loisirs
Thiéry - le Grand Palier : 15 avril 2010
Thiéry – Le Grand Palier
Aujourd’hui Jean nous emmène à Thiéry, petit village perdu au-dessus de
Villars-sur-Var. Il nous propose une randonnée autour de ce
pittoresque village, perché en sentinelle sur un éperon rocheux, à 1042 mètres d’altitude. Et dominant la vallée de l’Arsilane, entre la vallée du Var et les Gorges du
Cians.
Nous avons rendez-vous 2 kilomètres avant Thiéry, au col de la Madone (alt. 1162
m), devant la chapelle. Les derniers kilomètres sur une route étroite et sinueuse sont un peu éprouvants. Mais nous voici tous arrivés à b
on port.
Françoise constate : « Qu’est-ce qu’on est
nombreux aujourd’hui ! On voit qu’on mange au restaurant ! ». Eh oui, aujourd’hui, c’est jour de resto ! Nous sommes 27 randonneurs qui devons nous répartir
e
n deux groupes. Jean nous présente le parcours : « Commençons par les Petites Jambes. Après une petite montée au départ, le groupe suivra une route très facile jusqu’au resto. Le circuit fait 7,8 km et 470 m de
dénivelé. Pour les Grandes Jambes, ce sera le même départ.
Mais on ne marchera pas ensemble (traduisez : on marchera plus vite). Puis ce sera une descente assez
pentue dans le ravin de l’Arsilane. Suivie d’une bonne montée jusqu’au resto. Au total nous ferons 11,8 km et 720 m de dénivelé ».
Les deux groupes se forment : 12 Grandes Jambes et 15 Petites Jambes.
« Bruno conduira le deuxième grou
pe. On l’applaudit bien fort ! ».
Puis vient la traditionnelle séance des photos de groupes. Dix minutes plus tard, nous voici enfin prêts.
Nous attaquons la « petite
montée ». Le ciel est bien dégagé, le soleil brille. Le sentier est agréable, la pente est régulière. Puis elle se fait plus raide. Michel en profite pour tenter une échappée.
Mais quelques dizaines de mètres plus loin, il est repris par le peloton. Nous ne tardons pas à nous réchauffer. Une pause effeuillage s’impose. Jean
nous dit : « Nous avons déjà fait cette rando, il y a 5 ans. Mais aujourd’hui je l’ai raccourcie de 5
km ». Eh oui, comme le temps passe….
Nous reprenons notre grimpette. Voici sur la droite des ruines. Derrière nous, Jean nous montre le Mont Vial (alt. 1549 m), de l’autre côté du Var. « Bruno nous y emmènera le 24 juin ». Et nous atteignons bientôt notre point culminant de la journée : Villa Souberre, à 1348 mètres d’altitude.
A présent nous attaquons la descente dans les bois. Par endroits, il reste encore quelques plaques de neige. Devant nous se
profilent des somme
ts enneigés.
Sur notre gauche se dresse la silhouette majestueuse du Grand Palier (alt. 1212 m). Nous parvenons à
un gué. « Attention c’est gelé. On peut glisser » nous prévient Jean. Mais nous enjambons le
ruisseau sans difficulté.
Nous poursuivons notre descente dans le bois, le long du torrent. Quelques minutes plus tard, Jean nous propose une pause casse-croûte. Pause très appréciée, car notre petit-déjeuner matinal est déjà bien loin.
Pour nous mettre l’eau à la bouche, Jean nous rappelle le menu du jour :
Salade de gésiers
Blanquette de chevreau aux morilles et légumes de saison
Plateau de fromages
Fraises flambées
Puis Jean évoque les restaurants que nous avons fréquentés. La liste est longue. L’Auberge de Thiéry figure en bonne
place dans son palmarès.
Nous reprenons notre sentier, à présent bien ombragé. L’air y est frisquet.
Soudain on entend au loin : « Coucou, coucou ! » « C’est sans doute Bruno ! » plaisante Daniel. Mais non, il s’agit bien d’un vrai coucou. Ce sera d’ailleurs aujourd’hui la journée des coucous, car nous en verrons tout plein : des primevères (Primula veris), bien entendu. C’est vraiment le printemps !
Derrière nous, Jean nous montre le versant boisé dans lequel ont dû pénétrer les Petites Jambes.
« Ils suivent les courbes de niveau » nous dit-il. Traduction : Ils marchent à plat sur de belles pistes. Une promenade de santé !
Bientôt devant nous, on aperçoit un sentier qui chemine à flanc de coteau. « C’est le chemin que nous allons prendre, en suivant les courbes de niveau » nous dit Jean. Puis un peu plus loin : « Dans cette falaise, j’ai l’impression que le sentier est éboulé ». Est-ce une blague ? Mais bientôt, Jean se ravise : le sentier est toujours là. Ouf !
A présent le terrain change d’aspect. « A partir
d’ici on arrive dans un paysage de marnes ». Le
sol devient gris, la végétation est clairsemée.
Nous atteignons l’Arsilane et franchissons la rivière par un gué. A droite voici le hameau de l’Arsilane. Ce sont des ruines.
Nous grimpons sur des buttes marneuses : de vraies montagnes russes. Arrivés au sommet, nous marquons une pause pour admirer le paysage de vallons et de plissu
res.
Là-bas à droite, Jean nous montre un village. « C’est le village de Lieuche. Notre circuit d’il y a 5 ans, passait par Lieuche ».
Puis nous obliquons vers le Sud. « On va se
diriger vers la Baisse du Grand Palier ».
Nous franchissons quelques éboulis de marnes. Puis nous voici sur le sentier à flanc de coteau que l’on apercevait tout à
l’heure. Sentier ensoleillé sur lequel nous progressons à bonne allure. « Sur votre gauche, vous apercevez
Thiéry » nous dit Jean. A vol d’oiseau, le village semble proche. Mais Jean-Marie nous précise qu’on doit aborder l
e village par son versant sud. Or nous sommes ici au nord de Thiéry. Il nous reste encore du chemin à faire !
Jean nous fait remarquer de nombreux pins morts sur les pentes du Grand Palier.
Et voici justement un pin, couché en travers de notre sentier. En le franchissant, Gérard heurte le tronc de son tibia (décidément, ça devient une habitude : l’an dernier, c’était le tibia gauche. Aujourd’hui c’est le droit). Aussitôt Jean intervient. Il tire une dose d’arnica de sa boîte à pharmacie. « Voici de quoi éviter l’amputation ». Merci à toi, Jean !
Nous poursuivons notre chemin, de plus en plus accidenté. Ici, ce sont
des éboulis qu’il nous faut traverser. Là, ce sont des dalles glissantes qu’il faut franchir. Qui plus est, nous n’arrêtons pas de monter. Puis de descendre. « C’est ce que Jean appelle "suivre des courbes niveau" ? »
s’étonne Jean-Marie.
Après un long cheminement dans les bois, nous atteignons la Baisse du Grand Palier (alt. 1007 m). Une brise fraîche nous accueille. Il fait frisquet. Jean nous dit quelques mots de Thiéry, que les Petites Jambes sont sans doute entrain de visiter. Thiéry, appelé le village des Tubans (Mais non, Bruno ce ne sont pas des Turbans !). « La première mention du village de Thiéry remonte à l’an 1064. Thiéry, comme les autres bourgs du Pays de Nice, est constitué en communauté dès le Moyen-Âge. Elle jouit de privilèges accordés par les puissants barons de Beuil ».
Mais nous n’en saurons pas plus. « On va essayer de ne pas traîner » nous demande Jean. Nous attaquons la descente. Descente « assez pentue » et surtout caillouteuse, a
ccidentée et glissante par endroits. Le groupe s’étire. Certains d’entre nous choisissent de descendre à petite vitesse.
Enfin nous voici tous parvenus au fond du vallon, sur un petit pont.
Nous franchissons le ruisseau. « Il nous reste 300 mètres (de dénivelé, bien sûr !) à
gravir. On en a pour trois quarts d’heure » nous dit Jean. Nous attaquons la grimpette, sous un grand soleil. Très très
raide la grimpette ! Le groupe s’étire à nouveau. Nous enchaînons une série de lacets. Enfin nous apercevons le village, juste au-dessus de nos têtes.
Mais la montée n’en finit pas. A présent c’est une série d’escaliers qu’il nous faut gravir. « Des escaliers en fin de rando. Comme casse pattes on ne fait pas mieux ! »
Encore
quelques marches et les premiers atteignent la table d’orientation. Nous attendons quelques minutes le reste du groupe. Puis direction l’Auberge de Thiéry. Et voici encore
quelques marches à grimper à travers le village. Ce sont les plus dures ! Enfin nous arrivons à l’auberge.
Nous y retrouvons les Petites
Jambes. Ainsi que Pierre. Pierre forme un groupe à lui tout seul : celui des randonneurs motorisés. Groupe qui semble promis à un bel avenir. Rendez-vous dans 5
ans… !
Plutôt que de décrire par le menu le parcours des Petites Jambes, demandons à Nicole de nous faire part de ses impressions: « C’était très bien. La randonnée était agréable. L’ambiance excellente. Les paysages magnifiques. Nous avons même rencontré des ânes ! » Avis très favorable, partagé par tous et toutes, y compris les déserteurs des Grandes Jambes.
Nous nous installons dans la salle de l’auberge. Après un apéritif très
apprécié, voici l’entrée, somptueuse. Immortalisée i
ci par cette photo de Jean.
Puis vient la blanquette de chevreau aux morilles. Délicieux ! Après les fromages, nous nous régalons de fraises flambées. Enfin pour clôturer cet excellent repas, voici le café.
Jamais peut-être n’avons-nous ressenti pareille ambiance. Chaleureuse
et amicale. Voire affectueuse. Voire plus … si l’on en juge par certains débordements que d’aucuns jugeront peut-être excessifs ! Evitons d’en dire p
lus pour couper court à toute rumeur...
Il est temps de quitter ce lieu de plaisirs pour rejoindre le col de la Madone. Il nous reste deux kilomètres à parcourir.
A peine sortis du restaurant, nous sommes saisis par le froid. Pendant
le déjeuner, le ciel s’est couvert de gros nuages sombres. Camille, vêtu d’un simple tee-shirt, grelotte de froid. Mais refuse bravement tout ce que Jean lui propose : anorak, gants, bonnet.
Mais aussi, quelle idée a-t-il eu de partir sans sac, sans eau et sans vêtement !
Tandis que Pierre invite quelques randonneuses dans sa voiture, le reste du groupe attaque la descente. Tout à coup, Jean s’écrie : « Flûte ! J’ai oublié l’Eglise ! » Nous devions visiter l’église Saint Martin (XIème). Les clés étaient à notre disposition à l’auberge ! Personne n’ose protester. Pourtant quelques minutes de recueillement nous auraient fait le plus grand bien !
La descente est de courte durée. A présent il nous faut remonter de cent mètres. On entend quelques protestations dans les rangs. Mais après un bon repas, rien ne vaut une petite grimpette pour la digestion !
Et nous arrivons au col. Voici la chapelle de la Madone. Et voici nos voitures. Une belle journée s’achève…
Merci Jean pour cette très belle randonnée, ces paysages magnifiques, cet excellent déjeuner. Merci Bruno de la part des Petites Jambes.
Merci aux photographes : Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard, Claude.
Encore quelques photos :
L
es Grandes Jambes

Les Petites Jambes
Le Gr
and Palier
Paysage de marnes
Sur le chemin du retour
Prochaine randonnée : Jeudi 22 Avril à 7 H 00 : UTELLE (06)
Responsable : Roland : 06.12.88.19.76
Fayence-Le circuit des Chapelles
Jean nous l'avait bien bichonnée cette "sportive" sur le Grand Mont à la frontière
italienne. Il avait même créé une nouvelle catégorie de marcheurs, les "moyennes jambes" en quelque sorte, à qui il proposait une montée partielle. Mais la
météo était contre lui et il dut annuler ce déplacement vers l'Italie car les dernières prévisions étaient nettement catastrophiques. L'intérêt de la
montée à ce sommet étant une vue superbe sur 360°, même s'il n'avait pas plu, le paysage aurait été bouché.
Raisonnablement il nous proposa donc une rando de remplacement, proche de St.Raphaël, au cas où il ne pleuvrait pas…trop.
Bravo Jean pour la communication et vive Internet.
Quant il arriva au parking de Boulouris, persuadé qu'il ne trouverai pas de randonneurs, il fut très surpris d'en découvrir 6 puis
8, bien décidés à partir. Il faut préciser cependant qu'il n'avait pas plu et seules quelques gouttes égarées nous avaient salués à l'arrivée au parking, mais tout ceci s'était rapidement
calmé.
C'est donc trois voitures qui se retrouvent sur le parking de l'Ecomusée de Fayence. Jean nous déclare : "
Vous avez remarqué que nous ne sommes pas dans les Alpes Maritimes mais dans le Var. Vous savez pourquoi. Nous allons maintenant parcourir 14 km et
affronter 250 m de dénivelée (Oh !Oh!) pour compenser. C'est un
petite rando facile que nous avions déjà faite en 2007. Nous allons emprunter des chemins dépendants des communes de Fayence et de Seillans et les balisages entre les deux entités sont
parfois contradictoires. De nombreuses bories parsèmeront notre chemin; sur la commune de Seillans, on en compte environ 80, elle datent des 18ème et 19ème
siècles."
A 8 h 01, après la photo de groupe, Jean donne le départ à son petit "commando". Il fait 9 °, le temps est gris, malheur aux photographes, mais il ne pleut pas. Nous commençons notre progression sur le plat, c'est rare, dans la vallée qui s'étend de Draguignan à Grasse.
Au passage, un petit coup d'œil admiratif à l'ancien moulin de la Camandoulle avec son bel aqueduc. Il a été transformé en hôtel
3 étoiles et la table y était fort bonne autrefois selon Daniel…qui s'y connaît !
Françoise s'exclame : " De la bourrache ! Ma bourrache, viens vite voir Jean-Marie". Il y a en
effet entre eux une vielle polémique au sujet de cette plante banale. Ce coup-ci, il y aura photo, ce qui y mettra fin…jusqu'à la prochaine fois.
Après un virage, nous débouchons en vue de la chapelle Notre-Dame des Cyprès, au milieu des vignes. Jean nous indique que cette chapelle, en très bon état, est
accolée à une cave vinicole. Le culte n' y est pratiqué qu'une fois l'an, le 8 septembre à l'occasion d'un pèlerinage. La chapelle est normalement fermée mais il est
possible de la visiter en la faisant ouvrir par le personnel de la cave, ce que Jean avait prévu.
C'est un chapelle romane du 12 ème siècle. La chaire, réalisée dans l'épaisseur du mur, n'est accessible que par l'extérieur. Très sombre car sans vitraux, l'éclairage électrique permet d'admirer dans l'abside un beau retable en bois polychrome
du
16ième siècle. Deux ex-voto provençaux très anciens évoquent pour l'un une guérison du choléra et l'autre une protection contre la foudre, ce dernier datant du 18ème siècle. Le clocher est séparé des maisons voisines par un
arc boutant.
Prenant une direction sud, nous marchons d'un bon pas sur une petite route étroite. Nous avons presque reconstitué notre groupe de "gazelles" comme il y a quelques années. Quelques réflexions naissent dans le clan des hommes au sujet de"gazelles vieillissantes" et même d'allusions ovines "les gazelles, c'est comme les agneaux , c'est plus goûteux en vieillissant ! " Bon, je ne dénoncerai pas les auteurs de ces remarques. Et nos gazelles s'en fichent bien, elles continuent de tracer la route.
Nous abandonnons notre petite route lorsqu'elle traverse un gué et nous
empruntons sur quelques dizaines de mètres le lit d'un ruisseau complètement à sec. Enfin, nous abordons la première montée en pénétrant dans un bois.
Première constatation, le vent a dû souffler très fort il y a quelques années car de nombreux arbres ont été déracinés. Couchés en travers du chemins, ils ont obligé les marcheurs à créer des
contournements qui donnent à la piste un tracé biscornu. Le sous-bois est plein de laurier-tin en fleur, ça sent très bon.
Nous
nous sommes levés tôt ce matin ce qui justifie très rapidement notre "pause banane" dont le nom n'est pas usurpé aujourd'hui. Le temps est très menaçant mais il ne pleut pas
encore.
Changement de direction au coin d'une ruine mais Madeleine nous arrête, la
plus belle borie est paraît-il un peu plus loin sur le chemin qui continue tout droit. Quelle mémoire, bravo Mado ! Jean lui prédit un bel avenir de
meneuse de rando… Effectivement,la borie est bien là, pas très grande mais bien conservée, en cas de pluie nous y serions très serrés. Nous en retrouverons d'autres tout au long du chemin
mais plutôt à l'état de ruines.
La pluie, nous allons en parler quand même, car, à la sortie du bois nous allons
la retrouver, pas bien forte, mais elle fera sortir des sacs quelques capes dont la ravissante cape à pois de Madeleine( à voir sur la photo des dames dans le bonus). On a même vu un parapluie.
Les plus optimistes vont patienter, ils auront raison car au bout d'un quart d'heure, elle s'arrête. D'ailleurs, la météo, appelée par Bruno ce
matin, annonçait pour Fayence, un petit risque de pluie en matinée puis un peu de soleil l'après-midi.
Lorsque nous arrivons à la Chapelle Notre-Dame des Selves, il ne pleut plus.
C'est ici qu'eu lieu le pique-nique en 2007. Jean rappelle qu'il avait transporté jusque là un cubitainer de rosé .
Cette chapelle est fermée et Jean s'excuse de ne pas en avoir la clé. Il en
profite pour photographier ses marcheuses et marcheurs regroupés par sexe. C'est depuis quelques temps sa nouvelle marotte. Tout
près, un adorable petit lavoir n'inspire aucune de nos dames à renoncer à la machine à laver.Puis nous traversons une zone de superbes restanques en très bon état.
Nouvelle traversée de forêt dévastée par le vent : arbres couchés ou étêtés, racines à l'air. Ce secteur doit être particulièrement venté.
Il nous
reste à peine une heure de route pour revenir au village et comme nous allons bientôt sortir du bois, Jean décide de pique-niquer même s'il n'est que 11 h 15. Chacun s'installe qui sur des troncs
d'arbre, ça ne manque pas, qui sur des rochers. Et miracle, un rayon de soleil ! Bravo Bruno, ta météo était excellente.
Pas de joueurs de cartes aujourd'hui, ni de sieste au soleil, il n'est quand même pas si brillant que ça. Jean nous donne rapidement le signal de départ et nous regagnons la plaine avec Fayence en perspective.
Particulièrement appréciée par les Romains où ils créèrent la cité de Favienta Loca (lieu agréable), Fayence s'évangélisera dès l'an 250, et à partir de 794
dépendra de l'évêché de Fréjus, devenant
d'ailleurs un lieu de villégiature et de repos pour ses évêques, dont existent encore les anciennes résidences dans la vieille ville.
Grâce à une fabrique de faïence, la ville se repeuple notamment par des habitants de Callian après la destruction du village par Raimond de Turenne en 1391.
Considérée comme une ville royale jusqu'à la Révolution
française, elle reçut le 18 octobre 1590
mission de "raser, démolir et abattre" le château de Tourrettes qui servait de refuge aux Carcistes.
Les évêques de Fréjus possédaient à Fayence un château que monseigneur de Fleury, futur cardinal et ministre des Finances, fit détruire en 1710 le jugeant « inutile et dispendieux ».
À partir de 1782, les droits de seigneurie furent rachetés à l'évêque de Fréjus. Fayence devient commune libre et son seul seigneur fut donc le Roi.
S'ensuivirent les péripéties de la Révolution
française, auxquelles la commune de Fayence participa très activement et parfois de sanglante façon. (Cf.
Wikipeda)
Il est 13 h pile quand nous rejoignons nos voitures. Nous allons remonter en ville pour prendre notre pot amical.
Ceci nous permet de parcourir les vielles rues de ce charmant village. Deux gourmands vont dénicher un glacier qui vend 50 variétés de glaces.
Ils testeront une glace à la lavande et une glace au thym, original. Nous nous installons sur la placette inférieure, sur le côté de l'église. Après avoir consommé et prêts à partir, le téléphone
de notre guide sonne et il nous apprend que Françoise est enfermée dans les toilettes et qu'elle ne peut en sortir. Est-ce un gag ? Non, elle est effectivement absente de la table et
courageusement Jean ira la délivrer. C'est sur cette note de franche rigolade que le groupe se sépare.
Merci Jean d'avoir organisé, au pied levé, cette rando de remplacement en attendant que nous conduise bientôt au Grand Mont.
Merci aux photographes Jean et Jean-Marie ainsi qu' à Françoise et Maurice qui ont appuyé deux fois sur le déclencheur.
La semaine prochaine, une rando-restaurant, Jeudi 15 Avril à 7 H 00 : THIERY ( 06 ) Le Grand Palier - 2 parcours
Randonnée autour du pittoresque village de THIERY, perché en sentinelle sur un éperon rocheux dominant la Vallée de l’Arzilane entre la vallée du Var et les Gorges du Cians .
2 parcours seront proposés :
1 er Parccours présentant quelques passages escarpés avec montées raides et difficiles :
L :11 Km 800 , D : 5 H 00 , Dh : 728 m . Moyen Alto .
2 éme Parcours sans difficulté sur bons sentiers et belles pistes sur ubac forestier ombragé et frais .
L : 7 Km 850 , D : 3 H 30 , Dh : 430 m .Moyen Modérato .
Nous rejoindrons l’Auberge de Thiéry qui nous proposera le menu suivant :
Salade de gésiers
Blanquette de chevreau aux morilles et légumes de saison
Plateau de fromages
Fraises flambées
Vin en pichet ( Rouge et Rosé )
Café
Retour au Parking de départ par un itinéraire facile et reposant : L : 2 Km 500 , D : 0 H 45 , Dh : 100 m .
Responsable : Jean
Encore quelques photos en bonus :
La chapelle des Cyprès-la bien nommée
Dans la forêt
L'homme des cavernes
Il pleut, il pleut, marcheurs (air connu)
Les Dames
Les Messieurs
Il commence à faire chaud : effeuillage
Racines !
Jean-Marie explique à Bruno qu'il va copier le blog de 2007 qu'il est en train de lire
Randonneurs
La Sainte Baume : 1er avril 2010
La Sainte Baume
Aujourd’hui 1er avril,
Bruno nous propose une randonnée à la
Montagne Sacrée, dans le Massif de la Sainte Baume. Nous visiterons la Sainte Grotte où vécut Marie-Madeleine. « Toute l’ascension du flanc s’effectue à l’ombre d’une forêt mystérieuse qui garde intacts ses secrets des temps immémoriaux ». Quant à la vue, elle sera
royale !
Mais ce matin, à l’aube, un violent orage éclate : tonnerre, éclairs, forte pluie avec même des grêlons. Quelques minutes seulement, mais cela suffit à nous inquiéter.
Bruno hésite, car il n’est pas prudent de gravir la Sainte Baume par
temps pluvieux ou par grand vent. Mais la météo nous promet des éclaircies dès ce matin, suivies d’un grand soleil. Nous
décidons donc de partir.
Nous voici 18 randonneurs sur le parking proche de l’Hôtellerie de la Sainte Baume, à la sortie de Nans-les-Pins. Des nuages menaçants coiffent la montagne de la Sainte Baume. L’air est frisquet.
Bruno nous présente le parcours : « Il y a trois possibilités. Nous monterons jusqu’à l’esplanade de l’oratoire, puis ceux qui le souhaitent iront visiter
la grotte. Retour ensuite à l’esplanade. C’est là que les petites jambes nous quitteront. Quant à nous, nous grimperons sur la crête jusqu’au Signal des Béguines, à 1148 m ».
Nou
s pénétrons dans le parc de la Sainte Baume. Nous suivons un large chemin qui s’élève à travers la forêt. Une forêt magnifique aux essences variées :
hêtres, tilleuls, érables, ifs, merisiers, aulnes et houx. Le sentier est aménagé de larges marches qui facilitent le parcours des pèlerins. Les escaliers s’enchaînent à travers la forêt. L’air
est humide et frais. « Ca sent les champignons » s’exclame Yvette. Il ne manque qu’un peu de soleil pour qu’ils s
ortent de terre.
Nous progressons sous une haute futaie de hêtres plusieurs fois centenaires. « Vous verrez même des arbres millénaires » nous annonce Bruno. Dommage, il nous manque un rayon de soleil pour éclairer cette splendide forêt !
Nous parvenons à un palier appelé « Le Canapé ».
« C’est une plate-forme permettant aux promeneurs de se détendre et de méditer au cœur de ce site unique » nous dit Bruno. Mais pour
nous, pas de détente. Nous passons notre chemin. Et grimpons à présent au milieu d’un chaos de blocs éb
oulés. La pente est plus raide. Nous commençons à nous réchauffer un peu. Puis nous atteignons le carrefour de l’oratoire. « On est à 860 mètres » précise Bruno. Nous marquons une pause.
Bruno nous conte alors l’histoire de Marie-Madeleine :
« Terre sacrée depuis
l’aube des temps, la montagne de la Sainte Baume abrite une grotte riche de mythes. Des cultes païens y furent célébrés aux temps préhistoriques. Puis elle fut habitée par les
druides celtiques. Avant de devenir un lieu de pèlerinage en l’honneur de Marie-Madeleine, devenue la sainte patronne de Provence. La légende dit qu’elle séjourna dans cette
grotte pendant trente trois ans. Elle y vivait depuis déjà sept ans, lors
que Dieu lui demanda de formuler un voeu. Madeleine qui n'avait pas lavé ses mains depuis son arrivée dans
la montagne, demanda de l'eau. Une source jaillit aussitôt du sol de la grotte. Madeleine s'y frotta les mains et les vit redevenir belles et douces et s'écria : « O lei bellei
maneto ! » (Oh, les belles mains !). A ce cri, Dieu reconnut qu’elle n’était pas encore délivrée de ses anciens péchés et renouvela sa pénitence. La
malheureuse éclata en sanglots : ainsi naquirent le Latay, l’Issole, le Carami, le Cauron. Et surtout l’Huveaune qui refit en sens inverse le chemin que Madeleine avait
fait pour arriver à la Sainte Baume depuis la mer. Trente ans plus tard, peu avant sa mort, les anges enlevèrent Madeleine dans les airs et la déposèrent près de l’ermitage de Saint Maximin. Son
corps fut embaumé et placé dans un mausolée sur lequel sera édifiée plus tard la basilique royale de Saint Maximin ».
A présent nous montons à la chapelle. Tous sauf quelques-uns qui l’ayant déjà visitée, préfèrent nous attendre un peu plus haut, à la chapelle des Parisiens.
Nous suivons une large piste qui monte régulièrement au pied d’une
haute falaise.
Nous découvrons sur notre droite, une très belle vue sur les collines du nord de la Provence. La vallée est éclairée de
ci de là par les rayons du soleil. Qui semble vouloir percer enfin. Nous atteignons le parvis de la grotte où trône une magnifique Pietà. Puis nous pénétrons dans la
grotte.
Vaste et très haute, elle est aménagée en église, avec différents
autels. Elle est ornée de sept vitraux, représentant les épisodes de la vie de la sainte. (Vitraux de Pierre Petit, dit Tourangeau-Disciple-de-la-lumière. Il a réalisé
cet ensemble à l’endroit où Maître Jacq
ues, fondateur de l’Ordre d
es Compagnons du Devoir, s’était retiré).
La grotte abrite aussi une statue de la Vierge et une autre en marbre blanc, représentant l’Espérance. (C’est l’une des quatre pleureuses qui provenaient du tombeau du Comte de Valbelle. On prétend qu’elles eurent pour modèles quatre maîtresses de ce cher comte. L’une, la statue de Ste Monique, serait le portrait de la Clairon, comédienne plus connue sous le nom de Claire-Josèphe-Hippolyte-Leyris de Latude).
Nous ressortons de la grotte et
profitons quelques instants d’un timide rayon de soleil. Puis nous écoutons religieusement la sainte parole de Frère Bruno. L’histoire qui se rattache à ce
sanctuaire est si riche que Bruno nous en parlerait pendant des heures. Revenons d’abord à Maître Jacques : « Maître Jacques fut ici même frappé par ses ennemis de cinq coups de poignard, évoquant les cinq
plaies du Christ. Depuis ce jour, la Sainte-Baume constitue l'étape finale du Tour de France des compagnons. Qui doivent effectuer, au moins une fois dans leur vie, un pèlerinage à la Sainte
Baume. « Nous verrons tout à l’heure l’oratoire des Trois Chênes
qui témoigne du passage des Compagnons du Devoir » nous dit Bruno.
Il nous apprend aussi qu’à l’origine la grotte était d’un accès très difficile. C’est vers l’an 400 que Cassien (le saint du lac) et ses compagnons creusèrent un sentier dans le rocher et un escalier dans la grotte.
Depuis ce temps les pèlerins n’ont pas cessé d’affluer pour honorer ce sanctuaire. Parmi les pèlerins les plus célèbres, retenons Louis IX (qui vint ici en remontant sur Paris), François 1er (qui offrit un portique pour matérialiser l’entrée de la grotte « Vous pourrez le voir en bas, à l’Hôtellerie » nous dit Bruno), Louis XIV qui s’arrêta ici, en compagnie d’Anne d’Autriche et de Mazarin, le 5 février 1660.
Et enfin, nous-mêmes en ce 1er avril 2010 !
Nous redescendons vers l’oratoire. S’adressant aux petites jambes, Bruno leur dit : « Vous allez suivre le chemin des Rois ». Jacqueline et Yvette en semblent particulièrement honorées.
Quant à nous, nous suivons la piste qui monte régulièrement par de grandes marches. Le ciel est à nouveau très couvert. L’air est frais. Et lorsque nous atteignons la Chapelle des Parisiens, nous y retrouvons nos amis, un peu congelés. Mais pour nous, c’est l’heure de la pause casse-croûte.
La chapelle des Parisiens, ou chapelle des morts, fut construite en 1629. Bruno nous montre la photo de la chapelle prise il y a quelques années. Quelle différence ! Car en 2007, la Municipalité du Plan d’Aups l’a fait entièrement rénover.
Mais le froid nous gagne.
Nous repartons de plus belle. Après deux boucles, nous passons devant un oratoire qui représente Sainte Marie-Madeleine aux pieds du Christ. Puis nous
grimpons par une série de boucles plus serrées. Nous voici à présent au-dessus de la forêt. D’où nous avons « une belle vue sur le nord de la Provence et le Dauphiné ».
Du moins selon la feuille de route de Bruno, car nous voici à présent dans les nuages !
Nous poursuivons notre grimpette à fla
nc de montagne. Puis la brume s’épaissit. Une bise glaciale nous fouette. Nous avons tous enfilé nos anoraks. Les plus prévoyants ont sorti
leurs gants et leurs bonnets. C’est le printemps ! Mais en avril, il peut encore faire froid.
Bruno aurait pu nous raconter l’histoire des glacières. Aujourd’hui on
comprend aisément que les glacières de la Sainte-Baume ont pu alimenter Marseille en glace pendant plusieurs siècles. D’ailleurs, de la glace, en voici au creux des rochers. Ce
sont sans doute les restes de l’orage de grêle de ce matin. Nous progressons toujours dans la brume.
Soudain, dans la vallée, perce un rayon de soleil. Serait-ce une éclaircie ?
En tête de groupe, Bruno s’arrête. Il scrute sa carte et semble hésiter. A tous les coups il nous prépare une blague. N’oublions pas : nous sommes le 1er avril !
« Nous nous sommes trompés de chemin ! » La blague est un peu grosse. Mais Jean-Marie confirme : « Cela fait un kilomètre que nous nous sommes trompés. Mon GPS me l’avait dit ! ». Merci le GPS ! Merci Jean-Marie !
Nous n’avons pas d’autre solution que faire demi-tour. De
ux kilomètres en plus, qu’à cela ne tienne ! Cette randonnée nous paraissait bien courte, avec ses 12,8 km.
Peu à peu le ciel se dégage, dévoilant un paysage magnifique. En fin de compte, grâce à ce petit détour, nous aurons pu profiter du paysage ! Nous voici au col du Saint Pilon (alt. 952 m). A l’est, voici le GR9 que nous avons manqué tout à l’heure. Le départ du sentier est pourtant bien balisé.
Nous poursuivons notre chemin sur la ligne de crête.
Nous progressons sur un plateau rocheux, à la végétation rase. De part et d’autre la vue est magnifique ! Et à présent le soleil l’emporte sur les
nuages. Mais le vent reste toujours soutenu et froid. Il n’est pas encore temps de se dévêtir.
Nous grimpons dans les cailloux et les rochers, au milieu d’une
garrigu
e clairsemée. Passant par des lieux aux noms pittoresques : le Bau des Oiseaux, le Faux Jouc
de l’Aigle, la Croix des Béguines, le Jouc de l’Aigle. Nous nous dirigeons à présent sur le versant sud, par de grandes dalles plates. Voici le
Bau du Régage et là-bas devant nous, le Signal des Béguines. C’est le point culminant de la rando, à 1148 mètres d’altitude.
Encore une dernière grimpette et nous atteignons le sommet. Une bise
fraîche continue à souffler. Nous franchissons quelques rochers. Et nous voici à l’abri du vent. Aussitôt l’évidence s’impose : il est midi passé. Nous ne pouvons pas rêver meilleur
emplacement pour pique-niquer. Nous nous adossons aux rochers, face à un paysage sans pareil : à gauche les îles d’Hyères : Port-Cros, Porquerolles. Devant nous la baie de Sanary et
Bandol. Et plus à droite, la côte en direction de M
arseille. Sur l’autre versant, nous avons pu apercevoir la Montagne Ste
Victoire, splendide.
Nous savourons notre pique-nique, profitant de ce temps de repos bien
mérité. Et nous chauffant aux rayons du soleil, qui nous a bien manqué ce matin. Soudain, la fraîcheur nous gagne. Ce n’est rien, rien qu’un petit nuage qui pass
e.
Il fait très bon à l’abri du vent, mais hélas nous ne pouvons pas nous attarder.
Il nous reste encore près de trois heures de marche. Nous descendons
sur la crête et atteignons le Pas des Villecroze. « Ici, on quitte le GR9 » nous dit Bruno. Nous poursuivons la de
scente.
Voici à présent un balisage : le sentier oblique à gauche. Mais
Bruno hésite. Le passage lui semble un peu accidenté. Finalement nous descendons plus loin, à la recherche d’un passage plus sympathique. Après quelques minutes d’hésitation, nous croisons un
groupe de randonneurs qui nous confirme que l’on peut se faufiler entre les
rochers. Notre groupe se scinde alors en deux. Au final, nous passerons tous à travers rochers et forêt. Nous nous rejoignons en bas. Quelques instants plus
tard, nous voici au pied d’un hêtre millénaire (circonférence de 6,50 m), dominé par la falaise.
A présent nous m
archons en sous-bois, sur une piste en pente très douce. Puis le sol devient boueux. En essayant de contourner les immenses flaques de boue, nous nous
griffons aux ronces qui bordent le chemin.
Bientôt le terrain devient plus sec. Nous marchons à bonne allure. Mais qu’il nous paraît long ce chemin !
Nous voici enfin presque arrivés. Quand soudain Bruno siffle. Le groupe
s’arrête ; « Il nous reste à voir l’oratoire des Compagnons du Devoir ». Une joie intense se lit sur les visages.
Mais le devoir nous appelle. Et nous suivons Bruno jusqu’à l’oratoire des Trois Chênes. Où sont gravés sur le socle, des fers à cheval, témoignage du passage des Compagnons.
Après le Devoir, voici la Récompense ! Nous allons prendre un pot bien mérité. Car au total nous avons atteint un dénivelé de 940 mètres. Et une distance frisant les 16 km.
Nous avons bien pris l’air. Et le vent ! Le vent violent et glacé. Le vent de côté et le vent de face. Nous terminons un peu vannés. Heureux quand même de cette belle randonnée.
Merci Bruno pour cette très très belle randonnée dans le massif de la Sainte Baume.
Merci aux photographes : Jean , Jean-Marie , Gérard .
Encore quelques photos :
Arrivée à la chap
elle
Dans la brume
Eclaircie
Retour en arrière
Sur la crê
te
Pique-nique
Descente sur la crête
Randonneurs
Ran
donneuses
emplacement royal, le regard embrasse les collines de Menton et Vintimille tout en balayant vers le
Nord les cimes du Mercantour ou vers le Sud ( pourquoi pas si les conditions Météo le permettent ) la chaîne des montagnes Corses qui paraissent sortir des eaux .L’arrivée au replat sommital,
marqué d’une grande croix en pierre taillée, procurera un enchantement hors du commun; il sera à la mesure de l’effort fourni car il s’agit d’une randonnée longue, souvent pentue, avec de fortes
dénivelées, réservée à de bons marcheurs entraînés.
St.Tropez-Sentier du littoral-25/03/2010
ST. TROPEZ- Sentier du Littoral n°2
Comme Jean nous l'a expliqué, il a découpé le rivage de la presqu'île de St.Tropez en quatre zones dont
il extrait trois parcours pour randonner. La partie nord, parcours n° 1 qui va du village à la plage de
Tahiti, les plages de Ramatuelle et de Bonne Terrasse qu'il a sautées (4 ,5 km de sable, pas le pied pour des marcheurs…si l'on peut dire),
la partie centrale avec le
parcours n°2 que nous ferons aujourd'hui, nous conduisant du Cap Camarat au Cap Taillat et enfin la partie sud entre le Cap Taillat et la plage de Gigaro constituant le parcours n° 3, rando déjà programmée pour 2011
( pitié Jean, ne nous fait pas vieillir trop vite !).
C'est donc au parking du cap Camarat que 28 marcheuses et marcheurs se sont retrouvés. Un record, une heure de route : merci Jean de nous avoir fait partir tôt, évitant ainsi les inévitables bouchons de ce parcours de 50 km. Quelques paresseux sont restés au lit alléguant un risque de pluie. Il est vrai que la météo n'était pas très claire, même notre guide était un peu inquiet : la pluie sur les rochers du sentier du littoral ce n'est pas évident. Pour l'instant, pas de problème de ce côté-là. Si sur l'arrière-pays le ciel est couvert, tout au long de la route, nous avons pu voir que le Cap Camarat était bien dégagé.
Nous avons le plaisir de retrouver notre ami Claude qu' une vilaine hernie avait tenu hors des sentiers. Bienvenue à toi et bon courage pour la reprise.
Après la traditionnelle photo de groupe, Jean nous fait son premier topo sur le phare au pied duquel
nous sommes .
Culminant à 130 m au-dessus du niveau de la mer, c'est le second plus haut phare de France après celui de Vallauris . Il a été mis en service en 1831, électrifié en 1946, automatisé en 1977. Aujourd'hui, ce phare connu de tous les marins est télécontrôlé depuis celui de Porquerolles .
Le versant de ce rivage orienté au nord-est se révèle d'une grande richesse botanique. La forêt est reine, épargnée depuis une vie par les flammes. Elle a effacé les traces du déluge de feu qui, le 15 août 1944, est tombé sur les défenses allemandes quand la 7ème armée du général Patch débarqua à ses pieds sur la plage de Pampelonne.
Cette richesse botanique, nous allons en découvrir quelques exemples grâce à une rencontre inopinée, au milieu de la journée avec un
représentant du Conservatoire du Littoral ( ou des Eaux et Forêts ?).
A 8 h 30, c'est le départ pour 16 km et 500 m de dénivelée. Jean nous a précisé : "En 2005, cette randonnée
partait de la plage de Bonne Terrasse mais je l'ai raccourcie car elle avait paru un peu longue lors de cette première édition".
Applaudissements de tout le groupe. Le retour se fera par l'intérieur, sur de chemins faciles, et permettra de voir de superbes villas.
Un petit coup d'œil sur la plage de Ramatuelle, bien vide en cette saison.
Puis nous abordons une descente très raide et très ravinée qui va nous faire passer de 110 m à…0 en 800 m environ. 
Heureusement le chemin est assez sec pour éviter les glissades. Nous débouchons en face du Rocher des Portes , perchoir pour les mouettes et les gabians qui se régalent des courants
aériens.
De Saint Raphaël, par beau temps, ce qui est toujours le cas…, on distingue très bien cet îlot. La roche qui constitue ce morceau de côte jusqu'au cap Taillat est une exception géologique dans notre région. De couleur jaune, légèrement rosée
elle est constituée de granulite qui semble assez friable, donnant un joli sable que nous retrouverons de temps en temps à l'Escalet puis au Cap Taillat.
Des arbustes aux feuilles bleu vert, ornées de fleurs blanc jaunâtre semblent très communes sur ce secteur. Jean-Marie les assimile à
des euriops bleus mais nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas cette espèce mais d'une variété très caractéristique à cette zone Camarat-Lardier : "la barbe de Jupiter".
Le sentier du littoral, dans cette première partie n'a pas encore reçu la visite des élagueurs et la végétation est un peu
envahissante ce qui n'arrange pas la progression déjà rendue difficile par le relief et la nature du sol. Mais ceci permet une avancée lente propre à la contemplation de superbes paysages.
D'autant plus que nous sommes maintenant au soleil, et, à l'abri du vent il fait plutôt chaud ce qui entraîne un net besoin
"d'effeuillage". La mer est assez agitée par endroit et les vagues viennent claquer sur les rochers. Il y a un passage délicat à franchir, allons-nous revivre l'épisode mouvementé de la rando de
St.Aigulf ? N'anticipons pas.
Mais le petit déjeuner est déjà loin et il est temps de reprendre des forces. Jean va donc nous arrêter sur un petit appontement, bien
au sec , à l'abri du vent et au soleil : "pause banane". Jugeant que nous pouvons manger et écouter, il va nous parler du
Conservatoire du littoral. Créé en 1975, cet établissement public est dirigé par un conseil d'administration, composé à part égal de représentants de l'Etat et d'élus . Il a pour mission la
préservation de milieux naturels et la réhabilitation de sites dégradés dans les cantons littoraux et certaines communes riveraines de lacs. Se portant acquéreurs de terrains, il a, par ce moyen, la possibilité d'éviter la spéculation foncière et les implantations sauvages. Pour mémoire avant son intervention, la zone du cap Taillat était,
en été un immense camping sauvage. Il possède toute la zone des trois caps, Camarat, Taillat et Lardier qui ont retrouvé leur aspect d'origine dont
nous profitons aujourd'hui.
Le Club Méditerranée avait jeté son dévolu sur le Cap Taillat mais la municipalité et le Conservatoire du Littoral avaient bloqué cette installation. Jean-Louis ajoute
que le permis de construire avait été obtenu suite à des pressions diverses. C'est le maire de Ramatuelle, Albert RAHAËL, qui courageusement fit bloquer le dit permis et vendit les terrains au
Conservatoire du littoral. Le centre culturel de Ramatuelle et un square portent son nom.
Profitant de cette pause, Jean-Louis raconte ensuite qu'il a beaucoup ri en lisant le dernier blog avec l'histoire de la "musaraigne étrusque"dont il a vainement cherché la photo. En regard de l'article, il n'a trouvé que celle de Mado, tout de vert vêtue…
Sacré Gérard, blogueur de ce jour, il devait penser très fort à une certaine "Souris verte qui courait dans l'herbe" !!!
Ayant remercié Jean-Louis, Jean complète son exposé par le pin Pignon, la crytme maritime, petite succulente appelée aussi perce-pierre et enfin la cigale.
Nous repartons. Maintenant le cap Taillat, notre objectif est bien visible. Il paraît très proche mais il y a une grande baie à parcourir. D'où nous sommes maintenant, nous pouvons observer, à travers les frondaisons, le
superbe château Volterra, construit avec cette pierre très caractéristique de la région.
Voici enfin ce passage un peu difficile. Les vagues éclaboussent un petit peu mais le vent, pourtant assez fort aujourd'hui est bien
orienté et le groupe passe sans problème. Il faut cependant faire très attention car des algues brunes rendent ce passage glissant.
Encore quelques fleurs inconnues, d'un jaune vif issues d'une sorte de trèfle à grandes feuilles, en forme de cœur nous fera remarquer
Cathy. Puis une fleur à peine sortie de
terre, rose, qui pourrait bien être une orchidée sauvage. Son développement actuel ne permet pas de l'identifier formellement.
Nous arrivons maintenant au promontoire du rocher Escudélier qui porte deux plaques commémoratives relatives à la Résistance et aux Services secrets pendant la seconde guerre mondiale.
Plus de petites fleurs, ici tout est minéral dans cette belle roche aux formes adoucies par l'érosion.
Voici maintenant la plage de l'Escalet , si petite . Elle est envahie en été car une route y conduit et un petit parking permet de stationner, ce qui est rare dans ce secteur.
Aujourd'hui, elle est déserte mais bien balayée par les vagues et le vent.
Nous la contournons et poursuivons notre chemin par le chemin du haut où une nouvelle plante va entraîner débat entre Jean-Louis
et Jean-Marie.
Heureusement la rencontre d'un spécialiste des Eaux et Forêts va nous permettre de confirmer l'hypothèse de la présence de la "rue"(Ruta graveolens L.), plante très aromatique. Elle sent si fort que le dit spécialiste en reconnaît, de loin, l'odeur sur nos mains. La plante dégage une odeur forte et pénétrante avec un fond rappelant la coco, souvent perçu comme désagréable, et a un goût amer.
Sa sève a des propriétés photosensibilisantes et peut provoquer des dermatites de contact chez les personnes à la peau sensible, et
même de véritables brûlures par temps chaud. Elle a aussi des propriétés abortives
C'est lui aussi qui va nous
fournir le nom de la Barbe de Jupiter, (Anthyllis barba-jovis) , en nous précisant que c'est une espèce très protégée. Prélever un rameau ou simplement en ramasser un coûte une amende de
9000 € (Oh! Oh! N'y a t'il pas un peu d'exagération !)
Enfin, il va nous confirmer que le palmier nain, ou faux palmier doum (Chamaerops
humilis L.) est le seul palmier originaire de France et plus particulièrement de cette région.
Plus loin, un énorme et affreux tag pollue les rochers. Il fait juste face à une
imposante villa en surplomb : est-ce une vengeance ou un défit ? En tout cas, il faut vraiment être c… pour aller tagger dans ce coin.
Nous arrivons en face du cap Taillat. C'est magnifique, un des plus jolis paysages de la Côte d'Azur, et certainement le plus sauvage.
De plus il fait maintenant très beau, soleil et ciel bleu. Il est 11 h 52, selon Jean, nous avons huit minutes d'avance sur son
horaire ( Ah!Ah! nous avons marché trop vite)et chacun prend place à l'abri du vent pour le pique-nique.
Bien installés, nous profitons de cette pause : plaisirs des yeux et du palais que peut-on demander de plus. Certains en profiterons
pour une sieste au soleil, ça faisait longtemps que nous n'avions pas eu de telles photos dans le blog. Merci Mesdames. Bien entendu nous avions aussi nos "belotteurs" habituels.
Quelques nuages commencent à monter vers l'ouest et Jean donne le signal du départ. Nous quittons le littoral et très rapidement Jean
fait un arrêt pour le dolmen de la baie de Briande datant de 2000 à 3000ans. C'est un ensemble très rustique, "restauré" sous l'égide du ministère de la Culture avec l'appui financier du Conseil Général, de la Commune de
Ramatuelle et du Syndicat inter communal.
Laissant à notre gauche la Bastide Blanche, grand ensemble viticole renommé, nous allons monter jusqu'à la cote 134 par de larges pistes faciles. Le ciel est maintenant bien couvert, mais il s'agit de brume, la pluie ne viendra pas perturber la suite de cette randonnée.
Effectivement de belles et grandes propriétés occupent ce secteur. De vastes terrains leur permettent de bien s' intégrer dans la nature.
Encore une montée, la der des der et nous débouchons sur la route qui nous ramène au phare. Mais où est-il passé.
On croit le voir à chaque tournant, mais il n'est pas Là. Fin de rando difficile !
Il est 15 h. Le temps de déchausser, nous repartons vers le café des Ormeaux à Ramatuelle. Bigre, pas facile de se garer dans ce pays !
Il est 15 h 30, c'est pile l'heure d'ouverture mais il nous faudra patienter 5 minutes pour y avoir accès et déguster notre pot de l'amitié.
Merci Jean pour cette belle randonnée qui a fait découvrir à tous les nouveaux du groupe, un des coins les plus extraordinaires de la région.
Merci aux photographes Jean , Jean-Marie et Gérard .
La semaine prochaine, Jeudi 1 Avril à 7 H 00 : Massif de La SAINTE – BAUME EST ( 83 )
Départ des véhicules pour une randonnée à la Montagne Sacrée (massif de la Sainte Baume – partie Est - 83) et la visite de la Sainte Grotte où vécut Marie Madeleine. Culminant à 1.148 mètres d’altitude, elle est la plus étendue des chaînons provençaux (12 kms). Toute l’ascension du
flanc s’effectue à l’ombre d’une forêt mystérieuse qui garde intacts ses secrets depuis des temps immémoriaux. Une fois sur la crête, cailloux, rocs et garrigue clairsemée règnent, quant à la
vue, elle est royale ! – Repas et boisson à sortir du sac – Caillouteux et raide par endroits - 12 kms 800 - 5 h 00 Déniv. : 567 m –
Moyen / Medio avec passage Alto
Quelques photos en bonus :
Bien encombré le sentier !
Jolis rochers, on se croirait en Bretagne

Le sentier


Les femmes de Jean BOREL, majoritaires aujourd'hui. Mais qui est ce vilain coucou qui se cache parmi elles ?
Joli coin pour une "pause banane"
Pique-nique
Belote...coinchée
Mais où est-il ce sacré phare !
C'est vraiment le printemps, gare au pollen !
Pierrefeu - Le Fédon : 18 mars 2010
Pierrefeu : Le Fédon
Aujourd’hui Bruno nous propose une randonnée dans les Maures, au départ de la
commune de Pierrefeu.
Nous avons rendez-vous à l’entrée du hameau de la Portanière. Nous voici 27 randonneurs au départ. Aujourd’hui la météo nous promet un grand beau temps. Mais à Pierrefeu, le ciel est couvert. Ce sont encore ces sacrées entrées maritimes qui nous privent du soleil.
L’air est frisquet lorsque nous démarr
ons.
Mais soudain le groupe s’arrête. Qu’attendons-nous ? On attend Gérard qui est retourné garer sa voiture correctement, afin de ne pas gêner un viticulteur dans son travail. Car ici nous
sommes au milieu des vignes.
C’
est reparti. Pour quelques minutes seulement, car Bruno s’arrête sur fond de vignes et d’oliviers. Il nous présente le profil de la ran
do. Profil en forme
de mamelons, avec deux belles côtes en perspective. Le groupe des petites jambes évitera une montée et une descente. Certaines n’ont pas bien compris
et se font traiter de blondes. Le blogueur fait partie du lot. « Ce sera une randonnée de 17,9 km pour un dénivelé de 630 m » nous dit
Bruno. Sans compter les options !
« De là-haut, vous verrez Toulon, Notre-Dame des Anges, Les Maures, un lac, des ruines. Nous marcherons sur des chemins parsemés de paillettes d’or et d’argent ». De quoi nous faire rêver ! « Ici, c’est le pays de la musaraigne étrusque. On en parlera un peu plus loin ». De quoi nous faire saliver !
Nous progress
ons parmi les vignes. « Nous sommes dans le vallon de Loubier » nous annonce Bruno. La pente
est très douce. Mais le soleil brille et nous commençons à nous réchauffer. Nous traversons à présent une belle chênaie. « On va arriver à 189 m au
prochain croisement. Et nous monterons ensuite à 340 m ». Arrivés au carrefour, nous marquons une pause.
« On se sépar
e ici. Les petites jambes vont avec
Jean » nous dit Bruno. Puis il nous décrit le parcours du premier groupe : « Nous allons marcher dans un très joli bois de
chênes-lièges, au sol couvert de cistes, lavandes à toupet, bruyères, romarin… Et nous aurons là-haut une vue merveilleuse. Puis ce sera une côte douce et régulière. On va dominer le
barrage. Puis nous descendrons jusqu’au barrage ». Puis Bruno s’adresse aux petites jambes : « Voilà tout ce que vous allez manquer ! ». Sans regret ?
Jean prend la tête d
e ses huit petites jambes. Avant de nous quitter, il nous prévient : « Si on se perd, rendez-vous jeudi prochain au cap Camarat. ». Et Bruno d’ajouter : « N’oubliez pas de vous inscrire au
Pèlerinage de la Ste Baume. C’est le dimanche 2 mai ! »
Nous repartons sur la piste qui s’élève à travers un bois de
chênes-lièges et de bruyères. Pour l’instant, les petites jambes nous suivent. A distance. Puis nous attaquons une côte beaucoup plus raide. Notre
groupe s’étire. « On est dans les paillettes » nous fait remarquer Bruno. Pour ceux
qui n’y auraient vu que du feu. A présent le soleil tape fort. Soleil plus grimpette : Il commence à faire chaud !
Et nous voici dans le joli bois de chênes-lièges, au sol couvert de
cistes, lavandes,… etc. Nous découvrons la fameuse vue sur le Coudon et la ville de Toulon. Après une montée sur un sol schisteux, nous atteignons la piste des Crêtes du Maraval. Voici le
carrefour, à l’altitude de 343 mètres, où nos deux groupes se séparent vraiment. Pour une heure seulement. « Pendant que no
us ferons un circuit de 4,5 km, Jean nous choisira un lieu de pique-nique » nous explique Bruno.
Nous avançons à présent sur la piste des Rimaret. Bruno parle
équitation avec Françoise. Quand soudain il s’arrête. De façon un peu … cavalière. « On parle, on parle et voilà que j’ai loupé un chemin sur la
gauche ». Bruno retourne en arrière, mais ne trouve pas de chemin. Nous poursuivons. Un peu plus loin, le voici ce fameux chemin. « On
est à 410 m
ètres. Maintenant on va descendre ».
Nous descendons parmi les bruyères et les arbousiers. Puis la descente se fait plus rapide. Nous laissons une ruine sur la droite. « Nous arpentons le
flanc du Serre Long » nous dit Bruno. Le sentier descend parmi les châtaigniers. Nous dominons le vallon des Bîmes et le barrage.
Tout à coup Bruno siffle. Petite pause technique.
« Avec tous ces sifflements, on n’entend plus les oiseaux » se plai
nt (la grande) Dominique. Car en effet, depuis ce matin on les entend chanter. Ca sent vraiment le printemps !
Nous reprenons notre descente, à présent bien caillouteuse. Parmi les pins et les bruyères. Et nous voici arrivés en bas. « Nous sommes à 150 mètres. On va remonter sur 3 km. Jusqu’au croisement où nous étions tout à l’heure ». Et près duquel nous attendent les petites jambes.
Nous grimpons la piste des Bîmes, dans une chênaie de yeuses et de
pubescents. Et voici sur notre droit
e, le barrage et la retenue des Bîmes. C’est un coin très paisible ombragé de peupliers, roseaux et mimosas. Voici l’endroit idéal pour pique-niquer. Dommage, nous ne sommes pas seuls. Le lieu est
agréable, mais la côte est raide. Très raide même. Et le temps presse : les petites jambes nous attendent. Nous traversons à présent le bois des Ginestes. Encore un ou deux lacets et nous
apercevons le carrefour où nous avons rendez-vous. Comme le dit Françoise : « On a bouclé la boucle ! »
Mais au carrefour, personne. « Ils ont trouvé un meilleur endroit » nous dit Bruno, qui a eu Jean au téléphone. « Encore un kilomètre
800 ! » Et 1,8 km de grimpette ! Mais restons positifs. « Ce sera toujours ça
de moins à grimper après le déjeuner ». Nous poursuivons donc notre route à flanc de coteau. « On aperçoit Gonfaron, au fond à droite » nous annonce Camille. « On s’en fout ! » lui répond
une de nos charmantes randonneuses. Ventre affamé ne s’intéresse pas au paysage !
Enfin nous apercevons une silhouette à l’horizon. C’est Jean qui vient
à notre rencontre. « Regardez
sur la droite, le village de Pignans ». D’où nous partîmes
pour grimper à Notre-Dame des Anges.
Et enfin nous retrouvons les petites jambes. Les voici, bien installés dans l’herbe. Et bienheureux. Car ils ne nous ont pas attendus pour déjeuner. Un groupe de beloteurs est déjà en
action.
No
us nous installons à notre tour, à l’ombre ou au soleil, selon les goûts.
Bruno confie à Joël, qui a déjà déjeuné, son article sur la musaraigne étrusque. Et c’est un avec un réel plaisir que nous écoutons Joël, tout en savourant notre pique-nique.
Il nous fait découvrir cet animal extraordinaire :
« La Musaraigne Etrusque
vit dans le sud de la France, notamment dans les Maures. C’est le plus petit mammifère du monde. A l’âge adulte, elle ne mesure que trois centimètres, queue
comprise. Et ne pèse, avec l’estomac rempli, que deux grammes. Elle perd 15 % de son poids da
ns la journée. Pour les récupérer, elle est obligée de manger deux fois son poids par nuit. Sinon, c’est la mort en 24 heures. Elle se
nourrit d’insectes, qu’elle tue par deux ou trois morsures. Elle vit la nuit et ne sort le jour que poussée par la faim. La femelle a une portée de trois ou quatre petits. Ils sont gros
comme un grain de café. Et nus comme un ver. Au bout de 12 jours, le premier petit attrape la queue de sa mère, le second la queue du premier et ainsi de suite. Ils marchent ainsi à la
queue leu leu sur les pierres sèches. Enfin le cœur de la musaraigne étrusque bat à un rythme d’enfer : 1200 pulsations par minute ! »
A présent nous savons tout sur la musaraigne étrusque, il est temps
de
passer au dessert et au café. Puis chacun se repose quelques instants au soleil.
On voit ici Mado langoureusement allongée, sur son blouson assorti à son sac à dos, son tee-shirt, son bonnet et ses chaussures. (Fashion victim ? No. Surely not !)
Après ce temps de repos fort agréable, il nous faut reprendre notre
route. « Il nous reste 6,3 km » nous annonce Bruno. Ceci sans compter l’option qu’il nous propose : monter jusqu’au sommet du
Fédon. Nous poursuivons notre chemin à flanc de coteau et parvenons à la selle du Fédon (alt. 396 m). Nous déposons nos sacs et les confions aux petites jambes que l’ascension du sommet n’intéresse pas. En p
rincipe, on devrait être de retour dans moins de 10 minutes.
Nous grimpons sur la gauche un petit sentier qui serpente à travers les
cistes. Petite promenade digestive très agréable qui nous conduit rapidement au sommet du Fédon (alt. 447 m). Le point de vue est magnifique. Au Nord, sur le Haut Var et les
Alpes de Haute Provence. A l’Ouest, sur la Sainte-Baume, le massif de Siou-Blanc, le Coudon et Toulon. Au Sud, avec une vue sur les Maures méridionales jusqu’à la mer. Et à l’Est, s
ur les crêtes des Maures jusqu’au sommet de Notre-Dame des Anges. Pendant que nous admirons le paysage, Jean a déniché le point géodésique. Notre collection
s’enrichit d’un nouveau point G.
Mais il est temps de retrouver nos sacs. Plutôt que de revenir sur nos pas, Bruno nous fait redescendre par l’autre versant du sommet. Nous ne tardons pas à reconnaître les lieux : c’est ici que nous avons pique-niqué. Quel plaisir de retrouver ce cadre enchanteur !
Le groupe se dirige alors vers la piste que nous avons prise il y a à
peine 20 minutes. Mais Bruno, toujours amoureux des petits sentiers, nous invite à le suivre par un nouveau chemin qui grimpe dans le maquis. Chemin fort agréable, qui ressemble comme deux
gouttes d’eau à celui par lequel nous sommes descendus. D’ailleurs n’est-ce pas le point G que nous apercevons là-bas au sommet ? Eh oui, c’est bien lui ! Déci
dément nous n’en finissons pas de tourner autour ! A présent, prenons le chemin le plus court ! Qui nous mène directement à nos
sacs.
La boucle est bouclée. Et plutôt deux fois qu’une ! Les petites jambes nous accueillent avec joie. Ils commençaient (presque) à s’inquiéter !
« On va marcher en
crête » nous prévient Bruno. Une crête descendante. Avec quand même quelques remontées. Comme celle-ci qui mène à un sommet coiffé d’une couronne de schistes. De quoi remplir
le sac de Martine qui complète sa collection de pierres. Puis nous attaquons une descente raide, très raide. Sur un sentier très caillouteux. Qu’elle nous paraît longue cette descente !
Enfin nous atteignons le vallon du Fédon. « Nous sommes à 124 mètres » nous dit Bruno.
Nous traversons le ruisseau. Puis nous suivons le sentier ombragé qui longe le ruisseau. Bientôt le sentier se met à grimper doucement. Nous dominons le
ruisseau du Fédon, que l’on aperçoit en contrebas à travers les arbres. Et dont nous entendons les flots tumultueux. Car le ruisseau est devenu rivière. Puis le sentier redescend au bord de
l’eau. Nous longeons de nouveau la rivière : le Réal Martin.
A droite, un large gué la traverse. Bruno s’arrête. Il va
falloir se mouiller les pieds. Bruno fait mine de quitter ses chaussures. Mais
non, c’était une blague ! Nous poursuivons notre sentier le long de la rivière. Nous traversons à pré
sent une forêt de cannes. Et revoici les vignes et plus loin le hameau de la Portanière.
Nous rejoignons nos voitures et allons prendre un pot bien mérité à Pierrefeu. Au total nous avons fait 20 km pour un dénivelé de 830 m. Nous avons de quoi être fiers !
Merci Bruno pour cette très belle randonnée dans les Maures.
Merci aux photographes : Jean , Gérard .
Encore
quelques photos :


Les petites jambes
Dans les
vignes


Ca grimpe !
Ca grimpe encore !
Piqu
e-niqueurs


Prochaine randonnée : Jeudi 25 Mars à 7 H 00 :
Responsable : Jean : 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62
Peillon- 11 Février 2010
PEILLON
La voici enfin cette sacrée
rando-restaurant programmée le 11 février. Les abondantes chutes de neige de ce jour là nous avaient empêchés de partir de St.Raphaël . Le changement de dates n'a pas permis à certains de
nos amis de nous rejoindre, mais par contre, d'autres qui n'étaient pas libres le 11 Février ont pu
participer à cette sortie.
Aujourd'hui, nous espérons un meilleur temps bien que la météo annonçait pour mercredi quelques averses de neige sur Peille. Effectivement, à partir de la Turbie,
le paysage est devenu tout blanc et c'est prudemment que nous atteignîmes notre parking habituel à 2 km de Peille. Comme pour toutes les
randos-restaurants, l'effectif est important : 36 marcheuses et marcheurs qui seront rejoints au restaurant par les 6 non-marcheurs du "convoi sanitaire",
comme Jean a qualifié les deux voitures montant directement de Fréjus-St.Raphaël. C'est lui qui a préparé le programme de cette journée. Après la photo de groupe
(difficile de faire rentrer les 35 personnes dans ce tout petit appareil…n'est-ce pas messieurs les photographes !)
Jean nous présente la rando du jour : 11 km et 600 m de dénivelée. Une grande descente nous conduira à Peillon où nous pourrons visiter le
village et l'église. Pour la visite de cette dernière nous avons rendez-vous à 10 h 30 avec Mme Carter, de l'Office du
Tourisme. Mais il n'a pas pu obtenir la clé de la si jolie chapelle des Pénitents blancs, parfaitement décrite par Gérard dans le blog du 6 Décembre 2007, auquel il nous renvoie. Puis nous
remonterons au restaurant à St.Martin de Peille et rejoindrons ensuite les voitures en environ 50 minutes.
Il
fait frais mais très beau. Une fine couche de neige recouvre le sol et les arbustes : c'est beau, mais pour randonner, pas idéal. Jean nous précise : "
aujourd'hui, nous sommes nombreux, il y aura un serre-fil, Jacky et deux guides, moi-même en tête et Roland dans le peloton"
A 8 h 55, le départ est donné. Dans un premier temps, nous allons grimper jusqu'à la petite chapelle St.Pancrace. "Attention, nous précise t'il, la neige rend certains passages glissants sur les versants nord, soyez prudents".
6 dames, dont trois Yvette, sous la conduite de Jacqueline, préfèrent éviter la montée à la chapelle en empruntant la route. Munies d'une carte, elles
nous rejoindront à 600 m de là sur un parking à gauche de la route. Enfin, en principe…mais n'anticipons pas.
La montée vers la chapelle est un peu glissante et la dite chapelle toujours aussi vide. Par contre, par rapport à notre dernier passage, elle a été nettoyée et décorée d'un bouquet de fleurs artificielles. La descente est un peu plus difficile car les rochers sont très glissants. Pourtant, tout le monde arrive à la route sans encombre.
Encore une centaine de mètres et nous arrivons au point de rendez-vous avec le groupe des six dames…personne. Elle ont dû se cacher pour
nous faire une farce ! Mais non, c'est
le grand vide sur cette large esplanade. Le téléphone passe mal et Jean commence à s'impatienter. Enfin la liaison est établie,
elles sont à Peille et au lieu des 600 m prévus elles ont parcouru deux kilomètres…cherchant un parking à "droite". Bravo les filles, il ne vous reste plus qu'à revenir, par une montée bien sûr,
vous aurez ainsi fait 3.4 km de plus en voulant éviter une petite grimpette. Selon Marcel, " une Yvette, ça va, trois, bonjour les dégâts". Roland, toujours galant part au-devant d'elles pour les réconforter. Irma, ne fais pas la grimace s'il te plait, c'est professionnel !
Il est 9 h 49, nous avons pris au moins ½ heure de retard. Les marcheurs présents, pour passer le temps, ont pu grignoter ce qui permettra de sauter la pause banane. Cette pauvre Mme Carter devra un
peu patienter à Peillon. Elles arrivent enfin, les six, et sans donner le temps de souffler à nos "égarées" Jean attaque une petite montée assez sèche, un peu glissante puis nous nous orientons
sud-ouest pour longer la cime de Rastel à 770 m. Mais que vois-je au nord-ouest ? Ne serait-ce pas le Mt.Mousnier ?
Nous nous dirigeons droit sur une impressionnante falaise que nous contournons.
Attaquant la descente vers Peillon, la progression ralentit sérieusement car le sentier étroit est très glissant et le soleil n'a pas encore
fait fondre la neige. Pauvre Mme Carter, sa matinée est fichue !
Pas de chutes spectaculaire, Martine parle bien de finir sur le ventre mais ce ne sont que des mots ! Par contre Jean-Louis va se tordre le pied, pourvu que ce ne soit pas une entorse !
Lorsque nous rejoignons le chemin qui mène de Peille à Peillon, Jean décide de partager le groupe en deux. Le premier sous-groupe
descendra rapidement les 150 m restants pour retrouver Mme Carter et visiter le village, le second sous la direction de Roland
descendra à son rythme et évitera le village. Les deux groupes se retrouveront dans la montée vers le restaurant. Commence alors une descente un peu folle pour le
premier groupe. Heureusement nous avons perdu de l'altitude et il n' y a plus de neige. Nous apercevons brièvement les toits de Peillon que nous abordons par le nord. Pour rentrer dans le
village, Irma s'est laissée distancée pour guider les retardataires. Merci, cela valait le coup, une superbe oliveraie où poussaient des Orchis de Robert et des amandiers en
fleurs avait retenu un des photographes. Dans le village, c'est la course, mais Mme Carter nous attend. Dommage, ce village est
superbe. Il n' y a pratiquement pas de rues, que des escaliers et des passages couverts. Mais c'est bien restauré et " authentique". Le photographe a bien du mal à exercer son art…et à
suivre.
Enfin l'église …et Mme CARTER, ouf !
La visite de l'église sera rapide, à peine le temps de s'asseoir pour souffler un peu. Cette chère Mme
Carter nous précise qu'elle est spécialiste de la chapelle des Pénitents blancs que nous ne visiterons pas et nous
lit simplement un texte sur l'église où nous nous trouvons. L'église de la Transfiguration, est située au sommet du village, à l'emplacement de l'ancien donjon du château. Bâtie au XVIIIe siècle, surmontée d'une haute lanterne octogonale, elle abrite
des toiles d'un grand intérêt : une Madone au rosaire peinte par Dragus au XVIIe siècle, une Mort de Saint Joseph et un christ en bois du XVIIIe siècle. Lors de récents travaux, des restes de
fresques ont été mis à jour sur le côté droit du chœur.
Remerciements à Mme Carter, une photo devant l'église et ça repart, toujours plus vite.
Heureusement le village est petit et c'est Jacky qui récupérera un photographe perdu.
Nous retrouvons le chemin où le groupe de Roland nous a devancé. Inutile de courir, nous les rattraperons dans la montée et même s'ils
arrivaient avant nous, ils ne boiront pas deux apéritifs…
Voici enfin le premier pont romain où Jean regroupe sa petite troupe. Mais ça repart très vite et c'est à une
belle vitesse ascensionnelle que la tête du groupe cherche à rejoindre les marcheurs de Roland.
Dans cette montée, le paysage est superbe, mais les marcheurs ne prendront pas le temps de l'admirer. Derrière nous se dresse fièrement
le village de Peillon sur son piton, plus à l'ouest, dans une vallée, la vue porte jusqu'à Drap et le Paillon (non il n'y a pas de faute
d'orthographe, c'est le nom de la rivière qui traverse Nice). Sur
notre gauche, la grande falaise du Galembert où nous étions ce matin constitue un site d'escalade très fréquenté par les niçois.
La pente s'accentue et la vitesse baisse sensiblement. Lorsque nous rejoignons le groupe de Roland, celui de Jean est redevenu homogène. Petite pause dans ce Ravin de St.Martin , enfilade entre la Pointe de Lourquière et la Cime de la Caussinièra.
Voilà, nous avons retrouvé la civilisation à St.Martin de Peille, petit village moderne aux riches résidences des Monégasques voisins. Encore une montée bien raide, voici le restaurant " Le Relais St.Martin".
Nos six amis marcheurs montés dans le "convoi sanitaire" nous y accueillent. Il est 13 h 02, selon Jean BOREL, nous sommes pile à
l'heure. D'ailleurs les quatre gigots d'agneaux sont encore devant les braises. Nous nous installons pour déguster le menu programmé par Jean :
Apéritif de bienvenue, Pizza Pissaladière
Barba juan et ses petits farçis Niçois
Gigot d’agneau à la broche (Cheminée ) Pommes de terre sautées et tomate à la provençale
Salade, Fromage, Tarte Tatin maison
1 bouteille de vin ( rouge ou rosé ) pour 3, Café
C'est délicieux, nous nous régalons.
Normalement si Maurice avait été là, nous aurions eu droit "Aux gamelles et aux bidons" et à "L'ami Jean-Pierre", mais actuellement, il randonne dans le désert.
Mais surprise, c'est Roland qui va nous en mettre plein la vue en nous 
présentant tout d'abord deux numéros de magie, l'un avec des rubans bleus censés représenter trois sœurs , le second avec des anneaux magiques. Puis il
se livra, avec la complicité de Daniela, puis d' Annie à deux manipulations de cartes très réussies. Il
enchaîna sur une histoire d'ascenseur ce qui entraîna Grand Pierre à raconter la sienne, suivi d'Yvette puis finalement de Jean .
Pas triste la fin du repas et nos divers animateurs furent chaleureusement applaudis avec un ban spécial pour Roland qui nous a révélé un talent caché.

Ceci nous permettra d'évoquer la prestation de Grand Pierre lors d'une randonnée dans le Mercantour en Juin dernier. Il nous fit tant rire avec ses histoires, à l'occasion d'une pause, que nous
repartîmes sur un mauvais chemin.
Mais il est temps de reprendre la route pour rejoindre nos voitures. Une petite heure sur la route d'abord, puis sur un chemin qui nous permettra de traverser le second pont romain du parcours.
Voilà, c'est fini. Encore une bonne journée à l'actif de nos guides animateurs.
Merci Jean pour cette belle randonnée rendue un peu compliquée par la neige et pour ceux qui auraient des regrets de n'avoir pu visiter Peillon, il est toujours possible d'y revenir…en
voiture.
Merci aux photographes : Gérard, Jean , Jean-Marie .
La semaine prochaine,
Jeudi 18 Mars à 7 H 30 : Les MAURES ( 83 )Pierrefeu du Var-2 parcours
Cette randonnée dans les Maures (83), va faire découvrir les richesses de cette forêt unique en France. Elle a un parcours classique et varié – La portion de la crête du Fédon offre un panorama permanent – Trajet assez surprenant par sa variété – Certaines parties du circuit sont peu fréquentées et pourtant agréables – Repas et boisson à sortir du sac Nous vous proposons 2 parcours – Moyen / Medio
1er parcours : 17 kms 900 - 5 h 10 – Déniv. 630 m
2ème parcours : 12 kms – 3 h 40 – Déniv. : 350 m
Responsable : Bruno
Quelques photos en Bonus :
1ère montée vers la Chaplle St.Pancrace
Martine, ne bouscule pas les
copines!
Peillon, enfin !
Passage
En route vers l'Eglise
Mort de St Joseph
C'est ça Peillon...
Ne vous méprenez pas, Daniela souffle pour faire disparaître la carte...
Les cartes invisibles
Les histoires de Grand Pierre
Le deuxième pont romain
Saint Aygulf - la Gaillarde : 4 mars 2010
Saint Aygulf – La Gaillarde
Aujourd’hui
Roland nous propose une randonnée à deux pas de chez nous,
à Saint Aygulf. Après une journée de tempête, la météo nous laisse espérer un temps clément, avec même quelques éclaircies. Profitons-en !
Nous avons rendez-vous au bout de la Grande plage de Saint Aygulf. Nous
sommes 21 randonneurs. Roland nous présente le parcours : « Nous allons tourner tout autour de la zone urbanisée, en suivant le sentier du littoral
jusqu’aux Issambres. Puis nous reviendrons par les hauts de Saint Aygulf ». C’est un parcours de 14,5 Km. Le dénivelé a l’air impressionnant sur le profil, mais il ne
dépasse pas 260 m. Nous faisons un petit tour d’horizon avant de partir : à l’Est : l’Estérel, à l’Ouest : les Maures
et la pointe de St Tropez. Bien sûr, c’est du déjà vu !
« Nous démarrons de la plage de
la Galiote » nous précise Roland. « Nous allons commencer par un léger é
chauffement ». Nous ne demandons que ça : nous réchauffer un peu, car l’air est frisquet. « Je
crains un peu pour les chaussettes » ajoute Roland. Que veut-il dire ? Mystère !
Nous descendons sur le sable et traversons la plage de la Galiote. Nous
atteignons bientôt les pre
miers rochers. Attention à ne pas glisser, ils sont humides. Nous contournons la Pointe de St-Aygulf. Le sentier du bord de mer est
bien aménagé, large. Mais au détour d’un virage, tout change. Plus de macadam, rien que des rochers entrecoupés de passages de sable ou de graviers. Le ciel est gris, le temps est maussade. Mais
surtout, la mer est agitée. Pas besoin d’être Jérémie pour deviner le sort qui nous est promis. (Merci Georges !) Nous risquons fort de nous tremper les pieds … et les cha
ussettes.
Premier test : il nous faut longer un mur. Un mur que vient battre la mer. A intervalles irréguliers, bien sûr, pour pimenter le jeu. Il ne suffit pas de regarder où l’on met les pieds. Avant de nous élancer, il nous faut évaluer la distance à parcourir, observer la vague qui se prépare, évaluer sa vitesse, sa force. Et surtout courir, courir vite. Sans trébucher !
Le test est concluant : « Je suis trempée, j’arrête ! » s’écrie Annie (la grande).
Mais après ce passage délicat, la suite lui paraît plus facile. Annie se décide à rester parmi nous.
D’ailleurs, nous quittons les rochers pour faire un bout de route. Puis
nous revenons sur le sentier du littoral. Nous traversons à nouveau une calanque. A son extrémité, il nous faut franchir un petit chenal, devant l’entrée d’un garage à bateaux. Le chenal est
envahi par la mer. De temps en temps la mer se retire. Mais pas longtemps ! Roland ouvre la voie. Il nous prévient : « Attention, c’est très
glissant ! » En effe
t, nous devons poser le pied sur des dalles et des rochers bien polis par la mer. A l’arrière, ça bouchonne un
peu ! Chacun hésite quelques secondes avant de trouver le moment favorable, entre deux vagues, pour franchir ce passage délicat. Nicole glisse et chute. Elle se relève, mais sa décision est
prise : « Je rentre à la maison ».
Quelques instants plus tard, nous voici sur la plage du Petit
Boucharel. Il est 10 heures. C’est l’heu
re de la pause casse-croûte. C’est aussi l’heure pour Nicole de nous abandonner. Jean la raccompagne. Auparavant il passe le
flambeau à Daniel : en l’occurrence une bouteille de rosé offerte par Danielle. Merci Jean, tu peux rentrer, la bouteille est sauve.
Chacun contemple ses vêtements mouillés. Annie a les chaussettes
trempées. Mais elle en a une paire de rechange. Quelle prévoyance ! « Moi, je suis trempé beaucoup plus haut » nous dit Alain. En
fait, personne n’est totalement sec.
Avant de nous quitter, Jean annonce : « On a fait 4,09 km » ; Toujours aussi précis, Jean !
Nous ne sommes plus à présent que 19. Roland nous propose : « Voulez-vous continuer par la route ? » « Non ! » A la majorité, nous choisissons le sentier du littoral. C’est plus amusant ! « Je vous raconterai plus loin l’histoire de la soupe de poissons » nous dit Roland.
Nous reprenons le sentier. Mais voici à nouveau un passage délicat
entre deux rochers. Le pass
age est rarement libre. Et entièrement recouvert d’eau, dès qu’une vague se jette à l’assaut. Chacun se débrouille du mieux qu’il peut
pour franchir ce mauvais pas. Mais cette fois-ci, Annie, restée à l’arrière, tourne les talons. Roland la rejoint et l’accompagne sur la route.
Quelques dizaines de mètres plus loin, tout le groupe regagne la
rou
te.
Nous contournons la plage du Grand Boucharel. Passée la pointe de la Tourterelle, nous voici à présent aux Issambres.
Puis nous atteignons la plage de la Gaillarde. Nous en avons terminé avec le parcours « plat » (qui comptait pour zéro dans le dénivelé !) Nous allons quitter la côte pour grimper sur les hauteurs de Saint Aygulf.
« On entre dans le vallon de la Gaillarde » nous dit Roland. « C’est l’un des derniers vallons littoraux non urbanisés de la côte varoise. Incendié en 1990, il conserve un potentiel écologique et constitue un site témoin des activités sociales, agricoles et pastorales de l’homme depuis le néolithique ».
Nous arrivons à un panneau indiquant « Les Petites Maures ». Nous marquons une pause. Roland nous parle du Conservatoire du littoral.
« Le Conservatoire du littoral
est un établissement public créé en 1975. Il
mène une politique foncière visant à la protection définitive des espaces
naturels et des paysages sur les rivages maritimes ou lacustres. Il acquiert des
terrains fragiles ou menacés. Après avoir fait les travaux de remise en état nécessaires, il confie la gestion des terrains aux communes ou autres collectivités
locales. En janvier 2003, le Conservatoire assurait la protection de
500 sites représentant 861 km de rivages, soit plus de 10 % du linéaire côtier ». Parmi ces sites :
le vallon de la Gaillarde (les Petites Maures) et les étangs de Villepey.
« Nous allons là-haut, sur la
colline. On va emprunter le circuit de l’histoire : on y trouve des vestiges du néolithique, des dolmens, une ferme, un puits ». Nous commençons à grimper gentiment.
Roland nous indique le point de départ du parcours des petites jambes. S
i petites jambes il y avait eu.
Nous marchons à présent entourés de mimosas. Voici enfin les mimosas en
fleurs que Bruno nous avait promis, il y a déjà un mois. Par ce temps gris, ces bouquets d’or illuminent le paysage. Tout à coup, nous percevons un bourdonnement qui ne cesse de croître. Nous
sommes environnés d’abeilles. « On va rester en bas » nous dit Roland. Nous revenons sur nos pas pour emprunter un autre sentier. Les
abeilles n’ont pas pour autant disparu. Nous nous dirigeo
ns vers les ruines de Roqueyrol.
Nous poursuivons notre grimpette. Derrière nous, nous apercevons la côte, sous un ciel toujours gris. Une large tache jaune éclaire un peu le paysage. Ce sont les mimosas qui envahissent le vallon.
Nous atteignons les ruines de Roqueyrol : une ancienne ferme. Que l’on devine ici, juste derrière le groupe de randonneuses. Nous marquons une pause, le temps de profiter du paysage.
« On a fait la moitié
d
e la distance. Et la moitié du dénivelé » nous dit Roland. « Pour vous situer, on est pas loin
du col du Bougnon ».
Et nous reprenons notre grimpette. « Il nous reste encore 100 mètres à gravir. On mangera après la montée » nous dit Roland pour nous encourager. Car la dernière côte est raide, très raide. Le
groupe s’étire. Chacun grimpe à son rythme. 
Enfin nous arrivons au sommet. Nous prenons quelques
minutes pour reprendre notre souffle avant de poursuivre notre chemin. Au loin on aperçoit la côte. Pas une seule vague à l’horizon. La mer s’est calmée. « Je vous suggère de rentrer par le bord de mer » plaisante Roland.
Nous commençons la descente. Et voici bientôt un emplacement idéal pour le pique-nique. Nous nous installons parmi les chênes-lièges. Devant nous, au loin, les sommets enneigés.
Le ciel re
ste
couvert, mais de temps en temps, un rayon de soleil vient nous réchauffer. Après le déjeuner, le rosé, le café, nous nous préparons à reprendre la route. Roland nous explique :
« On va rester sur les hauts de St Aygulf. Puis on va redescendre par le vallon du Reydissart. Et arriver aux étangs de
Villepey ».
Nous démarrons. « Au fait, j’ai oublié de vous raconter l’histoire de la soupe de poissons ». Ce sera pour plus tard !
Nous descendons parmi les troncs noircis. Vestiges du dernier incendie
de forêt. Puis nous atteignons le vallo
n du Reydissart. Le sentier court dans les rochers, le long du torrent. Dont le chant nous accompagne
tout au long de la descente. De ci de là, quelques bouquets de fleurs mau
ves nous intriguent. (Roland les identifiera comme « aster amelle », ou marguerite de la St Michel ou Oeil du
Christ).
Nous arrivons à présent sur une piste boueuse. Comme le dit Jacky, « on voit qu’on approche des étangs ! ». Le sol est glissant, spongieux. Avec par endroits de grandes flaques que nous essayons de contourner. Mais par la gauche ou par la droite, nous nous embourbons de la même façon.
A présent nous pénétrons dans le d
omaine
des étangs de Villepey.
« Les étangs de Villepey forment une des rares zones humides littorales entre la Camargue et l'Italie. Ils ont été formés dans le delta de l'Argens, par les divagations du fleuve au fil des siècles, et par les activités humaines d'extraction de sable.
Ces espaces naturels sont remarquables du fait des échanges continus entre eaux douces et marines. Ils sont constitués d'une mosaïque de milieux spécifiques, tels que étangs, lagune, vasière, sansouire, prairies humide et sèche, dunes, ripisylve, pinède. Ce vaste éventail d'habitats favorise la présence d'une flore et d'une faune diversifiées et constitue un paysage exceptionnel ».
Après la ripisylve, voici la prairie humide. Nous marchons au-dessus de
la prairie, sur un sentier fait de planches montées sur pilotis. Et nous voici au bord de l’étang.
Le groupe s’arrête pour suivre le manège des cygnes et des canards qui
viennent nous saluer. Mais soudain : « Oh ! un ragondin !
»
Voici en effet un énorme ragondin qui s’approche de la rive. E
spère-t-il quelques miettes de pain ? Sans doute. Mais c’est sans
compter avec les cygnes et les canards, qui s’avèrent plus rapides que lui. Après ce spectacle inédit, nous allons prendre un pot pour conclure agréablement cette belle journée.
C’est alors que Roland se décide enfin à nous conter la fameuse
histoire de la soupe de poissons : « Cela se passe vers 1850, entre l’embouchure de l’Argens et Ste Maxime. Retour de pêche d’un
pointu, avec à son bord le patron, deux matelots et un mousse. (…) N’ayant pas grand-chose, ils mettent tout ce qu’ils ont en commun : poissons et autres ingrédients. Le mousse prépare la
soupe. Elle est excellente. "Comment as-tu fait ? " lui demande le patron. Et le mousse répond : " Quand ça bouille tu baisses "… le feu
évidemment ». 
Ainsi serait née, selon cette légende, la bouillabaisse, varoise … et non marseillaise.
Merci Roland pour cette belle histoire et cette belle randonnée, très variée, entre bord de mer, collines, vallons et étangs.
Merci aux photographes : Jean , Gérard .
Pour apprécier nos exploits du matin, consultez le diaporama intitulé Le sentier du littoral.
Encore quelques photos :
Roland surveille ses
troupes
Atten
tion à la vague!



Ca g
rimpe !
Et ça descend
Ragondin et cygnes
Martin qui nous proposera le menu suivant :
Figanières : 25 février 2010
Figanières : la Cabre d’Or
Aujourd’hui Jean nous propose une randonnée à Figanières, au-dessus de Draguignan. Cette randonnée nous conduira au Bois de La Cabre
d’Or et son Dolmen, à 718 m d’altitude.
Nous voici donc à Figanières, près du centre-ville. Jean nous
prévient : « Je n’ai pas marché depuis le 28 janvier. J’espère que ça va aller ». Quatre semain
es sans marcher,
ça va être dur !! Puis Jean nous présente Solange et Monique, deux invitées de Rémy. « Merci de vous joindre à nous ». Et l’on
apprend que ces dames ont dû tirer Rémy de son lit. Car il avait du mal à se lever. Sacré Rémy !
Aujourd’hui nous avons 2 circuits. « Le trajet est identique le matin » nous dit Jean. « Il nous mènera à la Cabre d’Or, à 718 m d’altitude. L’après-midi
nous reviendrons par le Château de la Garde alors que le groupe des petites jambes, conduit par Joël, rejoindra directement Figanières. Et nous
a
ttendra au café, place du Caou ».
Après une photo de groupe sur le parking, nous attaquons la marche. « Ce matin on va progresser lentement, car ça va monter tout le temps ». Nous voici à présent dans une petite rue qui grimpe gentiment. De son jardin, un Figanierais nous regarde passer. « Ca alors, vous êtes un paquet, vous ! » Un sacré paquet même, nous sommes 29 !
Après cette petite grimpette, Jean nous montre la route : « Au mois de juin, nous partirons d’ici » nous dit-il. « Parce qu’on part à pied ? » demande Cathy. C’était une blague, bien sûr. Car au mois de juin, le 28 très précisément, nous prendrons cette route (en voiture) pour rejoindre le Val d’Allos.
Jean nous prévient : « Cette rando n’emprunte pa
s des sentiers balisés et répertoriés sur les cartes IGN. C’est le responsable du cercle de randonneurs de Figanières qui nous l’a
indiquée. J’espère que je vais retrouver tous les passages. Certains sont confidentiels. Vous verrez, on passera dans des endroits qui risquent de vous
surprendre ».
Et pour commencer, voici une goulotte : petit chemin creux, très étroit qui grimpe dans les bois. Par endroits le terrain est un peu lourd. Mais ça ne colle pas trop aux semelles. Pas pour l’instant !
« As-tu u
n goniomètre dans la tête ? » demande Jean à Gérard. « Un gonio
quoi ? » « Un goniomètre, pour mesurer les pentes. Ou même une alidade à pinnules » (instrument que Jean
aurait pu utiliser dans une vie antérieure). Mais ici pas besoin de goniomètre pour mesurer la pente. La pente est disons « moyenne » pour des randonneurs aguerris comme nous. Nous
atteignons la route puis nous la traversons 200 mètres plus loin.
« On va attaquer la montée. Si
vous voulez enlever quelque chose, n’hésitez pas ! » 
Nous attaquons une petite grimpette en sous-bois. C’est vrai qu’il commence à faire chaud. Petite descente à présent, qui nous mène à un ruisseau. Franchissement d’un gué, sans incident. Sans
intérêt ! Nous grimpons à nouveau. Mais il est 10 heures. Trois quarts d’heure de marche, ça creuse ! C’est déjà l’heure de la pause casse-croûte. Profitons-en : le soleil brille,
le ciel est bleu. Le beau temps est revenu. Enfin !
Nous reprenons notre chemin. « On commence déjà à apercevoir la mer » nous dit Jean. En effet la voici au loin, la mer et ses reflets d’argent…
« Nous arrivons à St Blaise, à
520 m d’altitude ».
Jean fait une h
alte et nous montre le profil de la randonnée. Nous sommes partis de Figanières, à 310 m et nous atteindrons le point culminant de la commune à 718 m. Ce
qui nous fera un dénivelé de 690 m pour une distance de 15,7 km. Les petites jambes se contenteront de 554 m pour
une distance de 12,2 km.
Jean nous présente Figanières : « On y trouve l'authentique ("Li trouven lou veraï"), telle est la devise de Figanières. Figa Néra était le nom du village au Xème siècle, mot latin rappelant la " Fuite Noire " des sarrasins qui selon la légende furent repoussés vers 950 par les habitants. Pour commémorer cette victoire, les moines cisterciens firent ériger la chapelle votive Notre Dame des Oliviers.
L’histoire de Figanières est très ancienne, attestée par des dolmens privés (La Cabre d'Or, Saint Val) et les vestiges gallo-romains (oppidum St Blaise, trouvailles monétaires de l'époque d'Auguste)
« La chapelle du 12ème siècle est intéressante. Mais je n’ai pas pu avoir la clé » nous dit Jean. Qui ajoute : « Figanières est un village très pittoresque, perché sur une butte ».
A ces mots le groupe s’esclaffe bruyamme
nt. Mais
qu’est-ce qui les met en joie ? Le blogueur n’ayant pas bien entendu, Jean lui explique plus tard : « Je voulais dire une butte
d’amarrage ». Comprenne qui peut !
Nous sommes repartis. « On a fait la moitié de la montée, soit 320 mètres ». Nous grimpons parmi les pins et les chênes, sur un tapis
de feuilles mortes.
« A partir de maintenant, restez bien groupés ! Car il y a peu d’indications ». Et pas de vrai sentier non plus. Nous suivons la ligne de crête. A présent le silence s’installe, signe que la côte est raide.
Jean nous arrête pour une petite pause technique. Qui permet à chacun de reprendre son souffle.
Puis nous reprenons notre grimpette. Toujours sur la crête. Et toujours
en silence. Nous montons dans un sous-bois bi
en éclairé par le soleil. Qui continue de briller. Jean nous encourage : « On arrive
bientôt au sommet. Encore un petit effort ! »
Et voici en
fin le sommet : La Cabre d’Or (718 m).
Jean ne tarde pas à dénicher le point géodésique.
« Je suis bien content de l’avoir trouvé, ce point G » nous dit-il.
« Avec toi, Jean, on ne craint rien » lui répond Cathy. Jean en rougirait presque. « Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? » demande Martine à Cathy. Mais non, le compliment était sincère.
Nous quittons le sommet. « A
présent nous allons avoir une succession de faux plats descendants ». Mais il est temps de trouver un lieu de pique-nique. Il est tout juste midi lorsque nous atteignons une
magnifique esplanade. Appuyée sur un mur de r
ochers, elle domine la vallée. Le panorama est splendide. Malheureusement le soleil s’est voilé. Une brise légère rafraîchit
l’atmosphère.
Nous nous installons parmi les rochers. Bruno préfère
déjeuner confortablement : il a sorti son pliant. Nous savourons notre pique-nique bien mérité après
cette longue grimpette.
Après le café, les joueurs de cartes attaquent une belote. Debout autour du pliant aimablement prêté par Bruno. La partie de cartes ne sera pas longue, car le temps se rafraîchit sérieusement. Le ciel se couvre et nous aussi. La météo ne s’était pas trompée : nous ne reverrons pas le soleil.
En cinq minutes, nous voici rhabillés, harnachés, prêts à repartir.
« On va cheminer encore jusqu’au dolmen de la Cabre d’or » nous dit Jean. Nous descendons de notre promontoire. Attention aux pieds ! Le sol est couvert d’un tapis de bouses. Enormes, monstrueuses !
Voici le dolm
en. Un
randonneur non averti n’y aurait vu qu’un tas de cailloux. Mais Bruno nous apprend que ce dolmen a fait l’objet de fouilles. Il remonte au néolithique. Ceux qui n’y voyaient que dalle apprennent
qu’elle pèse 3 tonnes ! Et Bruno d’ajouter : « On y a retrouvé 200 dents ! » Voilà qui nous fait apprécier pleinement ce monument, témoin de nos lointains ancêtre
s.
Une photo du dolmen s’impose donc.
Nous descendons à présent en direction du col de St Andrieu (alt. 529
m). C’est au col que nos deux g
roupes se séparent.
En attendant, Jean nous arrête pour constituer les groupes. Apparemment
la difficulté du parcours restant n’effraie personne. Car seules Jacqueline et Yvette rejoignent le groupe des petites jambes. Ce sera néanmoins, comme le dira Jacqueline, « un groupe complet : un chef, une serre-file et une randonneuse ».
Nous poursuivons notre descente. Après les bouses, voici la glaise.
Passé le passage glaiseux, Jean nous conseille : « Tapez vos chaussures ici pour les nettoyer ». Décidément il pense à
tout ! Mais un peu plus loin « Ce n’est pas la peine de nettoyer vos chaussures. On va retrouver de la boue plus loin ».
Effectivement nous retrouvons la boue dans la descente. Puis le sentier grimpe à nouveau. « On va passer près d’un vignoble : le Château de la Garde.
C’est le plus haut du Var, à 590 m d’altitude ».
Nous atteignons l’entrée du château. « On peut entrer. L’accès est autorisé aux randonneurs ». Nous longeons le vignoble jusqu’à un panneau nous invitant à emprunter un « itinéraire de substitution pour les piétons et randonneurs ». Autrement dit : sortez d’ici !
Nous progressons sur ce sentier qui chemine à travers bois. Et ne tardons pas à dominer le Château de la Garde et son domaine. Que Jean-Marie semble apprécier tout particulièrement, si l’on en juge par ses photos (voir plus loin).
A présent
nous descendons
dans les bois. A nos pi
eds un tapis de feuilles mortes parmi lesquelles pointe de temps en temps une fleur : ici, un crocus. Plus loin un b
ouquet de fleurs jaunes, non identifiées. Plus loin, une hellébore de Corse, dixit Jean-Marie.
Comme le dit Martine, « ça sent le printemps ! »
Nous atteignons une large piste. Un peu boueuse, la piste. Ce qui ne
nous empêche pas d’avancer à un rythme soutenu. « A partir de maintenant, on va trouver un chemin caillouteux. On peut glisser » nous
prévient Jean. M
ais le sol est plus sec. On ne peut pas glisser, mais trébucher, oui ! Nous ne ralentissons pas pour autant. Jean nous a promis que nous arriverions à
16 h. Il veut tenir parole.
Mais le voici qui ralentit quand même. « A droite vous pouvez voir le pont de la Tuilière, un pont romain ». A travers les arbres, on devine tout juste le dessus du pont, en contrebas.
« D’ici on ne voit pas grand-chose » admet Jean. « Il faudrait descendre. Mais je vous en
dispense ». Marie suggère alors : « Les photograph
es n’ont qu’à
descendre ». Merci, Marie !
Gérard fait la grimace. Mais s’exécute … à moitié. Témoin cette remarquable photo souvenir du pont de la Tuilière.
Nous avançons main
tenant à pas
rapides sur une large piste. Avant de terminer par une dernière descente dans les chênes. Nous arrivons au parking où nous laissons nos chaussures crottées.
Puis, direction le café, place du Caou, où nous sommes attendus. Nous y retrouvons Joël et ses randonneuses. Ils sont arrivés depuis une demi-heure. Sachant que les randonneurs aiment le
grand air, le patron nous a installés à l’extérieur. Malgré le ciel gris, une belle journée s’achève…
Le pot se termine par une petite affaire de gros sous. Mais tout finira sur le parking, dans les rires et la bonne humeur.
Merci Jean pour cette très belle randonnée, menée de main de maître.
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard.
Encore quelques photos :
Pique-niqueurs fa
ce au
panorama

Alice tente une é
chappée
Ca grimpe !

Plus vite !
C'est la piste
finale

Châte
au de la Garde


Prochaine randonnée : Jeudi 4 Mars à 8 H 00 : SAINT AYGULF / La Gaillarde
Responsable : Roland
Le Pic du Cap Roux-18 février 2010
Le Pic du Cap Roux.
Après un affreux mercredi de pluie continue et malgré des prévisions météo plus favorables pour le jeudi, il fallait vraiment avoir la foi du randonneur pour se
lever tôt (enfin pas trop quand même) pour aller marcher. Roland nous avait préparé une petite rando de 16 km avec 550 m de dénivelée mais avec une particularité dans le déplacement puisque nous utiliserions le train de Boulouris au Trayas, "pour
protéger la nature, notre capital" comme il nous l'avait expliqué dans la présentation de sa rando.
Au départ sur le parking de Boulouris nous ne sommes que 9. Oui, seulement quelques courageux, dont deux dames, Alice et Danielle, l'amie de Michel, de passage dans
la région que nous accueillons avec plaisir. Rémy, notre 10ème marcheur partait de la gare de St.Raphaël. Nous nous pointons donc à la "belle" gare de Boulouris. Notre train part à 8 h 49, nous
sommes en avance mais ceux qui sont déjà muni d'un billet compostent. Seul Jean-Marie n'avait pas de billet et il attendra 8 h 40, l'ouverture de la gare, drôle d'horaire …, pour acquérir ce précieux sésame. Il aurait mieux fait de s'abstenir comme le montrera la suite
!
Appel de Rémy par le téléphone portable, le train de 8 h 49 est supprimé suite à un éboulement dû aux pluies d'hier ! Pourtant nous voyons passer un train transportant des voitures !
La "dame de la gare", comme elle se présente elle-même, nous confirme ce changement de programme et nous annonce qu'un train direct passera vers 9 h
30 et sera transformé en omnibus.
Roland est inquiet du "vers" (c'est un ancien cheminot, il connaît) et 40 minutes minimum de retard sur notre rando, à cette saison, pourrait compromettre le bon déroulement de nos activités. Après concertation, il est décidé de prendre trois voitures et d'en laisser une à Agay. Tant pis pour nos billets compostés. Rémy toujours à la gare de St.Raphaël nous rejoindra.
A cause des conséquences d'un événement climatique: la pluie de Mercredi, nous ne préserverons pas "notre capital nature" aujourd'hui.
Au rendez-vous d'Agay, nous commençons à prendre du retard car nous n'avions pas calculé que Rémy était à la gare, sans voiture, et qu'il devait revenir chez lui récupérer le dit engin. Enfin, tout le monde est là. A 9 h 46 nous quittons le parking du Trayas et lorsque nous arrivons à la gare , le passage à niveau est fermé et le train parti à 9 h 30 de Boulouris est arrivé en même temps que nous… Bravo la SNCF !
Après cette légère déconvenue, nous attaquons par une légère montée qui va nous conduire au col de l'Evêque. Il fait
doux, le ciel est encore couvert mais on aperçoit les prémices d'une amélioration.
Soyons positifs, nous avons mal commencé la journée, elle devrait mieux se terminer.
L'eau ruisselle sur le chemin et nous pataugeons joyeusement. En contournant le pic d'Aurelle, la montée est facile. Il est 10 h 50 lorsque nous atteignons le col pour la "pause banane" et miracle…voici le soleil. Les rochers rouges du pic d'Aurelle luisent sous le soleil.
Roland nous invite à un léger effeuillage car nous allons aborder la montée vers le pic
du Cap Roux. "Attention, nous allons traverser plusieurs pierriers, le chemin est bien tracé mais les cailloux peuvent être glissants" nous précise- t'il. Ces pierriers, nous les connaissons bien car c'est un
secteur de l'Esterel très fréquenté par les randonneurs, mais ils sont toujours aussi impressionnants.
Bon, ça ne glisse pas trop et Roland nous fera faire un petit arrêt pour admirer la baie de Cannes et les Iles de Ste.Marguerite et St. Honorat.
Maintenant, malgré quelques jolis strato-cumulus de beau-temps, le ciel est bien dégagé lorsque nous atteignons le col.
Joli point de vue avec les quatre sommets remarquables "le Dramont, le
Saint Pilon, le Pic du Cap Roux et le pic d'Aurelle, ensembles de guet qui surveillaient l'arrivée des envahisseurs barbaresques et communiquaient
par signaux de fumée avec le guet du Mt. Vinaigre, lui même en relation, par le même moyen, avec la tour de l'église St.Rapheu dans la vielle ville" nous
contera Roland.
Encore une petite grimpette pour atteindre la table d'orientation à 453 m, où Roland nous fera un tour
complet à 360°. Les montagnes du Mercantour au nord-est, bien blanches, sont un peu masquées par les nuages mais juste en dessous, on distingue bien les deux
Baous de St.Genêt. Plus près de nous, la Grosse Vache, les Perthus, et à l'ouest le Rastel, notre prochaine étape.
Une grosse barre de nuages, bien noire coupe un peu l'horizon à l'ouest vers le Rocher de Roquebrune, aurions-nous une averse en perspective
?
Nous commençons notre descente vers le St.Pilon dans ce paysage extraordinaire de chandelles rouges. De là nous gagnerons le col du St.Pilon. Il est 12 h 30, Roland nous propose deux options : pique-niquer ici où descendre jusqu'au plateau d'Anthéor. Nous retiendrons cette seconde option et en un quart d'heure nous rejoignons le plateau. Plus de nuage menaçant en vue, le soleil est revenu et installés sur des rochers nous profitons de notre pique-nique.
Roland nous informa que le 24 avril prochain, Théoule organise trois courses dans l'Esterel et une rando au profit des enfants du Nicaragua. Pour plus d'informations il faut contacter le www.traildazur.com .
Un contact téléphonique avec "la civilisation" nous apprend que demain nous serons en "vigilance orange" : pluie et vent !
Incroyable.
Et nous repartons pour rejoindre le Rastel d'Agay. C'est aussi un grand classique. Nous montons par une
large piste très facile jusqu'au col du Rendez-vous. C'est devant le petit oratoire que nous ferons enfin la photo de groupe qui vous a manquée depuis le début, j'en suis sûr.
Par le sentier étroit qui chemine entre les arbousiers, les cistes, les bruyères arborescentes, les lavandes des Maures, nous gagnons la plate-forme qui surplombe Agay et comme d'habitude, c'est le choc. On a beau connaître, c'est toujours un enchantement que cette vue sur la baie !
C'est d'autant plus agréable qu'il fait très beau.
Encore quelques minutes de marche pour atteindre "le drapeau". Personne dans le groupe ne connaît
l'origine de l'implantation de cette girouette tricolore : l'identité nationale est pourtant une donnée récente …
Voilà, c'est pratiquement fini, il ne reste plus qu' à descendre vers le bord de mer en traversant les hauteurs d'Agay. Des effluves de mimosa nous accueillent dès que nous retrouvons la civilisation. C'est pourtant vrai qu'ils commencent enfin à fleurir.
Le pot de l'amitié sera pris à l'Auberge de la Rade pendant que les chauffeurs vont récupérer leur voiture au Trayas. Nous avons eu le plaisir de retrouver Irma venue nous rejoindre, nous ou Roland ?
Merci Roland pour cette belle randonnée qui joint tous les sommets du bord sud de l'Esterel.
Nous avons quant même fait 690 m de dénivelée.
Et quelle chance avons nous eu avec le temps puisque les prévisions pour Vendredi se sont révélées exactes.
Un seul photographe à remercier aujourd'hui, votre rédacteur, qui a fait ce qu'il pouvait.
La semaine prochaine : Jeudi 25 Février à 8 H 00 : FIGANIERES ( 83 ) – La Cabre d’Or
Randonnée pittoresque au départ de FIGANIERES (Figa Néra au X ème siècle ) qui nous entraînera par des secrets et astucieux sentiers non répertoriés sur les cartes
I G N au point culminant de la commune : Le Bois de La Cabre d’Or et son Dolmen à 718 m d’altitude .
Si, la longue montée
ne nous a pas coupé le souffle, il le sera, sans aucun doute , par le panorama extraordinaire qui nous sera offert .
2 Parcours seront proposés pour le retour :
Parcours N° 1 : par le château de La Garde : Longueur : 15 Km 700 – Dénivelée : 690 m . Niveau : Moyen Alto avec Jean BOREL
Parcours N° 2 : par le village de St - Blaise : Longueur : 12 Km 200 – Dénivelée : 554 m . Niveau :Moyen Médio avec Joël .
Coût du trajet
A. R. : 23 € 80 .
Quelquers photos en bonus :
Il a son billet, pourqoi est-il inquiet ?
Notre serre-fil habituel...pour 10 marcheurs, mais sans ses attributs,
Non, nous ne sommes pas perdus. Roland fait le point avec ses marcheurs.
Superbe le pic d'Aurelle sous le soleil...
Et la baie de Cannes donc !
Des hommes tournés vers l'avenir !
Ils parlent de la prochaine rando .
C'est là-bas que nous allons
On ne s'en lasse pas !
En haut d'Agay
Roquebrune sur Argens : 4 février 2010
Roquebrune s/Argens : les mimosas
Aujourd’hui Bruno nous emmène tout près de chez nous, à Roquebrune sur Argens. Pour une randonnée intitulée « Les mimosas ». Rando de 18 km et 460 m de dénivelé.
Nous voici 22 randonneurs sur le parking près de la chapelle Saint Pierre, à l’entrée de Roquebrune. Le temps est maussade. Le
ciel est couvert. La question est : Va-t-il pleuvoir ? « En principe, en fin de journée seulement » assure Bruno. Les optimistes, espèrent « quelques éclaircies ». Les
pessimistes ont préféré mettre leur cape dans le sac. Bruno nous présente la randonnée : « Nous ferons le tour de la montagne de la Flûte, sur un parcours fabuleux de floraison du mimosa
- enfin … peut-être ! »
Pour
nous appâter, Bruno brandit une photo de mimosa en fleurs. Superbe le mimosa … en photo !
Puis Bruno nous dit quelques mots de la
chapelle : « La petite chapelle Saint-Pierre-in-Vallis
est un joyau architectural et son clocher se dresse au-dessus des champs. Elle conserve une abside carolingienne. Sa belle architecture romane, en grès rouge témoigne de la belle manière de
construire au XIème siè
cle ».
Bruno nous invite à regarder l’élévation
du mur Sud : « Admirez les lits réguliers de pierres. Le travail de taille est tellement fin qu’on a l’impression que les pierres ont été posées à sec,
sans mortier ». Il nous apprend aussi que la chapelle abrite un mort enterré verticalement dans le
mur extérieur. Mais on ne sait pas s’il a la tête en haut ou en bas !
Après avoir fait le tour de la chapelle, nous attaquons notre marche. Nous suivons la route quelques minutes. Puis nous grimpons
la rue des Roses avant d’emprunter un chemin. Nous franchissons le ruisseau de la Valette. Un peu plus loin nous atteignons un carrefour. « Nous sommes à l’altitude de 26 mètres » nous dit Bruno. Ce qui n’est pas très haut. Mais nous allons vite nous
élever en prenant une piste qui monte à droite. Parmi les chênes, b
lancs ou verts. Derrière nous, les roches brunes de l’Estérel se découpent sur fond de
ciel nuageux. L’air est frisquet mais notre grimpette nous réchauffe un peu. A présent apparaissent des bruyères, des myrtes … et des
mimosas. Mais cruelle déception ! Ils sont tout juste en boutons. « En temps normal, tout ça c’est
jaune ! » se défend Bruno. Mais avec l’hiver froid que nous connaissons, la
floraison a pris du retard. Danielle, dont on connaît la passion pour les mimosas, a réussi à dénicher quelques branches fleuries. Daniel la décore d’un magnifique bouquet.
A défaut de mimosas en fleurs, arrêtons-nous pour la pause casse-croûte. Bruno nous parle. De quoi ? Du mimosa, bien sûr.
« En plein hiver, collines et jardins de la région exhalent un parfum envoûtant.
Depuis la fin du 19ème siècle, le soleil d’hiver a trouvé son symbole avec le Mimosa, plante exotique originaire
d’Australie. Le mimosa est en fait un acacia. Se souvenant de ses origines, il fleurit en été – l’été austral, entre novembre et
mars.
Très vite les parfumeurs de Grasse s’emparent de cette plante pour mêler ses fragrances
à leurs compositions. Les clients de passage s’arrachent les bouquets aux étals des fleuristes. Mais une fois la fleur coupée, le mimosa a une vie trop courte pour espérer une commercialisation
rentable. C’est là que le hasard intervient. On raconte qu’un enfant offrit à sa mère, un bouquet de mimosas encore en boutons. Elle oublie le vase dans la buanderie. Et plus tard, elle découvre
un bouquet complètement éclos. C’est ainsi qu’aurait été découverte la technique du "forçage" qui permet d’accélérer la flo
raison du mimosa ».
Après la pause une photo s’impose. Le groupe prend la pose, sous un mimosa qui commence à fleurir. Danielle arbore son panache d’or, tandis que Martine fait le pitre.
Nous reprenons notre grimpette. Nous
sommes sur la piste du Vernet, un tronçon du « Balcon de la Méditerranée ». Sur notre gauche se dresse le sommet de la Flûte (alt. 340 m) dont nous allons faire le tour. Nous progressons à un rythme
soutenu. Quel plaisir de marcher sur de larges pistes, à peines caillouteuses par endroits !
Sur notre droite nous dominons un petit lac. « Nous arrivons aux Clapiers » nous dit Bruno. A l’altitude de 192 mètres, ce sera notre point culminant. 
Ici le Balcon de la Méditerranée porte bien son nom, puisque nous apercevons la mer, hélas dans la brume. Devant nous, la baie de St Raphaël, dominée par le massif de l’Estérel.
Nous voici à présent sur la piste des Clapiers. Bruno marque une halte.
Il regarde la carte. Un groupe de randonneurs s’agglutine autour de lui. Que leur raconte-t-il ? Les joies de l’orientation sur une carte IGN ?
Nous reprenons la piste, en descente à présent. « On va arriver aux Nicoles » prévient Bruno. « Des Nicole(s), aujourd’hui on n’en a qu’une » remarque Marinette. « Mais non ! On en a deux : la Nicole à Gérard et la Nicole à Jean ! »
Nous marchons parmi les bruyères arborescentes. Les mimosas, c’est fini pour aujourd’hui ! Le chemin s’enfonce dans un
petit vallon au sol parfois raviné. Nous franchissons un ruisseau et passons (sans les voir) sous les ruines des « N
icoles ».
Puis nous grimpons à nouveau.
Il est midi. « Si vous voyez un endroit propice, vous me le dites » nous dit Bruno. Il s’agit bien sûr d’un endroit propice au pique-nique.
Bruno grimpe un talus sur la gauche. L’endroit ne paraît pas terrible pour pique-niquer. Mais il nous fait signe de venir. « Venez voir, ça vaut le coup ! »
Qui a répondu « On s’en fout ! » ?
Le blogueur ne mouchardera pas. Poussés par la curiosité, Gérard et Michel grimpent sur le talus et rejoignent Bruno. Pendant que le reste du groupe
stati
onne sur le chemin.
Et que voyons nous ? Un magnifique figuier de
Barbarie ! Si ce n’est que ça, ça ne valait pas le coup ! Mais ô surprise !
Le pied du figuier de Barbarie est un énorme tronc. Du jamais vu ! Vraiment, cet
« Opuntia ficus-indica » extraordinaire méritait un détour. Et même plus : une randonnée à lui tout seul.
C’est quand même autre chose que des
mimosas en boutons !
Ravis de leur découverte, Bruno, Gérard et Michel rejoignent le reste du groupe, manifestement totalement insensible aux merveilles de la nature.
Encore quelques minutes et nous nous arrêtons pour pique-niquer. Il est midi et quart. Nous avons bien marché ce matin. Vite et
bien ! Sûr que nous ne rentrerons pas à la nuit.
Après un déjeuner bien arrosé (rosé ou rouge, au choix), voici le café, le gingembre, les petits biscu
its au chocolat. Jacky cherche désespérément un jeu de cartes.
Mais le temps est frisquet, le ciel reste bien nuageux. Nous ne tardons pas à lever le camp.
Nous nous dirigeons à présent vers le Nord. Devant nous s’étend la vallée de l’Argens. A droite, la vue est belle sur la baie de
St Raphaël. Dommage qu’il y ait tant de brume. Bientôt nous longeons sur la droite le Golf de Roquebrune. Pour les besoins du golf, une nouvelle piste a été ouverte. Nous l’empruntons. Sur notre
gauche, coule un ruisseau : la Vernède. Bruno s’arrête. « Ici, nous avons deux solutions
» nous dit-il. « Soit nous franchissons le ruisseau par ce gué, soit n
ous
allons un peu plus loin. La descente vers le ruisseau sera plus raide. Et le gué sera moins facile ». La réponse nous paraît évidente. Traversons ici.
Passage du gué, sans difficulté. Seul Bernard semble vouloir éviter l’obstacle. Et nous poursuivons notre route, toujours à un rythme soutenu.
Et voici là-bas, tout au fond, qu’apparaît un rayon de soleil. La voici enfin, l’éclaircie ! Le
s optimistes ont eu raison !
Nous regagnons rapidement nos voitures. Rendez-vous à notre café habituel de Roquebrune. A peine arrivés, un autre groupe de randonneurs vient s’installer sur la terrasse. Malgré l’affluence, chacun peut apprécier l’excellente qualité du service. C’est sûr, nous reviendrons. (Merci aux serveurs : Gérard et Maurice)
Merci Bruno pour cette agréable randonnée parmi les mimosas (presque) en fleurs.
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard.
Encore quelques photos :
Ca gri
mpe



Randonneurs

Et un mimosa en fleurs!
Jeudi 11 Février à 7 H 00 :
ier astucieusement tracé dans un
adret ensoleillé, nous rejoindrons, après une rude montée, le point d’orgue de cette randonnée : l’ Auberge Saint-Martin qui nous proposera le menu suivant :