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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 16:12

Les Chapelles de Fayence – 633 /G2 – jeudi 18 octobre 2018

Après l’annulation  de la marche due aux pluies la semaine dernière, 19 randonneurs  se sont retrouvés ce jeudi sur le parking de l’écomusée de Fayence pour cette randonnée proposée par Jean dont c’est la 5è édition (4è conduite par lui-même) de 12.4 kms et 240 m. de dénivelé, en réalité 14.2 kms et 280 m. de dénivelé.

« La randonnée facile (en partie sur chemins asphaltés) nous permettra de découvrir deux oratoires, deux chapelles et deux bories. Aujourd’hui nous ne visiterons pas en fin de rando l’écomusée fermé pour restauration. »

Jean désigne en plus de Daniel notre habituel serre-file Beps en tant qu’adjoint-stagiaire, qui devra faire ses preuves.

Nous partons par le chemin de Seillans.

Après avoir traversé la Camiole nous arrivons au Moulin de la Camandoule, hôtel- restaurant. « Pas la peine de regarder les menus, ce n’est pas là que nous déjeunons à midi » dira Jean. Nous prenons la photo de groupe, avec en toile de fond l’aqueduc  qui canalisait les eaux de la Camiole et de la réserve, et le village de Fayence.

Nous passons devant un premier oratoire et une haie de cyprès,

puis devant  des roses de mai ou centifolia.

Nous voilà arrivés à la chapelle Notre Dame des Cyprès. Jean se rend alors au Clos Notre Dame voisin pour la faire ouvrir. Que le propriétaire en soit remercié.

« La Chapelle des Cyprès dédiée à la vierge Marie a été construite par les moines de l'abbaye de Lérins, et fut vraisemblablement la première paroisse de Fayence au 10ème ou 11ème siècle. C’est l’édifice le pus ancien de Fayence. Entourée de cyprès, sa forme trapue, son clocher roman et son assemblage de pierres, donnent une impression de grande sérénité. A l'entrée, la profondeur de la descente est le symbole du passage du profane (extérieur) au sacré (le cœur de la Chapelle).  A l’intérieur, on peut admirer des tableaux, un autel en marbre, un tabernacle en bois doré du 16ème siècle, un retable composé de tableaux représentant les principales phases de la vie de la Vierge et quelques ex-voto des 17è et 18è siècles.
Danses et farandoles sont organisées le 8 septembre, jour de la fête patronale. »

Nous voilà repartis

et traversons le Gabre à sec.

Nous sommes en automne et les arbres rougissent.

Soudain un panneau annonce : gué impraticable par fortes pluies. Pas de problème. C’est même dans son lit que nous nous arrêtons pour la pause banane.

Théoriquement nous devrions tourner à droite pour prendre le petit sentier  du vallon de la Souate mais il y a un nouvel enclos pour chevaux avec à 50 mètres un panneau « interdiction de passer ». Jean doit modifier notre itinéraire.

Nous continuons la piste bétonnée qui monte fortement jusqu’à une intersection où se trouve un morceau de rubalise vraisemblablement mis par d’autres randonneurs qui se sont trouvés dans la même situation. Nous empruntons un joli sentier étroit et plat en limite inter-communale (pied gauche à Seillans et pied droit à Fayence) avec branches et ronces nous cernant ce qui vaudra quelques égratignures.

 

 

Au bout le chemin passe entre deux propriétés et nous rejoignons une piste.

Nous la quittons pour un aller-retour afin d’aller voir une borie bien conservée tout comme le berger!!.

Et voilà que sur la piste un cairn se trouve à l’endroit où nous aurions  dû arriver si le chemin n’avait pas été interdit.

Sur le chemin du Pré-Claux nous passons près de magnifiques restanques.

Se dessinent au loin les sommets du mont Lachens et de l'Audibergue.

Nous rencontrons un patou pas sauvage du tout qui nous accompagnera un moment.

Nous passons alors devant le 2ème oratoire annoncé, l’oratoire des Selves, puis devant une belle propriété où nous sommes accueillis par un cheval en liberté.

De magnifiques oliviers chargés bordent la route.

Nous sommes face à un paysage typique de la Provence verte : micocouliers, vignes et oliviers.

Nous voilà arrivés à destination pour le pique-nique. C’est alignés sur un muret devant la chapelle fermée Notre Dames des Selves que nous installons.

Punch et vin rouge sont servis à tous. Un berger particulièrement éméché a tenu compagnie tout d’abord à deux ouvriers partis rapidement, puis à 3 randonneurs et enfin seulement à Henri. Quel courage pour avoir tenu si longtemps la conversation.

Un « départ dans 10 minutes retentit ».

Nous passons devant le lavoir des Selves.

Quelques flaques d’eau sont présentes sur le chemin de la combe d’Auriol mais ce n’est rien comparé à une précédente édition.

Nous revoilà au croisement du chemin emprunté ce matin, d’où descente pentue. Quelle étrange fleur! Un parasite aurait colonisé un pistachier thérébinte.

Au bas de la descente Jean évite de retourner à la chapelle des Cyprès en passant comme il dit par l’hypoténuse. En effet ce matin les deux routes empruntées formaient un angle droit et cette après-midi la route formait le 3ème côté du triangle.

Nous apercevons Fayence et passons devant ce qui devait être une ancienne chapelle. Nous approchons de l’arrivée. Voilà l’écomusée et le parking.

C’est au café de la gare que nous sommes allés partager le verre de l’amitié, chaleureusement accueillis par les patrons qui nous ont offert bouteilles d’eau, biscuits et chocolats. Grand merci et adresse à retenir.

Une décision importante était à prendre. Est-ce que notre serre-file stagiaire pouvait être titularisé. Le verdict est tombé : efforts notés, à confirmer, doit encore faire ses preuves.

Merci Jean pour cette agréable randonnée. « N’oubliez pas de vous inscrire pour la rando resto du 15 novembre prochain. »

Les photos sont de Jean, Jean-Marie et Rolande.

La semaine prochaine :  rando G2 – 601-2 Saint-Vallier Croix de Cabris

Animateur : Jean Ma – moyen * - 13.4 kms – déniv. 285 m.

Randonnée dans un paysage typique du haut pays Grassois où nous verrons des bories, un tumulus et la pierre druidique. Nous passerons dans le bois d’Amon et à la croix de Cabris.

Parking : Le long du grand pré au centre de Saint Vallier – coût du trajet AR : 34 €

 

 

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 19:54

2018-10-04 - 880-1 Barjols - Le Petit Bessillon - G1

Jack, notre animateur du jour, nous a donné rendez-vous ce matin à Barjols. 9 randonneuses et 17 randonneurs sont présents par un beau soleil automnal, mais avec un petit 6°C affiché au thermomètre.

 

 

Jack nous présente maintenant cette randonnée, "l'armée des ombres" a ses pieds.

 

 

"Nous traverserons Barjols et ses nombreuses fontaines, puis le Vallon des Carmes, traversé par la rivière du Fauvery et ses cascades. Ensuite nous passerons devant le couvent des Carmes. Montée vers la croix du Castellas, avant l'ascension du Petit Bessillon. Après une boucle autour du Petit Bessillon, retour par le village de Pontevès et son château médiéval."

 

 

 

 

Au final, nous aurons marché 15,2 km, avec un Dh de 720 m.

La traversée de Barjols nous permet de découvrir les premières fontaines de la ville, une des principales curiosités de la ville.

 

 

Occupé par les Romains, Barjols se développe autour de son église et devient une des résidences des comtes de Provence au XIVeme siècle.

C’est au XIXe siècle que vient l’ère de la prospérité avec le développement de l’industrie du travail des peaux. Le village compte alors 24 tanneries, 19 moulins à Tan, trois papeteries, une blanchisserie, un moulin à foulon et une fabrique de cartes.

A cette époque, le village compte près de 3300 habitants. Barjols alors devient la capitale française du cuir jusqu’en 1983, date à laquelle les dernières tanneries ont dû définitivement fermer leurs portes face à la concurrence internationale.

 

Nous découvrons  rapidement la première cascade : la cascade du Gouffre aux Epines , alimentée par la rivière Fauvery.

 

Le gué du Fauvery est franchi sans difficulté.

 

Et enfin, la merveille du site (non, pas Alain) :la cascade des Carmes.

 

 

Nous progressons sur un sentier taillé en escalier, pour arriver au pied de l'ancien couvent des Carmes.

 

Ancien couvent troglodytique construit par les frères "Carmes déchaussés" dans des grottes naturelles vers 1670. Ils l'occupèrent durant près d'un siècle avant l'industrialisation du site.

La chapelle, bénie le 2 juillet 1649, prit le nom de Notre-Dame-de-Bon-Refuge. Le création du couvent sous l'appellation "des Carmes" est autorisé par Clermont-Tonnerre, évêque de Fréjus en 1678 - celui qui avait trouvé " le lieu si beau ".

Nous reprenons notre progression jusqu'à la croix du Castellas, qui sera l'occasion de faire la pause banane.

 

D'ici, un panorama superbe s'offre à nos yeux:

Le massif de la Sainte Baume ...

 

 

... Plus à l'ouest, la montagne Sainte Victoire.

 

Après cette courte pause, nous prenons maintenant la direction du Petit Bessillon, point fort de cette randonnée. Nous devinons au second plan les deux sommets que nous allons découvrir tour à tour.

 

Avec ses deux sommets, le Petit Bessillon ressemble à un volcan. Contrairement aux autres collines autour, il s'agit d'une véritable petite montagne: il n'y a pas de pistes carrossables jusqu'au sommet, les deux seuls accès sont franchement raides, la crête est escarpée et sécurisé par quelques fers de type via ferrata. En plus la vue est grandiose, tous les massifs du Var sont visibles.

 

Avant d'atteindre le pied de cette montagne, nous longeons de belles parcelles d'oliviers bien chargés en fruit, mais aussi bien armés pour lutter contre la mouche de l'olivier (Bactrocera oleae) très active dans nos régions.

 

 

Plus de doute, nous y sommes. Il va falloir grimper jusqu' à 669 m d'altitude pour vaincre ce sommet!!!

Patrick, notre serre-file du jour, assure son rôle avec sérieux.

 

 

Nous marquons plusieurs arrêts car la chaleur se fait de plus en plus sentir.

 

 

Nous voilà maintenant au point culminant de notre randonnée.

 

 

Les premiers de cordée ont déjà atteint le deuxième sommet.

 

 

A l'arrière, on avance prudemment. Une main courante rigide, ainsi qu'une chaîne, permettent aux montagnards non aguerris de se jouer de cette difficulté.

 

 

Pour vivre au plus près les exploits des 26 randonneuses et randonneuses présents, vous pouvez lire la vidéo réalisée par André, notre Claude Lelouch du Cercle, en cliquant sur le lien ci-dessous:

Revivez vos exploits

Après quelques mètres de descente, nous faisons une halte devant une première table d'orientation. La photo de groupe est faite.

 

 

Non sans mal, la descente se poursuit sur un sentier assez escarpé où la vigilance est de mise.

 

 

Nous apercevons en contre-bas, le village de Pontevès et les ruines de son château, que nous visiterons un peu plus tard.

 

Arrive enfin le moment tant attendu du pique-nique. Jack nous invite à nous installer à l'ombre de ces oliviers.

 

 

 

 

 

Moins d'une heure plus tard, il faut lever le camp. Grosse chaleur pour ce premier jeudi d'octobre, les réserves d'eau diminuent à toute vitesse.

 

 

 

 

 

 

Deuxième photo de groupe d la journée. Les 26 randonneurs présents ce matin au départ sont toujours là.

 

 

 

Nous arrivons maintenant à Pontevès pour découvrir les restes du château.

 

 

Dès le début du 11ème siècle, Pontevès fut le chef-lieu d'une puissante seigneurie et le fief d'une célèbre famille provençale.
Dans les premières années du 13ème siècle, une enceinte, dont subsistent de nombreux vestiges (rempart sud et ouest, porte de l'ubac), protège le village tandis qu'une tour de garde est bâtie sur la pointe la plus élevée du Petit Bessillon. A l'est, la famille seigneuriale construit un nouveau site d'habitat qui prend le nom de Bastide de Pontevès.

En 1477, le village est repeuplé par l'arrivée d'une trentaine de familles du diocèse d'Albenga, en Ligurie.

En 1650, François de Pontevès vend le château et les terres à un homme d'affaires et financier aixois, Pierre Maurel, surnommé le "Crésus Provençal".

Sous la Révolution, le château est déjà partiellement en ruine. Quatre co-seigneurs se partagent le terroir et les 550 habitants vivent de cultures de céréales et d'oliviers, d'élevage et de quelques arpents de vignes. Au 19ème siècle, une activité nouvelle, l'élevage du ver à soie ainsi que la création d’une fabrique de tomettes renforcent l'économie du village. La création de la voie ferrée de la compagnie du Central Var reliant la vallée de la Durance à Draguignan permet l'exploitation de la bauxite sur trois sites Photo de la cavedès le début du 20ème siècle et jusqu'en 1949 avec une interruption d'activité au moment de la première guerre mondiale. En 1913, la création de la cave coopérative permet à de nombreux agriculteurs de refaire surface après la crise du phylloxéra qui a détruit le vignoble dans les années 1875-1880.

Nous quittons Pontevès, et après avoir emprunté une route bitumé, puis une partie de l'ancienne voie ferrée reliant Grasse à Meyrargues, nous voilà de retour à Barjols, avec ses maisons accrochées à la roche, ses lavoirs et ses fontaines, chacune avec leur originalité..

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, un commerce qui ne court pas les rues!!! Sauf à Barjols.

 

Et c'est à l'ombre des platanes, que nous prenons le pot de l'amitié, accompagné de "pompe à huile" offerte par Jack.

 

 

 

Merci à Jack pour ce superbe parcours, très varié à tout point de vue.

Les photos sont de : Brigitte Ri, Claude Ca et Gilbert, la vidéo étant l'oeuvre d'André.

 

Au programme de la semaine prochaine, jeudi 11 octobre :

Départ : 7h30  Jean Ma  Départ : 7h30  Moyen ***  18 km  Dh: 610 m

Circuit varié qui nous mènera à la crête de la Colle Dure (altitude 500m) d’où la vue est superbe sur le massif des Maures

Parking : Boulodrome  83120 Plan de la Tour  Coût du trajet A/R : 24 €

 

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 13:12

Le Thoronet-Le Chemin des Moines.G2

 

Normalement cette rando est dite "culturelle" car elle est l'occasion de visiter l'Abbaye du Thoronet. Mais aujourd'hui ce monument est fermé et nous en reparlerons plus tard.

C'est Jean Bo qui nous guidera comme il l'avait fait il y a deux ans dans cette forêt qui sépare la célèbre Abbaye du village. Nous sommes 25 autour de lui pour son briefing du matin.

Il nous présente d'abord Françoise, une nouvelle marcheuse

puis nous montre le profil de la rando qui peut paraître très montagnard par le jeu de l'échelle choisie.

 

 

En fait c'est une rando facile de 12 km et 310 m de dénivelée. La seule difficulté est une montée raide mais très courte. En fait, elle ressortira à 13 km et 390 m.

Daniel R, sera comme d'habitude, notre serre-file.

Pour commencer, nous traversons le village-pour réserver le pot de ce soir(très important)-afin de rejoindre la place de l'église où nous allons découvrir cet avis assez étonnant.

Jean nous fait un petit topo sur le village et la bauxite, le minerai d'aluminium.

Entre la fin du XIXe siècle et les années 1980, le Var a constitué le principal gisement de bauxite français et a tenu le rôle de leader mondial pendant plusieurs dizaines d'années.La mine a été une des activités essentielles du Thoronet jusqu’au 4 décembre 1989 où «Les Gueules Rouges» viennent d’apprendre la fermeture de plusieurs sites varois d’extraction de bauxite, dont celui de Peygros. Les Thoronéens ont été des acteurs prépondérants dans l’histoire des mines de bauxite du Var

Nous attaquons ensuite la première montée à la sortie du village et très vite, un effeuillage s'impose. S'il fait un peu frais en ce début de journée, la météo nous promet une journée chaude et ensoleillée.

Puis ce sera la pause-banane avant d'aborder la côte qui nous conduira à l'altitude de  250m d'où commence une sorte de plateau.

Au passage nous avons pu observer quelques fleurs d'automne, des asters, des clématites des haies avec leurs fin plumets et des daphnés joli-bois avec fleurs et fruits.

Nous poursuivons sur cette large piste, avec un  groupe assez distendu lorsque, face à nous, la fameuse grimpette annoncée par Jean. C'est court, mais intense. Certains pratiqueront le zigzag, très efficace.

Maintenant nous redescendons vers le "rouge", la zone proche de la mine de bauxite que nous allons longer jusqu'à l'abbaye.

Regroupement pour la photo de groupe.

Elle est contente, elle a réussi sa photo de la "baleine", c'est ainsi que nous avons baptisé ce superbe rocher.

Une grande descente douce nous attend maintenant sur 1, 5 km en longeant l'ancienne mine.

Jean va nous installer pour le pique-nique, dans une grande prairie bien équipée de tables et de bancs que nous occuperons en totalité.

Bien arrosé ce repas, comme de coutume dans le G2 avec un punch antillais, du Stanislas, du muscat de Rivesaltes, du rouge du Jas d'Esclans. On s'arrête sur quelques douceurs russes proposées par Claudine.

N'oublions pas notre devise "Au G1, on vit bien, au G2 on vit mieux" toujours selon notre philosophe Xavier.

 Ce petit coin de nature change beaucoup du parking de l'abbaye que nous avons utilisé à une autre occasion.

Ce parking, parlons-en un moment. Il est occupé en partie par des caravanes de la société VIPLOGES (nous n'avons rien touché pour la pub…) ce qui nous laisse à penser qu'il y a un événement important à l' Abbaye, confirmé par un panneau indiquant que l'Abbaye est fermée pour 3 semaines hors week-end. Quelques petits curieux du groupe vont apprendre qu'il s'agit du tournage du film BENEDETTA.

A la fin du XVème siècle, alors que la peste fait rage, Benedetta Carlini entre comme novice au couvent de Pescia en Toscane. Capable depuis l'enfance de miracles, elle va bouleverser la vie de cette communauté.

"Sainte Vierge (le titre initial de "Benedetta") devra être un film profondément habité par le sentiment du sacré. Je m’intéresse au sacré depuis mon plus jeune âge, et plus particulièrement en peinture et en musique", a déclaré le réalisateur Paul Verhoeven.

Les acteurs principaux en seront Virginie Efira  qui incarne ce personnage sulfureux aux côtés de Charlotte Rampling, Clotilde Coureau, Louise Chevillote, Lambert Wilson et Olivier Rabourdin.

Fin du tournage prévu en novembre pour une sortie en 2019.

Nous n'avons vu aucun des acteurs, c'était la pause repas.

Jean va cependant conduire le groupe jusque à l'entrée de l'Abbaye où il nous présentera son histoire.

L’abbaye du Thoronet a été fondée au XIIeme siècle en Provence, pour une communauté de vingt moines seulement, sans compter les frères lais, à une époque où celle-ci relevait du Saint-Empire romain germanique sous l’autorité de Frédéric Ier Barberousse (1152-1190). L’empire s’étendait alors de la Bohême au Rhône. Le Thoronet constitue la première présence cistercienne dans cette région.

Le premier acte de fondation de 1157 marque l’abandon définitif du site de Notre-Dame de Florina qui devient un simple prieuré, pour le massif de l’Urbac dans la forêt de la Darboussière au sein de la seigneurie de Séguemagne, lieu d’implantation de la nouvelle abbaye.

Les hommes du Temple cultivaient un grand nombre de terres, soit qu'elles aient été leur propriété, soit qu'elles aient appartenu aux Moines Cisterciens du Thoronet qui se posaient ainsi en suzerains des Templiers. Lors de la suppression de l'ordre en 1312, la quasi totalité des biens du Temple à Lorgues revinrent aux Cisterciens du Thoronet.

L'abbaye ne tarde pas à connaître la prospérité, à la suite des nombreuses donations qui affluent, notamment de la part des seigneurs de Castellane. Jusqu'au milieu du xiiie siècle, les donations permettent à l'abbaye d'organiser son économie autour de l'agriculture et de l'élevage. 

En 1791, la vente du monument comme bien national est annoncée. Vendue pour 132 700 francs, puis à nouveau délaissée, elle est rachetée par l'État en 1854. Grâce à l'intervention de Mérimée, elle échappe à la ruine. Depuis, les travaux de consolidation et de restauration se sont succédé. Ils étaient devenus d'autant plus indispensables que l'abbaye souffrait de l'exploitation de la bauxite à proximité.

L’isolement prescrit par la règle de saint Benoît est relatif au Thoronet.

En effet, l’abbaye se situe à une journée de marche de l’évêché de Fréjus (45 kilomètres) et on trouve dans un rayon de dix kilomètres de nombreux villages préexistants.

De plus, les ressources matérielles de l’abbaye lui assurent une place importante dans le marché commercial de la région. Ces ressources se situent parfois loin de l’abbaye et les frères convers ont la charge de leur exploitation. L’abbaye du Thoronet possède en effet les marais littoraux de Marignane, au bord de l’étang de Berre, ou encore ceux de Hyères qui permettent la production de sel. L’activité de pêche se fait àMartiguesHyères et Sainte-Maxime. Ce poisson représentant une part plus importante que la consommation propre de l’abbaye, une partie était vendue directement sur les marchés locaux.

La grande spécialité du Thoronet, c’est surtout l’élevage. Ces bêtes fournissent à la fois de la viande qui n’est pas consommée par les frères puisque ceux-ci ont un régime végétarien, et de la peau qui est utilisée pour la confection de parchemin, fait essentiellement en peau de mouton, et très important pour l’abbaye puisque celle-ci possédait un scriptorium.

Puis nous repartons en direction du village en empruntant un morceau d'un des chemins de Compostelle, certainement celui venant de Rome  et qui passe à St Raphaël.

Petits sentiers et larges pistes sans difficultés.

"Tout le monde est là, chef". Compte-rendu du serre-file.

Sortant de la forêt, nous retrouvons la zone des vignes toujours en expansion. Vive le rosé de Provence.

Nous passons ensuite devant la Maison de Notre Dame de Florière, avec un parc planté de plusieurs centaines de superbes cyprès de Florence que nous longerons pendant un long moment.

Maintenant il ne nous reste plus qu'environ 1.5 km à parcourir sur un bon chemin, la grande descente vers le village, le petit escalier et le joli sentier encaissé

dans les jardins et...enfin le pot de l'amitié.

Qu'il faisait soif !

Merci Jean pour cette belle randonnée, la culture sera pour une prochaine occasion…dans deux ans peut-être.

 

Merci à Nicole, Rolande, Jean bo et Jean-Mariepour les photos .

 

La semaine prochaine, le 11 octobre à 9 h, La piste de la Lieutenante avec Patrice.
Moyen ** 12,5 km Dh : 227 m
Jolie marche en sous bois à la découverte des cistes et de la source St Martin et d'un charmant petit lac, avec des points de vues sur le Coulet Redon et la Baou Rouge.
Parking : Domaine de la Lieutenante - Cout du trajet A/R : 11 €
 

 

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