Lac de Saint-Cassien (Nord) - 10/03/2016
Lac de Saint Cassien (Nord)
Pour la troisième fois cette année, Jean Bo. a donné rendez-vous aux marcheurs au parking du pont du Pré Claou, afin de découvrir les « accès rares et confidentiels » de la partie nord du lac de Saint Cassien.
La première de janvier avait été arrêtée après quelques kilomètres et nous avait bien détrempés. La seconde avait été faite, en version courte, sous le soleil par une vingtaine de randonneurs du deuxième groupe.
Aujourd’hui, nous sommes 26 et le soleil semble bien être de la partie .
Patrick ayant été nommé serre file, nous partons dès qu’équipés vers le village de Magnanon car la présence de la route n’est guère propice à la présentation de la randonnée.
Le petit chemin qui monte à travers les taillis laisse rapidement place à une clairière, ce qui va permettre à Jean Bo. de s’exprimer devant un auditoire attentif.


« C’est une randonnée que j’ai créée en 2005 et qui est donc ni référencée ni balisée. Après avoir traversé le village de Magnanon, nous suivrons une ancienne voie ferrée, donc un faux plat jusqu’à un ancien viaduc. Puis nous descendrons vers les gorges de la Siagne par un petit chemin difficile et suivrons la rive jusqu’à la Chapelle de Saint Cassien des Bois. Il nous faudra alors attaquer la seule difficulté de la journée pour atteindre Belluny, à savoir une montée de 200 mètres sur 2 km environ, mais c’est une montée comme vous en avez l’habitude. Puis nous redescendrons vers la prise d’eau du lac. Nous traversons le hameau de Paterelle avant de terminer notre boucle à Magnanon. Nous aurons ainsi réalisé une randonnée de près de 19km et avec une dénivelée d’un peu plus de 500 m ».
Le chemin est bon et le groupe s’étire sous l’influence des diverses conversations.



Le tracé de l’ancienne voie ferrée Grasse–Meyrargues, tronçon de la ligne Central-Var, est un faux plat descendant sans difficulté, hormis quelques trous d’eau à passer.



Nous reconnaissons la bifurcation où nous avions rebroussé chemin en janvier et nous poursuivons la piste de l’ancien tracé ferroviaire pour arriver au viaduc qui lui permettait de passer la Siagne. Jean Bo. reprend ses explications : « Ce viaduc long de 300m et haut de 72 m a été construit en 1896 à partir de plans dessinés par Gustave Eiffel. Il sera détruit le 24 aout 1944 lors de la retraite des troupes allemandes. »

Nous reprenons des forces en sortant les bananes, fruits secs et barres de céréales et posons pour les traditionnelles photos de groupe. Au loin Spéracèdes.




Nous attaquons la descente par un chemin raide et parfois glissant, surtout sur les feuilles. Jean-Marie casse son bâton mais terminera sans autre dommage.



Nous sommes bien récompensés de ces quelques minutes d’effort car en atteignant le pied de pile du viaduc, que Daniel est allé explorer, nous découvrons les eaux émeraude de la Siagne.



Nous ne nous attarderons pas à la chapelle de Saint-Cassien des Bois (commune de Tanneron), compte tenu des travaux de coupe en cours sur les platanes de la place.

«Au Xème siècle, la chapelle était la porte d'entrée des
domaines lériniens. Ce passage fermement gardé, était la limite du fief d'Antibes. Un péage était instauré (octroit), source évidente de revenus pour l'Abbaye de Lérins ».
Après un effeuillage nous attaquons "la montée" du jour. Effectivement, pas si dure que cela, à en croire les visages radieux.



Avant d’arriver à Belluny, nous avons au-delà d’une plantation d’Eucalyptus, un très beau panorama sur Grasse, le village perché de Cabris, la montagne enneigée de Thiey.


Belluny étant le point haut de la journée (306m), fatalement nous redescendons juste après, sans manquer d’observer quelques vues sur la retenue en contre bas.

Le niveau du lac étant très haut nous ne déjeunerons pas sur sa rive, contrairement aux années antérieures. Mais au pied de cette ruine, nous sommes bien, au soleil.


Josette et Jean Bo. ont courageusement porté leur bouteille et nous offrent rosé et côte du Rhône. Le café est accompagné de galettes, sablés, chocolats, gingembre et papaye confits...
Une chorale se met en place et les répétitions commencent, mais force est de constater qu'il y a encore pas mal de travail à faire !...
Nous levons le camp pour terminer notre descente et rejoindre les bords du lac. 
Certains font de petites échappées, soit pour mieux observer le barrage (digue), soit pour rejoindre la berge.


Nous atteignons la prise d’eau.
« Le barrage de Saint-Cassien, construit après la rupture de Malpasset, entre 1962 et 1965, fut mis en service en 1966. La retenue est aménagée sur le cours du Biançon et alimentée par un canal de dérivation de la Siagne. Quelques chiffres : 8km de long, 1km de large, 430 ha, 60 millions de m3 d'eau, 44 millions de kW/h de production électrique».
Voir l'impressionnant débit d'eau
Nous remontons à travers le sous-bois jusqu’à la route que nous n'emprunterons que sur quelques centaines de mètres, avant de retrouver le sous-bois. Le chemin bordé de ronces est humide et peut être glissant : la blogueuse se retrouve à genoux.

Jean Bo. nous autorise alors un dernier repos. Nous pouvons profiter d'un concert des marmottes accrochées au sac de trois randonneuses (si vraiment vous voulez l’entendre, faites en la demande auprès des propriétaires ou de la blogueuse), puis nous regagnons les voitures.



Nous nous retrouvons aux 3 Chênes pour un dernier verre.


Merci à Jean Bo. pour cette ballade originale, aux paysages variés et intéressants et aux photographes Claude C., Gérard, Gilbert, Jean Bo. et Jean-Marie.
Quelques photos de fleurs, principalement dans les tons bleu durant cette randonnée : violette, pervenche, lupin sauvage, hépatique nobilis, anémone, fausse renoncule....et quelques mimosas encore en fleurs








La semaine prochaine :
Jeudi 17/03 à 8h00 : COGOLIN (83). Montjean. L : 17Km000. Dh : 600m. Moyen médio. Christian A.
Départ de la rando : PARKING de la station de traitement des eaux, 1Km5 au Sud de COGOLIN. Coût du trajet AR : 18 €
Roquebrune-La Piste de la Cavalière-3 mars 2016
Roquebrune-La Piste de la Cavalière-Les Camprons
C'est Jean-Louis qui accompagne aujourd'hui le groupe n° 2 que nous ne pourrons pas qualifier de "Petites Jambes" puisqu'il s'est enrichi de nombreux participants au groupe n°1 préférant 2 h supplémentaires de couette à un départ à 7 h.
Le programme de la journée comprend une boucle de 11 km et 300 m de dénivelée au sud du Rocher de Roquebrune sur Argens.
Ce sont donc 30 marcheuses et marcheurs qui se sont retrouvés au parking du cimetière du village. Ah! Ces cimetières, comme nous aimons leurs parking pour nos randos…
Aujourd'hui nous avons trois nouveaux participants, Lucas, le petit-fils de Claude L(un fidèle pendant les vacances de Février) et nos amis des Alpes Maritimes Roland et Irma.
C'est près de la petite chapelle que Jean-Louis nous présente son programme, un grand classique inspiré des randos du lundi après-midi. La reconnaissance qu'il en a faite l'a conduit à le modifier car certains gués sont devenus infranchissables suite aux pluies du dernier week-end.
Et c'est parti sur un petit sentier en montée. Beaucoup d'eau et nous pataugeons un peu. Première vue sur le Rocher de Rocquebrune.
Il nous conduira au lieu dit les Vingt Cinq Ponts avec les restes de l'aqueduc. Ne pas confondre ce viaduc avec ceux de Fréjus, l'antériorité de ces derniers étant beaucoup plus importante. Au passage, Jean-Louis nous signalera le Monastère de Notre-Dame de Pitié, toujours en activité sur son piton.
C'est là que nous allons faire la photo de groupe.
Beaux points de vue sur les montagnes enneigées : Gréolière, l'Aubibergue et les plateaux de Caussols et Callern.

Puis nous abordons une montée très raide mais bien revêtue et s'il y a quelques marcheurs lâchés, nous nous retrouvons tous au bout de la piste pour une nouvelle montée, beaucoup plus facile en corniche.
Bon, jusque là je ne vous ai pas parlé du vent bien que nous ayons déjà eu à en ressentir les effets. C'est un bon Mistral annoncé entre 80 et 100 kmh. Mais maintenant nous sommes sur un versant nord, sans protection et il nous fait souffrir. D'ailleurs, malgré la montée il n'y a pas encore eu "d'effeuillage".
Le fameux Rocher, avec le vent, sera un peu le fil rouge de la rando car nous le retrouverons à plusieurs reprises mais il ne ne nous protège pas.
Paysage classique des Maures mais ici une touche de verts très différents avec ce champ d'oliviers un peu perdu.
Que fait ce petit puits bien protégé au bord du chemin ? Et toi, Marie qu'y a t'il au bout de ton bâton ?
Nous allons aborder la descente et Jean-Louis nous arrête au soleil et à l'abri du vent pour "la pause banane". Beaucoup de blanc dans la végétation : bruyères arborescentes et aubépines.
Dans la descente nous découvrons le fameux Centre de dépistage du VIH dont Jean-Louis nous avait parlé dans sa présentation. Il est à la station de métro Bougainville : du délire !
Nous arrivons au premier gué de la journée. Jean-Louis veille mais c'est avec beaucoup de souplesse que ces deux –là ont passé.

Nous sommes maintenant sur l'autre rive et nous remontons le ruisseau qui cascade joyeusement sur notre gauche.
Encore une montée sévère que certains monterons en zig-zag pour diminuer la pente et nous arrivons en vue du petit lac où nous allons pique-niquer. Mais pour le rejoindre, le groupe va se scinder en deux, l'un qui abordera directement la rive ouest en se mouillant les pieds, n'est-ce pas Lucas, et l'autre par la rive est qui trouvera un pont.
Tout le monde se retrouve pour le pique-nique mais les emplacements non ventés sont rares et les imprudents installés près du bord seront parfois aspergés tant le vent est violent.
Contrairement au 1er groupe nous aurons du vin, blanc et rouge, au moins quatre bouteilles, des biscuits, du café, de la papaye confite, du gingembre.
Mais pas de sieste, trop inconfortable, ni de belote, les cartes s'envoleraient.
Aussi Jean-Louis donne le signal du départ sur une grande piste, orientée nord, c'est-à-dire que nous avons le vent de face.
Nous progressons au milieu des lauriétins particulièrement fleuris et nous pouvons observer les premières fleurs de cistes blanches.
A nouveau un petit torrent à notre gauche. Un lieu de pique-nique idéal, selon Marinette, mais pas facile d'accès.
Un petit détour pour admirer les ruines du moulin de Font Blanche, énorme, avec son aqueduc.
Et toujours, le Rocher, sous un autre angle.
Nous nous retrouvons au milieu de mimosas encore bien fleuris. C'est là que Jean-Louis va proposer au groupe d'aller découvrir un nouveau chemin au bord du ruisseau. Une dizaine de participants préféreront continuer sur la grande piste, nos voitures étant à peu près à un kilomètre.
Et les deux groupes se retrouvent sur le parking pour aller ensuite prendre le pot de l'amitié dans notre bistrot habituel sur la place de la Mairie annexe.
Merci Jean-Louis, c'était une belle rando.
Merci aux photographes, Claude L, Gérard C et Jean-Marie.
La semaine prochaine, Jeudi 10/03 à 8h00 : MONTAUROUX. Lac de St-CASSIEN (Nord). 18Km800. Dh : 519m. Moyen médio. Jean Bo 575
Départ de la rando : PARKING sur la gauche de la D37, après le Pont de Pré Claou. Coût du trajet AR : 20 €
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Les Veissieres-Le Mt.Vinaigre- 03/03/2016
Une fois encore, pas de blogueurs dans le groupe n°1. L'heure du départ semble les avoir découragés. Heureusement, il y a toujours la solution Joël qui nous rédige un texte. Aujourd'hui c'est Jean-Marie qui va l'illustrer avec les photos d'Alain. Merci à vous trois.
Les Veissieres- le Mont Vinaigre

Un peu avant 7 heures nous nous retrouvons 2, puis 4 sur le Parking du Manoir, ce qui augure une faible participation à la rando du jour. Finalement nous nous retrouvons 9 au point de départ des Veissières, et le record du plus faible taux de participants ne sera donc pas battu.
Christian, notre accompagnateur, semble satisfait de cette participation qui permettra une randonnée plus conviviale.
La rando débute par un mistral violent qui nous accompagnera toute la journée, avec l'inconvénient d'un froid ressenti assez vif, mais l'avantage d'une vision lointaine et nette sur les paysages magnifiques.C'est là-haut que nous allons.

La longue montée au Mont Vinaigre se fait d'un pas alerte sur des pistes plutôt agréables, coupée d'une pause banane au soleil appréciée.

Parvenus au sommet nous sommes confrontés à de tels bourrasques de vent qu'on peut craindre que le plus léger (ou la plus légère) d'entre nous ne soit emporté.

On prend néanmoins le temps d'admirer la baie de Cannes et la chaîne du Mercantour toute enneigée. 


Une petite photo de groupe et on entame prestement la redescente.
En bas du GR on fait une petite pause avant de rejoindre la maison forestière de Malpey. 
Christian ayant constaté qu'au rythme ou vont les choses nous sommes partis pour faire le repas de midi aux voitures, une discussion s'engage ; certains préconisant de rallonger la rando, et d'autres de manger avant midi. Finalement la proposition empreinte d'une grande sagesse d'un marcheur emporte la majorité, à savoir maintenir le même trajet mais sur un rythme plus léger.
Après une descente agréable sur des pistes plutôt faciles nous nous retrouvons finalement vers 11H30 au carrefour de la Roche Noire, où chacun se cherche un endroit à l'abri du vent pour une restauration bien méritée. Repas placée sous le signe de l'abstinence (Oh!Oh! Les grands sportifs c'est normal-ndlr) puisque aucun alcool ni café le l'accompagne ; juste un petit gingembre pour la route. (C'est bien normal-Attention au contrôle anti dopage- toujours ndlr)
Nous reprenons notre descente par le vallon du Porfait, avec une vue magnifique sur notre belle ville et sa baie, et parvenons au parking des Veissières vers les 13H15. Nous venons d'inventer un nouveau concept :
la rando du jeudi matin !!!


Honneur aux deux courageuses
Merci Christian pour cette belle rando énergique, ventée et conviviale.
la semaine prochaine-Jeudi 10/03 à 8h00 : MONTAUROUX. Lac de St-CASSIEN (Nord). 18Km800. Dh : 519m. Moyen médio. Jean Bo
Départ de la rando : PARKING sur la gauche de la D37, après le Pont de Pré Claou. Coût du trajet AR : 20 €
GRIMAUD - La Queyrière - 25/02/2016
Malgré l'annonce dans les jours précédents, d'une météo plutôt orientée "pluies éparses", 24 randonneurs n'écoutant que leur courage, sont présents ce matin sur ce parking de Grimaud en contre-bas du château.

Christian, notre conducteur du jour, nous trace les caractéristiques de ce circuit : "Nous allons marcher environ 18 kms, nous allons monter 720 m."
Avant de donner le top départ, il nous rassure en nous donnant de bonnes nouvelles concernant la météo : "Normalement, nous ne devrions pas avoir de pluie aujourd'hui."
Ces trois-là n'ont pas l'air trés motivés avant le départ...
Premier point remarquable de notre randonnée, le pont des fées, que l'on découvre après quelques centaines de mètres de descente après le départ.



Le Pont des Fées, aqueduc de l’époque moderne (XVIe – XVIIe) permettait, par une conduite forcée d’amener l’eau de la source de Pancaou, distante de 3km, à une fontaine du village. Ouvrage exceptionnel unique en son genre en Provence.
Retour sur une portion bitumée. Le soleil est maintenant bien présent.
Un point de moins sur le permis "randonneur"!!! Il est interdit de téléphoner en marchant.


Le château de Grimaud qui s'éloigne peu à peu veille sur nous. Et les photographes présents rivalisent d'idées pour le mettre en valeur.

Classé Monument Historique, il est attesté dès le XIe siècle. L'enceinte fortifiée (fin XIIIe) avec ses créneaux enserrait une partie du village et le château proprement dit. Réaménagé au XVe siècle, celui-ci fut détruit à l'issue des guerres de Religion. Rebâti au milieu du XVIIe siècle, il est abandonné après la Révolution Française. Composé d'un bâtiment principal flanqué de deux tours circulaires dont les vestiges montrent les trois étages 'en coupe', ce château fut construit pour être puissant. Il n'en reste qu'une salle voûtée à peu près intacte. Une double enceinte le protégeait. La plus grande comportait des murs de sept mètres de haut.





Après tous ces efforts, vient l'heure de la récompense avec le pique-nique traditionnel où chacun trouvera la meilleure pierre faisant office de fauteuil.


Bravo à ce petit groupe de sportifs fiers de leur exploit.





Merci à Claude Ca, Gérard, Gilbert, Jean Bo et Jacqueline SCD pour les photos du premier groupe. Et merci à Claude La, pour les photos de la sortie du deuxième groupe du côté du Roussiveau emmenée par Jean Ma.
Ci-dessous donc, quelques photos du deuxième groupe.








La semaine prochaine :
Jeudi 03/03/2016
En remplacement de la randonnée à Aups, Christian vous propose une randonnée au Mont Vinaigre - 19 km 650 m d'ascension.
Départ du parking du Manoir : 7h.
Départ de la randonnée pédestre du parking des Veyssières situé Boulevard J-F Kennedy juste avant l'allée Frédéric Passy.
Trajet en voiture entre les deux parking A/R : 16 km pour 4 €
M.F. MALPEY - MARAVAL - 18/02/2016
M.F. de MALPEY – MARAVAL
Nous sommes 29 randonneurs au départ de cette randonnée qui va être menée par Jean M. Certains se souviennent de l’édition 2015 qui fût réalisée sous un vent frisquet. Heureusement ce matin le temps est beaucoup plus clément.


Jean M.accueille deux nouveaux marcheurs, Maguy et Gérard, et nous présente le programme du jour : « c’est une randonnée pas habituelle car elle débute par une longue descente. Nous sommes au départ à environ 400 m et nous allons descendre jusqu’au ruisseau de Maraval, à environ 110 m. Puis nous amorcerons une longue montée pour notre retour. Nous emprunterons de la piste, du petit chemin et du GR mal entretenu : c’est donc une rando bien variée !!!, d’environ 16 km . »

Bep’s se porte volontaire comme serre-file et nous démarrons notre marche sur la piste goudronnée.


Le Mont Vinaigre nous domine.

Les conversations s’arrêtent devant le panorama sur la baie de Fréjus - Saint Raphaël.
Nous arrivons à l’aire de l’Olivier (370 m), où une plaque commémorative a été posée le 25 juin 1949
« en souvenir de l’œuvre de Auguste Muterse qui consacra 16 ans de sa carrière à l’étude et au traitement des forêts méditerranéennes… C’est aussi en hommage à ce travail que la route forestière qui dessert la ceinture de cet immense massif forestier de 6 000 ha, antérieurement appelé Route des Cols a été rebaptisée Route Muterse. »
Nous prenons la photo de groupe en face, sous les eucalyptus, tout comme l’année dernière…

La piste du Perthus, descend doucement vers le Maraval. Elle est caillouteuse et les passages difficiles sont liés à des éboulements et effondrements sous l’action de l’érosion pluviale.



Sous le pont du Pigeonnier coule le Maraval, mais l’œil est attiré par le rocher qui se dresse juste à gauche.

Un petit arrêt, en aval et au soleil pour la pause banane.


Nous quittons la piste du Perthus et prenons à gauche pour entamer la phase de montée. Un hélicoptère tourne au-dessus de nos têtes.


Pour mettre au défi notre meneur, nous l’interrogeons sur ce beau sommet qui émerge face à nous.
Marc sort la boussole, Michel oriente la carte et Maître Jean M. décrypte alors le paysage : « nous sommes en face de 3 sommets, à gauche 323m, à droite 300m, c’est la Prison et au centre 377m, c’est bien le Massacon… » .
Nous continuons notre progression et longeons des surface mamelonnées de ryolite.

Si nous découvrons en face la dent du Cap Roux, nous ne perdons pas en arrière le Mont Vinaigre.


Le chemin se poursuit en balcon, au travers la végétation de pins, chênes-liège et de bruyères et coupe des pierriers.



Nous arrivons au Caneiret et un mamelon rocheux au soleil nous accueille pour notre pique-nique.


Les lorrains sont de retour avec leurs gâteries : le Stanislas de Guy et la mirabelle de Janine viennent compléter les maintenant habituels vin, café et galette, chocolats, gingembre et fruits secs de nos amis randonneurs.
Au début de l’après-midi le ciel se voile un peu et nous terminerons nos derniers kilomètres sous les nuages.

Les rochers qui émergent ici et là offrent de surprenant paysages.




Nous retrouvons l’aire de l’Olivier, ravis d’avoir effectué cette belle boucle.
Les possesseurs d’outils modernes confrontent les résultats de la journée autour d’un verre : si les valeurs de longueur sont cohérentes et concentrées autour de 16,5 km, les dénivelées cumulées varient fortement, à penser que certaines applications peuvent additionner jusqu’aux montées-descentes de cailloux!



Merci à Jean M. pour cette agréable randonnée et aux photographes Claude C. et Gilbert.
La semaine prochaine :
Jeudi 25/02 à 8H00 : GRIMAUD. La Queyrière. L : 18 Km. Dh : 720m. Moyen alto. Christian
Départ de la rando : PARKING du Château de GRIMAUD. Coût du trajet A.R. : 28 €
TANNERON Les Cretes 11 février 2016
TANNERON Les Crêtes 11 février 2016-02-11

Aujourd’hui Jean Bo nous propose la grande classique du mois de février : les mimosas de Tanneron.
« Cette rando a été réalisée de nombreuses fois,n tous les 4 ans environ. En 2005 sous la neige par un froid glacial : les photos en témoignent. Elle fait 15 km et 600m de dénivellé. Nous sommes ici à 370m et nous aurons avec une première descente de 230 m, puis une remontée de 330m et une dernière partie en faux plat pour retourner à Tanneron". Jean Bo nous présente l’histoire de l’implantation et de la culture des mimosas sur Tanneron, mais aussi sur Mandelieu et Théoule.

(Photo où l'on voit deux randonneuses qui n'écoutent pas les explications du grand chef, mais semblent s''intéresser au photographe )
« Le mimosa, originaire d’Australie arrive à la fin du 19ème siécle par les lord anglais Brougham et Sir Woolfield.Au départ il fleurit les jardins et c’est la découverte du forçage qui permet de l’exporter, car une fois les branches coupées il fane vite. Il reste une centaine de producteurs qui cultivent aussi l’eucalyptus pour garnir les bouquets.
Le mimosa est gélif .Il se propage rapidement et devient envahissant. L’ONF l’éradique par endroits. »
Tanneron est aussi célèbre par Martin Gray : connu pour son livre Au nom de tous les miens (1971), dans lequel il décrit une partie de sa vie . Dans le ghetto de Varsovie où son père travaille au Judenrat, il trouve le moyen d'en sortir en soudoyant des soldats nazis et devient ainsi un contrebandier. Plusieurs fois par jour, il fait des aller-retour pour ramener de la nourriture dans le ghetto grâce aux tramways. Lors d'une rafle, son père est attrapé pour être déporté. Grâce à ses connaissances, Martin lui sauve la vie en l'aidant à s'échapper.
Plus tard, sa mère, ses deux frères et lui-même sont déportés à Treblinka, où sa mère et ses frères sont exterminés immédiatement. Le octobre 1970, lors de l'incendie du Tanneron, il perd son épouse et ses quatre enfants8. Au bord du suicide9, il déclare avoir décidé de lutter pour devenir un témoin et trouver encore une fois la force de survivre10, l'écriture devenant alors, d'après lui, une thérapie.

Les deux serre files Bebs et Maurice sont chargés de nous compter. Nous sommes 34
Il fait frisquette, autour de 0 degré et nous partons volontiers.
Jean nous montre au loin le Mercantour enneigé,

et le Haut Var avec les plateaux de Caussol et de l’Audibergue.

Nous descendons le vallon de l’Anbarle vers les Guiberts.Les collines environnantes sont parsemées de taches jaunes de mimosas. Nous passons un gué . Certains, prévoyants, ont des sacs plastiques pour se protéger

Va t il tomber?

Jean Bo et d’autres aident chacun à ne pas tomber…
Un deuxième gué un peu plus loin

Ouf nous sommes tous passés

Nous avons bien mérité la pause banane.

Jean nous dit : « J’ai une annonce importante à vous faire. Nous pensons qu’i ls’agit du programme du séjour de Valberg. Mais, nons coup de théâtre : J’ai décidé que 2016 serait la dernière année où je serais responsable des randonnées. J’ai choisi de confier ma mission à Christian ( à gauche sur la photo) qui randonne parmi nous depuis plus d’un an. Il a l’expérience puisqu’il a déjà animé les randos du SRAL. Quant à moi je ne vous quitte pas. Je continuerais à participer au randos et à en mener, mais sans avoir la responsabilité de l’ensemble. Valberg marquera donc la fin de mon mandat »

Cette annonce surprend beaucoup de randonneurs. Et ensuite cela anime les discussions pendant que Jean remballe ses papiers…
Nous repartons et affrontons rapidement de nouveaux gués:certains esquissent des pas de danse improvisés



Encore un gué le cinquième
Tombera , tombera pas? se demande André

Malgré le soutien de Jean, elle tombera et se mouillera le pantalon et la chaussure…

Après ces cinq gués Jean nous annonce que nous devrons encore traverse le torrent… Cette fois ci aucune difficulté , c’est sur la route et il y a un pont .
Maintenant il faut remonter . Et le sentier est caillouteux , presque l’Estérel.

Nous arrivons au village . Un cheval, une chèvre et des poules attirent les randonneurs

Bientôt le pique-nique ? « Pas encore dit Jean, nous avons pris du retard avec les gués ». Nous poursuivons sur la route goudronnée.
Nous pouvons admirer le mercantour au loin

"Profitons en pour faire la photo de groupe face au Mercantour"

Encore une photo: le groupe s'est déjà dispersé

Arrivé à un tas de pierres,Jean nous dit que nous allons y manger.
Un rayon de soleil est le bienvenu, mais chacun se recouvre car le vent est frais. Comme d’habitude , vin , chocolat, gâteaux et café circulent.


Dans cinq minutes le départ.
Nous remontons progressivement vers Tanneron au travers d’un bois de mimosas en fleurs , que nous devons parfois écarter pour se frayer un passage,ou piétiner car il reste des branches au sol.

Il faut arrêter souvent pour ressouder le groupe qui se disperse.
Enfin le village en vue. Profitons en pour cueillir quelques bouquets:
des petits...


..Regardez il en a un plus gros que nous le chef

Pour terminer ,le pot à l’auberge du village.

Merci à Jean pour cette très belle rando et pour toutes celles que tu as menées
Merci aux photographes, André, Claude, Gilbert et Gérard .
Encore des photos
Que tu es beau avec ces fleurs...

des passages de gué

et pour terminer notre nouveau responsable Christian déjà concentré sur son GPS

Nos amis du deuxième groupe , menés par Joël qui nous fait parvenir ces photos
Prochaine rando
Jeudi 18/02 à 8H00 : Maison Forestière du MALPEY. L:15 Km 425. Dh:531m. M.médio. Jean Masson 627
Départ de la rando : PARKING du Mt. Vinaigre après la M.F. du MALPEY. Coût du trajet A.R.:10 €
AMPUS - ND de Spéluque - 04/02/2016
Forte participation pour cette première randonnée de février: 31 randonneurs et randonneuses sont présents malgré une température à laquelle nous n'étions plus habituée depuis quelques semaines et un vent qui montera en intensité tout au long de la journée.
"Et au milieu, coule une rivière", ici la Nartuby d'Ampus.

Après quelques centaines de mètre sur le bitume pour nous éloigner du petit village d'Ampus ...
...et Christian, notre chef de file du jour, nous rassemble pour la présentation de la randonnée du jour. "C'est une randonnée qui va nous permettre de découvrir le dolmen de Marencq, ensuite la chapelle Notre Dame de Spéluque, avec peut-être le plaisir de croiser la bonne soeur qui est la gardienne de cette chapelle. Le fil conducteur de la deuxième partie de cette randonnée, sera le canal de Fontignon."

Caractéristiques de ce parcours: 18,300 km pour la distance à parcourir, et 350 mètres de dénivelé. A l'arrivée, les possesseurs de GPS annonceront 19,500 km effectués!!!
Elu à l'unanimité, Albert sera notre serre file du jour.
" Les traces de lointaines civilisations témoignent d'un intérêt certain pour le terroir d'Ampus. La préhistoire a laissé quelques timides débris dans les massifs alentours. Sur la colline dominant le village au nord, parmi les chênes et les buis, se dresse un des plus beaux dolmens varois. On le nomme Dolmen de Marenq, ou de Ratton."

Josette s'imagine faisant un retour en arrière de quelques siècles.
A cette époque, nos anciens connaissaient-ils la banane? Au cercle de Boulouris, la réponse est oui!
" Pause banane!!!!!!!" annonce Christian.
Christian et Ramon seraient-ils au régime "sans banane"?
Chiens ou chevaux, ils sont tous superbes.
Vielles pierres et vielles bâtisses, jalonnent notre parcours.
Au milieu d'une vaste plaine,se dresse la chapelle Notre Dame de Spéluque.

Nous découvrons ces plantations de chênes truffiers.
Il est 12 h. L'heure du pique-nique a sonné.




Et comme toujours, la photo de famille habituelle.

Christian a sifflé la reprise. Dommage, l'endroit était parfait pour lézarder au soleil.
Nous découvrons enfin la source qui alimente le canal de Fontignon.

En 1997 , fut célébrée une fête commémorant les 500 ans du canal de Fontigon.
5 septembre 1497 : Par transaction du 5 septembre 1497, passée entre les seigneurs et habitants d'Ampus, le moulin à farine situé au quartier du Moulin-Vieux, distant d'une lieue , sera abandonné et un autre moulin sera créé au village. Pour ceci un canal sera creusé , destiné à conduire au village l'eau de la fontaine d'Hugon ( qui allait devenir canal de Fontigon, long de 7,2km et une pente de 2°/°) .
Ci-dessous, un pin fortement colonisé par du gui trés envahissant.

Christian nous montre ses qualités d'équilibriste. Figure réussie!!!
"Que la montagne est belle ..."

Au terme de notre randonnée, nous retrouvons le village d'Ampus.
Ci-dessous, l'église Saint Michel.
Prolongement du canal de Fontignon, voici l'acqueduc du village.

L’aqueduc du village fut construit pour permettre une arrivée d’eau régulière, essentielle au bon fonctionnement du moulin à farine, du lavoir du milieu et de la fontaine de la Place de la Mairie.
Cet édifice, situé en bordure de la Nartuby, au pied du plateau des Rouvières et de celui de Canjuers comprend une nef unique, de trois travées, voûtée d’un berceau brisé et terminée par une abside en cul-de-four avec meurtrière. A gauche du choeur, la sacristie occuperait l’emplacement d’une chapelle primitive du Xe siècle.
Cet aqueduc assurait aux villageois une eau indispensable à l’irrigation des prés et des jardins ainsi qu’à leur propre alimentation.
Par la suite une conduite métallique fut aménagée dans la montée de l’aqueduc reliant le canal de Fontigon à une turbine, elle-même reliée à une dynamo, qui se trouve toujours dans le moulin à farine.
C’est au XVè s. qu’on construisit dans le village un moulin à farine, plus proche des habitants que l’ancien qui se trouvait au lieu-dit Moulin Vieux. Afin d’alimenter ce nouveau moulin, on creusa le long canal de Fontigon (la Font d’Hugon) qui permit par ailleurs d’irriguer les terres et d’alimenter le village, le Tournaou, les fontaines et les lavoirs.
Par ce lien, l’électricité a fait son apparition dans le village d’Ampus. Le circuit du chemin de l’eau, balisée par des plaques explicatives, vous guidera à travers le village.
Illustration des propos de ci-dessus, on peut admirer cette trés jolie fontaine place de la mairie.
Installés sur cette terrasse de café, nous profitons des derniers rayons de soleil de la journée pour nous désaltérer.
Maurice attentif à sa santé, improvise un couvre-chef trés surprenant et trés remarqué.
Merci Christian pour la conduite de cette randonnée.
Merci aux photographes du jour: Claude Ca, Gérard et Gilbert.
Veuillez noter les éléments de la rando-mimosa du jeudi 11 février prochain:
Jeudi 11/02 à 8H00 : Les Crêtes de TANNERON. L :15 Km 180. Dh:575m. Moyen médio. Jean Borel.
Départ de la rando : PARKING de la Mairie à TANNERON. Coût du trajet A.R. : 24 €
St.Cassien-Nord-Petites jambes-28/01/2016
Lac de St.Cassien-Nord
"Petites jambes"
Deux semaines après le 1er groupe, les petites Jambes vont s'élancer sur le même circuit aménagé pour leurs performances, c'est-à-dire réduit en longueur et en dénivelée. C'est encore Jean Bo qui va mener le groupe…mais ce coup ci, il a commandé le beau temps.
Ce sont donc 20 randonneurs du Cercle de Boulouris qui se rassemblent à la sortie du pont séparant les deux branches du lac de St.Cassien. Mon Dieu qu'il est bas!
Après la présentation de Jean Bo qui nous précise que nous irons pique-niquer au bord du lac, nous nous engageons sur le petit sentier qui part de l'autre côté de la route avec nos deux serres-files habituels. Merci pour leur dévouement.
Nous dépassons le petit hameau de Magnanon et nous effectuons un premier arrêt pour "la pause banane" car il est déjà 10 h 25. Oui, Oui, les "Petites Jambes" démarrent très tard …
Puis, évitant la traversée des broussailles réservée au 1er groupe (!!!), nous arrivons sur l'ancienne voie de chemin de fer reliant Meyrargue à Grasse puis à Carroz.
Et là, c'est le bonheur, un faux-plat descendant.
Hélas en plusieurs endroits cette belle piste a servi de dépotoir, à croire qu'il n'y a pas de déchetterie dans les Alpes Maritimes.

Nous rejoignons la route à Tournon, au niveau de la jolie petite gare de Tanneron, bien loin du village éponyme. Mais comment aurait on fait pour la faire grimper tout là-haut ?
Encore un petit morceau de voie ferrée puis nous obliquons sud par une montée assez raide.
De l'autre côté, la descente ne l'est pas moins avec une abondante couche de feuilles de chênes qui cachent des cailloux.
Bien en file indienne sur la route, nous gagnons le bord du lac vers un endroit où les deux groupes s'étaient déjà rejoints en 2012.

Bien installés au soleil, nous commençons notre pique-nique par deux apéritifs, au choix ou cumulés par certains : Rivesaltes de Jean Bo et vin d'orange d'Yvette. Ensuite nous aurons droit au rosé et au vin rouge, trois bouteilles de cette dernière couleur. Il parait même qu'une quatrième est restée dans un sac.
A croire que les si les jambes sont petites, les gosiers sont bien en pente…
Comme d'habitude sieste ou belote.
Mais Jean Bo en a réduit la durée et nous nous préparons au retour. Il a prévu de reprendre la route jusqu'à Tournon, considérant que le chemin par le bord du lac est trop difficile.
C'est donc par la même piste que nous revenons vers nos voitures avec un tout petit aperçu vers le lac.
Et finalement c'est à la fin de la rando que nous ferons la photo de groupe sur laquelle il manque deux de nos ami(e)s, attardés, qui nous rejoindrons au pot pris à l'Auberge des 3 Chênes.
Merci Jean de nous avoir guidés sur ce parcours devenu un grand classique du Cercle de Boulouris.
Les photos étaient de Claude L et de Jean-Marie.Merci.
Tour du rocher de Roquebrune - 28/01/2016
Tour du rocher de Roquebrune.
Anne-Marie a préparé un parcours inédit au Cercle, au départ de Roquebrune-sur-Argens. Nous sommes 22 randonneurs prêts à avaler les 16 km et 600m de dénivelée annoncés, pour réaliser une boucle autour du rocher de Roquebrune, en tournant par le nord.
Des nouveaux marcheurs nous ont rejoint : Anne-Marie et Patrick S. pour leur toute première fois parmi nous et Jean-Claude qui a déjà participé à quelques mini randonnées du lundi et qui sera notre serre file efficace aujourd'hui.


Partis du parking du cimetière, nous découvrons rapidement, en haut de la ville, un très beau panorama sous la brume matinale.





Le petit chemin en corniche nous dévoile le rocher, le sommet des 3 Croix, avant de plonger au travers des pentes boisées pour rejoindre une petite route longeant quelques propriétés.


Quel patriotisme et quelle belle famille !!!


La première partie de notre randonnée est toute en contrastes, tant de l’aspect des paysages (mêlant des crêtes déchiquetées, des falaises abruptes, des plateaux parsemés d’éboulis), que des couleurs (rose plus ou moins rouge brun de la roche, vert des pins et des ifs, jaune des mimosas).


Puis nous atteignons un plateau gréseux pentu sur lequel nous allons progresser avec précaution, compte tenu de la mousse glissante qui le colonise.

Le chemin se perd ensuite dans le maquis en nous dévoilant des vues magnifiques sur le rocher percé de grottes.

Nous devons contourner un relief trop glissant en redescendant vers la route, que nous suivrons sur environ un kilomètre.
Après un allègement vestimentaire, sauf pour Doudou qui ne se déleste pas de sa parka, nous quittons la route pour regrimper sur la paroi rocheuse.


Nous laissons le chemin d’accès au sommet des 3 Croix sur notre droite pour nous diriger vers la Draille du Facteur. L’estomac des lève-tôt commence à crier famine, mais Anne-Marie reste imperturbable : la pause banane, c’est plus tard…. Force est donc de nous nourrir plutôt spirituellement et de nous régaler de belles vues sur les rochers éboulés sur le plateau ou sur les sculptures rocheuses ou encore de nous interroger sur des fleurs étranges qui après plusieurs hésitations seront identifiés étant des Arisarum, de la famille des Araceae (dont fait partie l'arum).




Nous coupons alors en sous- bois, avant de retrouver la dalle rocheuse. La végétation est dense, avec de vieux chênes-liège et des pins parasols,



La vue arrière illustre que nous avons déjà bien grimpé.
Nous progressons le long d'une paroi rocheuse, observés par des formes étranges.


Un dernier effort à travers les éboulis et les hautes marches qui causent un « bouchon » dans la file des randonneurs.



Enfin nous arrivons à la Draille du facteur qui accueille notre pause banane. "Si on avait su, on aurait monté l’apéro", disent certains. Il est vrai qu'il est déjà 11 heures.



Nous profitons de cette halte pour admirer la technique de laçage des chaussures de Marc.
Peu après être repartis nous avons découvert de jolies fleurs que nous avons prises pour des anémones pulsatille. Mais Jean-Marie, notre botaniste en titre les identifiera comme des dimorphothécae aussi appelées "Marguerites Africaines" et "Marguerites du Cap".

Nous pouvons voir notre prochain objectif : Notre Dame de la Roquette, dont la tour carrée émerge de la végétation.

La forêt de la Roquette est un site inhabituel et assez magique, avec ses roches brunes creusées de trous et de failles, ses gros blocs tombés des sommets et parfois semblant en équilibre précaire entre ses vieux arbres, que nous devons contourner.




Notre Dame de la Roquette est un ancien lieu de pèlerinage et de légende : « elle porte aussi le nom de Notre Dame des Œufs, en liaison à d’anciens rites de fécondité en accord avec l’atmosphère du site, ou Notre Dame d’Espaïme, pamoison en provencal, qui serait lié aux Spasmes ou résurrections qui se seraient produites à la Roquette, ou encore Notre Dame des Sept Douleurs ». Elle aurait été construite au XVIème siècle et des ermites auraient été présents bien au préalable.
A proximité d'un puits se dressent des vestiges d’un bâtiment monastique qui aurait été occupé par des Trinitaires. 

L’escalade au travers d’une de ses ouvertures nous permet d’observer les panoramas alentour.



En redescendant nous faisons les photos de groupe.


Puis, contournant de gros blocs nous arrivons à la falaise gréseuse : nous passons un défilé entre deux masses rocheuses, d’une trentaine de mètres de haut et un peu moins d’un mètre de large à sa partie la plus étroite, pour atteindre la chapelle troglodytique de Saint-Jean, qui aurait été aménagée au XV-XVIème siècle par les Trinitaires.


A quelques dizaines de mètres de là, bouché par des blocs qu’il faut escalader, se trouve le Saint Trou, une crevasse géante dans la falaise. Nous rebrousserons chemin sans nous hisser sur la dalle qui en cache l’entrée. Faut- il croire à la légende qui indique que le passage était réservé aux âmes vertueuses ?


Nous profitons de la beauté et du calme du site, malheureusement un peu pollué par des détritus, pour déjeuner.




Puis, redescendant vers l’autoroute, nous retrouvons le vacarme des voitures et des camions. Cela ne semble pas perturber les ânes et les moutons qui paissent dans le vignoble.


Nous tournons alors plein sud pour atteindre le GR 51, qui progresse au-dessus du vallon du Robinon.



Nous avançons à travers le maquis et sur des surfaces pierreuses qui, en ce côté sud ne sont plus glissantes, avant de croiser le chemin d’accès au sommet n° 4 .



Au loin les 3 Croix du Sommet n°1.


Les mimosas embaument notre chemin. Un petit détour pour voir des fèves dans un potager. Un bel amandier est déjà en fleurs et cotoie les figuiers de Barbarie.



Une dernière grimpette et nous retrouvons la route d’accès à nos voitures. Nous avons soif après cette belle randonnée et nous nous retrouvons à la terrasse du café de Roquebrune.


Merci Anne –Marie pour cette randonnée pittoresque et enthousiasmante. Les photographies sont de Claude C., Jacqueline et Xavier. Un grand merci à eux.
Voici le programme de la semaine prochaine :
Jeudi 04/02 à 8H00 : Ampus N.D. de Spéluque. L :18 Km 310. Dh:350m.M. médio. Christian
Départ de la rando : PARKING Bld Georges Clémenceau à Ampus. Coût du trajet A.R. : 20 €
SEILLANS - La Pigne 21/01/2016
C’est sur ce parking, jouxtant le terrain de jeu de boules du village de Seillans que 26 randonneurs et randonneuses ont répondu à l’appel de Joël alors que le soleil est déjà bien présent. Une belle journée en perspective.
Dans un silence religieux, Joël nous présente cette randonnée dont la dernière édition remonte à décembre 2009.
« Nous allons parcourir quelques 17 kilomètres, avec un dénivelé cumulé de 500 mètres environ, et nous allons emprunter des chemins plutôt faciles. A l'issue de cette ballade, nous retrouverons nos amis du deuxième groupe à l’auberge des Trois Chênes pour partager la galette des rois. »

Mais avant de démarrer notre randonnée, un peu d’histoire.
Le nom de SEILLANS eut-il pour origine la déesse Séléné la lune ou bien celui de Sélénus, chevalier romain qui s’y serait établi dans les temps lointains ? L’une ou l’autre hypothèse paraît soutenable et il importe peu. Les Romains, c’est certain, vinrent en ces lieux. Ils tracèrent des routes, les moines du Moyen Age fondèrent leurs couvents, les Maures, eux se fortifièrent. Epoque troublée par les coups de mains, par les rapines. SEILLANS quitta la plaine et vint se replier plus haut, dans le flanc de l’Auzière, à l’abri des remparts. De ces fortifications subsistent, ici et là, quelques pierres.
C’est cependant autour de cette enceinte fortifiée que s’est constitué, au cours des siècles, le village de SEILLANS tel qu’il apparaît aujourd’hui, compact offrant à l’œil l’harmonie géométrique de ses maisons échelonnées en gradins sur une forte ligne de pente et l’accord prestigieux du paysage et de la pierre. Parmi ces frondaisons, les vieux roses zinnia des tuiles moussues et l’infini miroitement sur les murs que la lumière caresse, des ocres et des gris.
SEILLANS, lorsqu’on y pénètre, offre le labyrinthe de ses ruelles riantes, toujours en quelques endroits fleuries, de ses passages voûtés, de ses pavements en calades et des pierres vénérables où, sous l’angle des toits, nidifie l’hirondelle. Le renouveau actuel de SEILLANS est dû, pour une large part, à l’attrait sans cesse croissant qu’exerce la Provence, au voisinage des côtes sur les habitants des régions du Nord.
Bien que pour la plupart des randonneurs, cela ne soit pas la première fois que nous découvrons ce village, c’est toujours avec un réel plaisir de voir ou revoir ces fontaines, ces petites ruelles ou ces vieilles pierres.
Albert sera notre serre-file du jour. On peut compter sur son professionnalisme sans faille. Comme toujours.
La petite fraîcheur du départ est vite oubliée. Et la plupart des randonneurs auront vite fait de retirer une épaisseur.
Quelle coquine cette Josette, n'est-ce pas Xavier!!!
Maurice en délicatesse avec une douleur abdominale, aura du mal à suivre le train dans cette longue ascension, mais grâce à la potion magique administrée par Jean Bo, tout rentrera dans l’ordre un peu plus tard.
La première difficulté de la journée est quasiment avalée. Joël nous accorde la traditionnelle pause banane.
A peine repartis et nous trouvons maintenant de très bons chemins biens agréables et avec une température quasi printanière.


Comme à son habitude, Josette fera une halte devant ces deux adorables chevaux. « Ah, si je pouvais te récupérer et te mettre dans mon jardin… »
Nous découvrons enfin la chapelle Saint Arnoux, datant du XVIII° siècle. Celle-ci est fermée, mais nous profitons du site pour faire la photo de groupe.
Après cette pause, il faut repartir pour la deuxième difficulté du jour, à savoir une longue ascension qui va nous conduire au point culminant de notre randonnée : le sommet de la Pigne à 762 m d’altitude.
A l’arrivée au sommet, nous nous installons autour de ce mirador servant à la surveillance contre les incendies, pour pique-niquer.
Quelques privilégiés bénéficient d’une table et d’un banc. Il ne manque que la nappe et les serviettes !
Joël en mode multi - tâches : meneur de rando, sommelier, mais aussi pourvoyeur en gingembre.
Pendant que nous reprenons des forces, dans le ciel, un planeur évolue au dessus de nos têtes. Fayence est réputé dans la région comme un centre important de vol à voile.
Une fois les estomacs bien pleins, l’heure du départ est donnée. Pour remotiver ses troupes, Joël nous informe qu’à partir de maintenant nous n’aurons pratiquement que de la descente. Il nous reste encore environ 9 km pour retrouver notre point de départ.


A mi-parcours, nous traversons le petit hameau du Haut Méaux, fait de vieilles maisons très pittoresques. Cet endroit respire la quiétude et donne l’impression d’être dans une autre époque.
Ces plantations nous indiquent que la production d'huile d'olive artisanale est encore bien présente dans cette région.
Une dernière descente en sous-bois, et nous arrivons enfin au terme de notre randonnée du jour.
Quelques seillannais entament une partie de boules. Image qui aurait certainement plu à un certain Marcel Pagnol.
Une petite heure de route pour retrouver « les petites jambes » à notre lieu de rendez-vous habituel, pour déguster galettes des rois et cidre frais.
Pour 2016, plusieurs candidats et candidates sont sacrés rois et reines du cercle de Boulouris : vive le roi et vive la reine.
Remercions Joël pour cette partie de campagne bien agréable. Remercions aussi les organisateurs de la réception de fin d’après -midi.
Merci aux photographes du jour : Claude Ca, Gérard, Gilbert, Jean-Louis et Jean-Marie.
Quelques photos du deuxième groupe, en vadrouille du côté de la maison forestière du Malpey.
Au programme de votre prochaine randonnée :
Jeudi 28/01 à 8H00 : Tour du rocher de Roquebrune. L : 16 Km 8. Dh : 660m. M. médio. AM Guiraud .
Départ de la rando : PARKING du cimetière de Roquebrune-sur-Argens . Coût AR : 9 €