaud) ». De quoi faire rêver les randonneurs fatigués par 690 mètres de dénivelée.
Après avoir laissé nos sacs et nos chaussures de marche
dans les voitures, nous allons prendre un pot bien mérité dans le jardin de notre bar-tabac favori. Une belle journée s’achève…
Merci Jean pour cette très belle randonnée aux paysages magnifiques. Merci aussi à Bruno de la part des « petites jambes ».
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN.
Encore quelques photos :
Les
« petites jamb
es »


Pique-niqueurs

Madeleine se réchauffe sous sa cape


Ra
ndonneurs et randonneuses

Lac
Petit
Pay
sages
à couper le souffle !

Roland s’est fait un copain
Prochaine randonnée : Jeudi 17 Septembre à 7 h 00 : Cime du Pisset (06) – Au dessus du Boréon
Circuit panoramique – Roubines (il faut aimer !). Au delà de la Cime du BISSET, le parcours coupera dans les roubines pour atteindre le Pas des LADRES puis plongera sur le lac de TRECOLPAS. Superbes paysages de montagne.
Durée : 6 h 00 – 11.500 km – Déniv. 1 170 m (mini 1670- maxi 2640) - Sportif - Repas tiré du sac
Roland COLLOMB 06.12.88.19.76La Forêt de Colobrere- 3 septembre 2009
La voici
cette reprise des randos tant attendue !!!
C'est Bruno qui s'y est collé. Pour la reprise il avait prévu une petite rando facile, proche de St Raphaël, avec 13,4 km et 520 m de dénivelé, au sud du Muy dans
la Forêt de COLOBRERE.
Il a fallu effectivement rappeler plusieurs fois que ce n'était pas Colobrière et que le "i" n'était pas resté dans le clavier.
Ce que Bruno n'avait pas prévu, c'était la météo. En effet, le fil rouge de la journée fut la chaleur, une des plus chaudes journées de l'été.
Au début, à 9 h 06, il fait encore bon quand Bruno fait le topo de la journée. Il insiste sur le petit raidillon pour aborder le sommet du CASTEL DIAOU
et le descente très raide qui nous ramènera dans le vallon.
Et c'est parti avec 19 marcheuses et marcheurs dont Arlette, une petite nouvelle, en fait notre doyenne.
Je vous préviens qu'aujourd'hui il ne sera pas question de petite fleurs. La végétation caractéristique est constituée de cistes desséchés et de chênes –lièges.
Tout d'abord, nous franchissons le Pont d'Aille, double pont chevauchant tout d'abord l'Aille puis l'Argens. A la surprise générale, Jean BOREL se déclare désorienté par le sens du courant opposé des deux rivières. Personne ne s'était
posé cette question… Un petit coup d'œil à la carte nous montrant le confluent des deux rivières leva l'ambiguïté.
Nous longeons l'Argens, bien plein à cette saison, ce qui ne manque pas de nous étonner vu la sécheresse que nous subissons depuis 3 mois. C'est rafraîchissant et
comme nous marchons à l'ombre, le moral des troupes est excellent. Maintenant, nous changeons de direction, plein est avec la première côte de la journée, bien désagréable, sous un soleil qui
commence à taper dur.
Au col de Cabredor, nous avons un petit répit et Bruno décide le moment de la pause banane qui permet de souffler un peu.
Le vent se lève et Yvette en profite pour jouer les cormorans se séchant les ailes !

Puis nous abordons une nouvelle montée avec une jolie perspective sur le Rocher de Roquebrune , face ouest que nous ne sommes pas habitués à
observer.
Mais qu'il fait chaud !
Nous parcourons une arête avec quelques chênes lièges rabougris, pas un poil d'ombre. Où est la dite FORÊT…
Arrêt à la côte 225. Bruno annonce que nous abordons la montée nous conduisant au sommet du Castel Diaou à 356m. Cette
annonce va saper le moral de Nicole BOREL qui décide de redescendre.
Elle propose à Yvette de l'accompagner. Finalement c'est Jean qui repartira avec elle alors que le groupe attaque la montée . Au
début tout va bien, mais la pente et la chaleur aidant, quelques marcheurs sont lâchés par le peloton. Franchissement d’une barrière électrique.
Francis tient la barrière et crie un "passez les moutons !" auquel le groupe répond par un bêlement collectif, preuve que tout va encore bien.
Dernière grimpette avant le sommet, celle annoncée par Bruno ce matin. C'est tout droit, bien pentu et en plein soleil. Aidée par Camille et Francis, Yvette, épuisée, atteindra enfin le Castel Diaou. Merci les gars !
Nous avons alors de ce sommet une vue panoramique à 360°, mais à part quelques chênes-lièges aux troncs noircis par un incendie
antérieur, des cistes desséchées et quelques cailloux, c'est bien le "Château du Diable".
Un peu dispersés pour rechercher l'ombre
nous sortons le pique-nique. Le vent est maintenant très fort, il souffle de l'ouest et nous rafraîchit bien. Mais dès que l'on descend un peu à l'abri de ce ventilateur naturel, c'est l'enfer
: nous sommes bien dans la maison du diable.
Dans cet univers plutôt hostile, Albert parvient quand même à trouver un coin pour la sieste : il fallait le faire!
Jean BOREL téléphone pour nous signaler qu'il est installé avec Nicole au bord de l'Argens , sur une petite plage paradisiaque et qu'il s'est baigné dans une eau à 21 °…
Pour nous ce n'est pas fini, il faut redescendre maintenant. Bruno avait annoncé ce matin une descente raide, mais où est-elle ? A près un tour du sommet, pas trace
de chemin, l'itinéraire indique que nous devons emprunter une saignée, mais rien dans la direction nord-ouest qui est la nôtre.
Décidant de suivre le GPS, le groupe
attaque la descente parmi les cistes et ça gratte les jambes. Comme nous sommes presque tous en short il y aura quelques mollets griffés ce soir.
Première chute spectaculaire de Daniel, les "quatre fers en l'air" parmi les cistes. Bon, il rigole, pas de bobo. Aux cistes s'ajoute maintenant quelques autres
argeras (Colicotum spinosas), secs, particulièrement désagréables et piquants. Tant bien que mal, nous suivons la bonne direction et le chemin est maintenant visible en-dessous de nous, tout
droit à 400 m environ. La pente devient plus sévère et les chutes se multiplient, toutes sans gravité…si ce n'est pour nos vêtements que le noir des arsins colore peu harmonieusement. Votre
rédacteur comptabilisera trois chutes, le GPS d'une main et l'appareil photo de l'autre.
Les troncs de chênes-lièges sont
très tentants pour se raccrocher mais, noircis par l'incendie, ils sont plutôt à éviter.
Arrivés à un replat qui s'avèrera être un ancien chemin, la végétation est tellement dense, qu'il faut "tirer un bord" vers le nord avant de pouvoir descendre à nouveau. Objectif, un autre chemin qui nous ramènera à notre piste. Alors que le groupe de 16, continue à gauche, Bruno va rechercher un autre accès à droite. Certains d'entre nous prennent l'aventure à la rigolade, mais quelques réflexions amères fusent de temps en temps. Le moral est dans les chaussettes. "Si j'aurai su..."
Francis a déjà retrouvé le chemin lorsque les 15 autres sont encore bloqués, à 10 m de
là, par un mur de ronce.
C'est là que Daniel gagnera sa médaille ( encore une) en sortant de
gros gants de son sac et avec l'aide du coutelas de Claude, il nous ouvrira un passage nous conduisant au chemin.
Là nous faisons le bilan : bras et jambes bien égratignés, Camille et Michel remportant la palme, du noir partout, sacs, vêtements, casquettes, visages (avec quelques traces de camouflage personnels). C'est Marie qui aura le plus de succès avec un superbe accroc…à son pantalon, au niveau de la fesse. La photo a été censurée.
Mais il manque Bruno que personne n'a vu. Appels, coups de sifflet, téléphone auquel il ne répond pas, la communication étant coupée. Trois éclaireurs remontent un peu du chemin puisque Bruno était parti à
droite. 
Toujours rien.
Grosse inquiétude.
Ouf ! le voici qui apparaît à peu près où nous l'attendions, à trois cent mètre de nous. Il était tombé dans un trou et ne pouvait en sortir. Finalement ayant pu se dégager de son sac il avait
réussi à s'en extraire. Séparé de nous par un éperon rocheux, il n'entendait pas notre sifflet.
Le groupe est reconstitué, l'essentiel des désordres vestimentaires réparés, les gosiers désaltérés, nous pouvons rejoindre notre piste .
Le tracé du GPS en vert foncé montre notre descente en dehors du tracé bleu
recherché.
En se retournant vers le sommet, nous apercevons effectivement la saignée, un peu à gauche de notre axe de descente, mais finalement pas très dégagée. L'information donnée à Bruno devait être assez ancienne et la végétation avait repris ses droits.
Il ne nous reste plus qu'à descendre sur cette large piste. Un mauvais
passage en pente nous permet d'admirer une
série de jolis entrechats de Michel qui se retrouvera étalé dans la poussière : rien de cassé, quelques égratignures de plus. La photo a été prise juste au début du pas de danse !
Nous n'avons pas parlé de la température depuis le sommet mais elle n'a pas baissé dans la descente. Alors, à ce moment là, nous avions d'autre chats à fouetter. Mais maintenant, nous la ressentons bien : il fait 39 ° sur le chemin. Pas un poil d'ombre ! Ce n'est qu'en arrivant près
de la rivière qu'elle va se réduire à 37 puis à 33 à l'abri des grands arbres.
Petit rafraîchissement pour certains dans l'Argens, trop court peut-être.
Pendant ce temps, Jean et Nicole ont renoncé à nous attendre et décidé de rentrer en patientant devant un demi bien frais au Muy. Ils croisent alors une jeep de pompiers intrigués et inquiets par nos cinq voitures : aujourd'hui, nous sommes en zone rouge pour le risque incendie !
Quant à nous, c'est avec beaucoup de plaisir que nous retrouvons nos voitures. Assoiffés, toutes les réserves de liquide sont vides, nous aspirons tous à déguster une grande boisson bien fraîche. Alors que nous roulons vers le Muy, nous sommes dépassés par un colonne de camions de pompiers se rendant sur un incendie que nous apercevons au nord du Muy vers La Motte.
Qu'il fut apprécié ce pot de l'amitié, hélas sans les Borel qui étaient partis se rafraîchir dans leur piscine.
Bilan de la journée : 13,9 km parcourus à la moyenne de 3,3km (sur le temps de marche) , et 600 m de dénivelée. 3 h 53 de marche et 3 h20 d'arrêt.
Merci Bruno de nous avoir guidé sur ce parcours qui était à priori sans problème.
Mais il faudra certainement en tirer des enseignements sur les risques incendie, les longues journées de Septembre qui permettent de rechercher un peu d'altitude donc de la fraîcheur et le fait que si nous annulons parfois des randos par mauvais temps il faut aussi parfois le faire par "trop beau temps".
Merci aux photographes Jean-Marie Chabanne, Bruno Guérin, Francis Oudart
La semaine prochaine, changement de décor et d'altitude: Jeudi 10 Septembre à 7 h 00 : Les lacs de Millefonts - Saint-Dalmas (06)-Une rando prévue en juin, remplacée pour cause de route fermée.
Les Lacs de Millefonds constituent un but idéal de promenade permettant une approche de la montagne à des gens qui, autrement, ne pourraient marcher longtemps sur sentiers. Les moins aguerris se contenteront d'un circuit réduit
passant par le lac PETIT et le lac GROS.
Pour les autres, le circuit proposé parcourt tout le cirque de Millefonds. Du col de BARN au col de FERRIERE, il se déroule en ligne de crête et hors sentier avec l'ascension de la tête de MARGES (2550m). Outre le lac PETIT, ce circuit nous conduira sur les berges du lac LONG, du lac ROND, et du lac GROS où les deux groupes se rejoindront.
2 Parcours
1er parcours : 4 h 30 - 9.000 km - Déniv. 690 m ( mini 2006-maxi 2530) - Sportif –
Repas tiré du sac
Jean BOREL 04.94.95.87.73 ou 06.68.98.13.62
2ème parcours : 3 h 00 – 6.200km - Déniv. 326 m ( mini 2008- maxi 2402)– Moyen / Médio - Repas tiré du sac
Bruno GUERIN 06.16.57.40.37
Encore quelques photos :
Le groupe au complet

Fait chaud n'est-ce

pas Mesdames !

Claude étend son
petit linge. Non il
n'a pas fait sa
lessive mais
il a mouillé le
maillot.

Albert a trouvé le
moyen de faire
la sieste.

Dans la descente.

Mais d'où sort-elle notre Denise ! Souris, tu as enfin retrouvé le chemin.

Short anonyme mais ô combien caractéristique !

Que de fraîcheur tout d'un coup.
La Reprise
Bon, il fallait bien que ça arrive ! Les vacances ne durent qu'un temps et il va falloir ressortir vos cartables, pardon vos sacs, vos chaussures, vos bâtons, vos cartes et autres boussoles ou GPS, enfin tout ce petit matériel qui va faire de vous un bon éleve pour la rentrée...et pour toute l'année.
Pour notre première sortie, jeudi prochain le 3 Septembre, Bruno nous a préparé un petit itinéraire pas loin de St.Raphaël.
Jeudi 03 Septembre à 8 h 00 : Forêt de Colobrère (83) – Non, il n' y a pas de faute de frappe, ce n'est pas Collobrière ! Une bonne petite rando facile pour se remettre en jambes en début de saison, tout près du Muy. Piste de crête panoramique avec une très forte descente
à partir du Castel Diaou (non ce n'es pas celui de la Colle Rousse).
4 h 00 - 13.480 kms - Déniv. 482 m (Mini 30-maxi 355) - Moyen / Médio - Repas tiré du sac
Bruno GUERIN 06.16.57.40.37Attention, il va certainement faire chaud : n'oubliez pas une bonne réserve d'eau, une coiffure et des lunettes de soleil.
Le programme complet de Septembre et Octobre a été mis en fin de blog.
Bonne rando et bon week-end.
Jean-Marie
Marches du Jeudi- Statistiques 2008-2009
DES CHIFFRES, DES CHIFFRES....
Cercle de Boulouris- Marches du Jeudi
Saison 2008/2009
Nombre de
randonnées....................................................: 43 parcours
Dont : - 8 avec 2 parcours,
-4 avec
restaurant
-2 par le train.
Nombre de randonnées annulées ( mauvais temps ).....: 8 parcours
Moyennes
Distance totale parcourue ................................. : 584 Km 13,588 km
Temps de marche total....................................... : 206 Heures 4 H
48mn
Dénivelée maxi...........................: 1010m-Le Caïre Gros-25/06/2009
Altitude maxi..............................: 2087m- Le Caïre Gros-25/06/2009
Moyenne des présents ....................................... : 23

Mini : 10-Salernes-13/11/2008
Maxi : 42-
St.Tropez-12/03/2009
Accompagnateurs ............................ ........: Bruno............ : 10
Daniel ......... ..: 2
Jacky .............: 1
Jean ..............: 25
Jean-Marie.....: 1
Roland ...........: 4
Jean BOREL tient à votre disposition le nombre de Km parcourus en voiture, le coût des trajets, le montant des notes de restaurants, le prix des pots, la moyenne d'âge des randonneurs et la répartition par sexe !!!
Et non chiffrables, la sueur , la fatigue, mais aussi beaucoup de joie et d'amitié .
Merci aux organisateurs pour leur dévouement et leur professionnalisme, aux accompagnateurs recherchant toujours les moyens de faciliter les parcours
sans perdre de participants, aux photographes apportant leur témoignage, aux blogueurs essayant de vous distraire en racontant vos exploits…et à vous marcheuses et marcheurs pour votre bonne
humeur et votre courage.
A bientôt, en Septembre
La Gordolasque : 26 juin 2009
La Gordolasque
Aujourd’hui nous arrivons au terme de notre séjour à St Martin-Vésubie.
Résumé des épisodes précédents :
Mercredi : visite avec Jean d’une vacherie reconvertie en élevage de chamois. Etonnant ! Suivie d’une initiation à la descente dans une coulée d’avalanche. Impressionnant !
Jeudi : montée au Caïre Gros à 2087 m, pour les « grandes jambes ». Magnifique ! Parcours de santé sous la houlette de Bruno pour les « p’tites jambes ». Tonifiant !
Aujourd’hui, pour clore en beauté ce stage de 3 jours
en montagne, Bruno a prévu une rando alpine aux lacs de la Foux et de Niré. Hélas, hélas, le temps est incertain. Nous risquons un orage. Ou pire encore, une avalanche, car il reste encore
beaucoup de névés en altitude. Bruno décide donc prudemment d’annuler.
Nous irons tous – non pas au paradis – mais à la Vacherie et au lac de Saint Grat, dans la vallée de la Gordolasque.
Tous, même Daniel, le mari de Marie, qui délaisse aujourd’hui son vélo.
Ce matin, ce sont donc 11 voitures – quel
convoi ! - et 38 randonneurs – un record ! – qui prennent la route de Belvédère puis du vallon de la Gordolasque. Nous voici 38 devant la Cascade du Ray, dont Jean nous dira : « La majestueuse cascade bouillonnante provoque des palpitations cardiaques tant le site est époustouflant. Elle tombe de 40 mètres dans un gouffre d’où l’eau
rejaillit en une poussière blanche ». Aujourd’hui, non seulement Jean conduit la rando mais il prend en charge la photo de groupe. Et faire entrer dans le cadre 38 randonneurs, –
excusez du terme – ça n’est pas de la tarte ! Il faut l’autorité du chef pour y parvenir !
La
cascade nous procure une agréable (?) sensation
de fraîcheur. Nous nous en éloignons vite pour suivre quelques instants la route. Nouvelle photo du groupe - du troupeau dirait-on - en marche. « On se croirait en période de transhumance » remarque Jean-Marie. C’est
vrai il ne manque que les bêlements ! Encore
que… En queue de troupeau, non, ce n’est pas un patou, mais Bruno qui est promu serre-file.
Puis nous quittons la route.
« On remonte la vallée de la Gordolasque » nous dit Jean. « Nous commençons par un petit sentier pendant 20 minutes. Ce sera la difficulté principale ! Nous
ferons un parcours de 9,5 km et 380 mètres de dénivelé. On pique-niquera sur le plateau près d’un lac de retenue. Au retour nous nous arrêterons à la Vacherie de la Gordolasque. Vous pourrez
acheter du fromage ». Nou
s grimpons le long du torrent dont la musique nous
accompagnera durant presque toute la rando. Jean nous annonce : « On vient de faire le plus
difficile ! » Déjà ? Et plus loin :
« Nous arrivons à un passage technique. Il y a un éboulement que nous devons
contourner ». Il nous faut en effet grimper au-dessus d’un arbre
déraciné puis redescendre. Quelques minutes s’écoulent, le temps pour tous de franchir le passage délicat. « Le rythme baisse ! » lance quelqu’un. C’était une blague… Un
peu plus loin nous marquons une pause. Jean nous
conte « la Gordolasque, paisible vallée : Au Nord, la crête frontalière avec l’Italie vous toise du haut de ses 3000
mètres. A l’est, la vallée des Merveilles et ses gravures rupestres. A l’ouest, la Madone de Fenestre. Et vous ? Tout petit, mais tellement bien au milieu de ce paysage surnaturel où on
s’attend à voir débouler à tout moment Heidi ou le petit Sébastien et son gros patou. Vous êtes au cœur de la vallée de la Gordolasque. La plus verte et la plus douce de la Vésubie
. (Var-Matin du 28/09/2005) »
Puis c’est la pause casse-croûte. Jean nous invite à croquer la pomme. Tiens ! La banane ne serait plus de mode ? Puis il nous parle à nouveau de la Gordolasque : « Plus haut c’est l’entrée du Parc National du Mercantour. Le royaume de la haute montagne où les lacs sont nombreux et les cimes de roc hautes et vertigineuses. Une Gordolasque chaotique avec ses éboulis rocheux et ses sentiers tortueux. Ils formaient jadis une des branches de la « route du sel » qui alimentait le Piémont à partir du comté de Nice. »
« Après notre
pique-nique, nous reviendrons par un agréable cheminement, sur l’autre rive de la Gordolasque ».
Nous poursuivons notre chemin et arrivons bientôt à la vacherie et au paisible hameau de Saint-Grat, parsemé de petits chalets. Nous franchissons la rivière et apercevons bientôt le lac
de Saint-Grat. Le groupe s’attarde quelques minutes dans ce lieu enchanteur. « Un peu plus haut on
arrivera au lac près duquel nous allons pique-niquer ».
Nous poursuiv
ons
notre grimpette. Le chemin est très agréable, bordé de fleurs et de plantes variées : renoncules, oseille sauvage, gentianes, oeillets. Et voici plus loin le barrage et son lac, dans un
cadre splendide. Des tables sont aménagées ça et là sous les arbres.
Nous nous installons autour des tables ou dans l’herbe et attaquons notre pique-nique. Il n’est que 11 h 30. Nous n’avons pas faim. Mais l’appétit viendra en mangeant. Grand Pierre nous a rejoint
en voiture. A la fin du rep
as, nous lui confierons nos poubelles.
Puis voici l’heure de la sieste pour certains. D’autre
s se promènent près du lac. La vue sur les montagnes enneigées est vraiment superbe. Quelques nuages s’accrochent à leur sommet. Voici un
bosquet de cytises lumineux près du torrent.
Il est 12 h 30. Nous commençons à nous préparer.
Car le ciel se couvre, le temps se rafraîchit. Gare à l’orage ! Nous nous dirigeons vers l’extrémité du lac. Jean nous compte et nous recompte. « Nous devrions être 37, car Annie est repartie avec son Pierre ». Mais il en manque un. Bruno nous recompte à nouveau au passage d’un petit pont. Ca y est,
le compte est bon : « Nous sommes bien 37 ! » Nous terminons le tour du lac. Puis voici plusieurs brins de ruisseau dont le
franchissement paraît délicat. Chacun se débrouille comm
e il peut. Certains s’entraident pour traverser le torrent. D’autres sont à l’affût, l’appareil photo en main. Mais sans succès ! Personne ne tombera à
l’eau !
Nous poursuivons notre descente sur le sentier qui
longe la Gordolasque. Au son de la musique du torrent. Et parmi une multitude de fleurs qui font la joie des botanistes : marguerites, renoncules, géraniums sauvages, pour les plus communes.
« Et celle-ci ? » « C’est une scabieuse ! » dit Jean-Marie. Et voici un magnifique parterre de campanules. Devant lequel Maurice tombe
en pamois
on.
Tandis que les derniers s’attardent à admirer les petites fleurs, le groupe s’étire. A présent une brise fraîche souffle, le ciel devient menaçant, il faut accélérer. Par chance, lorsque nous
sentons les premières gouttes, nous voici juste devant la Vacherie. Chacun enfile aussitôt un vêtement de pluie ou se couvre d’une cape. La pluie tombe fort à présent. Certains s’entassent dans
le local de ventes de la fromagerie. D’autres se plaquent, dos au mur contre un bâtiment annexe, protégés (à peu près) par l’avant-toit. Qu’allons-nous faire s
i l’orage éclate pour de bon ? Heureusement,
quelques minutes plus tard, la pluie ralentit. Sans tarder nous poursuivons notre descente vers les voitures. Jean nous annonce : « J’avais prévu de prendre un sentier bucolique sur la gauche. Mais si vous préférez, nous pouvons suivre la
route ». La réponse va de soi : nous préférons la route. Que nous
dévalons à un rythme soutenu. Bien heureux d’
arriver presque secs à nos voitures. Au final, nous aurons profité au maximum de cette journée. Comme des deux jours précédents. Allons fêter cette belle
randonnée – la dernière de la saison - autour d’un pot bien mérité ! Hélas, sur la route qui descend la vallée de la Vésubie, nous voici bloqués un quart d’heure par des travaux. Puis à
Plan-du-Var, le café où nous avons rendez-vous est fermé ! Tant pis, nous fêterons notre randonnée, lundi prochain au lac de l’Avellan ! L’apéritif est offert !
Merci Jean pour cette très belle randonnée de fin de saison. Bravo pour avoir conduit à bon port ton troupeau de randonneurs, avec l’aide de ton patou Bruno ! BONNES VACANCES A TOUS !
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, André TUPIN.
Encore quelques photos :
Le tr
oupeau en rangs serrés
Ca
grimpe !
Rocher e
n forme de chouette
Près
du lac de Saint-Grat
Piqu
e-
n
iqueurs
Randonneuse
s et
cytises


Aujourd’hui que de fleurs !
Alpa
ge
Le Caïre Gros : 25 juin 2009
Le Caïre Gros
Ce matin dès 7 h 30, nous nous retrouvons au petit déjeuner. Nous, les
« grandes jambes », car les « petites » ont droit à une grasse matinée. Certains ont mal dormi. Auraient-ils rêvé d’avalanches, à la suite de notre randonnée de la
veille ? Il est 8 h 30 quand nous prenons la route pour Saint-Dalmas. Nous sommes 16 randonneurs, répartis dans 4 voitures. Arrivés devant l’église du village, nous nous groupons autour de
Jean qui nous présente la rando. « Notre objectif est le C
aïre Gros (alt. 2087 m). Nous
nous dirigerons vers le col des deux Caïres (entre le Petit et le Gros). Ceux qui le souhaitent pourront nous attendre au col, tandis que les autres grimperont
au sommet du Caïre Gros. De retour au col, nous irons dans le Bois Noir rejoindre les « petites jambes ». Nous pique-niquerons tous ensemble avant de rejoindre Saint-Dalmas en
franchissant le vallon du Bramafan ». « On est ici dans la commune de Valdeblore, à 1290 m d’altitude. On va suivre le fameux GR 5 qui mène de Nice au
Chablais », ajoute Jean.
Le tem
ps d’une photo de groupe devant l’église de Saint
Dalmas et nous commençons à grimper, en douceur. Quelques minutes plus tard, à une bifurcation, Jean nous dit : « Vous allez voir la différence entre les grandes et les petites jambes. A droite voici le chemin que prendront tout à l’heure les
« petites jambes ». Nous, nous allons tout droit ! ».
Effectivement notre sentier grimpe raide. Bien trop
raide pour les « petites jambes » ! Il fait chaud mais le sentier est ombragé et agréable. Nous montons à un rythme soutenu mais sans excès (merci Jean !). Le silence se fait
dans les rangs. Pas de doute, rien ne vaut une bonne grimpette pour profiter pleinement des bruits de la nature. Un peu plus tard nous nous arrêtons pour une première pause, Jean nous dit :
« Nous sommes montés de 145 mètres. A l’heure qu’il est, les « petites jambes sont entrain de
partir ». Nous no
us désaltérons, à l’ombre des pins, devant un
paysage magnifique. Que la montagne est belle ! Puis nous repartons. « A présent nous abordons un
faux plat descendant ». « On n’en veut pas ! » s’écrie André. Mais le faux plat est de courte durée. Nous grimpons à nouveau. Le sentier est
toujours très agréable, à l’ombre des mélèzes à présent. A travers les arbres on aperçoit de temps en temps la vallée.
Puis nous atteignons le col du Varaire (alt. 1710 m). C’est l’he
ure de la pause casse-croûte dans un coin de prairie au milieu des épicéas et des mélèzes. Le mélèze : « son bois dur et résistant est utilisé en charpente. On en fait des bardeaux ». Il n’en faut pas plus à Cathy et Gérard pour entonner
« Là-haut sur la montagne … Murs blancs, toit de bardeaux … ». Quel chant superbe ! Un nuage passe,… mais le ciel reste dégagé.
« On a fait une petite moitié de la montée : 390 mètres. Notre prochain objectif, c’est le col des deux Caïres : 210 mètres plus haut ! » nous dit Jean. Nous reprenons donc notre c
hemin vers le prochain col. Bientôt nous abordons
une montée en lacets. Sur notre droite, voici une large trouée dans les arbres. « Encore une coulée
d’avalanche ? » A travers la trouée on aperçoit tout en bas le
village de Saint Dalmas.
Et puis voici le col des deux Caïres, à 1921 m. Il est temps alors d’avoir une pensée pour les « petites jambes », dont Jean-Marie nous conte les aventures.
Bruno et ses 21 "petites jambes", soit 42 pieds ont quitté Saint Dalmas à 10 h pour une rando de 9 km et 560 m de dénivelée, intitulée "Les bois noirs". Même Grand Pierre est présent !
Il fait beau et déjà chaud mais Bruno a promis de l'ombre dans les sous-bois. La première partie se fait en suivant les courbes de niveau, puis nous abordons une montée plus sévère à toute petite vitesse… 2 km/h. A l'arrière, un petit groupe s'est formé avec les deux serre-files, Jacky et Daniel et l'ambiance y est à la franche rigolade.
Lorsq
ue nous atteignons la balise 124, la montée est terminée et nous devons, en principe trouver un chemin en descente qui, sur la
carte, est matérialisé comme piste forestière partant vers l'ouest. Petit numéro d'Yvette (celle de Marcel), Grand Pierre et Daniel qui nous racontent quelques histoires un peu…lestes. Tout ceci
détend tout le groupe et nous partons sur la grande piste forestière, riant encore de ces bonnes blagues.
Tout à coup, Jean-Marie prend conscience que nous sommes en montée et le GPS indique que nous dévions à gauche. Remontant le groupe il trouve un Bruno perplexe car il a, lui aussi, détecté l'anomalie. Nous sommes sur un chemin trop au sud, figurant sur la carte comme un simple sentier alors que nous cheminons sur une large piste forestière. Bruno décide de retourner à la balise 124. Il part devant au pas de course !!! Nous le suivons, sans précipitation, on ne sait jamais. En tout cas ce retour en arrière nous permettra de découvrir un magnifique paysage sur les montagnes enneigées.
Effectivement il y a un autre sentier, en descente, très étroit qui doit nous diriger vers la balise 125, puis la 126, notre objectif, point de rendez-vous avec l'autre groupe. Effectivement, c'est la bonne direction et le GPS est satisfait…
Il n'y a plus qu'à se laisser descendre. A la balise 125, no
us recevons, sur la droite, une large piste forestière portée sur la carte comme un sentier ! Décidément, on ne peut se fier à personne… En 10 minutes nous arrivons à l'aire de pique-nique où il ne nous reste plus qu'à attendre nos valeureux conquérants du Caïre Gros qui auront déjà 800 m de
dénivelée dans les jambes. Un petit comité d'accueil s'est formé mais il manquait les majorettes et les dames présentes ont prétendu avoir oublié leur costume.
Mais revenons au col des deux Caïres et aux (futurs)
valeureux conquérants ! « Qui monte au sommet ? » demande Jean. Seules Madeleine et Nicole se dévouent pour garder nos sacs. Nous
pourrons ainsi
grimper légèrement jusqu’au sommet du Caïre Gros. Nous voici à présent sur un petit sentier qui monte à travers un alpage. D’ici on n’aperçoit pas encore le sommet. Derrière nous, la vue est
magnifique. Chacun monte à son rythme. Le sentier décrit des lacets à travers l’alpage, nous permettant d’admirer le paysage qui nous entoure. A
présent les premiers d’entre nous parviennent au
sommet. Jean attend que nous soyons tous regroupés, puis raconte : « Le Caïre Gros, sommet mitoyen des vallées de la Tinée, de la
Vésubie et du Valdeblore, constitue l'un des principaux belvédères du département malgré une altitude modeste. On pourra y détailler la chaîne frontière franco-italienne avec les
cimes majeures du Mercantour (Argentera, Gélas, Malédie, Clapier ...) qui dépassent allègrement les 3 000 m. Selon la saison, la cueillette des fraises des bois, des framboises, des
myrtilles ou des champignons ("sanguins" essentiellement) viendra égayer cette randonnée sylvestre au coeur du Bois Noir peuplé d'épicéas, sapins et mélèzes. Pour les
connaisseurs, il sera possible également de cueillir en début d'été des feuilles d'épinard ou d'oseille sauvage, avant que les troupeaux de vaches n'investissent les lieux, tondant
méticuleusement les alpages environnants. » No
us admirons longuement le panorama splendide qui
s’offre de tous côtés à nos yeux éblouis. « Là-bas vous reconnaissez bien sûr le mont Mounier. Ici
c’est la vallée de la Vésubie. Là-bas voici le mont Gélas. Et tout en bas vous apercevez les trois villages de la commune de Valdeblore : la Bolline, la Roche et Saint-Dalmas
». On resterait des heures à contempler ce paysage. Mais il nous faut redescendre sur
nos pas. Cer
tains
n’hésitent pas à couper à travers l’alpage. La descente est rapide. Nous sommes accompagnés par un chœur sublime de voix féminines « Elle descend de la montagne à cheval, elle descend de la montagne à cheval,… » Nous aussi nous descendons. En 10 minutes seulement ! Alors que nous avions mis ¾
heure pour atteindre le sommet ! Nous retrouvons nos deux vestales qui, à défaut d’entretenir le feu sacré, ont veillé jalousement sur nos sacs. Il es
t midi, il ne reste qu’à descendre retrouver les
« petites jambes ».
« Nous allons rejoindre le col de la Madeleine. Puis nous prendrons à droite une descente un peu raide sur 200 mètres
(de dénivelé !), puis une piste sur 2 km. » Bref la
descente est raide par endroits, rapide ailleurs, longue de toute façon. Nous traversons des sous-bois, à l’ombre des épicéas et des mélèzes. Sans
prendre le temps de regarder les petites
fleurs ! Une heure plus tard nous rejoignons les « petites jambes ». Certains, très impatients, ont déjà avalé leur pique-nique. Nous nous installons dans l’herbe ou autour des
tables. Excelle
nte
nouvelle : Jacky nous offre le rosé. Nous nous pressons autour du cubitainer pour remplir nos verres (gobelets fournis par Grand Pierre). Nous dégustons la cochonnaille aimablement offerte
par Marco, beau-frère de qui vous savez (merci Roland !). Après un excellent café offert à certaines
privilégiées, Jean nous informe : « Pour le retour, nous allons constituer 3 groupes : les « très
petites jambes », les « petites jambes » et les « grandes ». Décidément c’est une randonnée à la carte ! Les deux premiers groupes rejoindront Saint Dalmas
directement et sans peine. « On se retrouvera aux voitures puis au bar-tabac en face de l’église ! »
Quant aux « grandes jambes » elles grimperont à St Dalmas en franchissant le vallon du Bramafan, soit 150 mètres de dénivelé supplémentaire !
« Dans 5 minutes le départ ! » prévient Jean. « Nous
étions 16 ce matin. Plus 22 petites jambes, cela fait 38. Moins 14 qui ont pris le chemin le plus court. Nous voici donc
24 ! ». Ce sont donc 8 « petites jambes » (car 22 – 16 = 8
!) qui ont cru bon de se frotter aux grandes ! Pour le meilleur et pour le pire. Hélas pour eux, le meilleur nous l’avons fait en gravissant le Caïre Gros. Le pire reste à
faire ! Nous abordons la descente par un s
entier agréable, sous la pinède. Une fois arrivés dans le vallon, changement de décor. Nous progressons à présent sur une piste caillouteuse, sous un soleil
voilé. Le temps est lourd. Au loin, des nuages sombres s’accrochent aux sommets. Voici une petite fontaine; tout le monde se presse pour se rafraîchir un peu. Mais la fraîcheur est de courte
durée. Nous grimpons à bonne cadence, pressés sans doute d’atteindre ce fameux bar-tabac que Jean nous a fait miroiter. De p
art et d’autre, les mêmes mots reviennent :
« il fait chaud, .. c’est long, .. c’est dur, .. vivement qu’on arrive ! » Enfin nous apercevons au-dessus de nous le village de Saint Dalmas, sur fond de sommets
perdus dans les nuages. Encore un petit effort avant d’atteindre la place de l’église : « église de l'Invention-de-la Sainte-Croix, ancien prieuré du 11ème sur 2 cryptes, clocher carré latéral,
peut-ê
tre du
9ème, 3 nefs à absides voûtées en cul-de-four; retables, trésor, calices,reliques… » . On s’en fiche ! Nous, ce qu’on ve
ut visiter, c’est le
bar-tabac ! Notre souhait sera exaucé ! Après avoir abandonné nos croquenots dans les voitures, nous allons nous installer au frais, dans
le jardin du bar-tabac. Et là, Jean nous annonce : « Nous avons atteint un dénivelé de 1010
mètres ! ». Ce qui n’est pas mal ! C’est donc avec fierté
que nous pouvons savourer notre
boisson … bien méritée.
Mais le ciel se couvre. L’orage gronde. Que ferons-nous demain ? La randonnée alpine de Bruno est-elle compromise ? Vous le saurez en lisant le prochain épisode des randonnées du Cercle de Boulouris. Qui paraîtra en début de semaine. A bientôt sur le blog !
Merci Jean pour cette très belle randonnée. Sommet et paysage splendides ! Merci aussi à Bruno de la part des « p’tites jambes ».
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
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Boréon-Cavalet
Le chemin des cytises.
C'est parti pour trois jours de randonnée dans le
Mercantour.
Une première, jusque là, Bruno et Jean, nous avaient organisés seulement un ou deux jours de balade, à quand la semaine ? Allons-nous tenir le coup ? La météo sera
t'elle clémente pendant trois jours ? Vous le saurez en lisant la suite de notre feuilleton.
Nous terminons la saison par un petit séjour à la montagne afin d'éviter les fortes chaleurs de la côte, n'est-ce pas les 14 randonneurs de jeudi dernier ?...
Cette année notre base stratégique sera St.Martin Vésubie où nous allons squatter nos trois hôtels favoris avant de nouélancer vers les sommets.
Le site de Saint-Martin est occupé avant notre ère. Il est romanisé à la suite des conquêtes augustiennes, le
Trophée d'Auguste à La Turbie en rappelle les difficultés. Au Moyen Age, il est possession des seigneurs féodaux jusqu'au XIIème siècle.
Le village, dès sa naissance au XIIIème siècle, s'affranchit de cette tutelle et se place sous l'autorité du Comte de Provence, qui y trouve une base arrière pour ses nombreuses expéditions
contre le Piémont, par le Col de Fenestres.
Au XIVème siècle, la Commune de Saint-Martin fait sédition à la Savoie, avec les autres villages du Val de Lantosque. Dès lors, il devient un important entrepôt sur la route " du Sel " reliant
Nice au Piémont, assurant sa prospérité jusqu'au XVIIIème siècle.
Ce n'est qu'en 1860 que notre village est annexé à la France, à la suite du vote massif de sa population pour approuver ce transfert d'autorité, entre le Roi de Sardaigne Victor Emmanuel II et l'Empereur des Français Napoléon III.
Dès lors, Saint-Martin devint un lieu idéal de villégiature des aristocraties italiennes, anglaises et de la noblesse niçoise.
La " Suisse Niçoise " était née. Saint-Martin reste un lieu de séjour prisé pendant la période estivale comme hivernale.
Le village présente encore les traces de ce passé. On peut découvrir d'importantes traces médiévales dans le cœur du village, autour de l'église de la Madone de
l'Assomption. Site du Château, ruelles étroites, portes voûtées, maisons médiévales à colombages
Aujourd'hui encore, d'importants vestiges des remparts (XIVème-XVIème siècles) entourent la façade ouest du village, dont l'accès est rendu possible par la monumentale porte Sainte-Anne.
L'extension urbaine du village peut se lire en remontant le beal, canal s'écoulant au cœur du village, le long de la rue Cagnoli entièrement pavée, qui lui donne tout son cachet. Les
façades restaurées rappellent l'importance ornementale de l'habitat.
De plus, notre ami Roland nous y avait donné une bonne adresse, celle de Marco, un parent, boucher-charcutier, auprès duquel les randonneurs se sont approvisionnés avec délectation. Non, lui n'est pas Marco, mais Claude.
Pour la première journée, Jean BOREL nous a préparé une rando facile, pour "se mettre en jambes et s'habituer à l'altitude", vers le Boréon : 10,2 km et 530 m de dénivelée.
Belle organisation afin que les voitures soient remplies à l'optimum et que personne ne soit oublié à Boulouris. Malgré un petit embouteillage sur l'autoroute et quelques camions gênants dans la
montée vers St.Martin-Vésubie, les 11 voitures arrivent à l'heure au parking de Salèse...en réfection.
C'est donc au bord du
chemin que les derniers arrivés se gareront. 34 marcheurs et marcheuses sont au départ avec une parité parfaite. Nous avons la joie de retrouver Bruno en pleine forme. Cependant ce n'est
pas son jour, après avoir oublié son pique-nique à St.Raphaël, il s'écorche la jambe sur une branche cassée. Pas trop de
bobo, il finira la rando sans autre problème, rassurez-vous. Nous retrouvons aussi Jean-Pierre qui nous rejoint une fois par an, la dernière fois pour l'ascension du Mousnier. Nous
accueillons pour la première fois Claudine, une marcheuse du Lundi.
A 9 h 40, après le petit topo de présentation, Jean donne le signal de départ en remontant un peu la rivière pour la franchir sur une passerelle, le gué n'étant pas praticable vu le débit de l'eau.
Nous commençons la descente vers le Boréon sur un sentier transformé en ruisseau. Paysage bucolique : un torrent, des arbres
superbes aux fûts rectilignes, des fleurs et de magnifiques cytises en pleine floraison. Lorsque nous arrivons à la passerelle, Jean décide de faire la pause "banane" avant de remonter sur
la route. Pour l'atteindre, un petit sentier en lacets nous permet de nous réchauffer car il ne fait que 14°. Un peu plus d'un kilomètre à faire sur le bitume.
Nous passons devant la
vallée que nous allons emprunter pour le retour et personne, parmi ceux qui connaissent l'itinéraire, ne remarque d'anomalies, mais j'anticipe.
Très belle vue sur le lac du Boréon en-dessous de nous.
Nous quittons la route et Jean nous prévient : " à partir de maintenant nous allons monter de façon continue".
Effectivement nous montons mais sans trop de difficultés, sur un chemin agréable et en tout cas parmi des paysages superbes.
De nombreux torrents,
bien équipés de passerelles, coupent notre chemin. Le bruit de l'eau qui coure sera le fil rouge de notre journée et Nicole BRINDSON remarquera que "c'est quand même
plus agréable que le bruit de l'autoroute comme jeudi dernier".
Nous reprenons une direction ouest et ce point de rebroussement est marqué d'un
groupe de cinq pins
cembro dont les troncs sont accolés à la base à cause d'un oiseau local, le casse-noix moucheté, qui cache les graines de ce magnifique arbre dans des creux de rocher...et les oublie, comme nous
l'expliquera Jean un peu plus tard.
D'étranges fleurs ressemblant à des digitales, mais blanches, nous rendent perplexes et demanderont une identification ultérieure. Merci à Wikipédia qui nous a confirmé qu'il s'agissait bien de Digitalis grandiflora.
Nous arrivons à la vacherie de l'ERPS, simple abri qui, comme nous le commente Jean, était utilisé par les habitants de la vallée pour placer leurs vaches en
gardiennage afin qu'elles profitent des herbages d'altitude en été. Ainsi libérés, les montagnards faisaient les foins et autres travaux agricoles près des villages.
Entouré d'une
magnifique prairie parsemée de boutons d'or, de myosotis et de gentianes, nous décidons que ce sera un lieu idéal pour le pique-nique. Jean nous précise que nous n'avons pas à nous précipiter car
il reste peu de km pour rejoindre nos voitures. De plus, nous sommes presque au sommet de notre rando et la fin du parcours se déroulera en descente sur un chemin facile.
Bien installés dans l'herbe ou sur des rochers, nous profitons parfaitement de cet instant de détente quand tout à coup :" Silence,
les chamois".
Effectivement, ils sont là, à 10 m de nous, pas inquiets du tout, curieux même pourrait-on dire. Ils ont encore partiellement leur pelage d'hiver.
Les photographes se
déchaînent et si les deux animaux s'écartent un peu, ils reviennent bien vite. Peut-être sommes-nous sur leur territoire ?
Sieste pour les uns, cartes pour les autres, tout le monde a l'air heureux. Mais les bonnes choses ont une fin et Jean donne le signal du départ. Nous avons à franchir une nouvelle passerelle et Bruno en profite pour recompter ses marcheurs, le passage un par un facilite la chose. Petite montée et petite pause à la vacherie du CAVALET, plus importante et encore utilisée.
Et nous trouvons la fameuse piste si agréable, en descente, promise par notre guide. Le bruit des torrents a disparu et a été remplacé par des chocs
sur du bois ? Certainement des hommes travaillent par ici.
Mais d'un seul coup le chemin est barré par un amas de branches, de racines et de troncs qu'il faudra franchir en évitant de se griffer sur des branches cassées.
De l'autre côté nous découvrons la
grande barre rocheuse de la Lèche et en dessous, un paysage de désolation : le vallon de Vallière. Arbres arrachés, cassés,
rochers dans tous les sens, le tout sur une largeur de 100 m au moins. Pas d'erreurs, notre beau chemin a été emprunté par une avalanche...Au lieu de redescendre tout cool jusqu'à la route, nous
allons devoir crapahuter au milieu des troncs couchés ou brisés, les racines à l'envers : un cauchemar.
Au milieu de cette
apocalypse deux malheureux ouvriers, l'un à la tronçonneuse, l'autre à la pelleteuse tentent de dégager le chemin à un endroit où il est coupé par une énorme congère de neige gelée.
Par deux fois nous allons rencontrer des restes d'animaux.
Au beau milieu de ce désastre, un cytise a résisté, pliant comme le roseau dans la tempête.
L'homme à la tronçonneuse nous expliquera, au passage, qu'il y a eu, en fait, trois avalanches dont l'une a dévalé du haut de la
barrière de la Lèche!
Enfin, nous nous retrouvons au bord de la route sans gros problèmes : 2 écorchures et un pouce douloureux suite à une chute.
Il ne reste plus qu'à reprendre le sentier le long du torrent pour retrouver nos voitures.
Jean tirera la conclusion : "aujourd'hui, trois vacheries, celle de L'Erps et du Cavalet et une imprévue, le vallon de Vallière, dévasté par l'avalanche..."
Il ne reste plus qu'à regagner St. Martin Vésubie et nos trois hôtels pour un rafraîchissement, une bonne douche et un agréable dîner auquel participeront quarante convives.
Merci Jean pour cette belle rando avec les pièges que dame nature est capable de nous tendre.
Merci aux photographes, Jean BELLACHES, Jean BOREL,Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY,Claude LALANDE, André TUPIN. (et encore bravo pour les photos des chamois mais pardon pour toutes celles qui n'ont pas été publiées)
Quelques bonus (avec 6 photographes, il y a le choix):
Le chemin des cytises
Progression le long du torrent
Courageuses !
Le lac du Boréon
Mais il y a aussi des courageux !
Rhododindrons dans l'avalanche : eux ne risquaient rien
Ce joli papillon ne voulait pas quitter la main de Gérard : collé par la résine ?
Mélange de neige, de bois, de pierres : joli travail pour la pelleteuse

Enfin, quelques photos de notre artiste-photographe



Du côté de l'Avellan : 18 juin 2009
Du côté de l’Avellan
Aujourd’hui Roland Collomb nous propose une randonnée à deux pas
de chez nous, dans l’Estérel. Nous voici 14 randonneurs sur le parking du barrage de Malpasset :
14 courageux, car la journée promet d’être chaude ! Roland nous montre le profil de la rando. « Nous allons monter jusqu’à l’altitude de 377 m. Puis nous descendrons
jusqu’au lac de l’Avellan, près duquel nous
pique-niquerons. Nous reviendrons par les gorges de l'Avellan. Cet après-midi nous n’aurons donc que de la descente ! ». Après la traditio
nnelle photo de groupe, nous
attaquons notre marche sous le soleil. Nous grimpons au-dessus du Vallon de l’Apié d’Amic (quel drôle de nom !). Puis nous passons près des ruines de
l’aqueduc romain. « L'Aqueduc avait pour but
d'emmener les eaux de la Foux (Montauroux) et celles de la Siagnole, (au pied de Mons) vers le plus haut point de Fréjus, le long d'un parcours de près de quarante kilomètres. En grande partie
souterrain, quelques franchissements de vallons ont néanmoins nécessité la construction d'arches ». N
ous marchons en direction de l’autoroute,
qui domine notre sentier. Bercés par la musique des voitures et des camions. Un peu plus loin, heureusement, nous nous en éloignons; ce qui nous permet d’entendre le chant des cigales.
« Si les cigales chantent à mi-juin, c’est signe que l’été sera chaud ! » A voir… Et voici un arbre
dont l’ombre – fort appréciée - nous permet de faire une petite pause. « Buvez, nous dit Roland. Buvez avant d’avoir soif ! » On ne se le fera pas dire deux fois. Le bruit court que la rando fait près de 20 km.
Mais Roland laisse
dire, avec le sourire. Un peu plus tard Jean-Marie lâchera le morceau : « Roland a raccourci la randonnée, en évitant ainsi une montée trop raide. » Nous ne ferons donc pas 20 km mais une petite quinzaine … seulement, avec un dénivelé de
530 mètres. Certains d’entre nous se sentiraient presque frustrés ! Nous voici repartis sur notre piste à découvert, toujours ensoleillée. Seules de hautes graminées la bordent. Mais voici
un arbre secourable. C’est le moment tant attendu de la pause casse-croûte.
« On va encore chemin
er un moment au soleil, puis nous marcherons
dans un sous-bois » nous promet Roland. « Regardez, on voit
le GR51, le Balcon de la Méditerranée ! » Marinette et Gérard se souviennent de la rando où Bruno nous avait baladés sur ce Balcon … d’où l’on ne voit même pas la
mer ! Après avoir fait provision de fraîcheur et nous être désaltérés, nous poursuivons notre grimpette au soleil. « En face, voici le Mont Vinaigre. Et en bas dans le vallon, se trouve le lac de l’Avellan. C’est un lac de barrage qui s
ert de réserve d’eau,
en cas d’incendie ». Nous sommes à présent sur la route de Marre Trache qui va nous mener au point culminant. « Au sommet se trouve un point géodésique » prévient Roland. « On s’en fiche ! Jean n’est pas là ! » rétorque M....ette. Nous grimpons à l’ombre des chênes-lièges, à un rythme soutenu. Le GPS de Jean-Marie nous
dira : « Vous avez atteint une cadence de 4,5 km/h ! Bravo ! » Et voici le sommet (alt. 377
m). Le groupe se disperse. « Mais qu’est-ce qu’ils cherchent ? Une boucle d’oreilles ? » demande
Cathy qui a oublié le but de notre grimpette. « Qu’est-ce que vous ne feriez pas pour faire plaisir à
Jean ! » insiste Marinette. Jean, si tu nous voyais, tu serais fier. Car oui, le voici ! Roland l’a trouvé. Le fameux point G !
« Après cet effort, on
est obligé de rebrousser chemin ! » nous dit Roland. Et no
us attaquons la descente, très agréable, par un petit sentier au sol duveteux, à l’ombre des arbousiers, bruyères et
chênes-lièges. Mais bientôt nous voici à nouveau sur une piste caillouteuse, en plein soleil. Piste typique de l’Estérel, telle que nous les aimons tant ! Nous apercevons devant nous le
village des Adrets. Puis nous repartons vers l’ouest et poursuivons notre descente au soleil. Nouvelle paus
e rafraîchissements à l’ombre.
« Une fois arrivés au lac, on en fait le tour. On sera à l’ombre ! Et nous aurons des tables pour
pique-niquer. » Voici bientôt le lac et ses rives bien ombragées. Nous le contournons et atteignons le coin pique-nique. Il ne reste qu’une table de libre. C’est égal : le bord du
lac est très accueillant. N
ous nous installons dans l’herbe, à l’ombre des grands arbres qu’agite une légère brise. Chacun déballe son pique-nique. Tout à coup quelle surprise !
Voici Ginou, venue en voisine nous saluer. Retrouvailles et embrassades. Et nous poursuivons notre repas dans le calme et la fraîcheur. Derrière nous la ta
blée s’extasie devant un papillon
venu goûter le vin rosé. Il repart en virevoltant puis revient s’abreuver à nouveau de ce merveilleux nectar. A
près le café, après le gingembre de Dominique,
Claude assure le service des ordures ménagères. Françoise propose de l’eau chaude pour nos ablutions. Quel confort ! Nous prenons le temps d’une sieste fort agréable dans ce lieu enchanteur.
Sieste que Roland interrompt : « Dans dix minutes, on repart ! » Que c’est dur de quitter ce
havre de fr
aîcheur pour crapahuter sous le soleil ! Nous longeons le lac avant d’emprunter le sentier qui longe les gorges de l’Avellan. Nous voici à nouveau en
plein soleil, Attention aux marches ! Ca
r il nous faut grimper dans les rochers escarpés qui dominent les gorges. Puis redescendre le long du vallon de l’Avellan. A présent les gorges
s’élargissent, le sentier se transforme en chemin pier
reux. Nous passons au pied d’un immense éboulis, vestige d’une ancienne mine. Le chemin nous paraît un peu long. Nous vidons nos dernières
réserves d’eau … tiède. Tout en rêvant déjà à la bière fraîche qui nous attend. Car Roland a prévenu le patron du bistrot et nous sommes attendus. Enfin voici devant nous l’autoroute. Encore une
dernière descente dans les cailloux. Et voici nos voitures ! Que nous avions prudemment garées à l’ombre. Mais le soleil a tourné ! Enfin voici les bières ou autres boissons fraîches.
Quel bonheur !
Merci Roland pour cette belle et chaude randonnée. Bonnes vacances et à la rentrée !
Merci aux photographes : Nicole BRINSDON, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Ca g
rimpe !
Ca gri
mpe
encore !
Les bord
s
du lac de l’Avellan
Pique-
niqueurs
Randon
neurs et rando
nneuses

Avec 2 bâto
ns ça irait mieux !
Paysage de
l’Estérel
Aujourd’hui peu de fle
urs, mais que
d’insectes !
Prochaine randonnée : Les 3 jours ! Trois jours et 2 nuits à Saint Martin Vésubie !
Avec au programme :
Mercredi 24 Juin : LE BOREON (06) - Le circuit des vacheries
Agréable randonnée sans difficulté qui constituera une excellente acclimatation à l'altitude (entre 1500 et 1850 m) en préparation aux efforts plus soutenus qui seront demandés les deux jours suivants.
Dans l'ambiance fraîche et ombragée des épicéas et des mélèzes, nous marcherons sur des sentiers conduisant aux vacheries des ERP et du CAVALET.
4 h 00 – 10,2 km - Dénivelé 531 m - Moyen/Médio - Repas et boisson tirés du sac
Responsable : Jean BOREL
Jeudi 25 Juin : Saint Dalmas (06) - Les Lacs de Millefonds
Les Lacs de Millefonds constituent un but idéal de promenade permettant une approche de la montagne à des gens qui, autrement, ne pourraient marcher longtemps sur sentiers. Les moins aguerris se contenteront d'un aller/retour au Lac PETIT.
Pour les autres, le circuit proposé parcourt tout le cirque de Millefonds. Du col de BARN au col de FERRIERE, il se déroule en ligne de crête et hors sentier avec l'ascension de la tête de MARGES (2550 m). Outre le lac PETIT, ce circuit nous conduira sur les berges du lac LONG, du lac ROND, et du lac GROS.
- 1er parcours : 4 h 30 – 9 km - Déniv. 689 m - Sportif - Responsable : Jean BOREL
- 2è parcours : 2 h 30 – 5 km - Déniv. 326 m - Moyen/Médio - Responsables : Daniel ROYER et Jacky LEBOUBE
Repas et boisson tirés du sac (pour les deux groupes au lac PETIT.
Vendredi 26 Juin : Découverte de la vallée de la GORDOLASQUE (06)
1er parcours : Les lacs de la Foux et de Niré
Ce circuit s'adresse à de bons marcheurs, certain
s passages pouvant s'avérer délicats. Les
paysages traversés sont d'une sauvage grandeur. De nombreux lacs agrémentent ce circuit.
6 h – 13,460 km - Déniv. 800 - Rando Alpine - Repas et boisson tirés du sac. Responsable : Bruno GUERIN
2ème parcours : Vacherie et lac de Saint Grat
C'est une vallée large, verdoyante et boisée que nous découvrirons au départ de la Cascade du RAY jusqu'au lac de St GRAT, paradis des promeneurs, aux rives herbeuses et accessibles, en passant par la vacherie de St GRAT et le gîte d'étape "le Relais des Merveilles"
3 h 30 – 9,1 km - Déniv. 382 m - Moyen/Médio - Repas et boisson tirés du sac Responsable : Jean BORELSt.VALLIER- CASTELLARAS de la MALLE-11 juin 2009
St.VALLIER- CASTELLARAS de la MALLE
OUI, Bruno GUERIN aime bien la région de St.Vallier de Thiey, puisque, une nouvelle fois, il nous avait convié au bord du Grand Pré de ce charmant village pour découvrir la
barre rocheuse fermant l'horizon, à l'est. Mais ce n'est pas lui qui nous accompagnera aujourd'hui, sa convalescence ayant été prolongée d'une semaine. Ce sera Jean BOREL qui, sans avoir reconnu le parcours, a bien voulu assurer l'intérim.
Il fait beau, la météo est très bonne et nous sommes 16 dont 6 marcheuses (ça faiblit côté dames !). Nous avons retrouvé quelques revenants et "Cécile, ma fille". Non ce n'est pas celle de Claude NOUGARO, mais la fille de Gérard qui nous accompagnera pour cette rando. Bienvenue Cécile !
Il est 9 h 40, nous partons pour une quinzaine de km et 700 m de dénivelée, directement du village.
Le fil rouge de cette journée sera "la pompe de la piscine de Jean" qui a trouvé le moyen de se mettre en panne juste
avant son départ..."objets
inanimés avez-vous donc une âme" ou vous obstinez-vous à embêter les pauvres utilisateurs que nous sommes ?
Après avoir quitté le bitume nous nous engageons sur un sentier abrupte et caillouteux. On se croirait dans l'Esterel.
Le soleil qui s'était voilé au départ est maintenant revenu avec un fort vent de nord-ouest qui nous rafraîchira dans la montée. Pour l'instant, nous progressons à
l'ombre, dans la forêt. Après avoir coupé la route de Caussols,
empruntée la semaine passée, nous continuons dans la combe jusqu'à un vieux petit pont où Jean décide de la "pause banane". Un autre
passage plus large a été aménagé au-dessus, soutenu par un mur de pierres ajustées, digne des Incas du Pérou. Joli travail.
Après avoir frôlé la route de Caussols au col du Ferrier,
nous prenons une direction sud-est avec un premier panorama vers l'ouest d'où nous découvrons Fayence, les
contreforts de Mons et le Mt.Lachens, sommet du Var.
Première photo de groupe à 1100 m.
Jean en profite pour nous faire un topo sur St Vallier.
Seigneurie jusqu'à la Révolution, puis station climatique estivale mise à la mode par les familles de Grasse au
19ème siècle, le village possède des charmes multiples, à la fois historiques et naturels.
Construit sur un plateau calcaire, au bord d'un grand pré verdoyant, et entouré de moyennes montagnes, comme la Montagne de Thiey (1552 mètres) ou le plan de la Malle (1308 mètres), ombragé de
pins, de chênes et de hêtres, Saint Vallier de Thiey est un village bucolique qui plaira aux amoureux du grand air.
Côté patrimoine, Saint-Vallier possède un passé chargé d'histoire, depuis l'époque préhistorique jusqu'à Napoléon.
Dolmens, tumulus et autres oppidum se visitent au camp préhistorique, d'origine celto-ligure, du Castellaras de la Malle.
Saint-Vallier peut s'enorgueillir du passage de Napoléon de retour de l'île d'Elbe (1815), comme en témoigne la colonne commémorative à chapiteau corinthien
avec buste de l'Empereur.
Les gens du cru vous raconteront peut-être la légende de cet astucieux aubergiste qui profitera du passage de Napoléon dans son établissement pour vendre, 20
ans durant, "le verre dans lequel avait bu l'Empereur" et qui enrichi à souhait déserta un beau matin son village et ne réapparu jamais
http://www.provenceweb.fr/f/alpmarit/stvallie/stvallie.htm
A la cote 1158, petit problème pour retrouver le chemin. Au sol, une grande flèche en cailloux nous l'indique pourtant, mais il est si petit alors que nous
sommes sur une large piste. Enfin nous y sommes et nous sortons de la forêt à la côte 1158 devant un magnifique paysage.
Un peu en dessous de nous le
grand domaine de la Malle avec ses prairies verdoyantes. En face la barre rocheuse qui nous sépare du plateau de Caussols et enfin la mer ! Oui mais que voyons-nous de la côte ? Après
beaucoup de réflexion il semblerait que nous soyons en face de la sortie du Var, avec la fin de la piste de l'aéroport de Nice, et, au fond, la presqu'île de St Jean Cap ferrat. Mais beaucoup
doutent...
Jolies petites plantes grasses d'un jaune vif, non identifiées hélas,
parmi les euphorbes
hérissons, la lavande, la sarriette et le thym. A chaque pas nous dégageons de délicieuses odeurs de garrigue.
Nous continuons la montée pendant environ 200m jusqu'au Castellaras sur lequel Jean nous fera un petit topo.
C'est un oppidum qui servait de lieu de refuge et de tour de guet. Ses dimensions sont impressionnantes.
Du nord au sud la muraille
mesure près de 110 m. sur une hauteur de 5 m. et une épaisseur de 4m. Certains blocs qui la constituent font plus de 1 m3. En voila des murs de pierres sèches
pour ceux qui ont regardé "Des racines et des ailes", mercredi soir. Deux fausses portes, visibles de loin, attiraient l'agresseur vers un
endroit complètement fermé où il se trouvait piégé.
Cet ouvrage défensif fut construit entre le V° et le IV° siècle avant notre ère par un peuple celto-ligure qui occupait alors 6
oppida fortifiés dans la région de Grasse : Mauvan,
Castellaras de la Malle, Castel Abram, Castel Vassaou, les Luchons et le Pas de la Faye.
C'est effectivement une belle tour de guet qui nous permet de confirmer notre hypothèse sur la vue vers Nice et son aéroport. A l'ouest, le paysage est caché par le
sommet de
la Colle où nous allons monter, encore 20 m de dénivelée.
Jean qui nous précédait revient vers le groupe : " Vous allez avoir un choc !"
Effectivement, lorsque nous arrivons au sommet, nous découvrons un panorama à 360°. C'est magnifique. De plus il fait très beau, le vent, violent
maintenant,
a balayé la brume et la vue est très dégagée, du Cap Camarat à l'ouest à la presqu'île de St.Jean- Cap-Ferrat à l'est . La lumière est sensationnelle et les photographes ne
savent plus où donner de l'objectif. L'un d'eux, atteint certainement de l'ivresse des sommets... va jusqu'à photographier des ombres ! (Voir le
bonus).
A nos pieds, la forêt de St Vallier est d'un vert cru.
On voit même les sommets du Mercantour...mais pas le Mt. Mounier !
Les Iles de Lérins se détachent sur le bleu de la mer et une multitude de petits bateaux sont venus se mettre à l'abri du vent à l'est de l'île de Ste.Marguerite.
Le lac de St Cassien, bien enchâssé dans les collines, nous montre toute sa partie orientale.
La vue sur le Catellaras, qui semble tout petit vu d'ici, nous permet de mieux apprécier sa position.
Jean est
enthousiaste. Il ne connaissait pas ce sommet, ce qui est exceptionnel !
Mais le vent qui nous bien dégagé le ciel nous oblige à envisager un retrait stratégique pour le pique-nique. Nous commençons la descente parmi les lapiès (voir le
blog de la semaine passée pour la définition)en longeant la barre rocheuse. Pas facile pour les chevilles.
Jean nous conduit un peu en contrebas, à l'opposé de la falaise, dans un petit vallon à l'abris du vent : de l'ombre ou du soleil, au choix. Bien installés nous commençons à nous restaurer après tous ces efforts.
Aujourd'hui, sobriété : pas d'apéritif ni rosé ...mais le gingembre "Duchêne", ouf ! Merci Dominique.
Il est 13 h 30 lorsque Jean donne le signal du départ. Il reste environ 8 km à parcourir mais l'essentiel en descente,
le reste en plat. Mais certains ont
fait une bonne sieste et le groupe est en forme. Il fait beau et chaud mais le vent toujours très fort nous rafraîchit bien . Abandonnant les lapiés nous rejoignons un mauvais chemin en forte
pente . Prière de bien regarder ses pieds, sinon...
Nous traversons maintenant une forêt de feuillus au sous-bois herbu d'un vert cru sur lequel le soleil donne des reflets dorés. D'un seul coup, Monique s'aperçoit
que nous avons perdu André ! Le serre-file n'a rien vu. Mais le voici qui sort du bois. Il tentera de faire croire au blogueur de service qu'il était allé photographier des
marcassins !!!!
Voilà, la grande descente est terminée, nous traversons la route Napoléon au col du Pilon
à 780 m.
Dernière montée, environ 50 m de dénivelée, et à la cote 834 nous découvrons à nouveau la côte. Le ciel est encore plus bleu que ce matin, plus une trace de brume sur les îles de Lérins, Fréjus et le Cap Camarat.
A la balise 42 nous atteignons la "Croix de Cabris" où nous avions eu l'occasion de passer lors d'une de nos précédentes randonnées. Regroupement et boisson, il reste seulement 3 km., en plat. Même pas un "faux-plat montant" si cher à notre guide.
A 5 km/h nous rejoignons la route Napoléon puis après avoir traversé le village nous retrouvons nos voitures et...changeons de chaussures : soi-disant, le meilleur moment de la rando.
Nous délaissons notre café habituel, trop de vent et de soleil, pour une terrasse bien protégée par un immense platane très provençal. Nous allons certainement l'adopter dans l'avenir.
La restitution des données du GPS nous a donné une moyenne de 3.6 km/h, sur le temps de marche réel, hors arrêts.
Merci Jean d'avoir assuré cet interim, sans nous perdre en chemin et surtout de nous avoir permis de découvrir un des plus beaux panoramas de notre région.
Merci aux photographes, Gérard CHARPY, Jean Marie CHABANNE et André TUPIN.
La semaine prochaine, Jeudi 18 Juin à 8 h 00 : Des ruines Romaines de l'Apie d'Amic (83) à
l'aire de l'Estérel
en passant par les gorges de l'Avellan. Randonnée classique sur sentiers, chemins et pistes
5 h - 19.400 kms - Déniv. 650 m - Moyen /Médio - Repas et boisson tirés du sac Responsable : Roland COLLOMB
Quelques photos en bonus:
La pause banane

La Colle 1234m-Les Iles de Lérins

La Colle 1234m- Regarde, c'est de là que vient le vent !

La Colle 1234m- Vers l'ouest.

La Colle 1234m- Autre vue mer.

La Colle 1234m-Ah! l'ombre du blogueur, ça fout la trouille !

La Colle, c'est fini, nous quittons le sommet.

Le Plateau de Calern - 4 juin 2009
Le Plateau de Calern
Aujourd’hui Jean Borel nous propose une randonnée
au-dessus de Caussols. Ce sera un parcours « sans grande difficulté » sur le plateau calcaire de Calern.
Il nous
conduira de l'observatoire du CERGA jusqu’au bourg médiéval de Cipières. Randonnée de près de 14 km et 530 m de dénivelé … au moins. Sur la route qui nous mène à Caussols, le
ciel est bien couvert. Heureusement un grand soleil nous attend sur le parking de l’observatoire. Nous voici 16 randonneurs au départ. Jean nous montre le profil de la rando.
« Aujourd’h
ui on déroge au principe
habituel : nous partons en effet du point culminant (alt. 1270 m) puis nous descendrons jusqu’au village de Cipières. Après avoir pique-niqué près du village, nous remonterons ici cet
après-midi ».
Pour sortir du parking, Jean nous fait franchir un premier obstacle. Ce qui ne va
pas sans mal pour certains. Et ce qui met en joie les copines ! Solidarité oblige ! Puis Jean n
ous conduit au point G,
comme Géodésique. Et nous parle du C.E.R.G.A. (Centre d'Études et de Recherches Géodynamiques et Astronomiques). Le centre se visite. On y voit des interféromètres, des télémètres, des astrolabes
et même un télescope de Schmidt. Ce centre d’études est spécialisé dans l’observation des mouvements de la terre.
« Nous sommes ici sur le plateau de Calern. Il forme un prolongement – surélevé de 200 m – du plateau de Caussols. Plateau de Caussols où nous fîmes une rando-resto le 21 avril 2005 ! », nous dit Jean. Quelle mémoire ! « Les calcaires massifs qui composent le plateau de Calern atteignent par endroits une épaisseur de 450 m. Son modelé est principalement commandé par les phénomènes karstiques (érosion des calcaires par l’eau et le CO2). ».
Apr
ès avoir fait un tour
d’horizon et découvert les sommets qui nous entourent, nous commençons à marcher à travers le plateau. Le ciel est dégagé, le soleil brille. Par bonheur une forte brise nous rafraîchit. Nous
passons devant une doline. (Petit rappel : Une doline est une
petite dépression, créée par l'effondrement du sous-sol calcaire). « Sur le plateau de Calern, des dolines on en verra partout ». Le sol est recouvert de rochers calcaires qu’on appelle lapiés. (Petit rappel : Les lapiés
sont des roches burinées de profondes cannelures, de cavités tourmentées, séparées par des crêtes aiguës et souvent coupantes). Attention les pieds !
Nous ne tardons pas à nous arrêter pour notre pause casse-croûte. « A présent nous passons sur l’autre versant, nous dit
Jean. Nous allons descendre dans la vallée du Loup ». et nous voilà repartis. Mais que se passe-t-il soudain ? Annie a fait u
ne mauvaise chute. Elle s’est mise à
courir vers le groupe de tête pour rejoindre Jean. En trébuchant, elle s’est blessée à la jambe. Jean met un genou à terre, sort sa pommade miracle et lui prodigue des soins attentionnés. De
toute évidence Annie souffre beaucoup. Ce qui a le don de faire rire ceux et celles qui l’entourent. Quelle tristesse ! Mais Annie repart sans
une plainte. Quel courage ! A présent nous apercevons à l’horizon, devinez quoi !
Mais oui, c’est lui, c’est bien lui, le Mont Mounier ! Flanqué s
ur sa gauche du Petit Mounier. Puis nous pénétrons dans un bois de pins. Le sentier est ombragé. Un peu de fraîcheur, que
c’est agréable ! « Regardez bien le Mont Mounier !
Après, vous ne le verrez plus ! » C’est donc avec émotion que nous jetons un dernier regard
sur ce sommet splendide, témoin de nos exploits de juin 2008. Puis nous voici à nouveau à découvert. Nous marchons au milieu d’une prairie sèche mais couverte d’une multitude de fleurs,
parmi
lesquelles
une variété de lupin (« micantrophe » dixit Jean-Marie) et la fameuse bourrache, chère à Françoise. Le parfum du thym et de la lavande nous
accompagne. Des blocs de pierre sont couronnés d’églantiers en fleurs. Quelle splendeur !
Jean nous annonce : « Nous arrivons à une borie. Vous allez voir, c’est une suite grand
luxe ! » Effectivement c’est en fait un ensemble de deux bories q
ue chacun s’empresse de visiter. A
l’intérieur, Jean-Marie découvre une nichée de chauves-souris. Dont le gris (gris souris) est en parfaite harmonie avec le gris du
calcaire. Puis nous poursuivons
notre descente jusqu’au point près duquel nous pique-niquerons tout à l’heure.
« Ceux qui ne veulent pas descendre jusqu’à Cipières peuvent nous attendre ici ». Car si descendre n’est pas un problème, après être descendus, il faudra bien sûr remonter. Ils (ou elles ?) sont
5 à renoncer à visiter le village de Cipières. Dom
mage pour elles ! Nous ne tardons pas à apercevoir le village au détour du chemin. « Vous allez voir, nous dit Jean, c’est le pays des cerisiers et des amandiers ». Puis il nous raconte : « Le village de Cipières, dominé par la masse imposante de son château, surplombe la vallée du Loup. La baronnie de Cipières
passera au fil des siècles, aux mains de Maisons importantes, dont celle de René Le Grand Bâtard de Savoie, oncle du roi François 1er.
Outre son château, la commune possède également de belles maisons cubiques, un village ancien aux ruelles pittoresques, la chapelle St Claude (XVIIe siècle) à la magnifique grille en fer forgé et l’église paroissiale St Mayeul (XVIè - XVIIè siècles) dont le clocher est surmonté d’un très beau campanile. »
Nous pénétrons dans Cipières. Jean nous dit le plus grand bien du restaurant du
village. Nous le découvrirons peut-être lors d’une prochaine rando. Puis nous nous engageons dans les ruelles ombragées. No
us empruntons la Rue Longue, en
évitant prudemment la rue « Roumpe Cuou ». Nous avons déjà une blessée, inutile de jouer les casse-cous ! Nous admirons la vue sur la
Montagne du Cheiron qui domine le village de Gréolières. Puis nous contournons le château et reprenons le chemin du retour. Certes, nous avons parcouru plus de la moitié de notre randonnée. Mais
peut-être avons-nous « mangé notre pain blanc », car à présent ça va grimper. Et le soleil tape ! Et il n’y a pas la moindre ombre ! De fait la grimpette nous paraît un peu
longuette. Enfin nous rejoignons le petit groupe des « petites jambes ». Nou
s nous installons dans l’herbe ou sur des rochers. Certains choisissent l’ombre, d’autres préfèrent le soleil, car le
fond de l’air est frais. Nous sommes ici au-dessus du vallon des Pesses. Nous savourons notre déjeuner, bien mérité… comme toujours ! Des nuages font leur apparition dans le ciel.
« Ce sont des entrées maritimes ! » Tant mieux, nous aurons de l’ombre pour grimper ! Nous reprenons la montée vers l’observatoire. Le ciel hélas est
à nouveau dégagé et le sentier bien ensoleillé. Nous marchons parmi les blocs de calcaire. Jean nous encourage : « On s’arrêtera à l’ombre ! »
Mais
l’ombre
tarde à venir et notre groupe s’étire. A l’arrière, certains (certaines ?) décident de s’arrêter pour se désaltérer. Nous les attendons patiemment avant de poursuivre. Enfin voici un arbre
secourable qui nous offre son ombre. Arrêtons-nous cinq minutes ! Jean nous rassure : « On a fait le plus dur ! A présent une brise va nous caresser le visage ! » Des caresses, une brise fraîche, il n’en faut pas plus pour nous décider à repartir. En chemi
nant, nous passons devant
deux puits. Chacun se presse pour apercevoir l’intérieur. Ce sont des puits profonds mais bien remplis d’eau. Un peu plus loin, nous découvrons la Grotte du Tombeau. P
ersonne ne se bouscule pour la visiter ! Un peu plus loin encore, à la cote 1246 m, (décidément ce plateau est plein de richesses
souterraines) voici l’Aven d
es Baudillouns. Bien connu des spéléologues, son puits d’entrée est cerné par un grillage, afin de protéger bêtes et
hommes d’un abîme de plus de 80 m ! Au-delà de ce point un réseau complexe de méandres et de galeries amène le spéléologue à une profondeur de - 433 mètres ! Nous ne visiterons pas.
Nous terminons notre grimpette, atteignons le sommet et le parking. Puis en route pour St Vallier-de-Thiey où nous prenons un pot … bien
mérité !
Merci Jean pour cette très belle randonnée, aux parfums enivrants.
Merci aux photographes : Jean BOREL, Nicole BRINSDON, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.
Encore quelques photos :
Parcours
d’obstacles
Rando
nneurs
en débandade
Plateau d
e
Calern
Que d
e
pierres !
Jean à genoux devant A
nnie
Pose deva
nt
la borie
En visit
e à
Cipières

Prochaine randonnée : Jeudi 11 Juin
à 8 h 00 : SAINT VALLIER DE THIEY (06) - L'Oppidum du Malle.
Ce que l'on prend de loin pour un éboulis gigantesque se révèle être l'enceinte
fortifiée de l'oppidum construit plusieurs siècles avant notre ère. Panorama exceptionnel.
4 h 15 – 14,800 km - Dénivelé 600 m - Moyen/Médio –
Repas et boisson tirés du sac
Responsable : Jean BOREL