Les Pommiers de Pagnol - groupe 2 - jeudi 3 novembre 2016
VIDAUBAN – Les Pommiers de Pagnol
Nous sommes 15 à nous retrouver ce matin sur le parking de La Tuilerie à Vidauban pour une randonnée conduite par Jean-Marie, dont c’est la 2ème édition. La 1ère ayant eu lieu en mars 2013. Le soleil est au rendez-vous et la fraîcheur est automnale : 12 degrés.
Nous accueillons Catherine, une amie de Rolande, présente pour quelques jours dans la région.
Nous passons devant une cheminée, vestige d’une ancienne usine qui fabriquait des tuiles, d’où le nom du parking,

puis traversons l’Argens,

bien alignés les uns derrière les autres sur les consignes de Jean-Marie tant la route est étroite et circulante.

Au bord de l’Argens, notre guide nous présente la randonnée : « le tracé de la précédente édition a été quelque peu modifié pour le groupe 2 : suppression d’une montée et non passage devant un 3ème château – la distance prévue est de 13 kms (en définitive 14) et le dénivelé 225 mètres). »


Nous cheminons dans le Domaine d’Astros, où nous côtoyons vignes et surtout nombreuses rangées de pommiers de variétés différentes plus ou moins connues.




La cueillette ouverte au public est terminée depuis dimanche. Il reste quelques fruits sur les arbres et à terre ce qui fait le bonheur de certains.

Sur une colline nous apercevons la Chapelle Sainte Brigitte que tout le monde peut voir depuis l’autoroute et se demande comment s’y rendre. Nous n’irons pas aujourd’hui.

A l’entrée du domaine Jean-Marie nous relate l’histoire de celui-ci.

« L’histoire de ce domaine mêle chevaliers Templiers, esprit Renaissance et bourgeoisie marseillaise prospère.
Dès le XIIe siècle, les Templiers s'installent dans la plaine fertile de l'Argens, sur une terre qu'ils tiennent des vicomtes de Marseille. Ils y élèvent une commanderie dans les collines. La rude bâtisse est reconstruite au XVIIe siècle puis vendue, ainsi que le domaine, comme bien national.
Racheté en 1802, le domaine sera légué plus tard à Joseph Maurel, grand-père de l'actuel propriétaire.
En 1802, Napoléon Bonaparte, premier consul à vie, a besoin d’ordre et d’argent ; il fait vendre aux enchères tous les biens nationaux mal payés par leurs acquéreurs sous la révolution. Ainsi Maximin Martin, membre d'une famille d'industriels marseillais protestants, propriétaires de savonneries, se porte acquéreur de la terre d'Astros. Marc-Maximin Martin, son petit-fils, fait édifier en 1860 une construction inspirée des villas italiennes. Sans descendance, il lèguera ses biens au petit-fils de son cousin germain Joseph Maurel, grand-père de l'actuel propriétaire.
Dans les années 1950, le Domaine d'Astros se consacre à la production de vins de consommation courante et à la culture fruitière. Bernard Maurel plante ensuite de nouveaux cépages et produit, à partir de 1970, son premier AOC Côtes de Provence. Aujourd'hui, les vins du domaine remportent de nombreux prix, dont régulièrement la médaille d'or au Concours Général de Paris ».

Nous continuons par une large allée bordée d'arbres aux magnifiques couleurs qui nous conduit au château (Jean-Marie ayant eu l’autorisation du propriétaire de traverser le domaine).
Devant le château de Renaissance Italienne, Jean-Marie nous explique le pourquoi de la renommée de celui-ci.

« Le château d'ASTROS à Vidauban est le lieu où Yves ROBERT a tourné ses scènes du "Château de ma mère". Le château de la BUZINE où se déroule la scène était en trop mauvais état . Vous y retrouverez notamment les deux lions derrière lesquels les acteurs (la famille PAGNOL) se cachent pour épier la monumentale façade du château et surveiller le garde.
Vous y retrouverez également le très grand portail en fer forgé que BOUZIGUE, BINUCCI et FENESTREL refermeront sur ce fameux garde imbécile (le magnifique Jean CARMET). Ils donneront même la clé du cadenas de "l'humiliation" à Mastoc le chien qui l'avalera. »

Après avoir contourné le château,

nous nous engageons sur la piste Pequeyrel. Voilà la 1ère petite grimpette annoncée.

Au sommet nous nous arrêtons pour la pause banane.


Claude est toujours en été. Il n'est que 11h.
Nous repartons par la piste Bousset,

sans passer par le château des Crostes et attaquons la 2è grimpette


qui nous conduit à la chapelle Saint Lambert, fermée

où nous faisons la pause déjeuner après avoir fait les photos de groupe d’une part devant celle-ci et avec le viaduc en arrière-plan pour la 2ème.


« La chapelle aurait été édifiée après le passage de Saint Lambert, Évêque de Bauduen. Affligé d'une maladie de peau, il a abandonné sa charge épiscopale pour se rendre à l'abbaye de Lérins. La tradition veut que Saint Lambert ait demandé l'hospitalité à un ermite vivant à Astros. Il s'est lavé à la source et aussitôt aurait été guéri.
La chapelle actuelle, comme en témoigne l'inscription en latin au-dessus de la porte d'entrée, a été reconstruite en 1691 sur les ruines d'une autre, plus ancienne. Cette chapelle avait subi les outrages du temps. Aussi Bernard Maurel, le propriétaire du domaine, particulièrement attaché à ce lieu, a fait réaliser d'importants travaux pour la sauvegarder. Les lézardes ont été bouchées, des tirants placés, la toiture refaite « à l'ancienne », le clocheton restauré.
Surtout, la source tarie depuis quelques années a été re-captée, enserrée dans une cuve de béton. Elle coule à nouveau à gros jet, ce qui permet à de nombreux fidèles de faire provision de cette eau miraculeuse ! »
Cherchez l’erreur. Aujourd’hui la source ne coule pas.

Comme à l’accoutumée le pique-nique est bien arrosé : punch de Martine, vin rosé et rouge, petits chèvres apéritif, café, cake, chocolat…. Quand on aime on ne compte pas.



Quelques pas pour certains, sieste pour d’autres et enfin belote pour les habitués.

Mais il est temps de repartir. Nous approchons du pont aqueduc.

« En 1824, deux ponts aqueducs sont construits, permettant au canal d'irrigation de franchir deux vallons, dont celui de Saint-Lambert ».


Après être passé vers le 2ème nous arrivons au Vieux Château »

« Caché dans la forêt, blotti dans un vallon de la propriété, le Vieux Château d'Astros a été construit par les Chevaliers de Malte en 1637, certaines parties du bâtiment datant du XIIe siècle.
Avec son architecture massive et rectangulaire, ses courtes fenêtres à meneaux et sa cour d'entrée ombragée, cette ancienne commanderie Templière, garde tous ses mystères.
On a beau chercher le trésor de ses glorieux et antiques pensionnaires dans ses dépendances aux larges vantaux et sa chapelle romane à portée de lance, mais c'est à l'extérieur qu'est l'or : des hectares de vignes, culture traditionnelle d’Astros, distillant de délicieux nectars.
Sur les coteaux du Vieux Château d'Astros, un sol calcaire et caillouteux permet d'obtenir des raisins aux arômes puissants et complexes. C'est ici que naissent des vins aptes à une garde de plusieurs années ».
Devant le château un arbre étrange attire l’attention. A-t-il été foudroyé. Non il n’est pas mort. Une séance photo s’impose.


Personne ne sait de quelle espèce il s’agit. Il s'agit d'un micocoulier. Jean-Marie a fait des recherches. Merci.
Nous revoilà sur le chemin emprunté ce matin au milieu des pommiers.

Certains ont apprécié et prennent un 2è dessert.

Après avoir rejoint le point de départ et s’être débarrassé des chaussures de rando, nous regagnons la place de Vidauban pour partager le verre de l’amitié.


Merci Jean-Marie pour cette agréable randonnée sur chemins faciles et non boueux comme pour la précédente édition.
Les photos sont de Jean Be, Claude et Rolande.
Prochaine randonnée du groupe 2 – jeudi 10 Novembre avec Rolande
A partir du col du Testanier, boucle passant par le Logis de Paris, Font Freye et le lac de l’Avellan – 12 kms – déniv. 275 m. Moyen *
EZE - LA REVERE - MONT BASTIDE - G1 - 27/10/2016
Eze - La Revere - Mont Bastide
Pas de blogueur marcheur ce jour au groupe 1. C'est donc notre animateur Joël qui a oeuvré comme rédacteur, Alain et Michel, qui ont joué aux objectifs et Claude qui a réalisé le montage. Merci à eux.
Malgré un retard de train au départ de la gare de Boulouris de 20 mn, et un changement en gare de Cannes, les 8 randonneurs du jour réussissent l'exploit d'arriver en gare d'Eze/Mer à l'heure pile ; ce qui fait dire à certains que l'animateur du jour, Joël, maitrise même la SNCF ; mais attendons la suite . . . . !!!

Joël présente la marche du jour : longue de 14,4 km, elle est dite sportive, du fait d'une dénivelée de 944 m.

Après que Marc ait spontanément accepté de faire le serre-file désigné d'office, la randonnée démarre sur le fameux sentier Friedrich Nietzche (l'auteur de l'essai philosophique « Ainsi parlait Zarathoustra ») par une première partie facile et cimentée, qui se transforme rapidement en une piste empierrée et parsemée de marches inégales. La température « frisquette » du début fait vite place à une chaleur humide nécessitant un premier effeuillage. Le sentier chemine au milieu d'une végétation dense de caroubiers sauvages, yeuses, cistes cotonneux, pistachiers lentisques et autre garrigue (la pinède ayant disparu dans l'incendie de 1986) qui nous entourent d'odeurs agréables.

Nos efforts sont vite récompensés par la vue magnifique qui s'offre rapidement à nous sur la baie d'Eze, puis le petit port de plaisance de Beaulieu, la pointe de St Jean Cap Ferrat et un bout de la piste de l'aéroport de Nice.



Nous commençons à apercevoir le village d'Eze, et Joël décide de quitter le chemin pour une petite visite touristique. Nous passons devant le restaurant « La Chèvre d'Or » où certains marcheurs croient que c'est là que l'animateur les invite à midi.

Joël, d'accord sur le principe explique qu'il est encore un peu tôt. Une petite ballade dans les rues pittoresques et animées du village ou chacun résiste à l'envie de « magasiner », la visite de la magnifique église, et nous reprenons notre marche vers le Fort de la Revère. 

Une petite pause banane après l'usine Fragonnard et nous attaquons la montée qui s'avère sérieuse, parsemée de courtes pauses pour admirer la vue sur le village d'Eze vu du coté est.

Parvenu devant l'imposant Fort de la Revère, nous profitons d'une table d'orientation pour nous repérer, puis contournons le fort dans toute sa longueur sur sa face nord, découvrant ainsi le Mercantour aux sommets enneigés.



La pause du midi arrive enfin sur un beau belvédère équipé de bancs et table et à l'ombre d'un pin. Il y aura du Côte du Ventoux, mais pas de café !! tant pis le gingembre fera l'affaire.


Nous commençons la deuxième partie du circuit vers le Mont Bastide et notre (enfin) première descente de la journée. Cette belle descente nous ramène au nord du village d'Eze, et nous empruntons le viaduc qui nous conduit au début du sentier menant au Mont Bastide. Ce sentier nous semble d'autant plus raide que le soleil se met de la partie. Nous arrivons au sommet -570 m- où, après la photo de groupe, nous pouvons admirer un autre aspect du paysage vers le Col d'Eze.



Et c'est le retour. La première partie de la descente s'avère facile ; mais après avoir traversé la moyenne corniche, le sentier de Savaric parsemé d'éboulis et de marches est plus éprouvant.
C'est donc heureux que nous nous retrouvons au bar en face de la gare pour savourer des boissons fraîches en attendant tranquillement notre train de 16H49. Et c'est là que l'aventure commence : ce train étant annulé on se rabat vers celui de 17H14 annoncé à 17H24, mais qui passe à 17H14 !!!!



Parvenu en gare de Cannes et apprenant, après une longue attente, que notre train est retardé pour une durée indéterminée, nous nous rabattons sur un train direct pour Saint-Raphaël, où Patrice et le gendre d'Alain viennent nous chercher pour une arrivée maison à 20H35. Les randonneurs jurèrent, mais un peu tard, de renoncer dorénavant aux trajets par train.
Mais ces déboires n'auront pas gâché cette belle journée, et cette randonnée magnifique.
Jeudi 03/11 à 8H00 : Saint-Tropez N°2. L : 15Km765. Dh : 450 m. Médio **. Alain W.
Départ de la rando : Parking du Cap Camarat -
L'île Sainte Marguerite - groupe 2 - jeudi 27 octobre 2016
L’île Sainte Marguerite
33 randonneurs se retrouvent au port de Cannes en vue d’embarquer pour l’île Sainte Marguerite où Jean Bo va entraîner aujourd’hui dans son sillage 30 marcheurs du groupe 2, accompagnés ce sont les vacances de Manon, petite fille de Colette et Alain, et Olivia et Victor, petits enfants de Nicole et Jean.

Le soleil est au rendez-vous. La température est douce et il n’y a pas de vent. Beaucoup de monde à l’embarcadère, si bien que le groupe se trouve scindé en 2,

et certains auront la chance de voyager avec des sauveteurs accompagnés de chiens « terre-neuve » venus s’entraîner au sauvetage sur l’île.

N’est-ce-pas que le capitaine Haddock (c’est son nom) a fière allure ?

Le 2è bateau arrive.

Présentation de la randonnée par Jean : "environ 8 kms, un terrain quasiment plat, + ou - 5 mètres tout du long et difficulté majeure en fin de circuit + 22 mètres, avec possibilité au retour de visiter le fort."

Nous partons à la queue leu-leu pour le tour de l’ile par l’ouest, la mer sera ainsi tout au long de la journée sur notre droite.

En nous retournant nous pouvons observer le fort construit sur une falaise.

Lors de la pause banane à proximité d’un blockhaus, non loin de la pointe du Dragon, Jean nous fait un topo sur les îles de Lérins.

« Avec sa petite soeur Saint-Honorat, l'île de Sainte-Marguerite est un joyau de la baie de Cannes. Magnifique réserve naturelle, elle est aussi un important témoin de l'histoire locale. A la proue de l'unique falaise de l'île, se dresse le Fort Royal construit au début du XVIIème siècle à la demande du duc de Guise pour verrouiller l'accès à Cannes. Edifiée sur les vestiges datant de l'époque romaine, la modeste maison fortifiée des origines sera renforcée quelques années plus tard par les Espagnols qui occupent alors les Îles de Lérins. Les Français reprennent rapidement possession de l'île et donnent à la citadelle le nom de Fort Royal.
A la fin du XVIIème siècle, le fort devient prison d'Etat et s'agrandit encore. Des prisonniers célèbres feront sa réputation, dont l'illustre inconnu Masque de Fer.
Aujourd'hui la plupart des historiens s'accordent pour reconnaître le Masque de Fer en la personne d'Eustache Dauger, valet de son état, emprisonné pour avoir été dans le secret de la correspondance entre Louis XIV et Charles II d'Angleterre. Ce dont on est sûr c'est que le Masque de Fert meurt à La Bastille en 1703.
L'île est mentionnée dès l'antiquité. Pline parlait d'une cité romaine comprenant un port. Les épaves découvertes à l'ouest de l'île semblent prouver que les navires romains faisaient escale à Lero." (sources guide vert Michelin et site de la ville de Cannes)


Face à nous à l'est les sommets enneigés du Mercantour, au centre le plateau de Caussol avec sa boule météo et à l'ouest l'Estérel avec les pics du Cap Roux et de l'Ours.

Petite halte aux abords de l’étang Batéguier pour observer, plutôt entre-apercevoir (il nous manque les jumelles) des oiseaux.



Nous continuons à cheminer sur le chemin de ceinture bordé de pins, eucalyptus, lentisques et myrtes.


Les rochers blancs du bord de mer nous changent des rouges de l’Estérel.

Nous sommes face à l'île Saint Honorat.

Nous devons par ci, par là éviter quelques flaques d’eau au milieu du chemin, restes des dernières pluies.

Après avoir longé la maison forestière et une propriété privée, nous passons à proximité de la Pointe Carbonel, puis de la pointe de la Convention.


Après divers conciliabules Nicole et Alain couperont la pointe. Nous les rejoindrons une centaine de mètres plus loin. Quel raccourci!!!

Nous partons alors à la recherche d’un coin idéal pour le pique-nique (soleil pour certains, ombre pour les autres, et pierres confortables pour s’installer), coin trouvé à proximité de la pointe du Vengeur.


Vin d’orange et vin doux d’Espagne avec reblochon et tomates-cerises, puis vin et café sont inscrits à l’ardoise du jour.
On ne boit pas que du vin dans le groupe. Notre chef a dans les mains une bouteille d'eau à moitié pleine et deux bouteilles de vin vides.

Avant de repartir nous faisons les habituelles photos de groupe sur lesquelles manquent deux personnes, un ami randonneur ayant eu un malaise est parti accompagné de son épouse avec les secours (dès la fin de l'après-midi tout le monde a été rassuré – tout va bien). Rendez-vous est pris avec lui pour une prochaine randonnée.


Nombreuses haltes alimentées par des anecdotes plus ou moins cocasses ponctuent la randonnée.

Nous cheminons alors de nouveau sur le chemin de ceinture.



Ca y est nous attaquons la "rude montée" annoncée.


Nous longeons le cimetière de Crimée et le cimetière Musulman

avant d’arriver au fort.

Pas d’amateur pour le visiter (connu de la plupart) aussi nous nous dirigeons vers le café de l’Escale pour partager le verre de l’amitié avant de reprendre le bateau.

Cherchez l’erreur.

La 2è table attend longuement ses consommations tant il y a de clients. Elles arriveront à temps. Nous pouvons prendre le bateau de 16h15.
Félicitations à Alain qui pour une reprise aura fait le tour complet de l'île avec le groupe.
Merci Jean pour cette agréable et très conviviale randonnée cool.
Les photos sont de Claude, Jean Be, Jean-Marie, et Rolande
Jeudi prochain, la randonnée du groupe 2 sera conduite par Jean-Marie. Elle est avancée à 8h30 (nous serons passés à l’heure d’hiver et la nuit tombera plus tôt).
Direction Vidauban – "les Pommiers de Pagnol" -14 kms – dénivelé 250 mètres – Moyen *
Massif Est de la Sainte Baume - G1 - 20/10/2016
Aujourd'hui, Jean Bo nous a donné rendez-vous pour un pélerinage dans le massif de la Sainte Baume. Un groupe de 19 randonneurs et randonneuses sont présents sur le parking de l'Hostellerie de la Sainte Baume.
Une communauté de 7 frères Dominicains assure l’accueil des pèlerins à la Sainte-Baume (à la grotte et à l’hôtellerie). Cet accueil des pèlerins est fort ancien puisque c’est en 1295 que, à l’instigation de Charles II d’Anjou, le pape Boniface VIII et l’Ordre de saint Dominique installaient une communauté de 4 frères en ce même lieu.
Devant une assistance attentive, mais un peu frigorifiée, Jean Bo nous trace le programme de cette journée:
"Nous allons traverser la partie Est du massif, avec un arrêt à la grotte de sainte Marie-Madeleine. Ensuite nous aurons une longue traversée tout au long de la ligne de crête, et après un ou deux passages escarpés, nous redescendrons pour retrouver l'Hostellerie. La distance à parcourir est de14 km 400, et le dénivelé est de 767 m. Rando classée Moyen ***. La précédente randonnée sur ce même parcours a été faite le 01/04/2010, avec des conditions météos quasi hivernales."
La Sainte-Baume est d’abord une curiosité géologique : sa barre rocheuse, qui s’allonge sur douze kilomètres, a surgi des fonds marins à l’ère secondaire et sa forêt, protégée par la falaise, est une « relique » de celle qui couvrait la Provence à la fin du tertiaire. La grotte naturelle creusée par l’érosion (baumo, en provençal) est devenue un des lieux de pèlerinage les plus anciens du monde chrétien : sainte Marie-Madeleine y aurait vécu trente années de sa vie.
La Sainte Baume, comme Lourdes, est un haut lieu de pèlerinage. Saint Louis, à son retour de Croisade, deux papes et Louis XIV y sont venus.
Certains ont le sourire: " Froid, moi jamais" ...
Par de larges sentiers en escalier très bien entretenus (le chemin du Canapé), nous arrivons rapidement au pied du sanctuaire de la grotte que nous apercevons maintenant au-dessus de nos têtes.

Dans cette première partie de notre randonnée, nous sommes entourés d'une végétation étonnante : hêtres géants, chênes verts, ifs. Au total, 450 espèces composeraient cette forêt.
Au terme de la montée d'un escalier composé de 150 marches, nous découvrons ce sanctuaire dédié à Marie-Madeleine.
Jean Bo nous donne quartier libre pour visiter, chacun à son rythme l'intérieur de la grotte.

Ci-dessous, les reliques (partie d'un tibia) de Marie-Madeleine.
Les sept vitraux de la grotte sont l'oeuvre du compagnon Pierre Petit, « Tourangeau, le disciple de la Lumière » qui réalisa l'ensemble entre 1976 et 1983.
La piéta (descente de la croix) réalisé en 1932 par Marthe Spitzer.
Depuis l'esplanade située au niveau de la grotte, nous pouvons observer les différents bâtiments composant l'Hostellerie de la Sainte Baume.
Après avoir quitté ce haut lieu de pèlerinage, nous découvrons rapidement le décor de la ligne de crête où le contraste de végétation entre ubac et adret, est saisissant.
Ce col qui nous fait passer d'un versant à l'autre se situe à 952 m d'altitude.
Bien à l'abri du vent, nous reprenons des forces.

Dans le même temps, nous bouclons la photo de groupe.
Nous reprenons notre route vers l'est. Jean Bo nous fait découvrir tour à tour, mais très au loin: la baie de Bandol, Les Lecques, La Ciotat, et un peu plus près le circuit automobile du Castellet.
Ci-dessous, Bandol.
Nous y voilà, point culminant de notre randonnée: le Jouc de l'Aigle (1148 m) où se situe la croix des Béguines.


Pour qui le chaud, pour qui le froid?
Prudence dans ce passage délicat. Il faut poser les pieds au bon endroit.



Exploration lunaire? Non, tout simplement une ballade en Provence.
Le soleil n'empêche pas l'impression de froid causée par les bourrasques de vent. N'est ce pas Nadine!!!
Au nord-ouest, la montagne Sainte Victoire, chère à Paul Cézanne, est magnifique.
Après quelques hésitations, nous arrivons à repérer un endroit assez bien abrité du vent pour poser nos sacs. C'est l'heure du pique-nique.
"Chut... Silence, on dort!!!"
C'est plein d'entrain que nous reprenons notre route toujours vers l'est. Nous distinguons au loin les sommets du Mercantour noyés dans les nuages.
Quelques pas plus loin, nous arrivons au lieu dit du "Pas de l'Aï". C'est le passage qui nous fait basculer sur le versant nord. Mais avant de retrouver le sentier arboré que nous apercevons de la haut, il faut emprunter une voie étroite taillée dans la roche. Avec la plus grande prudence, le groupe franchit cet obstacle sans encombre.
L'animateur montre l'exemple.
La fin du parcours sera plus aisée. Nous terminons notre randonnée sur une large piste où les conversations vont bon train.
Avant de reprendre les voitures, la cafétéria attenante à l'Hostellerie nous accueille pour clôturer la journée.
Randonnée superbe, merci à Jean Bo de nous l'avoir faite découvrir.
Les photos sont de : Alain, Gilbert et Jean Bo.
Ci-dessous, votre prochaine rando pour le groupe 1:
Jeudi 27/10 à 6H45 : Eze - La Revère – Mt Bastide. L :14 Km 470. Dh : 944 m. Sportif Joël Lefeuvre
Départ de la rando : Gare de Eze (prendre ticket). Coût du trajet AR : 26,80€ (en 2ème classe)
Fayence-Circuit des Chapelles-20/10/2016
Fayence-Circuit des Chapelles
C'est Jean Ma qui, aujourd'hui, va mener le G2, (c'est ainsi qu'a été rebaptisé le groupe des "Petites jambes") dans la "banlieue" de Fayence à la découverte de deux chapelles.

Il a choisi de suivre le PR, un peu différent du tracé que nous avons parcouru en 2007, 2009 et 2014.
19 randonneurs et randonneuses sont présents à son rendez-vous à la chapelle des Cyprès. Deux nouvelles recrues, Anna et Jean-Louis, vont nous accompagner aujourd'hui.
Il fait beau, un peu frais, moins qu'à St.Raphaël et la météo est bonne pour toute la journée.
Petit topo habituel pour présenter le programme de la journée, 11km et 190 m de dénivelée. En fait nous ferons un peu plus de dénivelée comme le montre le profil ci-dessous, mais n'anticipons pas.
Il nous propose de visiter la chapelle des Cyprès, devant laquelle nous sommes garés, en fin de rando. Puis il donne le signal du départ.

Jacqueline, très préoccupée par la parité va recompter. Eh ! Non, il y a seulement 9 dames…

Les nouveaux ont pris la tête, ils ignorent encore qu'on ne dépasse pas le chef, à moins qu'ils n'aient une vocation d'animateurs, auquel cas nous les féliciterons.
Tout d'un coup, devant un portail fermé, Jean Ma a un doute.

Conciliabule avec Jean-Marie, cartes en mains. Conclusion, nous avons oublié de tourner ouest et nous sommes partis pour faire la rando dans le sens inverse. Tant pis, les montées deviendront descentes et inversement.
Nous en profitons pour faire la photo de groupe.


Découverte des premiers champignons, très gros et très beaux. Notre spécialiste, Guy, les déclarera non toxiques mais sans intérêt gustatif.

Cette journée sera marquée par des immenses propriétés dont les caractéristiques les plus apparentes seront de splendides portails. Celle-ci a une autre particularité, elle est habitée par des ch'tis, fiers de leur origine.

Et nos deux ch'tis à nous, non moins fiers, illustreront cette rencontre.

Ce pourraient être des photos d'archives car ils ont déjà pris la pose lors de notre précédent passage mais je vous le garanti, elles "sont du jour".
Autre rencontre, une cavalière dont la monture montrait quelque nervosité face à notre groupe comme c'est souvent le cas.

Nous poursuivons sur un chemin un peu caillouteux et

intrigués par un buisson très coloré à environ 100 mètres du chemin, nous hésitons, fleurs ou fruits. Jean-Marie se dévouera pour éclaircir ce mystère. Et c'étaient en fait les feuilles d'un sumac, très lumineux.
Le groupe s'étant arrêté pour attendre Jean-Marie, les photographes en profiteront pour une nouvelle photo de groupe.

Une descente nous conduit à une route bitumée et nous découvrons la seconde chapelle, ND des Selves, précédée d'un joli lavoir.
La chapelle est en fait sur la commune de Seillans.

Elle comporte un "enfeu" important où nous nous étions abrités lors d'un précédente rando pluvieuse. Mais elle est fermée et nous n'en verrons pas plus.
C'est l'heure du pique-nique mais Jean Ma nous propose d'avancer un peu malgré des murets accueillants. Passé l'oratoire, un gentil poulain aimerait bien quelques

douceurs mais Josette n'est pas là et le pauvre ne verra que Claude pour une gentille caresse…et une photo.
Mais qui est cette élégante ? l'avez-vous reconnue ?
Le reste de la troupe s'est déjà installé entre une vigne et une oliveraie. Comme d'habitude, nous auront au choix ou en cumul, du vin d'orange, du Stanislas, du rosé et du rouge pour les liquides ainsi que du cake et du gingembre pour le dessert.
La sieste s'imposait, toujours les mêmes…mais ils ne seront pas les seuls.

Pendant ce temps, Jean Ma, avec sa verve habituelle, racontera aux non dormeurs les exploits de sa charmante belle-mère de 96 ans.
Nous repartons après 1 h 15 d'arrêt par une petite route

où nous faisons preuve d'une discipline exemplaire (pour une fois). Drôle de champ de cailloux, mais ce n'est qu'un

trompe l'œil car en fait ce sont de superbes restanques vues d'en haut.

Notre animateur décide de modifier le chemin du retour et nous repartons sud-est pour retrouver l'itinéraire initial. Un petit sentier nous conduit d'abord dans la cour d'une propriété mais nous ne dérangeons personne car elle est manifestement vide. Nous retrouvons très vite un large chemin puis la descente qui nous ramènera vers le la chapelle des Cyprès.
Très beau point de vue sur le village de Fayence, ça méritait bien un joli coup de zoom.
Après avoir changé de chaussures, nous nous dirigeons vers la chapelle qui a été ouverte spécialement.
Petit joyau de l’Art Roman datant du Xe siècle, Notre Dame des Cyprès est dédiée à la vierge Marie, Sainte patronne de Fayence. Elle fût vraisemblablement la première paroisse du village.
Le chœur comporte un très beau retable.
Un pèlerinage y a lieu tous les 8 novembre.

Notre pot de l'amitié sera pris au Centre Leclerc de Montauroux sur la terrasse du café à l'entrée de la Galerie Marchande. Surprenant. Mais en route, nous avons perdu deux de nos amis, dommage !

Merci Jean pour cette belle balade qui nous a tous ravis.
Si vous voulez voir toute la troupe en marche cliquez sur lien ci-dessous
Merci aux photographes, Claude La, Jean Be, Jean-Marie.
Quelques infos sur Fayence
Particulièrement appréciée par les Romains où ils créèrent la cité de Favienta Loca (lieu agréable), Fayence s'évangélisera dès l'an 250, et à partir de 794 dépendra de l'évêché de Fréjus, devenant d'ailleurs un lieu de villégiature et de repos pour ses évêques, dont existent encore les anciennes résidences dans la vieille ville.
Grâce à une fabrique de faïence, la ville se repeuple notamment par des habitants de Callian après la destruction du village par Raimond de Turenne en 1391.
Considérée comme une ville royale jusqu'à la Révolution française, elle reçut le 18 octobre 1590 mission de "raser, démolir et abattre" le château de Tourrettes qui servait de refuge aux Carcistes.
Les évêques de Fréjus possédaient à Fayence un château que monseigneur de Fleury, futur cardinal et ministre des Finances, fit détruire en 1710 le jugeant « inutile et dispendieux ».
À partir de 1782, les droits de seigneurie furent rachetés à l'évêque de Fréjus. Fayence devient commune libre et son seul seigneur fut donc le Roi.
S'ensuivirent les péripéties de la Révolution française, auxquelles la commune de Fayence participa très activement et parfois de sanglante façon. (Cf. Wikipeda)
La semaine prochaine, Jean Bo nous conduira sur l'ile Ste Marguerite au large de Cannes.
CAILLE - Crêtes de Bauroux 06/10/2016
CAILLE - Crêtes de Bauroux (06)
Après une heure et demie de route, 18 randonneurs et randonneuses sont présents sur ce parking du petit village de Caille situé dans les Alpes - Maritimes.

Au fait, ce n'est pas 18 mais 19 randonneurs qui sont comptés, puisque à peine arrivés, nous sommes rejoints par ce superbe toutou, pure race patou, mais pas vraiment? Alain nous raconte que déjà lors de la reconnaissance de cette randonnée en juillet dernier,ce même chien l'a accompagné sur une bonne partie du parcours.
Entre la Méditerranée et les Alpes, CAILLE, village typique des pré-Alpes niché au fond de sa plaine au pied du "Baou Roux", vous donne la possibilité de découvrir ses traditions, son architecture, ses animations culturelles.
Caille c'est une histoire qui dure depuis des siècles, un patrimoine architectural remis en valeur par la commune depuis plusieurs années avec son ancien château (privé), son église ornée de tableaux du XVIII ème siècle, son lavoir, son four à pain, ses maisons du XVIIIème siècle aux encadrements de portes et fenêtres en pierres de taille ou en bois où flâner prend tout son sens...

Il nous présente maintenant les caractéristiques de cette randonnée : 14 km à parcourir, avec un dénivelé de 680 m, puis nous fait une rapide présentation des sites remarquables que nous allons découvrir tout au long de cette ballade.
Présentation de la rando: 5/5
9 h pétante, Alain donne le top départ. Dans un premier temps nous prenons la direction du village de Séranon devenu célébre grâce à l'empereur Napoléon.
Passée la sortie du village, nous apercevons la plaine de Caille qui commence à s'éclairer grâce aux premiers rayons de soleil.
Après quelques hectomètres parcourus, la fraicheur du début de matinée s'estompe peu à peu.
Au loin sur notre gauche, apparait le mont Lachens, plus haut sommet du Var qui culmine à 1714 m et qui est situé sur la commune de Mons.
Dans un ciel devenu quasiment tout bleu, se détache les crêtes de Bauroux dont le point culminant se situe à 1644 m.
Alain nous précise que pour atteindre ce point le plus haut de la crête, nous allons emprunter le sentier situé sur le versant Ubac.
Petit rappel:
L’ubac (du franco-provençal, opacus : obscur, sombre) désigne dans les Alpes les versants d’une vallée de montagne qui bénéficient de la plus courte exposition au soleil.
Après avoir traversé une partie du village de Séranon, nous découvrons les ruines de la bastide de Broundet témoin du passage de Napoléon ier dans laquelle il passa quelques heures de repos dans la nuit du 2 au 3 mars 1815, à l'occasion de son retour de l'île d'Elbe.
Alain à fond dans son rôle d'animateur, nous fait un compte-rendu détaillé du passage de l'empereur dans la région.
Après cette pause culturelle, nous continuons notre route en direction de la chapelle Sainte Brigitte.
"Eh! Bonjour messieurs dames, bonne promenade."
Nous abordons donc la chapelle Sainte Brigitte. Alain s'étant assuré auprès de la mairie que celle-ci serait ouverte au public, nous découvrons un intérieur très sobre.

Profitant de cette nouvelle pose, la plupart des randonneurs effectue un premier effeuillage. Certains entendront aussi le terme de "dépoilage"!!!

Notre fidèle compagnon du jour, a bien compris qui était le chef aujourd'hui. Et il attend les ordres de celui-ci pour reprendre la route.
La pente se fait plus raide maintenant, mais la perspective d'une pause banane imminente nous donne du courage. Et très vite nous arrivons aux abords des ruines du vieux village de Séranon.
A l’origine, le vieux village de Séranon était perché sur la crête au sommet de la montagne. La crainte des invasions écartée, les habitants s’installèrent dans la plaine plus hospitalière et plus propices aux travaux agricoles.
Ci-dessous, une partie de l'église Saint Michel envahie par la végétation.

Accrochées sur les «barres», surplombant le vieux village de Séranon, les ruines encore imposantes de l’église Saint Michel semblent défier le temps, et témoignent du passé historique de notre pays.
L’église fût construite au tout début du XIVéme siècle par Louis de Villeneuve seigneur de Séranon dont les terres de Trans viennent d’être érigées en marquisat (1506). C’est sans doute pour fêter cet événement qu’il construisit une église si somptueuse en face de son château sur l’emplacement de maisons médiévales construites avant l’édification du rempart du village.
Nous profitons de cette nouvelle halte culturelle pour reprendre des forces, pendant qu'Alain nous donne en détail toutes les informations sur le vieux Séranon.
La banane fait toujours l'unanimité, semble-t-il.
Pour autant, cela n'entame pas le moral des marcheurs.
Avant d'arriver sur la zone de crête, la végétation est moins dense,et fait place à une partie plus rocheuse.
Nous voici enfin à la croix (en piteux état) marquant le sommet de la crête. Hélas, nous sommes envahis par des nuages bas. Par instant,nous apercevons l'Estéron vers le nord ou la plaine de Caille vers l'est.
Pas de champagne pour notre compagnon d'un jour, mais de l'eau fraîche servi par Jean Bo.
"C'est qui le plus beau!!!".
Un café bien chaud proposé par Claude Ca et Monique Tu, et il est temps de poursuivre notre chemin. Mais auparavant, réunion au sommet. Laquelle préférez-vous. Celle-ci...
Ou celle-là?
La deuxième partie de notre rando est constituée essentiellement par de la descente, où il faut rester vigilent pour ne pas se retrouver sur les fesses. N'est ce pas André!!!
D'ici, une vue splendide sur la pleine de Caille s'offre à nos yeux.
La plaine sur laquelle s'ouvre le village fait partie intégrante de la vie des Caillois depuis toujours. L'économie étant essentiellement basée sur l'élevage et l'agriculture jusqu'à l'après guerre. La plaine de Caille est de forme conique, inclinée d'est en ouest, et longue d'environ cinq mille mètres jusqu'au village d'Andon. Cette plaine agricole est un poljé, c'est à dire un bassin d'effondrement de l'ère tertiaire, typique en relief karstique. Les eaux s'échappent par une faille naturelle appelée l'embut. Par un réseau souterrain, elles ressortent dans la Siagne. Jusqu'au début du siècle, la partie basse de celle-ci ressemblait à un marécage. En 1877, une terrible épidémie de fièvre typhoïde emporta sur Caille, entre le 9 août et 17 octobre, six jeunes cultivatrices et cultivateurs âgés de 24 à 35 ans. Ce n'est qu'à partir de 1903, suite à un rapport adressé à l'inspecteur d'hygiène départemental que le projet d'assainissement du "marais de Caille" a vu le jour.
Sur la fin du parcours, Alain nous propose une petit aller-retour vers cette petite grotte qui renferme un mystère.
Le mystère de l'origine de la Vierge du Jasson, à quelques centaines de mètres de Colle Basse (Col Bas), une statue a été déposée dans la roche à mi chemin du Baou Roux. On l’a baptisée Vierge du Jasson (quartier dans lequel elle se situe). Nul ne connaît son origine, ni son histoire.
Nous nous retrouvons enfin dans ce petit village de Caille, où après avoir rangé sacs et chaussures dans les voitures, nous prenons le temps de déguster boissons et friandises.

Jeudi 13/10 à 7H00 : Rocbaron. L : 16 Km.700 Dh : 710m. Moyen alto. Jean-Louis Levavasseur
Départ de la rando : Parking du Rayolet - rue du Rayolet. Coût du trajet A.R. : 62 €
Les balcons des Issambres - circuit 2 - jeudi 6 octobre 2016
Les Balcons des Issambres
19 randonneurs du cercle de Boulouris se retrouvent au col du Bougnon pour cette randonnée conduite par Roland.

Bienvenue à Geneviève et Jean-Marie nouveaux inscrits.
La randonnée annoncée sera réduite à 13 kms et 250 mètres de dénivelé, par crainte de la pluie et à cause du Roc Azur présent sur le secteur.
Quelques petits rayons de soleil nous accompagnent au départ mais cela sera pour peu de temps.
Rapidement ciel et paysages deviennent gris ce qui ne facilite par le travail des photographes.
Nous empruntons la piste Cabasse d’où d’un côté nous apercevons au loin l’Estérel et St Raphael et de l’autre Ste Maxime et St Tropez.

C'est alors que nous arrivons au poste de ravitaillement des coureurs du Roc Azur. Peu nombreux encore.
La piste s’élève progressivement. Il est temps de s’arrêter pour la pause banane. Cela fait une heure que l’on chemine dans le massif des Maures.

"Le risque de pluie étant fort probable dans l'après-midi, nous allons inverser cette partie de circuit. Il est préférable de partir par les sentiers et revenir par la piste" nous dira Roland.
Nous quittons donc la piste pour un sentier plus étroit, caillouteux et raviné. 3 montées et 3 descentes vont se succéder.



Montées et descentes assez courtes mais raides. Après la 1ère la seconde. Chacun surveille ses pieds.


Petit arrêt au sommet pour se désaltérer et regarder alentour.

Et voilà la 3è.



Pas le temps de respirer. On coupe seulement la piste. Nous avons atteint le point culminant de la randonnée 301 mètres.


En cours de descente Roland attend les derniers tandis que les premiers se dirigent vers une citerne où ils peuvent faire un peu de lecture. Quel Nicolas le « tageur » attend-il ? Pour certains d’entre nous il s’agit de Canteloup dont les imitations et sarcasmes nous manquent.

En passant à proximité de la piste de la Garonnette nous pouvons observer quelques touffes de "daphné" ou joli coeur.
Nous nous éloignons du chemin afin de nous installer pour le pique-nique. Vin d'orange, rosé et cake complètent celui-ci.


Tiens un Maure avec son chèche sur la tête nous a rejoint dans les Maures.
Rolande distribue des questionnaires à ceux qui ne les avaient pas reçu ou pu l'ouvrir et présente les prochaines randonnées.
Pas de belote, ni de sieste. Humidité et ciel menaçant nous font abréger la pause (tout juste 50 mn). Nous repartons par la piste et regagnons la partie empruntée ce matin du départ à la pause banane. Moins soucieux de surveiller nos pieds nous pouvons observer le paysage.

Tantôt nous pouvons apercevoir les sommets des Maures, ceux de l'Estérel, tantôt la mer en direction de Sainte Maxime et Saint Tropez.


Nous revoilà au point de ravitaillement du Roc d'Azur. Que de monde en ce début d'après-midi. Quelques frictions et chutes à la descente pour les cyclistes. Toujours pas de mauvais temps aussi nous devenons spectateurs pour quelques minutes.


Nous en profitons pour faire les photos du groupe.


Nous repartons et croisons en cours de chemin 3 véhicules de pompiers. Y aurait-il eu un accident ou est-ce à titre préventif? Face à nous de l'autre côté de la route le chemin emprunté à la montée par les cyclistes (photo zoomée)
Nous approchons du parking
Arrivée exceptionnellement tôt à 14h35. Afin de ne pas être gênés par les coureurs c'est aux Issambres, face au port que nous allons partager le verre de l'amitié.


Merci Roland pour cette agréable randonnée, à refaire dans sa totalité par journée ensoleillée afin de profiter de la beauté du paysage.
Les photos sont de Claude et Rolande.
Sainte Anne de Vinadio - 29/09/2016
Sainte Anne de VINADIO – 29/09/2016
Jean Bo. nous propose une randonnée franco-italienne, à la découverte de lacs de haute montagne du Mercantour, les lacs du Lausfer.
Nous sommes 17 randonneurs au parking supérieur de Sant’Anna di Vinadio (nous sommes en Italie), la plupart partis de bon matin de Boulouris et quelques-uns arrivés la veille et déjà acclimatés à l’altitude (nous sommes à 2010 m).

Jean Bo. nous indique tout d’abord que « le sanctuaire, le plus haut d’Europe est situé sur une très ancienne voie de communication entre la Provence et le Piémont, la vallée de la Tinée et celle de la Stura di Demonte par le col de la Lombarde ou le pas de Sainte Anne, soit entre Vinadio et Isola, dans la très belle vallée glaciaire d’Orgiais. Ce sanctuaire est commun aux communautés de Vinadio et d’Isola ».
Enfin il présente la randonnée, niveau moyen 2* et son profil altimétrique : « Nous allons d’abord rejoindre le lac Sainte Anne (2167 m) puis nous continuerons au travers de pâturages vers le Pas de Tesina (2452 m). Nous emprunterons alors un ancien sentier militaire qui franchit la barre rocheuse et qui nouss amènera au col de Saboulé(2460 m). De là nous descendrons côté français vers les lacs de Lausfer et nous déjeunerons au bord du lac supérieur (2332m). Nous remonterons vers le col de Lausfer (2430 m) et repasserons en Italie pour atteindre le pas de Ste Anne. Nous redescendrons alors vers le monastère que nous visiterons en fin de journée. Nous ferons donc 11 km et la dénivelée sera d’environ 520 m.»
Le ciel est bleu, la température est clémente, malgré quelques souffles de vent frisquet qui nous obligera à des habillages- déshabillages tout au long de la journée.
Jean Claude et Babette seront nos serre-files toute la journée.
Nous commençons par une petite grimpette hors sentier, vers un rocher mémorial « pour ceux qui ont soufferts sur ces monts à cause des évènements de la guerre ».


Puis nous rejoignons le rocher de Sainte Anne où nous ferons la photo de groupe : « La légende rapporte qu’avant le XI siècle, Sainte Anne apparut en haut d’un rocher, à une jeune bergère, Anna Bagnis et lui désigna l’endroit ou elle demandait que soit construite une chapelle. Le plus ancien écrit daté de 1307 cite l’hospice Santa Maria di Brasca, sur ce périlleux sentier muletier de haute montagne. En 1443 un écrit dit que ce sanctuaire est dédié non plus à Notre Dame, mais à Sainte Anne, sa mère. Dès les débuts du XVIème siècle, des chroniques rapportent qu’un prêtre desservant vivait à demeure et qu’une « multitude de peuple » montait à la chapelle pour la fête de Sainte Anne, et y apportait la nourriture et tout le nécessaire pour que le prêtre et ses gens puissent y passer l’hiver et secourir les voyageurs. Au cours de ce même siècle l’évêque d’Apt offrit une petite relique de Sainte Anne, toujours présente, en ayant traversé toutes les invasions et destructions de l’histoire.»


Nous empruntons un large sentier qui monte doucement en direction du lac de Sainte Anne.


Non, cette petite mare n’est pas notre objectif, que nous atteindrons en fait quelques minutes plus tard.

Partis de bon matin nous apprécions la pause banane à proximité du lac di Sant’Anna.


Nous repartons en laissant le lac à notre gauche. Au loin une belle vue sur le Pas de Tesina. 
Nous traversons des alpages et croisons des vaches blanches peu farouches : des charolaises par ici ? des tarines à la peau blanche ? Ma che no ! Elles ont le cuir légèrement grisé et le bout du museau noir : ne serait-ce pas plutôt des piémontaises (çà sonne local!) …. Spécialiste merci de nous renseigner !


Nous poursuivons par un sentier caillouteux vers le pas de Tesina, avec une très belle vue arrière sur les lacs que l’on a dépassés et les cimes italiennes.


Au pas de Tesina nous découvrons d'un côte le chemin à flanc de montagne, taillé dans la roche, qui va nous mener au col de Saboulé, au-dessus du bâtiment et de l'autre côté un superbe panorama sur le vallon de Tesina qui s’étale en contrebas.


Le sentier devient parfois étroit et traverse des éboulis impressionnants.


Non ce n’est pas un névé, mais cette mini plaque de glace laisse présager des difficultés de cette rando au printemps ou encore dès les premières neiges.
Le baraquement atteint il nous reste encore un petit effort à faire pour rejoindre le col du Saboulé (2460 m). La frontière y est matérialisée.


Les panoramas sur les sommets sont superbes, avec côté italien au fond le mont Viso en début d’enneigement et, côté français le mont Mounier.


Nous profitons de cette étape pour faire une nouvelle photo de groupe.
Nous quittons alors le versant ubac italien pour descendre côté français l’adret et retrouver le soleil. Rapidement nous surplombons le premier des lacs de Lausfer, dit le lac supérieur, au bord duquel nous déjeunerons.


La descente vers le lac se fait rapidement et nous nous installons confortablement pour le déjeuner.




L’eau est claire mais froide (12 °mesurés près de la rive). Les petits poissons ont été récompensés par quelques miettes de pain, pour la photo.

Jean Bo. sonne le départ. Nous quittons le sentier et après une grimpette, que dis-je une pente sportive selon Michel, nous atteignons un ancien fortin militaire, que nous allons visiter, équipés de nos lampes. 
Un sombre et étroit couloir multi coudé nous amène aux deux postes de surveillance du versant opposé au travers de meurtrières.

Nous redescendons pour rejoindre le sentier qui rapidement nous fait découvrir le lac de Lausfer inférieur, et en dessous les deux derniers lacs inférieurs, nettement plus petits.
A partir du col du Lausfer le sentier étroit et pierreux sinue en Italie. Nous voyons en face le lac Saint Anne et le pas de Tésina franchi ce matin.




Après le Pas de Sainte-Anne le sentier s’élargit. Regardant côte français nous pouvons observer les pistes d’Isola 2000 et la route étroite et sinueuse sur laquelle nous avons circulé ce matin pour rejoindre le col de Lombarde.


Dès le lac du pas de Sainte Anne aperçu, nous coupons les sinuosités du chemin et le sanctuaire se rapproche ainsi rapidement.

L'église du sanctuaire est située au milieu des bâtiments des pélerins.


« En 1681 fut construite une nouvelle église à trois nefs, celle que nous voyons aujourd’hui, avec son sol en pente qui suit le roc, et qui a été ensuite agrandie et complétée de bâtiments pour les religieuses, l’hôtellerie, et entre 1750 et 1800 d’autres bâtiments furent construits pour accueillir, loger et nourrir les milliers de pèlerins qui montent au sanctuaire de Vinadio comme d’Isola chaque année lors des grands pèlerinages… Ce sanctuaire témoigne de la foi des habitants des vallées, avec tous ses murs recouverts d’ex-voto peints, des nœuds de rubans roses ou bleus des nouveaux nés placés sous la protection de Sainte Anne, coutume locale très vivante… »


Nous reprenons nos voitures et sur la route de retour nous faisons une halte pour prendre notre traditionnel et oh combien sacré « pot de l’amitié » accompagné ce jour de délicieuses pâtisseries classiques ou traditionnelle (tourte de blettes).


Un grand merci à Jean Bo. pour nous avoir fait découvrir cette très belle randonnée, illustrée par les jolies photographies de Brigitte, Claude C., Gérard et Jean Bo.
La semaine prochaine :
Jeudi 06/10 à 7H00 : Caille-Crêtes Bauroux. L : 14 Km. Dh : 680m. Moyen médio. Alain W.
Départ de la rando : Parking Caille - Rue des Ecuries.
La Brague et le Bruguet - Valbonne - circuit n°2 - jeudi 29 septembre 2016
Valbonne – La Brague et le Bruguet
Aujourd’hui ce sont 28 randonneurs et randonneuses qui se retrouvent sur le parking à Valbonne pour cette randonnée du 2è groupe conduite par Jean Ma. Le soleil est au rendez-vous. Gérard, ami de Jean s’est joint à nous ainsi que Mickaël présent pour quelques jours dans la région. C’est avec plaisir que nous les accueillons.

Après quelques informations : « Le parcours ombragé que nous allons suivre au départ passe dans le parc départemental de la Brague. Nous descendrons le cours de la Brague et longerons ensuite le Bruguet. Deux petites montées (100 et 120 m.) sont à prévoir... Au total 13 km pour un dénivelé de 250m (qui sera en réalité de 300m) . Niveau Moyen * »

Nous longeons la route quelques minutes avant d’emprunter le chemin.

Nous voilà à côté de La Brague, fleuve de 21 kms qui se jette dans la Méditerranée à Antibes, que nous allons suivre tantôt rive droite, tantôt rive gauche.


Aucun problème pour la 1ère traversée. Le niveau du fleuve ressemble plus à celui d’un ruisseau. Difficile d’imaginer les dégâts causés par celui-ci l’an dernier à Biot.

Protégés par les arbres nous ne ressentons aucune chaleur, mais plutôt de l’humidité. Certaines pierres peuvent être glissantes par endroit.


Chacun fait attention où il pose ses pieds en passant à côté de la canalisation.

Nous passons à proximité d'une étrange créature,

puis d’un ancien moulin « Le moulin des Gabres ». A travers les arbres nous pouvons l’apercevoir de l’autre côté de La Brague . Mais que regarde Mickaël. Y aurait-il quelque poisson?


Nous voilà sur l’autre rive. Le chemin est plus sec, mais déjà nous retraversons le cours d’eau.
Nous sommes toujours protégés du soleil ce qui permet de maintenir « le timing » prévu par Jean.
Nous nous arrêtons près d'un petit pont où nous rencontrons des randonneurs, avec parmi eux une dame fatiguée qui était allongée au milieu du chemin. Jean nous indiquera sur la droite un chemin que nous emprunterons au retour.
A peine repartis, un cri retentit : "qui a oublié ses bâtons?". Devinez qui? Jean!!! qui a dû remonter par deux fois la file.
Une branche d'arbre sous laquelle nous devons passer a une extrémité magnifique ressemblant à une tête de biche. Admirez!
Il est onze heures vingt. Il est temps de faire la pause banane. Il est vrai la pause déjeuner n'est prévue qu'à 12h45-13 h.


Repartis le long de la Brague nous pouvons observer des pierres sculptées. Quels animaux sont représentés?


La partie plate de la randonnée le long de la rivière prend fin.
Nous nous en éloignons par une montée, beaucoup plus au soleil.


Des arbustes, aux graines rouges (poison semble-il) bordent le chemin.

En cours de montée nous devons traverser une route où de nombreuses voitures circulent à toute allure dans les 2 sens. Le groupe traverse en 2 vagues.
Quelques chutes sans gravité sont à noter : Ginou qui glisse, puis Brigitte qui veut se cacher dans les buissons et Rolande qui se prend les pieds dans une racine. (pas de photo à l'appui).
Nous rejoignons l'aire de pique-nique prévue où se trouvent des tables mais abandonnées par certains tant il y a des fourmis. Le groupe se disperse.
Le groupe étant nombreux certains ne pourront bénificier du Macvin de l'apéritif mais auront néanmoins tomates cerises, feuilletés, petits chèvres, chocolat...



Pas le temps de jouer à la belote. La pause n'est que d'une heure et Jean rassemble ses troupes pour leur lire un topo sur Valbonne et Sophia Antipolis, complété par Rolande avec quelques mots sur le parc de La Brague.
(à consulter sur le site de l'office de tourisme de Valbonne)
Quelques centaines de mètres sur le bitume

et nous nous arrêtons pour faire les photos de groupe. Chacun pourra choisir sa préférée.


Nous empruntons la piste du Bruguet, affluent de La Brague. Celui-ci est quasiment à sec.



Jean propose alors une variante pour ceux qui seraient fatigués. On pourrait les rejoindre plus loin. Pas de raccourci. Tout le monde opte pour la balade telle qu'elle était prévue initialement : une montée et une belle descente plus moyen ** que moyen * diront certains à l'arrivée.

Nous revoilà au pont de ce matin (celui où Jean avait oublié ses bâtons).
Non-non, nous n'allons pas relonger La Brague, mais nous empruntons un sentier qui grimpe, ainsi nous ferons deux belles boucles en définitive.

Au soimmet nous rejoignons une large piste qui va nous conduire à Valbonne. Regroupement de tous et arrêt pour se désaltérer. Il commence à faire vraiment chaud.


Nous traversons une dernière fois la Brague
et regagnons le point de départ.
Une fois les chaussures de marche abandonnées nous nous rendons dans le village


pour partager le pot de l'amitié au café des arcades, où nous étions attendus, Jean leur ayant téléphoné.




Merci Jean pour cette agréable balade, pour partie inédite.
Les photos sont de Claude et Rolande
Et pour terminer quelques photos prises le long de La Brague


a

LES GORGES DE DESTEL - 22/09/2016

Un peu d’histoire sur Evenos et son château
Le village se situe sur un vieux nid d’aigles fait de roches basaltiques, traduisant un très ancien volcan, d’où l’étymologie de son nom « Nèbre » vient de « Ebro » (brûler, allumer, le noir). La roche basaltique a servi à la construction du village d’Evenos mais a aussi été exploitée pour la construction des routes. Cette grande table basaltique s’étend des rochers de l’Aigle jusqu’au Cap Nègre.
Le Château féodal, ses murailles en pierre d’époque taillées et la proue du donjon sur laquelle s’accroche encore quelques maisons, cherche désespérément sa route vers le futur.
Le donjon du château d’Evenos est sur le plan de l’architecture militaire médiévale remarquable. Son éperon, son entrave pourrait-on dire est tourné vers le nord. La situation technique du château n’est explicable que par la configuration du terrain.
En effet les murs épousent parfaitement le rocher basaltique et on peut se demander comment les constructeurs ont pu ajuster avec un tel soin des pierres très lourdes, taillées au millimètre.
L’éperon contribue à la défense du château. Il le protège en direction du seul endroit où l’on pouvait mettre les engins de jet, les trois autres cotés étant défendus naturellement par des ravins.
Cet éperon servait donc à faire glisser tous les projectiles qui pouvaient atteindre les murs.
Les murailles elles-mêmes étaient dans cet esprit. Le bossage, c’est-à-dire la taille en bord plat avec le centre en forme de bosse, est caractéristique à cet égard. Un projectile frappant la pierre ne la faisait pas éclater mais il ricochait dessus. Ce n’est que lorsque les armes à feu devinrent plus puissantes que cette astuce de défense ne fit plus son office.
Le château proprement dit se compose de deux parties distinctes : le donjon et le corps d’habitation. Le donjon comme dans tous châteaux forts est la partie la plus haute et la mieux défendue. Il comprend deux parties :
L’éperon avec la chapelle et la terrasse supérieure,
La salle des gardes et sa terrasse.
La chapelle dédiée à Saint Pierre, premier pape, successeur du Christ, est orientée, c’est-à-dire que le choeur est dirigé vers l’orient, vers Jérusalem. C’est une pièce de 4m50 de long sur 3m50 de large prolongée par une abside en cul de four éclairée par une fenêtre en diabolo (évasée à l’extérieur pour mieux éclairer mais réduite du coté intérieur pour des raisons de sécurité). La voute est en pleine cintre légèrement décalée du côté de l’éperon.
Cette chapelle donne une petite idée de l’importance de la garnison permanente du château, garnison vraiment fort peu nombreuse. Sur la terrasse située au-dessus de la salle des gardes, le panorama s’étend du bec de l’Aigle de la Ciotat au Cap Sicié.
La salle des gardes (dénommée ainsi car c’était là que se tenait la garnison du château en période de guerre) mesure 12 m sur 4m30. C’est la plus grande salle d’Evenos. La voute du XIIème siècle part sur une petite corniche, elle était éclairée à l’origine seulement par deux fenêtres situées dans un mur de 2m d’épaisseur. Dans un coin une petite meurtrière qui permettait de surveiller l’ancien chemin royal qui traversait les gorges et, par le Val d’Aren se dirigeait vers la Cadière, Le Castellet, Le Camp, etc…
Au XVIème siècle lorsque les Thomas devinrent seigneurs d’Evenos et d’Orves, le château médiéval était en fort piteux état, l’intérêt militaire de la fortification était moins évident. Les Thomas construisirent un nouveau château plus agréable à habiter, dans les murs de l’ancien en se servant des matériaux sur place.
La façade a deux ornementations remarquables : la poivrière, c’est-à-dire la base d’une tour d’angle, taillée en basalte et une fenêtre à meneaux en serpentine de la Môle. L’élégante porte centrale date du XVIème siècle. Dans le corridor à gauche, la salle basse, là vivaient les habitants. C’était la salle à manger et le petit salon. En face, l’ancienne cuisine avec en sous-sol une salle voutée servant de « réfrigérateur », cette pièce était éclairée par une fenêtre au midi et à l’Est.
Au nord la citerne donnait peut-être l’eau courante.


