Coaraze-Roccasierra-15 novembre 2012
Coaraze-Roccasierra
Exceptionnellement, il n'y avait aucun blogueur sur cette rando pour des raisons diverses et variées. Ce sera donc un blog à trois mains qui vous sera proposé aujourd'hui : Joël pour le texte, Jean Bo…pour les photos et Jean-Marie pour réunir tout cela. Qu'ils en soient remerciés. Et ne croyez surtout pas à l'improvisation, tout a été méticuleusement préparé !
NB : nous demandons pardon pour ne pas avoir pu assez évoquer les exploits des "Petites Jambes" n'ayant pas eu d'informations concernant ce groupe qui, une fois n'est pas coutume, n'avait pas de photographe.-Les rajouts en italique sont de Jean-Marie).
Après une fin de parcours en voiture sur une route plutôt étroite et sinueuse, 27 randonneurs courageux se sont retrouvés sur le parking de l'entrée du hameau de l'Engarvin à l'altitude de 707 mètres (à l'exception d'un retardataire arrivé quelques minutes plus tard après s'être égaré dans le centre de Nice, malgré les explications claires fournies). Ciel bleu et température agréable augurent d'une bonne journée.
Jean Bo... nous fait un rapide historique sur la rando du jour (déprogrammée le 1° novembre pour cause d'intempéries) et déjà déclinée dans le passé avec quelques variantes, dont notamment une à l'occasion de laquelle notre ami Daniel M... avait fait l'accompagnateur. Cet évènement ne se produisant qu'une fois tous les 4 ans, tous les randonneurs présents ont exprimé leur impatience à voir arriver la saison 2013.
Deux groupes se forment: celui des petites jambes conduites par notre fameux duo de choc Jacky et Daniel R... comprend 14 membres et devra faire 9,277 km et 570 mètres de dénivelée, et le groupe des grandes jambes, de 14 membres, devrait faire
14,950 km et une dénivelée
annoncée à 986 mètres, et qui s'avérera en finale frôler les 1000 mètres.
La rando commence par une montée facile et fort agréable, avec un petit arrêt à la chapelle Sainte Eurosie (ratée par les plus pressés en avance sur le peloton) qui
nous permet de nous faire confirmer par un autochtone, le conseiller municipal Jacques ISOLERY, que le hameau comprend 9 habitants en hiver.
La montée se poursuit donc avec en ligne de mire la chapelle Saint Michel et les ruines de Roca Spaviera, et le plaisir d'admirer les couleurs rougeoyantes des sumacs.
En chemin nous rencontrons d'étranges enclos de grillage en pleine nature destinés à
protéger les captages de source.
En aval de la chapelle Jean ayant indiqué la possibilité d'un "raccourci acrobatique", voila les 3 chamois du groupe qui
s'élancent et qui rejoignent la chapelle quelques minutes avant le gros de la troupe. La pause banane se fait dans les ruines impressionnantes et
inquiétantes à la fois du village de Roccaspaviera, où Jean nous donne toutes les explications adéquates.
Roccasparvièra apparaît pour la première fois dans l’Histoire dans deux chartres du
XIIème siècle recensant les paroisses dépendantes de l’évêché de Nice .Le 6 mars 1271, un des membres de l’illustre famille niçoise des Riquier prête hommage au souverain, ils
seront co-seigneurs de Roccasparvièra, avec un certain Faraud en 1309.
En 1271, le village compte 150 habitants son église paroissiale est déjà dédiée à Saint Michel. Le château est mentionné en 1358 dans le contrat
d’inféodation et acquis avec son fief pour 700 florins d’or par Pierre Marquesan de Nice. En 1364, la Reine Jeanne élève le fief au rang de baronnie,
mais une invasion de sauterelles anéantit les cultures.
La misère se poursuit au point qu’en 1376 la petite communauté est déclarée insolvable.
Mais un sort funeste semble s’acharner sur ce malheureux village victime d’une série
d’épidémies de peste au XVI e siècle emportant une partie de la population.De plus, une suite de redoutables tremblements de terre vont détruire une partie des maisons entraînant le début
de son abandon : 20 juillet 1564, un des plus violents de France, 31 décembre 1612, suivi en 1618 d’importantes secousses du 14 au 18 janvier mettant bas maisons et église avec chutes de
rochers.
L’abandon progressif de cette commune qui aurait compté jusqu’à 350 âmes avant ces bouleversements, avec administration communale et même un notaire, va s’échelonner tout au long du XVIIème siècle.
Si en 1690 quelques irréductibles s’accrochent encore aux ruines, dix ans plus tard, seuls le curé et sa servante y résideront encore avant de se résigner à partir eux aussi en 1723.
L’abandon s’explique d’une part par l’absence d’eau sur ces hauteurs au relief tourmenté où seules des citernes d’eau de pluie devaient permettre une vie précaire, d’autre part les destructions des tremblements de terre qui malmenèrent effroyablement les villages plantés sur le roc.
(http://pays-d-azur.hautetfort.com/archive/2007/04/index.html)
Durant ce laps de temps les nuages étant descendus sur les sommets, nous nous trouvons entourés d'une nappe de brume humide et fraiche qui nous convainc de
partir d'un bon pas. Ce changement de temps inquiète Jean qui envisage d'annuler si nécessaire la montée finale à la cime de
Roccasierra.
Parvenu au Col de l'Autaret (et non du Lauraret situé lui dans le briançonnais. NDLR) il est décidé de tenter notre chance. La montée se fait d'abord par un chemin
agréable en forêt ou croissent forces champignons mais auxquels nos mycologues avertis savent résister. Puis le "sérieux" commence avec la montée finale (entre temps le temps s'est
dégagé)
à la cime de Roccasierra; cette montée justifie la
qualification sportive de cette randonnée comme pourra le constater, à ses dépens, un participant en difficulté, qui parviendra néanmoins au sommet, attendu par le groupe solidaire.
La vue du sommet justifie amplement l'effort fourni.
Mais cet effort n'est pas terminé car il convient de
redescendre par une pente raide et empierrée qui met les genoux à rude épreuve.
Nous arrivons finalement au lieu de pique nique à 14H15 alors que les petites jambes, restaurées depuis longtemps (et gelées) s'apprêtaient à en repartir.
Ils ont eu le bon goût de nous laisser quelques "provisions liquides" que, malgré une tentative avortée d'un randonneur facétieux de garder à son usage exclusif,
nous avons bien appréciées comme remontant physique et moral. (Il s'agissait en fait d'arroser la naissance d'un arrière-petit-fils. Et voici donc notre deuxième arrière-grand-mère, bravo
Denise !)
Après une courte pause de 45 minutes nous repartons d'un bon pas, évitant même à l'arrivée de dépasser la traine des petites jambes, pour éviter de froisser toute susceptibilité.
Chacun a pu apprécier une rando qui sort de l'ordinaire et la journée s'est terminée par un pot bien mérité.
Merci Jean pour cette rando particulièrement réussie. Quelques photos en bonus :
Chapelle à L'Engravin
Vas-y Simone, montre le chemin.Paysages- Pas possible, le Mt.Mounier !
Tout la-bas, ne serait-ce pas la Madone d'Utelle?
Que c'est bon de s'arrêter !
Fiers de leur exploit !
Toujours bien placé !
Superbe !
La semaine prochaine :
Jeudi 22 Novembre à 8 H 00 : La BOUVERIE (83) . Forêt de la COLLE du ROUET
Itinéraire sur bons chemins . Beaux paysages rocheux . Panoramas magnifiques .
L : 17 Km 400 . Dh : 430 m . D : 5 H 00 – Niveau : Moyen Modérato – Repas et boisson tirés du sac .
Animateur : Joël
– 04.89.99.01.07 –
06.23.07.11.99
Itinéraire d’accès : Prendre la RN 7 en direction d’Aix en Provence – Passer devant la zone industrielle du Puget – Laisser à droite l’accès à l’autoroute puis continuer jusqu’au giratoire de la Bouverie. Là, tourner à droite et aller au giratoire de la Mairie annexe de la Bouverie – Emprunter la route, direction Coulet Redon – Au croisement avec la D 47 , progresser à droite, via Bagnols en Forêt, sur 4 Kms, pour stationner, à droite, sur le bas-côté de la route après le croisement d’une piste
( Blavet – Cote 211 m ) . Placer quelques véhicules pour le retour, à 2 Kms, après l’EDEN VERT .
Coût du trajet A R : 44 Kms x 0.25 = 11 Euros Joël : 06.23.07.11.99
Le ravin des fabrigouliers-8 novembre 2012
Le ravin des fabrigouliers…modifié
Cette rando avait déjà été faite pour la Toussaint 2007. Dans le fameux ravin, un passage très raviné
avait été un peu difficile à négocier. Lors de la reconnaissance que fit Jean Ma…il y a quelques semaines, le ravinement s'était encore accentué rendant le passage carrément
dangereux. Il décida donc de contourner l'obstacle en montant jusqu'à la maison Forestière des Trois Termes, rejoignant le chemin normal au niveau du ravin des Cabrairets. C'est ce qu'il
expliqua aux marcheurs de ce jour. Bravo pour cette initiative.
C'est au parking de Belle Barbe qu'il accueille 20 marcheuses et marcheurs par un beau temps, frais et ensoleillé. "La promenade
d'aujourd'hui est facile avec environ 17 km et 700 m de dénivelée (chiffres approchés à cause de la
modification-NDLR). Nous aurons de bons chemins sauf sur un morceau de descente assez pentu dans la première partie du
retour après la Maison Forestière."
Jean B0… donne ensuite des nouvelles des blessés et des malades.
C'est Daniella qui sera serre-file. Mais où sont donc nos serre-files habituels ? Encore avec les TPJ ?
Et c'est parti sur la route du col du Mistral, à bonne allure. Très vite, nous l'abandonnons au profit d'un petit chemin qui se transformera très vite en ruisseau. Nous l'avions emprunté
dans une rando du Lundi, c'était pire, mais ça passait.
Aujourd'hui il faut faire un peu d'équilibre sur les
côtés mais tout le monde se retrouve sur le chemin, au sec. Très vite nous atteignons un petit lac dont Jean Bo…était tombé amoureux il y a quelques semaines.
Il l'avait baptisé du même nom que le col qui le surplombe, Aubert, car paradoxalement ce petit bijou ne portait pas de
nom.
Puis nous gagnons le col avec son fameux cairn qui aura l'honneur de figurer sur la photo du groupe. Jean Ma…profite de cet arrêt pour accueillir Simone, une marcheuse du lundi
qui nous a rejoints. Ironiquement Jean Bo…lui demandera si elle est à
jour de ses cotisations.
Nous rejoignons la grande piste du Baladou au col éponyme. Nous avons déjà "consommé" 140 m de dénivelée. Nous allons parcourir presque 7 km sur ce véritable boulevard jusqu'à la Maison forestière, un vrai faux plat montant comme le définirait le grand chef : 120 m de dénivelée sur 7 km.
Sur ce chemin facile, les langues vont bon train et le peloton s'étire, s'étire, comme s'il fallait escalader le mont Pelat.
A 10 h, à la Baisse de la Petite Vache, Jean décide d'arrêter le groupe pour la "pause banane". Il fait toujours beau et depuis le col Aubert les polaires ont rejoint les sacs.
Même pour ceux qui ont beaucoup pratiqué l'Esterel, ces paysages sont toujours aussi merveilleux avec, sur notre
gauche, le mont Vinaigre,
à droite le pic de l'Ours et les grues, devant nous la Grosse vache et les Suvières.
Passé le Col des Suvières, nous abandonnons le Baladou mais le chemin est toujours large et peu pentu.
C'est un secteur où les eucalyptus se sont largement développés au bord de la piste.
Déjà nous apercevons la Maison forestière. Fermée depuis la mise à la retraite de l'agent de l'ONF qui l'occupait, elle est à nouveau ouverte et nos dames pourront aller caresser le cheval du garde forestier. Les belles restanques sont toujours bien entretenues mais le
potager a disparu.
Nous sommes donc au sommet de la rando et il n'y a plus qu'à se laisser redescendre.
Vite dit ! Car la première partie de la descente est très pentue et fort caillouteuse. Bien creusée par les pluies récentes, le chemin est très mauvais et c'est avec beaucoup de précautions que
Jean Ma… va guider son groupe.
Nous débouchons sur un petit lac, encore un sans nom, très sympathique et nombreux sont ceux qui se seraient installés là pour un pique-nique, car il est l'heure de se restaurer. Mais notre guide a
décidé d'aller plus loin, jusqu'au lac de l'écureuil. Le passage du gué se fait par l'intermédiaire d'un ensemble de gros rochers qui vont nous obliger à un peu d'escalades.
Mais solidarité aidant, tout le monde passe. 6 randonneurs contourneront l'obstacle sans se mouiller les pieds, via la
petite plage.
Tout le monde se retrouve à la bifurcation du chemin du ravin des Fabrigouliers, fermé par un tas de cailloux.
La suite de la descente est plus facile dans le sous-bois où les sumacs jettent leurs derniers feux. Encore quelques passages de gués ou d'effondrements et nous arrivons à l'ex lac de l'Ecureuil.
Là le groupe va se partager en trois pour le pique-nique, un sur la colline,
l'autre au bord de l'eau en aval de l'ancien gué
et le dernier en amont dans un site idyllique.
Le troisième groupe avait du rosé, mais pas de café. Jean Bo… et Joël assureront le service du café. Quel dévouement ! A quand la course des garçons de café ?
Il est temps de repartir et après avoir contourné le reste du lac, un petit arrêt s'imposa au niveau de l'ex-cascade afin d'expliquer comment se présentait le site,
autrefois, en cas de forte pluie. Le spectacle était alors superbe mais peu le voyait car il fallait monter jusque là le lendemain (ou le
jour…) de la pluie.
Nous nous engageons maintenant dans le Malinfernet. Quel spectacle! c'est toujours aussi beau et Jean Bo…évoquera les aiguilles de Bavella en Corse. N'exagérons pas, nous ne sommes pas sur le GR 20 mais sur le plus modeste GR51.
Traversée de la passerelle et remontée vers le col Aubert. Il n'a pas changé depuis ce matin. Jean-Marie
rajoutera une pierre sur le cairn pour marquer notre passage. Il ne reste plus que 1.5 km pour regagner le parking. Il fait toujours beau,la température était idéale, tout le monde est content de
cette journée et des superbes paysages que nous a fait découvrir Jean Ma… Même pas fatigués malgré les quelques chiffres annoncés
de dénivelée... très exagérés.
Merci Jean Ma… pour cette superbe balade dans cet Esterel qu'on maudit parfois mais qui demeure toujours aussi étonnant.
Merci à Daniella qui a parfaitement accompli sa mission de serre-file.
Merci pour les photos de Gérard et Jean-Marie.
Quelques photos en bonus:
Pas facile ce chemin !Sympa le lac Aubert- Quels reflets !
Iront-ils jusqu'au bout ces deux-là ?
Bien décidés.
Superbe !
La Maison forestière des Trois Termes.
Cool le Baladou !
Un petit coup de main ?
Pas d'hésitation.
Le bain de pied de notre serre-file
Toujours aussi beau.
La semaine prochaine : (non, ce n'est pas une erreur, cette rando avait été annulée le 1er novembre)
Jeudi 15 Novembre à 7 H 00 : COARAZE (06) . Cime de ROCCASSIERA
Belvédère unique du moyen pays, suspendu sur une étroite crête calcaire, à 1501 m, entre Paillon et Vésubie .
Randonnée sportive dont le bastion sommital nécessite quelques pas d’escalade. Un 2 ème parcours est proposé
N°1 : L : 14 Km 956 . Dh : 986 m . D : 6 H 30 - Niveau : Sportif . Animateur : Jean Bo... . 04.94.95.87.73
N°2 : L : 09 Km 277 . Dh : 630 m . D : 4 H 00 - Niveau : Moyen Médio . Animateurs : Daniel – Jacky
Les repas, tirés du sac, devraient être pris ensemble, pour les 2 groupes, au Col de l’Autaret . Boulouris N° 795
Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A 8 direction NICE . Sortir à NICE-EST ( Sortie N° 55 ) .
Aux feux, tourner à gauche direction SOSPEL par les Cols .
Suivre la D 2204 b dir. SOSPEL et remonter la vallée du PAILLON jusqu’à POINTE DE CONTES .
Au rd-point, suivre la D 15 dir. CONTES puis COARAZE . A Coaraze, suivre à gauche Col de St Roch
Parcourir 5 Kms et tourner à gauche sur une petite route qui rejoint le hameau de L’ENGARVIN .
Garer les véhicules en contrebas des dernières maisons sur un petit PARKING à droite (balise 463) .
Coût du trajet A R : 208 Kms x 0 € 25 = 52 € + 14 € = 66 Euros Jean Bo... : 06.68.98.13.62
Escragnolles : 1er Novembre 2012
Escragnolles : Plateau de Briasq
Aujourd’hui, Jean
nous emmène randonner près d'Escragnolles, village situé dans l'arrière-pays grassois, au pied de l’Audibergue. Nous ferons le tour du
plateau de Briasq, entaillé par les vallées de la Siagne et de la Pare.
Nous avons rendez-vous à l'entrée du village d'Escragnolles, au parking de la Colette, sur la route Napoléon.
Après la pluie d'hier, nous retrouvons avec plaisir le ciel bleu et le soleil. Mais ici, à plus de 1000 mètres, il fait un vent glacial et les premiers arrivés restent sagement au chaud dans leur voiture.
Et voici la deuxième voiture qui arrive. Il n'y en aura pas d'autre.
Car nous ne sommes que 9 courageux à randonner en ce jour de Toussaint.
Nous attaquons la piste. Daniel, notre serre-file, nous recompte : nous sommes bien 9.
A présent, nous marchons à l'abri du vent et nous commençons à nous
réchauffer. Nous marquons une pause au soleil.
Jean nous parle du village d'Escragnolles : « A la suite de la peste de 1420, la population du village fut anéantie. Pour le repeupler, il fallut faire appel à des habitants de la région proche ou de l'arrière pays de Gênes : les Figouns, grands mangeurs de figues et parlant le Figoun.
L’origine du mot figoun remonte au Moyen Âge
et se référerait aux vendeurs itinérants de figues sèches, fruit qui abonde dans la région et remplaçait, chez les pauvres, le sucre et le miel. Comme tous les itinérants, ces vendeurs étaient
peu appréciés ; le terme figoun est de ce fait plutôt péjoratif ».
Puis Jean nous présente la rando : « On va descendre jusqu'au hameau en ruines de Rouyère. Puis nous contournerons le plateau de Briasq, entaillé par
les vallées de la Siagne à l’Est et de la Siagnole d'Escragnolles (ou Siagne de la Pare) à l'Ouest. Nous descendrons aux sources de cette dernière. Et nous remonterons par l'ancienne route Napoléon en passant par Escragnolles. C’est une randonnée en balcon, facile. Elle fait
près de 13 km et 509 m de dénivelé ».
Puis Jean nous montre le profil de la rando : « Ici, nous sommes à 1039 m. Nous atteindrons la crête du Cavalet, notre point culminant à 1081 m et nous pique-niquerons à 715 m, au-dessus des sources de la Siagnole d’Escragnolles ».
Nous reprenons la piste en légère descente.
« A gauche, vous avez la vallée de la Siagne » nous montre Jean.
« Et au-dessus de nous, ce sont les falaises de
l'Audibergue ».
Nous descendons à petite vitesse. Jean parvient même à lire ses notes en marchant. Je vais vous parler de l’épopée de la Route
Napoléon (2èmeépisode) : « Le Général François Mireur est né à Escragnolles. On lui doit notre hymne national. En effet, il
entonne pour la première fois en 1792 le Chant de Guerre pour l'Armée du Rhin, composé par
Rouget de
Lisle. Les volontaires marseillais l’adoptent et le chanteront au cours de leur marche vers Paris.
De retour de l’île d’Elbe en 1815, Napoléon est accueilli à Escragnolles par l’oncle du général Mireur, le curé du village.
Le curé invite l’Empereur à déjeuner et le conduit chez sa parente, la mère du vaillant général. L’infortunée était devenue aveugle. Napoléon, tout ému devant tant de détresse, offrit plusieurs pièces d’or à Madame Mireur et au curé ».
Puis nous attaquons un sentier plus pentu, à travers bois.
Petite descente sans grande difficulté, sur un tapis de feuilles mortes.
En bas nous atteignons le village en ruines de Rouyère.
Nous nous arrêtons au soleil pour une pause casse-croûte, près d’un vieux four à pain.
Puis nous reprenons notre route vers le Sud. Il fait bon et nous avons pu nous alléger de quelques vêtements.
Mais Jean nous prévient : « Après le virage,
progressivement on va se retrouver face au vent ».
Mais le vent semble s’être calmé et nous progressons gentiment, à flanc de coteau.
Puis nous attaquons la grimpette en direction de la crête du Cavalet.
Jean nous montre les falaises qui nous dominent : « Vous voyez le plateau de Briasq au-dessus de nous ».
Nous poursuivons la grimpette et atteignons le sommet.
D’où nous avons une vue magnifique sur la vallée de la Siagne.
Le temps de faire quelques photos et nous commençons la descente.
C’est un petit sentier sans difficulté. « Vous
pouvez laisser glisser » nous dit Jean. Attention quand même à ne pas glisser trop vite !
A présent nous traversons de vastes pierriers.
Puis nous atteignons un promontoire qui domine la vallée. Ici aussi, le point de vue est splendide.
Il est presque midi. Nous pourrions nous installer sur ces rochers calcaires en forme de gradins et pique-niquer au soleil devant ce paysage superbe. Mais Jean a prévu un autre emplacement.
Nous poursuivons notre descente à flanc de montagne, puis à travers bois.
« Vous avez compris qu'on n'est plus dans la même vallée ? » nous demande Jean.
Bien sûr, bien sûr ! Nous avons quitté la vallée de la Siagne pour celle de la Siagnole d’Escragnolles.
Et nous atteignons un promontoire qui domine la source de la rivière. Jean nous explique : « La Siagnole d’Escragnolles prend naissance ici. Elle est captée en partie par le canal de
Belletrud qui alimente cinq communes en aval : Saint-Cézaire, Spéracèdes , Cabris, le Tignet, Peymeinade ».
Et c’est ici que nous pique-niquons, dominant la rivière. On aperçoit, tout en bas, une petite cascade.
Pique-nique au soleil, dans un cadre magnifique, confortablement assis. La vie est belle !
Mais il nous faut repartir. « On commence par 400
mètres de plat, puis ça va remonter » nous prévient Jean.
La piste grimpe régulièrement à travers bois. Puis nous longeons de magnifiques champs de pâquerettes.
La pente devient plus raide. Une petite pause s’impose, n’est-ce pas mesdames.
Nous reprenons notre grimpette et apercevons les premières maisons.
« On va arriver dans la conurbation d'Escragnolles » nous dit Jean. Conurbation, conurbation, … comme c’est bizarre ! (Et pourtant c’est du bon français).
Nous arrivons donc dans la banlieue d’Escragnolles. Ce petit village, c'est St Pons.
Puis nous traversons Escragnolles. Malheureusement nous ne pourrons visiter l’église, fermée en ce jour de Toussaint.
Voici une vue de l’intérieur, photo prise par Jean lorsqu’il a reconnu la rando.
En revanche, voici la maison natale du Général Mireur, décédé en 1798, pendant la campagne d'Égypte, à l’âge de 28 ans.
Nous traversons Escragnolles puis atteignons nos voitures.
Et pour terminer en beauté cette belle journée, nous allons prendre un pot à St Vallier-de-Thiey.
Merci Jean, pour cette très agréable randonnée autour du plateau de Briasq.
Merci aux photographes : Jean-Marie et Gérard.
Et voici encore quelques photos :
Au sommet
Au pique-nique
A la chasse au pivert
Et toujours des paysages splendides
Prochaine rando : Jeudi 8 Novembre à 8 H 00 : Massif de l’ESTEREL (83). Le Ravin des Fabrigouliers
Au départ du Col de Belle-Barbe, sur pistes et sentiers, randonnée en boucle dans un cadre remarquable.
L : 15 Km 219. Dh : 642 m. D : 5 H 00 – Niveau : Moyen Médio – Repas et boisson tirés du sac.
Animateur : Jean Masson – 04.94.82.44.23 – 06.09.75.02.01 Boulouris N° 606
Itinéraire d’accès : Emprunter la RN 98 en direction de Cannes. Dans le village d’Agay, au giratoire tourner à gauche. A l’intersection (hauteur du garage), tourner à droite via l’Estérel - Franchir le Pont du Grenouillet – Passer devant la Maison Forestière du Gratadis et dans la descente appuyer à gauche via le Col de Belle Barbe et son parking .
Coût du trajet A R : 30 Kms x 0 € 25 = 7 Euros 50
25/10/2012 SEILLANS (83) La PIGNE
SEILLANS (83) Le sommet de La Pigne
par le Col de St Arnoux
Ce jeudi, c'est JOEL qui prend les commandes. Il va nous emmener pour une randonnée
de 16 kms avec un "modeste" dénivelé de 503 mètres jusqu'au sommet de La Pigne à 762 mètres d'altitude en passant par le village et le col de
St Arnoux.Puis nous redescendrons tranquillement vers SEILLANS en passant par les hameaux du haut et du bas Méaux.
Bref topo de Joël sur l'itinéraire. Il souhaite la bienvenue à Jeanine qui fait sa première randonnée avec le groupe. Elle s'avérera être un bonne marcheuse, souvent en tête, même parfois devant le chef.(On lui pardonne, elle n'est pas encore au courant des usages !)
Comme il ne fait pas encore très chaud la minute culturelle est reportée "à des temps meilleurs". Bonne (et mauvaise nouvelle): notre GUIDE nous informe qu'il a mal au genou et que de ce fait il ne pourra pas marcher très vite. Autre vraiment bonne nouvelle : pour le pot de fin de rando, il a négocié les prix (qui s'étaient avérés un peu "salés" lors de la reconnaissance). Nous bénéficierons d'un tarif "spécial" : prix unique de 2,70€ la consommation.(Applaudissements).
Le compte est fait. Nous sommes 25. Puisqu'il faut bien un serre-file (surtout que certain ou certaine, que la plus élémentaire discrétion interdit de nommer ici, vont s'égarer à la recherche des champignons), c'est MIKAEL qui s'y colle.
Il est 8h45 (nous ne sommes pas en
retard): on démarre. Traversée rapide du village. Traversée que d'ailleurs nous n'aurions peut être pas pu réaliser sans la vaillance de Daniel qui a terrassé le dragon qui nous
menaçait. Photo du groupe
devant la Porte Sarrasine. Vrais sourires même pas sollicités !
Nous pénétrons dans les sous-bois.
Premier arrêt "champignons". Il sera suivi de beaucoup d'autres.
Grimpette jusqu'aux Combes longues (altitude 586m). Il fait plus chaud, une pose "effeuillage" est nécessaire !
Pas de pose pour les amateurs de champignons. Essentiellement des cèpes de pin. Un fin connaisseur nous dit que pour leur donner plus de goût il faut leur adjoindre quelques cèpes de Bordeaux.
C'est reparti. Nous progressons tranquillement jusqu'au col de Saint Arnoux (altitude 653 mètres).
Il est 10 heures précises (bravo Joël
pour ce respect minutieux de l'horaire). Belle vue sur la gauche du chemin, malgré une brume, disons de chaleur, qui masque un peu les sommets de
l'Esterel.
Nous poursuivons, toujours dans les bois, jusqu'à la chapelle de Saint Arnoux. Au
pied de la chapelle Joël nous fait un petit (et apprécié) exposé sur Seillans: "Seillans fait partie des plus beaux villages de France. Ses ruelles pavées
s'élèvent vers un château du 11ème siècle et ses remparts. Village du Haut Var, situé à 400 mètres d'altitude, sa population est aujourd'hui d'environ 2800 habitants. C'est un village
qui possède plusieurs monuments remarquables : la porte sarasine datant du12ème siècle, la chapelle Notre-Dame, l'église Saint Léger. A voir également, la mairie, ancien bastion d'arrêt,
construit au 12ème siècle, qui fermait le village par trois portes situées sous la voûte, la fontaine Font d'Amont, appelé autrefois Font d'Amour, sans oublier des rues et placettes où sont
installés des artisans et ateliers de peintres."
Pour terminer, il nous donne la recette de la Saussoun (sauce en provençal), recette que les gastronomes trouveront à la fin du"blog".
Après avoir bu avidement les paroles de Joël (anti-crampe cérébral), nous reprenons la marche. Le col de la Pigne (altitude 762 mètres) est atteint à 11h30. C'est un peu tôt, mais c'est l'endroit idéal pour le
pique-nique : un terrain plat avec quelques pierres plates accueillantes pour les postérieurs. Il
y a même un petit abri avec une table et un banc en pierre que Claude, de par sa qualité de doyen, s'attribue
immédiatement.
Et une vue à 360° sur l' Esterel, les Maures, le Haut Var; avec le Mont Vinaigre et la mer en fond de paysage.
Les groupes se forment, on discute un peu, on mastique beaucoup.
Pas d'amateurs de cartes aujourd'hui.
C'est plus facile de donner le signal du départ. Il n'est que 12h30 et nous attaquons déjà le dernier, et le plus aisé, tiers du parcours.
Un instant d'inquiétude pour Monique T, qui croyait avoir oublié ses bâtons. André et Mikaël la laissent partir à leur recherche, avant de lui dire, les fripons, qu'ils les avaient récupérés.
Le chemin est très carrossable et est bordé de villas un peu disséminées sur le flanc des collines.
Nous traversons le hameau du Bas Méaux . Pas facile de repérer le balisage jaune qui marque un très étroit sentier ( d'où l'intérêt des reconnaissances).
Puis un bout de route goudronnée et c'est Seillans et son parking.
Le pot est pris sur une belle petite place, ombragée par des platanes et agrémentée d'une fontaine et d'un
lavoir.
Encore une bonne rando de finie. Mais, comme il est encore tôt, certains en profitent pour visiter le village.
Un grand merci à JOEL qui nous a bien guidé à travers une belle nature ainsi qu'à MIKAEL, sans oublier les photographes Claude et Gérard.
En complément:
-réponse "partielle" à une question posée par un randonneur soucieux de s'instruire
La question: qui était St Arnoux ? Saint Arnoux a été évêque de GAP au 11ème siècle. Il était le patron du diocèse depuis le 14ème siècle (malheureusement la page "internet" normalement dédiée à sa biographie n'est pas disponible).
-recette du "saussoun" .
La recette: 50 grammes d'amandes en poudre ou de pignons broyés, une cuillerée d'huile d'olive par personne, un bouquet de menthe, un de fenouil, une gousse d'ail, du sel et du poivre.
Faire une pommade au mortier ou au mixeur avec la menthe, le fenouil et l'ail.
Assaisonner.
Allonger avec de l'eau jusqu'à obtention d'une pâte mi épaisse, mi fluide. Tartiner et imbiber de saussoun des tranches de pain. Garnir de quelques filets d'anchois dessalés.
C'est délicieux avec des figues fraîches.
Précisons que le saussoun était le repas traditionnel des moissonneurs au début du 20ème siècle.
La semaine prochaine : jeudi 1er novembre
Jeudi 15 Novembre à 8 H 00 : ESCRAGNOLLES (06) . Plateau de BRIASQ
Au pied de l’Audibergue, ample circuit sur le plateau de Briasq, entaillé par les vallées de la Siagne et de la Pare
L : 12 Km 711 . Dh : 509 m . D : 4 H 00 – Niveau : Moyen Médio – Repas et boisson tirés du sac .
Animateur : Jean Borel – 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62
Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A 8 direction Nice . Quitter l’autoroute à la sortie n° 39 « Les Adrets de l’Estérel » - Continuer sur la D 37 via Lac de St. Cassien et Montauroux – Après le lac au grand giratoire prendre à droite la D 562 en direction de Grasse –
A Val Tignet tourner à gauche et progresser sur la D 11 via St. Cézaire - A Spéracédes obliquer à droite et par la D 513 et la D 11gagner Cabris - Là, emprunter la D 4 sur votre gauche via St. Vallier de Thiey- Ensuite poursuivre à gauche sur la N 85 et atteindre Saint-Vallier de Thiey .
Poursuivre sur la N 85 jusqu’à ESCRAGNOLLES à 17 Kms et stationner à l’entrée du village .
Coût du trajet A R : 140 Kms x 0 € 25 = 35 € + 5 € = 40 Euros
Quelques photos "bonus"
Pas encore partis et déjà faim !
Des Amours en cage, les pauvres !
Daniella s'est blessée: mais où a t-elle fourrée son doigt ?
On rencontre un copain costaud !
C'est quoi ? Un chocolat pour celui ou celle qui trouvera.
Mons-Sources de la Siagnole-18 octobre 2012
Mons-Les sources de la Siagnole
Par ce petit matin frais et humide, 33 randonneurs et randonneuses se retrouvent autour de Jean Bo.. pour une rando-restaurant à Mons. Miracle de l'arithmétique, nous comprenons que nous serons 43 au repas, en tenant compte que 11 de nos amis vont nous
rejoindre avec les "ambulances" (rassurez-vous, s'ils ont quelques problèmes de santé, ils savent encore lever le coude et tenir la fourchette), et
que 4 marcheurs, inscrits trop tardivement, pique-niqueront ou trouverons un autre restaurant. Si vous n'avez pas compris l'équation, appelez Jean. Quant à nous ça va !
Jean nous fait son topo habituel : " C'est la 3ème fois que nous faisons cette rando. Bruno en
avait organisé deux, l'une en 2001 et l'autre en 2008. En 2001, c'était ma première rando avec le Cercle de Boulouris. Nous y avions rencontré un groupe de chasseurs et l'une des voitures avait
été retrouvée le soir avec des trous de chevrotines. Espérons qu'aujourd'hui, ce sera plus calme. Nous allons parcourir 11,8 km avec 460 m de dénivelée. Cette rando
est facile, sans difficulté. Le fil rouge sera la Siagnole, affluent de la Siagne, fleuve côtier qui se jette dans la mer à Mandelieu. Il existe une autre Siagnole, celle d'Escragnolles qui se
jette aussi dans la Siagne".
A 9 h le groupe se met en route. Le temps est un peu couvert et la végétation encore humide des dernières pluies : "il
pleut deux fois sous les arbres".
Par un sentier facile, nous arrivons à la curiosité principale de la journée: La Roche taillée.
Mais laissons Bruno nous la décrire comme il le fit en 2001 et en 2008: Très grand utilisateurs d’eau, les Romains entreprirent la construction
d’extraordinaires aqueducs pour alimenter en suffisance les nombreux termes, fontaines et réseaux d’égouts de leurs cités. L’aqueduc de l’antique « Forum Julii » est un des exemples architecturaux les plus connus en la matière. Ce qui l’est moins c’est le point d’origine de cet
aqueduc : en effet, ce dernier prend (littéralement) sa source au pied du village de Mons, à 520 mètres d’altitude. Là, les romains captèrent les sources de la Siagnole pour alimenter les
résidences de la future « Forum Julii » (Fréjus) en eau potable par le biais de monumentaux ouvrages d’art. Les romains ont taillé l’aqueduc à même le roc sur 5 kms, le long de la rive
droite de la rivière.
"La Roche taillée est une tranchée de 50 mètres de long, de 3 mètres 60 de large et de 12 mètres de haut, creusée à même le roc. Un ouvrage âgé de plus de
2000 ans, à couper le souffle, édifié pendant le premier siècle de notre ère par des techniciens, géomètres et ouvriers appartenant à l’armée de César. Sa raison d’être : le franchissement
d’une falaise surplombant la vallée de la Siagnole (située à 2 kilomètres en aval de la source) obligeant ainsi les constructeurs à installer le canal au fond de cette impressionnante tranchée creusée à l’aide de burins, de barres à
mine, de polkas( marteau à deux taillants et que l'ouvrier utilise alternativement en faisant tourner l'outil dans sa main),
d’escoudes (marteau spécial à plan incliné en forme de trapèze isocèle, l'ouvrier s'en sert pour extraire et diviser les blocs de
pierre), de marteaux rustiques (employé pour dégrossir et équarrir les pierres, laisse beaucoup de traces)et de bouchardes par les esclaves de César".
Jean nous explique que l'aqueduc sur lequel nous sommes s'étale sur 42 km avec une pente moyenne de 2%. Tout l'art des romains (outre le creusement de cette falaise) a été de respecter une pente régulière permettant un bon écoulement de l'eau. Ils ne possédaient pas les instruments de mesure modernes employés aujourd'hui. Les géomètres de l'époque, les AGRIMENSORES utilisaient la groma, la dioptra et le chlorobate. Si vous voulez en savoir plus sur ces techniques, allez faire un tour sur
www.leg8.com/textes/lesagrimensores/index.php
Du dessus de la falaise, point de vue remarquable sur la vallée de la Siagnole, très en contrebas, environ de 150 m.
Nous coupons la route et pénétrons dans une forêt très dense avec des chênes parfois bien moussus (on sent nettement l'humidité). Le chemin que nous empruntons est
en fait le tracé de l'aqueduc que nous avons suivi, pratiquement depuis le départ. Il est encore en service aujourd'hui comme l'atteste les nombreux
regards de visite que nous rencontrons. Et, après la "pause banane", nous arrivons au captage. Un mince filet s'écoule dans le lit de la rivière, preuve de la sécheresse que
nous subissons depuis le début de l'année. Ceux qui connaissent ce coin s'étonnent de
l'absence d'eau dans le déversoir,
presque tout le débit doit
partir dans les captages, au nombre de deux, une autre branche parallèle, empruntant un autre itinéraire. Mais les deux débits se rejoignent en aval et s'additionnent.
Maintenant les choses sérieuses commencent, nous allons monter de 500 à 800 m pour rejoindre le village de Mons.
Un coup d'œil sur le captage vu d'en haut.
Jean va regrouper sa "grosse" troupe à mi parcours et à 11 h 30, sur une petite plateforme, il va nous présenter le village de Mons. Mais là encore, laissons la parole à Bruno.
Mons ,en latin, signifie « montagne, butte, en pays plat "
Les Monsois ou les « chinois du var » habitent ce village de Mons, solitaire, à 814 mètres d’altitude. Etrange vigie
de pierre baignant dans une luminosité blanche, entre ciel et terre. Cette petite citée domine la plaine. Figée sur son éperon rocheux, elle émerge d’un océan de verdure moutonnant à perte de
vue.
Les rues du village passent sous les « pontis » passages jetés
entre les maisons.
La place Saint Sébastien domine la vallée de la Siagnole. Par temps dégagé, le panorama s’étend des Alpes jusqu’à la frontière italienne et de Cannes au mont Faron, les îles de Lérins, Estérel, Fréjus, Saint-Tropez et la
Corse.
Le clocher coiffé d’un campanile en fer forgé ouvragé renferme trois cloches :
Venus 1488 – Marie-Anne Sauveterre 1501 - Musane 1531 -
Elles forment à elles trois le plus vieil ensemble de cloches du Var.
Les habitants de Mons sont non pas asiatiques, mais originaires de Gênes. Dévasté par la
peste de 1348, le village est abandonné. Pour repeupler l’endroit le seigneur du lieu, Arnaud de Villeneuve, facilite la venue d’habitants de la région de Gênes. Les immigrants arrivent en 1468,
reconstruisent le village et exploitent à nouveaux les terres. Pour les rendre cultivables, ils élèvent des murets en pierres sèches et aménagent des faîsso (restanques) à flanc
de colline. En raison de leur travail acharné, de leur opiniâtreté ils sont surnommés « les chinois du Var ». De leur origine italienne, les Monsois ont conservé un patois particulier
baptisé « figoun ».
LES FEMMES DE MONS Y FONT LA LOI UN JOUR PAR AN
Parmi les fêtes singulières répertoriées dans le Var, la Sainte-Agathe à Mons, détient de loin le record d’originalité. Vierge et martyre au III° siècle, militante féministe avant l’heure, Agathe, impétueuse sicilienne au tempérament volcanique, avait eu les deux seins coupés pour avoir osé tenir tête à un consul romain qui de surcroît était son maître.
Chaque année, dans la première semaine de février, au cœur de l’hiver, l’esprit des femmes du village s’enflamme pour rendre hommage à sa témérité. Le jour de la Sainte-Agathe elles organisent une fête dont les hommes sont exclus.
Ces dames font la loi. En fin d’après-midi, généralement vêtues des costumes de leurs aïeules, elles se retrouvent pour l’apéritif avant de s’en aller, toutes ensembles, partager un copieux banquet. En Provence l’exemple de banquet exclusivement féminin est rarissime.
Nul ne sait de quoi elles peuvent parler car elles se gardent bien de le dire, mais c’est seulement à la fin du déjeuner qu’elles daignent aller chercher les hommes à la maison ou au bistrot pour les conduire au bal. Ce soir là, comme tous les autres, diront certains esprits chagrins, les femmes mènent la danse. Non seulement elles invitent leurs cavaliers, mais en plus elles ont le droit de faire ce qui leur plait.
Il reste quelques dizaines de mètres de dénivelée et nous allons prendre la photo du groupe avant de les franchir. Nous débouchons en bas du village, juste en dessous du restaurant. Et ce sont les retrouvailles avec nos amis venus en "ambulance".
Nous envahissons un peu la rue devant le restaurant et quelques voitures ont du mal à passer.
Nos quatre "pique-niqueurs" ont trouvé un autre restaurant, tant mieux, il ne faisait pas un temps à manger en plein vent. Car il souffle fort ici sur ce sommet et
nous sommes bien contents de rentrer à l'Auberge Provençale.
Au menu : Gâteau de courgettes au coulis de tomate et parmesan
Daube de sanglier – pâtes
Ile flottante
Vin rouge ou rosé (1 bouteille pour 4 personnes) – Café
Et comme d'habitude, une excellente ambiance, un peu bruyante.
C'est maintenant l'heure du départ. Jean nous offre en supplément un tour de village, gratuit… et il en profitera pour se faire
photographier sous un panneau de rue au nom évocateur.
L'église étant fermée, nous ne pourrons pas admirer les cinq autels et retables dont trois sont
classés monuments historiques.
Maintenant il ne nous reste plus qu'à descendre en empruntant le GR 49.
Dès que nous rentrons dans le bois, nous sommes à l'abri du vent violent et frais qui soufflait dans le village et une séance "d'effeuillage" s'impose. Bizarres
restanques empierrées sur le dessus !
Regroupement lorsque nous arrivons à la route où la barrière de protection servira, comme à chaque rando (photo identique en 2008), au regroupement et au
repos. Jean en profitera pour soigner Nicole qui a glissé dans la descente, petit bobo.
Nous devons emprunter la route et malgré les recommandations de notre guide, la file indienne n'est pas respectée et c'est une joyeuse pagaille. Le passage d'une
voiture remettra chacun à sa place. Mais au fait que sont devenus les gilets jaunes du premier et du dernier de la file
???
Nous retrouvons la Roche Taillée et très rapidement nos voitures. Encore une bonne journée qui a permis à la plupart des marcheurs du jeudi de se rassembler. Avec une pensée pour nos quelques amis empêchés. Seul le soleil manquait un peu.
Merci Jean pour nous avoir guidés dans cette grande classique et pour l'organisation du déjeuner.
Merci pour leurs photos à Jacqueline, Claude et Jean-Marie.
Quelques photos en bonus
Briefing au départEn route !
Sur l'aqueduc-franchissement d'un petit pont
Impressionnant, va-t'on là-haut ?
C'est fini, on y est
!
Croient-ils tous rentrer ?
Convivialité !
La semaine prochaine,
Jeudi 25 Octobre à 7 H 30 : SEILLANS (83) . La PIGNE
Par le Col de St Arnoux, nous rejoindrons, par bons sentiers, le sommet de La Pigne (762 m) . Belles vues et larges perspectives sur la plaine de Fayence, les massifs de l’Estérel et des Maures, et la mer . . .
L : 16 Km 058 . Dh : 503 m . D : 5 H 00 . Niveau : Moyen Médio .
Animateur : Joël – 04.89.99.01.07 – 06.23.07.11.99
Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A 8 direction NICE . Quitter l’autoroute aux ADRETS ( 39 )
Continuer sur la D 37 via Lac de St. Cassien et Montauroux .
Au grand giratoire, tourner à gauche et rejoindre FAYENCE, par D 562 et D 19 à 8 Kms 500 .
Rejoindre SEILLANS par la D 19 à 4 Kms .
Traverser le village en suivant « CENTRE VILLE-MAIRIE-VIEUX VILLAGE » .
En haut du village, tourner à droite ( Attention lacet très serré, prendre le virage très large)
Balcon de la méditerranée- 11 àctobre 2012
FREJUS-Balcon de la Méditerranée
Aujourd'hui, Mikaël nous a proposé une grande classique dans l'Esterel, le Balcon de la Méditerranée.
C'est Bruno qui avait précédemment mené cette rando le 27 décembre 2007. Il n'y avait alors que 10 participants dont quatre encore présents ce jour : Marinette et Dominique, Françoise et
Daniel.
Nous sommes 35 avec Agnès, une nouvelle recrue, venant tester le groupe et à qui nous souhaitons la bienvenue.
Le temps est gris, malheur aux photographes ! Il fait doux.
A 8 h 45, après un caprice de Mikaël qui voulait un serre-file féminin, le groupe se met en marche sur la route du Malpey. Finalement,
Marie et Marinette ont accepté la lourde charge de serre-file. Mais où sont donc passés Jacky et Daniel, nos serre-files habituels ? La rumeur nous apprendra qu'ils sont avec les "Toutes Petites Jambes" autour du Dramnond et qu'il y a pas mal de rosé et
d'apéritif dans les sacs. On comprend tout.
C'est seulement à 9 h 25 que Mikaël s'arrêtera pour nous parler des chênes-lièges mais surtout des paramètres de la rando : Longueur-17,5 km
Dénivelée-640 m.
Une seule petite difficulté, une montée au km 5. Large pistes.
Et nous repartons au cœur d'une forêt bien sombre. Bonnes odeurs de champignons, Daniel est en alerte !!!
Incroyable le nom de cette piste : l'Escarpe du cheval ? Qui parmi nos lecteurs pourra nous donner une explication. Merci
d'avance.
Mikaël va visiter ses serre-files et il sera question de dames-pipi car Marinette a fait remarquer qu'on avait failli perdre un randonneur qui n'avait pas signalé
son arrêt pour un besoin naturel.
Petite question de botanique sur ces fleurs jaunes très communes à cette saison. Le blogueur se fera huer car il déclare ne pas connaître leur nom. Mais il promet
de rechercher... et il trouve, pas sans mal d'ailleurs. Il s'agirait de l'Inule Visqueuse ( Dittrichia viscosa).
Nous longeons, en surplomb la DN7 que nous apercevons en dessous de nous. Très vite, au lieu-dit "Logis de Paris", nous traversons la route avec toutes les
précautions d'usage.
Nous poursuivons notre cheminement en légère descente sur une piste facile. Il est 10 h, le temps est toujours gris et il fait lourd. Tout le monde a l'air en forme
et heureux d'être là.
Mikaël décide de faire la pause banane près
d'un réservoir incendie d'où Jean B.. nous avait fait un commentaire il y a quelques années. Ah ! Les souvenirs. Il y a d'ailleurs de cet endroit une photo intéressante. Celle d'aujourd'hui sera
plus classique.
La pause était judicieuse car devant nous se profile la fameuse montée. Nous abandonnons la large piste facile pour un raidillon étroit qui va nous
conduire d'abord à la cote 347, au Pey Servier puis à la cote 377, sommet de la randonnée. Dans la montée, nous retrouvons la borne
repérée par Xavier lors d'une autre marche. Personne ne pourra donner d'explications à sa présence au bord de ce petit sentier.
Mais pourquoi sont-ils tous penchés vers l'avant, quelle prière adressent-ils aux cailloux de l'Esterel ?
Tout le monde souffle un peu. Mickaël en profite
pour un interrogatoire sur les vents de la région.
Puis nous attaquons les 5 km de la grande descente qui va nous conduire sur les berges du Reyran . Et très vite, avant de la voir, l'autoroute A 8 se signale
à nos oreilles. Enfin, nous l'apercevons, là-bas, tout au fond. Mais dans la descente, les langues stoppées dans la
montée, se sont remises en marche et vont couvrir le bruit des voitures…
Après les Ardéchons, la large piste est en travaux. Une énorme pelle lamine les bas-côtés en étalant
la terre sur le chemin. La marque des chenilles gêne la progression des randonneurs. A 11 h 15, petit rayon de soleil qui va nous accompagner environ pendant
une demi-heure et il fait soudainement très chaud.
Nous sommes maintenant juste en-dessous de l'autoroute et nous franchissons un gué à sec qui rappellera à
certains randonneurs du lundi une traversée épique.
Voici maintenant les restes de l'aqueduc. La moitié du groupe passera à côté sans le voir comme
nous l'avouerons certains. Une dizaine d'autres randonneurs, autour de Mikaël, marqueront une pause pour déplorer son envahissement par du lierre. Jean B.. fait remarquer que jeudi prochain nous
serons à l'autre extrémité de l'aqueduc.
Voilà, nous sommes au point bas de la randonnée, il est midi, le temps de chercher un coin pour pique-niquer.
Ce ne sera pas difficile car l'œil exercé de Daniel va découvrir une mine de champignons et le groupe s'arrêtera à ses côtés. Et quelle mine ! De superbes oronges, l'amanite des Césars, pour certains, le roi des champignons. Parfaitement sains et à
différents états de
développement, il nous expliquera comment les préparer et les déguster. La récolte est superbe mais nous ne donnerons pas
les coordonnées de notre lieu de pique-nique car il compte bien y revenir.
Pique-nique bien calme sans boissons alcoolisées. Ce sont les TPJ qui ont tout accaparé…
Lorsque nous repartons vers 13 h, les nuages bien sombres ont envahi le ciel et quelques gouttes vont tenter d'impressionner les randonneurs, mais sans résultat. Il
fait très lourd, presque un climat tropical selon certains.
Des champs de fenouil, de grande taille, de quoi parfumer des tonnes de poissons.
Nous poursuivons la montée, assez raide dans un premier temps puis plus facile, sur de larges pistes. Superbe coteau couvert de bruyères.Marinette fait remarquer que nous n'avons pas fait la photo de groupe. Jean-Marie siffle pour arrêter le groupe mais ses
appels restent vains. Heureusement quelques champignons vont arrêter Daniel et toute le groupe de tête.
Pour nous, aujourd'hui, les chemins de l'Esterel se sont montrés très confortables ainsi que nous l'avait indiqué notre guide, au départ.
Un coup d'oeil sur le lac de l'Avellan en contrebas.
Il est 14 h 10 lorsque nous retrouvons les voitures : une bonne cadence sur cette distance.
Et nous nous retrouvons au "Bonheur du Passe Temps " notre troquet habituel où nous sommes très bien reçus comme à chaque passage.
Petit incident, à la demande d'un photographe, Martine voulant écarter un parasol faillit renverser une table déjà bien servie. Mais la table fut rattrapée de
justesse, Ouf !
Merci Mikaël de nous avoir guidés avec maestria tout au long de ces 17,5 km.
Merci pour leurs photos à Claude et Jean-Marie.
Quelques photos en bonus
Mikaël en pleine actionAndré, incognito, en plein effort
Xavier, tes bâtons sont trop longs, tu n'es pas encore dans la descente !
Pique-nique
L'oncle
PICSOUS
Un peu de botanique-Bruyère et colchique
Oronge native
Oronges natives, on les épluche et on les mange crues.
La semaine prochaine Jeudi 18 Octobre à 7 H 30 : RANDO – RESTAURANT à MONS (83) . La Roche Taillée
Petit coin de Paradis entre ciel et terre, Mons, la haute vallée de la Siagnole, la Roche taillée, vieux ponts, sources.
L : 11 Km 800 . Dh : 460 m . D : 5 H 00 . Niveau : Moyen Médio .
RESTAURANT « l’Auberge Provençale » : 22 € vin et café compris . Inscriptions avant le 11 Octobre .
En cas de mauvais temps, le repas sera maintenu . Aucun désistement ne sera accepté .
Au Menu : Gâteau de courgettes au coulis de tomate et parmesan
Daube de sanglier – pâtes
Ile flottante
Vin rouge ou rosé (1 bouteille pour 4 personnes ) – Café
Animateur : Jean Borel – 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62
Itinéraire d’accès : : Emprunter l’autoroute A 8 direction NICE . Quitter l’autoroute à la sortie n° 39 « Les Adrets de l’Estérel » - Continuer sur la D 37 via Lac de St. Cassien et Montauroux .
Au grand giratoire, tourner à gauche et rejoindre FAYENCE, par D 562 et D 19 à 8 Kms 500 . Emprunter la D 563 via Mons – Au croisement avec la D 37 obliquer à droite et la suivre vers le Domaine de la Chesnaye, jusqu’au croisement avec la D 56 à prendre à gauche sur 210 mètres pour stationner à la cote 550 m sur le bas coté de la chaussée.
Coût du trajet A R : 100 Kms x 0 € 25 = 25 € + 5 € = 30 Euros
Montauroux : 4 octobre 2012
Montauroux : Le Bois du Défens
Aujourd’hui, Jean
M. nous emmène randonner près de Montauroux, dans la vallée de la Siagne.
« Nous y découvrirons, du Pont des Tuves au Pont du Rey, une oasis de fraîcheur, une cascade aux eaux cristallines dans un décor bucolique, ainsi que le Bois du Défens et ses chênes centenaires ».
Arrivés à Montauroux, nous traversons le village et parvenons, 2 km plus loin, au parking du stade du Défens.
Aujourd’hui, comme jeudi dernier, il est tout de suite question de pompes. Il s’agit cette fois-ci, des chaussures d’Alice que Jean-Louis a oublié de lui préparer, grave entorse au devoir conjugal !
Heureusement Nicole lui prête une paire de tennis qui feront l’affaire.
Jean B. qui conduira le groupe des "Petites Jambes", nous présente la randonnée : « Les deux groupes vont partir ensemble jusqu’à midi. On va descendre dans la vallée de la Siagne, puis remonter le cours de la rivière. Après le pique-nique, le premier groupe redescendra voir la Siagne, tandis que les Petites Jambes iront directement au parking ».
Jean M. précise : « La seule difficulté, ce sera la descente un peu raide sur 200 mètres ».
Puis il compte ses troupes : « En gros, nous
sommes 34 ». On fera le détail plus tard…
Nous commençons à suivre une petite route. Le ciel est bleu, l’air est frais, le rythme est modéré. Tout va
bien !
Puis le groupe - ou le troupeau (car finalement nous sommes 36 !) -, se presse à l’entrée d’un sentier.
Sentier qui descend gentiment à travers bois.
Descente fort agréable, sur ce sentier ombragé qu’éclaire le soleil levant.
Les visages sont souriants. Pourvu que ça dure !
Voici à présent quelques rochers. Attention à ne pas glisser ! L’air devient humide à l’approche de la Siagne.
Nous voici arrivés en bas, près de la rivière. Nous marquons une courte pause. « On fera la pause banane un peu plus loin » nous
dit Jean M.
Nous remontons le cours de la Siagne, accompagnés par le doux chant de la rivière.
Puis Jean M. nous arrête au soleil, pour la pause casse-croûte. Le temps de nous désaltérer et de reprendre des forces, nous poursuivons notre route.
Nous voici bientôt parvenus au pont des Tuves, sur lequel nous grimpons
pour admirer la Siagne.
Jean M. nous dit : « Ce chemin que nous avons pris, était autrefois la seule façon de relier Montauroux à Saint-Cézaire. Il franchissait la Siagne au pont des Tuves. Ce pont a été construit en 1802 ».
Jean M. ajoute : « Pour les plus hardis, je
propose de descendre jusqu’à une cascade ».
Les plus hardis, les voici, posant devant la cascade.
Nous redescendons du pont. Attention ! Les pavés sont humides et très glissants.
Brigitte exécute un pas de danse très artistique. Hélas, hélas, Gérard loupe la photo.
Nous poursuivons notre sentier le long de la Siagne dont on peut admirer les flots tumultueux.
A l’occasion d’une pause, Jean B. nous questionne à propos de la rando-resto programmée dans 15 jours. « J’ai reçu des chèques sans indication. Dois-je en conclure que vous voulez de la daube ? Quels sont ceux qui ont payé et qui veulent une truite ? »
Question pertinente, car en effet certains préfèrent la truite, sans compter Marinette qui veut bien les deux.
Nous poursuivons notre chemin, tantôt au bord de l’eau, tantôt dominant la Siagne. Toujours accompagnés du chant de la rivière (fleuve, devrait on dire, car la Siagne se jette dans la baie de Mandelieu-La-Napoule).
Par endroits, des trouées dans la végétation laissent passer le soleil. Il commence à faire chaud.
Nous atteignons le pont du Rey, petite passerelle sans rambarde sur
laquelle nous progressons prudemment.
On voit ici les amateurs de truites qui scrutent les eaux poissonneuses de la Siagne.
« Nous allons monter à présent » nous dit Jean M. Nous quittons à regret la Siagne,… mais certains d’entre nous la reverront.
Nous attaquons la grimpette dans les bois. Malgré les arbres, le soleil tape et la température monte.
Attention aux branches ! Baissez la tête !
La côte est raide. Les maillots sont mouillés.
On aperçoit, de l’autre côté de la Siagne, le village de Saint-Cézaire, tout proche.
Encore un petit effort et nous atteignons le sommet.
Jean pose ici au côté de ses randonneuses.
« On va longer la route puis nous pique-niquerons » nous dit-il.
Bientôt nous nous installons pour déjeuner, en petits groupes disséminés entre bois et clairière. Tellement disséminés que personne ne prendra de photo du pique-nique.
Au déjeuner, certains choisissent leur groupe pour l’après-midi. Les plus courageux ne se posent pas de question. Mais certains hésitent : « On ne verra rien de plus que ce matin » disent-ils.
Avant le départ, le blogueur réclame une photo de groupe. Mais les Petites Jambes
sont déjà parties.
Voici donc la photo des 19 courageux du premier groupe.
« On descend vers la Siagne jusqu’au premier pont » nous dit Jean. « Puis on suivra le cours de la rivière avant de remonter ».
Nous progressons dans un bois de chênes magnifiques, le bois du Défens.
Jean nous parle de ce « sanctuaire de chênes centenaires ». « Le mot "défens" ou "défends" date du Moyen-âge : il s’agissait de la défense faite au concessionnaire d’une forêt d’y pratiquer des coupes ou encore, d’une interdiction
de passage ou de pâturage. C’est sans doute cette interdiction qui nous vaut d’admirer cette magnifique chênaie, où les plus gros chênes sont âgés de 4 ou 5 siècles ».
Nous poursuivons notre route à travers bois. « Tu nous a dit qu’on allait descendre ? » s’étonne André.
La descente ne tarde pas à venir. Descente en sous-bois, parsemée de rochers.
Un peu longue la descente … mais pour revoir la Siagne, que ne ferait-on pas !
Enfin nous voici au bord de la rivière. Nous la longeons quelques minutes.
Puis nous marquons une courte pause. « Il nous reste ¾ d’heure de montée » nous dit Jean.
Nous attaquons la dernière grimpette. Au revoir, la Siagne !
Grimpette un peu raide au départ, puis nous terminons par un « faux plat montant ».
Nous voici sur le parking, où nous attendent les Petites Jambes.
Pour finir cette belle journée, nous allons prendre un pot bien mérité à la terrasse du café de Montauroux.
Merci Jean, pour cette très agréable randonnée dans la vallée de la Siagne. Et merci à Jean B. de la part des Petites Jambes
Merci aux photographes : Claude et Gérard.
Et voici encore quelques photos :
Randonneurs
Cascade
Et voici les Petites Jambes

Paysages
Prochaine rando : Jeudi 11 Octobre à 8 H 00 : FREJUS (83). Les Balcons de la Méditerranée
Randonnée dans l’Estérel avec ses contrastes de couleur, de relief, de végétation et du calme de l’arrière pays.
L : 17 Km 500. Dh : 640 m. D : 5 H 00. Niveau : Moyen Médio – Repas et boisson tirés du sac.
Animateur : Mikaël Choimet – 04.94.51.65.35 – 06.65.70.10.99 Boulouris N° 625
Itinéraire d’accès : Emprunter la R N 7 direction Cannes.
Parcourir 15 Km, atteindre le Col du Testanier, et stationner les véhicules sur le Parking à droite.
Coût du trajet A R : 44 Kms x 0.25 = 11 Euros
St Vallier-de-Thiey : 27 septembre 2012
St-Vallier-de-Thiey : Oppidum de la Malle
Aujourd’hui, Jean nous emmène randonner au-dessus de St-Vallier-de-Thiey.
A l’arrivée, Jean nous présente le parcours : « C’est une rando que Bruno avait préparée, mais qu’il n’a malheureusement jamais pu faire. Je l’avais conduite à sa place, en juin 2009. Nous monterons à l’oppidum de la Malle, puis
jusqu’au sommet d’où nous aurons un panorama exceptionnel ».
Jean nous montre le profil de la rando : « C’est un profil très facile à comprendre : d’abord une montée à l’oppidum, puis au sommet. Ensuite une descente, qui sera un peu raide ».
Puis Jean désigne un serre-file. Car, nous dit-il, « les serre-files attitrés,
Daniel et Jacky, n’ont pas voulu venir. Ils trouvent la rando trop difficile ! » Nous n’en croyons pas nos oreilles. Une
petite rando de 15 km et 570 m de dénivelé !!!
Heureusement Mikael est de retour, ... Alléluia ! Il sait lire une carte. Il est aux petits soins avec les randonneuses. Et il n’a pas peur des cailloux, lui ! Il fera un excellent serre-file. Merci Mikael, nous sommes sauvés !
Nous attaquons la grimpette avec plaisir, car il fait frais ce matin et nous avons hâte de nous réchauffer. Au fait, j’oubliais : Nous sommes 16 randonneurs, dont 6 marcheuses. Exactement comme en juin 2009 !
Nous grimpons à bonne allure et ne tardons pas à nous réchauffer.
Une petite pause s’impose, pour quitter quelques vêtements superflus et nous désaltérer.
Nous reprenons la grimpette, sous un soleil un peu voilé. Puis bientôt nous nous arrêtons pour la pause
casse-croûte.
Jean en profite pour nous lire le blog de juin 2009, rédigé par Jean-Marie. Où il est question de "Cécile, ma fille", pas la chanson de Nougaro, mais ma fille qui nous accompagna ce jour-là. Puis Jean-Marie ajoute :
« Le fil rouge de cette journée sera "la pompe de la piscine de Jean" qui a trouvé le moyen de se mettre en
panne ».
Aujourd’hui, le fil rouge n’est plus la pompe de Jean, mais ce sont les pompes de Jean !
De splendides chaussures toutes neuves, cadeau des randonneurs de la saison passée.
Nous reprenons notre grimpette. Voici sur notre gauche, un charmant petit pont.
L’un d’entre nous suggère que l’on prenne une photo de groupe sur le pont. Mais prudemment nous renonçons.
Nous poursuivons notre chemin. A présent, nous apercevons la mer au loin, sous un ciel voilé.
Nous marquons une pause pour prendre une première photo de groupe.
Puis nous repartons. Jean nous encourage : « On a fait une bonne partie de la montée ».
Le sentier grimpe doucement. Elle n’est vraiment pas difficile, cette rando ! Nous atteignons une petite maison de
pierres.
Nous poursuivons notre grimpette, traversant à présent une série de petits prés.
Avant d’atteindre l’oppidum de la Malle, nous marquons une pause.
« Je ne vais pas me casser la tête » nous dit Jean, « je vous lis le blog ».
Aussitôt, Gérard pense : « Je ne vais pas me
casser la tête, je vais faire du copier-coller ».
Voici donc l’histoire de St Vallier : « Seigneurie jusqu'à la Révolution, puis station climatique estivale mise à la mode par les familles de Grasse au
19ème siècle, le village possède des charmes multiples, à la fois historiques et naturels.
Construit sur un plateau calcaire, au bord d'un grand pré verdoyant, et entouré de moyennes
montagnes, comme la Montagne de Thiey (1552 m) ou le plan de la Malle (1308 m),
ombragé de pins, de chênes et de hêtres, Saint Vallier de Thiey est un village bucolique qui plaira aux amoureux du grand air.
Côté patrimoine, Saint-Vallier possède un passé chargé d'histoire. Dolmens, tumulus et oppidum se visitent au camp préhistorique, d'origine celto-ligure, du Castellaras de la Malle.
Saint-Vallier s'enorgueillit aussi du passage de Napoléon de retour de l'île d'Elbe (1815),
comme en témoigne la colonne à chapiteau corinthien avec buste de l'Empereur.
On raconte qu’un aubergiste profita du passage de Napoléon dans son établissement pour vendre,
20 ans durant, "le verre dans lequel avait bu l'Empereur" et qu’une fois riche, il déserta un beau matin son village et ne réapparut jamais ».
Nous reprenons notre grimpette.
En tête, Jean semble hésiter. Il revient sur ses pas. « On a perdu le Nord ? » demande quelqu’un. Presque …, car Jean vient de perdre sa boussole.
« Ca y est, j’ai trouvé ! » Quoi ? La boussole ou le chemin ? Les deux !
Nous prenons un sentier qui sent bon la lavande puis traverse un bois de pins.
Nous croisons un groupe de randonneurs venant de Mandelieu … et de l’oppidum.
Après avoir échangé quelques amabilités, nous grimpons à notre tour vers l’oppidum.
Encore quelques mètres et nous atteignons le sommet d’un mamelon (alt. 1217 m).
Jean nous parle de l’oppidum de la Malle : « Oppidum signifie "forteresse", mais en provençal, on dit le "Castellaras de la Malle". La forteresse de la Malle se distingue par la taille de ses blocs (certains font plus d’un mètre cube), soigneusement ajustés
et empilés les uns sur les autres. Ses dimensions sont tout aussi surprenantes. La muraille est longue de 110 mètres, pour une hauteur de 5 mètres et une épaisseur frôlant les 4
mètres.
Cet ouvrage défensif fut édifié entre le V° et le IV° siècle avant notre ère par un peuple celto-ligure. L’oppidum servait uniquement de poste
de guet et de lieu de refuge. En temps de paix, les populations celto-ligures habitaient plutôt les plateaux fertiles du Ferrier et de la Malle ».
Nous quittons le sommet de la forteresse.
Puis nous grimpons à nouveau pour atteindre le point culminant de la randonnée (alt. 1234 m).
Un magnifique panorama s’offre à nos yeux.
Derrière, les sommets du Mercantour et devant nous, une vue sur la côte, qui s’étend de Nice à St Tropez.
Là-bas, on aperçoit Cannes et les îles de Lérins.
Face à nous, voici l’Estérel et le lac de St Cassien. Et plus loin à droite, on aperçoit la baie de St Tropez.
Petite photo au sommet avant d’aborder la descente.
« On va suivre la ligne de crête et chercher un
endroit abrité pour pique-niquer » nous dit Jean.
Nous descendons sur la crête, parmi les rochers. En essayant de suivre un semblant de sentier, les yeux baissés à terre pour ne pas trébucher.
Enfin voici un emplacement abrité, parsemé de rochers sur lesquels nous nous installons pour pique-niquer.
Devant nous, la vue s’étend, magnifique.
Déjeuner sans histoire, mais non sans histoires drôles, à l’heure du café.
Jean donne le signal du départ. Nous reprenons la descente à travers une belle forêt.
A l’arrière, un message nous parvient. « La tôle est
glissante ! ». Message aussitôt relayé : « La tôle est glissante ! ». On croirait un message codé. Il
est suivi d’un second message : « Il y a des orties ! ».
Enfin la voici, la fameuse tôle. Mieux vaut l’éviter, … au risque d’être piqué par les orties ! Quelle aventure !
Nous parvenons en bas de la descente. Jean nous demande : « Ce n’était pas trop difficile ? »
Nous sommes d’accord : ce n’était pas très difficile ! (Message non codé destiné aux absents).
Nous poursuivons notre chemin à travers bois, longeant à présent une vaste propriété. Un homme s’approche. Non, ce n’est pas le propriétaire, mais le gardien.
Jean s’arrête pour bavarder. L’homme est intarissable sur la région qu’il connaît comme sa poche. Les derniers n’étant pas encore là, Jean propose au gardien de leur faire une blague.
Voici qu’arrivent Mikael, notre serre-file, en compagnie de Marie-France et Beps.
Le gardien leur explique : « C’est une
propriété privée. Vous ne pouvez pas passer. Il vous faut remonter ».
A voir leurs mines déconfites, vous comprendrez que la blague a marché.
Nous prenons congé du gardien et poursuivons notre chemin jusqu’au col du Pilon.
Plutôt que de rejoindre directement St Vallier, nous prenons la piste toute droite qui descend puis grimpe jusqu’ à la Croix de
Cabris. Ce qui nous permettra d’atteindre les 15 km prévus.
A la Croix de Cabris, nous reprenons la direction de St Vallier où nous prendrons un pot bien mérité.
A l’entrée de la ville, Mikael exprime, une fois de plus, son grand amour des animaux … sous toutes leurs formes.
Une belle journée s’achève…
Merci Jean, pour cette très agréable randonnée aux paysages magnifiques.
Merci aux photographes : Claude et Gérard.
Et voici encore quelques photos :
Photo au sommet

Pique-nique
Randonneurs
Prochaine rando : Jeudi 4 Octobre à 8 H 00 : MONTAUROUX (83). Le Bois du DEFENS (Deux circuits)
Cette randonnée nous permet de découvrir, du Pont des Tuves au Pont du Rey, une oasis de fraîcheur, une cascade aux eaux cristallines dans un décor bucolique, ainsi que le Bois du Défens et ses chênes centenaires.
Circuit N°1 : L : 13 Km 803 Dh : 490 m D : 4 H 30 Niveau : Moyen Alto. Animateur : Jean Masson- 04.94.82.44.23
Circuit N°2 : L : 09 Km 811 Dh : 320 m D : 3 H 30 Niveau : Moyen Médio. Animateur : Jean Borel- 04.94.95.87.73
Les repas, tirés du sac, devraient être pris ensemble sur les rives de La Siagne. Boulouris N° 570
Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A 8 direction NICE. Quitter l’autoroute à la sortie n° 39 « Les Adrets de l’Estérel » - Continuer sur la D 37 via Lac de St. Cassien et Montauroux .
Au grand giratoire, traverser la D 562, et monter à Montauroux pour rejoindre la place du Clos face à l’Hôtel de Ville – Ensuite prendre l’avenue Camillé Pouc, puis la rue Sainte Brigitte en suivant le fléchage (Tennis – Stade Municipal) et aller stationner au parking du Stade du Défens, à 2 km au Nord/Est du village par le chemin du Moulin et le chemin de Cuguillade et à droite le chemin du Stade.
Coût du trajet : 68 Kms x 0 € 25 = 17 € + 5 € = 22 Euros
Collobrieres - 20 Septembre 2012
Collobriéres -20 Septembre 2012
Aujourd’hui c’est Camille qui mène la danse pour cette seconde randonnée de la saison.
Nous sommes 23 sur le parking de la Croix d’Anselme juste après la bifurcation qui mène à l’abbaye de la Verne. Nous ne passerons pas loin, mais nous ne la verrons pas de la rando.
Une fois chaussés notre meneur nous présente la rando à partir du précieux document rédigé par Bruno et utilisé par tous les meneurs. Rappelons que notre ami nous a quitté il y un an. Lundi dernier la rando était organisée à son attention dans l’Esterel au « Cairn de Bruno ».
« Les Maures sont les plus vieilles terres de Provence, constitué lors du plissement hercynien qui englobait l’Estérel, la Corse et la Sardaigne. Puis des plissements successifs ont partagé les Maures en quatre chaînes parallèles : les îles d’Hyères,celle culminant au mont Pradels, celle de la Verne pouis celle de la Sauvette avec ND des Anges.
Tirant son nom de Maouro, bois sombre ,les Maures sont riches en mégalithes dont les menhirs que nous verrons, et en châtaigniers, et donc en castanéiculteurs qui vendent leur production lors des fêtes de la châtaigne.
Madame de Sévigné aimait venir dans cette forêt lors de ses visites à sa fille madame de Grignan. »
« Nous ferons une boucle, avec une légère montée au départ, puis une après le repas un sentier plus raide en descente le long d’un ruisseau. Nous irons voir les menhirs près de la maison forestière Lambert. »
Un groupe de randonneurs venus d’Hyères se gare près de nous.
Nous voilà partis à vive allure et rapidement nous rencontrons des chasseurs postés. Gérard, avec son humour habituel demande si nous ne pourrions pas aller un peu plus vite… Après une douce montée, nous arrivons rapidement à un barrage, où nous nous arrêtons quelques instants , mais ce n’est pas encore la pause banane . « Nous la ferons au menhirs, dit Camille ».
Nous passons près d'un très vieux chataignier
Plus loin, après avoir dépassé d’autres chasseurs postés le fusil à la main- ils ont dû nous maudire de faire fuir le gibier - nous découvrons la plaine Lambert avec un grande maison forestière.
L’ONF a effectué dans ce secteur des plantations tests de sapins de Douglas. Nous passons à côté pour aller voir les fameux menhirs et faire la pause banane.
Il faut enjamber une clôture et Camille se prend le pied dans un fil et tombe sur l’épaule : Philippe accourt : rien de cassé, diagnostique t il : Je ne souviens pas du terme savant , autant de peur que de douleur, mais rien de grave.
Qu'il est haut ce menhir
Effectivement ils sont imposants ces menhirs . Jean, notre géomètre –expert mesure la hauteur : 3.15m et 2.82m.Ils datent de l’âge de bronze.
C'est l'occasion de faire la photo de groupe, avec deux personnes de plus sur la photo...
Le groupe d’Hyères nous rejoint lorsque nous quittons les menhirs pour gravir la crête de la Verne d’où nous découvrons de belles vues sur la mer et la forêt des Maures.
Après une longue montée en pente douce : « Nous sommes au plus haut point de la rando à 614 mètres nous dit Camille »
Nous passons près d’un relais météo récemment installé car il ne figure pas sur les cartes.
La faim commence à tenailler , mais il nous faut atteindre le sommet du Péra .
Pique-nique sur les rochers au dessus du chemin où passeront plusieurs 4x4 de chasseurs à folle allure sur des sentiers permis seulement aux randonneurs à pied ou à cheval d’après les pancartes de l’ONF : la loi n’est pas la même pour tous…
En face de nous ND des Anges.
Le geste auguste du verseur de rosé ne s'est pas perdu ...
La redescente s’effectue par un petit sentier raide, qui ne doit pas être emprunté souvent vu les nombreuses racines, ronces , et branches. Il faut à la fois regarder en bas pour ne pas se prendre les pieds et en haut pour ne pas se cogner la tête. Heureusement chacun prévient celui qui suit des embûches… Cela n’empêche pas une chute d’Annie, sans gravité, qui casse une branche . Une randonneuse lui dit « tu es légère, tu as cassé une branche, moi j’aurais cassé un arbre… ».Le code déontologique du blogueur nous interdit de citer son nom .
A la fin ce sentier, nous retrouvons un croisement de pistes : assez de place pour une pause technique et se raconter de bonnes histoires.
ou pour certains de se reposer:qu'il est éprouvant le métier de serre file
La fin du parcours se situe sur un sentier juste au dessus de la route, puis sur la route qui mène à l’abbaye de la Verne.
Retour avec l’éternel bouchon avant Sainte Maxime et pot à l’hotel restaurant de San Peire aux Issambres rénové , sans doute en partie grâce aux nombreux pots pris par le Cercle de Boulouris….
Merci et bon rétablissement à Camille pour cette très agréable rando. Merci aux photographes, Claude et Gérard et aux serre- files.
du rab egtrara
une première: Jean avec des bâtons. Eh oui, on finit tous par vieillir... sauf Daniela toujours jeune
les chataignes sont presque mûres
randonneurs (euses)
Prochaine rando :
Jeudi 27 Septembre à 7 H 30 : SAINT-VALLIER de THIEY (06) . Oppidum de la MALLE
Au dessus de St-Vallier, nous visiterons, ce que l’on prend de loin pour un gigantesque éboulis et qui se révèle être l’enceinte fortifiée de l’oppidum de la Malle, construite 5 siècles avant notre ère . Panorama exceptionnel .
L : 14 Km 761 . Dh : 570 m . D : 4 H 30 – Niveau : Moyen Médio – Repas et boisson tirés du sac .
Animateur : Jean Borel – 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62 Boulouris N° 760
Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A 8 direction Nice . Quitter l’autoroute à la sortie n° 39 « Les Adrets de l’Estérel » - Continuer sur la D 37 via Lac de St. Cassien et Montauroux – Après le lac au grand giratoire prendre à droite la D 562 en direction de Grasse –
A Val Tignettourner à gauche et progresser sur la D 11 via St. Cézaire - A Spéracédes obliquer à droite et par la D 513 et la D 11gagner Cabris - Là, emprunter la D 4 sur votre gauche via St. Vallier de Thiey- Ensuite poursuivre à gauche sur la N 85 et atteindre Saint-Vallier de Thiey .
Stationner les véhicules sur un des PARKINGS à la sortie du village .
Coût du trajet A R : 104 Kms x 0 € 25 = 26 € + 5 € = 31 Euros
Isola 2000- Lacs de Terre-Rouge et Baisse de Druos
Isola 2000-Lacs de Terre Rouge et Baisse de Druos
Aujourd'hui, aucun blogueur au départ de cette rando. Mais que font-ils ?
C'est donc le chef qui s'y est collé. Sur son texte, ses photos et celles de Claude, Jean-Marie a monté ce blog.
Météo France avait prévu, pour ce jeudi, à Isola, un temps ensoleillé, des températures basses-4 ° le matin- un fort vent du nord avec des températures "ressenties" entre 0 et -4°. Jean avait prévenu la veille en demandant aux randonneurs de s'habiller chaudement.
Le trajet, long et sinueux (150 km et 2 h 20) et les conditions atmosphériques ne découragèrent pas les randonneurs du Cercle de Boulouris. Ils se retrouvèrent
24 à 9 h30 sur le parking de l'hôtel Diva à 2084 m d'altitude. Il fait 4 ° (la météo ne s'est pas trompée) avec un petit vent frisquet.
Jean souhaite la bienvenue aux randonneurs présents, tous emmitouflés dans les vêtements d'hiver, recherchant les premiers rayons du soleil qui apparait au-dessus des sommets de la station.
Il salue le retour de Denise, absente depuis Novembre 2011. Avec son pied tout neuf, elle repartira, sans aucun doute, "du bon pied ".
Pour le 1er groupe (15 participants), conduit par Jean Bo…il faudra parcourir 10,5 km avec 728 m de dénivelée. Objectif, la Baisse de Duros à la
frontière italienne puis les lacs de Terre Rouge.
Pour le 2ème groupe ( 9 participants), conduit par Jacky et Daniel, 7,3 km et 430 m de dénivelée. Objectif, les lacs de
Terre
Rouge dominés par l'imposante masse du Mt. Malinvern.
C'est parti. Bien vite, chacun s'aperçoit qu'il faut baisser la cadence car le souffle manque. Nous sommes à plus de 2000m et l'acclimatation trop rapide à l'altitude est difficile.
Les "Petites jambes" quittent tranquillement la station
et
s'engagent dans la 1ère montée.
A 10 h 30, pause banane pour le 1er groupe. Nous sommes accueillis par un superbe chamois qui ne semble pas du tout effarouché par notre présence. Petit topo de
Jean sur Isola.
A la pause du 2ème groupe, on rigole bien. Encore une histoire de Daniel. Draguerait-il ?
A 11 h 15, le premier groupe arrive aux trois petits lacs après le passage du verrou très escarpé et caillouteux. Etonnamment, ils ont le même niveau que lors
de la reconnaissance, début Juillet.
Froid très vif et vent violent.Mais quel ciel !
5 minutes plus tard nous arrivons dans le magnifique cirque du grand lac, au pied du Malinvern, dans un cadre somptueux.
Nous nous engageons sur la piste militaire. Il reste 200 m à monter et nous atteignons le col à 12 h. Bizarrement, le vent a faibli et il fait toujours un
très beau soleil.
A 2628 m, la vue est extraordinaire. A l'ouest, les lacs de Terre rouge et la station d'Isola.
A l'est, les lacs italiens de
Valescura.
Au sud-est, le col Mercière qui fait communiquer avec le vallon des Mollières. Au sud, le Caire-gros, sommet bien connu de tous. On peut même admirer le Mounier sous un nouvel angle.
Photos puis quelques mots échangés avec un groupe de 6 randonneurs venus de Menton pour une reconnaissance.
Tout en bas nous apercevons le 2ème groupe qui arrive sur les berges du grand lac et s'installe pour le pique-nique.
Jean donne le signal du départ car il ne faut pas faire attendre nos ami(e)s les "Petites jambes".
En attendant le 1er groupe, Jacky a sorti la canne à pêche. C'est le moment ou jamais.
A midi trente, les deux groupes se rejoignent et s'abritent derrière des rochers pour pique-niquer.
Jacky débouche une bouteille de
Gewurztraminer délicieux, très frais !!! Daniel, à son tour, débouche un rosé Côtes de Provence : les bonnes habitudes perdurent au début de cette nouvelle saison.
Départ à 13 h 30. Jean offre à tous les randonneurs un petit passage "hors sentier", histoire de tester les équilibres dans des éboulis assez escarpés.
Il se fait traiter amicalement de "grand
vicelard" par Michel, notre dernière recrue qui a apparemment le sens des formules.
La descente se poursuit ensuite normalement à vitesse réduite, sans problème.
A l'arrivée au parking à 15 h 30, le vent a complètement disparu.
Tous les randonneurs semblent satisfaits de cette journée en haute montagne, sous un beau soleil, dans un décor magnifique, même si le froid a gêné parfois quelques uns. Ils remercient chaleureusement leurs guides.
Le pot sera pris dans notre estaminet préféré à Pont de Clans.
Merci à Jean et Claude pour leurs photos.
La semaine prochaine, Jeudi 20 Septembre à 7 H 30 : rendez-vous pour COLLOBRIERES (83) . Forêt Domaniale des MAURES
Belle randonnée en boucle dans la Forêt des Maures . Découverte des plus grands menhirs de Provence.
L : 14 Km 788 . Dh : 393 m . D : 4 H 30 – Niveau : Moyen Médio – Repas et boisson tirés du sac .
Animateur : Camille Cloutour – 06.81.79.89.39
Suivre celui-ci sur environ 190 mètres et trouver à droite le lieu-dit « La Croix d’Anselme » aire de stationnement, à la cote 351 mètres.
Coût du trajet A R : 120 Kms x 0 € 25 = 30 Euros
Quelques photos en bonus :
Les "petites jambes"
Les mêmes, en plein effort.
Randonneurs dans un passage "farouche".
Jean et ses dames du 1er groupe
La descente
Un accompagnateur bien décontracté.