Callian - Le vallon de la Camiole - Circuit petites jambes _ jeudi 9 juin 2016
CALLIAN - Vallon de la Camiole - jeudi 9 juin 2016
Nous sommes 17 à nous retrouver aujourd’hui à Callian, pour une randonnée conduite par Joël.
a météo est beaucoup plus clémente qu’annoncée et le thermomètre affiche déjà plus de 20 degrés.

« La randonnée a déjà été mise au programme en 2008 et 2010. Aujourd’hui elle sera un peu écourtée. La longueur prévue est de 11kms300 et le dénivelé de 338 m. La principale difficulté est au début : une descente pentue sur route goudronnée pour quitter le village.»

Nous cheminons tout d’abord au milieu des ruelles étroites 

où nous pouvons admirer les maisons aux façades fleuries






puis passons devant un lavoir : pas de torchons pendus cette fois.
avant d’emprunter la descente annoncée.




Une vue dégagée sur la plaine s’offre à nous.

D’étranges plantes dont personne ne connait le nom bordent la route.

C’est devant un majestueux tilleul que nous faisons les photos du groupe.


De l’autre côté de la route de magnifiques catalpas sont fleuris.

Nous voilà maintenant arrivés à La Camiole. Nous traversons le gué où il y a peu d’eau en ce moment,

puis passons devant un ancien moulin à huile.

Nous abandonnons alors le bitume
et commençons à grimper. Quelques efforts sont nécessaires. Un bon raidillon face à nous va nous conduire non loin des vestiges de Velnasque,

jusqu’auxquels nous n’irons pas, le chemin y accèdant étant étroit et raide et ceux-ci n’étant pas accessibles pas mesure de sécurité.
C’est, arrivés sur une piste plus large, que nous nous arrêtons pour la pause banane.


Des buissons épineux de salsepareille bordent le chemin.

La groupe repart mais petit à petit la chaleur se faisant sentir et la piste s'élevant, celui-ci s’étire.




Nous voilà sur la piste TALENT, dont le nom est celui d’un médecin : nous allons rapidement l'apprendre en passant devant une fontaine, qui fonctionne, ce qui est très rare sur les chemins de randonnée,
la fontaine étant elle-même devant un réservoir d’eau protégé par une clôture qui n’a pas empêché « un taggeur » d’y laisser sa trace.
A gauche de notre chemin, nous découvrons une magnifique propriété, puis une autre et encore d'autres, bien isolées et perdues dans la végétation. Il s'agit du hameau de Lavagne.

Nous retraversons la Camiole à sec cette fois, après que Joël nous ait dit : "Sur notre gauche, il y a un petit lac, le lac de Giraud, que nous ne voyons pas et que nous ne pouvons atteindre depuis cette piste. Il n'y a pas de chemin de ce côté"

Nous entrons dans la forêt domaniale de Tourettes. Claude nous sert de garde-barrière.


C'est un peu plus loin que nous trouvons un coin agréable, ombragé avec des pierres pour déjeuner.
Comme à l'accoutumée, nous commençons par un vin d'orange avec un petit pâté croûte, puis arrivent les vins rouge et rosé, gingembre confit, cake, café... Sommes-nous là pour randonner ou pour les agapes?




Petite sieste ou belote et il temps de repartir. Joël de dire: "départ dans 10 minutes, puis 5 minutes et enfin 3 minutes."

Nous nous engageons sur la piste PICHOT quand nous entendons les cloches d'un troupeau de vaches, ce qui est assez inattendu.


Le soleil joue à cache-cache. Y aura-t-il orage ou non? Eh bien non. Jean-Marie nous dit que nous sommes sur l'acqueduc souterrain de la Siagnole.
"L'aqueduc de Mons à Fréjus est un aqueduc romain qui alimentait Fréjus depuis Mons et Montauroux. L'aqueduc est classé Monument historique depuis 1886.
À sa mise en service, la longueur totale de l'aqueduc est de 26 km.
Au début de son utilisation, l'aqueduc est alimenté par la Foux de Montauroux. Environ 20 ans plus tard, une seconde source, la Siagnole, ou Neissoun vient compléter l'alimentation de l'aqueduc. L'aqueduc, alimenté par deux sources différentes est alors qualifié de « bicéphale ». Au départ de l'aqueduc, l'altitude est de 516 m et la température moyenne de l'eau est de 10,5 °C. L'aqueduc suit son cours pour atteindre Fréjus, situé à une altitude de 34 m en suivant une pente moyenne de 1,1 %. L'eau met environ 17 heures à parcourir la totalité de l'aqueduc, à la vitesse moyenne de 2,4 km/h. Le débit moyen est estimé à 34 litres par seconde, soit un débit journalier d'environ 26 000 mètres cubes. Les dimensions internes de l'aqueduc sont d'1,6 mètres de haut pour 70 centimètres de large.
L'aqueduc franchit un grand nombre de vallons où il se trouve assailli par le résultat des précipitations méditerranéennes et réchauffé par le soleil, ce qui accentue les dépôts carbonatés. Le trajet est en majeure partie souterrain, sauf à l'approche de Fréjus. L 5 à 7 premiers kilomètres sont encore utilisés de nos jours." (wikipédia)
Le chemin devient plus étroit. Quelques embuches ralentissent le groupe. Des options différentes s'offrent aux randonneurs : passer dessous, dessus, debout ou assis ou contournement.




Marinette mettant le pied sur un bout de bois le mécontente fortement et celui-ci par répression se dresse et la blesse à la jambe. Rien de grave. L"infirmière" Joël est là.

Le chemin redevient vite agréable.

Devant l'entrée donnant accès au domaine de Font Bouillen Claude refait une photo de groupe tandis qu'il se tient fièrement devant une borne à incendie rutilante.


Nous voilà maintenant sur le macadam. Aux hameaux des Graous et de la Gache nous voyons de nouveau de belles propriétés avec pour certaines de magnifiques oliviers.


Le retour à Callian se fait par une forte descente.

A un virage nous avons une magnifique vue sur le Château.


" Le château s'inscrit dans une histoire séculaire, jalonnée d'une multitude de seigneurs. Une histoire qui débute avec un certain Ugo, prince de Callian, seigneur de la région vers 1038. En 1249, Callian figure comme castrum, siège d'une importante seigneurie. Les tours nord-est et sud-est sont datées des XIIe & XIIIe siècles.
En 1391, Callian est incendié par Raymond de Turenne au cours de la guerre de succession entre les Duras et la Maison d'Anjou. La famille de Grasse, présente sur ces terres de 1374 jusqu'à 1645, donnera au château sa physionomie actuelle. En 1510, Louis Antoine de Grasse construit sa façade sud-est dans un style Renaissance provençale.
En 1585 Joseph de Rafélis acquiert également une partie des terres de Callian. Puis en 1679 le château passe partiellement aux mains de la famille de Lyle Taulane, Gabrielle de Rafélis épousant Antoine de Lyle. L'autre moitié reste au frère de Gabrielle, Jean de Rafélis de Broves. En 1751, Marie Gabrielle, fille de Jean de Rafélis de Broves, vend la partie nord-est du château à la ville de Callian, la communauté villageoise y construira une mairie.
Fin 1792, Joseph-Ignace de Lyle Tazulane doit quitter le château de Callian, qui est pillé peu après, et incendié.
En 1873, les ruines abandonnées de la partie Lyle Taulane passent par mariage à la famille de Jerphanion. Les lieux ne sont toutefois plus habités et annoncent la transformation future de ces ruines en carrière de pierres et en terrain de jeux pour les enfants.
Au début du XXe siècle, tous les murs du château tiennent encore debout. Mais après le 1ère guerre mondiale, une partie du mur ouest s'effondrera. Henry Brifaut né à Bruxelles, découvre en 1958 les ruines du château, abandonnées depuis près de 170 ans. En 1966, il achète le château de Callian & à l'age de 61 ans, il relève le pari de reconstruire la demeure. Après une dizaine d'années de travail, l'édifice retrouvera son allure d'antan... Château de Callian 83440 Callian, propriété privée, ne se visite pas, visible de l'extérieur uniquement." (office de tourisme)
Arrivés au parking, nous nous dirigeons vers la place Bourguignon, avec



"L'Église inaugurée en 1685 remarquable par son clocher quadrangulaire en tuiles vernissées de style bourguignon, exécuté en 1703 par les compagnons du devoir. L’église contient des retables sur les bas-côtés et les reliques de la patronne du village de Sainte-Maxime. Son abside est ornée d’un maitre autel monumental éclairé par des vitraux anciens, fidèlement restaurés." (office de tourisme)






Les photos sont de Claude,Gérard, Jean-Marie et Rolande.
LE MONT FARON (TOUR DES FORTS) - 02/06/2016
Le Mont FARON (Tour des Forts)
Ce jour, Anne-Marie nous a préparé une randonnée inédite au Cercle de Boulouris, alliant beauté des panoramas et culture avec la visite des forts.
Jean Bo avait alerté sur les deux difficultés de la randonnée : « il y a une montée dans les rochers, pas vertigineuse mais difficile. Au retour, il y a une descente sportive, pas vertigineuse non plus, mais on descend 200 mètres avec une pente très forte (presque à la verticale)». Les 6 randonneuses et les 6 randonneurs présents à Toulon, au parking du téléférique du Mont Faron, sont donc très motivés, d’autant plus que les conditions climatiques sont idéales, le soleil s’étant invité et le vent restant faible.


Après la présentation de la randonnée, d’environ 16 km, de son profil (ci dessous, celui réalisé avec 740 m de dénivelée cumulée) et des sites que nous allons visiter,
nous voilà sur la route, avec déjà une belle vue sur la rade de Toulon.


Puis nous nous engageons sur un agréable chemin qui va nous mener au Trou du Diable.

Une courte pose pendant laquelle Anne-Marie nous explique que notre montée va alors se poursuivre dans les rochers, des marques bleues nous donnant la trace pour progresser.

Nous voilà de véritables chamois sur cette paroi calcaire.


Nous nous arrêtons afin d’admirer non seulement notre progression, la ville et la rade de Toulon commençant à devenir petites, mais surtout les beaux panoramas sur Saint Mandrier, Six Fours et le Cap Sicié.



Nous continuons notre montée escalade et découvrons au loin la presqu’île de Giens et les îles d’Or.



Heureux d’avoir avalé ces 230 m de dénivelée sur 470 m, (cela fait quand même une pente d’environ 49% !!!) nous rejoignons une piste agréable. Nous en profitons pour faire notre petite collation matinale.



Nous allons maintenant marcher sur les sentiers des crêtes pour découvrir différents ouvrages de fortifications construits pour protéger Toulon et son port.
Progressant vers l’est, à travers les pins, nous atteignons tout d’abord «la Caserne Retranchée, construite en 1764 pour servir initialement de cantonnement de chantier du Fort Faron puis de protection d’un impluvium rempli par les eaux de pluie ruisselant sur des carreaux en terre cuite aménagés sur les terrains au-dessus.»
En contre bas se situe Le Fort Faron lui-même, «C’est une ancienne redoute (système de fortification fermée muni uniquement d’angles saillants) commencée en 1764 sous le règne du Roi Louis XV. Dès 1840, du fait de l'allongement des portées en matière d’artilleries, la réorganisation complète de son système défensif, la transforme en Fort (c’est-à-dire avec des angles rentrants) en 1844. Actuellement fermé au public, il est la propriété de la communauté d'agglomération TPM, en cours de réhabilitation… »


De là nous avons une très belle vue sur le Coudon, à l’Est 
et sur le Fort de la Croix Faron, au Nord, notre prochaine étape, qui grâce au zoom apparait plus nettement.
Encore 150 mètres de montée, par une sente pierreuse, pour atteindre l’éperon rocheux sur lequel a été construit, en 1875, le Fort de la Croix-Faron. Il sert actuellement de station de transmissions.


Nous repartons par le chemin des Crécerelles, bordé de Valérianes et d’Euphorbes, chemin en crête qui permet une vision à gauche sur la mer et à droite sur la montagne. C’est fabuleux.


Nous délaissons le chemin du Grand Baou qui permet d’atteindre le sommet du Mont Faron et poursuivons jusqu'à une plateforme où nous faisons les photos du groupe.


Au loin, culmine la Tour Beaumont .

La Caserne du Centre «achevée en 1838, était un ouvrage de surveillance et casernement pour 200 hommes destiné à garnir les retranchements de la crête nord du massif».
Nous longeons par le dessus les retranchements du Pas de Leydel, «qui protégeaient le sommet par un fossé artificiel creusé dans le roc, vers le tombant côté Nord».


Vue sur le Revest, sa retenue et ses carrières.

Nous déjeunons sur le prestigieux site de la Tour Beaumont : «construite de 1840 à 1845, c’est un des plus beaux belvédères de la côte, perché à 542 m d'altitude. Devenu Musée Mémorial du Débarquement des Alliés en août 1944, elle comprend plusieurs salles d'expositions consacrées aux différentes armées qui ont participé au débarquement en Provence.» A l’extérieur divers canons, tank et un théâtre de verdure.





Après cette pose nous reprenons notre route. Le Mont Caume se dresse à 801 m d’altitude.
Et maintenant nous prenons conscience de la deuxième difficulté du jour en voyant, au bas de cette pente caillouteuse, le Fort Saint Antoine.

Tout doucement nous allons descendre ces 200m de dénivelée, avec une pente moyenne de 40%. Certains passages se font sur les fesses.




Nous sommes contents d’atteindre, sans dommage, La tour de l’Hubac (1845-1846), «située au nord-est du fort du Grand Saint Antoine, elle complète le dispositif de contrôle du passage vers Toulon par le nord et la vallée du Las, côté ouest du Mont Faron La tour possède deux niveaux permettant la mise en œuvre de pièces d'artillerie».


Ensuite nous atteignons le Fort Saint Antoine, «situé à 140 mètres d'altitude. Il contrôle l'ouest du Mont Faron. On accédait à la cour intérieure grâce à un pont-levis. Le mur d'enceinte témoigne encore de la violence des combats de la libération de Toulon.»


La fin de la randonnée se fait pour une grande partie par la route.
Et c’est à 16 heures que nous quittons nos chaussures.
Le pot de l’amitié se fera sur le chemin du retour.
Un grand merci à Anne-Marie pour cette très belle randonnée originale et offrant de magnifiques panoramas. Nos remerciements vont aussi aux photographes, Alain W., Claude C. et Michel, sans qui les illustrations n’existeraient pas.
La semaine prochaine :
Jeudi 09/06 à 7h00 : La Montagne de LACHENS ( 83). L : 16km500. Dh : 920m. Moyen alto. Christian Auburtin
Départ de la rando : PARKING devant l’église. LA ROQUE ESCLAPON (83). Coût du trajet AR : 38 €
Pour le plaisir quelques vues de fleurs observées, valérianes, immortelles, mauve sylvestre, campanules, jasmins, hépatiques...
L'impossible Mont Saint Martin - jeudi 2 juin 2016
L’Impossible Mont Saint Martin – jeudi 2 juin 2016
Nous sommes 23 randonneurs et randonneuses à nous retrouver à La Napoule pour une randonnée conduite aujourd’hui par Roland, à destination prévue du Mont Saint Martin et de son oppidum, mais la réalité sera toute autre.
Le soleil prévu a fait place à de gros nuages gris qui en définitive s’éloigneront de nous et la température est de 19°.

Nous cheminons tout d’abord sur la route durant une centaine de mètres avant d’emprunter un sentier descendant un peu raide, caillouteux avec un minuscule ruisseau boueux pour commencer. Bonne mise en jambes.


Un 1er arrêt regroupement et effeuillage.
Le chemin s'élève rapidement, le paysage est magnifique.

Nous croisons un cairn et Roland d'expliquer :"lorsque quelqu'un dépose un caillou, c'est parce qu'il envisage de revenir et pour retrouver son passage, et s'il fait un voeu, en théorie celui-ci se réalise quand le caillou tombe". Ceux qui ont posé ceux de dessous peuvent attendre longtemps!!.
A notre droite au loin Maure Vieil, où dans les années 60-70 des mines de fluor-spath, étaient exploitées : la production de celles-ci était de 80 000 tonnes.

En file indienne nous avançons sur un passage étroit au milieu de la végétation.
Le soleil commence à faire son apparition. Il est alors temps de se désaltérer. Arrêt pause banane.


Face à nous le Mont Saint Martin (zoomé) où nous devons nous rendre.
La montée se poursuit. Chacun regarde de temps en temps le paysage mais surtout fait attention où il pose ses pieds.


Après avoir marché sur une petite route non fréquentée,
Roland propose deux itinéraires d'une dizaine de minutes, continuer sur la route avec Irma en chef de file, ou un raidillon étroit et caillouteux pour ceux qui veulent le suivre.
La jonction se fait de nouveau à la route,

à proximité d'un magnifique cactus en fleurs.

Nous passons à côté d'une ancienne construction et de l'ancienne chapelle de Maure Vieil, sur les murs desquelles une jeunesse désoeuvrée a fait preuve de talent reconnu ou non!!.

Nous suivons tout d'abord la piste de la Mine puis un petit chemin
et stupeur, le chemin est interdit, deux barrières et panneaux ont été installés.

Nous faisons demi-tour et essayons un peu plus bas un autre chemin bordé de broussailles avec quelques embuches à traverser et où des ordures ne semblant pas être de randonneurs jonchent le sol.




Après quelques centaines de mètres, même problème, chemin coupé avec arrêté municipal.
De nouveau nous rebroussons chemin et partons par la piste jusqu'au pont Sarrazin, où nous nous installons pour le pique-nique, après avoir constaté que l'accès du GR de l'autre côté du pont était également interdit.



Un gros carton rouge à la commune qui au départ de chaque piste n'a pas informé les randonneurs que les sentiers étaient inaccessibles par mesure de sécurité.
Le Mont Saint Martin et son oppidum deviennent inacessibles.

Pinot, vin rosé et rouge, biscuits apéritif et petits fromages, café, cake, chocolat, gingembre confit... pour requinquer les randonneurs fatigués. Il n'y a rien de mieux.
Un papillon non farouche vient nous tenir compagnie, se délectant de nos odeurs, peau de banane...
Quelques tours de belote et nous voilà repartis.
Nous empruntons tout d'abord la piste de la Cadière puis un sentier qui contourne un mont sans nom.
C'est devant un magnifique eucalyptus que nous faisons les photos de groupe. Bruno a l'air bien assoifé.

La piste tout d'abord bordée d'eucalyptus, puis de figuiers nous conduit à Maure Vieil,

où nous nous frayons un passage sur le côté d'un portail bouclé et ce malgré la présence d'une caméra pour continuer la route.
Nous revoilà au beau cactus fleuri de ce matin.

Regroupés au sommet nous avons une magnifique vue sur la baie de Cannes.

Nous amorçons la descente par un étroit chemin en balcon
tous en file indienne, les cailloux roulant sous les pas et la terre bien sèche glissant.
Petite difficulté à l'arrière. Roland s'en retourne pour voir ce qui se passe. Rien de grave, seuls quelques genoux souffrent.

Certains semblent avoir oublié les difficultés.

En avance sur la saison un arbousier est déjà bien chargé de fruits.





RANDO-REST THIERY 26/05/2016
RANDO RESTO THIERY (06)
Rendez vous à la Chapelle de la Madone à 1200 m, où nous ne nous retrouvons qu’à 12 randonneurs et randonneuses, une voiture avec 3 randonneurs ayant eu un problème mécanique
.
Jean BO nous présente la randonnée : 12 kms avec un dénivelé de 550 m, randonnée raccourcie par rapport à 2005 (16 kms DH 870m via Lieuche) pour la bonne cause : c’est le dernier resto de l’année avec le 2ème groupe à l’Auberge de THIERY.
Avant de démarrer notre randonnée, grande admiration devant le bermuda « aéré » de l’une de nos randonneuses, seuls notre « chef » Jean BO et notre serre file Jean Claude sont autorisés à le toucher, ils ont fait bien des jaloux.
Nous démarrons notre montée en direction de Villa Souberre sur un chemin mi herbe mi cailloux.
Pour aider le 2ème groupe à démarrer leur randonnée, Jean BO et son équipe tracent des flèches de guidage de La Madone à Villa Souberre.
Nous nous arrêtons pour découvrir d’une part le Mont Vial avec derrière ce mont, la Vallée de L’Esteron affluent du Var et de l’autre la route devant la falaise calcaire par laquelle nous sommes arrivés au col de la Madone .
A la balise 83 Villa Souberre (1348m) avec ses estives ( pâturage de montagne exploité en été), et direction vers le sous bois.
Nous passons sur le versant Ubac (opposé au versant Adret) exposé à l’ombre avec ses sapins et sa mousse.

Sur notre descente nous rencontrons un randonneur qui nous souhaite « bon appétit », en effet celui-ci avait séjourné dans l’Auberge où nous nous restaurerons le midi.
A la balise 94, au captage de toutes les sources,
nous marquons un arrêt pour la pose banane bien méritée, il ne faut pas oublier que nous sommes partis de St Raphaël à 7 heures.
Puis nous quittons le GR en direction de Thiery. Changement de paysage,
au loin la montagne de Mairola (1596m) toute blanche,
des tapis de gentianes
nous traversons le ruisseau de l’Arsilane
et remontons sur les roubines, je dis bien « les roubines » !!!!. Paysage féerique.
Nous rencontrons des agents du Conseil Général Force 06 (Force Opérationnelle Risques Catastrophes Environnement 06 et prévention des incendies) qui indiquent à notre « chef » quelques randos à faire dans la région.
Nous abandonnons les roubines avec une photo souvenir du groupe
Descente dans le sous bois
avec un arrêt d’explication sur Thiery donnée par Jean Bo :
« Culminant à 1050 mètres d’altitude, Thiéry est un village alpin placé au centre d'un cirque montagneux boisé. La commune atteint une superficie de 2224 ha dont 1158 ha de forêts. La cité, car autrefois il y avait un château, est un site pittoresque perché en sentinelle sur un éperon rocheux. La commune de Thiéry domine la vallée du Var, les gorges du Cians, la fameuse vallée de l’Arzilagne et le vallon de Thiéry.
Pendant de nombreuses années, le village de Thiéry a été le grenier à blé du canton. En effet, c'était ici que l'on trouvait le meilleur grain et les champs de blé se retrouvaient essentiellement aux alentours du village (depuis le fond du vallon de Thiéry, en passant par la gorge jusqu'à la col d'Astier et également à la Villa-Soubère). Un dicton célèbre illustrait bien cet état de fait : il était aussi difficile de trouver Thiéry sans grains que Villars sans vin ! »
Nous apercevons le village de Thiery,
nous sommes en face et réalisons que nous aurons une descente et ensuite une remontée ardues pour mériter notre repas.
A la Balise 92 , nous atteignons la Baisse du Grand Palier (1007m). Jean Bo nous situe la Tête du Pommier (1913m) et le Mont Lieuche (1756m) sur la droite.
N’oublions pas la photo de groupe, nous choisissons l’orientation en fonction du soleil qui commence à bien chauffer.
Ensuite Jean Bo nous annonce une bonne descente jusqu’à l’Arsilane que nous traverserons sur une passerelle et une montée raide jusqu’au resto.
Chacun, à son rythme, descend avec des passages plus ou moins difficiles et nous nous rejoignons à la passerelle.
Nous reprenons notre chemin bordé de genêts avec une forte grimpette.
Le groupe se disperse, le soleil chauffe et il est 13h . Thiery est derrière ce rocher que nous voyons si nous levons la tête.
Nous prenons le temps d’admirer le paysage, rencontrons des ânes à l’entrée du village.
Jean Bo semble s'inquiéter du sort des derniers, nous le rassurons,
encore quelques marches à monter et une petite trempette et nous serons à notre rendez vous.
Avec un petit peu de retard nous arrivons à l’Auberge de Thiery et saluons nos amis du 2ème groupe.
Le repas très fin et copieux se déroule dans une bonne ambiance, avec des aubergistes très accueillants.
Michelle suggère pour la saison prochaine une rando resto au dessus de Vintimille en Italie (frontière franco-italienne) et Gérard nous chante une chanson.
Il est déjà 16 h et avant de reprendre le chemin du retour, nous visitons Thiery, montons à la table d’orientation pour revoir de là-haut notre parcours et concluons par la photo des deux groupes.
Nous redescendons les marches, reprenons la route pour ensuite continuer sur un sentier sur environ 2 kms qui nous conduira à nos voitures.
Merci à Jean pour cette super et agréable randonnée avec une adresse d’Auberge à retenir et à diffuser.
Les photos sont de Brigitte R, Claude C., Michel, Jean Bo et Gérard.
La semaine prochaine :
Jeudi 02/06 à 7h00 : TOULON-LE MONT FARON(83). L : 14km. Dh: 550m. Moyen alto. Anne Marie Guiraud
Départ de la rando : Au départ du téléphérique du Mont-Faron - Toulon.
Coût du trajet AR : 76 €
Le tour des Blaches - Thiéry - circuit petites jambes - jeudi 26 mai 2016
Le tour des Blaches – Thiéry - jeudi 19 mai 2016
Nous ne sommes que 11 à nous retrouver à côté de la chapelle au col de la Madone, au lieu de 14 (3 randonneurs ayant été obligés de renoncer, suite à un problème mécanique en cours de route), pour cette randonnée dans les Alpes Maritimes, avec repas prévu à l’auberge de Thiéry où nous devons rejoindre le groupe des grands marcheurs.

C’est Jacqueline, qui a déjà fait la balade il y a 6 ans, que Jean a désigné comme « meneuse » du groupe.


Le soleil n’est pas encore présent, la température n’est que de 16° et l’air est vif, si bien que tous nous enfilons polaire ou coupe-vent.
Jacqueline nous dit :" nous allons monter par le sentier jusqu’à la villa Souberre et alors nous pourrons poursuivre par la piste, bien que cela rallonge un peu, plutôt que d’emprunter un sentier descendant pentu. La piste nous conduira alors jusqu’à Thiéry que nous visiterons selon l'heure avant ou après le repas."
Le paysage est magnifique. Nous sommes en montagne et les fleurs sont différentes de celles que nous rencontrons dans l'Estérel.





Nous n'avons monté que quelques centaines de mètres, et voilà que nous devons nous arrêter. Soleil et chaleur sont arrivés et un effeuillage s'impose.



Un peu plus loin à un croisement de sentiers, certains s'étant déjà assis, nous nous arrêtons pour la pause banane. Il est vrai le petit déjeuner est déjà loin.

La montée est longue et le groupe s'étire. De brefs arrêts sont nécessaires pour se regrouper et se désaltérer.



Le sentier a laissé place à une piste. Un paysage grandiose s'offre à nous.

Nous passons devant les ruines de Ribaudas

avant d'arriver au niveau du lieu-dit Villa Sauberre, point culminant de la randonnée, où nous trouvons la piste des Blaches.


Une flèche en bois déposée au sol par l'autre groupe nous indique la direction du petit sentier pentu et touffu. Nous préférons continuer sur la piste plus praticable qui rallonge d'environ un kilomètre le circuit.
Nous contournons les Crêtes des Blaches. La piste bien que caillouteuse est agréable car à mi-ombre dans la forêt.

Nous sommes sur le GR510. Sur notre droite nous voyons le Grand Palier et la Crête des Charbonnières et sur un surplomb le village de Thiéry. Le groupe ralentit car le genou de Jacqueline la fait souffrir. Bruno s'avance dangereusement. Attention le vide est à quelques centimètres! Prudence!


Nous approchons de notre but.
Michel, ou bien Jacky?? attire l'attention des photographes. Un nid de chenilles processionnaires dans un pin.
Un véritable fléau, pour les randonneurs car ces bestioles sont très urticantes et pour les arbres qui peuvent subir une défoliation totale lors des attaques (merci Claude pour l'information).
Le restaurant n'est plus très loin. Alain et Michel venus nous rejoindre pour le repas sont déjà arrivés. Ils viennent d'appeler Colette. Ils nous disent que les grands marcheurs ne sont pas encore là.
Encore quelques minutes et



nous arrivons à la chapelle Saint Roch. Fatigués et souhaitant méditer, nos serre-files et Bruno s'assoient devant celle-ci,
tandis que les autres saluent les deux non marcheurs.
Nous sommes chaleureusement accueillis à l'auberge.
Il est 13 heures. Nous sommes pile à l'heure. Pas de grands marcheurs à l'horizon. SMS et message téléphonique mais pas de réponse. Nous commençons à nous inquiéter. Ils n'arrivent exténués pour certains qu'à 14 heures.
L'auberge est magnifiquement fleurie tout comme les maisons voisines peu habitées en semaine. Dans le village seulement une dizaine d'habitants en permanence. Le week-end les personnes travaillant dans la vallée montent et peuvent être environ 80, sans compter les randonneurs et les chasseurs selon les saisons.



Le repas servi est excellent et copieux (apéritif, salade paysanne gourmande, parmentier de canard avec une sauce aux champignons, assortiment de fromages et verrine composée en dessert, le tout arrosé de vin rouge et rosé + café). Il se passe dans la bonne humeur.



Gérard entonne même une chanson à la demande du groupe et Alain toujours plein d'humour dit : "regardez j'ai demandé à ma femme de m'acheter des bâtons de randonnée et voilà ce qu'elle m'a rapporté."
Avant de repartir les deux adorables enfants de la maison (un Léonberg et un Bouvier Bernois) viennent nous saluer, enfin se faire caresser.

Alain, Michel accompagnés de Cathy, Jacqueline et Nicole s'en retournent en voiture alors que les deux groupes s'en vont à travers le village. Certaines auraient préférées faire la sieste sur les chaises-longues.
Dure, dure la fin de la randonnée, escaliers à descendre, à monter, redescendre et remonter. Nous passons tout d'abord devant la fontaine et la source avant d'atteindre la table d'orientation.


et de découvrir le paysage alentour. Les grands marcheurs repèrent le sentier qu'ils ont descendu et comprennent pourquoi la montée au village fut si dure.

Une photo des deux groupes est alors faite.

En repassant devant l'auberge les deux lyonnaises Annie et Michelle commencent une partie de boules, mais pas le temps de s'éterniser. Il est plus de 16h30 et il faut regagner le point de départ.
Nous marchons pour commencer sur la route, puis empruntons un petit sentier qui vient d'être fauché. Il fait chaud, cela monte et les estomacs sont bien lourds. Des haltes sont nécessaires.



Arrivés aux voitures où nous retrouvons Jacqueline et Nicole, après avoir mis les doigts de pieds à l'air et s'être changé pour certains, nous refaisons une photo du groupe presque au complet.

Merci Jacqueline et Jean pour avoir organisé cette agréable balade dépaysante et ce succulent repas, qui a permis aux deux groupes de se retrouver.
Les photos sont sont de Claude, Gérard et Rolande.
ROURE - Balcons de la Vionène - 19/05/2016
ROURE – Balcons de la VIONENE
Jean-Louis nous prévient, dès le départ de Boulouris, que la route d’accès au village de Roure est coupée par des travaux. Mais n’était pas prévu ce troupeau de moutons et béliers rencontré sur la déviation. Dix-neuf randonneurs et randonneuses sont toutefois arrivés sans encombre au terrain de sport de ROURE, petit village perché à 1100 m d’altitude.
Jean-Louis nous présente la randonnée du jour, qu'il a dû modifier suite à sa reconnaissance de la semaine précédente : «en effet le GR 52A a été détourné suite à des éboulements et le passage à gué de la Vionène est impossible car son niveau est encore trop élevé. Nous irons donc à ROUBION (1340m d’altitude), où nous déjeunerons, et reviendrons par le même chemin. Par rapport à la version précédente, de 2010, la randonnée sera plus courte mais plus pentue». En fait nous ferons 13 km avec une dénivelée de 840 à 880 m, selon les différents outils des marcheurs.

Patrice et Xavier seront nos joyeux serre-files du jour.
Le soleil est de la partie, le vent annoncé n’est pas au rendez-vous et la température est donc très clémente. Le petit sentier que nous empruntons au départ monte de façon agréable. De nombreuses Orchidées sauvages se dressent devant nos pieds.


Le village de ROURE s’éloigne gentiment et le chemin se poursuit en balcon, avant de passer en dessous du hameau de la Cerise.
En bas coule la Fouine. Nous pouvons voir au loin notre objectif, le village perché de ROUBION qui se cache dans le nuage.
Puis nous bifurquons et le chemin descend alors en sous- bois, avant d’atteindre le vieux canal, aujourd’hui sans eau. (Il a été remplacé par une canalisation). Nous allons marcher sur environ 200m sur le muret du canal, avec d’un côté le vide et de l’autre le canal heureusement peu profond.


La file indienne est de rigueur, sauf pour ceux qui ont choisi de marcher dans le canal.
Les difficultés vont alors commencer car nous quittons le canal pour emprunter le sentier dit du facteur, une sente à gauche qui au départ descend fortement.
Le passage dans un champ avec une pente douce permet l’observation d’Ornithogales, avec leurs fleurs blanches étoilées.


Mais la descente parfois périlleuse se poursuit. Notre attention est souvent requise car les pluies de la veille ont laissé des traces, surtout en surface des schistes rouges et surtout car la pente est parfois accidentée.


La preuve, les deux petites glissades de Marc et Gilbert vont mobiliser la diligence de Françoise. De tous petits bobos au coude, mais les soins durent longtemps… sans doute à cause du réconfort apporté par ces mains féminines !

A la sortie du sous- bois nous surplombons la route. Au loin, sur son piton ROUBION est encore très petit. En bas plusieurs cascades alimentent la Vionène.


Le sentier n’est pas très large mais la pause est appréciée car les petits déjeuners datent de plus de 4 heures.


Nous profitons encore du point de vue. Que la montagne est belle, comme dirait la chanson….Quelques sommets au loin présentent encore des traces d’enneigement.


Ce n’est pas le cas des Buisses (la station de ski de ROUBION) dont nous pouvons entrevoir les pistes verdoyantes. De l’autre côte, l’éboulis rouge détritique qui, en bas, a fermé le sentier d’origine.


Soudain Xavier s’exclame : « mets l’ancolie dans la boîte »… Ce qui fut fait, comme vous pouvez les voir à côté des boutons d’or.
Aller, les choses sérieuses reprennent : il faut descendre à la route puis 300 m de dénivelée nous restent à grimper pour atteindre ROUBION, 50 m faciles sur le macadam et 250 m de dure montée. Ce n’est pas un village nid d’aigle pour rien !!!

Nous atteignons le village «appelé Roubion en 1860. Ce nom vient de la racine "rup" qui désigne une falaise».
Nous flânons dans ses ruelles médiévales, étroites, pavées et pentues. Comment ne pas tomber sous le charme de la fontaine du mouton du XVIIème et des portes ou alcôves peintes, «remises en scène sous le pinceau de l’artiste, Imelda BASSANELLO,…elles sont devenues l’évocation d’un métier d’antan ou d’une scène quotidienne agricole ou pastorale qui faisaient la vie de nos anciens».






Nous déjeunerons à table, une fois n’est pas coutume, la très sympathique aubergiste-épicière de la place Récipon nous ayant autorisés de sortir nos piques nique sur sa terrasse.


Après cette belle pause ensoleillée, nous reprenons la route. Les granges que nous voyons alors sont en dehors du village, afin d'éviter la propagation d'incendie aux habitations.
En contre bas du village, nous allons découvrir la chapelle Saint Sébastien (XVIème), classée monument historique.
«Le chanoine Ludovic Serre offre cette chapelle au village pour le protéger de la peste et autres épidémies». Elle est remarquable par ses peintures murales : «Au niveau du chœur la Crucifixion de Saint Sébastien, entouré par la piéta et par Saint Maur, abbé ; sur la voute 11 panneaux illustrant la vie du Saint ; le cycle des vertus et des vices occupe les murs».




Après ce beau moment culturel, nous débutons notre retour, par le chemin du matin, en sens inverse. Que les montées ardues deviennent des pentes faciles, mais que les descentes difficiles restent des montées ardues.


Nous profitons d'herbes folles pour faire la photo du groupe.

Au niveau du canal, d’autres randonneurs préfèrent cheminer dans son fond plutôt que sur son rebord.

Il est 16h30 quand nous atteignons ROURE. Compte tenu de la route barrée il faudrait 20 minutes à pied pour aller à la mairie chercher la clé pour la visite de la chapelle, autant pour la ramener. Nous abandonnons donc cette proposition et reprenons les voitures pour le pot de l’amitié à Saint Sauveur de Tinée.


Merci Jean-Louis pour cette très belle randonnée, un peu alto quand même.
Les jolies photos sont de Claude C., Gilbert et Michel.
La semaine prochaine :
Jeudi 26/05 à 7h00 : RANDO-RESTO Thiéry (06). L : 12km800. Dh: 553m. Moyen médio. Jean Borel
Menu : Salade Paysanne, Parmentier de canard confit, fromage, Verrine gourmande, vin, café.
Départ de la rando : Parking de la Chapelle de La Madone, sur la gauche, 2km500 avant THIERY. Coût du trajet AR : 72 €
Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016
Lac de Carcès – jeudi 12 mai 2016
Ce sont 24 randonneurs et randonneuses qui se retrouvent à Carcès pour une randonnée conduite par Jean Ma. Le soleil est au rendez-vous et la température affiche 18 degrés.

« La randonnée nous conduira tout d'abord aux chutes du Caramy, puis nous gagnerons le lac de Carcès. Après être passés devant le barrage nous longerons le lac durant 3 kms avant de nous arrêter à l'abri pour la pause déjeuner. Puis ce sera une bonne montée et une descente pour rejoindre le point de départ.Au total nous ferons environ 12 kms et 250 m. de dénivelé"

Jean nous présente ensuite le village de Carcès qui mérite une visite pour son château, ses lavoirs et les façades de ses maisons...
"Le vieux village de Carcès s'enroule en colimaçon autour de son château médiéval. Les nombreuses maisons aux façades de tuiles vernissées y apportent un charme et un caractère particulier.
D'autres façades en trompe-l'oeil, commandées par Monsieur le Maire à Monsieur DE GUIL y racontent l'histoire au fil du temps." (extrait La Provence verte)

Nous passons derrière la maison de retraite et longeons le petit canal d'irrigation


dans lequel un malheureux marcassin a terminé sa course.
Après avoir surplombé des vignes, nous arrivons tout d'abord à la chapelle Saint Jaume du XIè siècle (Saint Jacques en Provençal) de style roman, vide, peu mise en valeur malgré sa restauration,
puis à la chapelle Notre Dame de Carami (panneau devant celle-ci), appelée aussi chapelle du Bon Secours, également du XIè siècle, qui se trouvent toutes deux sur le chemin de St Jacques de Compostelle et de Rome.
"Edifiée par les moines de l'Abbaye de St Victor à Marseille.
En 1152 le pape Eugène III donna la chapelle aux chanoines réguliers de St Augustin.
Pendant la Révolution elle est achetée par 12 familles de Carcès pour éviter sa profanation, puis lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, elle devient propriété de la commune." (extrait du panneau)
où nous faisons la photo de groupe.
et où Michel et Marinette posent.
Puis nous cheminons de nouveau le long du canal

et atteignons les chutes du Caramy, (deux fois 6-7 mètres) en face desquelles nous nous arrêtons pour la pause banane.



Nous voilà repartis toujours le long du canal



Une petite grimpette
et voilà que nous apercevons le lac.
" Grâce au lac Sainte Suzanne (appelé communément « lac de Carcès »), qui stocke huit millions de mètres cubes d'eau, pour une superficie de plus de cent hectares avec huit kilomètres de rive, Toulon est alimenté pour neuf millions de mètres cubes, et la marine et les communes de la ceinture toulonnaise regroupées en deux syndicats intercommunaux pour dix-huit millions de mètres cubes.
Il a été construit de 1934 à 1939. En 1935, la ville de Toulon concédait l'exploitation de la stérilisation de l'ozone (procédé de M. Otto qui permet d'avoir en fin de compte une eau potable et non chlorée) des eaux de Saint-Antoine et de Dardennes à la Compagnie des eaux et de l'ozone.
La navigation sur le lac sont interdites, pour des raisons de sécurité : en effet, la possibilité de pompage d'eau durant la période sèche peut faire baisser le niveau d'eau brutalement de cinq à dix mètres. À l'inverse, l'existence de vannes toits sur le barrage, permet de faire monter le niveau de deux mètres et demi au-dessus du niveau normal." (extrait La Provence verte)
Nous passons devant le barrage et longeons le lac sur 3 kilomètres.





Le vent s'est levé et le lac est par endroit agité. Chacun profite du magnifique décor.


C'est à l'abri que nous nous installons pour le pique-nique, face à de magnifiques iris jaunes poussant dans l'eau.

Vin à l'orange, rosé à la fraise, rosé, gingembre confit, cake, café... sont en supplément du menu de chacun. Merci à tous.



Il est temps pour certains de faire la sieste, jouer aux cartes, regarder le paysage alentour,


tandis que Jean voulant faire de la moto ou du cheval à bascule enfourche un tronc d'arbre. A vous de choisir.

Jean annonce le départ. Nous attaquons la montée sur un large chemin,



puis sur la route.
De magnifiques rochers la bordent.


Avant d'arriver au point culminant d'où nous avons une vue exceptionnelle sur le lac, et où nous refaisons une photo de groupe, nous pouvons observer quelques pavots.


Après avoir monté, bien entendu il faut redescendre par un chemin raide, étroit et caillouteux.

Arrivés en bas, constat : la moitié du groupe manque à l'appel. Après quelques minutes Jean retourne sur ses pas aux nouvelles. Dominique s'était écorché avec des ronces et les infirmer(e)s ont bataillé avec un pansement et c'est pourquoi ils ont été retardés. Avec le vent le 1er groupe n'a pas entendu les coups de sifflet et tous les téléphones étaient sur messagerie.
D'où rappel de Jean "vérifier toujours que les autres sont derrière vous à vue".
Et Jacqueline de dire à Jean : "Tu ne nous avais pas prévenu de la difficulté".
Petite pause pour se désaltérer avant la montée qui va nous reconduire au village, en bordure de vignes et d'une propriété bien restaurée et entretenue.

Notre attention est attirée au passage par une plaque apposée sur le grillage d'une maison. Il semblerait qu'il n'y ait pas que les randonneurs du cercle qui soient sympa.
Nous voilà arrivés à notre point de départ et c'est à Fréjus que nous nous rendons, aux 3 Chênes pour partager le verre de l’amitié, accompagné de biscuits et gâteaux divers avec Camille et Alain, provisoirement écartés des randonnées, ainsi que Colette, Daniel, Janine et d'anciens randonneurs qui nous ont rejoints. C’est un immense plaisir pour tous de les retrouver.



Merci Jean pour cette agréable balade.
Les photos sont de Claude et Rolande
Trigance-Rougon-Trigance 12/05/2016
Au départ de Boulouris: 3 voitures ...12 randonneurs.
A l'arrivée à Trigance: 2 voitures ... 8 randonneurs ?
Victime d'une route fermée au sud de Châteaudouble, la troisième voiture et ses occupants ont retrouvé le reste des randonneurs après un détour non programmé au départ.
Nous n'étions que douze ce matin au départ, pas du tout effrayés ni par la météo, ni par la difficulté du parcours.
Il est vrai qu'un rapide coup d'oeil sur le ciel, n'incitait guère à l'optimisme avant le départ.
En un mot, en un seul, et sans faire de polémiques, l'élite des grandes jambes était présente.
Une fois la troupe réunie, Christian, notre guide du jour, nous fait les présentations d'usage.
"Nous allons parcourir environ 19 km, avec un dénivelé avoisinant les 1000 m. En fonction de la météo, on verra si on tente le passage par le village de Rougon ou si l'on suit la route jusqu'au pont de Carajuan."
Comme toujours la traversée de ces villages typiques du haut-Var, et Trigance ne fait pas exception à la règle, nous fait découvrir des décors magnifiques.
Tout un programme ...
Ci-dessous, un condensé de l'histoire de Trigance:
D'aussi loin que l'on remonte dans le temps, c'est au début du IXème siècle que le nom "Trigance" est cité pour la première fois.
Un polyptique, rédigé en 813-814 sur l'ordre de l'Evêque Wadalde, énumère les biens temporels de l'Abbaye Saint-Victor, qui appartient elle-même au diocèse de Marseille: parmi les 13 "Villae" mentionnées, figurent celle de "Tregentia" et celle de "Rovaganis" (aujourd'hui Rougon, village situé à quelques kilomètres de Trigance).
La "Villae Tregentia' compte 8 exploitations agricoles, 4 seulement étaient cultivées par des paysans, d'une condition proche de celle du serf; les terres incultes fournissaient des pâturages pour les troupeaux.
L'abbaye de Saint-Victor acquiert, en 1056, sous forme de dons, la Chapelle de Saint-Maymes, celle de Notre-Dame de Saint-Julien (commune actuelle de Trigance), ainsi que le prieuré de Bagarry (aujourd'hui commune du Bourguet).
A cette époque, et jusqu'au XVIIème siècle, les habitants des villae sont placés sous l'autorité d'une pléïade de seigneurs et se rassemblent sur des sites stratégiques. Ce regroupement autour du château seigneural est à l'origine de la plupart des villages fortifiés.
Au XIIème siècle, les Templiers possèdent la Commanderie de Saint-Maymes (Saint-Maïmes) qui leur sera confisquée en 1308 au moment de leur arrestation.
Une époque obscure et lacunaire nous fait faire un saut dans le temps, jusqu'en 1247, date à laquelle le fief appartient à Alasacie. Cette dernière, veuve du seigneur de Trigance (dont le nom demeure inconnu), possède également les seigneuries de Rougon, La Palud, La Martre, Brenon...
Le 16 janvier de l'année suivante, elle fait une donation de tous ses biens, sous réserve d'usufruit, à l'ordre de l'Hôpital.
Deux ans plus tard, en 1250, Romée de Villeuneuve, principal conseiller du comte de Provence Raymond Béranger V, inscrit dans son testament "Seigneur de Trigance".
Au début du XIVème siècle, Trigance est partagé entre coseigneurs dont notamment Fouquet III de Pontevès, conseiller du comte de Provence. Plus tard, à une date indéterminée, Jean 1er de Raimondis, dit le Gros, devient seigneur majeur de Trigance jusqu'au milieu du XVème siècle.
Claude de Demandolx participe aux guerres d'Italie, lors de la première invasion de la Provence, en 1524. Jean de Domandolx, son fils aîné, époux de Brigitte Claudine de Lascaris, succède à son père à la tête du fief de Trigance. Melchior de Demandolx, le fils aîné de Jean, devient le seigneur de Trigance après la mort de son père, à une date indéterminée. Son fils François, lui succèdera en 1623.
Claude et Barthélémy de Demandolx régneront tour à tour jusqu'en 1704, date à laquelle, par son mariage avec Anne-Marie de Demandolx, fille de Barthélémy de Demandolx et de Marguerite Delphine de Vento, Cosme Maximilien de Valbelle deviendra seigneur de Trigance.
Marguerite Delphine de Valbelle hérite du fief à la mort de son père, en 1743. Marguerite Delphine Alphonsine de Valbelle, sa fille, hérite à son tour de la seigneurie de Trigance, avec son époux Antoine Henri de Majastres, en 1783. Ils conserveront la seigneurie avec leurs autres fiefs jusqu'en 1789, à l'heure de la Révolution Française.
Le président des Etats de Provence convoque l'assemblée du Tiers-Etat en session extraordinaire au mois de mai 1788, à Lambesc, afin de délibérer des "Affaires d'Etat". Le conseil de Trigance propose alors d'élire le député de la viguerie de Draguignan pour le représenter à cette assemblée.
Dans tout le royaume, on réclame la convocation des Etats Généraux. Face à l'égoïsme et à l'incompréhension des privilégiés, les revendications locales se changent en aspirations nationales.
Lorsque le 2 Août 1789, les privilèges sont abolis, le conseil de Trigance, évoquant ce "beau jour qui établit la liberté" décide de faire chanter un Te Deum dans l'église paroissiale pour manifester la joie publique.
A la sortie du village, un bouquet de lilas nous ouvre le chemin.
Pendant que nos amis bovidés terminent leur petit-déjeuner, les choses sérieuses commencent.
Jean-Claude, dont la tâche sera facilitée aujourd'hui, vu la faible participation, endosse la fonction de serre-file.
Le plafond est bas. Le sentier est humide. Une éclaircie et tout à coup un arc en ciel s'offre à nos yeux droit devant. Malheureusement, cet épisode sera de courte durée.
Malgré une météo capricieuse, la montée se fait sur un bon sentier entouré de genêts et de touffes de thym en fleur.
Christian nous indique que nous empruntons à cet instant le GR 49, dont le tracé serpente à travers le Var et les Alpes de Haute-Provence de Saint Raphaël à Rougon via Fréjus, Montauroux, Tourrettes (Fayence), Mons, La Bastide, Jabron (Comps-sur-Artuby) et Trigance.
Béatrice nous propose de rentrer à Saint Raphaël par ce chemin. Chiche ...(99,65 km, dénivelé cumulé 4207 m, rien que ça).
Et ça mouche, et ça grimace. Mais oui, nous sommes bien au mois de Mai!!!
Nous nous retrouvons dans une épaisse couche nuageuse qui à la longue finit par tremper légèrement nos vêtements.
La pause "banane" est pour une fois pleinement appréciée. Dommage le vin chaud est absent.
Au choix: avec chapeau ...
Ou sans chapeau.
Le dress code du jour était le rouge semble-t-il.
Dans la descente, ces deux-là tentent une échappée solitaire, mais ils seront vite repris par le reste du peloton.
Au cours d'une longue descente qui doit nous amener sur les rives du Verdon, nous commençons à apercevoir les premières falaises de ces fameuses gorges qui attirent tant de visiteurs à la belle saison.
Témoin d'une humidité quasi permanente au fond de ces gorges peu ensoleillées, la mousse abondante pousse facilement sur les troncs des arbres et sur les pierres.
Nous approchons du Verdon. Du bas du vallon où nous nous trouvons, remonte le doux bruit de l'eau coulant sur les cailloux du lit de la rivière.
Nous y sommes. Le pont du Tusset magnifique, s'offre à nos yeux.

Et au milieu coule le Verdon ...

La rivière Verdon est l’une des plus belle rivière de France.
Le Verdon prend sa source à 2200 m d’altitude, aux environs du Col d’Allos, dévale les quelques 180 km de pente jusqu’à Vinon où il rejoint la Durance.
Nous profitons de ce décor naturel pour faire la photo de groupe.
12 H 30'. L'heure du pique-nique a sonné. La météo toujours aussi maussade, a pour conséquence que ce repas est avalé à toute vitesse. Du café chaud offert par Brigitte, Monique et Jean-Claude réchauffe un peu les corps.
Rapidement nous reprenons nos sacs à dos et prenons la direction de Rougon.
Après avoir emprunté la route départementale D952 menant à Castellane, nous prenons en direction du lieu dit "Point sublime". Le Point Sublime est un des points de vue les plus beaux sur les Gorges du Verdon. D'ici le Verdon apparait tout petit, tant ces gorges sont profondes (200 à 700 m).
Le groupe prend la pose en ce lieu unique.
Tout au fond, le petit bout de plage où nous avons pique-niqué ce midi.
Le « Grand Canyon du Verdon » est identifié comme l’un des plus remarquables sites d’Europe.
Après concertation avec notre animateur, nous décidons de raccourcir notre randonnée en évitant la remontée sur le village de Rougon, car la météo est toujours menaçante. Nous reprenons donc la départementale D952 sur quelques hectomètres en direction de Castellane.
Tiens donc, le Jean-Louis que nous connaissons tous, aurait-il repris une nouvelle activité?
Le pont du Tusset sous un autre angle.
Alain nostalgique, se souvient de son enfance!!!
Depuis cette route départementale, les paysages sont tout aussi superbes.
A plusieurs reprises nous sommes survolés par des vautours.
Depuis 1999, le Vautour fauve vole à nouveau au dessus des Gorges du Verdon. Le résultat du pari fou d'une poignée de passionnés de la nature et des oiseaux. Disparu de Provence depuis plus d'un siècle, le magnifique planeur retrouve sa place au sein d'un écosystème montagnard encore bien préservé. La LPO PACA est heureuse de vous accueillir au belvédère de Rougon, site dédié à l'observation des vautours ainsi qu'à la connaissance et à la conservation de l'un des fleurons de notre faune méditerranéenne.
Dans ce terrain de jeu immense, ces rapaces doivent se sentir vraiment à l'aise.
Nous quittons la D952 au pont de Carajuan.
Un pont serait attesté en ce lieu en 1655. Figuré par la carte militaire de 1764-1765, ce pont comportait deux arches, comme en témoignent les vestiges visibles à la base des culées du pont actuel. En octobre 1886, la plus petite de ces deux arches, côté rive gauche, a été emportée par une crue. Un premier projet de réparation a été mis sur pieds l'année suivante. Il prévoyait que l'arche reconstruite aurait 10 m d'ouverture. Le pont a finalement été reconstruit selon un plan différent, qu'il n'a pas été possible de dater avec précision. La faible largeur du pont et la présence de l'avant-bec montrent que le pont actuel est bien une reconstruction à partir du pont ancien et pas une construction ex nihilo.
Un coin de ciel bleu et un rayon de soleil font leur apparition. La plupart des randonneurs se débarrassent enfin de leurs k-ways ou polaires.
Un peu plus loin, Christian nous propose de quitter le sentier menant à Trigance pour nous faire découvrir un nouveau pont de pierre : le pont de Sautet. Encore une fois nous ne regrettons pas d'avoir fait le détour.
Mais à qui appartiennent ces deux jambes pendues dans le vide?

Mais bien sûr!!! Ce sont celles d'André. Même pas peur.
Il a probablement un parachute dans son sac à dos.
Aprés avoir à nouveau essuyé quelques gouttes de pluie, nous entrons dans le village de Trigance dominé par son château, aujourd'hui transformé en hôtel-restaurant.
Pour les passionnés d'histoire, voici celle de ce château:
Ancienne forteresse de méditation bâtie par les Moines de l'Abbaye de Saint Victor de Marseille au IXième siècle, on ne trouve trace de la seigneurie de Trigance qu'à partir du XIIIième siècle. Elle fut occupée par la famille des Ponteves, très puissante jusqu'à la disparition de la branche aînée en 1230, puis par Romee, seigneur de Villeneuve, qui prétendait descendre des Comtes de Barcelone.
Mais l'obscurité plane sur la naissance de la famille qui a le plus contribué à la genèse de la formation de la seigneurie de Trigance : celle des Raimond de Provence, personnifiée dans la seconde moitié du XIVième siècle, par Jean de Raimond, dit 'Le Gros' ainsi que sur le lien qui le rattachait au dernier possesseur de Trigance.
On sait que ce personnage, d'origine italienne, vint en France, en Provence, à la tête d'une troupe guerrière qui avait généreusement servi les intérêts de la Reine Jeanne, et que, par lettres patentes du 16 Mars 1381, cette princesse inféoda en sa faveur la terre et la seigneurie d'Eoux et les terres de Trigance.
Jean de Raimond fut père de trois enfants :
Etienne de Raimond d'Eoux, devenu 'Raymondis' à partir de 1519, qui eut à son tour quatre enfants : Elzear se maria à Louise de Castellane et eut un fils Jean qui continua la lignée des Raymondis d'Eoux. Pierre, Chevalier de l'ordre de Malte finît Grand Maître de son ordre par la protection du Roi de France, François Ier, en 1544.
Les deux filles qui suivaient Etienne furent l'une et l'autre 'Dames de Trigance'. Par leur double mariage avec deux frères de Demandolx, les deux seigneuries se trouvèrent transférées dans la maison des seigneurs de Demandolx. L'époux de la cadette, Eyres de Demandolx, devint le premier Seigneur de Trigance.
La seigneurie de Trigance dont les armes portent 'D'or à trois fasces de sable au chef de gueules chargé d'une main droite appaumée d'argent' fut une des familles provençales qui donna le plus de chevaliers à l'ordre de Malte.
La seigneurie se termina, pour les enfants mâles, à Bartelemi de Demandolx, seigneur de Trigance. D'abord Chevalier de Malte, il quitta la croix pour épouser Marguerite Delphine de Vento et eut une fille, Anne-Marie de Demandolx, 'Dame de Trigance', mariée à Cosme Maximilien de Valbelle, Comte de S.Tulle, Marquis de Treuves, président à Mortier au parlement de Provence.
Le château fut détruit à la révolution, toutes les archives brûlées. Il servit longtemps de carrière de pierres aux habitants du village, quand en 1961, un homme, Monsieur Hartmann, tomba amoureux de ce vieux château en ruines et décida avec son épouse de lui redonner vie.
Dix ans plus tard, un autre couple Monsieur et Madame Thomas furent séduits à leur tour et continuèrent l'oeuvre entreprise, elle est aujourd'hui poursuivie par leurs enfants.
Et comme à l'accoutumée, nous nous installons sur cette petite terrasse de café pour partager le pot de l'amitié. Auparavant la plupart des randonneurs auront fait provisions dans la boulangerie avoisinante, de produits locaux: pain au levain, navettes, miel de pays...
On remercie Christian pour cette SUBLIME (point) randonnée.
Les photos sont d'André et Gilbert.
Pour autant n'oubliez pas votre rando de jeudi prochain :
Jeudi 19/05 à 7h00 : ROURE (06). Balcons de la Vionène. L : 14km787. Dh : 553m. Moyen médio. JL Levavasseur
Départ de la rando : Parking du terrain de sport au dessus du village de ROURE. Coût du trajet AR : 78 €
Du bonus pour le plaisir des yeux.

Les manjas perus - circuit au Thoronet - jeudi 12 mai 2016
Les Manjas Perus *circuit au Thoronet - jeudi 12 Mai 2016
* Les mangeurs de poires sauvages - autrefois les habitants de la région avaient peu à manger et se nourrissaient de ces fruits très durs et peu goûteux (office de tourisme)
Que de monde aujourd’hui. 35 randonneurs et randonneuses se retrouvent sur le parking de l’office du tourisme du Thoronet pour une balade conduite par Jean Bo, à destination de l’Argens et du canal de Ste Croix.
Est-ce la longueur et le dénivelé de l’autre rando qui a fait peur à certains, par crainte de la météo capricieuse ces derniers jours, ou l’effet Jean Bo, conducteur de file. Nous ne parlerons donc pas aujourd'hui de petites jambes.
Jean nous présente le circuit : « petit tour dans le village avec visite de l’église pour ceux qui le souhaitent, puis 2 difficultés, traversée d’un torrent, petite côte ensuite, et cahin- caha après avoir traversé deux villages nous arriverons au bord de l’Argens où nous pique-niquerons, après avoir longé le canal de Ste Croix . Le retour se fera pour partie sur le même chemin. La longueur de la balade est de 11.800 kms et 199 m. de dénivelé »

Nous passons devant une plaque commémorative
avant de nous arrêter devant un chariot rappelant que dans le secteur des mines de bauxite étaient autrefois exploitées.



Nous nous dirigeons vers l'église et passons devant la mairie.




Au son des cloches, nous voilà partis pour affronter la 1ère difficulté !!!!!! de la journée : la traversée du torrent à sec.

Nous passons devant des vignes
et attaquons la 2è difficulté, une bonne montée sur chemin partiellement asphalté.


Ca y est le chemin est presque plat maintenant

Nos serre-files sont bien en arrière-garde
Petite halte à un croisement pour se désaltérer et se débarrasser des pulls ou polaires pour certains.
Puis, nous traversons une forêt
et longeons une oliveraie
Suite aux pluies de ces derniers jours, quelques flaques d'eau sont présentes sur le chemin. Pas de problème, celui-ci est large. Les chaussures ne vont pas en souffrir.


C'est à proximité d'un clapier (amas de pierres regroupées par l'homme pour dégager un terrain agricole ou pastoral ) que nous faisons la pause banane. Quelques gouttes de pluie viennent perturber celle-ci, aussi certains revêtent leur k-way alors que d'autres, plus optimistes se disent que cela ne va pas durer. La météo va leur donner raison.



Durant la pause Jean apporte quelques précisions concernant l'abbaye du Thoronet.
Extrait de Provence web "L'Abbaye du Thoronet exprime l'essence même de l'art cistercien fait de dénuement extrême, de pureté des lignes, de simplicité de volumes, de rigueur inspirés par Saint Bernard.
Elle a été fondée en 1146 par les moines cisterciens de Tourtour dans un site sauvage de l'arrière pays du Var sur la commune du Thoronet. Les travaux d'édification de l'abbaye Notre-Dame-du-Thoronet s'achèvent pour l'essentiel en 1175, bien que quelques travaux ne soient terminés qu’en 1190.
L'abbaye du Thoronet est l’une des plus remarquables abbayes issues de l’ordre de Cîteaux. Pureté des proportions, simplicité des volumes, rigueur de l’appareillage des pierres et absolu dépouillement de l’architecture lui confèrent une beauté austère et sans artifice conforme à la spiritualité que prônait Saint Bernard de Clairvaux.
Toute l'harmonie de cet édifice, dépourvu de tout décor sculpté, repose sur le jeu des volumes architecturaux. Il est d'un style roman austère, très géométrique. Ses bâtiments s'organisent autour d'un cloître aux solides arcatures. A l'exception de la voûte « en palmier » de la salle capitulaire, la voûte en berceau est ici reine, de l'église au cellier en passant par le dortoir.
Au début du XIIIème siècle, le monastère abrite une vingtaine de moines et quelques dizaines de frères convers. Moins de deux siècles plus tard, le déclin de l'abbaye est déjà entamé. En 1790, sept moines âgés y résident encore. Fortement endommagée par des remaniements intervenus au XVIIIème siècle puis par les destructions révolutionnaires, l'abbaye a été progressivement rachetée par l'Etat à partir de 1854.
La disparition de l'abbaye menace lorsque, la découvrant, Prosper Mérimée la sauve en la signalant à Revoil, architecte des monuments historiques de l’époque qui va la restaurer dès 1873. Cette restauration est reprise ensuite par son successeur Formigé après 1907 et n'a pas cessé depuis.
Aujourd'hui relevée des ruines, elle a retrouvé son apparence d'origine grâce à d'importants travaux de restauration"
Face à nous d'une part les anciennes mines de bauxite et les monts des petit et grand Bessillon où une randonnée pourrait être organisée pour le groupe des grandes jambes.


Nous longeons alors des vignes et pouvons voir que celles-ci remplacent peu à peu la forêt. Des zones ont été déboisées et d'autres sont en cours.

Le chemin est toujours large et presque plat et le rythme est aligné à celui des petites jambes.



Toujours des vignes avec une ancienne maison de vigneron restaurée.

Le chemin descend quelque peu maintenant
Il nous conduit au canal de Ste Croix, qui alimente toutes les copropriétés environnantes.
Extrait site office du tourisme du Thoronet :
"Le canal de Sainte-Croix est une petite merveille de fraîcheur et de verdure qui porte l'eau de l'Argens sur les communes du Thoronet et de Lorgues.
Conçu sous le règne de Charles X par une poignée d'hommes avisés, il fut réalisé entre 1843 et 1846, autorisé par une ordonnance royale de Louis-Philippe.
Accolé au pont, le canal de la rive gauche traverse l'Argens et, sillonnant le territoire lorguais, rejoint le fleuve au Plan de la Vache. Le canal de la rive droite, lui, reste sur les terres du Thoronet jusqu'au hameau des Mauniers.
Avant le passage du canal, les terres étaient alors réservées à la culture du blé, de la vigne et des oliviers. La proximité de l'eau et la possibilité d'arroser sans dépendre des conditions climatiques a soulevé l'enthousiasme et transformé en verdoyantes prairies et en généreux potagers les rives autrefois incultes de l'Argens.
Le canal de Sainte-Croix est parsemé d'ouvrages d'art, lavoirs, aqueducs, ravissants ponts de pierres, qui furent construits par des ouvriers talentueux sous la direction des ingénieurs des Ponts et Chaussées.
Aujourd'hui géré par une ASA, association syndicale autorisée, représentant un groupement de propriétaires, le canal est entretenu par un aygadier.
Ses berges accueillent une faune et une flore remarquables."
Nous traversons par la suite le village du Moulas dont les habitants sont pleins d'humour. Il faut prendre le temps de regarder les diverses décorations et inscriptions.



Un cadran solaire et une brouette. A quoi servait-elle donc? A chacun sa supposition mais pas de réponse vraiment. Peut-être qu'un lecteur pourra nous le dire.



Nous retrouvons le canal,
quand avant d'accèder au bord de l'Argens, un panneau a attiré notre attention. Dans le coin, l'humour est vraiment présent.





Nous nous arrêtons pour le pique-nique. Est-ce que certains avaient prévu que le groupe serait important car 4 vins différents à l'orange étaient proposés en apéritif, accompagnés d'amandes et cubes de fromage. Pas d'oenologue dans le groupe aussi pas de classement. Tous étaient très bon. Après ce fut vin rouge, rosé, café, cake, chocolat... Certains diront : "on ne s'en fait pas dans le groupe des petites jambes". Merci à tous ceux qui régalent.



Puis petite sieste pour certains ou discussion animée, en position debout, (est-ce que les cailloux seraient trop inconfortables) mais pas de belote aujourd'hui, au grand dam de Jacky, il manque des joueurs. Mais il est temps de repartir
n'oublions pas après avoir fait les photos du groupe.

Au bout d'un petit chemin nous débouchons dans une magnifique clairière et Jean de dire : "J'avais pensé qu'on aurait pu déjeuner ici. Peut-être que certains auraient préféré : troncs d'arbres pour s'installer, herbe douce, mais pas d'eau."

Il n'y aurait pas eu de vin non plus, enfin de raisins car ceux-ci sont loin d'être mûrs.
Et nous revoilà à longer le canal en file indienne,

Nous passons à proximité d'un pont perdu dans la végétation
avant de passer sous un acqueduc où Jean est allé se percher, et sur lequel passe le canal.


Le chemin traversant le vallon de Gaurand, caillouteux et raviné nous conduit au Villard



Nous approchons du chemin emprunté ce matin en début de parcours quand nous voyons sur un pylone les marques indiquant que nous sommes sur le chemin de Compostelle et de Rome.

Dans ce sens pour rejoindre le village la pente est raide. Certains genoux souffrent.


Le parking du départ n'est plus loin.
La balade se termine sur la terrasse d'un café du village, où les tables nous ont été résevées pour partager le verre de l'amitié accompagné de quantité de biscuits et gâteaux divers (la publicité est involontaire).



Merci Jean pour cette agréable randonnée inédite.
Les photos sont de Claude, Michel et Rolande.
Pour rappel petite info de Jean : "N'oubliez pas de vous inscrire rapidement pour la rando resto du 26 mai à Thiéry."
Et pour terminer quelques fleurs, tout d'abord des griffes du diable

des pois de senteur

un glaieul sauvage

des aphyllantes

des escholzias

des pyracanthas en fin de floraison

des valérianes

une orchidée et des coquelicots


de belles cerises presque mûres
un magnifique arbre, et un 2è en fleurs dont personne ne connaît le nom ....


10ème anniversaire-08/05/2016
10ème anniversaire du blog Randosboulouris
Heureux d'avoir dix ans et de fêter mon 10 ème anniversaire.
Je suis né avec la rando du Cercle de Boulouris du 6 mai 2006 entre Rougon et Trigance. Si vous voulez me voir à la naissance, non je ne suis pas tout nu sur un coussin, allez sur le lien suivant
http://randosboulouris.over-blog.com/article-2682810.html
Comme vous le voyez, je suis tout petit mais depuis j'ai bien grandi.
Pour les historiens qui s'intéresseront à moi dans l'avenir, je vais vous donner ci-dessous quelques informations. Ce n'est pas encore une autobiographie, je suis bien trop jeune.
Tout d'abord, ma naissance : Michel B, un marcheur suggéra à Jean-Marie de se lancer dans cette aventure.

Ce fut lui mon premier Papa, il m'appela Randosboulouris (il ne s'était pas trop foulé !).
Je fus présenté au Conseil d'administration du Cercle de Boulouris pour obtenir "l'imprimatur". J'avais deux parrains, Bruno G et Jan Bo. Un des administrateurs, (comment s'appelle-t-il déjà ? Bof, ce n'est pas grave!) était mal disposé vis-à-vis de notre projet.
Il avait deux arguments contre, tout d'abord comme Jean-Marie avait écrit que nous avions perdu notre photographe (en l'occurence Yvette, très rapidement retrouvée) il aurait pu y avoir une mise en cause du Cercle en cas d'incident, ensuite il prédisait des tas de commentaires désagréables. La Présidente balaya ses arguments en déclarant que les textes seraient soumis à mes parrains avant publication. C'est ce qui fut fait jusqu'à ce qu'ils en aient assez de corriger des fautes de frappe, voir d'orthographe.
Puis j'eus d'autres Papas,
Jean Be,

Gérard, 
Jean-Louis,
Michel,
Gilbert. 
Ils se sont bien occupés de moi et j'ai tellement grandi qu'il fallu me changer de lit et je devins Randosboulouris2. Quelques Papas m'abandonnèrent, c'est la vie.
Mais le grand évènement dans ma vie fut l'arrivée de ma première Maman, Claude C
suivie de Rolande
et enfin de Brigitte. 
C'était bien les Papas mais avec les Mamans ce fut super. Et j'espère qu'elles vont me câliner…
En tout cas, ils et elles ont tous été formidables. Merci.
Certains jours, il n'y avait ni Papas, ni Mamans pour écrire le texte. Mais nous avions dans le groupe, deux bonnes âmes, Jean Bo et Joël qui prenaient leur plus belle plume pour rédiger un texte sur lequel il n'y avait plus qu'à mettre des photos. Merci à tous les deux.
Quant aux photographies, indispensables pour m'illustrer, elles provenaient des Mamans et des Papas, bien sûr, mais aussi de certains marcheurs: André, Claude L, Jacqueline SCD, Jean Bo, Michel de, Philippe M (j'espère que je n'oublie personne). Merci à vous, talentueux photographes.
Une de mes photos fut volée par un groupe religieux. Elle fut utilisée pour leur publication sur Internet. C'était la photo d'un pique-nique à l'Embut sur le Verdon. Après une intervention musclée de Jean-Marie, elle fut retirée. Mais peut-être y en eu t'il d'autres ?
Quant aux fameux commentaires, j'en eu beaucoup mais un seul fut désagréable. Sur une rando de Sillans-la-Cascade, une photo montrait le groupe pénétrer dans une propriété privée (une construction en chantier) qui avait absorbé un chemin.
Parmi les commentaires agréables, ceux d'une randonneuse de Montauroux, elle signait Carmen, avait beaucoup de plaisir à nous lire et aurait souhaité "marcher avec un groupe aussi sympathique que le nôtre". Elle commenta plusieurs fois. Je crois qu'elle était un peu amoureuse de moi…
L'identification d'une trace de pattes a fait l'objet de nombreux échanges…qui durent encore. Certains nous ont demandé de leur communiquer nos itinéraires, ce que nous avons fait, générant parfois de fructueux échanges. D'autres étaient heureux d'avoir pu retrouver telle ruine que nous citions dans notre texte.
Nous avons eu aussi quelques accidents. Nous les avons cité avec l'accord des intéressés, mais sans photo, sauf pour les petits bobos lorsqu'ils faisaient l'objet de situations plus ou moins cocasses.
Et vous chers lecteurs qui êtes-vous? Je n'en sais trop rien mais par contre vous êtes souvent aux alentours de 150 à venir me voir le samedi soir. Depuis qu'il y a deux blogs chaque jeudi, en cumulé, nous avons enregistré jusqu'à 420 visiteurs en trois jours. Et même nous savons qu'il y a eu des lecteurs jusqu'en Nouvelle Zélande !
J'ai dix ans et à mon actif 445 articles avec celui-ci. Pas mal !
Merci à tous, ceux qui se sont bien occupés de moi, ceux qui m'ont soutenu, ceux qui m'ont lu.
Rendez-vous pour mes 20 ans. Chiche !








