Les Hameaux d'Allos- 1er juillet 2010
ALLOS- Les Hameaux d'Allos
Déjà notre 4 éme jour à ALLOS. Jusque là, la météo a été favorable. Belles matinées
chaudes et ensoleillées, après-midi couvertes, soirées orageuses.
Aujourd'hui Jean a choisi de conduire un des groupes autour d'Allos entre les torrents du Chadoulin et celui du Bouchier. Pendant ce temps Gérard a emmené un second groupe entre La Foux et Seignus. Les deux groupes ont intégré les "Petites Jambes".
C'est donc 16 marcheuses et marcheurs qui se retrouvent à 9 h à
l'entré d'ALLOS. IL fait beau mais il a beaucoup plu hier soir. Jean nous explique "nous allons parcourir 12 km avec une dénivelée de 550 m en traversant les petits villages qui entourent Allos, à l'est de la départementale 908.
La randonnée sera facile sur de bons chemins".
Nous partons avec, dans les yeux, la formidable image de la face sud de Rochegrand, toujours aussi impressionnante.
Dès le départ, le soleil encore bas, nous offre un joli spectacle en faisant briller une butte couverte de grandes
graminées... La pluie et le brouillard de la nuit ont déposé de fines gouttelettes sur chaque brin d'herbe.
C'est cela aussi les randonnées, découvrir la nature à des moments inhabituels lorsque qu'elle se montre sous un aspect fugace et inattendu. Ne marchons pas uniquement pour marcher !
Avant de traverser le torrent du Bouchier, Jean
procède à la traditionnelle photo de groupe. Parlons-en un peu de ce trorrent : son flot est tumultueux ce matin et sa couleur grisatre.
Quand on pense qu'il va se jeter tout près d'ici dans le Verdon, on a du mal à s'imaginer la belle eau si limpide que nous avons longée il y a quelques semaines dans les Gorges de
l'Imbut.
De l'autre côté du pont, le chemin nous conduit directement à Allos. Au passage, nous apercevrons le petit lac artificiel équipé en base loisirs et le départ des cabines conduisant à la station de ski du Seignus.
Remontant dans le village, Jean nous arrête près du vieux lavoir
adossé à l'Eglise, afin de nous présenter Allos.
Le peuple gaulois des Gallitæ y aurait eu sa capitale .
La bourgade a son consulat (au Moyen Âge, le consulat est un mode de gouvernement urbain qui régit dans le Sud du royaume de France des villes ayant le droit de s'administrer et de se défendre, soit depuis des temps immémoriaux, soit dans le cadre d'une charte de franchise) dès 1233, par privilège du comte de Provence, ainsi qu’une foire. Allos appartint aux comtes de Provence jusqu’en 1388, puis passa avec la vallée de l'Ubaye aux comtes de Savoie jusqu’en 1713.
Du Moyen Âge jusqu’au début de la Révolution française, Allos est rattaché administrativement à Barcelonnette ; le premier découpage des Basses-Alpes inclut Allos dans le district de Barcelonnette avant que la commune ne soit rattachée à l’arrondissement de Castellane. Lors des guerres de religion, le duc de Lesdiguières bombarde le bourg sans le prendre.
Lors de la création du département des Basses-Alpes, Allos est rattaché au district de Barcelonnette. Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792.Plusieurs incendies majeurs ravagent le bourg en 1718, 1747, 1769.
Le village a alors une vocation agricole tournée vers l'élevage et les produits laitiers ainsi que l'atteste la vieille
coopérative laitière aujourd'hui transformée en menuiserie.
Village du Mercantour, Allos vit maintenant essentiellement de la fréquentation touristique, avec plus de 91 % de résidences secondaires. Voué aux sports de glisse en hiver, le Val-d'Allos permet la randonnée à pied l'été.
Le Val d'Allos compte deux stations internationales, le Val d'Allos 1500 (Le Seignus) qui compte 15 pistes et le Val d'Allos 1800 (La Foux) reliée à Pra Loup depuis 1977 par "l'Espace Lumière" comptant 80 pistes . C’est au Seignus que le premier remonte-pente de Provence fut installé, en 1936.(cf le musée de Colmars)
(Ref. Wikipédia)
Jean redonne le départ et très vite nous rejoignons le torrent du Chadoulin, petit frère du Bouchier, aussi gris et tumultueux. Cette nuit, il a même sérieusement débordé, inondant notre chemin et nous pataugeons dans une boue noirâtre sur quelques mètres.
Le chemin monte maintenant pratiquement tout droit au cœur d'une forêt dense de sapins et d'épicéas : la forêt de la
Cluite. Il fait sombre et frais dans ce sous-bois. Bien détrempé, le chemin est parfois glissant, en particulier sur une passerelle en bois sans main courante où Jean nous incite à la
prudence.
Nous quittons le GR et redescendons vers le torrent que nous franchissons sur un petit pont. Nous avons retrouvé le soleil en sortant de la forêt et avec lui les fleurs. En
particulier tout un groupe de lys Martagon : superbe.
C'est de l'autre côté du torrent, dans des rochers surchauffés que nous ferons la "pause banane". Il est 10 h 30. Tout le monde a bien absorbé la montée. Monique a suivi sans problème, bien aidée par ses deux gardes du corps Daniel et Jacky.
Nous sommes à la cote 1580 et nous allons devoir monter sur 200 m pour traverser la barre de Genestière où nous retrouvons ces schistes très dégradés qui constituent une particularité de la région.
Ceci nous conduit au premier hameau de cette balade, le Brec, deux ou trois maisons dispersées entre le Brec bas et le Brec haut.
Le soleil tape maintenant très fort et notre objectif est la forêt de mélèzes à la cote 1791. D'abord nous retrouverons l'ombre et de plus, la montée sera finie.
Bon ça y est nous sommes arrivés, ce qui justifie bien une petite pause pour se rafraîchir le gosier.
Repartant d'un bon pied, nous traversons une grande prairie fleurie. Le point de vue est magnifique avec, au sud, Rochecline bien caractéristique (objectif
pour demain matin) et à l'ouest la station du Seignus.
Redescendant dans la forêt de Vacheresse et laissant de côté l'ancienne ferme des Bois, abandonnée aujourd'hui, nous traversons un chantier d'abattage. Les engins ont bien détérioré le chemin et nos chaussures auront besoin d'un bon décrassage…mais l'eau ne manque pas dans les torrents.
Le téléphone nous informe que nos amis non marcheurs ont atteint le hameau du Bouchier et qu'ils nous attendent près du petit cimetière, après le pont sur le torrent.
Nous n'avons plus qu'à descendre sur un km par une piste facile pour les retrouver.
Le hameau du Bouchier est plus important que celui du Brec , 6 ou 7 maisons plus une chapelle, importante mais fermée , et un petit cimetière
Nos amis sont effectivement là, il ne nous reste plus qu'à nous installer au bord d'un petit torrent dans un champ. Ombre
ou soleil, on peut choisir.
Grand Pierre a monté un cubi de vin rouge que certains prendront en apéritif : Merci d'avoir pensé à nous.
Pour le déssert, Jacqueline et Denise ont opté pour des tartes : miel ou myrtilles. C'est vraiment sympa et pratique d'avoir un relais voiture pour nous retrouver au repas. Les
tartes étaient délicieuses, merci les filles ! A la fin du repas Daniel nous quitte car il
doit être à Nice pour accueillir sa fille. Il aura droit à des acclamations et à une haie d'honneur.
Ensuite, cartes ou sieste à l'ombre. Pas mal ces deux là !
Puis Jean nous donne le signal du départ. Grand Pierre propose à Monique de finir le parcours en voiture. Monique hésite mais Jean lui conseille de rester avec le groupe et de finir la randonnée comme prévu. Nous avons encore 120 m à monter puis il ne restera plus que de la descente.
Bien reposée par la sieste et réconfortée par le repas…et les tartes, elle décide de continuer. Nous quittons donc le Bouchier en montant à la cote 1728 par un petit sentier en lacets, bien exposé au soleil.
Aujourd'hui le temps est resté clair plus longtemps, l'orage n'est pas pour tout de suite. Mais tout le monde suit. Monique a perdu un de ses gardes du corps mais l'autre est bien présent et
la soutiendra moralement. Puis nous retrouvons un secteur que nous connaissons pour l'avoir emprunté la veille en montant à Rochegrand. Voici le
hameau de la Haute Colette avec ses deux maisons. Traversant une grande prairie fleurie, nous quittons le GR pour passer devant la maison de "l'Indien" (Jacky, le grand copain de Jean - voir le
blog sur Rochegrand). Mais il n'est pas là, et nous sommes bruyamment accueillis par ses chiens.
Nous admirons à nouveau son potager et profitons de sa fontaine.
Puis nous rejoignons la grande piste que nous délaisserons en coupant tous les virages : c'est le tracé du GR. La descente est rapide, ça dérape pas mal et le groupe a du mal à suivre son guide.
Le prochain objectif est la jolie petite chapelle St. Pierre, fermée elle aussi. Derrière nous le ciel se couvre de vilains nuages noirs. Aurons-nous notre orage ? Jean lance des paris sur le temps qui nous reste avant de sortir les capes. Mais tout le
monde est optimiste.
Devant la chapelle St.Pierre Jean et Bruno nous font froid dans le dos pour photographier le groupe. Il y a peu de recul et derrière eux la pente est très
raide
Dernière descente et nous retrouvons nos voitures. Avant de se séparer, Bernard nous invite pour un "show humoristique" dans le salon de l'hôtel, à partir de 18 h 30.
Merci Jean pour cette randonnée sympathique sans difficulté majeure et avec une grande variété de paysages.
Merci aux photographes Jean , Jean-Marie et Bruno
Quelques photos en bonus :
ROCHEGRAND : toujours aussi impressionnant
Prêts au départ !
Base loisirs d'Allos
Pause Banane
Dévoué le Daniel !
Grimpette sous le soleil
Fleurs de la prairie
Petit torrent pour le pique-nique
Le cubi de Grand-Pierre !
Les touchants adieux de Daniel
Enfin la sieste !
L'avez-vous reconnue, pas trop difficile ?
Clocheton de la Chapelle St.Pierre
Le show humoristique de Bernard
ALLOS-Rochegrand- 30juin 2010
Mercredi 30 juin, notre troisième jour de rando dans le
Val d'Allos. La météo pour l'après-midi est encore orageuse et Jean décide d'avancer le départ du 1er groupe à 8 h 15.
Aujourd'hui les deux groupes ont le même objectif, la cime de Rochegrand à 2409 m. C'est Jean qui conduira le 1er groupe contournant la montagne par l'est avec une dénivelée de 892 m sur 15 km.
Daniel, à partir de 9 h 30, guidera les "petites jambes" à partir du col d'Allos avec une dénivelée de 334 m sur 10 km.
Les deux groupes se rejoindront sur la montagne de Cheiroueche pour gravir ensemble le sommet de ROCHEGRAND .
A l'heure dite, le premier groupe, constitué de 16 marcheuses et marcheurs, rejoint le hameau de la Haute Colette par une piste caillouteuse gravie avec prudence par nos quatre voitures.
Le hameau est constitué de deux fermes. Nous nous arrêtons à la première où l'habitante nous accueille gentiment, pas surprise de voir arriver des touristes. Elle doit en voir d'autres.
"La piste a été assez difficile mais elle nous économise 250 m de dénivelée. Nous allons maintenant rejoindre le GR en traversant la propriété voisine, celle de Jacky. Il est un peu "farouche" mais je le connais et il ne nous fera pas de difficultés."
En fait, nous passons carrément dans sa cour, admirant au passage son joli potager.
"Salut Jacky, tu te souviens de moi, je suis passé chez toi l'année dernière. Alors l'hiver n'a pas été trop rude, vous avez eu beaucoup de neige? Et les amis d'Allons sont ils montés à l'estive ? On peut passer pour rejoindre le GR ?"
"L'Indien", comme l'appelle Jean, répondra qu'il y a eu beaucoup de neige, que l'estive n'a pas encore commencé et que, bien sur, on peut passer.
Et nous nous retrouvons dans une de ces superbes prairies
alpines, pleines de fleurs. La journée commence bien, en plus, il fait beau et déjà chaud. Le paysage est déjà bien dégagé avec le sommet du Pelat
dont nous n'apercevons que la pointe extrême, le pas de Lausson où nous étions hier, les hameaux dans la vallée et à l'ouest la station de ski du Seignus.
Nous remontons maintenant le ravin de Chancelaye, à une centaine de mètres au dessus du torrent. Longeant la forêt domaniale du Haut-Verdon nous cheminons à une bonne cadence sur ce versant Est bien ensoleillé et très sec.
Aujourd'hui, pas de névé mais de nombreux petits torrents
que nous traversons sans difficultés. Beaucoup de petites fleurs, en particulier des campanules alpestres. Jean a confié le rôle de serre-file à Jean-Louis ce qui lui permet d'herboriser sans
problème.
Pendant ce temps, Daniel a quitté le Col d'Allos avec son groupe de 24
"petites jambes". Petit problème au départ, Monique BLANDIN avait laissé ses chaussures dans une des voitures du premier groupe… Elle sera
dépannée par une autre randonneuse.
Quelques marmottes déjà réveillées les saluent au passage. Contrairement à l'autre groupe, ils vont rencontrer quelques plaques de névés. Bruno fera une jolie photo d'un "orchis sureau" encadré de deux petites renoncules blanches.
S'arrêtant sur la plateau, un peu avant le point de rendez-vous, Daniel décide de faire la "pause banane"en attendant le 1er groupe.
(Informations recueillies lors d'une interview donnée par Daniel au sommet de Rochegrand.)
Pour le 1er groupe, la vue sur le ravin et les mélèzes d'un vert tendre est bucolique. A partir de la cote 1955, nous rentrons en plein dans la
forêt de mélèzes. La végétation change complètement. Le sous-bois est herbeux, la flore est constituée de myosotis et de boutons d'or…et il y fait très doux. A partir de la cote 2120, nous
prenons une direction Nord-Est, dans une forêt très dense et fraîche. Le chemin nous conduit directement à la Cabane Forestière de Prenier.
Elle appartient à l'ONF qui la met à disposition pour les bergers de l'estive. Elle se trouve dans une sorte de cuvette où l'emplacement du parc à moutons de l'estive 2009 est encore
bien visible. C'est là que nous ferons la "pause banane", bien installés autour d'une grande table en plein soleil : aurions-nous eu froid sous les
grands arbres ? En tout cas il y fait bien humide, à preuve le très grand champ de Trolles d'Europe traversé en
arrivant.
Une fontaine d'eau potable permet de refaire le plein des bidons.
Derrière le chalet, une petite construction annexe sert de refuge : deux paillasses à deux places y sont installées. Pour l'instant ce n'est pas très accueillant mais ça peut rendre service.
Nous sommes si bien dans ce coin enchanteur que Jean a presque du mal à nous faire repartir. Notre chemin sort de cette dépression avec une pente très sévère, d'autant plus dure que nous nous étions arrêtés et bien détendus. Bon, on en a vu d'autres.
Nous sortons du bois et débouchons sur une grande prairie
très rase fermée à l'Ouest par une crête à 2360 m. Jean s'inquiète du groupe des "petites jambes" qui doivent déjà s'y trouver. Mais aucune trace de vie sur cette barrière.
Nous commençons à progresser en lacets, empruntant plus ou moins les étroits sentiers. Nous avons environ 180 m de dénivelée à franchir. A une bonne cadence et en coupant de plus en plus court, Jean nous dirige fermement vers cette arête où nous devons retrouver nos amis.
Le groupe s'étire de plus en plus et, alors que depuis ce matin, nous
avions marché sans problème, les respirations deviennent plus haletantes. C'est presque au sprint que notre guide débouche sur le plateau et découvre les "petites jambes" dans une petite
dépression. Petit à petit, nous les rejoignons à notre tour.
Et ce sont les deux groupes réunis, soit 40 marcheuses et marcheurs qui se dirigent vers le sommet à 2409 m.
D'abord, une légère montée nous conduit à un petit lac. La prairie est recouverte de petites renoncules blanches Ranunculus pyrenaeus kuepferi et de délicates
pensées de toutes les couleurs. Notre chemin redescend puis remonte vers le sommet. La "chenille" des 40 randonneurs est impressionnante…et le paysage aussi. Par contre le temps est assez couvert
et un peu inquiétant. La montagne au Nord-Ouest, bien éclairée par le soleil, est superbe : ce sont les Trois Evéchés.
Pleuvra t'il ou le soleil glissera t 'il vers nous ? Jean-Louis, toujours serre-file recherche la fleur exceptionnelle.
Nous sommes au sommet: 2409 m. Les photographes se déchaînent à qui fera la photo de groupe la plus sensationnelle.
Jean nous fait un 400 grades bien détaillé, en partant de l'Est avec le Cheval de bois, le Mt. Pelat, les crêtes
du Pas de Lausson, les Cinq Tours du lac d'Allos, Rochecline, La ferme Ste. Brigitte, Allos, le Seignus.
Maintenant il est l'heure du pique-nique que nous prendrons dans un bois de mélèzes à l'abri du vent, au milieu de petites gentianes bleues. Quelques fous ont dévalé la pente en courant pour arriver premiers, certains entraînés par leur élan devant remonter pour rejoindre le groupe.
Mais en matière de flore nous nous réjouissons de retrouver ces si jolies soldanellas que nous n'avions pas pu photographier hier. Minuscules petites fleurs
violettes qui ne dépassent pas les 5 cm : pas facile à prendre n'est-ce pas les photographes ! Et cerise sur le gâteau, une espèce blanche, unique, parmi les violettes.
Mais tout a une fin. Le premier groupe doit redescendre, il a environ 1 h 30 de trajet pour retrouver les
voitures.
Cette descente sera très agréable, essentiellement en forêt. Peu après le départ, sur un petit chemin étroit dans les hautes herbes, Madeleine ne verra pas un trou et glissera en contrebas mais, souplement, se rétablira sans difficulté : selon Jean c'est déjà l'effet du rosé !
Nous poursuivons notre chemin, bien balisé, mais non conforme au tracé de la carte : problème de mise à jour. Nous
sommes maintenant dans la forêt mais aujourd'hui, aucune marmotte ou chamois. Des fleurs, oui, par millier et en particulier un groupe
d'orchis sureau comportant les deux variétés, rouge et crème. Même Daniel , enthousiaste, va se mettre à photographier les fleurs et se retrouve
ainsi… en position de serre-file. Du jamais vu !
Sa place juste derrière le guide sera reprise par Madeleine et Annie. Enchanté de
ce changement Jean s'arrêtera plusieurs fois pour les photographier, autres fleurs parmi les fleurs. Ce qui fera dire à Daniel : "quand c'est moi qui le suit, il ne
s'arrête pas pour me photographier".
Mais rassurez-vous, Daniel, petit à petit reprendra sa place.
Nous traversons maintenant un grande prairie fleurie, je devrais dire plutôt un champ de fleurs, même sur le sentier nous marchons dans les fleurs : remarquable.
Première gentiane jaune, encore en bouton. Il faudra revenir la semaine prochaine.
Nous voilà près du hameau de la Haute Colette, c'est la fin de notre aventure pour aujourd'hui. A 15 h 15 nous rejoignons nos voitures.
Merci Jean pour ce magnifique circuit qui nous a fait découvrir un autre aspect de la montagne. Merci aussi à Daniel ROYER qui a su conduire les petites jambes avec une bonne synchronisation pour le rendez-vous des deux groupes.
Merci aux photographes Jean , Jean-Marie, Gérard, Bruno, André .
Au briefing du soir, Jean nous annonce, pour demain, la suppression de la montée au Mt.Pelat déconseillée par l'Office de tourisme à cause des plaques de neige. Gérard et Jean AGIER se sont portés volontaires pour conduire une autre rando en remplacement. Ils ont choisi un trajet direct entre La Foux et la station de Seignus. Ceci impliquera de mettre en place des voitures à l'arrivée, le départ se faisant de l'hôtel.
Le circuit des" Hameaux d'Allos" sera maintenu, conduit par Jean BOREL. Les "petites jambes" pourront se répartir dans les deux groupes.
Quelques
photos en bonus :
Le groupe n° 1
Les "Petites Jambes"
Nous quittons" l'Indien"
Les mélèzes
Le Petit lac
Trolles
Mini pensées
Fleurs de la prairie L'orchis de Bruno
Geste symbolique
Vous pouvez toujours gonfler les poumons, on voit les ventres !
Les "vedettes"
Colmars des Alpes-28 juin 2010
COLMARS des Alpes-
Dernier effort avant les vacances, voici la première journée de notre semaine de fin
de saison des randos. C'est à Allos, dans un coin de montagne qu'il connaît bien et qu'il apprécie, que Jean nous a entraînés. Et ce sont 38 randonneurs qui se retrouvent sur le parking de la
Lance en ce lundi 28 juin. Les arrivées se sont étalées de 9 h 20 à 9 h 40, mais personne ne s'est trompé. Il fait 18 ° et le ciel est bleu. Par contre la météo n'est pas fameuse : on nous promet
des orages tous les après-midis.
A 10 h, Jean rassemble sa troupe sur un énergique coup de sifflet.
"Tout d'abord, je vous présente Danielle, surnomée Nanou, une petite nouvelle. Bienvenue dans le groupe
où nous espérons te revoir souvent. Quant à la rando d'aujourd'hui, elle est très facile, 7 km et 135m de dénivelée.
Nous allons marcher le long d'un canal d'irrigation : L'Adroit. Un petit passage
aérien sans risque et deux traversées de "roubines" demanderont un peu de vigilance. Enfin nous reviendrons pique-niquer ici pour ensuite rejoindre la cascade la Lance. Enfin, nous finirons la journée par une visite du musée".
Il ajoute, "J'ai choisi de commencer par Colmars car il faut absolument visiter cette charmante bourgade . Le lundi est un bon jour puisqu' il n' y a pas de marché ce jour-là. Par contre le mardi et le vendredi, il est très difficile de circuler dans la ville car le marché attire beaucoup de monde. Par ailleurs cette petite rando facile vous permettra de vous adapter à l'altitude".
Et c'est parti. 38 randonneurs ce n'est pas rien à manager ! Jean à placé des serre-files, la paire habituelle Jacky et Daniel et, au milieu du
peloton, un autre guide, Bruno.
Nous traversons ce sympathique village en laissant à notre gauche le Fort de France. Par les petites ruelles aux enseignes et boutiques bien conservées et un joli campanile nous gagnons la porte de France. Au travers
de ce monument, on aperçoit le fort de Savoie et en arrière plan le massif de Rochecline.
Jean nous fait remarquer la similitude entre
l'architecture du fort et celle de la montagne derrière.
C'est à partir de l'entrée du Fort de Savoie, surnommé
Dessaix, que l'on a une très belle vue sur le village. C'est de là, particulièrement, que l'on observe les superbes croix dessinées en tuiles vernissées oranges décorant les quatre pans du clocher de l'Eglise.
Petit rappel historique sur l'histoire de ce village, longtemps à cheval sur une frontière.
Au confluent de la Lance et du Verdon, Colmars dresse ses
remparts érigés pour contrer les invasions successives. D'origine celto-ligure, les romains y installent un camp. Puis ville frontière dès 1388, entre le duché de Savoie( dont
Allos faisait partie) et le Comté de Provence, elle fut détruite par les armées de Charles Quint en guerre contre François 1er, enfin en 1690 la
guerre de la Ligue d’Augsbourg contraint Louis XIV à doter Colmars d’un ensemble de fortifications plus développé. Et c'est Vauban bien sur qui fut chargé d'organiser la défense de la
ville.
La construction de tours pentagonales sur les remparts, des forts de Savoie et de France donne à cette cité Vauban, classée, son allure actuelle.
Derrière les murs épais, s’abritent de beaux édifices religieux : l’église Saint-Martin et la chapelle Saint-Joseph recèlent des retables classés du XVIIème
siècle et une vierge noire sculptée du XIIIème / XIVème siècle.
Nous allons à présent franchir le Verdon par un pont
qu'il faudra rejoindre par la route. Nos guides et serre-files endossent leurs gilets jaune fluo ce qui doit impressionner les marcheurs car c'est sur une file
indienne parfaite qu'ils parcourent les 500 m de route .Quelle discipline !!!
Maintenant ça devient sérieux car nous commençons à monter en lacets jusqu'au fameux canal d'irrigation. Le soleil tape fort et il fait très chaud.
Le canal n'est plus utilisé depuis fort longtemps semble-t 'il. Par endroit il est bien marqué mais la plupart du temps ce n'est plus qu'un modeste fossé. De temps en temps, il
passe pendant 1 ou 2 mètres sous le rocher. Enfin au passage d'un petit torrent il le traverse sur un pont où il est canalisé par des tôles.
Nous commençons à rencontrer pas mal d'espèces de
fleurs et quelques randonneurs passionnés se déchaînent en photographiant à tour de bras…. ce qui fait râler nos serre-files, qui ne se priveront
pas, au briefing du soir, de manifester leur impatience.
De nombreux orchis de Fuchs, des ombellifères non identifiées, des campanules bordent le canal et un bel arbuste reconnu par Maryse comme bois-joli ou bois-gentil (Daphne mezereum).
Jean arrête le groupe : " attention, nous atteignons le passage aérien"…mais pas de quoi fouetter un chat, ou plutôt, un randonneur. En tout cas , à cet endroit, la vue
est bien dégagée et nous pouvons bien détailler le fort de France en vue aérienne. Le passage est en corniche, ce
qui peut être impressionnant pour certains.
Déjà apparaissent les "roubines", arêtes schisteuses gris foncé. Deux petits torrents qui les coupent nous
obligent à quelques acrobaties. Mais pas de casse, tout le monde passe. Mais bien sur, comme d'habitude, les photographes sont à
l'affût.
Il ne reste plus qu'à redescendre vers le village. Jean nous rassemble sur le vieux pont qui enjambe le Verdon pour une nouvelle photo de groupe.
Derrière le pont, Jean nous fait découvrir une fontaine très particulière, elle est intermittente.
Son débit s'interrompt huit fois en une heure. L'eau emploie une demi-minute pour monter en formant un jet de la grosseur du bois. Elle sourd ainsi pendant quelques minutes puis elle diminue sensiblement et cesse de couler pendant une minute avant que le cycle ne recommence.
Jadis les habitants du pays ne manquaient pas d'accorder à ce phénomène une origine magique.
Nous retrouvons le parking où Grand Pierre nous a préparé un fastueux apéritif avec
trois cubitainers de vin : blanc, rosé et rouge, du pastis et du sirop de cassis pour le Kir. Voilà de quoi nous remettre de nos efforts de la matinée, merci beaucoup Pierre.
Dans l'euphorie générale une de nos amies va renverser son verre de vin …rouge évidemment, sur son pantalon. Nécessité immédiate d'une rechange mais heureusement les voitures sont à côté.
Et chacun s'installe autour des tables pour déguster son repas.
Mais voici les premières gouttes de pluie qui
apparaissent et on voit sortir les parapluies, les impers et même une coiffure originale représentative d'un religion certainement bizarre
!
La pluie cesse mais le tonnerre commence à gronder. La foudre n'est pas l'amie des randonneurs, c'est bien connu et certains déjà s'inquiètent.
Jean propose de zapper la sieste et d'aller tout de suite voir la cascade. Il pleut un petit peu mais surtout l'orage se rapproche.
Deux des marcheurs vont nous abandonner pour revenir aux voitures mais le reste de la troupe continue de progresser vers la cascade qui, effectivement vaut le coup d'œil.
Profitant du temps qu'il nous reste avant la visite du musée, Jacky, notre grand pêcheur, a décidé de taquiner la truite et il va sortir son matériel bien replié dans son sac.
Sur le chemin du retour, le photographe va immortaliser deux superbes escargots qui "se font du bien". Ah ! ces paparazzis.
A 15 h, nous nous retrouvons devant la maison musée. Jacky a pris une petite truite, hors norme et il l'a remise à l'eau. Ce soir, nous serons 45 à table et il aurait fallu un
sacré miracle pour que chacun ait sa part.
L'effectif étant important, deux
groupes seront constitués. Le premier sera guidé par Mme Jeanine ETIENNE et le second par Alphonse CARRERO.
Cette maison-musée est une ancienne maison bourgeoise du XVIIème siècle appartenant à une famille de notaires. Elle permet de découvrir la vie dans le Haut-Verdon au cours des siècles
passés.
Jean BOREL parviendra à maintenir Mme ETIENNE dans une
visite de 1 h 30 mais rien n'arrêtera M.CARRERO qui, pendant 2 h 15, n'épargnera pas un détail au second groupe. En particulier il insista sur la salle de l'art religieux où il détailla presque
toutes les statues de la mère de Jésus. Nous retiendrons deux particularités de ce musée, le premier remonte-pente datant de
1936, où l'on avançait, assis sur un traîneau et le chemin de ronde qui passait dans le
salon. Enfin, parmi les objets insolites, un soufflet pour gonfler les têtes de veau avant d'enlever les poils…
Fin de la visite et départ pour notre hôtel à la Foux d'Allos.
Petit briefing avant le repas, demain, nous respecterons le programme avec le départ à 8 h 30 de deux groupes.
Le groupe n°1, conduit par J.BOREL, fera le Tour des lacs avec 12,5 km et 680 m de dénivelée en atteignant l'altitude de 2639 m. Le groupe des "Petites jambes", conduit par Daniel et Jacky ira directement au lac d'Allos dont il fera le tour : 292 m de dénivelée et 8,8 km.
Après le repas, un petit plaisantin cachât quelques clefs de chambre et Bruno fut accusé de ce méfait. Mais le blogueur qui sait tout... assure que Bruno est parfaitement innocent. Par déontologie, il ne dénoncera pas le coupable.
Merci Jean pour cette première journée qui nous a permis de bien préparer la suite.
Quelque photos en bonus :
Devinez qui se cache derrière ce menhir. Serait-ce Obélix ?
Le Fort de Savoie
Le Fort de France
Passage "aérien"
Dans les "roubines"
Passerelle devant la cascade : le photographe a pris des risques
Les
escargots amoureux
Chemin de ronde
Le Mont Vial : 24 juin 2010
Le Mont Vial
Aujourd’hui Jean nous emmène gravir le Mont Vial (alt. 1550 m). Au-dessus des vallées de l’Esteron et du Var.
« Le panorama sommital sublimera votre fatigue » a écrit Bruno dans son topo de rando. Nous sommes prévenus : ce sera beau mais fatigant !
Nous nous retrouvons 20 randonneurs dans le charmant village de
Revest-les-Roches.
Jean nous présente la randonnée : « Aujourd’hui l’objectif de la journée c’est le mont Vial. Le profil, ce n’est pas compliqué : On monte au sommet. Et après ça va descendre. Mollement ! Nous sommes
ici à 850 mètres et nous allons grimper à 1550 mètres. » Ce qui nous fait un dénivelé de 800 m sur une distance de 14 km environ.
Puis Jean nous invite à avoir une pensée pour Bruno qui est indisponible aujourd’hui. « Je le remplace au pied levé. Je ne connais pas le parcours ».
« Pour commencer, on va essayer
de trouver le départ ». Une fois trouvé le chemin de départ, nous nous arrêtons pour la traditionnelle photo de groupe. Au fond, le village de
Tourette-du-Château, par lequel nous reviendrons.
Puis nous attaquons notre grimpette par un petit sentier. « On a 750 mètres de montée. Il n’y a pas à s’affoler ». Le sentier est ombragé. Il monte régulièrement, en douceur. Le soleil brille, nous aurons une belle journée.
Quelques minutes plus
tard, nous marquons une première pause.
Nous apercevons Le Mont Vial tout là-haut. « Le point culminant est à l’ouest de l’émetteur de télévision ». « Regardez ce qui nous attend au sommet » nous dit Jean, en nous montrant des photos du panorama vu du Mont Vial. « Après avoir atteint le sommet, on suivra la ligne de crête en direction du col du Vial avant de redescendre sur Tourette-du-Château. Un retour direct est possible, via le Baou de la Cassole et les Aiguilles. Mais il est dangereux et les paysages incendiés présentent peu d’intérêt ». C’est d’accord : nous ferons le tour par la Crête du Vial.
Puis Jean nous parle du Mont Vial : « Le Mont Vial est avec le Férion et le Cheiron l’un des rares sommets clairement identifiables
depuis la Côte d’Azur. Il domine les confluents de la Vésubie, de la Tinée et de l’Esteron qui se jettent dans le Var à sa
base. Les trouées de ces vallées dégagent les axes de vue et permettent ainsi la découverte d’un des panoramas les plus synthétiques sur le Mercantour et la
Méditerranée ». Et l’on apprend qu’il existe une route
qui mène au sommet. Mais elle est étroite, dépourvue de parapet et n’est pas déneigée l’hiver. Nous irons donc à pied déco
uvrir le mont Vial.
Nous reprenons notre grimpette. Nous franchissons bientôt un immense pierrier.
Il commence à faire chaud. Aussi lorsque Jean nous invite un peu plus loin à faire la pause casse-croûte, tout le monde apprécie. Le terrain est pentu, l’endroit n’est pas très confortable, mais il y a un peu d’ombre.
Est-ce le casse-croûte, où la transpiration des randonneurs ? Il
semble que nous attirions les mouches ! De grosses mouches. Des taons peut-être ? Plutôt que de rester assis à agiter les bras, il vaut mieux repartir et agiter nos
gambettes.
Nous poursuivons notre grimpette. A prése
nt il nous faut franchir un passage rocheux. Rien de tel qu’un petit peu d’escalade pour nous dégourdir les jambes. Au fur à mesure que nous montons, nous découvrons le
paysage. Jean nous indique : « Là en face, c’est Levens. D’où nous sommes partis pour gravir le mont Férion. Et là-bas, c’est la vallée de la Vésubie
et Utelle, où Roland nous a emmenés en avril dernier ». Car la liste est longue des endroits où nous avons déjà crapahuté.
Nous reprenons notre chemin sous le soleil. A présent nous grimpons parmi les rochers. Le groupe s’étire. Certains souffrent. En silence … ou pas.
Nous marquons une pause pour admirer le panorama. « Ici, c’est le Cros d’Utelle et la vallée de la Vésubie. Et là-bas c’est la
Cime de Rocca Seira » nous dit Jean.
« Alors, on y
va ? » s’impatiente Annie. Mais le serre-file et l’arrière-garde ne sont pas arrivés. Nous les attendons quelques minutes pour opérer un regroupement.
Puis nous reprenons notre grimpette à flanc de montagne. « Nous allons bientôt changer de direction. Nous serons sur l’ubac. Vous verrez le changement de végétation » prévient Jean.
Nous grimpons quelques lacets puis notre sentier se dirige vers l’Ouest. « C’est beaucoup plus vert maintenant ». Nous voici dans la forêt de pins qui couvre le versant Nord du mont Vial.
« Nous nous dirigeons vers le
col du Serse » nous annonce Jean. Sous les pins, le sentier est agréable et doux. Finis les rochers ! Mais la pente devient raide, très raide ! Puis voici un
faux-plat, montant bien sûr. Sur
notre droite nous apercevons l’ouverture d’une grotte. « C’est la Balme du
Vial ». Nous quittons à présent la forêt. Et nous marquons une pause près de la grotte.
« Vous pouvez aller la voir de
plus près » nous dit Jean. Mais pour approcher l’entrée, il faut franchir un passage escarpé qui descend dans les rochers. La plupart d’entre nous renoncent devant
l’obstacle, préférant profiter de quelques minutes de repos. Seuls trois courageux s’aventurent jusqu’à l’entrée de la grotte.
« Nous sommes à 1330 mètres. Il ne nous reste plus que 200 mètres à grimper » nous dit Jean. Plus que 200 mètres, mais ce sont les plus durs !
Nous reprenons notre chemin parmi les buis et quelques pins clairsemés. « On arrive bientôt au col du Serse (alt. 1416 m). Après on se dirigera vers le Sud-Ouest. Pour finir, on va grimper en travers des courbes de niveau ». En ligne directe, donc.
Nous pénétrons à nouveau dans la forêt de pins. Nous enchaînons une
série de lacets.
Jean s’arrête et scrute le paysage. Serait-ce La B
ollène-Vésubie ? « Sur la droite, c’est Lantosque ». Ca c’est sûr. Mais à
gauche ?
Jean hésite entre Belvédère et La Bollène-Vésubie. « Non, c’est bien Belvédère. D’ici, le village de La Bollène-Vésubie est caché ». En effet nous le verrons un peu plus loin.
Nous avons attaqué la dernière grimpette. Le sentier se fraye un
passage parmi les rochers. Et voici le premier sommet (alt. 1541 m) sur lequel se dresse l’émetteur de télévision. Nous poursuivons sur la crête jusqu’au sommet (le seul, le vrai) du mont Vial.
Et voici le point géodésique, le fameux point G ! Une photo au so
mmet s’impose.
Nous prenons le temps d’admirer le panorama qui s’offre à nous de tous côtés. La vue est magnifique. Dommage que
l’horizon soit un peu brumeux !
Nous dominons la vallée du Var, ici au Nord, là-bas au sud.
« On voit notre chemin de retour » nous indique Jean. « Nous allons suivre le chemin de crête jusqu’au col du Vial. Puis on va plonger dans la descente ».
Il est midi passé.
« Nous allons chercher un endroit pour pique-niquer ». Sans tarder, nous trouvons un emplacement parmi de petits bosquets.
Nous nous installons, au soleil de préférence. Bientôt une brise
fraîche amène certains à enfiler une petite laine. Ou un petit « chaperon rouge », comme Annie.
Nous savourons notre pique-nique. Mais après le café, la sieste est
courte. Jean sonne le signal du départ.
Nous empruntons la route qui descend du mont Vial.
Nous progressons en admira
nt le magnifique panorama qui s’offre à nous. « Regardez là-bas. On aperçoit
l’aéroport de Nice ».
Nous voici sur le sentier qui suit la crête du Vial. Le soleil brille, il commence à faire chaud.
Puis le sentier dégrigole dans un amas de rochers. Nous franchissons ce passage escarpé avec beaucoup de précaution.
Puis le sentier se fait moins raide. 
Nous marchons à flanc de montagne, au milieu d’un tapis de fleurs. Ici des pois de senteur, là un parterre de campanules.
A l’avant, le groupe s’arrête. Serait-ce une pause ? O
n les voit ici tournés vers la montagne.
Contemplent-ils le mont Vial que nous avons vaincu. A moins qu’ils n’aient aperçu un chevreuil ? Mais non, ce n’est pas un chevreuil, ce sont trois chèvres blanches.
Que l’on voit ici - très distinctement –, accrochées à la
pente.
Nous reprenons notre descente.
Le sentier traverse ici un immense pierrier. Puis il devient étroit et longe une falaise abrupte. Des taches d’or illuminent le paysage : ce sont des genêts en
fleurs.
Et voici devant nous le village de Tourette-du-Château, perché sur une colline. Nous passons à côté du village. Nous cherchons à présent le sentier qui mène à Revest-les-Roches. Le balisage est un peu défaillant, mais Jean finit par trouver le sentier. Sentier étroit, tapissé d’herbes et un brin dangereux.
Enfin apparaît devant nous le village d
e Revest-les-Roches.
Nous voici parvenus au terme d’une belle randonnée. Un peu fatigués, certes ! Mais ô combien « sublimés » par un panorama sommital magnifique !
Pour conclure cette belle journée, nous allons prendre un pot bien mérité sur la terrasse du café de Revest-les-Roches. Aux sons d’une musique entraînante qui retentit dans le village. Car aujourd’hui c’est jour de fête à l’Escapade (joli nom pour une Maison de Retraite).
Merci Jean pour cette très belle randonnée, conduite au pied levé, mais de main de maître.
Et un grand merci à Bruno qui nous a préparé cette belle rando.
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Claude.
Encore quelques photos :
Nicole chasse les mouches
Dominique au repos
Pique-niqueurs
Désescalade
L’arrière-garde
Paysages sublimes
Prochaines randonnées : Du lundi 28 juin au vendredi 2 juillet
Grande sortie
dans le Haut Verdon à Allos (Alpes de Haute Provence)
C’est tout au fond de la vallée du Haut-Verdon que se niche le Val d’Allos.
es villages de Colmars les Alpes et d’Allos, les stations du Seignus et de La Foux sont aux portes du royaume des randonneurs : Le Parc National du MERCANTOUR
Sous le soleil du midi un monde à part s’ouvre à nous. Nous sommes dans les Préalpes c'est-à-dire dans un climat montagnard subissant l’influence de la Méditerranée.
La végétation s’en ressent; les pins côtoient les mélèzes et les épicéas.
La flore est tout aussi diversifiée : espèces méditerranéennes tout d’abord puis flore plus alpestre à partir de l’altitude 1500 m ( ancolies, lis martagon, renoncules, joubarbe ) et vers 1900 m le territoire est occupé par les myosotis , gentianes, pensées et edelweiss.
La faune est très riche : petits animaux (lapins, renards, lièvres, mulots, marmottes, martres et belettes) et gros gibier (sangliers, chevreuils, mouflons, chamois, bouquetins et loups), buses, aigles et vautours.
Plusieurs de nos randonnées se déroulent à proximité où à l’intérieur du Parc National du Mercantour (voir programme détaillé).
Photo au sommet
Chartreuse de la Verne : 10 juin 2010
La Chartreuse de la Verne
Aujourd’hui Roland nous emmène randonner « au cœur du Massif des
Maures, à l’écart des chemins battus ». Nous traverserons « une forêt de châtaigniers
antiques au milieu d’une verdure perpétuelle entretenue par une source abondante et pure qui ne tarit jamais ». Dans un site d’une rare solitude, nous pourrons visiter la
Chartreuse de la Verne.
Nous voici près du lac de la Verne, au nord de La Môle : 28 randonneurs parmi lesquels quelques revenants : Anne-Marie et Daniel, Bernard et Claire, Alain et Colette. Sans oublier Claude et Roland, de retour d’une « petite rando » de 200 km, sur la route de Compostelle. Félicitations à nos deux valeureux pèlerins !
Roland nous présente le profil de la randonnée. C’est simple : après avoir longé le lac, nous monterons jusqu’à la Chartreuse.
Après la visite, nous pique-niquerons. Puis nous redescendrons jusqu’au
lac. « Ce ne sera pas très long » nous dit Roland. « Nous ferons 18 km, pour un dénivelé d’à
peine 400 mètres ». Et il ajoute : « Je vous ai choisi un coin bien ombragé pour manger. On n’aura pas trop
chaud ! ».
Après la photo de groupe, nous attaquons la randonnée. N
ous ne tardons pas à atteindre le lac de la Verne. C’est une retenue artificielle qui sert à alimenter en eau potable, le Pays des
Maures et du Golfe de Saint-Tropez. Le ciel est couvert. Tant mieux ! Roland a raison, il ne fait pas trop chaud. Nous marchons sur une belle piste qui s’élève peu à peu au-dessus du
lac.
« Et voici la pierre
percée ! ». Nous marquons une petite halte pour admirer cette roche percée au sommet d’une falaise qui domine le lac de la Verne. Chacun va à tour de rôle admirer la vue sur
le lac, à travers la pierre percée.
Puis nous reprenons notre chemin. Quelques minutes plus tard, nous nous
arrêtons à nouveau. Il est 9 heures. C’est l’heure de la pause casse-croûte.
Roland nous parle du barrage de la Verne : « Cette retenue, née de la volonté de neuf communes de la Corniche des Maures, a été mise en service en 1991. Le plan d’eau a fait s’établir des familles de hérons cendrés et de cormorans. A l’automne, on peut y voir des oiseaux migrateurs. Au printemps, des tortues d’eau se baignent sous les cascades. Le plan d’eau s’étend sur 2,5 km en amont du barrage. Son eau est d’une grande pureté ».
Puis Roland nous parle de la pierre de serpentine, utilisée à la Chartreuse de la Verne pour orner portes ou colonnades. « Silicate de magnésium de formation très ancienne,
la serpentine, de couleur vert foncé, est souvent confondue avec le jade. La serpentine était réputée pour ses nombreuses vertus : elle protégerait des morsures de serpents.
Elle permettrait aussi de restaurer son assurance, de dissiper la crainte et d’améliorer la méditation. Sans compter qu’elle favoriserait la production de lait
maternel ??? » Mais d’où vient cette
serpentine ? On e
n trouve dans les Îles Britanniques, en Afrique du Sud ou en Chine. Mais c’est près de La Môle, qu’un
gisement aurait été exploité au XVIIème siècle.
Nous reprenons notre grimpette. « Regardez où vous mettez les pieds » nous dit Roland. « Vous marchez dans de l’or et de l’argent ! » Peut-être, mais les pépites sont trop petites. Et nous n’avons pas de petit tamis. Dommage !
Nous poursuivons notre montée, toujours régulière. A présent les nuages
se sont di
ssipés et le soleil brille. Plus nous grimpons, plus nous sentons le vent qui nous rafraîchit agréablement. Autour de nous, un
bois de chênes et de chênes-lièges.
Par endroits, la vue se dégage un peu. N’est-ce pas la mer que l’on
aperçoit sur notre droite ? Mais la végétation se referme à nouveau et vient masquer le paysage. Nous continuons à grimper à un rythme soutenu. Parmi les cistes (de Montpellier), le
s bruyères et les arbousiers.
Alors que le chemin tourne à gauche, la Chartreuse de la Verne nous
apparaît soudain, telle une forteresse. Tache brune au milieu du
vert de la forêt. Nous marquons une pause. Le
temps d’admirer ce site magnifique. Certains se souviennent en quel état de ruine se trouvait la Chartreuse, il y a plus de trente ans. Quel changement !
Nous reprenons notre grimpette. Un peu plus loin, Roland nous fait admirer un splendide châtaignier. Bien vivace encore, malgré son grand âge et son tronc creux.
« On se retrouvera ici, après
la visite, pour pique-niquer ». Et nous atteignons le mur d’enceinte de la Chartreuse et sa porte monumentale.
La plupart d’entre nous choisissent de visiter la Chartreuse. Ou de la revisiter, car depuis mars 2007, date de notre dernière randonnée en ces lieux, les travaux de rénovation de la Chartreuse ont été achevés.
La Chartreuse fut fondée en 1170. Pour certains, l’église romane aurait été construite sur un temple païen consacré à la déesse Laverna, protectrice des voleurs auxquels l’épaisse forêt des Maures offrait un asile sûr. Abandonnée à la Révolution par les Chartreux, la Chartreuse sera classée monument historique à titre de "vestiges dans la forêt". Après d’importants travaux de restauration, la Chartreuse est occupée de nouveau par les moniales de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno.
Nous pénétrons dans le bâtiment. « Ici vivent des moniales. Il est recommandé de ne point
apporter aux Religieuses les bruits de ce Monde » nous prévient Roland. Mais n’est-ce pas trop demander à un groupe de randonneurs ?
Nous voici dans une grande salle : la Grange. Roland nous sert de
guide : « Vous voici
dans le monastère, ancienne Chartreuse du XIIème siècle dont l’architecture est conçue pour favoriser la vie de prière, dans la solitude et le silence. Le monastère comprend trois
espaces : les bâtiments de l’hospitalité, les bâtiments de la vie communautaire (chapitre, bibliothèque, réfectoire) et le grand cloître, constitué par les 13 cellules des mon
iales ».
Puis nous pénétrons dans la Boulangerie. Elle comporte un four à pain de grandes dimensions : 5 mètres de longueur. Il servait à cuire le pain ainsi que tous les plats. Il faut l’allumer 24 heures avant la première fournée. Il reste ensuite chaud pendant 8 jours.
« On va descendre à la chapelle
d’adoration » nous dit Roland. Les photos sont interdites dans ce lieu de recueillement. On n’y entre que pour prier. Nous en ressortons vite.
Puis nous allons à l’extérieur contempler les remparts qui entourent la
Chartreuse, construite sur un promontoire rocheux. Jean-Louis déniche une fleur qu’il identifie aussitôt comme étant un "Nombril de Bonne
Sœur" ou Nombril de Vénus (Umbilicus rupestris).
Retour à l’intérieur, pour admirer le Petit Cloître et ses magnifiques
arcades en serpentine.
Et voici l’Eglise romane qui s’écroula au XVIIème siècle. Elle a été entièrement refaite en grès, comme à l’origine.
Par une fenêtre on aperçoit le grand cloître de solitude : c’est
là le cœur du monastère. Autour des galeries, s’ouvrent les cellules où les moniales demeurent dans la prière, la solitude, le silence et le sacrifice.
Nous visitons une cellule témoin. Pour susciter peut-être des vocations parmi nos randonneuses ??
Retour à l’extérieur, où nous écoutons religieusement – cela va sans
dire -Roland nous parler de la vie des moniales. Vie entièrement consacrée à la prière.
Puis nous pénétrons dans l’huilerie. Où l’on voit notre groupe se recueillir silencieusement devant une vidéo présentant la vie des monastères de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno.
D’où l’on retiendra que les moniales doivent être supervisées par un homme. Et que Saint Bruno, réputé pour sa grande sagesse – nous le savions déjà – est le préféré de ces dames (les moniales). Sacré Bruno !
La visite est terminée. Nous sortons de la Chartreuse. Le soleil
brille. Il fait bon. « On redescend j
usqu’à la source » nous dit
Roland.
Peu après, nous arrivons près du chêne creux. Voici la source. D’où s’écoule une eau délicieusement fraîche. Nous permettant de procéder à quelques ablutions, avant de passer à table.
Table ? Vous avez dit table ? Eh oui ! Après l’austérité monacale, voici le confort et la vie douce et agréable des randonneurs. Nous nous
installons autour des tables. Et attaquons notre pique-nique avec grand appétit. Le rosé coule à flots. Puis viennent gingembre et café. Et pour finir, la sieste pour certains, la belote pour
d’autres. Bref tous les plaisirs de la vie (enfin, presque tous) s’offrent à nous.
Pendant la sieste, quelques-uns vont admirer le chêne creux. Claude semble fasciné par cet arbre plusieurs fois centenaire. Il prend la pose devant le chêne.
« Dans dix minutes, nous repartons » nous prévient Roland. Les beloteurs en font une petite dernière. Où l’on découvre que Bruno, dont on nous a vanté la sagesse, ne coupe que quand ça l’intéresse ! Malin comme un sage, Bruno !
Nous voici à nouveau harnachés. « On va redescendre au bord du barrage. Puis nous rentrerons le long du lac » nous dit Roland. Nous empruntons sur la gauche un petit s
entier qui descend rapidement en direction du lac.
Le sentier est un peu ombragé. Mais au fur et à mesure que nous descendons, la température monte. Il fait chaud à présent !
Le sentier devient de plus en plus malaisé. Nous marchons sur des blocs de rochers. Attention à ne pas trébucher dans la caillasse ! Les amateurs de descente cavalent en tête. Derrière eux le groupe s’étire.
Enfin nous atteignons le lac. Nous voici à présent sur la piste qui
longe le lac. Piste qui serait agréable s’il ne faisait si chaud. Car les nuages nous ont quittés depuis longtemps et le soleil cogne fort !
Qu’il nous semble long le chemin du retour ! Beaucoup plus long que ce matin !
Nous marquons une dernière pause. A l’ombre, bien sûr. Le temps de nous désaltérer et nous repartons. Quelques centaines de mètres plus loin, nous parvenons enfin aux voitures. Ecrasés de chaleur et fourbus !
Nous reprenons la route en direction de St Tropez. Roland nous propose de nous arrêter après le carrefour de la Foux, dans une brasserie. Où nous prenons avec plaisir un pot bien mérité !
Une très belle et très chaude journée s’achève …
Merci Roland pour cette très belle randonnée, à la Chartreuse de la Verne.
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Bruno, Claude.
Encore quelques photos :
Le long du lac

Grimpette
La Chartreuse (maquette)
La Chartreuse (intérieur)
La Chartreuse (église)
La
Chartreuse (remparts)
Claude et le chêne
Bruno Tony Roland
Prochaine randonnée : Jeudi 17 Juin à 7 H 00 : ROURE (06) - Les Balcons de la Vionène
Magnifique circuit entre les villages de ROURE et de ROUBION parcourant, en suivant les courbes de niveau, la profonde vallée de La
Vionène.
Nous suivrons à l'aller un sentier facile qui offre une très intéressante vue panoramique sur les deux villages perchés, le Lauvet d'Illonse, le Col de la Couillole et le Mont Mounier.
Après un passage un peu plus technique, mais très court, dans un couloir d'avalanche, le pique-nique sera sorti du sac le long des berges
du torrent Vionène.
Pour les plus courageux il sera proposé une traversée du torrent et un aller-retour au village de Roubion bâti à flanc de falaise et dominée par d'impressionnantes barres rocheuses.
Le retour se fera en empruntant un astucieux petit sentier qui longe un canal d'irrigation jusqu'au village de Roure. Il s'agit d'une randonnée moyenne ne présentant aucune difficulté particulière.
Parcours N ° 1 : Longueur : 14 Km 387, Dénivelée : 553 m, Niveau : Moyen Alto, Responsable : Joël.
Parcours N ° 2 : Longueur : 10 Km 756, Dénivelée : 360 m, Niveau : Moyen Médio, Responsable : Jean
Grimpette
THORENC-Le Pic de l'Aiglo-3 juin 2010
THORENC ou Le Pays du chevreuil fou.
C'est au cours de la reconnaissance de cette rando que
Jean s'était fait attaquer par un chevreuil. Cet événement nous avait paru à ce moment extraordinaire et exceptionnel. Extraordinaire, il le reste certes, surtout
pour l'intéressé, mais pas si exceptionnel que cela puisque ce bon Google nous a appris qu'il y avait eu déjà des comportements identiques dans d'autres régions de France. Nous vous avons
sélectionné quatre liens à ce sujet.
http://lci.tf1.fr/science/2006-08/joggeurs-agresses-par-chevreuil-4894306.html
http://chevreuils.skyrock.com/
Il apparaît que ces délicieuses petites bêtes aiment beaucoup la bourdaine, arbrisseau, qui au printemps produit des alcaloïdes les rendant fous. Autre hypothèse pouvant être retenue , le chevreuil, chassé par les autres mâles aurait cherché à délimiter un nouveau territoire et y aurait rencontré un concurrent, et quel mâle, dans la personne de Jean…
C'est ce que ce dernier nous expliqua près du petit lac de Thorenc où il avait réuni 18 marcheuses et marcheurs
pour nous présenter le programme de la journée.
Attention donc, Mesdames, quand vous irez vous isoler, le chevreuil "shooté" est peut-être toujours là !
Mais abandonnons un peu ces charmantes bestioles, pour revenir à nos moutons. Petit effectif, certains
auraient-ils eu peur de la "bête". Non certainement pas, car nous sommes en groupe. Mais nos amis pèlerins de St.Jacques de Compostelle viennent juste de rentrer et se reposent et quelques autres
fréquentent l'infirmerie. Nous pensons bien à eux et leur adressons notre amical salut.
Il fait très beau, un peu frais car nous sommes quand même à 1138 m.
"Le parcours initial a été modifié, nous précisera Jean, non à cause du chevreuil, mais parce que le parc des bisons situé au Haut-Thorenc a absorbé le sentier prévu pour le retour.
Nous effectuerons donc un aller-retour jusqu'au pic de l'Aiglo à 1632 m, via le Col de Bleine, avec une dénivelée de 630 m et une longueur de 12 km.
Nous allons monter toute la matinée et redescendre après le pique-nique. Au retour nous traverserons le village, ancienne station
climatique qui eu son heure de gloire à la fin du 19ème siècle. Les habitations sont disséminées dans une nature verdoyante. Certaines très imposantes ont gardées le style de cette "
Petite Suisse de la Provence".
Nous sommes déjà passés dans ce village et avons pique-niqué au bord de ce lac en novembre 2006 lorsque nous étions montés aux ruines du Castellar, château des templiers qui défendait la route du sel au 13ème siècle."
Depuis notre descente vers la vallée du Loup, nous avions, en voiture, découvert un paysage verdoyant. Certains
ont même vu un chevreuil au bord de la route. De grandes prairies, des superbes forêts de sapins au troncs rectilignes et aux sous-bois herbeux. Ici tout est vert sauf les falaises qui nous
dominent.
A 9 h 07, nous quittons ce petit coin de paradis et attaquons notre première grimpette. Jean nous arrête assez vite pour nous montrer le profil de notre randonnée, non pas sur le papier, mais "en vrai", dans un éclaircie de la forêt que nous traversions. Il est là, devant nous, en relief, tout d'abord le col de Bleine qui permet le passage entre la vallée de l'Esteron et de la Gironde et celle de la Lane et du Loup. Puis la grande barre qui, vers l'Est nous mènera au pic de l'Aigle ( Aiglo en provençal).
Nous montons régulièrement, alternant chemins bitumés et
larges pistes. Nous sommes sortis de la grande forêt et découvrons le Castellar qui se dresse, forteresse naturelle, que nous avions découvert il y a quelques années. Il semble
inaccessible de ce côté mais, par le sud-est, bien que la montée soit raide, on peu l'atteindre plus facilement
Au carrefour de plusieurs chemins, au pied de la falaise, Jean nous invite à la "pause banane".
Nous allons attaquer la montée la plus raide de la journée et il
faut prendre des forces. Effectivement ça monte bien mais il y a assez d'ombre pour que nous ne souffrions pas trop de la chaleur. Nous débouchons un
peu en dessous du col, devant la maison communale. La maison forestière est juste au dessus. Jean a regroupé ses troupes pour nous parler de la curiosité du lieu : le dahut
!
Gaston RAYNAUD, bûcheron poète l'a vu plusieurs fois dans les phares de sa voiture
: "Deux
paires de pattes asymétriques, du poil ras et du poil long, quelques plumes ici ou là, des cornes sur le crâne mais
aussi un superbe appendice en ivoire, bien plus inoffensives que celles des sangliers et des éléphants…le dahut aperçu dans les hauteurs du col de Bleine devait bien peser ses 40 kg".
Gaston que j'avais enterré un peu vite(toutes mes excuses) vit toujours.Sa fille, qui habite la maison communale nous a autorisé à passer sur
son terrain pour rejoindre le col. Merci beaucoup.
Nous atteignons très vite le col où se trouve une stèle commémorative. Elle évoque le crash d'un bombardier B 24
Libérator, n°42-52399, partant détruire le terrain d'aviation de Salon de Provence, le 27 mai 1944.
Touché par les tirs de la défense allemande au niveau du cap d'Antibes et ayant largué ses
bombes dans la mer, son équipage le dirigea sur l'arrière pays avant de sauter en parachute Les 10 hommes d'équipage furent
sains et saufs. Cinq furent fait prisonniers et les cinq autres cachés par les familles locales seront récupérés par les troupes Us ayant participé au débarquement. L'avion s'écrasa au pic de
l'Aiglo.
La stèle comporte un morceau du blindage de l'avion.
Bien sur, nous allons nous intéresser aux petites fleurs bien qu'ici
elle soient en retard par rapport au bord de mer puisqu'il y a encore des violettes et des coucous. Mais d'une façon général, elle sont petites, au ras du sol
et les photographes vont avoir du mal.
Scabieuse de crète(Scabiosa Cretica) et Arnica des montagnes (Arnica montana).
Même Jean BOREL s'y est mis… Par ailleurs, nous ne sommes pas sur "nos terres" et l'identification sera plus délicate avec cette flore alpine. Merci à tous ceux qui pourront nous aider.
Pour l'instant nous quittons le col , direction est. Au nord-ouest,
Jean nous désigne le sommet de l'Arpille bien caractéristique avec sa tour de guet et son antenne-relais. Notre chemin, très facile, un faux plat montant, est
assez éloigné du bord de la falaise. Il alterne sous-bois, prairies, zones de rochers.
La marche est facile et le moral au plus haut. Nous croisons deux randonneurs d'Antibes et nous parlerons… chevreuil. Ce sera d'ailleurs le fil rouge de la journée et pourtant nous n'en verrons ni la queue ni les cornes d'un seul. A croire qu'écœurée par la rencontre avec Jean, la "bête" ait passé le mot à ses congénères qui ont déménagé.
Premier contact avec la falaise : paysage
extraordinaire, surtout au sud où l'horizon est barré par l'Audibergue, ses pistes et le restaurant d'Huguette...nostalgie ! Tout en bas la plaine, bien verte, le village de Thorenc et le Château
des Quatre Tours. Nous sommes à la cote 1587, il reste encore une cinquantaine de mètres à monter mais il faudra d'abord redescendre un peu ce qui rajoutera de la dénivelée.
Nous avons quitté la grande forêt pour une zone plus aride.
Nous sommes maintenant en-dessous du pic de l'Aiglo mais les pieds de Claude qui le font souffrir depuis ce matin décide de s'arrêter là. Trois marcheuses vont lui tenir compagnie.
Voici le sommet.
Quel paysage !
Dommage, le temps est en train de se gâter. Le ciel devient gris sur le Mercantour alors que nous profitons encore du soleil.
Jean va nous faire un superbe 400 grades qui part de Gréollières et ses pistes de ski, le Mercantour enneigé avec le Gelas et…le Mt. Mounier, la barre du Col de Bone et la montagne de Chamarel, l' Arpille et tout la-bas au nord-ouest, le village de St.Auban et sa célèbre clue (quel beau coup de zoom). Plus à l'ouest, la montagne de Séranon, impressionnante vue d'ici.
Au sud, le plateau de Caussol, celui de Calern, l'Audibergue.
Tout en dessous de nous , en pleine verdure, mi-prairie, mi-forêt, s'étale l'immense propriété du Haut-Thorenc (un territoire de 700 hectares) où on réintroduit le Bison d'Europe et le Cheval de Przewalski.
On distingue très bien les chevaux dans la zone de prairie près des étangs. Quelques bisons sont visibles en bordure de
forêt. Dommage que nous n'ayons pas de jumelles.
Il est midi pile, l'heure d'aller
retrouver le petit groupe des quatre pour notre pique-nique un peu plus bas.
Claude est bien installé, les pieds au frais.
Vin de citron délicieux et rosé encore frais servis par Madeleine et Daniella
commencent nos agapes. Nous ne serons pas seuls à nous régaler, une dizaine d'énormes fourmis se sont attaquées à un papillon de nuit : les ailes y
sont déjà passées.
Le soleil nous quitte de temps en temps, masqué par les nuages qui viennent du nord. Mais il ne fait pas froid.
Alors que les joueurs de cartes sont en pleine activité (!!!), nous voyons débouler du pic de l'Aiglo un randonneur lourdement chargé.
S'arrêtant près de notre campement, il nous expliquera que parti en
parapente il n'avait pu contrôler sa direction. Se dirigeant trop à l'est, il avait eu à choisir entre le parc des bisons et la forêt. Optant pour
cette dernière il avait eu à remonter toute la falaise pour retrouver son chemin et sa voiture garée vers le col de Bleine. Portant sa voilure, son énorme sac, très encombrant pesait entre 20 et
25 kg. Dominique a testé, il peut témoigner, c'est lourd.
Et, avec lui, nous reparlâmes de… chevreuils.
Ce n'est qu'à 13 h 40 que nous plions bagage. Les joueurs de carte et les dormeurs en ont bien profité. En principe nous n'avons plus qu'à redescendre mais souvenez-vous, à l'aller il y avait eu une petite descente qu'il faut remonter maintenant et Yvette avait oublié qu'elle avait été aussi importante.
Bon maintenant ça descend vraiment. Claude a beaucoup de mal
avec les zones très caillouteuses. C'est au tour de Gérard de se tordre le genou. Décidément ces descentes sont bien difficiles. Un petit coup de bombe rafraîchissante et ça repart…doucement.
La descente est finie et nous nous dirigeons vers le centre du village avec ses maisons à l'architecture très
typée et ses superbes lampadaires. Un panneau nous annonce que nous sommes à 824 km de Paris. Quelques bâtiments en mauvais état montrent que le village
est en perte de
vitesse. Pourtant des ravalements sont en cours et il règne une certaine activité de maintenance. Cependant, dans les années
1910, cette station alpestre étaient très en vogue auprès des Princes russes et des grands mondains de l'époque. Guy de Maupassant y était venu en famille participer à un fête des framboises et
en avait fait l'éloge.
Nous nous arrêtons d'ailleurs près
d'une importante construction en cours, non pour l'admirer mais parce que le téléphone de Jean vient de sonner.
Trois égarés errent dans le village. Il s'agit de Claude, dont les pieds sont de plus en plus douloureux,accompagné
de Daniéla et de Madeleine. Mais que faisait le serre-file ?
Jean retourne pour les récupérer. Tous les trois nous font un peu de cinéma, Claude dans son rôle de blessé -mais il souffre réellemnt-et ses deux acolytes en infirmières dévouées. Daniela a même mis son bandana à croix rouge !!!
Très vite maintenant nous rejoignons nos voitures. Qu'il est bon de changer de chaussures.
Le pot de l'amitié fut pris à St Vallier. Suite à une maladresse de la serveuse, Claudie fut douchée à la bière.
Merci Jean, nous nous sommes régalés lors de cette rando très agréable, sans trop de fatigue malgré une bonne dénivelée…et quels paysages.
Merci aux photographes : Claudie , Jean , Jean , Jean-Marie , Gérard . Merci à Beps pour sa doc sur le bombardier.
La semaine prochaine, Jeudi 10 juin 2010 à 7h00: La Chartreuse de la Verne
Départ de la randonnée depuis le barrage de la Verne : retenue artificielle servant à alimenter en eau potable, toute l'année, la population du Pays des Maures et du Golfe de Saint-Tropez. Nous chercherons le gisement de « serpentine », encore non découvert à ce jour !.
Nous sommes sur des sentiers, au cœur du Massif des Maures, à l’écart des chemins
battus et protégés des rayons du soleil. Nous découvrirons un site admirablement choisi, sur le flanc d’une hauteur d’une indépendance absolue et d’une rare solitude.
Nous traverserons une foret de châtaigniers antiques au milieu d’une verdure perpétuelle entretenue par une source abondante et
pure qui ne tarit jamais. Dans ce lieu merveilleux de fraîcheur, le sol semble recouvert d’une poussière d’argent et d’or…au tournant d’un chemin, apparaît soudain l’ensemble des bâtiments qui
occupe une superficie de près de deux hectares. Ils ont gardé l’aspect d’une forteresse et les toitures récemment refaites, mettent une tache de couleur au milieu du vert de la
foret : La Chartreuse de la Verne.
Prévoir 5€ pour la visite du monastère. (Ici vivent des Chartreux dans la tradition de la vie cartusienne. Il est recommandé de ne point apporter aux Religieux les bruits de ce Monde.) Depuis le 22 mars 2007, date de la dernière rando à la Chartreuse de la Verne des Randonneurs du Cercle, les travaux de rénovations sont achevés.
Repas sorti du sac Coût trajet : 22 €
Responsable : Roland.
Quelques photos en bonus : Pas d'hésitation sur le sens du vent dominant
L'Arpille
Quand Madelon vient nous servir à boire…
La
montagne de Seranon
Montagne
de Charamel Gentianes
bleues Amélanchier
ovalis
Vieille carline à feuilles d'acanthe
En
plein boulot
On sort la grande carte
Bravo Yvette, tu y es !
On redescend
Zoom sur St.Auban et sa clue
Joli coup de zoom sur le Mounier
Rocbaron - 27 mai 2010
Rocbaron
Aujourd’hui Jean nous emmène randonner à Rocbaron sur le Circuit des Crêtes. Nous quittons Boulouris sous de gros nuages noirs menaçants. Mais lorsque nous
arrivons à Rocbaron, le ciel est bleu et le soleil brille. La journée promet d’être belle … et chaude !
Nous sommes 26. Jean nous présente le profil de la randonnée.
Mais parlons un peu de Jean. Il nous est arrivé ce matin, couvert de pansements. Il nous raconte : « Avant-hier, je faisais avec Bruno la reconnaissance de notre prochaine rando, à Thorenc. Et, pendant que Bruno faisait une pause technique, j’ai été attaqué par un chevreuil ». Et Jean nous raconte comment il s’est battu de toutes ses forces avec l’animal déchaîné. Chacun essayant d’étrangler l’autre !! Jusqu’à ce que le chevreuil finisse par s’enfuir après le retour de Bruno. Bruno qui, pour comble de malheur, n’avait pas pris son appareil photo !
Mais revenons à notre rando. « On est ici à Rocbaron, à 383 mètres d’altitude. Je passe sous silence cette peti
te montée. Puis nous aurons une descente très facile sur Puget-Ville. Ce sera notre point le plus bas.
Puis nous monterons à la Tour du Défends. Après un replat, nous aurons une deuxième montée, assez raide, jusqu’au Pas de la Foux (alt. 458 m). Suivie d’une montée régulière jusqu’au sommet à 592
mètres. Et nous finirons par une descente régulière jusqu’à Rocbaron. C’est une rando de 16 km et 600 m de dénivelé ».
Après la traditionnelle photo de groupe, nous quittons Rocbaron. Nous attaquons la petite montée. Qui ne mérite même pas le nom de grimpette ! Nous traversons un petit bois de chênes. Puis nous voici au col du Gros Clapier (alt. 433 m). Il fait déjà chaud. Heureusement nous sommes partis en tenue légère.
« On marche sur la route sur
une centaine de
mètres » nous dit Jean. « Soyez
prudents ! » Puis un peu plus loin « Attention ! Mettez vous bien sur le côté droit ! » Nous nous
rangeons sur le côté. Car voici une cavalière. Et chacun sait qu’un cheval peut être dangereux. Aujourd’hui Jean est prudent, très prudent ! Etonnant !
A présent nous longeons des vignes. Nous marchons en plein soleil, il
commence à faire très chaud.
« Le petit village sur la gauche, c’est Le Canadel » nous dit Jean. Et voici à nouveau des vignes et sur notre droite, un magnifique champ d’oliviers.
Avant d’entrer dans Puget-Ville, nous marquon
s une pause près du cimetière. Jean nous parle de l’église paroissiale que nous allons visiter : « Le 10 Novembre 1753, Mgr l’Intendant ordonne de transférer l’église, de la campagne où elle était
au Bourg des Crottes. Mais ce n’est que 106 ans plus tard, en 1859, que la nouvelle église est consacrée. Et le Conseil Municipal ne se résigne qu’en 1874 à ordonner la démolition de l’ancienne
église, devenue dangereuse.
L’église de 1859, construite avec les deniers municipaux, est une église de style néo-roman, à trois nefs, avec fausses croisées d’ogives, orientée sud-nord (et non ouest-est), à
cause de la configuration du terrain et de l’obligation d’avoir le porche en face de la place. Le tympan porte en belles lettres
noires, la devise républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité", qu’on y peignit après la loi de la
Séparation de l’Eglise et de l’Etat (Décembre 1905) ».
Il est 10 heures. Jean nous invite à faire la pause casse-croûte. Là-haut dans les bois, on aperçoit une tour en ruines. « C’est la tour sarrasine. On y passera tout à l’heure ».
Puis nous pénétrons dans Puget-Ville. « Ils vont faire du ski » dit un gamin en nous voyant passer. Sans doute trompé par notre allure sportive. Mais des skis, nous n’avons pris que les
bâtons !
Après une rapide visite de l’église, nous quittons Puget-Ville.
« On va attaquer la première montée … significative » nous annonce Jean. La montée est douce pour l’instant. Nous longeons une énorme canalisation. Puis nous la franchissons. Attention, la marche est haute !
A présent la pe
nte se fait plus raide. Chacun monte à son rythme. La chaleur commence à nous atteindre. A l’arrière, Bruno siffle. Ce n’est pourtant pas le moment de s’arrêter, en pleine
côte ! Et en plein soleil ! Un peu plus loin, nous marquons une pause. Bruno nous rejoint. Yvette a abandonné. Elle redescend avec Jacqueline. Nous ne les reverrons qu’à Rocbaron. Jean
est désolé, lui qui avait prévu une boucle réduite pour les Petites Jambes. Nicole semble désemparée. Courage, Nicole ! Te voici avec les Grandes
Jambes. Nous ne te laisserons pas tomber !
Nous reprenons notre grimpette. « Elle est raide, mais pas longue » comme dit Jean. Tout est relatif !
Nous atteignons la Tour sarrasine (alt. 320 m). Nous
marquons une pause. Jean nous raconte : « Cette tour, appelée Tour de Faucon, Tour sarrasine ou encore Tour du Défends, remonterait au XIIè
siècle. L’appellation Tour de Faucon viendrait de la famille des Faucon Glandeves qui possédait au 14ème siècle 30% de la seigneurie. E
lle est aussi dénommée Tour du Défends, car située sur une colline où la coupe du bois était due au propriétaire et dans lequel il était interdit de faire
entrer des bestiaux. Enfin on a longtemps cru qu’elle avait été édifiée par les Sarrasins, d’où la mention sur certaines cartes de Tour Sarrasine. Cependant sa construction
est postérieure à l’invasion de la Provence.
C’est une tour de guet de forme pentagonale. Elle assurait la liaison entre Bormes-les-Mimosas et Signes. En interdisant à l’ennemi toute possibilité de surprise, elle permettait d’organiser la
défense.
Les tours pentagonales (5 côtés), ayant un bec tourné vers le secteur de l’attaque sont assez rares. Dans les Alpes Maritimes et le Var, on n’en compte que cinq ».
Nous reprenons notre grimpette. Toujours aussi raide. A présent nous
dominons la plaine et découvrons une vue magnifique sur notre gauche. Avec en premier plan le Massif des Maures et tout au fond la mer et les sommets qui dominent la rade de Toulon.
« Attendez ! On va se regrouper à l’ombre ». Jean nous annonce : « On a fini la première montée ».
Après la montée, voici la descente. La piste est facile. Mais toujours en plein soleil ! Enfin nous arrivons en bas, au lieu-dit La Maire des Eaux (alt. 232 m).
« A présent, on va attaquer la
deuxième monté
e. Nous allons grimper 200 mètres avant de parvenir sur le chemin de crête ». Nous attaquons cette deuxième
grimpette. Elle mérite bien son nom, celle-ci. Le soleil est toujours de la partie. Jean nous accorde une pause. A l’ombre. En bas nous apercevons Puget-Ville.
Puis nous reprenons notre grimpette. Notre sentier, très étroit à
présent, se faufile à travers les genêts (Attention, ça pique !) et les bruyères. Sous les chênes et les pins qui nous procurent un peu d’ombre. La pente est raide, très raide.
« Nous arrivons à la résurgence » nous annonce Jean. Nous quittons le sentier sur une vingtaine de mètres et découvrons le ruisseau qui
sort de la résurgence. Un maigre filet d’eau court dans les rochers avant de descendre dans le vallon. (Ce ruisseau proviendrait de la même nappe phréatique que le Trou du Bœu
f situé sur le plateau derrière le col de la Foux).
« Attention à ne pas glisser
sur les rochers ! » prévient Jean. Seuls quelques-uns s’y risquent. Alice se rafraîchit dans l’eau claire. Et en profite pour éclabousser ses voisins. Gérard et Tony
s’aventurent jusqu’à la falaise, d’où jaillissent les flots bouillonnants du ruisseau (après un gros orage peut-être !)
Nous revenons sur nos pas et reprenons notre grimpette. Pour nous encourager, Jean annonce : « Dans dix minutes on va manger ». Nous passons au-dessus de la résurgence. Encore quelques mètres et nous voici sur le chemin de crête. « Nous allons suivre le GR 9 ».
Un magnifique panorama s’offre à nos yeux émerveillés : la forêt,
la plaine, la mer, que c’est beau !
Nous cheminons parmi les cistes, les chênes verts, les myrtes, dans un maquis illuminé de ci de là par les bouquets d’or des genêts. Splendide !
A l’arrière, les botanistes (Jean-Louis, Jean-Marie, Nicole, Bruno)
pren
nent le temps d’admirer les fleurettes. Pa
rmi les quelles de superbes coquelicots et valérianes, des chèvrefeuilles. Et plus rares, des nigelles (Nigella
arvensis, sans doute).
Enfin nous nous arrêtons pour pique-niquer. Notre groupe se disperse, chacun s’installant à l’ombre d’un bosquet. Un peu d’ombre, une légère brise et du soleil, quel temps merveilleux !
Nous savourons notre déjeuner. Mais après le rosé, le café et le
gingembre, il nous faut repartir. Nicole réclame une photo de groupe. La voici.
Nous reprenons notre chemin de crête. Le plus souvent en plein soleil. Seuls quelques arbustes nous procurent une ombre bien maigrichonne.
Accablés de soleil et de chaleur, nous marchons en silence. Le
chem
in longe la falaise, avec par endroits des à-pic impressionnants. Et toujours le même panorama magnifique sur notre
gauche.
Jean nous arrête pour une petite pause à l’ombre. « Ici, il y a deux possibilités » nous dit-il. « Soit nous continuons le parcours sur la crête. Il y a 100 mètres à monter jusqu’au sommet. Soit ceux qui le souhaitent peuvent contourner le sommet. Je resterai avec le deuxième groupe ».
Nous nous répartissons en deux groupes : 12 dans chacun.
Joël emmène le premier groupe vers le sommet. Nou
s suivons un petit sentier qui se faufile à travers un bois de chênes verts. Il fait toujours aussi chaud et nous faisons de temps en temps une petite halte à l’ombre. Nous
atteignons le point géodésique qui signale le sommet des Terres Blanches (alt. 592 m) puis attaquons la descente. Quelques minutes plus tard nous
rejoignons le reste du groupe.
Les habitués de la belote ont attaqué une partie. Les autres sont assis à l’ombre. Jean nous accorde à tous un repos de quelques minutes. Serions-nous tous éprouvés par la chaleur ?
Puis nous entamons la descente « régulière » vers Rocbaron. Descente sur un sol caillouteux par endroits et toujours sous un soleil de plomb. Aussi sommes-nous très heureux de regagner nos voitures, d’abandonner nos chaussures de marche.
Et d’aller prendre un pot bien mérité à
Rocbaron. Une très belle journée s’achève …
Merci Jean pour cette très belle randonnée, sur le Circuit des Crêtes.
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Bruno.
Encore quelques photos :
Tony et
Jean
Pause avant Puget-Ville
Quel tuyau !
Alice se rafraîchit
Il fait chaud !
Pause à l’ombre
Encore des fleurs
Retour par le même itinéraire qu'à l'aller avec visite du village de Thorenc.
L : 11 Km 778, Dh : 580 m, D : 4 H 30. Niveau : Moyen Medio.
Repas sorti du sac
Responsable : Jean Borel : 06.68.98.13.62
Coût du trajet A. R. : 156 Km x 0 € 20 = 31 € 20 + 4 € 80 (péage autoroutier) = 36 € 00
Saint Cezaire sur Siagne-20 mai 2010
Aujourd'hui Roland nous conduira à St Cezaire pour
une rando classique…et facile. Une quinzaine de kilomètres et une dénivelée de 600 m, visite du village comprise. Oui Marie, je n'ai pas oublié la remontée des Puits de la
Vierge!
Roland avait retenu le parking du café du pont de la Siagne, heureuse précaution car il n'est pas facile de stationner dans cette boucle de la D 562, à l'entrée dans les Alpes Maritimes.
26 marcheuses et marcheurs se rassemblent autour de Roland pour sa présentation de la rando.
Après avoir remercié tous les participants qui avaient pris des nouvelles de sa santé, il
nous explique "nous allons monter tranquillement jusqu'au village que nous prendrons le temps de visiter et où nous aurons notre pique-nique. Nous parlerons beaucoup de l'eau, nous en verrons beaucoup et…j'espère que vous avez prévu le shampoing pour la douche de cet après-midi.
D'autre part, nous allons aussi rencontrer de nombreuses fleurs tout au long de la montée. Enfin, nous sommes près de la Bambouseraie du Mandarin que nous pourrons visiter, si vous le souhaitez,
bien qu'elle soit fermée, nous en reparlerons à midi".
L'histoire de la douche en laisse plus d'un(e) perplexe, la météo est bonne, le temps est superbe, il n'y a aucun risque de pluie !
Après la photo de groupe, à 9 h tapante,
nous commençons cette progression par une montée un peu raide sur 500 m, en contournant les quelques habitations autour du
café. Première surprise, My God !, une cabine téléphonique rouge, made in England dans un potager.
Très vite, nous allons rencontrer notre premier ruisseau qui
cascade sous la végétation. Puis ce seront les premières fleurs, bleues, très fines, garnissant les bas côtés du chemin, des Aphyllante de Montpellier. Pas encore très ouvertes, nous en rencontrerons d'autres dans l'après-midi, plus épanouies.
Un petit lavoir bien caché dans la végétation permet à Roland
de nous préciser que nous aurons l'occasion d'en voir d'autres, plus près du village mais néanmoins pas facile d'accès aux ménagères de jadis. Nous descendons maintenant vers la chapelle
St.Saturnin, restaurée il y a quelques années. C'est une chapelle du 12ème siècle, dédiée à St. Saturnin, martyr chrétien du
4ème siècle. Les pénitents y font pèlerinage le lundi de la Pentecôte. A cinq jours près, nous étions pèlerins.
C'est une chapelle en berceau plein cintre. Elle est précédée d'un porche à voûtes d'arêtes soutenu par un pilier central ce qui le rend très particulier : manque de confiance des bâtisseurs dans la solidité de la
voûte ?
Il est 10 h,
nous profitons de cet arrêt pour faire la "pause banane".
Nous reprenons notre progression par une montée facile, à
l'ombre, jusqu'au canal de la Siagne qui alimente en eau potable les pays grassois et cannois. L'eau a toujours manqué dans ces régions méditerranéennes et après plusieurs études, ce canal fut
construit entre 1862 et 1868. C'est un ouvrage important en maçonnerie de 50 km environ. Dans sa partie supérieure il est découvert et de nombreux petits ponts permettent de le
traverser.
Petit arrêt à la fontaine d'Amic qui approvisionne un lavoir. Celui-ci était l'unique lavoir du village avant que l'eau n'y parvienne. Situé à 100 m plus bas et à une distance de 1 km environ, imaginez-vous Mesdames, aller laver les chemises de vos hommes au 19ème siècle !
A la cote 281, nous quittons notre chemin pour monter au village. 200 m de dénivelée sur un petit kilomètre, ce n'est pas un exploit mais il ne faudra pas trop foncer, d'autant plus que nous sommes en plein soleil et qu'il chauffe maintenant, le bougre.
En queue de peloton, Jean-Louis, Bruno et Jean-Marie vont
prendre leur temps en herborisant. Jean-Louis va nous faire découvrir la rue , plante abortive à odeur très désagréable (il fallait beaucoup de motivation aux filles qui avaient pêché pour l'utiliser) et une fleur assez commune que nous n'aurions jamais citée dans le blog mais dont le nom a lui seul mérite le détour :
urosperme de Daléchamps. La
graine ou plutôt le fruit, se termine par une sorte de queue, long bec creux et
élargi ce qui est l'origine de son nom.
Nous y découvrirons aussi plusieurs variétés
d'orchidées sauvages : toujours difficiles à identifier vu la richesse de cette famille de plantes mais assurément pour l'une d'elle Orphis ciliata. Toutes ces orchidées
sont de petite taille et difficiles à photographier.
Enfin après la classique Lavater nous tombons sur une fleur inconnue que Jean-Marie qualifiera de glaïeul et que
Jean-Louis
identifiera définitivement comme le Gladiolus illyricus Koch, le glaïeul d'illyris.
Merci Internet que ferions-nous sans toi !
Nous poursuivons notre
" chemin montant, caillouteux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,"
comme aurait dit M. de La Fontaine (un peu retouché…et sans mouche) et nous apercevons enfin le village.
Il reste encore 75 m de dénivelée à franchir. Il est impressionnant vu d'ici avec ses maisons accrochées à la falaise et dont on
ne voit que la première rangée. Encore un effort.
Juste avant d'arriver au village, Roland nous arrête
devant une grosse touffe de Compagnon blanc, variété de silène (Silene latifolia) .
Ses fleurs blanches qui peuvent être jusqu'à dix par pieds, sont très odorantes le soir. Il a une particularité pour se reproduire en évitant la "consanguinité" : plante dioïque.
Ouf ! nous sommes arrivés et Roland nous conduit d'abord sur l'esplanade de la table d'orientation. Vue superbe sur la Siagne qui serpente 370 m plus bas et ses gorges recouvertes de forêts. On distingue parfaitement le Mont
Vinaigre et le pic de l'Ours dans l'Esterel.
Roland nous précise :
" La Siagne est un
fleuve côtier arrosant les départements du Var et des Alpes Maritimes, frontière entre les deux départements. Longue de 44 km, elle prend sa source sur la commune d'Escragnolles à 1435 m
d'altitude et rejoint la Méditerranée à Mandelieu. Une partie de ses eaux, outre le Canal rencontré précédemment alimente le lac de St.Cassien. Son débit est important et assez
constant.
Concernant l'histoire du village, elle remonte à une période se situant entre le néolithique et l'âge de Bronze.
D'après une tradition locale et non fondée, en 49 avant J.-C., Jules César aurait établi un poste
d’observation à l'emplacement du village de Saint-Cézaire ainsi qu’une enceinte fortifiée et des granges à blé pour ravitailler troupes et
populations. De cette époque daterait le pont des Gabres ou des Tuves. C'est par le premier que nous allons traverser la Siagne cet après-midi et le chemin que nous emprunterons permettait de
commercer avec les villes de la côte.
Césaire fut abbé de Saint-Honorat avant d’être promu archevêque d’Arles au VIe siècle. Une étymologie controversée fait remonter le nom du village aux greniers de César. Au IXe siècle, les moines de Lérins acquièrent les terres du village qui prend alors son nom définitif. Organisés en prieuré, ils poursuivent l’action des
Romains : la culture, l’éducation, et les soins portés à la population. La chapelle Notre-Dame de Sardaigne, construite sans doute
sur les restes d’une ancienne abbaye devient l’église du village.
Au début du XIVe siècle, devant la menace des bandes armées, les habitants dispersés dans les hameaux préférèrent se replier sur le village en une véritable agglomération fortifiée. De cette époque, nous pouvons encore contempler les puits de la Vierge.
Au XVIe siècle, l’économie est florissante, la population augmente (plus de 500 habitants), on construit hors les murs du village médiéval. Les moulins sur la Siagne sont très actifs : blé, huile d’olive.
Le noyau actuel a conservé sa physionomie féodale. Pendant deux siècles, 500 habitants vécurent ainsi repliés avec leurs bêtes et leurs récoltes (88 maisons). De ce fait, ils s’épargnèrent les grands fléaux de l’époque : les guerres et la peste.
Des troupes de tous ordres, alliées ou ennemies y logèrent sans trop de dégâts.
Au milieu du XVIIIe siècle, la population dépasse le millier d’habitants et le cheptel compte plus de 2 000 moutons (des battues sont organisées contre les loups). Les hameaux se sont reconstitués : certains comprennent une soixantaine d’habitants.
cf Wikipédia..
Passage devant le nouveau lavoir alimenté depuis 1868 par un système de siphon à partir du canal, quel progrès ! Pourtant
nos compagnes font un peu la moue, manifestement elles préfèrent leur lave-linge.
Nous rejoignons le jardin public
où nous allons squatter tous les bancs, sauf un, occupé par les vieilles du pays, pour pique-niquer. Les jardiniers sont partis mais ils ont bien remué la terre des massifs et selon les sautes du vent, nous allons, par le nez,
nous sentir vraiment à la campagne.
Alors que les joueurs de carte s'installent, Roland nous propose d'aller visiter les curiosités du village quand un grand bruit nous attire sur le trottoir. Un fourgonnette sans chauffeur, vient brutalement de s'arrêter contre un poteau indicateur, fauchant au passage une borne encastrée dans le sol. Frein à main oublié, la voiture a parcouru 50 m. Heureusement qu'il y avait un poteau ! Le pare-choc est complètement détruit. Après que la propriétaire soit venue retirer son véhicule, Gérard, précautionneusement remettra la borne en place…mais il faudra à nouveau la sceller. Bravo pour ce geste civique !
"Qui veut visiter la bambouseraie" demande Roland ? Seulement cinq bras se lèvent. Pas assez de participants, il téléphone pour annuler.
Commençant notre tour nous nous rendons près des Puits de la Vierge, au nombre de 9. Ils sont alimentés par une nappe phréatique dont le niveau ne baisse que d'un mètre en été. Puis nous remontons vers la
chapelle romane dédiée à Notre Dame de Sardaigne ( que vient faire ici cette Vierge ?). C'est un bel édifice à nef unique divisée en trois travées. A l'origine, elle faisait
partie d'une abbaye construite sur le cimetière actuel.
Une urne funéraire découverte au 19ème siècle, utilisée comme abreuvoir
pendant un temps, y fut déposée. Elle contenait les cendres de Marcus Octavius Népos qui mourut le jour de ses 18 ans ainsi que le précisent les inscriptions sur l'urne.
Quelques participants jetteront un coup d'œil sur l'église Saint Cézaire datant du
18ème
Siècle. Elle possède un joli retable doré à la feuille. Vandalisé il y a
quelques années, on ne peut s'en approcher hors des offices.
Quelques fresques et cadrans solaires complètent les éléments remarquables de ce village que nous allons quitter en empruntant le même chemin jusqu'à la cote 281 mais nous prendront une direction nord pour rejoindre la Siagne.
Ultimes recommandations de Roland : "rallongez vos bâtons et n'utilisez pas les dragonnes" Descente en lacets, assez raide. Au
passage nous découvrons les ruines d'un ancien moulin et de son bief. Il ne reste que l'emplacement de sa roue : gigantesque.
Lorsque nous arrivons en bas et que la Siagne d'une belle couleur verte
apparaît entre les arbres, nous comprenons les allusions à la douche. En effet, si nous avons l'habitude de traverser des ruisseaux à gué en nous mouillant plus ou moins les pieds , ici l'eau
passe au-dessus du chemin…et de l'eau, aujourd'hui il y en a. Pour traverser ce passage, différentes solutions seront envisagées par chacun, selon son équipement.
Du torse nu d'Henri au poncho d'Yvette en passant par le parapluie de Jacky, vous pouvez imaginer toutes les
variantes.
Bien entendu le résultat ne fut pas le même à
l'arrivé. Le moins favorisé dans cette opération fut Roland qui dû rester pendant la traversée de tout le groupe, un peu à l'abri sous le rocher mais, trempé jusqu'aux os, il dut se changer complètement.
Sortant de la cascade, nous débouchons sur le pont des Gabres ou des Tuves,
charmant pont romain dans un délicieux environnement.
Chacun se remet de sa traversée "aquatique" et nous repartons plein sud en
bordure de rivière. Superbe couleur. Jacky, notre spécialiste de la truite, recherche ses petites bêtes préférées. En vain.
Le chemin est facile et nous arrivons rapidement au barrage. Celui-ci est assez
important pour une petite rivière. Son rôle, outre de régulariser le débit, est principalement de détourner une partie de l'eau ver le lac de St.Cassien. Pour cela, un énorme canal, complètement
fermé sort du barrage. Nous allons le longer pendant près d'un kilomètre jusqu'à ce qu'il disparaisse pour traverser des collines.
Il ne nous reste plus que 2 kilomètres à parcourir mais le sentier étroit a été tracé sur une terre glaiseuse et nous avons à contourner d'énormes flaques boueuses. Bon, les chaussures et les bas de pantalon auront droit ce soir à un bon nettoyage.
Nous commençons à entendre les bruits de la civilisation et en particulier celui de la route. Voilà, nous sommes arrivés.
Le pot est pris au café dont le parking a accueilli nos voitures ce matin. Alice nous avait confectionné des petits panés au raisin, recette de sa belle-mère. Délicieux. Merci, nous avons vidé toute la boîte.
Merci Roland pour cette belle balade, bien documentée comme d'habitude. Quant à la douche, pour la prochaine fois, fais la chauffer s'il te plait.
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Bruno, Claude.
La semaine prochaine,
-Jeudi 27 Mai à 7 H 00 : ROCBARON ( 83 ) – Le Circuit des Crêtes .
Agréable parcours au départ de Rocbaron, en
visitant le village de Puget-Ville ( notamment son église paroissiale de 1859 et sa devise républicaine inscrite sur le tympan ) nous
permettra de découvrir la Tour Sarrasine du Défends, datant du 12 ème siècle, et d’atteindre par un sentier quelque peu pentu et escarpé le G R 9 sur le chemin des crêtes ménageant
de magnifiques points de vue sur le Massif des Maures et les différents reliefs dominant la rade de Toulon .
L :15 Km 491 , Dh :590 m ,D : 4 H 30 . Niveau : Moyen Alto
Repas sorti du sac .
Responsable : Jean Borel
Quelques photos en bonus :
La chapelle St.Saturnin
Ouf ! on arrive.
Massif le château d'eau !
En pleine nature
Passage humide
Ces deux-là ont besoin de se faire sécher le dos. Pourquoi ?
Quelle couleur !
Notre-Dame des Maures : 13 mai 2010
Notre-Dame des Maures
Aujourd’hui Bruno nous emmène randonner à Notre-Dame des
Maures près de La Londe-les-Maures.
Cette randonnée nous fera découvrir « un géant du fond des âges », le dolmen de Gaoutabry.
Nous nous retrouvons 22 randonneurs au hameau de Notre-Dame des Maures.
Il fait un peu frais pour l’instant mais la météo nous promet un temps plutôt ensoleillé. Gérard a adopté la tenue d’été : le bermuda. Il est le seul. A-t-il eu raison ?
Avec l’aide de Tony, Bruno nous présente le profil de la rando. C’est
un parcours de près de 19 km et 670 m de dénivelé qui nous attend. Pour les Petites Jambes, il a prévu un parcours réduit : 5 km et 200 m de
dénivelé en moins.
Nous démarrons. Une minute plus tard, nous passons près d’une propriété. « Tiens, regardez les poulets ! » s’exclame Daniel. Aussitôt le voici qui part en glissade, exécutant un splendide salto avant (selon un amateur de chute artistique). Mais, trêve de plaisanterie, Daniel a trois phalanges bien endommagées. Bruno se porte à son secours et lui prodigue les meilleurs soins. Toujours efficace comme d’habitude.
La « pause infirmerie » étant terminée, nous empruntons la
piste qui conduit au dolmen de Gaoutabry. La pente est douce et régulière. N’empêche, nous commençons vite à avoir chaud. Une « pause effeuillage » s’impose. Bruno en profite pour nous parler de Notre-Dame des Maures :
« Ne cherchez pas la chapelle Notre-Dame des Maures, construite au Xème siècle. Il n’en reste rien ! Si ce n’est le nom donné à ce charmant
hameau ». Voilà. La chapelle, c’est fait. A
llons voir maintenant le
dolmen !
Chemin faisant, Bruno nous fait remarquer le balisage placé sur certains arbres et symbolisant un dolmen.
Nous continuons notre grimpette. « Nous étions à 122 mètres au carrefour » nous précise Bruno. Nous marchons parmi les fleurs : bouquets de cistes, asphodèles, buissons de genêts. La nature est en fête en ce joli mois de mai !
Nous marchons à présent en plein soleil. C’est le moment de faire la
« pause pho
to de groupe » (pause n°
3).
Nous reprenons la montée jusqu’à un embranchement. « Ici, il y a deux solutions » nous dit Bruno. « A droite vous avez ce chemin caillouteux. Et à gauche ce petit sentier ». Pas assez bucolique le petit sentier ! Nous lui préférons le large chemin bien ensoleillé. Après le temps humide que nous avons eu ces derniers jours, profitons du soleil.
E
nfin nous atteignons le dolmen. Juché sur un bloc rocheux, Bruno nous en conte l’histoire : « Nul besoin d’aller en Bretagne pour voir des dolmens
et des menhirs. Bien au contraire : c’est en Midi méditerranéen qu’on en trouve le plus. Le dolmen de Gaoutabry fut découvert en 1876. Plus petit que ses
homologues celtiques, il présente une chambre sépulcrale de 6 mètres de long pour 1,50 mètre de large. Cette tombe a été creusée sous un tumulus rocheux, ses parois étant composées de 24 dalles
de schiste dressées et de murets de pierre sèche. Comme dans tout dolmen, elle avait pour fonction d’abriter les défunts de la tribu. On a retrouvé ici 34 squelettes. Ainsi que
de véritables trésors, comme des perles en pierre de serpentine et en cristal de roche ».
Après la « pause culture », nous enchaînons sur la « pause banane ». Nourritures de l’esprit, nourritures du corps….
Nous reprenons notre chemin qui grimpe gentiment. Sur notre gauche nous
découvrons une vue magnifique sur la mer et les îles d’Hyères. Dommage, l’horizon est un peu brumeux.
Puis nous atteignons un carrefour de cinq chemins. « Nous sommes à 208 mètres ». Grâce à Bruno, il n’est pas besoin de carte ou de GPS pour suivre la progression de notre Ascension. Ascension ? Eh oui, c’est en grimpant que nous la célébrons. Parmi les cinq chemins nous choisissons celui qui grimpe le plus. Nous progressons à présent à flanc de colline sur une large piste. Le soleil brille de tous ses feux.
C’est alors que Bruno nous arrête pour la « pause séparation » (n° 6). « Ceux qui veulent faire le grand parcours, groupez vous près de
Daniel ! » Les autres, baptisés aujourd’hui « Moyennes Jambes », vont avec Jacqueline. Nous sommes 11 dans chaque
groupe. Quelle belle répartition ! Par contre, une seule randonneuse (Françoise) dans le premier groupe, c’est peu. Mais … quelle randonneuse !
Jacqueline prend la tête des Moyennes Jambes. Bruno lui décrit le parcours et lui indique le lieu de rendez-vous. Est-ce bien clair, Jacqueline ? Apparemment, oui. « Surtout, ne vous pressez pas ! » ajoute Bruno. Et de préciser : « Attendez nous pour manger ! ».
Les deux groupes se séparent. Nous attaquons une large piste. Un engin
de travaux publics est resté là, au repos en ce jour d’Ascension. En effet la piste vient d’être élargie, afin de mieux lutter co
ntre les incendies.
« Nous sommes sur la piste de l’Anguille » nous dit Bruno. Pourquoi Anguille ? Peut-être parce que la piste ondule à flanc de coteau, telle une anguille.
Pour une belle piste, c’est une belle piste ! On dirait un tracé d’autoroute. On en vient à regretter les petits sentiers resserrés, les draïouns chers à Bruno.
E
nfin nous quittons l’autoroute. Nous descendons sur la droite à travers le talus. Puis nous rejoignons une piste de taille plus
modeste. A présent le sol est caillouteux et la pente devient raide. Nous passons par des hauts et des bas. Puis la côte se fait encore plus raide.
Bruno nous accorde une courte pause à l’ombre, dite « pause boisson ». « Il ne reste plus que quatre courbes de niveau à franchir » nous dit Jean-Marie. Traduction : il nous reste encore 40 mètres à gravir.
Nous
reprenons notre raidillon caillouteux et toujours bien ensoleillé. Nous apercevons sur la droite le sommet rocheux. La vue est
belle mais nous n’avons plus le temps de nous arrêter pour admirer le paysage.
Nous attaquons à présent la descente, plein Sud, sur la piste de
Notre-Dame des Maures que nous avons retrouvée.
Nous descendons à vive allure. Certes, nous commençons à avoir faim.
Mais est-il besoin de cavaler ainsi ? Les Moyennes Jambes sont raisonnables. Elles nous attendront bien pour manger. Nous progresso
ns au milieu des fleurs. Encore faut-il avoir le temps de las admirer : cistes à feuilles de sauge, aux fleurs blanches
tâchées de jau
ne, cistes cotonneux aux fleurs roses, cistes de Montpellier aux fleurs blanches en bouqu
ets. Sans oublier les asphodèles, les genêts, les lupins bleus, les
fleurs d’ail sauvage et les chèvrefeuilles.
Nous voici parvenus en bas de la descente. Quand tout à coup nous parviennent des voix, là-bas sur la droite. Seraient-ce les Moyennes Jambes ? « Ce n’est pourtant pas le lieu de rendez-vous que je leur avais indiqué ! » s’étonne Bruno. Puis il leur crie : « Reprenez la route ! Le rendez-vous est plus loin ! »
Et il nous précise : « Il nous faut franchir encore deux gués ». Nous poursuivons notre chemin, suivis à distance par les Moyennes Jambes. Nous voici au lieu-dit « Maupas ». Puis sur la droite, nous découvrons un emplacement ombragé. Il fera bien l’affaire pour notre pique-nique.
Nous nous installons et sommes très vite rejoints par les Moyennes Jambes.
« Comment s’est passée votre randonnée ? » leur demandons-nous. La réponse est : « Cela fait près de deux heures que nous vous attendons ! » Nous n’en saurons guère plus. Si ce n’est que Jacqueline a bien respecté les consignes de
Bruno : elle n’a pas mangé. C’est bien la seule ! Les autres s’excusent platement : « On voyait venir de gros nuages noirs. On a préféré
manger tout de suite ». Pour ce qui est du parcours, « il était court, il é
tait facile ».
Enfin, Nicole nous dévoile le meilleur : « Tout à coup sur le bord du chemin, que vois-je ? Une tortue ! La fameuse Tortue des Maures ! » Nous apprenons que Claude n’hésita pas à empoigner la tortue, pour mieux l’observer. « Attention, ça mord ! » lui dit Marcel. Dommage que Bruno ne soit pas présent. Il aurait décrété une « pause tortue » et nous aurait conté son histoire : « La tortue d'Hermann (Testudo hermanni) est l'unique tortue terrestre en France. La tortue d'Hermann atteint 20 cm. Sa longévité est importante : 80 ans. C'est une espèce diurne qui s'expose au soleil le matin, se cache aux heures les plus chaudes et reprend son activité en soirée. Et elle est herbivore ». Ne crains donc rien, Marcel.
Après notre déjeuner, qu’il serait agréable de faire une petite sieste
au soleil ! Malheureusement la route est encore longue. Il nous faut repartir. Nous descendons le vallon de Tamary. Le
chemin est agréable, nous longeons un vignoble. Tout à coup Jean-Marie et son GPS nous disent : « On a raté le chemin, là sur la droite ». Bruno remonte voir. Tandis que Rémy, notre serre-file, est d’avis que le chemin part un peu plus bas sur la droite.
Mais Bruno nous appelle, il a trouvé le départ du sentier. Nous remontons et attaquons ce nouveau sentier.
Un peu plus loin, Bruno nous arrête. Pour une « pause orientation ». Le Comité des Sages (Daniel, Jean-Marie, Marcel) se réunit autour de lui, sous le regard amusé de Michel. Après examen des cartes, GPS et autres boussoles, le Comité nous annonce sa décision : Nous allons redescendre. Pour mieux remonter ! Direction Nord-Ouest !
Nous attaquons à présent une bell
e montée en plein soleil. Il fait chaud. Gérard apprécie sa tenue d’été. Il n’empêche que tout le m
onde a le sourire. Nous sentons sans doute que l’arrivée est proche. En effet, après cette longue grimpette, il ne nous reste plus
qu’une longue descente suivie d’un long chemin au milieu des vignes.
Voici enfin nos voitures. Après avoir quitté avec bonheur nos chaussures de marche, nous partons pour La Londe, prendre un pot bien mérité.
Une belle journée s’achève …
Merci Bruno pour cette belle randonnée, dans le cadre sauvage des Maures.
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Bruno.
Encore quelques photos :
Grimpette
Vue du dolmen
Blogueur et serre-file
Descente
Sommet rocheux
Il fait chaud !
Et encore des fleurs
Prochaine randonnée : Jeudi 20mai à 8h00 : Autour de la Siagne et St Césaire
Bormes les mimosas-Brégançon
BORMES les MIMOSAS- Bregançon
Après nos efforts de la semaine passée sur le Verdon, Jean nous
avait préparé une petite détente au bord de la mer à Bormes-les-Mimosas. Encore que, d'une façon générale, les sentiers du littoral ne soient pas trop appréciés par… nos genoux. A cette période
de l'année , nos gentils guides-accompagnateurs nous programment toujours une petite balade en bord de mer avec une perspective de baignade, mais chut, on n'en parle pas. Aujourd'hui, nous ne
risquons pas, même seulement de tremper un orteil dans l'eau, car au départ de Boulouris, la température était de 7 ° . La météo est un peu morose,
mais sans risque marqué de pluie.
C'est donc 21 marcheuses et marcheurs qui se retrouvèrent à 8 h30 sur un minuscule parking au sud du hameau du Pas de la Griotte. Nos cinq voitures l'occupent en totalité. Il fait frais, le temps est couvert. Pauvres photographes et merci aux logiciels de retouche ! Avec beaucoup de joie nous retrouvons Claudie qui ne faisait plus que les marches du Lundi.
A 8 h 45, après la photo de groupe, puis une seconde avec nos voitures, nous empruntons la
piste du Barrage et nous voyons très rapidement quel sera le fil rouge de la journée : les fleurs. Aujourd'hui, nous aurions pu rebaptiser Bormes-les-Mimosas en Bormes-les Asphodèles car tout au
long de notre rando, nous allons en rencontrer un peu partout, même au bord de mer, dans les rochers et
en bordure des plages. Certaines d'entre elles dépasserons le mètre( Asphodelus aestivus). Extraordinaire
le développement de cette plante dans notre région. Vivant dans des terres incultes, elle occupe de plus en plus d'espace.
Mais nous serons aussi entourés de la fameuse lavande (lavandula stoechas), qualifiée des
Maures, des Iles d'Hyères, papillon, …et autres et moins agréablement par les argéras en fleurs ( genet épineux ou collichotum spinosa), à ne pas s'y
frotter. Votre rédacteur passera beaucoup de temps dans les recherches botaniques !
Mais arrêtons là notre parcours botanique pour
écouter Jean nous présenter sa rando. Nous aurons l'occasion de reparler des "petites fleurs". " Un petit mot d'abord sur le parking. Comme vous avez pu le voir, il est
petit mais…gratuit. Car s'il existe trois grands parkings en bord de mer, ils sont payants : 8 € la journée. D'autre part, celui-ci nous permet de découvrir autre chose que le bord de
mer. Nous avons aujourd'hui deux parcours, le plus long de 16, 2 km avec 300 m de dénivelée et pour les "petites jambes "seulement de 8.9 km et 198 m de dénivelée classé
"modérato" . Nous partirons tous ensemble jusqu'au pique-nique puis les "petites jambes" retrouveront le premier groupe sur le chemin du retour."
Après une petite montée nous commençons à descendre vers un charmant petit lac, dit du Barrage, et découvrons en contrebas une belle bâtisse, le Château de Brégançon, à ne pas confondre avec le fort du même nom.
C’est au centre de
l’aire de production des Côtes de Provence, au sein d’un site classé qu’est implanté le Château de Brégançon sur 350 hectares; vaste demeure du 17ème siècle et ancienne
ferme du Marquisat de Brégançon dont le fief était le Fort (actuellement résidence présidentielle).
Cité médiévale, référencée parmi les plus beaux sites de France, le village de Bormes les Mimosas constitue une étape de découverte incontournable pour les amoureux des vieilles pierres et les passionnés d'histoire. Outre le charme de ses ruelles tortueuses, de ses fontaines, d'une architecture très bien conservée, on aime y flâner et apprécier la richesse de sa flore (700 variétés de plantes et de fleurs, 60 variétés de mimosa).
Sa particularité (les mimosas) lui vaut le titre de capitale du Mimosa dans le Var et est depuis 2000 le "Kilomètre O" de la Route du Mimosa, une route touristique à découvrir de janvier à mars de Bormes à Grasse (130 km).
puis quand nous arriverons à une bifurcation où devait déboucher le fameux sentier. La piste est très détrempée après
les fortes pluies des jours précédents et nos habiles pisteurs vont découvrir une empreinte bizarre à trois doigts qu'ils n'arrivent pas à identifier.
Une forteresse existe sur cet îlot rocheux depuis l'arrivée des Ligures de la tribu des Bormani, en
118 av. J.-C. Le site s'appelle d'abord Pergantium, puis Briganconia[2], dérivé du celte Briga signifiant
« hauteur »[3].
Au Moyen Âge, une seigneurie (ou châtellenie) de Brégançon est créée à la fin du IXe siècle, après l'expulsion des Sarrasins du Fraxinet en 972, au profit des vicomtes de Marseille, vassaux des comtes de Provence. En 1140, la seigneurie de Brégançon et d'autres fiefs, dont Hyères, sont concédés en apanage par le vicomte Geoffroi II de Marseille à l'un de ses fils, Pons, marquis de Fos.
Brégançon devient une forteresse royale en même temps que le comté de Provence
est légué au roi Louis XI par son dernier titulaire
Charles
III en 1481. Le roi charge alors Palamède de
Forbin, nommé gouverneur de Provence, et le gouverneur de Bourgogne Jean de Baudricourt de prendre possession de ce nouveau territoire et de le sécuriser : c'est ainsi que Jean de Baudricourt fait réarmer le fort de
Brégançon en 1483. Il est assiégé en 1524 par l'ancien connétable disgracié Charles III de
Bourbon, passé au service de Charles Quint en 1523, et la forteresse ne résiste que quelques jours.
Durant la Révolution française, la garnison du fort intervient d'abord en 1789 pour protéger les possessions de la marquise de Ricard qui sont attaquées par les paysans. Plus tard, en 1791, les armes de la garnison sont prises par le Club des Jacobins d'Hyères. Le fort attire à partir de 1793 l'attention de Bonaparte, nommé inspecteur des côtes après la prise de Toulon aux royalistes le 18 décembre 1793 (il y séjourne d'ailleurs durant l'hiver 1793-1794). Ainsi, une fois devenu premier consul en 1799, il le fait réparer et doter d'une importante artillerie, puis, après son sacre comme empereur, il fait renforcer sa garnison en 1805 par l'installation d'une compagnie de vétérans impériaux.
Il est encore occupé par une petite garnison durant la Première Guerre
mondiale, avant d'être déclassé en 1919. Il est classé comme site pittoresque
en décembre
1924. Resté propriété de l'État, il est néanmoins loué entre 1924 et 1963 à des particuliers, dont le dernier fut Robert Bellanger, ancien député, ancien
sénateur d'Ille-et-Vilaine et ancien sous-secrétaire d'État à la Marine en 1930. À l'issue du bail de ce dernier, l'État récupére le bâtiment dans un état de délabrement important, celui-ci entreprend de le restaurer et de l'aménager tout en
conservant son aspect extérieur primitif.
Finalement, le général de Gaulle y réside le
25 août 1964 lorsqu'il vient assister aux cérémonies
commémorant le vingtième anniversaire du débarquement de Provence. S'il n'est pas séduit par le lieu, il est convaincu de l'utilité du fort par le député-maire de Saint-Raphaël René-Georges
Laurin, et le fait réaménager, pour un coût de 3 millions de francs. Un arrêté du 5 janvier 1968 affecte Brégançon à titre définitif
au ministère des Affaires culturelles afin qu'il serve de résidence officielle au président de la République française, notamment en lieu de villégiature. C'est Pierre-Jean
Guth, architecte de la Marine nationale et lauréat du prix de Rome qui aménagea le fort en
résidence tout en préservant ce qui restait de la forteresse originelle. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Br%C3%A9gan%C3%A7on)
Pour les amateurs de statistiques, Jean ajoutera que c'est François MITTERAND qui utilisera le moins cette résidence puisqu'il y dormit seulement une nuit.
Maintenant nous partons plein Ouest en longeant la côte,
alternant plages et rochers avec de belles vues sur la mer et les nombreux îlots : celui du Jardin et ceux de l'Estagnol . Hélas, la mer est souvent grise, car même avec le mistral, le ciel
n'arrive pas à se dégager et la principale difficulté de la randonnée aura été d'adapter nos vêtements à la température : entre les zones à l'ombre et au vent et celles au soleil, sans vent, ce
sera une succession d'effeuillages et de rhabillages. Les photographes jouent un peu avec les rayons de soleil afin de vous rapporter de beaux
clichés de cette superbe côte.
Quelques passages glissants sur les rochers mouillés requièrent un peu plus de vigilance mais tout le monde passe ces passages difficiles sans problème. Une plage naturiste,
complètement déserte n'inspire pas notre groupe. Personne n'a envie de mettre un brin de peau à l'air.
Suite au mauvais temps des jours précédents, les plages sont envahies de posidonies et
d'étranges boulettes végétales, les aegagropiles, qui seront utilisées par Nicole
pour bombarder notre guide, attention à la bagarre générale, et par des artistes comme thème de création.
Selon Wikipédia, du grec aigos (egagre, chèvre sauvage), agros (champ) et pilos (laine, feutre - Latin pilus, poil)[1], un aegagropile ou égagropile (nom masculin) est une boule feutrée légère constituée de poils enchevêtrés et de substances organiques indigestibles que l'on rencontre dans l'estomac de certains animaux, notamment les ruminants. Les animaux qui ont la manie de se lécher (les chats en particulier) et de lécher leurs congénères sont sujets aux égagropiles[2].
Par analogie, on utilise le terme aegagropiles pour désigner les pelotes de couleur brune, de texture fibreuse, formées des restes de Posidonia oceanica qui s'accumulent sur les plages, sous l'action des vagues [3]. Les aegagropiles, communément connues sous le nom de pelotes de mer, résultent de l'effilochage des fibres des feuilles mortes de la plante et leur agglomération sous l'effet des mouvements de la mer.
On y trouvera aussi de nombreux morceau de bois flottés qui ont parfois d'étranges formes :
à faire peur!
A la pointe de la Vignasse la mer a bien sculpté la roche lui donnant un aspect un peu diabolique.
A la pointe de l'Estagnol, très beau point de vue sur le Fort de Brégançon d'un côté, l'île
de Porquerolles et la presqu'île de Giens de l'autre. Le soleil en profite pour faire une apparition. La mer redevient verte et les rochers retrouvent leur couleur naturelle. Nous y croisons un autre groupe qui effectue le même parcours…d
ans l'autre sens. Un peu embouteillé le sentier
!
Arrêt autour d'une nouvelle petite plante jaune qu'Annie identifiera comme le champignon Anthurus apporté par les australiens pendant la guerre de 14.Vérification faite, Jean-Marie pencherait plutôt pour une Cytinelle (Cytinus hypocystis). Alors ? Encore une question aux spécialistes.
Enfin, nous retrouvons la fameuse Barbe de Jupiter(Anthyllis barba-jovis), en fleurs cette fois.
Il est midi pile lorsque nous débouchons sur la plage de l'Estagnol et Jean va nous guider vers un emplacement protégé du vent pour notre pique-nique. Le ciel est bien gris, la mer aussi et la température n'a rien de méditerranéen. Notre Madeleine est toute recroquevillée.
Nous sommes installés près du parking, assez désert à cette saison, mais on imagine ce que
doit être le même lieu au mois d'Août.
Selon Jean-Louis, le propriétaire des lieux a préféré installer cet onéreux parking et une gargote afin de préserver cet environnement remarquable qui devait fortement intéresser les promoteurs.
Nos joueurs de cartes se sont installés, debout, autour d'une sorte de tablette. Pas mal !
Jean donne le signal du départ et constitue les deux groupes. Huit petites jambes avec
Marcel comme seul représentant du sexe fort, auront à parcourir un kilomètre pour se rendre au point de rendez-vous : en principe, c'est tout droit.
Mais les mauvaises langues, dont votre rédacteur, vont rappeler que le même Marcel s'était égaré du côté des Molières il y a quelques années avec un petit groupe comme
celui-ci.
Les treize autres marcheurs vont continuer en bord de mer jusqu'à plage du Pellegrin. Le
soleil réapparaît et, semble t'il bien décidé à nous accompagner jusqu'à la fin. Très rapidement nous atteignons le Cap de Léoube où nous poursuivons notre chemin dans les cistes et les argeras .
Des chevrefeuilles rouges viennent se joindre à ce bouquet multicolore. Parmi elles une magnifique ciste rose avec de
grosses fleurs marquées de pourpre qui devrait être une Cystus purpurens, moins commune. Cette partie du parcours est finalement assez facile. Nous distinguons maintenant très bien la ville de La Londe des Maures, toujours la presqu'île de Giens et le
Mont Faron au-dessus de Toulon.
Jean nous explique qu'il a cherché en vain des chemins pour traverser toute la zone boisée en arrière-plan de la plage mais
il s'est heurté à des propriétés privées . En particulier, de la plage des Estagnols où nous avons pique-niqué jusqu'à la plage du Pellegrin , tout
appartient au Domaine de la Léoube, entreprise vinicole faisant partie d'un groupe anglais. Tant pis pour la rando, mais au moins le littoral est protégé. Encore
un îlot, celui de Léoube et nous descendons sur la plage du Pellegrin, fin de notre pérégrination littorale.
Par un mauvais escalier démoli par les tempêtes successives,
nous quittons la plage et rejoignons la route qui va nous ramener vers nos amis de l'autre groupe. Bien sagement alignés à gauche de la chaussée, nous avançons d'un bon pas (entre cinq et six
km/h) mais Jean s'est échappé, de manière, nous dira t'il, à signaler notre présence aux voitures qui nous croisent. Madeleine et Joël se sont lancés à sa poursuite mais en vain. Nous quittons la
route de temps en temps pour marcher en bordure de vignes superbement entretenues.
Voilà la jonction est faite avec l'autre groupe arrivé depuis 1/2 heure. Ils ont pris le temps d'aller au bar du restaurant déguster café, chocolat et pour les plus gourmandes, gâteaux. Mais à quel prix !
C'est maintenant le groupe des 21 qui se dirige vers le Château de Brégançon. Jean propose
de revenir avec les voitures pour d'éventuels achats. Nous reprenons le sentier du barrage et très vite, après une petite montée, la seule vraiment significative
de la journée, nous rejoignons nos voitures. Tout le monde est d'accord pour revenir au château. Il ne se visite pas hélas et Jean-Marie s'étant aventuré dans la cour se fera "virer" aimablement
mais fermement, le chien du logis ayant alerté les propriétaires du lieu.
Quelques marcheurs-dégustateurs testerons le rosé mais le prix ou la qualité ne les conduirons pas à acheter.
Rendez-vous est pris aux Issambres pour notre pot de fin de rando. Mais la route étant bien
embouteillée avant St Maxime nous sommes en retard et l'aide du cafetier est parti. Comme d'habitude, il est débordé et quelques dames vont se dévouer pour le service.
Merci Jean pour cette jolie balade au bord de mer. Dommage que le soleil se soit abstenu de paraître une partie de la journée…mais tu n'y étais pour rien.
Merci aux photographes, Claudie, Jean (il fait tout) et Jean-Marie.
La semaine prochaine, Jeudi 13 Mai à 7 h 00- Notre-Dame des Maures (83) - Deux parcours – Pour ceux qui aiment marcher et qui sait éprouver, à leur ombre, ce frisson magique qui rôde au bord du précipice des âges, cette randonnée à rebrousse-temps au pays des populations du néolithique, nous fera découvrir un des « géants » du fond des âges, le plus significatif et le plus incontournable dolmen : le Gaoutabry au hameau de Notre-Dame des Maures (83) - Trajet s’effectuant sur pistes et chemins – Deux parcours – 1er parcours : 18 kms 800 – Déniv. 670 m - 5 h 15 – Moyen / Alto – Repas tiré du sac
1er parcours : 18 kms 800 – Déniv. 670 m - 5 h 15 – Moyen / Alto – Repas tiré du sac
2ème parcours : 13 kms 600 – Déniv. 477 m – 4 h 00 - Moyen / Medio – Repas tiré du sac
Responsable : Bruno
Encore quelques photos en vrac:
Les 21
Un peu frigorifiées mais elles y vont !
Pause banane
Sentier du
littoral
Plage des nudistes
Les rochers de la pointe de la Vignasse
C'est ça le littoral
Lui, il s'accroche
La barbe de Jupiter
Ah ! les femmes de Jean
Mini-falaise de posidonies