Déconfinement 4-RETOUR SUR LE MONT PELAT ET LE LAC D’ALLOS-01/06/2020
Une fois encore, Jean Ma va nous régaler avec son premier 3000. Une grande bouffée d'oxygène.
RETOUR SUR LE MONT PELAT ET LE LAC D’ALLOS (Juin 2011 et septembre 2015)
Il y avait eu « Allos 2010 » avec un franc succès certes, mais l’excés de neige avait rendu impossible l’ascension du Mont Pelat qui était programmée.
Il y eut donc « Allos 2011 » avec cette fois, une météo optimale et le même projet de randonnée sportive au cours de la semaine de juin.
Le Mont Pelat avec ses 3052m, est le sommet le plus haut du parc national du Mercantour. Il est réputé pour être le « 3000 » le plus facile des Alpes du Sud.
Le 28 juin 2011, à 9h un groupe de onze marcheurs sous la conduite de Jean-Louis, part du parking de la maison forestière du Laus à 2107m d’altitude. C’est le point de départ traditionnel pour le Lac d’Allos entre-autre, donc très fréquenté en saison.
Dans ce groupe, seul Daniel M a déjà gravi ce sommet. Pour tous les autres, c’est une première. Jean-Louis nous informe : 14 km, 1050 m de dénivelé ; 3 h environ de montée continue mais sans difficultés particulières. La respiration en altitude peut devenir difficile… Sympa Jean-Louis !
Quelques baroudeurs, quatre bonnes marcheuses, et moi et moi et moi comme dirait Dutronc… même pas peur et tellement envie d’y aller pour faire un premier 3000.
D’autant plus que ça commence « facile » par une jolie forêt de mélèzes puis le plateau de Méouille, (heureusement Daniel R n’est pas là…), on est sur la piste du Lac d’Allos (sentier de découverte),
On le quitte très vite à la cote 2165, pour un sentier plein nord vers la Combe du Pelat. Après une heure, nous rencontrons le sentier qui vient des cols de la Cayolle à l’est. La balise nous indique 2h de marche pour le Pelat.
Je me retourne pour voir au loin la jolie prairie du départ. Nous sommes à 2380 m.
¼ d’heure plus tard, je commence à apercevoir le Lac d’Allos. Bleu sous le ciel bleu.
C’est encore du «facile » mais déjà je sens bien que ce groupe va se scinder car un peloton de tête se forme avec ses leaders … dont Annie qui s’accroche au meneur et ne le lâchera pas jusqu’au sommet.
Devant nous, le paysage change, plus minéral et un peu plus pentu. Je réalise ce qu’il nous reste à faire. Nous sommes à mi-chemin seulement.
La rencontre avec des chamois vient nous encourager, ils étaient nombreux et très proches.
2 h 1/4 que nous marchons, c’est de plus en plus gris mais c’est de la pente régulière. Gérard est parti devant pour la photo. Il galope…en criant « photo photo photo »
Pour ma part, je me cale sur le pas de Jean-Marie. Il a le rythme qui me va bien et il se retourne pour m’encourager, on est dans le milieu du peloton.
On est maintenant à plus de 2800m. La vue du Lac, plein sud, est superbe.
Un névé à traverser et Jean-Louis est présent à l’arrière pour assurer le passage.
Le peloton de tête arrive en vue du sommet ; il ne faut pas avoir le vertige.
Je prends le temps de faire quelques photos pour les contrastes
Versant à l’ombre et celui au soleil
Fleurs et rocaille
Enfin, les « fameux » 50 derniers mètres annoncés. C’est pratiquement du « hors piste ». Jean-Marie montre le chemin à Chantal.
Et puisqu’ils ont été les plus rapides, voici les vainqueurs du jour. Pas peu fière la P’tite Annie.
Et tous les autres participants… se succèdent à quelques minutes près sous les bravos des premiers….ils les méritent
De là haut, côté nord est, nous avons une vue vers l’Italie au-delà de la vallée de la Tinée.
Et vers le sud avec un très très gros zoom, le lac d’Allos
A mi-chemin, le petit lac du Trou de L’Aigle bien glacé ; nous le verrons au retour.
Au sommet, le groupe des 11 doit se serrer faute de place mais quel bonheur, après 3h1/4 de montée, de partager un bon moment de repos à l’occasion du pique-nique. Maryse et Annie partagent un siège confortable.
Tout le monde a le sourire.
Vous l’aurez compris, sur ce piton, il y a de la place pour dix seulement et Jean Be, notre acrobate de service fait son spectacle et nous dit très sérieusement : « FASTOCHE !!! »
Grâce à l’aimable participation de 2 jeunes randonneurs Belges, qui sont montés en moins de deux heures, nous disposons d’une photo du groupe au complet au sommet.
Encore un coup d’œil vers le nord-est, vers l’Italie toute proche, avant de redescendre.
La descente est réalisée à des allures variables suivant le relief et la crainte de la chute…pour certains, la pente semble plus raide en descendant et ça roule.
Pour voir le petit lac du trou de l’Aigle, nous avons fait un petit crochet, il valait bien le détour
Nous prenons notre temps sur le chemin du retour, pour admirer la flore et la faune.
Il est prés de 16 h, le parking est en vue.
Cette journée passée sur le Mont Pelat, en petit groupe, avec des conditions idéales, nous laisse et nous laissera à tous un excellent souvenir.
Merci à Jean Bo, organisateur du séjour d’Allos, à Jean-Louis qui s’est dévoué ce jour là pour nous conduire au sommet et merci aux photographes Jean-Marie et Gérard.
Cette randonnée avait fait l’objet d’un blog (très bon comme toujours) agrémenté de nombreuses photos. Le seul intérêt de celui-ci est de nous aérer et surtout, de donner envie à d’autres d’y aller.
Supplémént 2015_____________________________
Fort de cette expérience, quatre ans plus tard, en compagnie d’un groupe d’amis de Lorraine-Alsace, nous avons passé une semaine dans cette belle région d’Allos et de son lac. C’était en septembre 2015.
J’ai donc répondu à la demande d’un petit groupe, qui souhaitait faire l’ascension du Pelat, en reprenant le parcours de 2011, avec le même enthousiasme.
Même point départ, même but à atteindre aussi lointain.
Et encore les superbes vues sur ce lac de 60 ha.
Le chrono a été respecté : arrivée vers 12h15 mais vous le constaterez, le temps a changé. Nous sommes habillés plus chaudement et la montagne Italienne et le Lac ont une autre allure dans les nuages. Toujours aussi peu de place sur le piton. Au zoom, on distingue quand même le Mont Viso, distant d’environ 55 km au nord-est. Avec ses 3841m, c’est l’un des plus hauts sommets des Alpes Italiennes.
Au retour, nos amis chamois et marmottes étaient là pour la photo.
Au retour, nous avons fait un détour pour passer par le Lac d’Allos et profiter de la terrasse du refuge bar-restaurant à 2300m d’altitude, accueil sympathique garanti...
Nous y avons appris qu’une rivière, le Chadoulin, prenait sa « source » à partir du lac.
En effet, comme l’indique le panneau,
les eaux du lac sont èvacuées par un cours d’eau souterrain sur 500 m, et resurgissent pour former une rivière qui rejoint le Verdon.
A proximité de la maison forestière du Laus, sur le plateau du même nom, la petite rivière traverse des tourbières provenant d’un ancien lac glaciaire disparu, en formant des méandres d’où le nom de SERPENTINE donné par les locaux.
Cette région d’Allos et de son lac est magnifique, les possibilités de randonnées sont nombreuses. Le Mont Pelat est accessible également depuis le col de la Cayolle en passant par celui de la petite Cayolle. Ce parcours est plus long et plus sportif que le traditionnel.
La vue sur le lac D’Allos depuis le « pas du Lausson » est très belle. Les lacs des Garrets et de la petite Cayolle sont à voir...les hameaux autour d’Allos sont superbes.
Merci Jean, c'était superbe et pour moi aussi un formidable souvenir.
Aujourd'hui nous avons retrouvé de nouveaux espaces de liberté. Vous allez pouvoir aller à la plage, au restaurant et reprendre la voiture sans limitation de distance... et donc vous n'avez plus besoin de nous. Ce blog sera donc le dernier de la série Confinement/déconfinement. Nous nous retrouverons pour la reprise en Septembre (on croise les doigts !).
Mais en attendant, protégez-vous !
Merci à tous les participants à cette série de blogs, vous avez été formidables. Jean-Marie
Déconfinement 3-Les Comités Communaux des Feux de Forêt-21/05/2020
Commencer un blog avec une telle image, quel choc ! Et pourtant combien de fois avons-nous rencontré de tels paysages lors de nos randonnées.
Déconfinement 3-Les Comités Communaux des feux de forêt.
Heureusement, il y a des hommes et des femmes sur le terrain qui se dévouent pour empêcher cela, pompiers, forestiers, patrouilleurs des Comités communaux des feux de forêt... C'est à ces derniers que nous allons rendre hommage aujourd'hui par l'intermédiaire d'un des nôtres, responsable des marches au sein du Cercle de Boulouris et patrouilleur par surcroît, Joël. Il a accepté le publication de la présentation faite aux animateurs le 19 mai 2020. Merci Joël.
Ces bénévoles, vous les avez déjà rencontrés, tout vêtu d'orange dans leurs 4x4 de la même couleur.
Les photos qui accompagnent son exposé ont été prises par Jean-Marie lors du fatal été 2003, où, entre le 18 et le 30 juillet, chaque jour, un incendie a obscurci le ciel de St.Raphaël.
Mais laissons la parole à Joël.
"Le CCFF et la prévention des feux de forêt.
Nous sommes tous, nous les randonneurs amoureux de ce magnifique Massif de l’Estérel, qui est devenu notre « terrain de jeu favori » pour nos marches du lundi et nos randonnées du jeudi. Mais ce massif est fragile, et il est notamment particulièrement sensible aux risques d’incendies.
Il existe une organisation composée de bénévoles, dont la mission est complémentaire aux pompiers, qui tout au long de l’année, et particulièrement en période d’été, sillonnent les pistes de ce massif pour le surveiller et le protéger et nous permettre ainsi de continuer à en profiter."
1-LE DÉCOUPAGE EN CAS D'ALERTE
2-LES NIVEAUX D'ALERTE
3/ LA RÉGLEMENTATION POUR LES PARTICULIERS
Exercice d'auto protection d'un camion de pompiers.
Même si le virus circule moins dans notre région, ce serait trop bête de se laisser contaminer maintenant. Alors encore une fois, protègez-vous, protégeons-nous.
DECONFINEMENT 2 : LES ROCHERS SINGULIERS
Déconfinement 2 : Les rochers singuliers
Au cours de nos randonnées nous avons observé de nombreux paysages et de magnifiques panoramas du haut des sommets que nous avons gravis. Mais avons-nous gardé en mémoire les sculptures d’érosion qui ont souvent sollicité notre imaginaire?
Les paysages se modifient graduellement car les roches et le sol subissent les effets destructeurs de l'eau, du vent, de la glace ….
Le vent peut soulever et transporter d'innombrables particules qui, projetées à grande vitesse contre les roches, vont les poncer voire les trouer. Au fil des ans, l'érosion éolienne remodèle la roche, sculptant de nouveaux paysages. Le vent érodant la roche tendre plus vite que la roche dure, d'étranges formes se dessinent, quand ne persiste que la roche la plus dure.
L'érosion par l'eau peut être violente et à l’origine de marmite et de creusement de la face externe de chaque méandre d’une rivière.
De même, les vagues et les marées entament les roches côtières, créant des baies, des caps, des falaises et des piliers.
L'eau aussi peut faire éclater les roches car, en gelant dans les fissures, elle se dilate.
L'érosion glaciaire : lors de la lente avancée des glaciers, les débris rocheux piégés dans la glace raclent la roche encaissante et la polissent. Nous en retrouvons des traces encore aujourd'hui, vestiges d'anciens glaciers.
Voici donc divers exemples de formes étranges que nous avons découvertes.
LE BESTIAIRE
Sur le plateau Saint Barnabé (COURMES), le village nègre et son champ des idoles est plein de surprises :
Et l'Estérel nous dévoile aussi ses secrets
LES MASQUES
LES AIGUILLES ET PAINS DE SUCRE
LES CHEMINEES DE FEE
LES ROCHES PERCEES - LES ARCHES
LES CUVES
LES PORTES
LES ROCHES BLANCHES - LES ROCHES NOIRES

LES EXPLOITS DES ANIMATEURS
Et pour terminer un des exploits des randonneurs, avec un clin d'œil particulier à Jean Ma. qui nous a régalés avec son blog sur l'ascension du Mont Mounier.

Déconfinement 1-Herbier des randonneurs-2-Spécial montagne- 14/05/2020
Déconfinement 1- Herbier des randonneurs 2
Spécial montagne
Le voici, le voilà, votre herbier de montagne. Ne vous impatientez pas, même déconfinés nous avons du temps avant de reprendre toutes nos activités.
En préambule je voudrai remercier particulièrement Maryse, une ancienne randonneuse qui nous accompagné pendant plusieurs années et nous a permis des identifications précises dans le Mercantour. Si un de nos lecteurs est resté en relation avec elle, merci de lui signaler ce blog. Un grand merci aussi à nos blogueuses qui ont bien "mitraillé" pendant les séjours dans le Briançonnais et à Valberg même si il n'y avait qu'un concentré de blog à l'issue de ces séjours.
Notre montagne se limitera au Mercantour et au Briançonnais, deux secteurs où nous avons randonné.Là encore, je ne serai pas exhaustif, mais toutes les plantes décrites ci-dessous ont été photographiées au cours de nos randonnées. Certaines n'ont pas été identifiées sur le champ.
Les identifications ont été encore plus difficiles car mes séjours en montagne n'ont pas été assez fréquents pour m'imprégner de cette végétation. J'ai usé et abusé d'Internet-merci Wikipédia- et de mon Guide de la Flore des Alpes maritimes du Mercantour à la Méditerranée.
Si vous trouvez des erreurs, merci de me les signaler, je corrigerai et améliorerai ainsi ma culture botanique.
Enfin, deux bonnes nouvelles:
1-Je ferai une version "light" avec uniquement des photos.
2- Anne-Marie a demandé une version PDF des blogs conditionnement et déconditionnement, donc imprimables. Je suis sûr que si vous lui demandez gentiment elle se fera un plaisir de vous faire parvenir en PJ ceux qui vous intéresse.
A ce sujet, je vous signale que tous les blogs depuis 2006 existent dans en PDF et nous pouvons toujours les mettre à votre disposition.
Vous remarquerez la fréquence des plantes toxiques. La nature n'est pas toujours sympa. Je les ai signalées en rouge.
Aconit
(Aconitum napellus) En fait, il vaudrait mieux dire aconit « du groupe napel

», car il existe plusieurs espèces ou sous-espèces proches, dont l'aconit napel et l'aconit de Corse.
Photo Briançonnais 2019

Cette espèce est certainement l'une des plantes les plus toxiques de la flore d'Europe tempérée. La racine contient de 0,5 à 1,5 % d'alcaloïdes, le principal étant l'aconitine2, mais beaucoup d'autres alcaloïdes voisins sont également présents dans la plante : aconine, capeline, hypoaconitine, jesaconitine, lycaconitine, mésaconitine, néoline, néopelline3. Dans l'Antiquité, sa grande toxicité lui a valu d'être surnommée "arsenic végétal".
Mais cette plante est aussi utilisée en homéopathie…
Ancolie
(Aquilegia alpina) L'ancolie des Alpes est une endémique des Alpes

occidentales et des Apennins. La plante porte de une à cinq très grandes fleurs d'un beau bleu, à pétales tronqués et à gros éperons un peu arqués, et à étamines un peu plus courtes que les pétales.
Pas facile de la différenciée de l'ancolie commune(Aquilegia vulgaris) . Photo Briançonnais-juin 2019.

Arnica

(Arnica Montana)Arnica des montagnes est une espèce de plantes herbacées vivace rhizomateuse. Cette plante européenne principalement montagnarde est typique des sols acides et pauvres en éléments nutritifs.
En voie de disparition, elle est protégée.
L'arnica est l'une des plantes médicinales les plus anciennement évoquées par les auteurs. On trouve des descriptions de ses vertus thérapeutiques dans les traités de médecine de la Grèce antique. Ainsi, Pedanius

Dioscoride, médecin et botaniste grec réputé du Ier siècle, la nomme "alcimos" , soit "salutaire", et l'on peut supposer qu'elle fut utilisée dès la préhistoire. Cette popularité, parmi les thérapeutes, lui permit d'être, tout au long de l'histoire de la médecine, la plante la plus communément utilisée pour le traitement des traumatismes.
2011-06-29-Col-de-la-Sestriere-13-Arnica.
Elle était juste sur le chemin et c'est un miracle qu'elle n'ait pas été piétinée.
06-2020-Briançonnais

Ce sont les nombreuses molécules synthétisées par l'arnica qui confèrent à cette plante un usage si précieux en médecine. Parmi les principaux principes actifs, on peut citer les flavonoïdes, le thymol, l'arnicine, les coumarines et les caroténoïdes.
L'arnica s'utilisera principalement en usage externe, sous les formes de pommades, d'onguents, de teintures ou d'huile de massage. Le seul usage par voie interne concerne les préparations en homéopathie, réalisées par l'industrie pharmaceutique ou en officine.
Traitement des lésions traumatiques et/ou inflammatoires ( rhumatismes, piqûres d'insectes, dermatoses, phlébites peu profondes, etc.), selon les préparations.
Ne jamais utiliser des solutions d'arnica sur des plaies ouvertes ou ulcérées et, bien sûr, ne jamais avaler des solutions ou des extraits d'arnica. En cas d'ingestion, la présence d'arnicine, d'une grande toxicité, peut provoquer un empoisonnement, pouvant mener au coma et au décès.
Il n'a pas été décrit de contre-indications en usage externe et en usage interne, en homéopathie, selon les dosages prescrits.
On trouvera des granules homéopathiques dans toutes les trousses de soin des randonneurs.
Berardie laineuse

(Berardia lanuginosa)ou (Berardia subacaulis)Cette plante très prestigieuse a été recherchée et étudiée par de nombreux botanistes. Elle est assez commune dans les Hautes-Alpes où elle se rencontre dans les éboulis calcaires et schisteux. Ses feuilles sont très caractéristiques, pétiolées à limbe très largement entier ou très faiblement denté fortement nervé, vert- grisâtre en dessus, blanc-tomenteux en dessous.
2011-06-29-Col-de-la-Sestriere-

Pousse entre 1200 et 3000m. C'est une plante protégée.
Barstie des Alpes

(Bartsia alpina) La bartsie des Alpes, aussi appelée cocrète violette ou cocrète des Alpes. Cette Orobanchacée (plante parasite) se reconnaît à la couleur pourpre-violet foncé de ses fleurs et de ses feuilles. Elle pousse soit dans les prairies humides, soit dans les combes à neige. La bartsie fait partie des plantes «artico-alpines» qui se sont implantées dans les alpes à l’ère quaternaire.
Photo 25/06/2018-Briançonnais

B. alpina est une plante hémiparasite. Elle est donc capable de photosynthèse, mais tire la partie principale de son carbone organique de son hôte. De par ce fait, son activité photosynthétique est réduite au minimum. Elle s’implante donc sur les racines de son hôte en utilisant ses rhizomes. Sa gamme d’hôtes est assez large, comprenant de nombreuses plantes herbacées.
Comme la majorité des plantes parasites, elle est nocive pour ses hôtes. Dès lors, elle modifie divers paramètres au sein des populations de ces derniers, comme la répartition dans l’espace ou la compétition pour les nutriments.
La présence de B. alpina dans une communauté n’est toutefois pas nocive à tous points de vue. En tant qu’hémiparasite, elle concentre les nutriments dans ses feuilles et les y conserve même pendant le vieillissement. La concentration de ces nutriments est alors de 1,4 à 20,6 fois supérieure à celle des plantes non-parasites.
Cette particularité fournit une couche de feuilles mortes qui se décompose plus vite et en donnant plus de nutriments une fois la partie aérienne est morte et en décomposition. Cette couche se retrouve enrichie en azote et en phosphore et appauvrie en lignine, ce qui peut s’avérer très bénéfique pour d’autres plantes ayant des besoins en nutriments que le sol ne peut fournir.
Centaurée
(Centaurea montana) La Centaurée des montagnes, Bleuet des montagnes, ou Bleuet vivace est parfois appelée Barbeau des montagnes, Bleuet de montagne, Jacée de montagne.
Photo 2018-06-27 Lac de L'Orceyrette.
Le bleuet vivace est considéré comme une plante attirant les insectes. C'est une plante mellifère possédant un pollen de haute valeur calorique et qui contient une quantité relativement importante d'amidon et de graisses. Ce facteur est même constant au sein des plantes de l’espèce. Les insectes prédominants sur les fleurs de cette centaurée sont les bourdons (77,7 % des insectes observés). On y trouve aussi, du plus au moins abondant, des abeilles communes, des abeilles solitaires, des diptères, de lépidoptères et des guêpes. La présence d'une quantité importante de bourdon par rapport aux autres types d'insectes est due à la longueur du tube corollaire. Celui-ci fait, en général, 7,2 mm ce qui est un désavantage pour les abeilles communes car elles ont une langue de 6,6 mm de long en moyenne, alors que les bourdons en possèdent une d’environ 7,8 mm8.
Photos 2018-06-27 Lac de L'Orceyrette.

Dans le genre Centaurea, beaucoup d'espèces ont longtemps été utilisées dans la médecine traditionnelle pour soigner diabètes, diarrhées, rhumatismes, hypertension, … Les fleurs contiennent des substances digestives et diurétiques . Les graines possèdent une grande quantité de flavonoïdes, de glycosides et d'indoles que l'on trouve dans beaucoup de produits pharmacologiques et médicinaux différents. La plante possède aussi, des lignines et des lignanes (comme l'artigénine) trouvables dans les parties aériennes.
Le bleuet vivace possède un indole alcaloïde dimérique, la montamine, qui a été isolé de ses graines et qui est unique à cette plante. Ce composé possède une activité cytotoxique et anti-cancer. Il aurait un effet contre le cancer du côlon. Après analyse, elle aurait une concentration inhibitrice médiane (CI 50) maximale de 43,9 µM, ce qui signifie qu’elle est plutôt efficace9. On y trouve aussi la montanoside qui a aussi des activités anti-cancers mais qui est bien moins efficace (CI 50 = 153,4 µM)
Cirse épineux
(Cirsium spinosissimum)Plante très piquante,

souvent confondue avec la carline
photo du 01/09/2011-refuge de longon
quand elle est jeune, comme sur la photo ci-contre, ou avec le chardon des Alpes quand elle fleurit.
Photo 2012-06-27-Lacs-de-Prasles-

Cityse
(Laburnum alpinum)C'est un arbre haut de 5 à 8 mètres à feuillage caduc. Les fleurs d'un jeune flamboyant sont disposées en grappe.

2013-06-25-St-martin-Vesubie

Ses fruits sont des gousses glabres virant au brun noirâtre à maturité et contenant des graines très toxiques.
Nous avons pu l'observer à St Martin Vésubie sur la route en montant à la Madone de Fenestre où il est très abondant.

Le bois du cityse était utilisé pour faire les "chambis", ces sortes de collier portant un cloche et accroché au cou des chèvres-
le lauvet d'Ilonse-18 mai 2007
Digitale
(Digitalis grandiflora) La digitale à grandes fleurs est une plante herbacée vivace ou bisannuelle. Autre variété commune


(Digitalis purpurea)
Elle est appelée parfois Doigtier, Gant-de-Notre-Dame, Gant-de-bergère, Gantelée, Gantière ou Gantillier.
En France, on peut rencontrer cette plante dans les Ardennes, les Vosges, le Jura, les Alpes, la bordure orientale du Massif central et les Pyrénées. La digitale à grandes fleurs se rencontre à l’étage montagnard, sur le bord des chemins, dans les bois clairs, les rocailles ou les prairies. Altitude : 400 à 2 000 m.
Photo Briançonnais-06-2019 (avec en prime quelques œillets)
Il existe environ vingt espèces de digitales. Les digitales sont originaires d'Europe, d'Afrique du nord-ouest et d'Asie occidentale et centrale.
Toutes les parties de la digitale sont toxiques. Elles contiennent de la digitaline, utilisée en médecine pour ralentir le rythme cardiaque. Il ne faut en aucun cas en absorber.
Gentianes
Comment ne pas s'intéresser à cette grande famille très représentée de l'Auvergne aux Alpes. Famille très diversifiée où le nom doit toujours être accompagné d'un qualificatif. Nous nous intéresserons à trois d'entre elles, la Gentiane Vera, la gentiane Acaule et la gentiane jaune.
Le terme Gentiana, fait référence à Gentius, roi d’Illyrie (actuelle Albanie) au 2ème siècle avant JC qui, selon Pline l’Ancien, découvrit les propriétés médicinales et curatives de la racine de la Gentiane jaune. Le qualificatif acaulis, ou acaule, signifie la fleur ne possède pas, ou peu de tige apparente, reposant directement sur la rosette des feuilles.
Gentiane de printemps

(Gentiana Vera) C'est l'une des gentianes les plus répandues. On la trouve sur les alpages ensoleillés de toute l'Eurasie de l'Irlande à la Russie. Elle est commune en Europe centrale et du sud, en moyenne montagne comme le Jura et les Balkans jusqu'à une altitude de 2 600 m et dans les régions montagneuses allant du haut Atlas du Maroc, les montagnes de Turquie, d'Irak et d'Iran.
Rando à Valberg-06-2017

Elle a tendance à prospérer sur les prairies sèches à sol calcaire ou siliceux. Sa rareté dans certains pays européens a entraîné sa protection comme espèce menacée
Des superstitions sont associées à la Gentiane de printemps, ainsi cueillir une Gentiane pour la mettre dans une maison porterait malchance car l'individu risquerait d'être frappé par la foudre.
Gentiane Acaule

(Gentiana acaulis) Plante vivace alpine tapissante de petites dimensions, au feuillage lustré vert moyen, en rosette
Lac Lerié-Plateau d'Amparis-25-09-2019
basale, au-dessus duquel jaillissent, sur de très courtes tiges, en mai-juin, de grandes fleurs dressées, en forme de trompette, d’un sublime bleu intense, ponctué de vert à l’intérieur de la corolle. Une espèce très proche, Gentiana Alpina, apporte un peu de confusion au niveau de l'identification. Personnellement je ne fais pas de différence.
12-2012-06-27-Lacs-de-Prasles

Gentiane Jaune

(Gentiana lutea), La gentiane jaune encore appelée grande gentiane, est une espèce originaire d'Europe méridionale et d'Asie mineure, présente notamment dans divers massifs montagneux européens, dont les Alpes, le Massif central, le Jura, les Pyrénées et les Vosges. Elle a toutefois été observée en 2013 dans les hautes Ardennes belges. La gentiane jaune est aussi appelée gentiane officinale, jouvansanne, quinquina d'Europe, quinquina des pauvres, lève-toi-et-marche, jansonna, bananier des Alpes et quinquina indigène. On considère que cette plante fait partie de la flore obsidionale de France ( plante disséminée par les armées-ndlr)
Grande herbe robuste et vivace, elle peut vivre 50 ans et met 10 ans pour fleurir la première fois. Les feuilles sont opposées et nervurées. Elles sont pétiolées à la base et sessiles embrassantes sur la tige. Les grandes fleurs jaunes sont serrées à la base des feuilles supérieures. La corolle est divisée en 5 à 9 lobes presque jusqu'à la base.
Elle est parfois confondue avec le vérâtre blanc (ou hellébore blanc), qui est

violemment toxique, mais dont les fleurs sont blanches et les feuilles alternées, alors que les fleurs de la gentiane sont jaunes et les feuilles opposées. Il pousse dans les mêmes stations que cette dernière. Il y a donc risque de confusion au moment de la récolte.
Photo 27/06/212-lac de Prasles
Plante connue depuis des temps très anciens pour ses propriétés apéritives. Sa forte racine, qui contient des glucosides amers, sert à fabriquer des boissons apéritives très réputées. Mais la gentiane est surtout utilisée dans des apéritifs comme la liqueur de gentiane (Suze, Salers, Avèze, etc.) ou l'alcool de gentiane, Bière de Fleurac, et le Picon, auxquels elle apporte son amertume.

Il faut attendre sept à dix ans avant de pouvoir les récolter. La récolte est réalisée essentiellement dans le Massif central par les « gençanaïres ». À l'aide d'une fourche spéciale appelée « fourche du diable », ils peuvent extraire plus de 200 kg de racines par jour. C'est un travail pénible qui s'effectue de mai à octobre.
Ce sont près de 1 000 à 1 500 tonnes qui sont utilisées chaque année pour satisfaire les besoins de l'artisanat et l'industrie. En volume, la gentiane est une des trois premières plantes médicinales et aromatiques utilisées en France et ses applications sont nombreuses (pharmacie et médecine humaine et vétérinaire, boissons et spiritueux, cosmétique, fabrication d'arômes et d'extraits, gastronomie…)
La gentiane jaune est utilisée :
• comme tonique digestif,
• pour stimuler l'appétit,
• pour faciliter la digestion,
• comme roborant, (redonne des forces, de l'énergie, qui stimulent la santé, l'organisme.Ndlr)
• pour traiter la dyspepsie atonique,
• pour traiter l'atonie gastro-intestinale,
• pour traiter la dyspepsie,
• comme anti-scrofuleux,
• pour diminuer la diarrhée,
• comme sialogogue,(capable de stimuler la sécrétion salivaire.Ndlr).
• comme amer digestif,
• comme antiémétique,
• pour soigner la fatigue due aux maladies chroniques,
• pour soulager l'épuisement,
• pour traiter contre les vers, comme anthelminthique,
• comme antiseptique.
• pour élaborer des liqueurs de gentiane et apéritifs amers.
Edelweiss

(Leontopodium alpinum), L'edelweiss appelé aussi pied-de-lion, étoile d'argent, immortelle des neiges ou étoile des glaciers, est la fleur emblématique de montagne qui tient son nom de l'allemand : edel (noble) et weiss (blanc).
En France, l'edelweiss est protégé à diffèrent niveaux : dans les espaces protégés (Parc National de la Vanoise, réserves naturelles, etc) et dans six communes des Hautes-Alpes où sa cueillette est interdite depuis 1993, mais ailleurs en France elle est possible dans la limite "de la contenance de la main d'une personne adulte". Malgré tout, comme sa cueillette a été excessive pendant très longtemps, l'edelweiss est devenu assez rare dans la nature où la plante pousse surtout en altitude (2000 à 3000m).
Photo du 01/09/2011- Refuge de Longon

L'edelweiss est une plante vivace très rustique qui forme une touffe avec des feuilles basales, en rosette, gris vert, linéaires, oblongues, de 2 à 4cm de long, couvertes d'un feutrage qui permet à la plante de limiter les pertes d'eau.
Des inflorescences laineuses émergent de la plante, entre juillet et septembre : les fleurs sont en forme d'étoile, mesurant entre 3 et 10cm de diamètre, avec des bractées blanches duveteuses autour de petits capitules jaunes. Les fleurs peuvent se faire sécher et former des bouquets secs pour l'hiver.
On prête à l'edelweiss des propriétés médicinales contre les maux de ventre, les affections respiratoires et la diarrhée, et depuis peu, ses vertus antioxydantes sont louées par l'industrie cosmétique, mais rien de scientifique à ce jour.
Joubarde

(Sempervivum montanum) C'est une plante grasse de montagne poussant entre 900 m et plus de 2 500 m dans les massifs du sud de l'Europe. En Provence, cette plante robuste avec des fleurs en étoiles roses qui s'épanouissent en juillet/août devient rare.
Elle est à protéger absolument du fait de sa rareté dans cette région, elle y fleurit en juillet lorsque la sécheresse et la canicule ne sont pas trop sévères, sinon les boutons floraux ne s’épanouissent pas et se dessèchent.
Elle se rencontre sur des sols siliceux. Ses feuilles sont couvertes de poils collants et glanduleux.
Photos de Valberg-06-2017

Pour pouvoir vivre sur des rochers ou des zones sèches, il faut être bien adapté. La joubarbe a adopté la stratégie des cactus : quand ses racines ont de l'eau, elle en puise pour boire mais aussi pour faire des réserves dans ses feuilles et sa tige. Ses racines n'ont pas poussé dans la roche, bien sûr ! Elles se sont glissées dans de petites fentes où s'est accumulé un peu de terre. Ainsi, elle en aura à sa disposition quand il fera chaud et sec !

C'est pour ça que ses feuilles sont épaisses et ne ressemblent guère aux feuilles des autres plantes. Si on en coupe une en deux et qu'on la presse doucement entre les doigts, il en sortira de l'eau.
Laser
(Laserpitium) Pas facile cette famille des ombellifères, 3500 espèces caractérisées notamment par leur inflorescence typique, l'ombelle, d'où leur appellation (Umbelliferae, nom alternatif). De la carotte sauvage comestible à la cigue, poison mortel, en passant par le persil et le fenouil, pas toujours de certitudes à l'identification. Avec les blogueurs de juin 2017 à Valberg, nous avons identifiée celle-ci comme étant un Laser.

Lis de Saint Bruno

(Paradisea liliastrum) Ce beau lis blanc pousse sur les sols calcaires, dans les prairies et les pâtures sub-alpines. Cette fleur parfumée aime beaucoup le soleil. A ne pas confondre avec la phalangère à fleurs de lis, bien plus courante.

Photo 2010-07-01-Les-Balcons-d-Allos
Appelé aussi Paradisie faux-lis, Lis des Alpes, Lis des Allobroges.
St.Bruno : Bruno le Chartreux, appelé aussi Bruno de Cologne, né à Cologne vers 1030, mort le 6 octobre 1101 à l'ermitage de la Torre, aujourd'hui chartreuse de Serra San Bruno en Calabre, est un saint catholique fondateur de l'ordre des Chartreux. Son culte dans l'Église universelle est autorisé le 19 juillet 1514 lorsque le pape Léon X accorde oralement sa béatification, tandis que le pape Grégoire XV introduit la fête de saint Bruno au Missel romain le 17 février 1623.
Lys martagon
(Lilium martagon) Une espèce protégée dans la nature, surtout présente dans les bois et les prairies des régions de montagne d'Europe méridionale et médiane. On le trouve en France, à l'état sauvage, dans les Alpes par exemple. Cette espèce longtemps recherchée par les collectionneurs présente des fleurs pendantes, rose violacé, ponctuées de tâches pourpres ou brunes.
2010-07-01-Les-Hameaux-d-ALLOS

Ce grand lis dont la tige peut atteindre 180 cm au maximum est emblématique des Alpes. Il pousse dans les prairies, les broussailles et les alpages. Cette plante est rare bien que ponctuellement très présente. La floraison, dégageant le soir un parfum douceâtre, a lieu en juin, juillet ou août selon le climat.

Sur chaque tige tubulaire, lisse, légèrement pourprée, s'épanouissent jusqu'à 50 fleurs comme de petites lanternes à six sépales rose violacé et moucheté de pourpre. A maturité, les sépales se recourbent vers le haut et laissent pendre six belles étamines orangées. Le feuillage, caduc, est vert clair, les feuilles sont spatulées et présentent 7 à 8 nervures longitudinales fortement marquées.
Les fleurs du lis martagon sont visitées la nuit par des papillons sphinx qui s'immobilise en vol stationnaire devant la fleur, comme le font les colibris. Son bulbe est comestible, il est formé d'écailles ovales, pointues, jaune d'or.
Juin 2019-Briançonnais
Nigritelle rose

(Gymnadenia nigra subsp corneliana) Petite orchidée des pelouses alpines calcaires, haute de 10-30 cm, endémique des Alpes du Sud, se rencontre de 1600 à 2300 m des Alpes maritimes à la Savoie. Floraison de Juin à Juillet. Odeur de vanille.
Photo 25/06/2019 Briançonnais

Panicaut
(Eryngium alpinum) Le chardon bleu est protégé au niveau national d'après l'arrêté du 20 janvier 1982, il est donc strictement interdit de ramasser ou d'arracher cette plante à son milieu naturel. Il est cependant possible de trouver des plants ou des fleurs coupées à la vente, produits par des professionnels, et il faut savoir qu'ils doivent être délivrés avec un document officiel indiquant la date et le lieu de la récolte, ainsi que le nom du cultivateur, afin de prouver que ces derniers n'ont pas été prélevés dans la nature.
La plante photographiée le 25/06/2019 dans le Briançonnais n'était pas

encore à l'état mature. Elle fleurit en juillet-août et devient alors bleue d'où son nom.
Raiponce
(Phyteuma ovatum) Ce sont des plantes aux feuilles cordiformes ou lancéolées, les basales pétiolées, aux tiges non ramifiées, portant une inflorescence en épi dense ou en tête globuleuse au-dessus d'une collerette de bractées. Les fleurs sont petites, en partie tubulaires, aux étamines libres.
Briançonnais-25/06/2019

Le genre comprend environ 45 espèces principalement en Europe et dans l'ouest de l'Asie.
Rhododendron

(Rhododendron ferrugineum), Egalement appelé Laurier-rose des Alpes, Rosage ou Rose des Alpes . Longue durée de vie (pouvant atteindre 300 ans au moins), domine et structure des landes aux versants nord à nord-ouest de l’étage subalpin (1 400 m-2 400 m). Sa floraison spectaculaire (en moyenne 300 inflorescences de 5 à 22 fleurs/m2) et sa croissance débutent simultanément environ 15 jours après la fonte des neiges et se déroulent sur à peine plus d’un mois lorsque les conditions climatiques lui sont favorables (entre fin mai et début août selon les altitudes).
Photo de Valberg-Juin 2017

Il forme des buissons de 30 à 120 cm de hauteur, épousant les formes du relief. Les feuilles sont persistantes, glabres à bord entier non cilié, de couleur vert foncé et luisantes en dessous. Les fleurs sont odorantes d'un beau rose vif, groupées par 6 à 10 à l'extrémité des rameaux. La floraison s'étale de juin à août.
Graines aéroportées et marcottage discret et efficace, en font une plante envahissante et elle n'est pas appréciée des forestiers car elle réduit l'espace disponible. Mais tellement belle !
Il renferme de l'arbutine, de l'aricoline et de rhodoxanthine. Ils sont considérés de toxicité moyenne, provoquent des vomissements, des troubles digestifs divers, des troubles nerveux, respiratoires et cardiovasculaires
Rinanthe-Crête de coq

(Rhinanthus alectorolophus)

Plante annuelle de 10-80 cm, velue ou pubescente, semi-parasite des prairies, se rencontre jusqu'à 2000 m dans les prairies d'une large partie de la France. Semi-parasite, elle vit sur les racines de graminées mais peut aussi elle-même pratiquer la photosynthèse.
Photo Briançonnais juin 2019
Saponaire de Montpellier

(Saponaria ocymoidies) Cette petite fleur rose est fréquente dans les rocailles et les pelouses sèches. Elle fait partie de la même famille que le silène ou l’œillet et affectionne les sols secs et calcaires. Son nom vient de sa faculté à produire de la mousse lorsque elle est frottée entre des mains humides. Les plantes poussant en altitude possèdent des pétales plus larges et des fleurs d’un rose plus foncé.
26-06-2017-Découverte des lacs –Col de la Cayolle.
Sauge

(Salvia pratensis) La sauge des prés était donc la sauge "officinale" en climat tempéré. Ses propriétés médicinales sont semblables à celles de la sauge officinale: digestive et antispasmodique mais avec une action moins forte.

Photo Forêt domaniale de la Clarée-25/06/2019
Toutes les sauges sont comestibles. Il est conseillé d'utiliser la plante sous forme séchée afin d'éviter toute risque avec la thuyone neurotoxique- (La thuyone est une molécule présente dans l'absinthe. Elle est très convulsivante et provoque des sensations de désinhibition et même, à fortes doses, des hallucinations)
Avant l'apparition d'aérosol pour l'asthme, les asthmatiques la fumaient en raison de ses vertus antispasmodiques et sédatives. D'autre part, fumer la plante fait entrer des composés comme les huiles essentielles qui ont une action puissante sur l'organisme à faible dose, il est donc conseillé d'être vigilant sur ce type d'utilisation.
Soladanelle

(Soldanella alpina) Une délicate petite fleur

de 5 à 15 cm de haut.Ses feuilles sont coriaces et luisantes, arrondies, situées à la base de la plante. Son nom dérive du latin solidus, « sou », en référence à la forme de leurs feuilles arrondies comme des pièces de monnaie.
Photos 2010-06-30- Allos Rochegrande-
Fleurs en cloche penchée et découpées à moitié en lanières, avec des corolles bleu violacé. Nous en avons trouvé une blanche ce qui est rare. Elle pousse dans les suintements de neige fondante de divers milieux (pelouses, pâturages, landes, rocailles, combes à neige...) entre 900 et 300m.
Trolle

(Trollius europaeus) Trol du vieil allemand qui signifie « globe », allusion à la forme globuleuse de la fleur. C'est une plante des prairies humides ou bois clairs de montagne d'Europe, de 500 jusqu'à 2 500 m. La fleur qui ne s'ouvre jamais.
2010-07-01- Les Balcons d'Allos

On la trouve en France dans tous les massifs montagneux : Vosges, Jura, Alpes, Pyrénées, Corbières où elle fleurit de mai à août. Fleurs jaune vif de 3 à 5 cm.Hauteur de la plante : jusqu'à 1 m.
Peut couvrir de grandes étendues. Trolles-Lac Lerie-Plateau d'Amparis-

Le Trolle d'Europe a la particularité d'être pollinisée par une mouche. Six espèces du genre Chiastocheta sont concernées par cette interaction mutualiste. Les mouches pondent leurs œufs qui se développent au détriment des graines, dévorées par les larves.
Son rhizome est toxique (il contient des substances révulsives). La plante est légèrement vénéneuse, car contenant un alcaloïde, la proto-anémonine.
Velar (sous toutes réserves)
(Erysimum cheiranthoides ) C'est une plante de la famille des Crucifères qui comprend la moutarde, le colza, l'œillette,… ). L'erysimum possède des effets neutralisant de douleur ainsi que des principes actifs similaires à ceux de la prométhazine
Photo 25/06/2019-Briançonnais

Voilà, c'est fini. Ce n'est pas comme la pandémie en cours. Soyez prudents, protégez vous.
Déconfinement 0-Spécial Mounier déconfiné-10/01/2020
C'est la fête du déconfinemement. Nous vous proposons de vous aérer sur le Mont Mounier-2817 m
"sans attestation".
Aujourd'hui, alors que nous sommes déconfinés depuis ce matin, une bonne surprise pour le blog, un animateur nous propose la réalisation de son rêve. Pour nous spécialement, Jean Ma a ressorti de ses fichiers des photos inédites de 2017 de plus commentées par lui. Merci Jean.
Alors pourquoi pas toi, ami lecteur, tu vois, tu as une tribune pour t'exprimer. Un texte et des photos, c'est tout, nous nous chargeons du reste.
Déconfinement 0
Spécial Mounier déconfiné
Quand en 2017, au cours des réunions préparatoires du séjour

de juin Jean Bo m’a proposé de conduire une randonnée G1 sportive, je n’ai pas hésité une seconde….
Chaque fois qu’il le pouvait, Jean nous en parlait…Il nous le montrait au loin….tellement loin de quelque endroit où l’on randonnait. Il faut dire que c’est le plus impressionnant dans notre secteur d’activité.

Quand il en parlait, il y avait ceux qui y étaient déjà allés, qui l’avaient vaincu et qui en gardaient de la buée dans les yeux. Ils écoutaient Jean raconter avec des trémolos dans la voix « le Mounier à travers les ans » et chacun en rajoutait fièrement ou se contentait d’acquiescer avec un petit sourire qui en disait long.
Et puis il y avait les autres, dont je faisais partie, ignorants et tristes de ne pas pouvoir en parler…car ils ne le connaissaient pas.
Mais enfin, un jour de juin 2017, j’ai eu le plaisir avec un petit groupe, de passer…….


Peu de volontaires ce jour là, il faut dire que la rando avait été faite avec grand succès un an avant. C’est donc une sorte de reconnaissance que nous allons faire à cinq depuis le parking du col de l’Espaul à 1748m d’altitude. Parmi les cinq, une « mordue » qui a mal dormi car elle craignait de nous ralentir, la suite prouvera le contraire. Nous sommes donc là, à pied d’œuvre, par un beau ciel encore pur.

Nous partons d’un bon pas, puisque une heure, nous sommes montés de 300 m. La végétation se raréfie, pas le moindre buisson…Une voix féminine nous demande de nous retourner, nous obéissons.

Après 2h à un bon rythme, les 2400 m. sont atteints, je dois suivre les précieux conseils de Daniel et boire et reboire pour éviter les crampes que je sens venir ; heureusement ça passe.

Encore 300m à gravir pour atteindre le « Petit Mounier» qui néanmoins nous conduira à 2727 m. Nous sommes ici prés du mont Démant et là je me demande si je ne suis pas en route pour la démence ?

Sur notre droite, de superbes falaises. Nous attaquons la rocaille, on aperçoit la limite de l’herbe.

La borne 47 nous rassure quant au parcours, mais nous signale que nous allons encore en baver. De plus, le temps commence à changer.

Le sol également, devient plus inégal

Enfin, nous avons atteint le « Petit Mounier » à 2727 m. C’est désertique, nous prenons le temps de faire la première photo du groupe (en deux fois car nous sommes nombreux)


Et devant nous, nous le découvrons ; ou plutôt nous pensons le découvrir car il va nous réserver quelques surprises.


Nous hésitons (je devrais dire j’hésite) : est-il prudent de continuer ? sachant qu’il y en a pour une demi-heure encore pour atteindre le sommet et autant pour revenir au petit Mounier et marcher dans le brouillard n’est pas pour nous sécuriser.
Seule Brigitte n’a aucune hésitation. Elle nous sort la fameuse phrase qui la rendra célèbre : « eh les gars, je ne suis pas venue jusqu’ici pour m’arrêter !!!!!».
Cela nous porte chance puisque après avoir jeté un coup d’œil à gauche et à droite,

C’est le miracle….nous avons une fenêtre de tir que nous estimons suffisante.

Voici ce qui nous attend




Sachant qu’il va falloir trouver un chemin « à caractère sportif » pour arriver au sommet.

OUFF !!!! on y est …enfin c’est ce que l’on croit.


Mais, regardez l’air étonné de Joël. Et Brigitte qui veut enlever son sac….Elle rêve. Daniel est Zen comme d’hab.

Et moi je rigole et je bois un coup (de l’eau pour ceux qui ne connaissent pas mes bouteilles)

Après encore quelques minutes d’effort nous avons enfin atteint « La croix » à 2817 m.
Cela nous a pris 4 heures pour monter les 1100 mètres, nous l’avons fait !!!

Nous commençons à redescendre vers le « petit » pour faire la pause repas. Dans notre dos, le sommet qui nous a fait rêver, commence à nouveau à se cacher dans les nuages. Nous avons eu beaucoup de chance ce jour là.

Suit une descente longue mais facile, qui nous ramène vers la végétation et soudain……..

C’est trop beau

Merci à mes accompagnants du jour ; ça a été un plaisir de reconnaître ce site avec eux, ils m’ont soutenu et encouragé à réaliser mon rêve.
Merci à Jean Bo de m’y avoir incité.
J’espère que ce grand espace de liberté vous aura fait passer un moment agréable dans ce temps de confinement, puisque nous venons de passer ensemble « un jour sur le Mounier »
Données techniques enregistrées ce jour :
Longueur : 17 km Dénivelé ; 1174 m Altitude maxi : 2817m Vitesse moy. déplacement : 3 km/h
Temps total : 7 h dont 1h15 de pauses IBP = 140
Profil :
Parcours :

Déconfinnez-vous bien mais soyez prudents, le virus est toujours là.
Protégez-vous ainsi que vos proches. Jean-Marie
CONFINEMENT 8 – MEGALITHES DU VAR ET DES ALPES MARITIMES
CONFINEMENT 8 – MEGALITHES DU VAR ET DES ALPES MARITIMES

Les menhirs et dolmens que nous avons observés lors de nos diverses randonnées sont plus généralement appelés mégalithes : ce sont des constructions monumentales, constituées d’une ou de plusieurs pierres brutes de grandes dimensions, associées sans mortier ni ciment.

Dans le sud de la France la période la plus active de construction mégalithique se situe entre 3500 et 2900/2800 avant JC (période du Néolithique final, Chalcolithique). Ensuite les édifications se raréfient avant de disparaître entre 2100 et 1500 avant JC (Age du bronze). Les mégalithes ont pu être réutilisés par les romains.
Les mégalithes observables aujourd’hui, ne sont certainement qu'une infime partie de ceux qui ont été érigés. En effet, l’érosion, le vandalisme et l’agriculture sont des causes principales de destruction. Environ 70 mégalithes ont été répertoriés dans le Var et une trentaine dans les Alpes Maritimes. Mais beaucoup ne sont pas (ou plus) significatifs et ne méritent pas d’être visités.
Hélène Barge a dirigé de nombreuses fouilles et a initié et coordonné, dès 1987, un programme de restauration et de mise en valeur des mégalithes du Var. Les informations descriptives infra sont souvent reprises de son ouvrage « Les Mégalithes du Var ».
Nous avons visité 20 Mégalithes au cours de nos randonnées.
Il faut distinguer les simples pierres dressées (menhirs) des pierres multiples associées avec une architecture plus ou moins complexe (dolmens, allées couvertes, alignements, cercles de pierres…).
LES MENHIRS
Ils sont difficilement interprétables et datables, car les fouilles ont rarement livré des objets ou ossements à leur pied. Diverses significations ont été émises : bornage d’un territoire, indicateur de chemin ou d’un lieu de rassemblement, culte d'un personnage, d'une famille, d’une divinité ou d’une idole, célébration d'un événement …. Beaucoup de légendes entourent ces monuments.
- St Raphaël - Menhir de l'aire de Peyronne (Classé Monument Historique en 1910)


Cette pierre levée de 1m60 de haut environ, s'enfoncerait d'un petit mètre dans la terre. Elle est ornée de plus de deux cents cupules (petits creux) et d'un serpent à tête couronnée sur sa partie haute. Surnommé Pierre Guérisseuse on lui a attribué la collecte d’ondes magnétiques souterraines aux effets bienfaisants.
- St Raphaël - Menhirs des Veyssières (Classés Monument Historique en 1938 pour le nos 1 et 2 et en 1969 pour le no 3)

Il s’agit d’un groupe de 5 menhirs dont seuls 3 ont été découvert dressés : Le menhirs no 1 mesure 1,65 m de haut pour 0,50 m de large. Le menhir no 2, déplacé au Rond Point des Veyssières mesure 2 m de haut pour 0,50 m de large. Ces deux menhirs, Photographiés par Marc L. sont en arkose (grès grossier).
Le menhir no 3, a été déplacé dans la cour du musée archéologique de Saint-Raphaël. Il comporte une gravure serpentiforme surmontée d'une représentation humaine sur l'une de ses faces.
- St Raphaël - Menhirs de Belle Barbe : le défi
En fouillant les inventaires des Mégalithes Varois nous avons découvert la description d’un alignement de menhirs couchés au Col de Belle Barbe. Ils nous ont bien échappés ! Voici le lien source descriptif : http://pons.robert.free.fr/DolmensMenhirs/Les%20Menhirs/Men-BelleBarbe/BelleBarbe.html.
Quel animateur partira le premier à leur recherche et nous mènera à leur découverte ?
- Collobrières - Menhirs de Saint Lambert (Classés Monument Historique en 1988)

Ces deux menhirs, en gneiss taillé, sont les plus hauts du Var (2m82 et 3m15). Leur origine locale s’explique par un affleurement situé à une centaine de mètres au sud du site, et présentant des traces de « plusieurs excavations de la taille des menhirs ». Ils sont distants d’environ 8 m. Le menhir le plus haut a été découvert quelques années après le premier (1886), en position couché et à demi enterré, par le propriétaire du terrain qui l’a redressé.
Selon la légende locale, ces menhirs marqueraient l'entrée d'un souterrain creusé par les moines et conduisant à la Chartreuse de la Verne, pourtant distante d’environ 4 km.
- Les Arcs-sur-Argens - Menhirs des terriers

Découvert en 1993, cet édifice regroupait un ensemble de pierres levées alignées pour former une enceinte : il s’agit donc d’un cromlech. Celui-ci était composé 6 stèles de petites tailles (2 m x 0,15 m) et 3 stèles plus imposantes (3 m x 0,2 m).
Le site a été nettoyé et réaménagé en 2002. Mais les pierres se sont détériorées et des restes de casse et chutes sont visibles lors de nos passages.
- Tourrettes - Menhirs du jas de la Maure

Jack a découvert ce site lors de la reconnaissance de la randonnée Adrech du Bataillon et l'a fait découvert aux randonneurs du G2 en septembre 2018. Il est constitué par deux pierres levées d’environ de 1,30 m de haut. L’une se dresse sans doute à son emplacement d’origine ; la seconde qui gisait à proximité aurait été redressée ce qui aurait occasionné une cassure et lui donne un air penché. Les trous visibles sur les pierres ne seraient pas préhistoriques.

Nous n’avons trouvé trace que d’un seul menhir dans les Alpes Maritimes, celui de Tiecs, situé en pleine forêt, sur la commune de Roure, près de la Chapelle Sainte Anne et de la Tinée. Il nous reste à le découvrir.
LES DOLMENS
Un dolmen (en breton, de dol « table » et men « pierre ») est généralement un monument funéraire : les fouilles y ont retrouvé des restes humains et, souvent un mobilier funéraire varié permettant la datation. Il semble que les dolmens soient devenus des sépultures collectives dans un deuxième temps. Cela signifie que l’on y a pratiqué plusieurs inhumations successives (et non simultanées) au cours d’une période plus ou moins longue. Toutefois certains dolmens ont été découverts vide de tout reste humain, ce qui pourrait laisser penser alors à une sanctuarisation du mégalithe.
Le dolmen est constitué d'une dalle en pierre reposant sur des piliers, appelés orthostates également en pierre. Les formes architecturales sont variées mais possèdent toujours : une chambre funéraire (ou sépulcrale), un couloir d’accès et un tumulus englobant, à l'origine, l’ensemble de la structure et la protégeant. Mais le couloir peut être inexistant, la chambre débouchant directement vers l’extérieur.
Selon Hélène Barge, « l’architecture des dolmens de Var est à base de dalles et de murets en pierres sèches. La plupart des monuments sont des dolmens simples, à petite chambre sépulcrale carrée. Quelques monuments, situés sur la frange côtière sont de type différent : à chambre allongée et antichambre »
Dolmens du Centre Var
- Ampus - Dolmen de Marenq
Découvert en 1922 et restauré en 1990, cet édifice en calcaire a conservé sa volumineuse table de couverture. La chambre sépulcrale, de forme rectangulaire (2 m x1,50 m) est délimitée par deux murs latéraux en pierres sèches, une dalle de chevet et deux piliers (orthostates) qui ouvrent sur un court couloir.
- Draguignan - Dolmen de la Pierre de la Fée (Classé Monument Historique en 1887)

Ce dolmen est un des plus imposants de Provence. Il a été fouillé en 1844 et restauré en 1951 puis après son dynamitage en 1975.
Il est daté du début du chalcolithique (2500/2000 avant JC.) et a été utilisé comme sépulture collective.
Nous observons, dressés verticalement la dalle de chevet et les deux piliers latéraux en calcaire (de 2,20 à 2,40 m de haut) et reposant dessus l'énorme table de couverture ( 6m x 4,7 m x 0,5 m ) d'un poids avoisinant les 20 tonnes.
Ce dolmen est la source de nombreuses légendes, dont celle de la fée Estérelle, qui en fait un lieu de fécondité.
- Les Arcs-sur-Argens – Dolmen des terriers

Découvert à la suite de l'incendie de 1993, il est constitué par des dalles de schiste.
La chambre funéraire est de forme ovoïde (4m x 3m) et s’ouvre comme à l’habitude par un couloir à l’ouest. Il n’y a plus de dalle de couverture.
- Cabasse - Dolmen de la Gastée (Inscrit aux Monuments Historiques en 1988)


Quatre dalles et un muret de pierres sèches circonscrivent la chambre, à peu près carrée et séparée en deux, dans le sens N-S, par une dalle verticale aujourd'hui cassée. La dalle de couverture a été remise en place lors de la restauration.
Le mobilier trouvé a permis une datation au Chalcolithique et les fouilles ont mis en évidence une sépulture multiple sur deux niveaux : l’étude des 1 600 dents indiquerait la présence de 70 à 80 individus.
- Cabasse – Dolmen du Pont Neuf

Ce dolmen, initialement trouvé sur le plateau calcaire dolomitique au-dessus du confluent de l’Issole et de la Caramy, a été déplacé après sa fouille et restauré en 1990.
La chambre sépulcrale n’est pas très grande (1,5 m x 1 m) et s'ouvre à l'ouest par un couloir fermé à son extrémité par une pierre dressée qui a pu être interprétée comme une stèle. Le couloir est borné par un muret en pierres sèches côté nord et par une dalle côté sud. La chambre et le couloir comportent un dallage au sol.
Six ou sept individus furent inhumés dans le dolmen au cours de deux périodes d'utilisation successives : 4 à 5 au Chalcolithique, période d'édification du dolmen et 2 à l’âge de Bronze.
- Figanières – Dolmens de la Cabre d’Or
Il s’agit de deux dolmens distants de 300m, découverts en 1958.

Lors de la randonnée de septembre 2010, un seul a été observé, celui également dénommé dolmen de San Vas. A l'état de ruines, seuls sont visibles deux orthostates et la dalle de chevet, en calcaire.
Dolmen du Var côtier
- La Lande des Maures - Dolmen de Gaoutabry (Inscrit aux Monuments Historiques en 1988)

Ce monument , découvert en 1876 a été daté du Néolithique final et utilisé jusqu'au Chalcolithique récent comme tombe collective (au moins 34 individus). Avec ses 6 à 7 m de long, c'est le plus long du Var. Il est constitué d'une chambre funéraire à peu près rectangulaire, d'une courte antichambre et d'un couloir allongé se rétrécissant vers l'entrée. La dalle de chevet est entourée de deux murets en pierre sèche.
- Ramatuelle – Dolmen de Briande

Fouillé en 1935 et restauré en 1995, il présente une chambre rectangulaire avec une imposante dalle de chevet et une dalle latérale en granit. Les autres dalles, en gneiss, sont séparées par des pierres sèches.
- Roquebrune – Dolmen de l’Agriotier

Découvert en 1978 et daté du Chalcolithique, il a été endommagé par un engin de chantier lors du tracé d’une piste.
La chambre, orientée sud-ouest, est délimitée par cinq dalles reliées par des murets en pierre sèche.
- Dolmen de la Gaillarde (Classé Monument Historique en 1910)

A l’origine il s’agissait d’un groupe de 3 monuments. Mais rien n’arrête la promotion immobilière, qui n’a pas hésité à détruire deux de ces édifices classés, lors de la création d’un lotissement.
Le dolmen sauvé a été restauré en 1990. Il est en schistes et gneiss et présente une chambre (2,5m x 2m) donnant sur un couloir ouvert vers l’ouest. La dalle de couverture est bien trop petite pour être d’origine.
Dolmens du Var oriental et des Alpes Maritimes
Mons - Dolmen de Riens (Inscrit aux Monuments Historiques en 1988)
Cet édifice, restauré en 1990 est en calcaire. Il est constitué de cinq grandes dalles réunies par des murettes en pierres sèches, formant une chambre rectangulaire (2m x 1,5m). Le couloir est fermé par une « porte » ovale entre les deux piliers.
- Mons - Dolmen de la Brainée

C’est un grand dolmen en calcaire qui a été restauré en 1990. La chambre sépulcrale est rectangulaire (2,5mx1,6m) et délimitée par une imposante pierre de chevet et deux dalles dressées latérales. Deux piliers perpendiculaires le séparent du long couloir, ouvert vers l’ouest et constitué d’une dalle et de pierres sèches.
- Mons - Dolmen de la Colle

A un peu moins d'un kilomètre au sud-ouest du dolmen de la Brainée, celui de la Colle est visible dans les restes de pierrailles du tumulus. Il a également été restauré en 1990. C'est un dolmen de petite dimension en calcaire local. La chambre sépulcrale (2,10 m x 1,60 m) est délimitée par deux grands orthostates latéraux et une grande dalle de chevet séparés par une rangée de dallettes. Elle ouvre à l'ouest sur un petit couloir dont il ne demeure qu'une grande dalle (1,70 m de long) au sud-est.
- St Vallier de Thiey – Dolmen de Verdoline

Ce dolmen est l’un des mieux conservés de la région. Il possède encore trois dalles et deux piliers. Le poids de chacune des deux dalles latérales dépasserait 1,2 tonne. La dalle de chevet montre de nombreuses cupules et des croix (christianisation ultérieure).Les fouilles qui ont été entreprises ont permis de mettre à jour des squelettes, en position semi-fléchie, disposés en deux rangées séparées, quelques perles et un objet en bronze.
Pour conclure ce blog je lance un deuxième défi à nos animateurs. En effet, les inventaires indiquent la présence d’un groupe de dolmens à Brignoles. Les photos disponibles révèlent des beaux édifices. Ils sont accessibles dès le déconfinement et je donne un lien donnant toutes les explications utiles.
Quel animateur partira le premier à leur recherche et nous mènera à leur découverte ?
Merci aux animateurs, aux blogueurs et aux photographes, sans qui ce blog n’aurait pas vu le jour.
Confinement n° 7-Les maisons forestières de l'Estérel
Confinement n°7 : les Maisons Forestières de l'Estérel - 2020-05-01
Nos randonnées du jeudi nous amènent parfois à proximité de certaines maisons forestières du Massif de l'Estérel. Ce fut notamment le cas en mars 2018 à l'occasion d'une randonnée G2 organisée par Rolande sur ce thème, "Maisons forestières et lacs¨ (2018-03-22-878),
qui conduisit le groupe aux abords de la maison forestière de la baisse des Charretiers, aujourd'hui en ruine, dont les derniers occupants ont été les chantiers de jeunesse pendant la deuxième guerre mondiale,


puis de celle de Malavalette, également en ruine, qui a servi de refuge aux habitants pendant les bombardements d'Agay et de Camp Long.


Une troisième maison forestière était au programme de cette même randonnée, celle du Roussivau, dont la situation, en grande partie cachée par les arbres qui bordent le sentier, la rend difficile à photographier

"Symbolique, c'est une réussite de reconversion, de remise en état où viennent transhumer avant le Mercantour l'été, près de 200 moutons mérinos et leur bergère. Elle est adossée aux coulées de rhyolite amarante des barres du Roussivau, et plus loin du Perthus, des sites d'escalade fréquentés depuis près de 50 ans" (http://www.esterel-pour-tous.fr/maisons-forestieres).
Plus récemment encore, en décembre 2019, une randonnée G1 organisée par Louis, dont le blogueur était Gilbert (2019-12-12-N°684-Mont Vinaigre depuis le Testanier) était l'occasion pour un groupe de 13 randonneurs d'approcher la maison forestière de la Duchesse :

La maison forestière de la Duchesse est "une mémoire de l'Estérel" selon Christian C. du Club Alpin Français de l'Estérel (http://www.esterel-pour-tous.fr).
Occupée par un garde de l'administration des Eaux et Forêts jusqu'en 1980, puis par un particulier jusqu'en 1988, elle était restée en bon état.
Depuis plusieurs années, en accord avec l' ONF, un bénévole s'investit dans sa réhabilitation
Cette maison forestière avait l'avantage de bénéficier d'un bon approvisionnement en eau, même pendant les périodes de sécheresse, grâce à son puits. Du fait de son emplacement dans le Massif elle servait aussi de poste de secours principal.
Son nom est lié à la pose de la première pierre à la demande de Napoléon III, par la Duchesse de VALLOMBROSA, figure de la haute société cannoise dans les années 1860.
Il semble qu'il y ait peu d'informations disponibles sur internet concernant l'histoire de ces maisons forestières de l'Estérel. La littérature à ce sujet s'accorde toutefois à souligner le rôle prépondérant joué par Auguste MUTERSE (1851 - 1922).
Ingénieur des Eaux et Forêts, "garde général, il a dirigé la construction de la tour de surveillance du Mont Vinaigre et des Maisons Forestières, reliées par le télégraphe et servant au logement des gardes et de leurs familles" http://www.esterel-pour-tous.fr
Une stèle lui est dédiée dans l'Estérel. Elle a été évoquée à plusieurs reprises dans nos blogs et notamment dans celui réalisé par Rolande le 3 décembre 2015 à l'occasion d'une randonnée au Mont Vinaigre

Parmi les photos prises à l'occasion de cette randonnée, une vue de la tour de guet du Mont Vinaigre citée plus haut et la traditionnelle photo du groupe faite ce même jour


Mais pourquoi ces maisons forestières, dans quel contexte ont-elles été mises en place, dans quel environnement économique?
La forêt méditerranéenne n'est plus, depuis longtemps, un espace naturel. "Paysage modulable, elle change progressivement, mais elle peut également subir des transformations brutales. L'homme et la nature combinent ainsi leurs effets pour fabriquer une histoire de la forêt qui n'est pas exempte de retours en arrière et de récurrences (gel, tempête, déforestation, reboisement, incendie...)". http://www.foret-mediterraneenne.org
Trois grandes étapes sont repérées :
- l'âge villageois, jusqu'à la fin du XIX° siècle
- l'abandon de la forêt méditerranéenne (milieu du XIX° siècle - milieu du XX° siècle)
- depuis le milieu du XX° siècle : le retour à la forêt
A l'âge villageois la forêt enregistre de grandes fluctuations en sens contraire, au rythme des contraintes naturelles (gel, épidémies végétales) et de la pression humaine plus ou moins marquée (peste, guerres, puis multiplication des hommes depuis le XVIII° siècle suivi de l'engorgement des campagnes au milieu du siècle suivant).
Dès lors "la forêt, toujours plus réduite, se voit attribuer trois types de vocations concurrentes" : http://www.foret-mediterraneenne.org
- pour les communautés elle doit permettre l'exercice de droits vitaux pour l'économie domestique (bois de chauffage), l'artisanat (menuiserie, bois pour les fours à chaux, les tuileries), et pour l'agriculture enfin (défrichements temporaires ou non), véritables usages de survie qui intègrent complètement la forêt à l'économie villageoise.
- pour les propriétaires privés, la forêt doit être gérée dans un but lucratif individuel. La demande industrielle (manufactures textiles, savonneries, tuileries, poteaux pour les mines, traverses de voies ferrées, etc.), celle du bâtiment, des villes, s'accroît. les prix du bois à brûler s'envolent. L'exploitation de l'écorce du chêne vert pour les tanneries et surtout du liège pour la bouchonnerie qui révolutionne l'économie de l'Estérel explose. Pour les propriétaires, les profits croissants de leur forêt ne peuvent plus être hypothéqués par les pratiques collectives
- l'état enfin, doit être présent en qualité de conservateur éminent d'un patrimoine naturel menacé.
Un équilibre difficile à trouver entre des besoins et des revendications contradictoires.
Du fait du surpâturage et du défrichement excessif "la forêt se morcèle, les grands massifs se réduisent, le taillis et le déboisement progressent. Au début du XIXème siècle le code forestier encourage l'orientation vers une nouvelle forêt plus durable ((chênes-lièges, pins d'Alep, pins maritimes)". http://www.foret-mediterraneenne.org
Après le grand incendie de 1868 (11 000 ha ravagés dans les Maures et l'Estérel), le feu passe au premier rang des préoccupations.
La loi de juillet 1870, spécifique aux Maures et à l'Estérel, prévoit un quadrillage des massifs par des routes forestières, facilitant la prévention (surveillance) et la lutte contre le feu.
C'est dans ce contexte qu'Auguste MUTERSE va diriger la construction dans le Massif de l'Estérel d'un réseau de Maisons Forestières, reliées par le télégraphe et par un maillage de pistes et de sentiers.
Outre les quatre citées plus haut, celle des Charretiers et celle de Malavalette aujourd'hui en ruine, celle de la Duchesse en cours de rénovation, et celle du Roussivau reconvertie, il semblerait qu'un dizaine d'autres aient été construites.
Certaines sont encore habitées par des agents de l'ONF (la Louve et Gratadis)


La maison forestière des Trois Termes se trouve au col éponyme. C'est la frontière entre le Var et les Alpes Maritimes.

Au col se rejoignent trois communes, Fréjus, St Raphaël et Mandelieu. Jusqu'en 2000 on pouvait traverser l'Estérel en passant par le col Notre Dame et le col des Trois Termes, d'Agay à St Jean de Cannes.

Le week-end il y avait affluence au col car c'était un départ de rando très intéressant. Mais ceci générait aussi une circulation automobile importante incompatible avec l'état de la route, étroitesse, virages et revêtement. Dans un premier temps le passage entre les deux départements fut interrompu. On pouvait accéder au col par les deux côtés. Puis, l'état de la chaussée se dégradant, l'accès au col fut interdit en fermant la route au col Notre Dame, côté Var, et au niveau du cimetière de St Jean de Cannes, côté Alpes Maritimes.

La particularité de cette maison forestière était son potager en restanques.

Elle a abrité les chevaux des gardes forestiers tant qu'elle fut en activité.

Maintenant occupée par un retraité, les chevaux ont été remplacés par une femelle wallaby qui a eu un petit.
Emotion le jour où elle a fugué. Grosse battue pour retrouver la fugitive...

D'autres maisons forestières seraient réservées aux retraités ou aux familles de l'ONF (le PoussaÏ, pas de photo la concernant, et la Maison Forestière des Cantonniers)

Certaines conserveraient une activité (miel au Rastel d'Agay, agriculture aux Ferrières) - pas de photos disponibles pour ces deux maisons.
La maison forestière du Porfait serait mise à la disposition des chasseurs. Les deux photos qui suivent ont été prises à l'occasion d'une randonnée du 29/10/2015 "cantine du Porfait - Petites Jambes" organisée par Camille

Et il y a, pour terminer, celle du Malpey, dont on dit que l'agent des Eaux et Forêts en poste au moment du débarquement de Provence, en août 1944, aurait permis la capture par les anglais des soldats allemands qui gardaient le Mont Vinaigre

Cette maison forestière devrait être aménagée pour devenir une des portes d'entrée dans le Parc de l'Estérel dans le cadre des projets portés par le S.I.P.M.E. (Syndicat Intercommunal pour la Protection du Massif de l'Estérel) - (Var Matin 03/10/2015).
Il est difficile de prévoir ce qu'il adviendra dans un futur proche des réalisations d'Auguste MUTERSE, maisons forestières et réseaux de pistes et de sentiers.
Avant de renvoyer vers les projets en cours et les structures qui les portent, un bref rappel de l'évolution de la forêt méditerranéenne au cours des 150 dernières années : http://www.foret-mediterraneenne.org
L'abandon de la forêt méditerranéenne (milieu du XIX° siècle - milieu du XX° siècle) :
"L'essor d'une agriculture de marché (la viticulture, mais aussi sur la côte les cultures florales et maraîchères), la décompression humaine, née de l'exode rural, réduisent jusqu'à l'effacer l'intérêt économique des bois pour les communautés villageoises" laissant le champ libre à l'Etat et au privé.
En fait, assez rapidement, le profit forestier, aléatoire et déclinant, décourage les propriétaires privés laissant l'Etat face à des communes peu motivées.
Malgré les efforts des forestiers (cf. Auguste MUTERSE), la forêt dont ils reprennent la gestion est dégradée et vit sous la menace permanente de l'incendie, favorisée par un enrésinement accru.
Depuis le milieu du XX° siècle : le retour à la forêt :
Le développement du tourisme revalorise la forêt. C'est d'abord la qualité du cadre de vie qui est perçue, puis plus massivement la notion d'écologie :
- "la forêt, écosystème fragile, est vitale pour tous
- il faut donc la protéger par une politique de lutte et d'aménagement fortement mobilisatrice"
L'avenir du Massif de l'Estérel et de sa forêt :
C'est dans la dynamique ci-dessus que parait s'inscrire le S.I.P.M.E., structure porteuse de la Charte Forestière de Territoire du massif Grand Estérel (CFTGE) et de l'Opération Grand Site (OGS) de l'Estérel :
"Le diagnostic réalisé dans le cadre de la CFTGE a mis en évidence que les fonctions paysagères, écologiques et sociales de ce massif périurbain sont essentielles. L'amélioration de l'accueil du public dans le massif et la gestion de la fréquentation, dans un souci de préservation environnementale, a donc été identifiée par la CFTGE comme un des principaux enjeux à traiter. La démarche OGS est alors apparue particulièrement pertinente pour relever ce défi".
Le site de la charte forestière est une source de renseignements d'une grande richesse sur l'Estérel, les données actuelles et les projets à l'étude. Il propose en outre de magnifiques photos. http://www.charte-forestiere-esterel.com
NB : selon les fonctionnalités internet dont vous disposez il est possible que ce site ne soit pas accessible depuis le blog. Il faudra alors insérer directement le lien dans votre navigateur.
"La phase de diagnostic permettant d'établir un état des lieux et d'identifier les enjeux s'est terminée fin 2019...Dans un second temps est développée une phase de stratégie où...des choix d'aménagement du territoire en termes d'accueil du public et d'interprétation du patrimoine sont proposées."
Dans ce contexte il est permis d'espérer que certaines des maisons forestières de l'Estérel puissent bénéficier de mesures de réhabilitation et de reconversion. Cela devrait au moins être le cas pour celle du Malpey...

Merci aux blogueurs et aux photographes qui ont permis d'illustrer ce blog, ainsi qu"à Jean-Marie pour ses recherches et son apport (photos du Porfait, texte et photos concernant la maison forestière des Trois Termes).
Nous avons également puisé, pour nourrir ce blog, dans la documentation proposée par les sites "esterel-pour-tous.fr", "foret-mediterraneenne.org" et "charte-forestiere-esterel.com" dont les liens figurent plus haut.

A suivre : nous espérons que la fin du confinement va se confirmer et que nous aurons dans les semaines qui viennent l'opportunité de nous réunir à nouveau sur les sentiers de notre belle région, en respectant les barrières sanitaires, bien entendu.
Bon 1er mai à toutes et à tous.
La semaine prochaine => confinement 8 :
Les mégalithes du Var et des Alpes Maritimes par Claude C.
24/04/2020 - Confinement n°6 - La Réunion – Paradis des randonneurs
Confinement n°6 - La Réunion – Paradis des randonneurs
En cette 6ème semaine de confinement je vous invite aujourd’hui à imaginer que vous êtes à près de 10 000 kilomètres de la métropole en plein milieu de l’Océan Indien prêts à atterrir pour découvrir ou redécouvrir pour certains ce qui enchante les randonneurs.

carte Didier Mercadal - Webside
La Réunion d’environ 2500 km2 (moins de la moitié du département du Var) est une île volcanique qui a seulement 3 millions d’années. Elle a été créée par un point chaud culminant à 3 070 m au Piton des Neiges. Son relief est escarpé et travaillé par une forte érosion qui forme en son centre trois vastes cirques : Salazie, Mafate et Cilaos. Les pentes de l'île sont sillonnées par de nombreux cours d'eau creusant des ravines plus ou moins profondes. Le cœur de la Réunion est appelée les Hauts de l’île en opposition à la frange du littoral jusqu’à 500-600 m d’altitude dénommée les Bas de l’île. Les cirques avec leurs pitons et remparts sont inscrits au parc mondial de l’Unesco et avec le volcan le Piton de la Fournaise ils font partie du Parc National de la Réunion créé en 2007.


Le cirque de Cilaos, caldeira arborée et sauvage est accessible en une trentaine de kilomètres du littoral par une route étroite et sinueuse , célèbre route aux 400 virages. La ville de Cilaos, connue pour ses sources thermales, ses lentilles et son vin est localisée à 1200 m. d’altitude au pied du Piton des Neiges, volcan escarpé et inactif. Le nom Cilaos dériverait du mot malgache, "tsilaosa", qui signifie qu'on ne quitte pas.
Vues du cirque et de la route depuis la Fenêtre des Makes.


Pour accéder au sommet du Piton des Neiges vous devrez monter en continu (le départ est à un peu plus de 1300 m.) en empruntant de nombreuses marches dans la forêt qui, en un 1er temps vous conduiront au gîte situé à 2400 m. de la Caverne Dufour où vous pourrez bivouaquer si vous souhaitez monter au sommet à 3070 m. par un chemin en partie fait de gratons et pierres volcaniques, tôt et assister au lever du soleil.

Il est à noter que nombreux sont les randonneurs qui partent du bas entre minuit et deux heures du matin avec la frontale pour faire l’aller-retour dans la journée.

Salazie se situe à l’Est sur la côte au vent et bénéficie d’un climat plus humide.

C’est le plus accessible des 3 cirques, et le plus verdoyant. Ici la nature se donne en spectacle, et l’eau omniprésente y jaillit en d’innombrables cascades dont le célèbre « Voile de la Mariée » ou encore le « pisse en l’air » qui tombe directement sur la route.

L’eau est ici omniprésente et si on ne la voit pas, on l’entend souvent ruisseler le long des falaises ou sous la végétation. Le cirque abrite sur son territoire des trésors du patrimoine naturel réunionnais, comme la forêt primaire de Bélouve et celle de Bébour limitrophe avec ses fougères arborescentes et ses ravenales (arbres du voyageur).


Accessible uniquement par les airs, même si un sentier permet d’accéder à son point de vue, le Trou de Fer constitue un des sites les plus majestueux et spectaculaires de l’île.

A Salazie vous verrez de nombreuses plantations de bananiers et « chouchoux », nom local des chayotes ou christophines. Le nom de "Salazie" viendrait de "Soalazy" (terme malgache désignant une marmite à trois pieds dont on se sert pour cuisiner), en référence aux trois rochers situés entre les Cirques de Salazie et de Cilaos.
Cœur d’un volcan délabré, le cirque de Mafate est un monde à part (700 habitants). C’est un écrin géologique dessiné par des remparts abrupts d’où on a une vue plongeante depuis quelques crêtes environnantes. Des sentiers abrupts depuis entre autres Le Maïdo (ouest de l’île),

le Col des Bœufs (Salazie), le Col du Taïbit (Cilaos) permettent de s’y rendre. Seule la marche à pied par des petits sentiers de montagne ou en hélicoptère permet d’accéder à un des 10 ilets (hameaux sur petits plateaux). Mafate est originellement le nom d'un chef de clan d'esclaves « marrons » (l’abolition de l’esclavage à la Réunion date du 20 décembre 1848). Celui dont le nom signifie « Celui qui tue » en malgache devint le chef d'une communauté traquée par des chasseurs d'esclaves, qui s’enfuirent dans le cirque.

Les habitants restent plus que jamais attachés à leur terre et perpétuent leurs traditions. Ils pratiquent la polyculture vivrière et accueillent les randonneurs dans une cinquantaine de gîtes d’étapes. 8 écoles accueillent les enfants du cirque qui doivent regagner le littoral en internat pour le collège et le lycée. Le ravitaillement qui était autrefois porté à dos ou sur la tête par les hommes et les femmes ou qui était acheminé avec des bœufs est désormais assuré par des rotations d'hélicoptères. Les secours et un service médical périodique sont également assurés par voie aérienne. Il en est de même pour l'évacuation des déchets. En revanche, les tournées des facteurs se font à pied.


Le climat de La Réunion est tropical humide. Mais il se singularise surtout par de grandes variabilités liées à la géographie de l'île. Il existe deux saisons marquées à La Réunion : la saison "des pluies" entre janvier et mars et principalement la saison "sèche", plus longue, qui débute au mois de mai pour s'achever au mois de novembre. Mais en saison sèche, les précipitations restent importantes sur la partie Est de l'île et notamment sur les flancs du Volcan. C’est là qu’on trouve surtout les plus belles cascades et les mares. La pluviométrie montre une grande dissymétrie entre l'Est et l'Ouest de La Réunion. Ci-dessous les cascades de Ste Suzanne, Grand Galet , Anse aux cascades et Trou Noir.




A l'ouest, les précipitations sont peu abondantes. En revanche, plus on se décale vers l'est, plus les cumuls de pluie augmentent, jusqu'à atteindre des valeurs dépassant 10 mètres par an.
L’île d’aujourd’hui est constituée de deux massifs volcaniques : le plus ancien, le Piton des Neiges est éteint depuis environ 12 000 ans. Il émergea de l’océan il y a 3 millions d’années environ, après une période de construction sous-marine à peu près identique. Le plus récent, le Piton de la Fournaise, s’est construit sur le flanc Sud-Est du Piton des Neiges il y a 500 000 ans environ. Il culmine au cratère du Dolomieu, et avec une éruption annuelle voire plus, le volcan du Piton de la Fournaise est un des volcans les plus actifs du monde. C’est un volcan effusif qui ne présente pas de danger immédiat pour la population, offrant ainsi un spectacle grandiose lors de ses éruptions.
Situé sur la route forestière de 24 kms de long qui mène au volcan avant d’arriver au Pas de Bellecombe à 2311 m. d’altitude, le plateau de la Plaine des Sables dévoile des paysages lunaires et désertiques et seule la piste qui la traverse nous rappelle que nous sommes encore sur terre.

En amont une petite balade de 2 kms quand l’accès y est possible vous conduira au seul lac de La Réunion : Piton de l’eau, lac de cratère à plus de 1800 m. d’altitude entouré en juillet-août d’une multitude d’arums.

Au bout de la route un spectaculaire panorama sur le Piton de la Fournaise et l’enclos Fouqué qu’il surplombe s’ouvre à nous. C’est la seule porte d’accès au volcan qui permet d’emprunter les sentiers de randonnées qui sillonnent l’enclos, et grimpent, au sommet du cratère Dolomieu à 2632 m, point culminant de La Fournaise dernière caldeira formée par le volcan.

Son ascension permet d’admirer le vaste cratère d’un diamètre de 1 km qui s’est effondré de 350 m. en 2007. Une grande vigilance s’impose. Il faut impérativement suivre les marques blanches au sol car de nombreuses failles sont de part et d’autre et le chemin peut être instable. De plus même par grand soleil il faut prendre avec soi, en plus de l’eau et d’une trousse de secours, vêtement chaud, couverture de survie, en-cas et lampe. Le brouillard arrive très vite même quand on ne l’attend pas et il est fort recommandé, où que l’on se trouve, de s’arrêter sur place et d’attendre plusieurs heures voire la nuit entière qu’il se lève.


Lors de l’éruption de 2007 le débit des laves était estimé à 100 mètres-cubes par seconde, et le volume total des laves émises durant les 3 semaines les plus intenses a atteint 120 millions de mètres-cubes, ce qui en fait une des éruptions les plus importantes jamais enregistrées sur la planète. Les éruptions se produisant à de rares exceptions dans « l’Enclos » zone inhabitée, ne sont pas dangereuses. Elles sont de type effusif, provoquant des coulées fluides et relativement lentes.

Le risque majeur d’une éruption à La Réunion est une éruption « hors enclos » (comme en 1977 à Sainte-Rose et en 1986 au Tremblet), mais qui ne devrait provoquer que des dégâts matériels (routes, maisons ou infrastructures). Le volcan est surveillé en continu par l'Observatoire Volcanologique de La Réunion, en liaison avec la Préfecture chargée de l'annonce d'une éruption plus ou moins imminente et de la fermeture des chemins et éventuel accès possible par balisage, des milliers de personnes étant prêtes à marcher plusieurs heures, même de nuit, pour voir le spectacle.

En cas d’éruption, et même si toutes les dispositions sont prises, il faut pour autant rester très prudent à proximité des coulées, particulièrement avec l’eau (pluie, vagues…), la vapeur pouvant gravement bruler. L’éruption d’avril 2007 a recouvert la nationale sur 1.600 kms avec jusqu'à 60 mètres de hauteur de lave coupant l’île en 2 durant 7 mois jusqu'à ce qu'il soit possible d’ aménager une nouvelle route.


On se demande comment la végétation brûlée peut repartir.


Le spectacle de la lave se jetant dans l'océan est impressionnant et il n'est pas rare que l'île s'agrandisse alors de quelques hectares.


Pour avoir une idée de l’éruption de 2007 allez consulter le site : https://fournaise.info/eruption-2-avril-2007/.
Je ne vous parlerai pas des 207 kms du littoral où vous pourrez rencontrer des paysages très différents : les plages et les zones de baignade sont concentrées sur la côte Ouest où se trouvent les récifs et lagons, tandis que le reste des côtes est plus sauvage : ce sont des plages de sable noir ou de galets, des falaises et même d'anciennes coulées de lave.



Pour information : Il existe trois sentiers principaux de Grande Randonnée : le GR R1 ou « Tour du Piton des Neiges », le GR R2 ou « Grande Traversée de l’île » et le GR R3 ou « Tour de Mafate », qui offrent de très nombreuses possibilités, et qui viennent s’ajouter à la longue liste des autres randonnées et promenades qui existent à La Réunion. Il existe 6 cartes IGN 1/25000ème qui couvrent le territoire et affichent les sentiers, et qui seront vos meilleures alliées pour préparer ou suivre votre parcours sur l’île.

La spécificité des sentiers réunionnais est qu’ils sont, en général, assez difficiles et techniques (hautes marches, échelles, passerelles, rochers, végétation, passage à gué / glissant / instable / vertigineux…) et avec un dénivelé important. Par ailleurs, les conditions climatiques peuvent être très variables et changer rapidement dans l’intérieur de l’île (pluie, vent, brouillard…), et être très rigoureuses en haute montagne au- dessus de 2500 mètres.
La Réunion est aussi, une terre de trail et de course en montagne. Elle accueille chaque année en octobre le mythique Grand Raid, ou Diagonale des Fous, une des plus belles mais difficiles course au monde, véritable course de l’extrême : 165 km, 10 000 mètres de dénivelé positif, en tout juste 24 h pour les premiers.
En cette période de confinement prenez le temps de regarder le film de 2018 fait par Réunion Première (26 minutes) - https://www.youtube.com/watch?v=_2Afc6tRtJM.
Il y aurait tant de choses à relater que j’espère vous avoir fait voyager et peut-être qu’un jour vous irez à votre tour découvrir cette île aux multiples couleurs où j'ai eu le plaisir de vivre durant presque 16 ans.
Confinement n°5 - L'herbier des randonneurs 2020-04-18
Confinement n°5 - L'herbier des randonneurs 1
Certains de nos amis randonneurs ne s'intéressent pas beaucoup à la nature et aux petites fleurs qu'ils croisent le long des chemins-Marcher pour marcher, seuls comptent les kilomètres et les dénivelées dans le temps le plus court. C'est à eux que je dédie cet herbier. Aujourd'hui vous avez le temps, vous piaffez certainement de ne pas pouvoir retrouver vos sentiers, alors profitez de cette possibilité de découvrir ce que vous avez raté.
Après la brillante étude géologique de Claude, cette semaine, nous allons nous plonger dans la botanique en vous présentant les plantes que nous rencontrons au cours de nos randos. Bien sur ce ne sera pas exhaustif à moins que le confinement dure encore quelques mois (il est fou !!!) mais on va s’intéresser aux plus originales et aussi à celles... que je préfère.
Bien sûr, ces informations ne proviennent pas toutes de mon savoir (!!!), j'ai pioché sur Internet et dans mes bouquins.
Hepatique
(Hepatica nobilis)-Famille du bouton d’or – Ranunculaceae
Jolie petite anémone mauve ou blanche, habituée des sous-bois au sous-sol riche. Photo du 26/03/2009-Mons-Les Megalithes

Petite et au raz du sol, il faut faire attention à ne pas la piétiner.
Cette plante ne doit pas être arrachée avec ses racines, par exemple pour la planter dans un jardin car elle ne se régénère pas très efficacement et peut donc disparaître du site. L’anémone hépatique est une plante toxique.
Hellebore de Corse
(Helleborus argutifolius Viv.) Nous aimons bien cette plante car c'est la première qui se réveille avant la fin de l'hiver. Son vert très tendre attire le regard.
Mais elle particulièrement toxique, irritation de la bouche et du pharinx, hyper-salivation, vomissements, coliques, suffocation, vertiges, arrêt cardiaque.
Photo du 26/03/2009-Mons-Les Mégalithes
On la retrouve dans nos jardins avec de jolies fleurs bien colorées, sous l’appellation Rose de Noël.

Aphyllante de Montpellier
(Aphyllanthes monspeliensis), ou œillet bleu de Montpellier est une espèce de plante méditerranéenne. Elle appartient à la famille des Liliaceae selon la classification classique.
Elle est aussi appelée : Bragalò, Barjavon, Bragalon, Bregaloun, Balhon, Bragala, Blavet, Giusses, Giussa, Blavet, Dragon et surnommée localement "herbe à lièvres" et est très appréciée des chevaux et des moutons.

C'est l'une des plantes les plus caractéristiques des garrigues de la Méditerranée occidentale, où elle fleurit abondamment au printemps, formant des touffes rappelant les joncs. Les fleurs sont bleues mauves, très rarement blanches.
Son nom signifie en grec « fleur sans feuilles ». Les feuilles sont en effet réduites à des gaines membraneuses à la base des tiges.
Son parfum est inexistant, son goût est légèrement sucré,la fleur est comestible.La photo ci-dessous a été prise le 7 mai 2008 lors de la randonnée dans la région de Coaraze (06), Rocasparviera-Le village maudit.
Mais elle est très courante et on aurait pu la trouver dans un autre de nos blogs.

On la confond souvent avec la plante suivante, le Lin de Narbonne
Lin de narbonne
(Linum narbonense) Nom provençal : Lin-sóuvage
Coteaux secs - principalement sur les sols rocailleux, mais aussi en plaine De la région méditerranéenne, jusque dans les Hautes-Alpes, la Drôme, l'Ardèche, la Lozère et l'Aveyron. – Portugal ; Italie ; Basse-Autriche ; Algérie.
Le Lin de Narbonne est une plante herbacée vivace à tige grêle. Les fleurs de couleur bleu ciel ont cinq pétales. Elle peut atteindre 50, voire 60 centimètres de haut. Sa floraison s’étale de mai à août jusqu’à 1700 mètres d’altitude.
Poussant dans le même milieu que l'Aphyllante et d'une couleur identique, on les confond souvent mais cette dernière vit en touffe alors que le Lin de Narbonne est la plupart du temps isolé, parfois mélangé avec l'Aphyllante comme sur la photo ci-dessous prise le 22 mai 2008 lors de la rando à la-Montagne de la Loube dans les Maures(83).
Les Euphorbes
Les euphorbes (Euphorbia L.), nom féminin, sont des plantes dicotylédones de la famille des Euphorbiacées. Elles possèdent des inflorescences particulières nommées cyathes, particularité que les euphorbes partagent seulement avec quelques genres voisins. Comme toutes les Euphorbiaceae, ce sont des plantes toxiques, qui possèdent un latex parfois très irritant.
Dans la région nous rencontrons 4 variétés d'Euphorbes : l'euphorbe réveille-matin dont le "latex", très toxique, était utilisé pour soigner les verrues (l'azote liquide est plus efficace !), l'euphorbe arbustive que vous trouverez au pied du Rocher St Barthélémy où elle a envahi l'ancien chemin qui rejoignait la Maison Forestière de la Batterie, la Grande Euphorbe et l'Euphorbe Hérisson. Nous nous intéresserons à ces deux dernières.
Euphorbe Hérisson-
(Euphorbia acanthothamos) est une petite euphorbe très jolie de forme semi-sphérique rappelant un hérisson. Au printemps elle porte des pseudo-fleurs jaunes.Cette photo a été prise le 17/04/2008 lors de la randonnée Le Thoronet-Cabasse.

Grande Euphorbe
(Euphorbia characias) Cette variété peut atteindre 1 m. Feuillage bleu vert à grosse inflorescence. Comme précédemment son latex est toxique. Elle forme des touffes parfois importantes. Au milieu de cet ensemble verdâtre, rien ne ressemble à une fleur. En effet, celles-ci, telles qu'on se les imaginent, n'existent pas ! Ce qui ne veut pas dire qu'elles sont absentes au sens anatomique du terme. Toute la curiosité de celles des euphorbes réside dans le fait qu'elles ont perdu sépales et pétales, renommées pour l'occasion des cyathes. Pistil et étamines se nichent au coeur des petites "coupes" qui résultent en réalité de la soudure entre deux bractées florales.
C'est une plante qui s'exporte facilement dans nos jardins où elle constitue de jolis massifs, mais attention elle égrène beaucoup.

Cette photo a été prise le 28/03/2019 au cours de la rando Cabris-La chevrerie du Bois d'Amont.
Globulaire
(Globularia Alypum)- Appelée Globulaire Turbith, Séné de Provence,herbe terrible, petit globe. En anglais "Globe Daisy". C'est encore une belle petite plante bleue, basse,20 cm, en buisson qui fleurit de la fin de l'hiver au printemps
Plante vivace, commune, poussant dans les lieux rocailleux et broussailleux secs, de préférence sur calcaire, parfois aussi dans les maquis. On trouve fréquemment des buissons poussant sur de gros rochers isolés ou sur les falaises. Distribution : pratiquement tout le pourtour méditerranéen.

Cette photo a été prise le 28/02/2008 lors d'une rando particulièrement difficile à La Mangiarde (06)
Les Orchidées
Combien d'orchidées sur terre ? Environ 25 000, sans compter les hybrides
Sous d'autres latitudes, ce sont des plantes épiphytes. Elles croissent sur la canopée, au sommet des arbres. "Leurs racines aériennes absorbent l'eau chargée de substances nutritives qui dégouline des arbres, et elles profitent de la lumière du soleil pour leur photosynthèse". Dans le Var, on répertorie une centaine d'espèces. Ici, elles ont les pieds sur terre, et sont entièrement dépendantes de leur hôte, un champignon microscopique, avec lequel elles vivent en symbiose. Aussi, il est inutile de déterrer une orchidée trouvée dans la nature, pour la replanter dans son jardin. Ôtée de son milieu, elle ne survivra pas. On observe sur les racines des orchidées, deux tubercules en général, dont l'apparence est à l'origine de leur nom, orchis signifiant testicule en grec. Ils renferment les réserves de nourriture de la plante. Tandis que l'un l'alimente et se ratatine, l'autre élabore des provisions pour l'année suivante.
Les fleurs constituent une grappe, échelonnée le long de la tige, ou rapprochée vers le sommet.Hermaphrodite, l'orchidée possède une partie mâle sous forme de deux pollinies. L'ovaire, vrillé, sert de pédoncule https://www.api-movie.fr/haut-var/les-orchid%C3%A9es-du-var/
Nous allons nous arrêter sur 3 variétés courantes dans nos régions, la Céphalantere, l'Orchis de Robert, et la Serapias
Céphalanthere
(Cephalanthera longifolia)
Plante élancée à feuilles dressées, étroites (environ 1,5 cm de large) et engainantes (englobant la tige florale) , à inflorescence lâche de 8 à 20 fleurs d'un blanc pur .

Elle pousse souvent en touffes, mesure de 20 à 60 cm. Confusion possible avec la Céphalanthère de Damas dont les fleurs sont moins blanches, moins nombreuses, les feuilles plus larges et ayant les gaines foliaires généralement de couleur marron 1.
Orchis de Robert
(Himantoglossum robertianum) - Du nom du botaniste G-N-Robert-(1 776-1 857)
L'Orchis géant ou orchis à longues bractées est une espèce d'orchidée terrestre européenne.
C'est une plante robuste, pouvant dépasser 50 cm, à inflorescence dense, fréquente en région méditerranéenne de la fin de l'hiver au début du printemps, où on peut la rencontrer notamment sur les talus herbeux des bords de routes ou de chemins.
Le Férion (06)-05/04/2007
Longtemps protégée, elle ne l'est plus car elle est devenue très commune. Parfois seule, parfois en groupe souvent important, elle fleurit de janvier-février à Avril. On la confond souvent avec une jacinthe.
La Croix sur Roudoule (Maures)-21/05/2009
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Serapias
(Serapias olbia) -Serapias de ProvenceLa Sérapias de Provence est endémique de Provence et de Corse, elle se distingue des autres par son labelle recourbé et sa callosité entière.C'est une plante bizarre par sa forme. Souvent en groupe sur des terrains arides. Floraison d'Avril à Mai.

Photo du 25/03/2010-St.Tropez-Littoral 2
Mais pas la peine d'aller très loin pour la trouver : voir au CRAPA de Boulouris
Origine de son nom : Sarapis ou Sérapis (en grec ancien Σάραπις / Sárapis) est une divinité syncrétique créée à l'époque hellénistique par Ptolémée Ier , premier souverain de la dynastie lagide, afin de se faire accepter par le monde égyptien. Sarapis rassemble des traits d'Hadès, du dieu-taureau Apis et d'Osiris
Alysson Maritime
(Lobularia maritima)
Cette plante est de la même famille que le chou ,(Brassicaceae) . Très ramifié et se présentant sous forme de touffes, l’Alysson a des feuilles étroites en forme de lance. Les fleurs de l'espèce ont une agréable odeur de miel. Elle se trouve fréquemment en bord de mer ou sur sol calcaire. Ses très petites fleurs blanches apparaissent d'avril à septembre (pratiquement toute l'année).
Fleurs et feuilles se consomment: poissons, crustacés, viandes blanches, carpaccios, salades d'été, glaces et sorbets.
Photo du 3/10/2019-L'Escalet et les deux caps-G2


Elle s'acclimate bien dans nos jardin sous le nom de Corbeiile d'or ou d’Alysse odorant avec différentes couleurs. Mais attention, elle est très envahissante.
Oxalis
(Oxalis pes-caprae)
L'Oxalis des Bermudes, encore appelé Oxalis pied de chèvre est une espèce de plantes herbacées vivaces du genre Oxalis de la famille des Oxalidacées. Originaire d'Afrique du Sud, elle s'est dispersée dans toute l'Europe méditerranéenne, devenant envahissante.
Photo du 3/10/2019-L'Escalet et les deux caps-G2
L'épithète pes-caprae, « pied de chèvre », fait référence au dessin des feuilles.
Elles sont formées de trois folioles en forme de cœur, avec des taches brunes. A cause de cette forme on les confond souvent avec du trèfle.
Durant la nuit ou en cas d'ombre ou de pluie, les feuilles se replient vers le pétiole et les fleurs s'enroulent en fuseau torsadé.
Floraison printanière, Avril-Mai. Les fleurs jaunes (20 - 25 mm) sont groupées en ombelle, comprenant 2 à 8 fleurs, au bout d'une tige de 20 ou 25 cm de haut.
Il existe des variétés cultivées, Oxalis Articulata, roses, envahissantes, avec le même type de feuilles. Certaines variétés sauvages, à petite fleurs jaunes, envahissent nos jardins. Système radiculaire important d'où une éradication difficile.
D'une façon générale, les Oxalis sont comestibles mais très riches en oxalates. Attention aux reins.
Bourrache
(Borago officinalis) Plante assez commune que l'on retrouve au bord des
chemins. Ses fleurs, de petite taille sont d'un bleu délicat. Mais son intérêt réside sur toutes ses propriétés médicinales. Elle fait jeu égal avec la sauge dans ce domaine.
USAGE INTERNE
• Huile : améliore la souplesse et l'élasticité de la peau, renforce les ongles et les cheveux cassants, retarde le vieillissement de la peau, prépare la peau à l'exposition solaire, atténue les rhumatismes et les douleurs prémenstruelles.
• Parties aériennes : actions diurétiques, émollientes, toniques, aphrodisiaques, cicatrisantes, laxatives, antitussives, expectorantes, soulagent les troubles respiratoires, fleurs sudorifiques.
USAGE EXTERNE
• Huile : lutte contre la sécheresse de la peau, les dermatoses (herpès, eczéma, psoriasis), les rides, les vergetures.
• Parties aériennes : action contre les irritations cutanées.
Elle a par contre quelques contre-indications
• Les parties aériennes de la bourrache sont déconseillées aux femmes enceintes ou qui allaitent, ainsi qu'aux personnes souffrant de troubles hépatiques, à cause de leur teneur en alcaloïdes pyrrolizidiniques, qui peuvent se révéler toxiques. L'huile de bourrache, ne contenant pas d'alcaloïdes pyrrolizidiniques, ne présente aucune contre-indication connue.
La bourrache a toujours été l'objet de discussions entre Jean-Marie et Françoise L. Extrait du blog du 08/04/2010-Fayence-Circuit des chapelles
Françoise s'exclame : " De la bourrache ! Ma bourrache, viens vite voir Jean-Marie". Il y a en effet entre eux une vielle polémique au sujet de cette plante banale. Ce coup-ci, il y aura photo, ce qui y mettra fin…jusqu'à la prochaine fois.
Barbe de Jupiter
(Anthyllis barba-jovis)

Ses rameaux sont dressés et les plus jeunes gris argentés. Grâce au revêtement pileux des feuilles, cette espèce est particulièrement résistante aux vents violents chargés d’embruns. On la rencontre justement essentiellement sur les îles d’Hyères, la presqu’ile de Giens, et on trouve également une colonie sur le sentier du littoral au Pradet.
Photo du 08/04/2010-Bormes-Bregançon
La floraison s’étale durant le printemps (d’avril à juin). Les fleurs blanc-jaunes sont regroupées aux extrémités des rameaux et brunissent en vieillissant. Cette espèce fait l’objet d’une protection sur l’ensemble du territoire national français, évitez donc de la cueillir.
Lors d'une rando, un garde forestier nous a indiqué qu'arracher cette plante entraînait une amende de 900€ ! Beaucoup ont péri dans l'incendie de juillet 2017 mais c'est une plante résistante, elle est repartie.
Quant à l’origine de son nom, une ancienne flore (atlas répertoriant et décrivant les espèces, et servant à déterminer et identifier les plantes) affirme que cette détermination est difficile. Qui sait ? Les anciens ont peut-être trouvé quelques rapports entre les rameaux, les feuilles soyeuses couleur argent et la barbe du père des Dieux ?...Et ils ne connaissait pas un certain Emmanuel.
Palmier DOUM
"Chamaerops humilis est l’une des deux seules espèces de palmiers natifs d’Europe,
C'est un élément typique du faciès le plus thermophile du maquis méditerranéen.
Photo du 2010-03-25-St.Tropez- sentier Littoral N°2-
C'est le palmier dont l'aire de répartition naturelle est la plus étendue vers le nord, avec comme limites extrêmes les localités de Hyères (France) à 43° 07' N [1], et de l'île de Capraia au large de la Toscane (Italie) à 43° 04' N.
Présent dans le département de l'Aude, en France, le palmier nain est absent de la Corse et existe encore sur le littoral de la Côte d'Azur très localement, dans le Var et les Alpes-Maritimes, où il a été aussi cultivé dans le courant du XIXe siècle dans les parcs et jardins."
Il semble également avoir été rencontré à l’état sauvage dans l’île de Malte. Le palmier nain occupait d'importantes surfaces dans le Tell algérien avant la colonisation française.
Sur le plan écologique, cette espèce est très utile pour lutter contre l'érosion et la désertification car elle se régénère naturellement après les incendies en émettant de nouveaux drageons." Cf. Wikipedia.

Nous avons beaucoup craint pour lui lors de l'incendie de juillet 2017 mais nous avons eu la joie de le retrouver, intact en 2019.Photo du 03/10/2019-L'Escalet et les deux caps.
A Suivre
En ce temps de confinement j'espère que vous avez apprécié cette escapade parmi les fleurs de notre belle région. Mais ce n'est pas fini, il y a encore de la réserve. Je vous prépare un n° spécial sur les fleurs de montagne, vous allez vous régaler.
Merci à tous les photographes qui ont participé à cet herbier. Et merci aussi à nos "experts" qui, avant l'arrivée de Plant'net sur nos mobiles ont permis l'identification : Annette et Guy, Annie F, Monique L, Maryse, Jean-louis, Jean-Marie, et d'autres que j'ai peut-être oubliés, pardon.
La semaine prochaine G1 et G2 : rando confinée
CONFINEMENT 4 - 11 AVRIL 2020 - TUFS ET TRAVERTINS DE PROVENCE
Les tufs et travertins constituent un véritable patrimoine provençal. Nous avons pu les contempler lors de nos randonnées à Villecroze, Cotignac, Barjols, la Motte, Vidauban, Carcès ou encore Saint-Zacharie.
Précisons que nous ne parlons ici que de « tuf calcaire ». En effet, le nom tuf s’applique aussi à d’autres roches sédimentaires, également poreuses et légères, mais résultant de la consolidation de débris volcaniques, de cendres. Ce sont alors des « tufs volcaniques », dont un bel exemple est le paysage turc de la Cappadoce.
Il n’y a pas de définition précise et rigoureuse permettant de différentier les deux termes tuf et travertin ; mais généralement on entend par tuf, une formation jeune, de type tendre et poreux, en opposition aux travertins, roches plus anciennes qui présentent des faciès plus cohérents et indurés, car ayant été transformés par sédimentation et diagénèse.
Les travertins anciens, se sont formés à l’Holocène (période la plus récente de l’ère Quaternaire) et ne sont plus au contact des eaux qui leur ont donné naissance. Les tufs et la source d’eau qui permet encore leur formation aujourd'hui peuvent être considérés comme une « relique » d’un phénomène important qui s’est développé il y a environ 8 000 ans et qui a donné naissance à de très grandes accumulations de travertins.

Selon P. Blot (https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00950467/document), le véritable initiateur de l'étude des tufs en France est Jean-Etienne Guettard (1754), qui a travaillé sur le site de Crégy, près de Meaux, avant de décrire d'autres formations, comme celles de Villecroze et de Barjols.

En 1897, Charles-Philippe-Ernest Munier-Chalmas découvre le pouvoir incrustant des algues. Mais ses travaux sont ignorés et redécouverts par l'Abbé P. Frémy en 1926. Depuis, les études se sont généralisées à des structures qui sont dénommées Stromatolites (ou stromatolithes), roches calcaires en forme de dôme, de chou-fleur ou de récif, qui se forment dans des eaux chaudes et peu profondes (ex en Australie) et dont des formes fossiles, datant de 3,2 milliards d'années, font partie des toutes premières formes de vies connues sur Terre.
Les tufs et travertins sont des roches calcaires biogéniques, c'est à dire formées grâce à des organismes vivants. Ils se forment en milieu aquatique sursaturé en « carbonates dissous », dans des sources ou des petites cascades. La présence d'algues, de mousses, de champignons ou de certaines bactéries (Cyanobactéries) fait précipiter le carbonate de calcium, qui se dépose en surface des végétaux. Peu à peu la fine pellicule devient « croute », puis les cellules végétales piégées à l’intérieur se décomposent en laissant un vide et seul le minéral subsiste.
Dit plus techniquement, la formation des tufs et travertins s’explique par la précipitation des carbonates (CaCO3) dans les sources et les eaux de ruissellement chargées d'ions hydrogénocarbonates (HCO3-) et d'ions calcium (Ca2+), suivant l'équation : Ca2+ + 2 HCO3- → CaCO3 + H2O + CO2.
Plus le dioxyde de carbone (CO2) est consommé, soit par dégazage vers l'atmosphère (ex à la faveur de l'agitation de l'eau) soit par utilisation lors de la photosynthèse des végétaux et des bactéries, plus il y aura de formation de carbonate de calcium. Au contraire, lors d’un apport de CO2 (ex : respiration nocturne végétale) l’équilibre peur se déplacer vers la re-dissolution des carbonates. Nous sommes en présence d’un équilibre qui, de plus, est influencé par la température et la pression.
A Sillans, les eaux de la Bresque, après un parcours tranquille, rencontrent un « bouchon » de travertins anciens et chutent de 42 m. Nous observons ainsi une magnifique cascade avec ses voiles de mousses incrustées.

Le ruisseau du Fauvery arrive sur les hauteurs de Barjols au niveau d’une falaise de tuf d'environ 10 m de haut. Le dénivelé important entraîne dans le Vallon des Carmes, une suite de cascades et de bassins.
La falaise de tuf, creusée de grottes, abrite un important complexe troglodytique de chapelles et de cellules, dernier vestige apparent du couvent des Carmes "déchaux".

A Cotignac une falaise de travertin de 80 m de haut et 400 m de long surplombe le village. Diverses grottes naturelles et anciens habitats troglodytiques, aménagés au Moyen-Age, sont présents dans cette roche tendre, aisée à creuser.
Ces dépôts de calcaire sont liés à la Cassole, qui prend naissance sur le flanc Est du Gros Bessillon et qui est une des rivières les plus minéralisées de la région : on peut voir des dépôts de calcite tout au long de son lit. A Cotignac, ses eaux ont incrusté des voiles de tuf sur la falaise jusqu'au début du XVIIIe siècle. Puis la rivière a été détournée. Elle contourne maintenant le village et c’est dans le Vallon Gai qu’elle forme aujourd'hui une cascade, franchissant en un saut de 10 m le bouchon de travertin encastré dans les dolomies, et déposant de nouveaux tufs.

A Villecroze, le village est également dominé par un balcon de travertin, creusé de grottes naturelles, que les moines bénédictins ont utilisées pour se réfugier, lors des invasions du Xe siècle. Les grottes ont été fortifiées, au XVIe siècle, par le seigneur local. Les maçonnerie et fenêtres à meneaux sont construites avec le travertin extrait sur place. A gauche persiste une cascade de 35 m de haut, qui dépose, en petites quantités des carbonates sur, principalement, des mousses.

A l’intérieur du château-grotte sont visibles non seulement le travertin de la falaise, avec des encroutements de mousses et végétaux mais aussi de beaux exemples de concrétions calcaires, de formation purement chimique et caractéristiques de l’intérieur des grottes, avec des colonnes, draperies et stalagmites.

Près de sa source, la Nartuby traverse non seulement des calcaires mais aussi des gypses. Les eaux vont dissoudre en plus des carbonates des sulfates issus du gypse. Ce mélange entraine une diminution de la solubilité de la calcite et donc une augmentation de la formation des concrétions calcaires. Sur la commune de la Motte en Provence « Le Saut du Capelan» est la plus spectaculaire des cascades du cours de la Nartuby, qui entaille aussi ici une falaise de travertin et chute d’une trentaine de mètres dans une vasque profonde.

D'autres morphologies spectaculaires ont été observées dans des cours d’eau contenant des quantités notables de « carbonates dissous » qui vont se déposer, en construisant des barrages ou des murs limitant des vasques appelées "gours". Quant un obstacle rend le lit du ruisseau un peu moins profond qu'ailleurs, l'eau coule plus vite et y est plus agitée, favorisant le dégazage du CO2 et donc la précipitation préférentielle du carbonate de calcium, ce qui surélève l'obstacle et amplifie le phénomène. De plus, la faible profondeur d'eau favorise la pénétration de la lumière et le développement des micro-algues et des bactéries photosynthétiques qui accélère le phénomène. A terme, ce mur peut barrer complètement le ruisseau.
L'Huveaune prend sa source à la Grotte Castelette, dans le massif de la Sainte Baume, puis court en sous-bois épais en formant des "escaliers" plus ou moins importants. Sur les bordures des vasques, l'eau s'écoule plus rapidement et cause ainsi la formation de “drapés” calcaires, typiques des "gours".

La Bresque, en aval de la Grande cascade de Sillans, poursuit son cours dans une forêt dense, de vasque en vasque, sautant en petites cascades les murs de travertin.


Dans certaines conditions, les particules du micro-précipité de carbonate de calcium en suspension dans les eaux ont la bonne dimension et la bonne concentration pour entraîner la diffusion de la lumière et donner d'exceptionnelles couleurs bleues.
Pour terminer, notons que des dépôts de travertin peuvent également se développer dans les eaux captées : c'est le phénomène des "Fontaines Moussues". Ainsi, à Barjols la fontaine Raynouard, du nom de son donateur, cache sous son aspect actuel une sculpture représentant un faune se prélassant dans une conque. Mais le calcaire accumulé au fil du temps enveloppe le tout sous une épaisse coque de tuf et de mousse. Cette enveloppe naturelle est très régulièrement taillée, afin de préserver l'équilibre du monument.

Merci aux animateurs qui nous ont fait découvrir ces beaux sites et aux blogueurs qui ont pris toutes ces photos.
Mais je ne remercie pas ce virus qui nous confine et sans qui ce blog n'aurait pas été écrit.