loisirs
Plateau de Caussols-19 novembre 2009
Après les gros efforts de la Cime de PISSET, de ROCASERRA et de la Cime de BAUDON, les marcheurs du Cercle de
Boulouris avaient bien mérité une rando facile…et même un restaurant. C'est ce que Jean BOREL avait préparé pour ce 19 novembre, sur le Plateau de Caussols,
faisant, de plus, ouvrir l'auberge dont c'était jour de repos !
42 randonneurs étaient au rendez-vous aux Claps à la côte 1134 pour une randonnée de 16 km avec une dénivelée de 480 m.
Jean nous présente la randonnée nous désignant le radar de l'aviation civile, bien visible de notre
parking de départ, comme sommet de cette marche à 1335m. Il précise que cette rando, avec restaurant avait déjà été faite en 2004. Pour aujourd'hui,
il a réduit la deuxième partie, après le déjeuner, en supprimant une montée, peu appréciée la dernière fois. Il est chaleureusement applaudi pour cette initiative.
C'est exceptionnel, mais nous sommes très nombreux, nous aurons trois guides : Jean
qui mènera en tête,
Bruno qui sera serre-file et Roland, au milieu du groupe comme "voltigeur".
Un groupe de "petites jambes" constitué de Grand Pierre et de Jacqueline rejoindra directement le restaurant. Jacqueline précisera : "dans ce groupe il y aura seulement un guide et un serre-file. Ceci méritera bien une photo".
Il est 8 h 45, il fait beau, un peu frais (6-8°) mais pas de vent. Après la traditionnelle photo de groupe, nous partons plein sud sur le GR4, en légère montée puisqu'il nous permettra d'atteindre le col du Clapier à 1257 m.
Déjà nos voitures semblent minuscules.
Le plateau que nous allons désormais parcourir a été décrit comme suit par des élèves de 5ème du collège du ROURET :
- des roches calcaires, plus ou moins sculptées par le ruissellement des eaux
- une végétation d’herbe rase et aromatique (thym, lavande,...) ainsi que des petites forêts de sapins et arbustes (aubépine,...).
- des "dollines". L’herbe au creux de la doline est beaucoup plus riche, plus verte, plus abondante que l’herbe qui entoure la doline. Pourquoi ? Parce qu’au creux de la doline, il y a un sol d’argile, alors qu’ailleurs, on a des roches calcaires avec un sol très fin. Comme l’argile garde l’eau (elle est imperméable), c’est une terre plus humide, plus riche, et l’herbe qui y pousse est plus dense que sur le sol voisin. Le calcaire garde moins l’eau (il est perméable), donc l’herbe y est plus sèche, moins abondante.

- Les
lapiez sont des fissures superficielles du relief et résultent de l’érosion des roches calcaires par le ruissellement des eaux qui les dissout, les ronge. L’hiver, l’eau peut geler dans les
fissures et faire éclater la roche (gélifraction).
Extraits de : http://cds06.free.fr/actions/college/geol_caussols.html
Bon voilà, tout est dit. C'est précisément devant une de ces dollines, sorte de dépression déjà
rencontrées à d'autres occasions que Jean va nous présenter Caussols et son environnement.
A 23 km de la Méditerranée à vol d'oiseau (40 km par
la route), le centre du village se trouve à 1130 mètres d'altitude. Au dernier recensement, la population était de 219 habitants. Il se situe sur un plateau karstique creusé de nombreux avens et grottes . Le plateau est surplombé au sud par la Colle des Maçons
(1417 mètres) et le Haut-Montet (1335 mètres), lui-même surmonté par le radar de l'aviation civile visible depuis le bord de mer. Au nord se situe le plateau de Calern (1458 mètres au
Signal de
Calern) sur lequel se trouve l'Observatoire de Calern (où nous étions
en Avril dernier : très jolie rando) et à l'ouest le vallon de Nans où
se situe le point bas de la commune (895 mètres). Le plateau de Caussols en lui-même est constitué d'une plaine de rochers au Sud (les Claps) et d'une plaine de prairies et de cultures au
centre, traversée par un réseau de ruisseaux se déversant dans l'Embut de Caussols.
Le premier peuplement de Caussols daterait de la préhistoire. On compte une dizaine d'enceintes en pierre sèche que la tradition locale considère comme oppidums et fait remonter à l'âge du bronze. L'on trouve des traces d'occupation d'époque romaine dans certaines de ces enceinte, comme au camp des Laves, au collet de l'Adrech.
Les premiers écrits mentionnant Caussols
remontent au XIIe siècle, époque où le village dépendait des Comtes de
Provence. Le village est ensuite resté regroupé autour de l'église jusqu'en 1640, époque où il fut incendié. L'habitat s'est ensuite éparpillé sur
le plateau en petites exploitations agricoles. Cet habitat dispersé prévaut encore aujourd'hui; les seuls regroupements d'habitations se situent dans un petit centre du village autour de
l'église,
l'école, la mairie et l'auberge et dans le hameau des Claps à l'Ouest du village.
L'agriculture et l'élevage, qui prévalaient largement jusqu'en 1950 ont fortement régressé depuis, et il ne reste que quelques élevages d'ovins et de caprins, qui limitent la recolonisation du plateau par les pins.
(Extraits de Wikipédia )
La Dolline devant laquelle nous sommes arrêtés est bordée au sud par une très jolie borie, en très bon état. Après les explications de Jean tout le groupe va se diriger vers elle pour la visiter.
Les bories ne servaient pas
d'habitations,
même si
quelques témoignages évoquent que des gens s'en sont servi de refuge lors de la grande Peste de 1720 ou durant d'autres époques troublées.
La borie avait presque exclusivement une vocation agricole. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont des périodes de grands défrichements où de nombreuses terres étaient données à des paysans qui, à
condition de la travailler avec assiduité, en devenaient propriétaires au bout de quelques années. Du coup, ces paysans et bergers faisant leur labeur souvent loin de chez eux avaient besoin d'un
endroit où déposer leur matériel ou abriter leur bétail par gros temps. Ce sont eux les constructeurs des bories.
Puis nous reprenons notre cheminement vers le
fameux radar.
Sous ce radôme se cache un radar permettant de réguler l'approche des avions pour les aéroports de Nice et de Cannes Mandelieu. Il fait partie du
nouveau dispositif de circulation aérienne mis en place depuis le 14 avril 2005.
NB : Nous, habitants de Boulouris, pouvons attester que ce dispositif est mal appliqué...
Ayant atteint le point culminant de la journée, le Haut Montet à 1335 m, ce sera l'occasion de faire "la pause banane" et de suivre le tour d'horizon que va nous faire Jean à 400 gr. (D'autres auraient dit 360 ° mais ces Messieurs les géomètres qui multiplient, divisent et additionnent les angles préfèrent des unités, certes plus rationnelles mais moins poétiques…)
"Les conditions anticycloniques actuelles
génératrices d'un brume tenace vont limiter notre zone d'observations. Wallou ( expression très borélienne!) pour le Mounier (zut, alors), l'Argentière et le Gelas. Pas de Mercantour aujourd'hui. Nous nous
contenterons,
à l'ouest de l'Audibergue-Signal d'Andon (1642 m) à 12 km (Ah !
Huguette), la montagne de Thorenc-Pic de l'Aigle (1644m) à 13 km, et un peu plus au sud, notre Mt.Vinaigre (614m) à 25 km, au nord, la cime du Chéron –Gréollières
( 1778 m) à 11,5 km, à l'est, le Puy de Tourettes (1267m) à 8 km, le Pic de Gourmettes( 1267m) à 7,5 km, le village de Gourdon sur son promontoire, au sud, les villes de Grasse à 6 km, Cannes à
19 km et Nice à 25 km.
Par un chemin en descente longeant la falaise,
nous atteignons l'aire de départ des parapentes et autres parachutes ascentionnels. Trois audacieux se préparent à prendre l'air. La vue sur Gourdon et les vallées qui l'entourent est
superbe.
Petit changement d'itinéraire pour aller visiter
une curiosité du plateau. C'est une première pour Jean mais il va trouver sans difficulté ce qu'il voulait nous montrer. C'est l'Aven des Charognes, immense trou,
résultant de l'effondrement de structures de calcaire tendre, fragilisées par l'érosion
des eaux de pluies
chargées de gaz carbonique. Le plateau est truffé de ce type d'Aven que nous avions aussi rencontré sur le plateau de Calern.
"Approchez-vous les charognes !" nous propose Jean. Pas trop près quand même, ça a l'air très profond.
Les photographes seront les plus audacieux.
Puis nous repartons hors piste dans des terrains où les taupinières se partagent l'espace avec les cailloux. Remarquable le travail de ces jolies petites bêtes (jolies chez le voisin !) qui
s'acharnent à creuser des galeries dans ce sol peu profond .
Et la terre des taupinières est si fine qu'elle fait rêver plus d'un jardinier, mais pas question d'en remplir le
sac.
Autre trace animale, c'est Roland qui va trouver
la défense d'un petit cervidé. Il en profitera pour donner quelques détails sur ces superbes animaux, aux quelques marcheurs qui l'entouraient.
Nouvelle borie, moins bien conservée, mais équipée d'un joli puits où l'eau affleure, transparente : incroyable sur ce plateau.
Nous nous dirigeons maintenant vers Caussols, mais
tout d'abord Jean fait un petit détour pour visiter l'entrée d'un embut, sorte d'aven horizontal, véritable petit canyon souterrain où l'eau, une fois de plus, a façonné un décor
incroyable…selon les spécialistes.
Enfin c'est l'Auberge de Caussols où nous attendent nos 42 couverts. Voici le menu : pâté de campagne avec sa motte de beurre (tiens tiens, c'est nouveau ça, une vraie motte de beurre dans une cagette en bois),
joues de bœuf en
daube (succulent), agneau grillé, tarte au pommes chaude avec chantilly (délicieuse), café et eau de vie.
Nous profitons du repas pour souhaiter un bon anniversaire à Joël.
C'est l'estomac bien calé que nous sortons de table. Heureusement que Jean a réduit le chemin du retour !
Les "petites jambes", dont le groupe s'est enrichi de quelques marcheurs, rejoindront directement les voitures alors que reste de la troupe effectuera un retour tranquille évitant la montée finale comme Jean l'avait prévu.
Merci Jean pour cette balade relaxe sur ce plateau de Caussols toujours agréable à nos jambes, nos yeux et nos palais.
Grimpette


Ah ! les filles-Ah ! les filles

Juste à ta taille, n'est-ce pas Monique !

Le fameux radar

L'Aven de la
Charogne
Brrr!

Chiffons, recettes de cuisine ,
mecs...
En tout cas ça tchatche!

Que complotent ces trois-là ?

Tout est simple à l'Auberge de Caussols !
C'est encore l'automne

Gorbio - Cime de Baudon : 12 novembre 2009
Gorbio - Cime de Baudon
Aujourd’hui Roland Collomb nous emmène à
Gorbio, village perché au-dessus de Menton. Nous allons grimper au sommet du mont Baudon (1264 m). Certains se souviennent avoir gravi ce sommet il y a deux ans, au départ de Peille. Nous
voici arrivés à Gorbio. Nous sommes 26 randonneurs et
randonneuses. Le ciel est dégagé, la température est douce. Que demander de plus ? Aujourd’hui nous accueillons parmi
nous Joël, déjà connu des habitués du lundi. Roland nous présente la rando. « Nous allons partir en descente.
Ensuite c’est plat. Puis
on remonte jusqu’à Ste Agnès. Là nous formerons deux groupes. Le premier grimpera sur la Cime de Baudon, ce qui nous fera un dénivelé de près de 900 m. Quant aux « petites jambes » ils
suivront un chemin parallèle, à flanc de coteau, jusqu’à la Madone de Gorbio. Ce qui ramène le dénivelé à 667 m. Quand même ! » Et Roland ajoute :
« Je ne vous parle pas de Gorbio. Nous aurons le temps cet après-midi, car j’ai prévu de visiter le village avec le maire de
Gorbio ».
Nous démarrons par une courte descente, suivie d’un court plat. Puis la
route se met à grimper. Nous ne tardons pa
s à atteindre la chapelle St Lazare, avec son joli porche à arcades. « Cette chapelle a été construite à la suite d’une
épidémie de peste qui sévissait vers la fin du moyen Âge. Lorsque Menton fut ravagé par l’épidémie, les habitants de Gorbio firent le serment d’édifier une chapelle si la peste n’atteignait pas
le village. La légende ajoute qu’un pestiféré arrivé de Menton vint mourir ici. On éleva donc la chapelle sur le lieu précis où il est mort ». Après une courte
pause, nous
continuons notre grimpette vers Sainte-Agnès. Nous suivons à présent un sentier qui longe une immense falaise. Roland nous avait dit : « Sur le sentier on
verra le village de Gorbio ». Eh bien le voici, sur notre droite. No
us commençons
aussi à apercevoir la mer qui brille au soleil. La température est douce mais lorsque nous traversons un sous-bois, la fraîcheur nous gagne vite.
Et voici au détour
d’un virage, le village de Sainte-Agnès qui se détache sur un piton rocheux. La vue est magnifique. Les photographes sont ravis. Mais le chemin est encore long. Dieu merci nous ne grimperons pas
jusqu’au sommet du piton rocheux. Nous marquons l’arrêt au pied du village. Il est 10 h 30. C’est l’heure de la pause casse-croûte. Roland nous parle de Sainte-Agnès. « A 800 mètres d’altitude, c’est le village littoral le plus haut d’Europe. Des fouilles ont mis à jour une église dédiée à Sainte Agnès, jeune romaine martyrisée sous Dioclétien en
303 ». Et Bruno de préciser : « On lui a coupé les seins ! » Quelle
horreur ! Après Ste Agnè
s, Roland nous parle d’André Maginot, qui fut ministre de la Guerre, entre la Grande et la dernière. « La position stratégique exceptionnelle de Sainte-Agnès
favorisa dès 1932 la construction de forts militaires pour protéger Roquebrune-Cap-Martin. Ils font partie de la fameuse Ligne Maginot. » Et pour finir, Roland ajoute : « De
Sainte-Agnès, par beau temps, on voit la Corse ! ». Faut-il le croire ? « Simple mirage ! » prétendent certains.
C’est aussi à Sainte-Agnès que nos deux circuits se séparent. « Les petites jambes ont fait la moitié de la montée. Et le premier groupe en a fait le tiers. Qui vient avec moi dans le premier groupe ? » Egalité parfaite : nous voici 13 dans chaque groupe. Jean prend en main les « petites jambes ». « Rendez-vous à 13 h pour pique-niquer ! »
Il est 10 h 30.
Nous (les
grandes jambes) commençons à grimper. Pour nous allécher sans doute, Roland nous a promis : « On verra le
Mounier, le Gelas et tous les sommets du Mercantour ! » Nous grimpons parmi les pins. En nous retournant nous jetons un dernier regard sur Sainte-Agnès. Roland nous fait remarquer
que le village, planqué derrière son éperon, est invisible depuis la mer. On aperçoit une tour Maginot. « La cloche permettait l’observation directe et
périscopique » nous dit Roland. « A présent on va cheminer à plat dans les bois ! » A plat ? Aurait-on trouvé plus
menteur que Jean ? En fait de plat ça grimpe ! Nous marchons à un rythme très soutenu. Le
blogueur voudrait bien
prendre des notes, voire une petite photo du paysage… Mais pas question de regarder autre chose que nos pieds. D’autant que nous avons été précédés sans doute par un régiment de cavalerie, à en
juger par les monceaux de crottin qui couvrent le sentier. Attention à ne pas glisser!
La pente, d’abord régulière, devient plus raide. Nous atteignons le Pas
de la Piastre. Roland nous propose une petite p
ause, très appréciée. « Nous avons fait le deuxième tiers de la montée. Le troisième tiers nous
amènera au sommet ». « C’est la partie la plus difficile. Pour monter n’hésitez pas à vous servir de vos mains ! ». Pour se tenir aux
rochers ou aux arbres ? Ou pour s’accrocher à son voisin ou sa voisine ? Joël s’enquiert des pratiques du groupe : « Où peut-on mettre les
mains ? » A chacun selon ses goûts.
« Nous allons passer sur le versant
Nord-Est. On ne verra plus l’Italie, mais le Mercantour. Dans la première partie nous grimperons dans les rochers. Puis ce sera de la forêt ». Nous reprenons notre sentier qui grimpe à
présent à découv
ert. La pente est raide. Les rochers forment des marches le plus souvent hautes et irrégulières. Attention à ne
pas
glisser ! (bis). Si l’on prend le temps de s’arrêter quelques secondes, un paysage splendide s’offre à nos yeux émerveillés : les cimes enneigées du Mercantour ! Après
les rochers, voici la forêt. Avec des rochers partout ! Encore un dernier
coup de collier et nous atteignons le sommet. Hélas la brume nous a suivi dans notre ascension. Elle
s’accroche aux sommets. On
aperçoit quand même le mont Mounier (2817 m), le mont Gelas (3143 m), et bien d’autres. « Nous sommes
ici sur un sol calcaire, comme dans tout le massif des Préalpes » nous dit Roland. Le ciel se couvre de nuages et la fraîcheur nous gagne. Le temps pour certains d’enfiler un vêtement
sec et de se couvrir, il nous faut redescendre. « Nous allon
s manger dans le
creux là-bas, sur les cailloux. Dans 20 minutes nous allons retrouver les petites jambes ». Et Roland ajoute : « Attention ça glisse ! (ter) On descend cool !! » Car le sentier, toujours parsemé de rochers, est humide. Par endroits le sol
est boueux. « ON ASSURE !! » nous crie Roland. Assur
ément, le blogueur, en
position de serre-file, n’a pas suffisamment assuré. Personne ne l’a vu tomber. Mais à l’arrivée tout le monde lui fera remarquer qu’il n’a pas les fesses propres. Sympa ! La descente se
poursuit sur terrain toujours très accidenté. Après quelques petites chutes sans gravité, nous apercevons en contrebas le Col de la Madone de Gorbio. Et nous retrouvons les petites jambes. Mais que sont-ils devenus depuis que nous les avons quittés à Sainte-Agnès ? Jean-Marie nous le raconte :
« Après le départ du 1er groupe, Jean BOREL entraîne ses 13 participants sur le chemin du
col de la Madone, celui qui évite la cime de Baudon. Photo de groupe puis nous commençons à monter. Jean nous rassure, "ça monte fort au début mais ça ne va pas durer"…mon œil ! Joli
point de vue sur
Ste.Agnès. Bruno nous demande si nous avons observé que tous ces villages perchés, proches du littoral, ne sont pas tournés vers la mer ? Personne ne sait répondre. "C'est pour ne pas être vu des barbaresques qui arrivaient en bateau". Merci Bruno, nous aurons au moins appris quelque chose
aujourd'hui. Sur le sentier nous remarquons, sur plusieurs centaines de mètres, quelques gouttes de sang frais. Comme personne n'est blessé dans le groupe et que nous ne pouvons analyser l'ADN,
nous émettrons l'hypothèse du renard qui aurait capturé une proie et l'emporterait dans son terrier.
Nous atteignons le col de Bausson à 921 m et découvrons la cime de Baudon vers laquelle nos valeureux amis sont en train de crapahuter.
Nous commençons à descendre par un petit sentier et nous rencontrons un autre groupe qui retourne à Gorbio. Ils viennent de Cagnes-sur-Mer. Après échange de politesse, nous les laissons passer, priorité à la montée.
Nous atteignons la route qui va nous conduire jusqu'au col de la Madone où nous devions pique-niquer mais Jean nous annonce une mauvaise nouvelle, nous devrons rajouter 50 m de dénivelée positive car Rolland a fixé un autre lieu, idyllique paraît-il. Grognements (de principe) dans le groupe.
Nous apercevons maintenant le premier groupe qui se détache sur la cime de Baudon : une silhouette, puis, deux, puis…
etc.
Très rapidement nous atteignons le lieu du pique-nique : Rolland avait raison, c'est super, de l'herbe et de rochers. Très vite nous pouvons voir nos amis en pleine descente qui nous rejoignent rapidement. Bravo, bon timing ».
Après avoir savouré notre pique-nique, Roland nous parle de Gorbio.
« Le fief de Gorbio
dépendait des comtes de Vintimille avant d’être cédé en 1258 au Comte de Provence. Puis rattaché en 1388 au Comté de Savoie. A la révolution française, Gorbio devient français et fait partie du
premier département des Alpes-Maritimes. Puis en 1814, il es
t à
nouveau rattaché à la Maison de Savoie. Avant de dire OUI en 1860, au rattachement du Comté de Nice à la France ».
Mais il est temps de repartir, nous avons rendez-vous avec Monsieur le
Maire de Gorbio. La descente est rapide, mais le sentier n’est guère facile, avec ses rochers glissants et son sol humide recouvert de feuilles mortes. Une trouée dans les arbres nous permet
d’apercevoir Menton. Après cette descente un peu longuette – que certains n’hésitent pas à rallonger un peu, pour le plaisir ! -, nous parveno
ns enfin à Gorbio.
Nous voici maintenant avec M. Isnard, Maire de Gorbio, qui nous fait découvrir son village. « Gorbio compte 1.300 habitants. Ce petit village est, de l'avis des amateurs, resté un des plus
authentiques de la Région. Au pied d'un cirque de montagnes, c'est le premier village perché que l'on découvre en venant d'Italie et la grande façade du château des Malaussène
lui confère l'aspect d'un véritable "nid d'aigle" ».
Sur la place du village, nous admi
rons un orme, planté en 1713; il est classé parmi les 100 arbres les plus remarquables de France !
Puis voici la Chapelle des Pénitents Blancs de Gorbio. « Les pénitents jouent un rôle social, sanitaire, ensevelissant les morts. Aujourd’hui, toujours
actifs, ils entretiennent les traditions religieuses et notamment la "Fête des Limaces". La
Procession des Limaces est appelée ainsi parce qu’elle se déroule à la nuit tombée, le village étant éclairé par de petites lampes à huile, placées dans des coquilles
d’escargots. ». Nous
pénétrons à présent dans l’Eglise St Barthélemy, construite en 1683.
« On retrouve dans cette
église des œuvres des peintres de la basilique St Michel de Menton, construite peu avant ». Puis nous passons devant le château des comtes de Malaussène.
« Ces comtes sont parents
avec les comtes Lascaris de Vintimille qui construisirent la première place forte de Gorbio ». Voici dans une rue
lle, le vieux four
à pain communal (XVIIè). Nous arrivons enfin devant le vieux Château des Lascaris. « La Tour a perdu ses créneaux lors du tremblement de terre de 1887. En 2008, le "vieux château"
est devenu un lieu de mémoire et de culture. Il accueille la collection du peintre Raza, artiste indien mondialement reconnu ». Nous grimpons au sommet de la tour. Vu
e superbe sur Gorbio
et les montagnes qui l’entourent.
Après ce survol rapide, si vous souhaitez en savoir plus sur Gorbio et ses trésors, allez faire un tour sur le site http://www.gorbio.fr/.
Les visites, c’est bien connu, ça donne soif ! Aussi est-ce avec joie que nous allons prendre un pot … bien mérité.
Merci Roland pour cette très belle randonnée et pour la visite d’un très beau village. Et merci à Jean, de la part des petites jambes.
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Roland COLLOMB, Francis OUDARD.
Encore quelques photos :
Les petite
s
jambes
Randonneurs
et randonneu
ses

Les grandes jambes
Vers l
e sommet


Sainte-Agnès

Vues de Gorbio


Prochaine randonnée : Jeudi 19 Novembre à 7 h
00 : Caussols (06)
Déjeuner à l’auberge de Caussols : terrine de campagne, joue de bœuf ou agneau rôti, raviolis, ratatouille. Tarte aux pommes, vin, café. Prix du repas : 25 Euros.
Responsable : Jean Borel - 04.94.95.87.73 - 06.68.98.13.62
Bauduen-Lac de Sainte-Croix- 5 Novembre 2009
BAUDUEN- Le lac de Ste.Croix
Depuis quelques jours, la météo sur le Haut-Var était fort changeante. Le nord de notre département était à la limite du mauvais temps. Mais la dernière
prévision était plus optimiste : soleil et nuage le matin, couvert sans pluie l'après-midi.
C'est pourquoi 20 marcheuses et marcheurs se sont retrouvés autour de Jean BOREL qui nous avait organisé une belle rando au bord du lac de Ste.Croix avec 18 km et
400 m de dénivelé.
En ce matin du 5 Novmembre, à 8 h30, la
température est de 2° (ouille-ouille !) malgé un soleil radieux.
Il nous manque deux marcheurs, Nicole et Francis qui se sont trompés d'heure : 7 h 30 au lieu de 7 h.
Non Francis, pour un départ de 18 trous, tu ne nous aurait pas fait
ça.
Ils ne savent pas où est le départ et ne possèdent pas la carte de la randonnée. Par téléphone Jean leur a donné quelques détails mais aujourd'hui nous ne partons pas d'un village, mais
d'un bord de route en pleine campagne, pas facile à trouver.
Nous les attendons un petit peu en prenant quelques photos du groupe et en écoutant notre guide présenter notre itinéraire. Jean en profite aussi pour présenter un
nouveau couple qui nous avait déjà accompagné la semaine dernière, ALICE et JEAN-LOUIS.
Nous leur souhaitons la bienvenue.
Mais il faut quand même penser à partir car la rando est longue et le jour baisse vite à cette saison. Bruno se propose de les attendre mais le groupe proteste car nous ne sommes pas
certains qu'ils retrouveront nos voitures. Sur ce plateau, le téléphone ne "passe pas", impossible de les contacter. Finalement Jean colle une carte sur sa vitre arrière, au cas où (!) et
Bruno nous rejoint, sage solution : nous avons déjà deux marcheurs dans la nature ce n'est pas nécessaire d'en rajouter un troisième.
A 8 h 50 nous attaquons notre rando par une piste facile. Pour une fois, nous commençons par 3 km de plat, bonne façon de s'échauffer…car il ne fait vraiment pas
chaud, n'est-ce pas Claude !
Nous cheminons dans une forêt de petits chênes ayant déjà pris de belles couleurs automnales.
Changement brutal de direction, Jean BELLACHES et Françoise qui s’étaient échappés et avaient dépassé le guide doivent faire demi-tour, Jean BOREL les ayant laissé
poursuivre tout droit, petite plaisanterie qu'il apprécie beaucoup et sait utiliser comme "pédagogie douce". Aussi, brutal changement de type de chemin.
Nous abordons une descente
assez raide, caillouteuse et rendue glissante par la terre mouillée : il a plu hier comme l'attestaient les grandes flaques du chemin précédent.
Face à nous, premiers aperçus sur les falaises des Gorges du Verdon et le village d'Aiguines d'où certains d'entre nous ont gardés quelques souvenirs épiques, mais
nous en reparlerons.
Nous poursuivons notre descente sans une chute. Au cours de la pause banane, faite à l'issue de la descente, Jean parvient à contacter Francis et
Nicolle. Ils sont à Salles-en-Verdon et nous rejoindront à Bauduen pour le pique-nique. Heureusement que Bruno ne les avait pas attendus.
Nous arrivons au bord du lac. Premier ravissement des yeux et bien sûr nombreuses photos ( au soir de cette randonnée j'en aurai d'ailleurs 178 "en
portefeuille" : que l'embarras du choix !).
Ce lac, nous le connaissons tous mais souvent à une saison où il est très fréquenté. Aujourd'hui, nous l'avons pour nous, rien que pour nous.
Et nous allons cheminer ainsi sur une large piste, très "confortable". Le lac est à notre droite, d'un bleu vert, caractéristique des eaux du Verdon à cette saison.
Il fait la limite entre le Var où nous sommes et les Alpes de Haute Provence. En face de nous le plateau de Valensole et ses champs de lavande. Le niveau de l'eau est très bas
découvrant de larges plages caillouteuses . A cette période de l'année, EDF peut turbiner sans retenue, les touristes ne sont plus là.
Jean nous rappelle que la mise en eau du Lac de Sainte Croix, commencée en 1973, s'est achevée en 1975 en atteignant
la cote 482. Les flots, en submergeant la vallée, engloutissaient également l'ancien village des Salles sur Verdon, reconstruit sur un plateau proche. Mais avec lui disparaissaient également dans les eaux de jade, la source de
Fontaine l'Evêque et des grottes du paléolithique, ainsi que le pont d'Aiguines datant du Moyen-Âge...
L'idée du barrage est déjà présente en 1930, et un syndicat de défense se créée alors dans le village. A l’époque, le projet émane de la société Schneider. Les Sallois s’opposent énergiquement à
cette construction qui va les chasser de leurs terres, de leurs habitations, de leurs racines. Le temps passe, les enquêtes et les réunions s’enchaînent, sans que rien n’aboutisse vraiment. Alors
au village, la vie va son train, entre espoir et fatalisme, incertitude ou angoisse.
Puis EDF reprend à son compte le projet Schneider, et les choses alors s’accélèrent. En 1967, le 16 janvier, l’enquête parcellaire est déclarée. En mars 1969, un canal de dérivation est creusé
dans la vallée. Pendant ce temps, les tractations entre EDF et les habitants se poursuivent, avec les divergences, les cris, la douleur de l’inéluctable pour les habitants… et l’épineux problème
des truffières, implantées dans des terres réputées pauvres, mais à la valeur inestimable pour les propriétaires.
Le projet initial prévoit de faire monter l’eau jusqu’à la cote 500, ce qui engloutirait Les Salles sur Verdon et l’île de Costebelle, mais également les villages de Bauduen et de Sainte-Croix, qui sont autant d’opposants à la construction du
barrage. Mais une modification intervient et ramène la cote à 482, et Les Salles sur Verdon se retrouve seul pour lutter contre le projet puisqu’il épargne désormais les autres villages.
EDF finit bien entendu par gagner la partie, mais la reconstruction des Salles, initialement prévue sur la commune d’Aiguines, sera en fait mise en œuvre sur le plateau de Bocouenne, plus proche du village d’origine.
En juillet 1970, la première pierre du nouveau village est posée.
En novembre 1973, le barrage est mis en eau. Devant la montée lente des flots, l’exode du village commence, et en janvier 1974, les deux derniers habitants des Salles sur Verdon, dont le
curé, sont évacués par la gendarmerie.
Nous pouvons imaginer l’émotion qui étreint alors les Sallois. Les terres noyées peu à peu, la maison natale rasée par les engins de chantiers puis submergée inexorablement, qui disparaît dans
les eaux émeraudes.
Les morts sont transportés dans le nouveau cimetière, chassés de leur lieu de repos. L’église est dynamitée.
Cette retenue est la troisième de France métropolitaine par sa superficie après le lac du Der-Chantecoq et le lac de Serre-Ponçon. Le lac est devenu un centre de tourisme estival ; il est très fréquenté pour les loisirs aquatiques.
La navigation des bateaux à moteur à essence est interdite. Seul les moteurs électriques et les voiles sont autorisés. On y rencontre beaucoup de pédalos
et de barques diverses de juin à septembre. Ce lac artificiel est également utilisé pour les écopages des Canadairs lors des incendies dans la région.
Trois villages se trouvent le long de ses berges :
Sainte-Croix-du-Verdon, Bauduen, Les Salles-sur-Verdon (nouveau village)
Le plus grand des lacs du Verdon couvre une superficie de 2200 ha (10 km de long pour 3 km de large), limitée au sud par le barrage hydroélectrique de Sainte Croix et au nord par le pont de Galetas, lieu où le Verdon vient alimenter le lac. Le barrage (de type voûte mince), construit à l'entrée des gorges de Baudinard, retient 760 millions de mètres cubes d'eau et produit sur une année plus de 150 millions de KW/H. Il alimente ainsi en électricité plusieurs des villes situées à sa proximité.(Extraits de différents sites Web)
Mais revenons à nos 20 marcheurs qui s'émerveillent du paysage.
Jean nous montre le Grand Marges, montagne qui domine Aiguines et où 13 randonneurs se sont distingués dans une des
marches les plus difficiles de ces dernières années alors que le second groupe guidé par Daniel allait se "goberger" au restaurant à Ste-Croix-du-Verdon.
Jean nous précise: " la grande piste est finie, nous allons devoir effectuer un passage plus difficile dans des rochers, soyez vigilants d'autant plus qu'aujourd'hui ils sont glissants".
Plus de plage au bord du lac. L'eau vient directement
lécher une grande falaise en-dessous de nous. Nous commençons à grimper parmi les rochers. C'est
assez facile car il y a de nombreuses prises pour les mains. Par contre les descentes sont plus délicates et les fonds de pantalon en porteront la trace car personne n'hésite à se laisser glisser
sur les fesses car effectivement …ça glisse.
Mais tout ceci avec le sourire et la bonne humeur !
Comme toujours en pareilles circonstances , le groupe s'est effiloché et Jean revient sur ses pas donner un coup de main aux plus hésitants et surtout prendre toute une série de photos bien
caractéristiques.
Enfin tout le monde se retrouve sur la grande piste, heureux d'avoir franchi ce passage difficile.
Le nouveau village de Salles est maintenant juste en face de nous sur l'autre rive et on voit maintenant le pont sur le Verdon à sa sortie du lac.
Encore un kilomètre et nous arrivons à Bauduen où nous attendent Nicole et Francis. Ils ont eu le temps de parcourir ce très joli village et de nous en rapporter
des photos.
BAUDUEN est un charmant village dont les quais sont à la côte 484 m, deux mètres au-dessus du niveau maximum du lac : il était temps.
Le pique-nique s'organise, qui sur des tables, qui sur des bancs. Trois "misanthropes " comme les qualifiera Jean, ont préféré le bord de l'eau.
Il fait toujours beau mais le ciel se couvre de plus en plus vers le sud-ouest.
Nous repartons pour remonter sur le plateau. Nicole et Francis ont renoncé à nous accompagner afin de nous éviter de les ramener au village récupérer
leur voiture. Un petit arrêt sur un rocher, au bord de la route, nous permet d'admirer le village vu d'en haut et de faire quelques photos. Au passage, un admirable épouvantail entraîne quelques
commentaires irrespectueux de certains, que je ne nommerai pas, au sujet de notre Présidente (non, pas Carla...).
N'oublions pas que nous sommes en automne,
les feuillages ont pris de chaudes couleurs, ne serait-ce que pour nous le rappeler. A un moment la
couleur des rochers et celle de la végétation se confondent presque.
Empruntant les Gorges de Calletis nous poursuivons une montée facile. Le chemin a été creusé dans une roche stratifiée très spectaculaire. Il fait toujours doux, bien que le ciel soit de plus en
plus couvert et une pause effeuillage s'avère nécessaire. Très rapidement nous nous retrouvons à la cote 660, sur le plateau où nous allons cheminer tranquillement jusqu'au hameau de Bounias. Ce
hameau, proche de la route, est habité par trois familles et comporte un gite paysan pour 6 à 8 personnes. Jean nous a organisé un arrêt à l'élevage caprin de M. et Mme CHAFFARD.
Cette ferme fait partie des structures d'accueil homologuées par les réseaux " Bienvenue à la ferme " et " Accueil paysan " .
C'est Mme qui nous accueille
et nous explique que l'exploitation comprend 36 chèvres , actuellement dans les bois, cheptel insuffisant pour satisfaire à la demande. L'objectif serai de passer à 50 bêtes. Tous les fromages
produits sont vendus à la ferme. Le troupeau est de race locale, bien adaptée à la région. Les chèvres sont actuellement pleines et vont mettre bas vers Février. La période de traite va s'arrêter
dans quelques jours. Les chèvres vivent en liberté mais rentrent chaque soir pour la traite.
A côté de la bergerie, une passerelle nous intrigue beaucoup. Elle est équipée de fauteuils de style,
d'un lampdaire, d'un miroir,
de deux mannequins et d'une peau (identifiée comme du blaireau par Claude, notre chasseur). Un autochtone nous explique que c'est la cabine téléphonique... seul endroit où les téléphones
portables passent. S'est-il payé notre tête ?
Après avoir fait quelques achats de fromage, le groupe repart, rejoint la route et après un petit cheminement sur le bas-côté, nous retrouvons les voitures.
C'est à Aups que nous allons prendre notre pot de l'amitié avant de rentrer, de nuit à St.Raphaël. Ce sera, hélas toujours comme ça pendant quelques mois.
Merci Jean pour ce joli passage sur les rives de ce superbe lac. Nous avons bien compris que l'intérêt général passe avant de celui des particuliers, même si les Sallois ne partagent pas notre opinion.
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE et Francis OUDART.
La semaine prochaine, nous irons à Gorbio avec deux circuits.
Jeudi 12 Novembre à 7 h 00 : Gorbio (06) – Repas tiré du sac - 2 parcours
2ème
parcours : Col de la Madone – 4 h – 10 kms 104 – Déniv. 667 m – Moyen / Medio - Belles vues sur la mer, l’Italie et le Mercantour – Visite du village de Gorbio
Quelques photos en bonus (Il y en a tellement en réserve)
Avec le chef Ah! la propreté
Au-dessus dulac

Avec le sourire
Avec le serre-file

Enfin la piste


Bauduen

Le pique-nique du chefA la fromagerie

Jolie girouette


Allons,allons, Denise !

Le groupe devant le lavoir de Bauduen
C'est l'automneDes moulins et des mines : 29 octobre 2009
Des moulins et des mines
Aujourd’hui Bruno Guérin nous emmène dans les
Maures, pour une randonnée intitulée « Des moulins et des mines ». Nous voici 21 randonneurs à l’entrée de Plan-de-la-Tour. Le soleil
brille, la journée sera belle. Bruno nous présente le profil de la rando : « Nous sommes à 78 mètres d’altitude. Nous allons grimper jusqu’à la crête de la Colle
Dure (alt. 518 m), d’où la vue est saisissante sur le massif des Maures. Le passage sur la crête est un
peu sportif. Mais une variante
permettra aux petites jambes de l’éviter ». C’est une rando de 17, 5 km (mais à l’arrivée Bruno en
comptera 18,5 km) et 540 m de dénivelé.
Une fois n’est pas coutume, Jean conduira les « petites jambes ». Pour
l’instant il est serre-file. Après les traditionnelles photos de groupe nous démarrons. Il e
st 8h45. Nous commençons
par traverser Plan-de-la-Tour. Nous passons devant une boulangerie. Jean en ressort avec un paquet de tartelettes qu’il va porter religieusement j
usqu’à la pause
casse-croûte. Le voici promu porte-tarte ! Nous sortons de la ville et marchons à présent au milieu
des vignes. L
a route grimpe gentiment. « Regardez sur votre droite, voici un premier moulin ! » nous dit Bruno. En effet c’est un moulin bien restauré, on le croirait neuf. Puis nous traversons le hameau de
Vallaury. No
us prenons un chemin qui grimpe sur la droite, nous permettant de couper un lacet de la route. Nous voici à nouveau sur la départementale.
« Nous allons prendre un sentier sur la
gauche ! ».
Voici en effet une piste qui grimpe. Plutôt raide et surtout très ravinée, à la
suite sans doute des orages récents. Nous parvenons à un carrefour de pistes (cote 275 m, nous dit Bruno). Au-d
essus de nous se
dresse un moulin. Nous grimpons à son pied et posons nos sacs. C’est l’heure de la pause casse-croûte. « C’est l’ancien moulin des Gastons » nous dit Bruno. « D’ici vous avez une vue sur le Haut Var et les Maures. Ici le mont Peigros ». Pendant ce temps Jean s’affaire. Il pr
ocède à une opération
délicate : la multiplication des tartes. « C’est la
surprise du serre-file » nous dit-il. Excellente surprise ! Chacun se presse pour recevoir sa
part de tarte. Délicieux ! Jean, tu devrais être serre-file plus souvent. Qu’il fait bon au soleil ! On resterait bien là plus longtemps. Mais Bruno n’est pas de cet avis.
« Nous avons fait jusqu’ici 4 km. Il nous reste donc 13 km. A
présent nous allons emprunter le GR51 ».
Il est 10h30. Nous reprenons la ro
ute.
« Vous verrez bientôt le moulin de Valauris. Il est restauré et habité. On ne peut pas
y aller
». Nous voici prévenus. Nous longeons à présent un vignoble. Deux viticulteurs se préparent à épandre … « du
moût » disent certains. Mais un parfum délicat nous poursuit sur une centaine de mètres. Non, ce n’était pas du moût ! Sur la gauche nous ne tardons pas à apercevoir le moulin de Valauris, à
contre-jour. Donc pas de photo ! Nous continuons à grimper, tou
t en douceur. Quand Bruno s’écrie : « Un autre moulin à droite ! Ce sont les ruines des Roussillons ». Puis voici encore d’autres ruines. Qui a parlé de mine ? « L’ancienne mine, on va la voir un peu plus loin » nous dit Bruno. « Nous avons déjà vu 5 moulins ». Quant
a
ux ruines, on ne les compte pas. « Il y a des ruines de partout ! » Sur la droite, on aperçoit à présent les bâtiments (en ruines) de l’ancienne mine. La piste grimpe régulièrement. Nous
marchons à bonne allure. Il commence à faire chaud. Un bel arbousier co
uvert de fruits rouges attire le photographe. Ainsi qu’Annie qui avale quelques arbouses mais ne semble pas
ravie. « Oh, ce n’est pas si bon que ça !
»
Le groupe avance à un rythme soutenu. Annie et Daniel sont en tête. Les voici, pris
en photo par le serre-file ! Cherchez l’erreur ! « Nous a
llons jusqu’à la citerne, là-bas tout là-haut » nous dit Bruno. « C’est là que nous nous répartirons en deux groupes ». Qu’elle est loin cette citerne ! Et qu’elle est longue cette grimpette ! D’autant que le soleil tape fort. Le
groupe s’étire. Les premiers montent à vive allure. Profitons-en, Bruno ne dit mot. Enfin nous parvenons à la citerne. « Nous sommes au col des Courchets (alt. 449 m). Qui vient grimper sur la crête de la Colle Dure ? » demande Bru
no. Nous ne sommes que 7 à accepter son invitation. Bruno semble un peu déçu. « Peut-être sont-ils fatigués par les deux randos précédentes ?
» Voici donc Jean à la tête de 14 « petites jambes ». Nous les laissons à la citerne. Nous les
retrouverons tout à l’heure au pique-nique. Nous quittons la piste et attaquons un sentier qui grimpe sur la crête. « Nous prenons à droite une trace qui s’engage sur une croupe dénudée » (langage imagé, signé Bruno). « On a la vue des deux côtés ». A gauche c
omme à droite en
effet, la vue sur les Maures est superbe. Nous apercevons à présent le premier bastion rocheux qui marque le sommet. Nous grimpons au milieu des cistes, bruy
ères et chênes verts. Et
voici le sommet. « Nous sommes à 514 mètres
d’altitude ». Nous admirons la vue sur les Maures. Puis nous poursuivons notre chemin sur la
crête, parmi les rochers et les buissons. Nous atteignons un deuxième sommet (alt. 520 m). Superbe photo de Claude pour immortaliser cette ascension !
Nous commençons à redescendre, en suivant toujours la crête accidentée, agrémentée
par endroits de genêts épineux. Attention, ça glisse et ça pique ! Nous nous dirigeons vers un pylône, en louvoyant parmi les buissons et les rochers. Attention ! Il y a parfois
quelques marches un peu hautes. Et il vaut mieux éviter de regarder le vide. « Ca y est. Le passage alto est terminé ! » nous dit Bruno. Nous continuons la descente sur un sentier ombragé, un peu humide. Puis voici le soleil et là-bas
devant nous la selle de Colle Dure (alt. 355 m), où nous attendent les « petites jambes ». Qu’ont-ils donc fait pendant que nous crapahutions sur la crête escarpée ? Après avoir
cheminé gentiment à flanc de colline, il
s sont arrivés ici et se sont installés confortablement dans l’herbe. « Et vous ne nous avez pas attendus pour pique-niquer ? » « Ben non. Jean a commencé à manger. Alors on a suivi notre chef » nous répond Marinette. Nous savourons notre pique-nique bien mérité. Puis vient l’heure de la sieste ou de la
belote.
Pour photographier les
joueurs de cartes, Jean
n’hésite pas à grimper dans un chêne-liège. « Quand les oies
sont perchées, le temps va changer » nous dit Jean-Louis. C’est un dicton normand. Heureusement le
soleil brille encore. « Nous avons encore 7
ou 8 km à
parcourir » nous dit Bruno. Il est 13 h 30. Nous prenons le chemin du retour.
Au début cela descend doucement. Puis la pente s’accentue et la piste devient
fortement ravinée. Bouleversée sans doute par les derniers orages. Nous marchons à l’ombre, le sol est humide. Après plusieurs boucles, nous
pénétrons dans un bois
de châtaigniers. Nous faisons une pause. Certains en profitent pour faire provision de châtaignes, tandis que Bruno nous conte l’histoire du marron glacé : « Au cœur du massif des Maures, se dressent des châtaigniers aux
feuilles dentelées. La marrouge, le marron du Var tire sa réputation d’une longue tradition agricole. Son origine varoise semble remonter au moyen
Âge, lors de son introduction par les chartreux de la Verne. Aujourd’hui la plupart des châtaigneraies sont plusieurs fois centenaires. Le Conseil Général aide à leur réhabilitation en finançant
notamment leur élagage et en formant les propriétaires au greffage. La grosse châtaigne, dite « passe belle » ou « belle marchande » est épluchée dans l’eau tiède. Elle passe
ensuite dans une machine à
vapeur pour être cuite avant d’être conservée dans un bocal en verre où elle est recouverte d’un sirop de confisage. Vient enfin l’opération de
glaçage du marron ».
Nous reprenons notre descente sur la piste toujours très ravinée. Elle nous paraît
bien longue, cette descente. Très très longue. Nous commençons à en avoir plein les pattes.
Soudain Bruno semble hésiter. Nous approchons de maisons construites récemment sans doute. Et le chemin a disparu. Alain est ravi : voici enfin l’aventure qui mettra un peu de piment à cette
rando. Mais pas de chance ! Après av
oir traversé
sans doute un espace privé, nous retombons sur nos pieds, c’est-à-dire sur le chemin qui nous ramène bientôt au parking. Des voitures au bistrot, il n’y a qu’un pas. Nous le franchissons
allègrement. Après tant de ruines et de moulins, il est temps de nous désaltérer. Une belle journée s’achève…
Merci Bruno pour cette très belle randonnée d’automne dans les Maures. Et merci à Jean, serre-file, porte-tarte et chef des « petites jambes ».
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Encore quelques ph
otos :
Bruno scrute le paysage
Gérard prend des notes


R
andonneurs

Groupe de
randonneuses

Ca gri
mpe
Au
sommet

Vues sur les Maures
Prochaine randonnée : Jeudi 5 Novembre à 7 h 00 :
Le Lac de Sainte-Croix (83).
Nous serons partis pour 17 Kms et 380 ms de
dénivelée sur un magnifique parcours qui, après un passage en forêt sur le Plateau du Défens, nous
conduira sur les rives du Lac de Sainte-Croix qui inonde le paysage d'un bleu si pur qu'on ne le quitte plus des yeux .
Attention toutefois de garder un oeil sur le sentier ; quelques courts passages dans des ressauts rocheux demandent en effet un minimum d'attention.
La pause pique-nique sera organisée sur les rives du lac à BAUDUEN, vieux village typiquement provençal aux ruelles pittoresques avec ces bâtisses anciennes aux portes arrondies et fleuries.
Ultime effort, ultime grimpette avant de rejoindre nos véhicules, une halte gourmande est prévue, pour ceux qui le souhaitent, à l'élevage caprin de BOUNAS. (Visite de la ferme, de la laiterie, dégustation et achat de fromage de chèvre).
Niveau technique de la randonnée : Moyen Medio.
Coût du trajet A. R. par véhicule : 34 € 60
Responsable : Jean Borel - 04.94.95.87.73 - 06.68.98.13.62
La Cime de Roccassièra : 22 octobre 2009
Cime de Roccassièra
Aujourd’hui Jean Borel
nous propose une randonnée sportive à la Cime de Roccassièra (alt. 1501 m). Au-dessus de Duranus, à l’entrée de la vallée de la Vésubie. Hasard du
calendrier –perturbé par des conditions météo défavorables -, cette rando fait suite à la rando sportive de Roland, dont vous avez pu lire le récit fort détaillé de Jean et admirer les photos
remarquables. Mais voilà : deux randos sportives à la suite, cela ne fait pas l’affaire des « petites jambes », en mal d’exercice. Pour les satisfaire, Jean leur a concocté une
petite rando. Et qui plus est une rando avec resto ! Ils sont treize à avoir choisi le restaurant, … avec ou sans rando ! Car, la veille encore, les prévisions météo ne sont pas
très bonnes. Qu’importe : au départ de Boulouris, nous sommes 24. (Nous, car grâce aux notes écrites par Jean, et bien qu’étant resté dans mon lit douillet, c’est comme
si je l’avais faite cette rando!) À l’arr
ivée à Calençon, au hameau de l’Imberguet, les groupes sont déjà formés. Jean conduit le premier groupe de 11. Il présente le profil de
la rando : « Nous so
mmes ici à 437 mètres. Nous grimperons jusqu’à la Cime de Roccassièra (alt. 1501 m), en passant par le col de l’Autaret (alt. 1300
m). Après avoir pique-niqué, nous ferons une boucle qui nous mènera à nouveau au col de l’Autaret. Puis ce ne sera que de la descente jusqu’à Calençon. Le dénivelé est de 1050
mètres. ». Quant aux « petites jambes », c’est Jacky qui les
conduira au
resto ! Après une randonnée de 7,3 km et 475 m de dénivelé. Les voici, souriant avant l’effort. Il est 8 h 55. Le temps est couvert. Les deux groupes s’élancent simultanément. Su
ivons à présent le premier groupe. Après un quart d’heure de grimpette, voici qu’il se met à pleuvoir. Ce n’est qu’une pluie fine, mais chacun
enfile sa cape ou son anorak. Au bout d’une h
eure de montée, la pluie s’arrête, le ciel se dégage, le soleil brille. « Nous atteignons un
premier palier, nous dit Jean. C’est le Collet de Boiéra (alt. 1021 m) ». Il est 10 h 30. C’est l’heure de la « pause banane ».
Tout en nous restaurant, nous admirons la vue sur les sommets enneigés du Mercantour et sur la vallé
e de la Vésubie.
« D’ici nous apercevons le village d’Utelle et tout là-haut la Madone d’Utelle. Où nous ferons une randonnée en décembre ». Nous reprenons notre
chemin. Le ciel reste dégagé. Pourvu que le temps se maintienne ! A présent la pente devient raide, très raide même. Nous grimpons en silence. La fatigue commence à se faire sentir. Voici
enfin le col de l’Au
taret (alt. 1280 m). Nous en profitons pour faire une pause. Il est 11 h 45. « Nous avons atteint le deuxième
palier, nous dit Jean. Si certains sont fatigués, ils peuvent nous attendre ici. Nous les reprendrons au passage, après avoir gravi le
sommet ». Michel, Chantal, Claude ainsi que Bruno décident de rester au col. Il est midi. Le reste du groupe (nous ne
sommes plus que 7)
redémarre. Nous entamons maintenant une longue traversée en faux plat, le long de la crête. Puis l’ascension devient plus technique. C’est très dur mais par bonheur il fait toujours soleil. Il
est 12 h 45 lorsque nous atteignons l’arête sommitale.
De la Cime de Roccassièra (alt. 1501 m), nous découvrons un paysage magnifique. C’est le moment de faire quelques photos. Impossible d’apercevoir le fameux point G (G comme géodésique).
Annie s’est assise dessus !
Mais le ciel commence à se co
uvrir. Jean décide
de descendre jusqu’au col de Lobe pour y pique-niquer. Nous entamons une descente très raide et très pénible dans les cailloux. Voici enfin le col de Lobe (alt. 1224 m). Nous sommes à présent
dans le brouillard. Une pluie fine commence à tomber. « Heureusement que nous sommes redescendus avant le mauvais temps, car au-dessus ce n’est pas
beau ! » Il est 13 h 30. Revêtus de nos capes, nous pique-niquons debout sous la pluie. En un quart d’heure … record battu ! Nous reprenons notre route. C’est un
long faux plat qui nous conduit au col de l’Autaret. Que nous atteignons une heure plus tard. Le col est désert, nos quatre amis ne nous ont pas attendus. « Ils
ont eu raison de commencer la descente » nous dit Jean. La pluie s’est arrêtée. Le temps d’une courte pause et nous reprenons notre descente. Descente très raide parmi les rochers
et très pénible, car le sol est glissant. Michel (l’ami de Cathy) souffre d’une crampe à une cuisse. Nous ralentissons l’allure et faisons quelques haltes pour lui permettre de se reposer un peu.
Le ciel reste gris mais il ne pleut p
lus. A présent la descente est plus douce. « Ce n’est plus qu’un faux plat descendant jusqu’au Collet
de Boiéra ». Arrivés au Collet, nous continuons à descendre par le sentier de ce matin. Mais la descente est bien longue pour des randonneurs fatigués. Et de plus en plus difficile
pour Michel qui souffre énormément malgré la prise de quelques calmants. N
otre progression est lente. Lorsque nous rejoignons enfin les « petites jambes », il est 16 h
30. Les petites jambes, c’est vrai, nous les avions un peu oublié ! Que sont-elles devenues pendant tout ce temps ? Ecoutons Pierre nous faire le récit détaillé de leur journée :
« Les Petites Jambes avaient deux objectifs : la promenade et le restaurant. Pour la promenade, rien à dire : un peu de pluie, des champignons, bref un parcours
sympa. Avec une fin aléatoire malgré les compétences de Jacky. (Comprenne qui pourra !) Quant au restaurant : AAAAH!!!... Accueil parfait, vue imprenable sur la vallée, kir suivi d’une entrée (crudités et charcuterie) puis de rôti accompagné de pâtes fraîches aux bettes, des pâtes gratinées et fondantes, un vrai régal ! Ensuite un trou
normand (un trou normand à Duranus ! Etonnant, non ?) suivi du dessert. Bref, ce fût un pur délice! Ensuite, belote, rami, sieste puis retour aux voitures où nous avons accueilli avec admiration les Grandes Jambes. »
Et petites et grandes jambes ré
unies s’en font
fêter cette belle journée à l’Auberge des 2 vallées à Plan-du-Var.
Merci Jean pour cette très belle randonnée. Merci à Jacky de la part des « petites jambes ».
Et souhaitons à Michel un prompt rétablissement.
Merci aux photographes : Jean BOREL, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Rando
nne
urs


Au col de l'Autaret


Vue sur
Utelle


Au sommet
Un pot bien
mérité
Prochaine randonnée : Jeudi 29 Octobre :
Des moulins et des mines – Le Plan de la Tour - Les Maures ???
Peut-être mais pas sûr.
Le programme vous sera annoncé dès que possible.
La cime du Pisset-15 octobre 2009
Texte de Jean BOREL," mis en musique" par Jean-Marie
Elle était programmée, par Roland, pour le 17 Septembre, annulée pour cause de mauvaises conditions météo sur le Mercantour. Elle alimentait toutes les
conversations, hantait nos nuits; certains en rêvaient, d'autres en avaient des cauchemars ! Ses caractéristiques, hors du commun effrayaient les plus audacieux : durée 7 h, dénivelée 1170m,
point culminant 2700 m, niveau Alpin. En serai-je capable ?La montée est-elle si dure ? La descente si longue et si pénible ? Pourrai-je m'acclimater à l'altitude ?
Elle fut finalement reprogrammée au jeudi 15 octobre, départ 6 h 30. Qu'elle est donc cette illustre inconnue qui suscite tant d'intérêt ? Il s'agit bien de la CIME
DU PISSET.
La veille encore, le doute subsistait sur son maintien ou son annulation car la météo était très pessimiste et annonçait un très net refroidissement avec pluie en plaine et neige au-dessus de 1400 m.
Mais jeudi matin…miracle ! Le Ciel est dégagé, les étoiles brillent dans le ciel : la randonnée est maintenue. Les dés sont jetés.
Nous étions 8 sur le parking à Boulouris, ajoutés aux 4 partis directement, nous serions donc 12. La difficulté du parcours, l'infirmerie bien remplie, l'heure matinale du départ et l'incertitude des conditions météo expliquent, sans doute, ce chiffre relativement modeste. Nous sommes bien loin des scores réalisés par les randonneurs de FOX-AMPHOUX(32) ou CAUSSOLS avec 35 déjà inscrits !!! Mais ces randos avaient un restaurant dans leur programme…
Le trajet en voiture se fait sans encombre et les ralentissements à l'entrée de Nice sont bien atténués par la précocité de notre départ. Le ciel est toujours aussi dégagé en remontant la vallée de la Vésubie. C'est parfait, nous devrions avoir une belle journée. Le thermomètre de la voiture indique 4°.
La Vésubie, jadis appelée Lantosque, est une rivière affluent du Var. Elle coule entièrement dans le 06. Elle se form à St Martin Vésubie par la confluence du
torrent Boréon et de celui de ND de Fenestre. Longueur 45 km.
En approchant de St.Martin-Vésubie, chacun se remémore les différentes randonnées effectuées dans ce secteur : La Cime de Colmiane, Le Caïre Gros, les Lacs de Millefonds, Le lac Nègre, les lacs de Prals, le Col de Fenestre, le rocher St.Sauveur à Belvédère, le lac Autier, la vallée de la Gordolasque. La région n'a guère de secrets pour nous. Merci encore à nos organisateurs, Bruno et Jean de nous avoir fait découvrir ces magnifiques paysages.
Mais arrêtons de rêver au passé. Nous atteignons le lac du Boréon et le centre Alpha-Loup, c'est désert. Quel contraste avec la foule de touristes du mois d'Août ! A 8 h 35, nous voici enfin sur le parking supérieur de la vacherie du Boréon . Balise 420- Altitude : 1670 m. Le thermomètre indique –2 ° et nous sommes bien 12. Je ne résiste pas au plaisir de citer ces 12 téméraires : 5 femmes : Cathy, Chantal, Daniela, Nicole O. et Sylvette, 7 hommes : Bruno, Daniel, Guy, Jean, Francis, Maurice et Roland.
L'heure est grave, les visages sont tendus.
Maintenant il ne faut plus reculer et songer surtout à s'équiper. Premier problème de taille :
Maurice a oublié ses
chaussures ! C'est manifestement un accessoire indispensable pour celui qui veut entreprendre une randonnée pédestre…. Aussitôt, Jean intervient et prête les chaussures qu'il a utilisé pour
conduire, chaussures basses certes, mais de randonnée quand même et qui devraient faire l'affaire.
Deux dames n'ont pas de gants…et il fait froid ! Roland équipe Cathy, Jean équipe Sylvette et prête une casquette à rabats à Daniela. Heureusement que les hommes sont là !!!
Roland accueille son groupe, présente la rando, donne les consignes de sécurité et anticipe déjà sur quelques passages difficiles où il faudra être attentif.
" Le circuit abordera la Pas de la Maïris, puis la Cime du Pisset, le collet de Juisse, le flanc sud de la Cime de l'Agnelière, sommet du parcours, descente sur le Pas des Ladres, le Lac de Trécolpas et retour en forêt par le Val du Haut-Boréon. Une montée, une descente, c'est très simple, pratiquement aucune partie plate.
Je tiens à vous dire aussi que j'ai pris rendez-vous avec les chamois, le secteur devrait, en principe, être abondamment peuplé de cette espèce d'ongulés. Par contre, les marmottes seront sans doute absentes, elle sont commencé leur longue léthargie d'hiver".
Dommage, nous arrivons un peu tard.
Roland distribue les rôles .
"Bruno sera serre-fil, Francis sera photographe, Jean cumuler les fonctions de photographe et de reporter, il aura la responsabilité de rédiger le blog car nos blogueurs attitrés, Jean-Marie et Gérard sont indisponibles aujourd'hui (nous sommes toujours à la recherche d'un 3ème blogueur ; lançons un appel : si une vocation se déclarait !!!). Il y a seulement 300 m d'échauffement jusqu'à la balise 421, suivis d'une montée très pentue jusqu'au Pas de la Maïris, soit 450 m de dénivelée. L'allure sera soutenue, il ne faut pas perdre trop de temps au départ car la randonnée est longue, 7 h environ. Pensez à bien respirer.
Bien entendu, nous procédons à l'habituelle photo de groupe pour immortaliser cet évènement.
Il est 8 h 50, il fait toujours très beau mais très froid. La pente est assez impressionnante et l'allure imposée par Roland est rapide. Jean note sur son altimètre
des vitesses ascensionnelles variant entre 10 et 12 m/min ce qui représente une vitesse de 600 à 420m/heure !!Pourrons-nous tenir longtemps cette cadence ? Les conversations se sont tues et la
file s'allonge.
Roland s'arrête plusieurs fois pour resserrer le groupe. Le sentier est magnifique et parcourt une forêt de mélèzes, d'épicéas et de pins Cembro. La
flore arbore ses couleurs de début d'automne, notamment les Mélèzes, au feuillage caduc dont les aiguilles vert clair prennent de belles couleurs dorées.
Sur le flanc opposé, commence à apparaître, sous le soleil levant le mont PELAGO (2768m) sur les pentes duquel jean nous a fait découvrir en Juin dernier
les vacheries de l'ERPT et du CAVALET. Plus à l'est, on découvre peu à peu le CAÏRE de COUGOURDE (2921 m), un des plus célèbres sommets des Alpes-Maritimes. Il a l'apparence d'un gros pain de
sucre à l'allure inaccessible et marque la frontière avec l'Italie.
En vérité, seuls les amateurs d'escalade difficile, pourront trouver un terrain de jeu à la hauteur de leurs
espérances. Le sommet est étroit et rocheux. L'intérêt de cette randonnée pénible (surtout à la descente) réside beaucoup dans sa symbolique mais surtout dans les vues étonnantes qu'elle offre
lors de la montée.
Après 1 h 10 de montée, nous atteignons le 1er palier : le Pas de la MAÏRIS à 2124 m. C'est un joli
plateau herbeux à la limite supérieure de la forêt. L'endroit est ensoleillé et se prête idéalement au rituel matinal, maintenant bien établi, de la " pause banane"- ¼ d'heure de répit qui est le
bienvenu. Nous apercevons quelques chevaux, aussi surpris que nous.
Roland profite de cet arrêt pour nous parler du pin Cembro et des conifères en général.
"Les conifères présentent actuellement 650 espèces différentes réparties dans tous les pays du monde. Ils sont en régression. Ils ont un poids économiques important pour le papier et le bois d'œuvre. La base des feuilles est tordue pour présenter les feuilles dans le plan horizontal afin de capter le maximum de lumière. Le pin CIMBRO atteint 20 à 30 mètres. Ses aiguilles, de section triangulaire sont groupées par cinq et ont une couleur vert bleutée. Les cônes sont ovoïdes et tombent sans s'ouvrir. Un oiseau spécifique, le casse-noix moucheté, extrait les graines des cônes et les enfouie en terre pour faire des réserves. Mais il oublie les ¾ de ses cachettes ce qui permet quelques mois plus tard la germination. C'est pourquoi on trouve les pins Cembro par groupe de 3 à 4."
Roland reprend : " Maintenant ça va continuer à monter, mais plus souplement et même, tellement c'est beau, on ne va pas se
rendre compte que ça monte."
Il dépasse en ironie les propos hypocrites d' un autre accompagnateur, adepte des "faux-plats montants".
La progression se poursuit dans un paysage qui commence à évoluer. La forêt a disparu, laissant la place à une herbe rase bientôt remplacée par des cailloux et des rochers.
Le ciel est toujours bleu, l'air très vif mais quelques nuages apparaissent vers le Sud. Nous atteignons la cime du PISSET à 2233 m. Nouvel arrêt.
La vue est magnifique et Roland en profite pour effectuer un tour d'horizon à 360 ° : "A l'ouest, le PIAGU (2338 m),
nous rappellerons pour mémoire qu'un drame s'y est déroulé en Juin dernier, la station de la Colmiane, le village de VENANSON, le col VEILLOS, le PEPOIRI
(2874 m), les cols MERCIERE et SALISSE, au Nord le col CERISE, le mont PELAGO (2768 m), la cime de l'AGNEL (2927 m), La COUGOURDE ( 2921 m), à l'Est, Le GELAS, point culminant à 3143 m, le
CLAPIER (3055 m), le Grand CAPELET ( 2935 m), plus au Sud, le mont BEGO (2872 m),la cime du DIABLE (2685 m), le petit CAPELET, le mont LAPASSE (2351m) et le Vallon de FERISSON"
La liste est impressionnante, quelle mémoire !!!
Nous repartons et pénétrons dans le Parc du Mercantour, signalé par des hexagones verts marqués sur les rochers. Puis c'est l'ascension de la Cime de JOUISSE à 2580 m. Roland nous prévient : "A ces altitudes, vous pouvez ressentir vertiges et maux de tête. C'est le mal des montagnes. Si vous ressentez ce genre de trouble, il faut me prévenir, s'asseoir et se reposer."
Comme il est prévenant notre guide…
Nous abordons maintenant une légère descente; c'est un court répit avant d'attaquer les choses très sérieuses. Une arête avec un fort pourcentage
constitué de blocs de rochers hérissés se dresse devant nous et doit nous conduire aux abords de la cime de l'AIGELIERE à 2700 m.
Nous regardons avec un peu de scepticisme l'ampleur de la difficulté qui nous attend. C'est impressionnant ! Roland nous rassure: " Vu d'ici ça paraît très dur mais quand on y sera les difficultés vont s"estomper". Espérons-le !
L'escalade commence sur cet étroit éperon. Il est interdit de s'écarter ni à droite, ni à gauche. Roland a placé ses adjoints près des personnes les plus craintives
pour éventuellement pouvoir leur porter secours.
C'est ainsi que Daniel, Francis et Jean se retrouvent au milieu de la colonne, très judicieusement répartis et prêts à
intervenir. Bruno ferme la marche.
Quelques fois, Jean est autorisé à doubler la file et à se porter en tête pour assurer le reportage photographique. La progression est lente, il
faut s'aider des mains, ce n'est plus une randonnée pédestre,
c'est de l'alpinisme, mais que c'est beau ! L'ascension se déroule sans encombre et on parvient au clou de la
journée, la traversée de la roubine. Il s'agit d'une espèce d'éboulis de gravillons et de pierres. Ce n'est pas très long (10 m environ), mais très saisissant. Nous sommes à 2600 m. Tout faux pas
est interdit. Le passage difficile s'effectue sans problème malgré quelques appréhensions bien légitimes. Roland nous confiera par la suite qu'il avait été agréablement surpris par la qualité et
la maîtrise technique de son groupe. Merci.
Encore quelques gros blocs rocheux à franchir. Roland invite Jean à prendre la tête de file pour atteindre le sommet. Quant à lui, il prodigue son aide pour
aider les retardataires à franchir la roubine et éventuellement dérouler une corde au cas où…
Nous parvenons enfin au sommet du parcours : il s'agit d'un petit plateau rocheux à 2670 m d'altitude sur le versant sud de la Cime de l'AGNELIERE. Il est 12 h 30 soit plus de 3 h 30 d'ascension. Nous avons atteint notre objectif mais il fait froid et les nuages commencent à lécher dangereusement les sommets.
La photo s'impose. Encore une centaine de mètres à plat (enfin !!!) pour
trouver un amas de
rochers légèrement abrité des vents. C'est l'endroit idéal pour pique-niquer, mais je dois dire que ce qualificatif, idéal, n'est pas le plus approprié.
Car il fait très froid et le temps maintenant franchement couvert. Chacun se restaure sans perdre de temps. Même Bruno avale son repas en moins d'un quart d'heure.
Il a même supprimé le 2ème sandwich pour gagner du temps. Un record!
Nous n'allons pas nous éterniser. Pas de partie de cartes, point de sieste. Il faut redescendre au plus vite pour chercher des lieux plus cléments. Roland donne le
signal de départ. Il nous promet en effet, "des endroits plus hospitaliers et surtout des conditions climatiques améliorées".
La première partie de la descente vers le Pas des LADRES est assez facile. Le sentier est bien dessiné et la pente modeste. Soudain Roland s'arrête: "Regardez, notre premier chamois de la journée… et ce ne sera pas le dernier".
En effet, nous apercevons facilement l'animal à 200 m environ. Il s'agit d'un mâle pas du tout impressionné par notre présence.
Le Pas des LADRES à 2448 m est atteint facilement. Le soleil brille à nouveau. Nous avons des vues magnifiques sur le lac de Fenestre ( juin 2007) et sur le
lac de Trécolpas ( Septembre 2008). Tout va bien, nouvelle pause, nouvelle photo, le moral est au beau fixe. Nous allons attaquer la partie la plus technique de la descente sur le lac de
Trécolpas à 2150 m soit 300 m de dénivelée.
Au départ, la pente est très raide et très technique. Le rythme est lent et la progression difficile. Sylvette se plaint
d'un genou et a du mal à marcher. Roland lui prête une genouillère. C'est un progrès mais on avance lentement. La descente s'avère beaucoup plus difficile que la montée.
Roland donne le feu vert pour ceux qui souhaitent rejoindre rapidement les berges du lac et souhaitent marcher à leur allure. Un premier groupe formé de Francis,
Nicole, Daniella, Cathy, Daniel et jean partent devant. Ils atteignent le lac rapidement.
Roland reste à
l'arrière avec le reste de la troupe. Maurice éprouve quelques difficultés à descendre car les chaussures prêtées par Jean ne sont pas adaptée à ce genre de terrain.
Finalement, tout le monde se retrouve sur les bords du lac de Trécolpas. Là, alors que Nicole panse ses pieds,
nous apercevons encore
plusieurs chamois. Roland en profite pour faire un cours magistral sur cet animal.
Le chamois peut vivre 25 ans mais peu dépassent les 15/16 ans. Les cornes sont noires et petites, permanentes. A leur base les glandes rétrocornales pour les deux sexes. Celles des mâles grossissent dès Septembre et au début du rut dégagent une forte odeur pour marquer le territoire. Le bouc vit en solitaire de Juin à Octobre. Les femelles quittent la harde pour s'isoler et mettre au monde un cabri. Quand il aura un anl l' éterlou ou l'éterle continuera de vivre avec sa mère dans la harde commandée par une vielle femelle stérile: la bréhaigne.
Il arrive que plusieurs mâles s'accouplent avec la même femelle. Le temps de gestation est d'environ 170 jours.
La deuxième partie de la descente s'effectue lentement mais sans problème. Visiblement certains organismes sont fatigués.
Nous suivons le
vallon du Haut-Boréon et retrouvons un univers moins hostile : forêts, torrents, cascades et toujours des chamois que nous observons dans les sous-bois de mélèzes. Notre présence ne semble pas
les émouvoir le moins du monde et ils disparaissent dans un repli de terrain.
Nous rejoignons nos trois véhicules à 16 h 40, soit après 8 h de marche ( 3 h 30 de montée, 4 h de descente et 1 h de pause).
Qui a dit , " le meilleur dans la randonnée, c'est quand elle s'arrête". Tout le monde est d 'accord, mais très heureux et très satisfait. Chacun
est fier du devoir accompli. Un bravo tout particulier à nos 5 compagnes qui ont fait preuve de beaucoup de courage, de résistance et d'opiniâtreté dans l'effort.
Roland nous remercie encore et nous félicite chaleureusement : un grand bravo à toutes et tous.
Le matin, il avait réservé dans un restaurant du Boréon pour notre pot habituel. Malheureusement, l'heure est tardive, la route encore longue et deux chauffeurs, Daniel et Jean sont pressés. Le pot sera exceptionnellement annulé, au grand regret de ceux et celles qui attendaient avec impatience leur chocolat chaud. Mille excuses de la part des gens pressés.
Merci Roland pour cette grande et très belle randonnée en haute montagne. Quelle journée magnifique ! Quels paysages exceptionnels. Nous garderons longtemps un souvenir impérissable de ce jeudi
15 octobre.
Merci aux photographes Jean BOREL et Francis OUDART.
La semaine prochaine, Jeudi 22 Octobre à 7 h 00 :
1 er circuit -Cime de Roccassiera
Belvédère sur la chaîne-frontière du Mercantour et point culminant de la commune de Duranus, la cime de Roccassièra domine de sa grande masse préalpine les vallées
du Paillon (Est) et de la Vésubie (Ouest), mais elle est défendue par un bastion sommital qui nécessite quelques pas d’escalade facile. Quelques passages aériens.
Le panorama ne décevra pas, avec un magistral tour d’horizon à 360° qui embrasse aussi bien le littoral que la chaîne-frontière : sa situation
privilégiée à mi-chemin de la Côte d’Azur et du Mercantour place cette cime parmi les grandes "classiques" du moyen pays et on se souviendra de l’arrivée sur cette étroite crête calcaire
suspendue au-dessus de l’entrelacs des vallées ombreuses qui s’ouvrent plus de 1 000 m en contrebas.
5 h 30 – 12 km – Déniv. 1 050 m (mini 424- maxi 1467) Sportive – Repas tiré du sac
Jean BOREL 04.94.95.87.73 ou 06.68.98.13.62
2ème circuit –petites jambes- départ à 7 h00
Ce circuit non prévu à l'origine, permettra à ceux et celle qui seraient rebutés par la rando sportive de parcourir environ 8 km autour de Duranus…avec repas au restaurant. C'est Jacky LEBOUBE qui mènera ce groupe. Prendre contact avec Jean BOREL pour le restaurant. Les deux groupes se rejoindront l'après-midi pour le retour.
7,3 km- déniv. 475 m- (mini 355-maxi 370)
Jacky LEBOUBE 04 94 53 14 96
Quelques photos en bonus :
Ce n'est pas le moment de passer devant le chef !
Bon, ce coup-ci, on y est !
Avons-nous l'air fatigué ?
Non ce n'est qu'une impression. Tout baigne !


Le temps se gâte. Il ne va pas falloir traîner par ici.

Fait pas chaud. Bruno, dépêche-toi!

Brrr ! sacrée pente.
Le sourire est revenu,
nous avons retrouvé une nature moins hostile.
Un vrai bonus pour terminer. Où Francis est-il allé chercher cette souche!
Signa-Blanca - 8 Octobre 2009
SIGNA BLANCA
Aujourd'hui la météo à l'ouest de St.Raphaël n'est pas bonne et c'est pourtant dans cette direction que se dirigent 15 marcheuses et marcheurs pour
randonner sous le conduite de Bruno GUERIN.
Une petite rando de 14 km et 475 m de
dénivelée avec une forte côte pour commencer puis une fin de circuit en descente douce. Il est 9 h15 lorsque nous traversons le village avec ses ruelles en pente et sa jolie fontaine. Pour la
plupart d'entre nous, c'est un village bien connu où nous avions eu particulièrement froid en mars 2008.
Aujourd'hui Signes est un bourg en pleine expansion démographique et économique.
Une vaste "zone
d'entreprise" a été créée aux abords du circuit Paul
Ricard, mais sur le territoire de la commune. Les plus grandes entreprises mondiales s'y sont installées (Coca-Cola, Orangina, nombreuses entreprises de pharmacie, cosmétique comme Yves Rocher ou haute technologie mécanique, Oreca par exemple...). D'autre part une source située au bout de la
plaine de Signes, fort abondante, permet la mise en bouteille et la commercialisation d'une eau réputée depuis longtemps (sous le nom de "Source Beaupré")
La première mention du village de "Signa" date de 984 (cartulaire de Saint Victor à Marseille).
Trois villages existaient au Moyen Âge : Château-Vieux, Signe-la-Blanche et Signes-Barrarenques ("Castrum Vetus", "Signa Blancqua", "Signa de Barrarenquis"). Le village fut une seigneurie des vicomtes de Marseille, de la famille de Signes, puis des évêques de Marseille grâce à Aymard Amiel qui acheta à Bertrand de Porcelet tout ce que ce dernier possédait à Signes. Les frères Geoffroy et Guigo de Signes rapportèrent de la Croisade des reliques de Saint Jean qui donnèrent au village et aux seigneurs de Signes un grand prestige au Moyen Age. Sainte Delphine de Signes (Delphine de Sabran) aurait résidé dans le village, au n°28 de l'actuelle rue Louis Lumière.
En 1603, Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille et seigneur de Signes, y fut assassiné à coups de fusil dans sa résidence de la rue Saint Jean (les habitants furent longtemps surnommés les "Estrangle évesque").
( Source Wikipédia.)
Belle photo de groupe de Jean BOREL, à genoux s'il vous plait. Très pro !
Finalement il fait plutôt beau lorsque nous quittons le village en longeant le Raby, petit ruisseau qui prend sa source à deux kilomètres du village. Puis nous
abordons directement la montée. Nous étions prévenus, elle est raide. Très rapidement, Bruno
nous fait quitter le
chemin principal pour rejoindre une chapelle, à environ 300 m. Mais ça monte toujours. Cette petite chapelle dite " L'Eloignée" est dédiée à Notre Dame de la Nativité. Elle est fermée et en
très mauvais état. A travers les grilles, on peut encore distinguer un autel. Un bénitier, extérieur est alimenté par l'eau de pluie. Signes est vraiment un village béni ! C'est là que Bruno
décide de faire la pause "banane" .
Il en profite pour nous lire son petit topo sur Signes. Mais son élocution est plutôt gênée par une double extraction de dents datant de …la veille. Il
n'a vraiment pas de chance; après ses problèmes de chaussures il y a quelques semaines (voir le blog du Pas du confessionnal) il est maintenant handicapé par ses dents. Pas l'idéal pour conduire
une rando. Au moins aujourd'hui, il a ses bonnes chaussures !
Retrouvant notre chemin initial nous continuons à monter sur une pente de plus en plus raide. Le soleil se met de la partie et nous nous serions bien passés de lui.
Une dizaine de mètres en dénivelée négative, sur un terrain raviné et glissant , nous oblige à une prudente progression. Puis c'est la montée finale, les derniers 100 m qui nous conduisent à la
cote 704 m, notre altitude maximum aujourd'hui.
500 m de descente bien pentue, sur un mauvais chemin nous permettent de rejoindre une grande piste en pente douce qui se termine au gué traversant le ruisseau
du Latay. Là, je sens que vous commencez à rigoler : "Encore une traversée difficile avec des pieds mouillés, des bâtons ou des casquettes perdues… et même du portage". Que nenni, le ruisseau est
à sec et certains ne vont même pas s'apercevoir que c'était un gué.
Car comme d'habitude ça "tchache" beaucoup parmi les randonneurs. Le sujet principal aujourd'hui est la sortie dite sportive de jeudi prochain vers la Cime du Pisset.
" J'y va t'y, j'y va t'y pas ? "
"Et lui (ou elle), il (ou elle) y va ?"
" Jean, est-ce vraiment dur ?"
De l'autre côté du gué, nous découvrons un petit canal où coule une eau limpide, bordé d'un piste étroite.
Sur la carte, il suit la
piste principale et Jean BOREL a une très forte envie de l'emprunter. Mais Bruno restera ferme, nous continuons sur la piste.
Il est 12 h pile lorsque Bruno nous fait stopper pour pique-niquer dans des rochers. Le repas est calme et silencieux : à croire que les bavards et bavardes sont restés à la maison - les
absents ont toujours tort, c'est bien connu !
Une nouvelle joueuse a rejoint les accros des cartes : Marinette ! C'est la deuxième fois qu'elle participe. L'installation est sommaire, comme d'habitude et Claude
n'arrive pas à se trouver une place confortable : à genoux, assis sur le côté, debout, ce qui lui vaut une remarque de Daniel le comparant à "un chien qui aurait
des vers", jolie formule.
Nous reprenons notre grande piste et comme le petit canal la coupe plusieurs fois, Jean fera d'autres tentatives pour le suivre, sans plus de succès.
Juste avant d'atteindre la grande route, nous passons entre une immense
carrière de sable et une
zone de compostage : retour vers la civilisation. Très forte circulation sur cette route qui relie le village au Circuit du Castellet. Nous apprécions vivement le choix de Bruno qui nous oriente
vers une piste parallèle traversant bois et vignes. La vendange ayant été faite, nous grappillons quelques raisins oubliés par la machine. Malgré tout, il faudra emprunter la route sur
environ 500 m. Mais nous serons bien disciplinés en colonne par un, face au trafic.
Enfin , un petit chemin nous ramènera au parking en passant devant la seconde chapelle dite " La
Proche", dédiée à Notre Dame de l'Annonciation. Sur un petit édicule, une plaque rappelle qu' en 1707, 100 Signois mirent à mal une troupe d'Austro-Sardes venus "fourrager". Ce
dernier verbe nous laissa dubitatifs.
Pot de l'amitié au Bar des Chasseurs. Bruno nous y rejoint après être passé à la boutique de nougats, spécialité du pays. Il en rapporte un sachet dont il nous fait
profiter généreusement. Délicieux. Même les noisettes sont tendres pour sa mâchoire édentée.
Lorsque nous rejoignons nos voitures quelques gouttes de pluie viennent confirmer la prévision météo et si les essuie-glaces sont activés pendant le retour, ce sera de courte durée.
Merci BRUNO, doublement, pour les nougats et pour avoir mené cette rando paisible.
Merci aux photographes, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.(NB : pas de photos artistiques aujourd'hui : Bruno est en panne de batterie-La série continue !)
La semaine prochaine :
Jeudi 15 Octobre à 6 h 30-Cime du Pisset (06)- ATTENTION, l'horaire a été avancé à
6 h 30- Au-dessus du Boréon. Circuit panoramique –
Roubines (il faut aimer
!). Au delà de la Cime du BISSET, le parcours coupera dans les roubines pour atteindre le Pas des LADRES puis plongera sur le lac de TRECOLPAS. Superbes paysages de montagne.
6 h 00 – 11.500 km – Déniv. 1 170 m (mini 1670- maxi 2640) - Sportif - Repas tiré du sac
Roland COLLOMB 06.12.88.19.76
Quelques photos en bonus :
Dans les rues du village

Joli point de vue

Bravo, il est revenu pour encourager son épouse
!Ah ! ce petit canal, il a du en rêver

toute la nuit !

Il n'avait pas vu la pancarte au-dessus de lui !
Bon appétit, Jean-Marie

Une future accompagnatrice ? Rare qu' une de nos amies lise une carte (pas de mysoginie cachée dans ces propos)

Sur le banc- Cela ne vous rappelle rien, les plus anciens ?

Fin de rando, on prend des raccourcis.

Ces messieurs sont vraîment très propres ou craignent-ils la grippe A ?

Le caissier, toujours très sérieux quand il compte les sous !

Cool les filles !
Fox-Amphoux- 1er Octobre 2009
FOX-AMPHOUX
Savez-vous comment s'organise une rando-restaurant ?
Un article de Var-Matin vantait le restaurant "Chez Jean", dans un hameau de Fox-Amphoux. Vérification faite, c'est-à-dire, qualité du restaurant…
Jean BOREL nous a tracé un circuit dans la Forêt Domaniale de Pelenc à 8 km au nord de Fox-Amphoux. Pas une rando sportive, une simple balade en forêt de 11,7 km avec 135 m de dénivelée. C'est un
record, même à Bras, en Janvier 2009, nous avions eu au moins 300 mètres à grimper.
Comme à chaque fois que nous avons un restaurant nous retrouvons quelques amis perdus de vue depuis… le dernier restaurant. Mais c'est toujours un plaisir de les retrouver. Au départ de Boulouris, il manquait Camille : panne de réveil, fréquente chez lui ?
C'est donc à 31 que nous nous retrouvâmes au bord de la D60 parmi un groupe de jeunes écoliers venus faire un concours de cross. Cependant, il pleut et le
moral est au plus bas. Mais cela n'empêchera pas la traditionnelle photo de groupe.
Quelques parapluies sont sortis des coffres et ça sert bien pour s'équiper. Celui de Jean AGIER fait très chic.
Toujours des difficultés
de comptage, recommencé plusieurs fois, mais enfin ça y est, 27 marcheuses et marcheurs sont près au départ, les quatre autres, après un petit dérouillage nous retrouveront pour le
restaurant.
A 9 h 20, nous traversons le groupe des jeunes coureurs, sous leur acclamations, mais certains ont cru entendre un "Allez les vieux" très irrespectueux !
La pluie n'est pas très forte. La forêt, mélange de feuillus et de conifères est bien entretenue, le chemin plat (pas les fameux "faux-plats montants" si chers à Jean BOREL), nous ne devrions pas avoir de problèmes aujourd'hui. D'autant plus que la pluie s'arrête lorsque Jean décide de faire la "pause banane". Les impers rentrent dans les sacs et Jean profite de cet arrêt pour faire le point sur les modifications apportées aux randos des 15 et 22 Octobre. Braves gens, notez bien.
Le 15 octobre, Roland mènera la rando sportive dans le Mercantour (La cime du Pisset) qui avait été annulée le 17 Septembre pour cause d'intempéries. Mais le départ sera à 6 h 30. Pour le 22 octobre, nouvelle randonnée sportive à la cime de Rocassiera mais un second parcours "petites jambes", avec restaurant sera proposé. C'est Jacky qui le mènera : environ 8 km. Le groupe qui montera à la cime gardera le même programme avec "repas tiré du sac", les deux groupes se retrouvant seulement en fin de journée pour le retour à St.Raphaël.
Jolis sous-bois d'un vert tendre, la pluie des 17/18 Septembre a du faire repousser l'herbe. Le soleil est maintenant de retour et la température a
brusquement remonté.
Enfin, une petite côte, la seule digne de ce nom nous conduit au maxi de notre rando à 513 m.
Daniel en profite pour
coiffer la casquette à pois rouge du meilleur grimpeur, encore une médaille !
Il ne reste plus qu'à descendre vers nos voitures, en s'arrêtant quelques minutes sur un site occupé en son temps par des charbonniers (charbon de bois) où
subsistent encore quelques anciennes cuves de cuisson .
Une réserve d'eau en béton, dite la citerne des Maquisards, sert de réserve incendie. Appel téléphonique de Camille. Effectivement, il s'était réveillé trop tard et demandait l'adresse du restaurant : un peu désinvolte notre ami ! Bruno lui remontera un peu les
bretelles à son arrivée.
Il est 12 h 20 lorsque nous rejoignons nos voitures et le soleil est radieux. Très rapidement nous atteignons le restaurant où notre grande table a été
installée sous des mûriers de plus de 2 siècles.
Selon notre hôte leurs feuilles ont servis à nourrir les vers à soie de son grand-père. Ils sont devenus énormes et ont dus
être taillés car trop envahissants.
Ils donnent une ombre fraîche, un peu limite aujourd'hui, et une petite laine n'est pas superflue.
Copieux menu avec salade au thon et aux anchois, charcuterie, rôti de veau, fromage et gâteaux, le tout à volonté . Le rosé, servi à profusion a bien réchauffé l'atmosphère .
Au moment du dessert, l'accordéon du patron est venu accompagner quelques chansons reprises en chœur. Super ambiance ! Annie et Claude ont même esquissés quelques
pas de danse… sur les graviers.
Pendant que nos gentils organisateurs réglaient leurs problèmes de sous, le groupe s'est installé sur un muret proche, au soleil, constituant une jolie brochette.
Jean nous invite à reprendre nos voitures pour aller visiter le vieux village de Fox-Amphoux.
Situé au carrefour de deux voies romaines et composé de deux villages distincts au Moyen Age : "Castrum de Fossis" et "Castrum de
Anfossis".
Le château, mentionné en 1200, appartenait au comte de Provence qui l'échangea en 1233 contre Séranon avec les Blacas (seigneurs d'Aups).
C'est aussi le village du conventionnel Paul Barras,
héros ou personnage de la révolution (c'est selon...), dont on peut voir encore la maison natale bien que son château soit situé dans la plaine. Selon
Jean, le vicomte de BARRAS se trouvait à bord du bateau "La sardine" qui coula à l'entrée du port de Marseille, origine de l'histoire de la fameuse sardine qui boucha le dit
port.
L'Eglise du 13 ème siècle fut construite par les Templiers.
Sur son parvis, un
énorme micocoulier date du règne de Heni IV. Sa circonférence fait 4,90 m
Au logis de Fox , des fouilles ont mis à jour de nombreux vestiges romains dont des thermes et les vestiges d'un théâtre .
Jean BOREL, après nous avoir fait ouvrir l'église, nous fait découvrir le village et nous invite à grimper sur la terrasse de la prison pour découvrir le paysage
environnant. Puis nous descendons jusqu'à la chapelle Notre Dame de Bon secours, creusée dans une falaise et éclairée par une faille dans le rocher. Jacky en profite pour grimper afin de sonner
la cloche.
De nombreux ex-voto y sont déposés. Bruno nous explique que le vicomte de BARRAS, alors militaire, avait été sauvé lors d'un fort coup de vent au sud de l'Afrique. Il avait déposé, en ex-voto, un petit tableau représentant cette tempête. Cet ex-voto, caractéristique de la Provence, a été volé et demeure introuvable.
Photo de groupe sur les marches de l'église : cherchez l'erreur.
Merci Jean pour cette
petite balade super cool, ce super restaurant et cette visite très intéressante. Encore une rando très patrimoniale ( l'expression est de Jean).
Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Bruno GUERIN, Claude LALANDE.
La semaine prochaine, le Jeudi 08 Octobre à 7 h 30 : Signa Blanca (83) – Près de Signes, la commune la plus boisée du Var- Une bonne grimpette au début, ensuite, 11 km de
descente. Région du blanchissage des peaux et des draps d'où le nom. Nous passerons dans des lieux-dits aux noms sympathiques comme le "Clos des Bécasses" et "Cante Cigale".
4 h 40 - 13.350 km - Déniv. 510 m.( mini 337- maxi 706 )- Moyen / Médio - Repas tiré du sac-
Bruno GUERIN
Encore quelques photos :



La seule montée !

Un énorme pin à été arraché : impressionnante la faiblesse de ses racines.

Bien entouré le Bruno !
Bel alignement

Les spécialistes du rosé
Quelles fautes ont-elles encore commises pour aller en prison ?
BARRAS a certainement franchi cette porte !

L'Eglise du XIII° et la chapelle Notre-Dame de Bon Secours
Pas du Confessionnal- le 24 Septembre 2009
Pas du Confessionnal
(Texte de Bruno GUERIN, mis " en musique" par Jean-Marie)
Jusque là, les
conditions météorologiques nous ont plutôt em…pêchés et en ce 24 septembre Bruno a encore annulé la rando des Moulins et des Mines dans les Maures (cela doit faire au moins quatre fois), à cause d’inondation et de route barrée.
C’est dans la Forêt Domaniale de la Colle du Rouet qu’il a réuni ses huit marcheuses et
ses dix hommes pour une rando (moyen/medio) de 18,800 kms et 570 mètres de dénivelée pour le Pas du Confessional et pour les « petites jambes » un parcours commun de
14,700 kms et seulement 430 mètres de dénivelée.
Aujourd’hui nous accueillons l’arrivée d’un « petit nouveau », Michel Jupin le compagnon de Cathy.
Le temps est beau et il risque de faire chaud car toute la montée se fera au soleil.
Nous voici au départ, en train de nous chausser, lorsque Bruno lance : « j’ai oublié mes
chaussettes », aussitôt Marinette lui propose sa paire de rechange, accepté. Mais un « ZUT » retentissant fait
retourner toutes les têtes. Bruno vient de constater qu’il a emporté deux chaussures du pied gauche.
Que faire !
Daniel vient à son secours avec sa paire de tennis. Bruno se dépêche de les enfiler et nous fait un petit topo sur le parcours. (Note de
Jean-Marie) :
Bruno nous avait déjà fait un coup semblable avec deux chaussures de marques différentes…mais au moins une gauche et une droite !)
Nous attaquons cette nouvelle rando par la belle piste des Corbières sur un terrain plat et sablonneux. Au bout de trente cinq minutes, arrivons à une
stèle à la mémoire du décès d’un chasseur. Peu après, nous amorçons une belle montée qui devient vite caillouteuse (les plantes des pieds de Bruno commencent à chauffer).
Plus loin des plaques rocheuses sont très appréciées par les pieds du dit Bruno. Le peloton souffre un peu et s’échelonne en longueur. Un
petit arrêt s’impose.
Passons au « Pas des Vaches » pas vu la queue d’une. Peu après la montée du « Rébéquier » nous nous arrêtons pour « la
pose banane" sur des rochers surplombant le beau site des Gorges de l’Endre et le départ des Gorges de Pennafort.
Bruno nous demande : Qui d’une fée ou d’une déesse a donné son nom au massif bordant la méditerranée de Saint Raphaël à La Napoule ? La nymphe « Estérelle », bien sûr ! Clamerez-vous avec l’accent d’Alphonse Daudet soulignant que celle qui courrait « à la pointe des montagnes » avait le don de rendre la fertilité aux femmes stériles. D’autres négligeront la fable pour rappeler l’époque où le massif était recouvert de chênes verts et de chênes lièges vénérés et sacralisés par les Romains, protégés par diane … Estérelle et sa grande chevelure flamboyante qui teinta les rochers de cette teinte amarante.
Limité au nord
par la voie Aurélienne (aujourd’hui la N 7) qui partait de Rome pour rejoindre Aix, ce petit massif d’origine volcanique s’étend de Fréjus à l’ouest jusqu’à Cannes à l’Est, la Méditerranée lui
offrant une frontière naturelle. A cheval sur les départements du Var et des Alpes-Maritimes, c’est le dernier rempart de l’arc alpin. Victor Hugo s’exclamait à la vue de ces collines plongeant
définitivement dans la mer : « C’est une belle chose que la montagne couverte par les sombres verdures de l’Estérelle. Les Alpes meurent ici dignement ».
La descente au Pas de Reinaude est raide et « Voilà Pégusse : frottez vos mains sur cette plante, vous verrez alors que ça sent bon ». Sitôt dit, sitôt fait, les mains sont collantes mais l’anecdote intéressante. Ainsi un berger, découvrit, il y a quelques siècles le ciste de Montpellier dont l’odeur rappelle celle de l’ambre gris et qui fit la fortune d’un parfumeur grassois.
Une partie plane et à nouveau une descente très caillouteuse (Bruno s’en passerait
bien)
pour retrouver Monsieur le Curé au « Pas du Confessionnal ».
Personnes n’a pu se confesser car celui-ci n’a pas dénié se montrer. Peu avant le Pas, une nouvelle stèle à la mémoire d’un autre chasseur, encore un !
Là, cinq
« petites jambes » sous la responsabilité de Jacky s’installent pour la durée d’une heure quinze environ. Les treize autres partent à la recherche de la « Fille
d’Isnard ». Au bout de 45 minutes de montée arrivons à la Fontaine du Chasseur point culminant de cet itinéraire. Nous abandonnons la recherche et amorçons la descente pour
retrouver nos cinq compagnons que nous trouvons en train de taper le carton avec une nouvelle participante, Marinette.
Le regroupement effectué, repartons dans le décor des Gorges de l’Endre. Un petit arrêt
au rocher du Gournié pour en faire l’escalade et découvrir un très beau panorama.
Certain de ces
belvédères ont des à pics impressionnants. Cette petite escalade n’est pas propice à Bruno, car en franchissant un arbre mort, une branche acérée lui fait une belle aération dans son pantalon
(photo), chacun son tour. Ce n’est pas son jour aujourd’hui.
Reprenons la
descente et après un passage délicat s’offre a notre vue un nouveau point de vue sur les Gorges et la petite chute du Trou du Gournié.
Cet agréable
site ombragé, au bord de l’eau est assurément le lieu classé trois étoiles pour le pique-nique.
Certains et certaines prennent des bains de pieds. Notre Claude, bien chaussé, commence à
s’aventurer sur le rocher malgré les avertissements de Cathy « attention ça glisse », à peine dit le voilà qui disparaît. Quelques secondes plus tard le voici qui réapparaît main gauche
en l’air avec un pouce sanguinolent, deux genoux couronnés et la joue droite entaillée. Pin Pon … Pin Pon, la trousse à pharmacie entre en action pour désinfecter et panser toutes ces
plaies.
Il reste environ sept kilomètres à parcourir pour retrouver les véhicules. Ils se feront sur terrain plat et sablonneux, oui cela fait deux fois aujourd’hui, avec en décor la Colle amarante du Rouet. Le soleil chauffe, la cadence diminue et le peloton s’effiloche de nouveau. L’eau commence à manquer. Après plusieurs arrêts nous arrivons, fourbus, enfin au parking.
Puis c’est le retour au village où nous allons prendre une boisson très désirée dans notre café habituel pour cette région. Certains assoiffés se rafraîchiront plusieurs fois.
Merci Bruno de
nous avoir guidé sur ce parcours compliqué. Merci aussi d'avoir rédigé ce blog en l'abscence des 2 rédacteurs.Merci aux Photographes Bruno GUERIN et Claude LALANDE
Quelques photos en bonus :
Le spécialiste de la grimpette

Marcheurs en couple

C'est bien l'Esterel : où est la fée ?


Des gars, des filles
Il devait faire rudement chaud!
Voici l'automne !
Le circuit du Peyrol : 17 septembre 2009
Le Circuit de Peyrol
Aujourd’hui Roland Collomb devait nous
emmener dans le Mercantour, gravir la Cime du Pisset. Ce devait être une randonnée sportive. Mais, après trois mois de sécheresse, voici enfin un peu de pluie ! Plutôt que de nous aventurer
en altitude, où il peut y avoir de la neige, nous allons donc randonner dans les Maures, entre Collobrières et la plaine de Pierrefeu-du-Var.
Après une journée bien arrosée hier, la météo prévoit aujourd’hui une
journée ensoleillée. Profitons-en, ça pourrait ne pas durer. Au départ de Boulouris, Roland qui est allé reconnaître hier le début du parcours, sous une pluie diluvienne, nous prévient :
« Il risque d’y avoir de la boue ! » Nous voilà prévenus ! Nous nous retrouvons 15 randonneurs au départ de la randonnée,
quelque part à l’ouest de Collobrières. Le ciel est bl
eu, il fait un grand soleil. Roland nous présente la rando : « Nous allons
faire le Circuit de Peyrol. Ce n’est pas une rando difficile. Elle fait 17 km et 656 m de dénivelée. Et nous marcherons presque uniquement sur pistes ! » Nous v
oici
rassurés !
« Nous partons de 100 mètres
d’altitude. Nous allons suivre la Piste de la Saute (le GR51) ». Il est à peine 9 heures. Comme l’indique le profil, nous attaquons une grimpette qui nous mènera, de façon presque
continue, jusqu’au sommet. Le terrain est souple, l’air est pur. La pluie d’hier a lavé le ciel et la végétation. La piste monte tout en douceur parmi les chênes-lièges. La température grimpe
elle aussi. Et
nous ne tardons pas à faire une petite « pause effeuillage » pour nous mettre à l’aise. Nous reprenons notre marche au milieu des arbousiers et
des bruyères.
Nous atteignons bientôt le Col de la Saute (alt. 308 m). C’est
l’heure de la pause casse-croûte. « A présent on va quitter le GR. Mais on continue sur la piste de la Saute. Dans quelques instants vous apercevrez sur la
gauche Notre-Dame des Anges (point culminant des Maures, à 780 mètres, que nous gravîmes en avril dernier). Nous reprenons notre montée à un rythme soutenu. Nous apercevons bientôt la
chapelle Notre-Dame des Anges, ou plus précisément l’antenne du relais de télévision qui la domine. Soudain, voici sur la piste, quelques crottes que
Roland identifie aisément. « Ce sont des crottes de renard. C’est ainsi qu’il marque son territoire ». Et d’ajouter :
« Le renard est un grand chasseur. Il chasse toute la journée. Et il est très utile, car il nous débarrasse des mulots. C’est en effet un grand amateur de
mulots. Il en avale jusqu’à 20 par jour ! » Est-ce Dieu possible ? Roland nous explique que le renard (rusé comme chacun sait) pratique la triangulation pour s’emparer
d’un mulot (ou était-ce une taupe ?) planqué sous la neige. Françoise complète l’information en nous apprenant (après avoir fait appel à un joker par téléphone) que la taupe (ou est-ce le
mulot ?) se dit « mole » en anglais. Ce qui permet aux Anglais de le différencier du « fox » (le renard) !
Et Roland de conclure : « La
prochaine
fois je vous parlerai des fourmis ». Les fourmis, parlons-en, certains en ont dans les jambes. Nous poursuivons donc notre route. Nous
traversons à présent un bois de châtaigniers, très répandus dans ce coin des Maures. (En octobre, ce sera la traditionnelle Fête de la Châtaigne à Collobrières. Venez
nombreux !). Voic
i une splendide
« nature morte » aux couleurs d’automne, signée Bruno. Roland nous informe : « On va prendre un petit sentier dans la forêt ». Et
peu après : « Nous sommes à 515 m d’altitude. Il ne reste plus que 40 mètres à grimper ». Grimpette un peu raide, au milieu des
cistes et des arbousiers. Et nous voici au sommet (alt. 565 m), d’où nous pouvons admirer un panorama magnifique. Au
sud, les
îles de Port-Cros, Porquerolles et la presqu’île de Giens. A l’ouest, le sommet du Peyrol (438 m). Puis nous redescendons pour atteindre un second sommet (557 m) plus bois
é.
« On va aller au Maucouar (487 m) pour y pique-niquer » nous dit Roland. « Et il y aura un point
géodésique ! » Aussitôt nous entamons la descente. Qu’il fait bon au soleil ! Nous traversons à nouveau un splendide bois de chênes-lièges. La dernière grimpette est un
peu plus dure, car il commence à faire chaud. Et nous atteignons le sommet. Aussitôt Roland et Jean partent à la recherche du fameux point G. Le reste du groupe part à la recherche d’une place
confortable à l’ombre. Tout le monde n’a pas les mêmes priorités ! Nous nous préparons à pique-n
iquer. Mais ça y est,
Roland l’a trouvé ! Jean fait signe à Gérard de
s’approcher. Il l’attire derrière un buisson. Pour lui montrer quoi ? Une splendide borne géodésique qui va figurer en bonne place dans notre collection !
Enfin nous prenons le temps de nous asseoir et de savourer notre
pique-nique. Jean nous invite à déguster un petit rosé très agréable. D’autant plus apprécié qu’il est le premier de la saison de randos. Après le repas, vient le café, suivi d’un début de
sieste. Jean nous fait remarquer : « Nous avons parmi nous une « petite jambe ». C’est
la
seule ! » Bravo donc à Nicole de nous avoir accompagnés jusqu’au sommet. Et d’avoir suivi notre cadence, plutôt soutenue.
« A présent il n’y a plus que de la descente, nous dit Roland. De la descente et du plat. Nous allons descendre de 400
mètres sur 2 km. Puis nous serons dans les vignes. » Nous attaquons la descente, en pente douce au début. Puis de plus en plus raide. Comme l’écrit Bruno dans sa fiche rando,
« c’est une pente très prononcée sur un terrain schisteux souvent peu commode ». Le terrain est pentu et glissant. E
t qui plus est,
le soleil cogne ! Nous sommes à découvert, en plein cagnard. Aussi lorsque nous arrivons en bas de la descente, tout le monde est-il heureux de faire une pause à l’ombre et de se désaltérer.
Nicole s’assied, elle ne se sent pas très bien. Peut-être est-t-elle victime d’un coup de chaleur ? Roland s’écarte du groupe. Il va voir un
homme qui joue de la tronçonneuse non loin de là. Et qui accepte d’emmener Nicole et Jean jusqu’à leur voiture.
« A présent on va peut-être se salir
les chaussures » nous dit Rola
nd, lorsque nous atteignons les vignes. (Mais nous ne verrons que deux ou trois flaques d’eau) « Nous voici sur la Piste des Vignes du Peyrol ». « On pourrait grappiller quelques raisins », dit Françoise en
voyant les grappes bien mûres. Et de joindre le geste à la parole. « Attention ! Planquez vos raisins ! » Car voici un tracteur qui
s’approche de nous.
Nous en croisons bientôt un autre qui tracte un tombereau rempli de belles grappes. Rien d’étonnant : mi-septembre, c’est la saison des
vendanges.
A présent le terrain est presque plat. Nous suivons une large piste un
peu monotone. Le rythme est rapide. Et voici au loin Jean qui vient à notre rencontre. Il a laissé Nic
ole se reposer au frais.
« J’avais envie de terminer la rando », nous dit-il. Après les vignes, voici maintenant un splendide figuier. Sur lequel s’abattent les
randonneurs. « On dirait une volée de moineaux ! »
Enfin voici les voitures. Ainsi que Nicole, en pleine forme. Pour terminer cette belle journée, nous allons prendre un pot à Collobrières.
Merci Roland pour cette belle randonnée aux vues magnifiques.
PS : Après enquête, mulot se dit « fieldmouse » en anglais. D’où l’expression anglaise bien connue : « Foxes are fond of fieldmice ».
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Brelan de
chefs
Pique-
niqueuse
Ca
grimpe
Ca re
grimpe
Descente dans les chênes-lièges
Vue sur n
otre lieu
de pique-nique
Grappilleus
e en pleine action

Bruno à l’affût
Pa
ysage des Maures
Prochaine randonnée : Jeudi 24 Septembre à 7 h 30 : Des moulins et des mines – Le Plan de la Tour- Les Maures (83)
1er parcours : Un circuit très varié où mines et moulins jalonnent une partie du parcours – Nous passeront sur la crête de la Colle Dure (83) (sportive), d’où la vue est saisissante de toutes parts, et notamment sur le massif des Maures
5 h 00 – 17,5 km – Déniv. 610 (mini 69-maxi 506) – Moyen / Alto par endroits –
Repas tiré du sac - Responsable : Bruno GUERIN
2ème parcours : Une variante est proposée pour éviter la partie sportive
4 h 20 – 15,6 km – Déniv. 570 m (mini 69-maxi 478) – Moyen / Medio