Bormes -Les crêtes 3 mars 2011
Bormes les Mimosas Les Crêtes 3 mars 2011
Jean accueille 20 randonneurs courageux (car la météo n’était pas très
engageante et a fait peur à plusieurs habitués) sur le parking du col de Gratteloup.
.
Colette et Alain sont de retour après l’hiver parisien .
Cinq femmes seulement, dont il faut saluer le courage …On pourrait en déduire que les femmes sont plus craintives face à la pluie, mais les absences s’expliquent par des problèmes de santé ,dont Marinette(bon rétablissement) qui s’est cassé le bras lors de la rando du lundi.
Bienvenue à un nouveau, au nom connu, ROYER , mais prénom Guy, et dans le civil beau frère de Jean Masson
Une fois éloignés du bruit de la route , Jean nous présente le parcours et son profil: « Pour commencer une montée raide, de 200 mètres à 453 mètres jusqu’au col du Landon. Puis nous descendrons sur Bormes où nous pique-niquerons prés du cimetière. Ensuite deux groupes se constitueront : les grandes jambes pour retourner chercher les voitures, le second groupe prendra le temps de visiter Bormes et nous terminerons par le pot ensemble ».
« Nous sommes déjà venus en novembre dernier sur les hauteurs au nord de Bormes et au printemps où nous avions pris notre repas sur la plage de Brégançon ».
Jean nous rappelle la définition topographique d’un col : « C’est, l'intersection entre une ligne de crête et un thalweg, c'est-à-dire le point le plus bas entre deux sommets appartenant à la même arête. »
Pour la plupart d'entre vous il est inutile de préciser la figure mathématique du col: la "paraboloïde hyperbolique"
La photo avant le départ devant le pilône.

Jean propose une première séance d’effeuillage avant d’affronter la montée. Cela ne va pas en empêcher une seconde plus loin car finalement le soleil pointe.
Après la pause banane nous continuons à grimper et devant un petit sentier à gauche, Jean nous arrête : « Le parcours prévoit un raccourci par ici ,mais c’est une descente très raide et très caillouteuse que je définirais de « non-jacquelinesque » ».Une nouvelle expression s’ajoute au répertoire borélien.
Le sentier est effectivement sur une crête d’où nous découvrons , malheureusement avec un ciel souvent couvert, les iles du Levant et de Port Cros. Porquerolles est cachée par le Cap de Bormes et son sommet au dessus de Brégançon.
Nous voilà au fameux col du Landon . Nous devons passer une barrière DFCI (Défense contre l’incendie) et Jean toujours très avenant,
la soulève …les premiers passent et il la laisse tomber, comme par hasard sur la tête de Nicole qui se retrouve à moitié « groggy ». Sur le coup elle n’a rien dit ...mais ensuite… Plusieurs
randonneurs ont proposé des pilules homéopathiques d’arnica, ce qui lui a permis de retrouver la parole…
En fin de matinée le ciel s’assombrit et nous craignons de devoir manger sous la pluie. Nous accélérons le pas et trouvons près du cimetière des tables et bancs sous des pins parasols dont l’ombre nous est peu utile, mais qui nous protègent des quelques gouttes de pluie.
Le repas se termine vite car un vent frais se lève, mais il chasse la pluie…
Nous ne dégusterons pas le gingembre habituel, Dominique étant resté prés de Marinette.

Le premier groupe de 12 randonneurs visite Bormes, « azurément le plus beau des villages fleuris » d’après le guide des randos, au pas de charge.
Les vieilles rues commerçantes,
L’église Saint Trophyme où certains présidents de la république en vacance à Brégançon sont venus se faire photographier à la sortie de la messe.La place s'appellle, on se demande pourquoi , Georges Pompidou. Les noms des présidents suivants n'ont pas été ajoutés comme les photos dans certaines mairies. Aujourdh'ui, changement de génération , le président se fait photographier le dimanche matin à vélo au col du Canadel...
Sur la façade un cadran solaire " Ab hora diei ad horam dei ". Tous les latinistes auront compris :"de l’heure du jour à l’heure de Dieu".
Nous poursuivons la séquence religieuse avec le chemin de croix qui monte jusqu’à Notre Dame de Constance. En cours de chemin nous rencontrons un couple qui fait la pause et dont l’accent ne laisse pas de doute sur leur origine helvétique, confirmée prés des bords du Léman.
Jean, nous annonce : « Nous arriverons au voitures vers 15h 25 ». Nous amorçons une descente vers le vallon d’Entre la Colle, qui porte bien son nom vu l’état du dessous de nos chaussures. Au point le plus bas à 74 mètres, Jean nous dit qu’il y avait un raccourci, qu’il nous a évité car très raide, pire que non-jacquelinesque dans l’échelle borélienne des difficultés (le plus agréable étant le faux plat descendant)…
Deux toutes petites pauses pour attendre les derniers qui s’étaient trompés de chemin et nous atteignons les voitures à 15h 30, avec cinq minutes de retard s’excusera Jean.
Une mention particulière à Daniella, seule femme du premier groupe qui a tenu le rythme avec brio.
Ce qui l’a réconfortée après sa déception dans Bormes où une pancarte interdisait la cueillette de mimosa
La randonnée a été l’occasion de découvrir après le mimosa les premières fleurs printanières : quelques violettes, et de belles touffes d’oxalis pied de chèvre jaune au bord des chemins.
Les voitures rejoignent le centre du village où nous retrouvons le premier groupe en quête d’un café pour le pot. Le premier qu’ils avaient choisi a refusé car 20 randonneurs « c’est trop de travail , allez en face… ». Encore des commerçants qui vont se plaindre que la vie est dure et que les impôts sont trop élevés…

Effectivement en face, nous avons été très bien servis et nous avons pu nous réchauffer.
Le blogueur de service s’est astreint à suivre le premier groupe « C’est toujours plus prudent de rester près du chef,
…. »…. et a interviewé un randonneur du secopnd groupe sur leur vécu et la réponse a été : « les filles n’ont pas été très chaudes pour monter… »....le chemin de croix
évidemment... et les voici en pleine visite
Ecoutez un peu au lieu de rigoler...
Du rab

Tu m'offres un sac , Maurice...
Qu'est ce qui les rend si songeuses???
Toujours le sourire ... le secret de la longévité
Marche forcée pour rattraper le chef
Merci aux photographes, Jean(s) et, Claude pour ces magnifiques photos:
Qu'il est mignon ,Claude est tombé sous le charme...
Merci Jean pour cette très belle randonnée et pour tes extras en animation...
la prochaine fois, si tu laisses tomber une barrière, choisis mieux sur qui..
et ne cherche pas d' excuses...
....Elle se porte à merveille
La prochaine randonnée:
Jeudi 10 Mars à 8 H 00 : CALLIAN – BELLUNY ( 83 ) . Le sentier des villages perchés
Itinéraire linéaire au départ de CALLIAN qui nous conduira au village perché de BELLUNY sur les premiers contreforts du Massif du Tanneron en passant par le village de Montauroux, le Bois de La Colle du Médecin et les rives du Lac de Saint – Cassien .
Il s’agit d’une randonnée facile ne présentant aucune difficulté particulière .
L : 15 Km 220 . Dh + : 380 m . Dh - : 430 m . D : 5 H 00 . Moyen Médio . Repas tiré du sac .
Responsable : Mikaël – 04.94.51.63.35 Boulouris N° 746
Itinéraire d’accès :
Emprunter l’autoroute A 8 direction Nice – Quitter l’autoroute à la sortie n° 39 – Prendre la D 837 puis la D 37 direction Lac de St. Cassien – Parcourir 8 kms 500 – Au rond point prendre à gauche la D 562 et la suivre sur 4 kms – Tourner à droite D 56 direction Callian à 4 kms – Suivre centre-ville – Stationnement des voitures sur le parking à gauche . Déposer les passagers et conduire les véhicules à BELLUNY , terme de la randonnée .
Coût du trajet A R :76 Km x 0 € 20 = 15 € 20 + 4 € 80 = 20 Euros
Forêt de Palayson - vallée de l'Endre : 24 février 2011
Forêt de Palayson et vallée de l’Endre
Aujourd’hui, nous avons rendez-vous près de Roquebrune sur Argens. D’après le programme, « la randonnée sera animée par une brigade de choc de deux
accompagnateurs ! » Ils nous conduiront « dans le décor fla
mboyant de La Colle du Rouet, dans la Forêt de Palayson et la Vallée de L’Endre ».
Nous voici 23 randonneurs au départ, dont nos deux accompagnateurs de choc : Daniel et Jacky. Et dont Jeannine, de retour parmi nous.
Daniel nous présente la rando. Elle se déroulera « sur de bons chemins et pistes, en terrain presque entièrement plat ».
Le dénivelé est ridicule, n’en parlons pas ! En revanche, la distance est supérieure à nos moyennes habituelles : 20 kilomètres !
Tout de suite Daniel aborde un sujet ô combien important ! « Voulez-vous prendre un pot après la rando ? ».
« Oui !!! » répond Gérard au nom du groupe. « Dans ce cas, il faut choisir entre Le Muy et Roquebrune ».
Réponse unanime : « Roquebrune !!! ». L’affaire est réglée.
Puis Daniel nous donne des nouvelles de Marinette qui a fait une mauvaise chute, lundi dernier. Et que nous espérons revoir bien
vite parmi nous. Daniel lui dédie cette randonnée.
Nous commençons à marcher. Avec plaisir, car ce matin l’air est frisquet, le ciel brumeux, et nous avons besoin de nous réchauffer.
Nous progressons sur une large piste. Par endroits, il y a bien quelques flaques, mais le sol est à peu près sec. De part et d’autre, voici des troncs calcinés, suite aux incendies de 2003 sans doute.
« Sais tu pourquoi j’ai choisi cette date pour conduire la rando ? » demande Daniel au blogueur. « Parce que c’est aujourd’hui la Saint Modeste ! »
C’est donc en toute modestie que Daniel se porte à l’arrière du groupe. « Je viens voir si l’on n’a perdu personne ». Et il ajoute : « Et ça me fait plaisir de revenir à l’arrière ». Attitude vivement appréciée par les « sans grades et les
minables » qui traînent à l’arrière.
Nous attaquons à présent une longue descente caillouteuse.
Sur notre gauche, on aperçoit le rocher de Roquebrune. Dont la silhouette ressemble à un corps de femme allongée.
Vision sensuelle qu’il nous faut immortaliser par une photo de groupe.
Puis nous reprenons notre route. En suivant à présent un sentier qui dégringole dans les bois. La descente est accidentée et
nous progressons prudemment.
Un peu plus loin, le groupe ralentit. Un bouchon se forme. Vu de l’arrière, on devine que les premiers butent sur un obstacle. Mais il faut avoir
le nez dessus pour comprendre. Il nous faut gravir quelques rochers puis franchir un embrouillamini de barbelés. Evidemment il n’est pas question de poser ses fesses sur les barbelés !
Daniel et Jacky nous aident à enjamber l’obstacle. Et nous voici tous, sains et saufs.
Daniel nous rassure : « Ce sera la dernière
difficulté de la journée ». Quelques instants plus tard, nous parvenons à l’aire de pique-nique du Portail du Rouet. Il
est plus de 10 heures, c’est l’heure de la pause casse-croûte. Chacun se restaure de sandwiches, bananes ou fruits secs.
Daniel s’approche de Gérard : « J’hésite à parler géologie » lui dit-il en montrant le topo de Bruno. « Qu’à cela ne tienne, j’en parlerai dans le blog ».
Ainsi donc, dans cette forêt on ne trouve ni rhyolite ignimbritique, ni le moindre phénocristal. Mais on y trouve à profusion des grès, roses ou verts, feldspathiques ou psammitiques, des argiles micacées ou laminées à fentes de dessiccation, des cinérites … et j’en passe. (Merci Bruno pour nous avoir inculqué tous ces noms qui, au fil des randos, nous sont devenus parfaitement familiers).
« En route, mauvaise
troupe ! ». Aussitôt la troupe redémarre.
Bientôt nous atteignons la rivière. « Voici
l’Endre, affluent de l’Argens » nous dit Daniel. (L’Endre prend sa
source à Saint-Paul-en-Forêt et se jette dans l’ Argens près du Muy).
Puis la rivière s’élargit, formant un lac : le Lac du Portail du Rouet, formé dans une ancienne sablière. En face, sur l’autre rive, voici le parcours de golf de St Andréol.
Là-bas, on aperçoit des oiseaux. « C’est un héron cendré ! »
Nous reprenons notre chemin et atteignons bientôt une route. Dont la traversée, juste à la sortie d’un virage, risque
d’être dangereuse. Et les voitures arrivent vite !
Daniel et Jacky se placent l’un à gauche, l’autre à droite, pour nous permettre de traverser en toute sécurité.
Au signal, le groupe s’élance. Opération « franchissement de route » réussie !
Nous pénétrons à présent dans la forêt domaniale de la Colle du Rouet.
Daniel nous invite à une « pause effeuillage ».
Puis nous reprenons la piste. Qui passe à présent sous de magnifiques pins parasols. Dont l’ombre serait appréciée,… si le soleil daignait se montrer.
Voici à nouveau l’Endre que nous dominons, sur notre gauche.
Nous atteignons le lieudit " Les Pradineaux ". C’est ici que débute le sentier qui
grimpe sur la falaise au dessus de la cascade de Gournié.
Daniel nous annonce : « Si certains se sentent fatigués, épuisés, malades, ils peuvent éviter cette petite montée, et nous attendre à quelques minutes d’ici. On se retrouvera pour pique-niquer ».
Quatre randonneuses optent pour le raccourci. Jacky les accompagne jusqu’à un virage, pour leur indiquer la route.
Nous poursuivons notre route sur la rive gauche de l’Endre.
Voici sur notre droite, un troupeau de moutons. Et parmi ces moutons, des dizaines d’agneaux. D’adorables agneaux dont certains
viennent tout juste de naître. Des agneaux blancs ou bruns qui courent à droite, à gauche, grimpent sur le talus, en dégringolent à nouveau.
Les photographes s’en donnent à cœur joie.
Mais il n’est bonne compagnie qui ne se quitte. Nos deux troupeaux se croisent.
Et voici le patou qui nous surveillait de loin et qui, voyant Jean-Marie et Claude à l’écart, s’approche d’eux … pour un échange de câlins.
Nous longeons l’Endre, telle un torrent dont les flots tumultueux dévalent les rochers.
A présent nous attaquons une grimpette dans les rochers, puis sur de grandes dalles. Nous approchons bientôt du sommet. Devant
nous se dresse le pic Rébéquier (alt. 299 m).
Daniel marque une pause pour nous permettre d’admirer la vue. A droite, la vallée
de l’Endre. En face de nous, le Domaine de l’Esclans où nous dégustâmes vins blanc, rosé ou rouge le mois dernier.
Puis nous attaquons la descente. Il est presque midi. Allons nous retrouver nos quatre randonneuses ?
Eh oui, les voici au détour d’un virage. Nous sommes au complet. Il ne nous reste qu’à dénicher un lieu de pique-nique. Car nous avons déjà fait plus de dix kilomètres … et comme l’on sait, l’appétit vient en marchant !
Certains s’arrêteraient volontiers tout de suite. Mais Daniel et Jacky ont leur idée et nous leur faisons confiance.
En effet, un quart d’heure plus tard, nous découvrons le lieu de pique-nique choisi par nos accompagnateurs : un
emplacement rêvé, au bord d’un petit torrent.
Nous nous installons confortablement sur des rochers, près d’une petite cascade. Ou au milieu du torrent, sur de grandes dalles rocheuses.
Derrière nous, « le décor flamboyant
de La Colle du Rouet ». Et, comble de bonheur, le soleil fait son apparition.
Quel pique-nique agréable, dans ce lieu ravissant, bercés par le doux chant du ruisseau !
Après le café, viennent les gâteries, dont le gingembre de Martine, qui supplée Dominique, resté auprès de Marinette.
Mais bientôt, tout le monde se lève et commence à se préparer. Serions nous gagnés par la fraîcheur de
l’air ?
« Départ dans 2 minutes ! » s’écrie Ginou … à voix basse. Daniel et Jacky restent assis. Imperturbables, ils savourent le calme de la nature, profitant de ce cadre enchanteur.
Enfin nous reprenons notre route. « Il n’y aura plus de montée » promet Daniel. Mais il nous reste encore plus de 8 km à parcourir.
La piste est large, le terrain est plat. Nous n’avons plus besoin de regarder nos pieds ! Et ceci pendant huit kilomètres !!
Mais voici que nous nous écartons de la piste. Pour admirer sur notre gauche, un bel étang … et surtout un cygne !
Décidément, quelle journée ! Après le héron cendré et autres oiseaux, les moutons, les agneaux, les chèvres, le patou, voici un cygne !!
Mais le cygne, apercevant sur l’autre rive des gamins qui lui jettent du pain, fait demi-tour et s’éloigne à toute vitesse.
De retour sur la piste, nous progressons à un rythme soutenu.
Quelques kilomètres plus loin, nous apercevons des étangs sur notre gauche.
« Si la vie amoureuse des grenouilles vous intéresse, arrêtez vous ici » nous dit Daniel. Manifestement, nous sommes tous intéressés.
Des panneaux nous expliquent : « Le Massif de la Colle du Rouet et la Plaine de Palayson constituent l’un des sites majeurs pour les mares
temporaires méditerranéennes de Provence.
Le Massif de la Colle du Rouet s’est formé à partir d’anciennes coulées de laves issues de l’Estérel. À la faveur de l’érosion, se sont creusées de petites cuvettes à la surface des dalles rocheuses. Ces dépressions, qui se remplissent d’eau pendant les pluies, sont appelées mares cupulaires. L’évaporation lente en hiver, permet l’éclosion d’une vie aquatique ou amphibie.
Dans la plaine de Palayson, les dépressions humides et les ruisseaux temporaires abritent beaucoup de plantes rares y compris de nombreuses espèces d’orchidées. Parmi lesquelles, la fameuse Serapias neglecta ou l’ophioglossus … des Açores, appelée en provençal "lenga de serp" ».
Nous reprenons la piste. Un peu monotone, cette piste : grandes lignes droites, terrain plat…. Un peu longue aussi, surtout
vers la fin !
« On arrive dans combien de
temps ? » s’inquiète Jacqueline. « Dans cinq minutes » lui répond
Daniel pour l’encourager.
Enfin, un quart d’heure plus tard, nous voici arrivés aux voitures.
Et pour clore cette belle randonnée, nous allons prendre un bot bien mérité. A Roquebrune-sur-Argens, sur la terrasse, au soleil.
Une belle journée s’achève…
Merci Daniel et Jacky, pour cette très agréable et belle randonnée, dans la vallée de l’Endre.
Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Pique-niqueurs
Agneaux
Oiseaux
Câlins
Vallée de l’Endre
Prochaine randonnée : voir programme ci-dessous
Aups-les Gorges de Périmond-10 février 2011
AUPS- Les GORGES de PERIMOND
Première rando-restaurant de l'année 2011. Jean a convié 34 marcheuses et marcheurs à AUPS, dans l'arrière pays varois.
Grosse fréquentation comme pour toutes les sorties avec restaurant, encore que la semaine dernière nous étions 32 au pique-nique sur le Blavet…Le rendez-vous était à 3 km du village sur un
"délaissé"*. Encore un terme technique que nous a appris Jean comme l'arête sommmmmitale.
*Un délaissé est une ancienne courbe d'une route redressée. Elle a été soit rétrocédée à des propriétaires riverains soit maintenue dans le domaine public.
Il fait très beau avec un joli –2° alors que nous avions quitté St.Raphaël dans le brouillard. A
9 h 02 nous quittons la route et Jean nous arrête très vite dans une prairie pour nous présenter trois nouveaux marcheurs, MONIQUE tout d'abord qui marche avec nous le lundi et dont c'est la
première sortie à la journée, puis BERTRAND et MARIE-CLAUDE qui rejoignent le groupe
de marche du Cercle de Boulouris. Bienvenue à eux trois.
Puis présentation de la journée : 14 km et 300 m de dénivelée. "Rando facile avec une
curiosité, le Trou du Loup. En 2006 lorsque nous avions fait cette rando pour la première fois, tout le groupe ou presque était passé par ce petit
goulet, mais depuis, une échelle permet de l'éviter (tout fout le camp, ma pauv'dame !-ndlr). Pour ceux qui voudront malgré
tout le traverser, je conseille de descendre par l'échelle, de laisser les sac en bas et de remonter par le fameux trou. Nous atteindrons AUPS après 10 km de marche. C'est là que nous
prendrons notre repas au restaurant le "Provençal". Nous y rejoindrons quatre de nos amis convalescents montés grâce à " l'ambulance" de Grand Pierre. Ensuite, nous ferons un tour dans ce joli
village puis nous regagnerons nos voitures après une promenade digestive de 4 km ".
Voilà, maintenant c'est parti, nous traversons une prairie bien gelée et le givre rend féerique la moindre brindille.
Le parcours se fait en forêt sur un sentier facile où les aiguilles de pin et les feuilles amortissent nos pas. Que n'avons-nous de tels sentiers dans l'Esterel pensent nombre de marcheurs !
Un arbre à été tordu par la tempête. Jean attire notre attention sur cette curiosité, il est complètement vrillé.
Nous lui demandons si c'est lui qui l'a mis dans cet état. Il confirme en assurant : " je tord ainsi tout ce qui me résiste". A bon entendeur ! Pauvre Nicole !
Deux petits enclos de pierre, parfaitement circulaires attirent notre attention. Personne n'est capable de donner une explication et
il faudra en rester aux explications les plus farfelues émises par certains, tellement farfelues qu'elles ne méritent pas d'être rapportées.
La végétation basse est composée principalement de romarin et de thym, foulée par nos pieds, elle dégage une délicieuse odeur ! De nombreux pins ont été arrachés vraisemblablement par la tempête. Ils ont eu la fâcheuse idée de tomber en travers du chemin et nous obligent à quelques détours.
Petit échange relevé en cours de route :
-Denise, tu dois être une des plus anciennes randonneuses du groupe ?
-Peut-être, cela doit faire 14 ans, répond Denise.
-Moi, dit Annie ça fait 16,
Denise encore : -Oui nous en sommes les piliers, nous tenons les murs…c'est pour ça qu'ils s'écroulent !
Sacrées randonneuses!
Nous laissons sur notre gauche le Domaine de Périmond, grosse exploitation viticole au milieu de ses vignes et commençons la descente
vers le fond des gorges. La falaise crayeuse est maintenant bien en vue sur la rive opposée. De notre côté le chemin serpente dans la forêt, bien moins commode que
précédemment, avec une bonne pente et le rythme de la marche s'en ressent.
Voici le fameux trou et Jean rappelle sa proposition. Finalement, ce sont quatre randonneurs, deux de chaque sexe qui emprunterons, en
le remontant, ce fameux pertuis naturel. Nous n'avons pas publié toutes les photos de cette épopée...dommage.
Quittant le trou, nous abordons la zone des grottes.
L'eau a façonné les hautes parois : on y voit des concrétions de travertin et des abris sous roche plus ou moins
profonds. Si, à présent, on ne rencontre plus grand monde dans ces ternes profondeurs (à part quelques gens venus bivouaquer), il en était autrement au cours du Néolithique (6000 à 2000
av. J-C) : on a retrouvé dans une des grottes des ossements humains portant des stries de silex.
Il semble ne faire aucun doute qu'il s'agit là d'un témoignage
d'anthropophagie.
Une douzaine de squelettes (adultes et enfants) ont ainsi été étudiés. Les corps ont été dépecés et désossés. Certains os ont été brisés pour en extraire la moelle très
appréciée. Doit-on attribuer ce cannibalisme à une pratique religieuse (culte des morts) ou à une période de grande famine ? Ce qui est sûr, c'est que l'on a découvert des faits similaires un peu
partout en Europe. Cependant, il s'agit bien d'un caractère exceptionnel et ponctuel.
http://www.merveilles-du-var.net/index.php?merv=fiche&prd_id=52
Il faudra quand même se méfier du contenu de nos assiettes à midi! En tout cas le paysage est superbe et sauvage. Le vallon
St.Barthélémy se termine en cul de sac par une paroi occupée par une cascade en période de forte pluie. Lorsque nous en sortons, par le sud, nous rentrons dans un univers de
calme et de sérénité, à cette saison du moins, car on l'imagine en été d'autant plus qu'il est accessible en voiture.
De grands arbres, chênes et peupliers, délivrent une ombre favorable au développement des fougères. Un petit lac ferme les Gorges. Aujourd'hui, le soleil qui passe entre les frondaisons
permet à Jean-Louis de réaliser cette superbe photo romantique.
Jean nous invite à monter sur le parvis de la petite chapelle Saint-Barthélemy pour faire la pause "banane". Cette chapelle,
construite sur un rocher domine le lac et la zone de loisirs. Elle a été édifiée au 16ème siècle et restaurée en 1814 et 1865.
Il en profite pour nous raconter la légende de la source de Saint-Barthélémy :
"A une époque fort lointaine où les nymphes des bois se baignaient en cercle dans les eaux de la source, les dieux d'alors, jaloux de leur beauté et pour défendre l'accès aux mortels coupèrent les rochers à pic. Et lorsque de séduisants chevaliers vinrent au bord de l'onde, les nymphes disparurent, les plongeant dans un profond désarroi. Pris de pitié pour ces malheureux humains, les dieux les changèrent en peupliers. C'est depuis ce jour que ces arbres grandissent sur ces berges."
Il est 11h 15 lorsque nous quittons la chapelle et ce vallon. Il nous reste encore 6, 5 km pour atteindre le restaurant. "Nous allons aborder la seule difficulté du parcours, une montée de 120 m de dénivelée permettant de regagner le plateau " nous annonce Jean. Il y avait longtemps que nous n'avions pas grimpé. Mais cette "difficulté" sera absorbée sans problème et Jean rassemble sa troupe à la cote 426 pour un petit briefing sur Aups.
" Nous allons maintenant marcher plein nord, azimut 0, jusqu'au village.
Les aupsois et aupsoises ont toujours été en révolte, tout d'abord contre les comtes de Blacas qui régnaient en maître sur le village, contre Napoléon III qui voulait restaurer la royauté et enfin contre les allemands lors de la dernière guerre. Aups fut un haut-lieu des maquis du Var.
Village de 2000 habitants avec trois points forts : la truffe fêtée le dernier dimanche de Janvier, l'olive le 1er dimanche d'Avril et enfin le tourisme.
Effectivement nous partons plein nord sur une large piste facile. Il fait toujours
très beau et même doux et il a fallu "s'effeuiller" quelque peu en haut de la côte. Nous apercevons le village et particulièrement la chapelle Notre Dame de la Délivrance,
bien caractéristique avec ses deux clochetons. Construite sur les ruines du château des comtes de Placas, elle se situe dans le haut du village.
Encore un quart d'heure et nous retrouvons nos quatre "non marcheurs" et leur chauffeur sur la place principale.
Il est 13 h 02, nous sommes dans les temps.
Au menu, Salade de chèvre chaud
Lapin sauté chasseur et pommes fondantes
Fromage – Dessert
¼ de vin par personne – café
Petit problème avec une bouteille de rosé contenant une belle amorce d' une "mère" de Mycoderma aceti .Vivre le
vinaigre, ça a paraît-il des vertus formidables !
Ce sont des choses qui arrivent. Ce qui est par contre inacceptable est qu'il a fallu réclamer pour obtenir une bouteille en remplacement, dommage.
Le café bu, il est 15 h 15 (déjà !) et Jean se transforma en guide touristique pour une visite du village, ce qu'il fit avec maestria : une reconversion possible ? Nos cinq amis nous accompagnèrent dans ce tour de village.
Il ne nous épargna rien : le platane planté en 1603, la cathédrale St Pancrace avec son fronton portant la devise républicaine
Liberté-Egalité-Fraternité, le couvent des Ursulines transformé en musée, le lavoir où une autochtone faisait sa lessive (Jean prétend qu'il avait
retenu sa présence…),
les fenêtres à meneau, le superbe cadran solaire, le très joli balcon ouvragé près de la porte des Aires, la tour Sarrasine,
entrée principale sur les remparts, la Vierge du Massacre qui rappelle les guerres de religion,
la Tour de l'Horloge et son élégant campanile.
Accélérant le mouvement, il est déjà 15 h 50, et après avoir salué nos "non marcheurs", nous reprenons la piste pour une petite heure de marche facile.
Jean nous précise qu'un propriétaire s'étant approprié le chemin, nous devrons passer à travers champ en longeant le ruisseau, mais ce contournement ne présente aucune difficulté .
Effectivement, mis à part deux traversées du fameux ruisseau, nous retrouvons facilement nos voitures . Il est 16 h 50.
Merci Jean pour cette belle randonnée et cette intéressante visite d'Aups.
Merci aux photographes : Jean , Jean-Marie, Gérard , Claude , Jean-Louis .
La semaine prochaine :
Jeudi 17 Février à 8 H 00 : CARCES ( 83 ) – Le Lac de Carcès
L’eau a façonné le paysage de la Provence Verte, ses reliefs, son agriculture, l’organisation de ses villages .
Elle est présente partout, toute l’année, par ses sources, ses rivières et le fleuve Argens qui la traverse .
Le village de CARCES en est un formidable exemple .
Six rivières, les chutes du CARAMY, de nombreux canaux d’irrigation et le lac, superbe plan d’eau de plus de cent hectares, irriguent son territoire .
L’eau est omniprésente tout au long de cette balade qui ne présente aucune difficulté particulière .
L : 11 Km 500 – Dénivelée : 290 m – D : 3 H 30 – Moyen Modérato – Repas tiré du sac
Itinéraire d’accès :Suivre l’autoroute A8 direction AIX , quitter au MUY ( sortie N°36 ) Suivre RN7 sur 7 Km
Tourner à droite et suivre D10 TARADEAU-LORGUES . Suivre D562 sur 16 Km jusqu’à CARCES .
Tourner à gauche D13 direction Lac de CARCES – CABASSE . A 150 m tourner à droite et stationner sur le PARKING de La RESPELIDO en face de la Maison de Retraite
Coût du trajet A R : 120 Km x 0 .20 = 24 €00 + 4 € 00 = 28 Euros
Quelques photos en bonus :
En route
Randonneuses
Le chemin devient difficile n'est-ce pas ?
Le trou du loup...par l'échelle
Un naissance tardive
Devinez ce que fait Mikaël
Randonnée villageoise
Fenêtre à meneau
La belle épicerie
Le platane quadricentenaire
La tour sarrasine
Couvent des Ursulines
Incroyable, pensent-elle, il n' y a pas de lave-linge ici !
Va t'y falloir que je sorte le fusil comme pendant la guerre ?
Balcon : Au ciel, j'aspire"
C'est de la rando ou du rugby ?
Les Gorges du Blavet : 3 février 2011
Les Gorges du Blavet
Aujourd’hui, nous partons randonner à deux pas de chez nous, dans les Gorges du Blavet.
« Ah bien sûr, ce ne sont pas les Gorges du Verdon …! Mais un site grandiose et sauvage qui nous permet de descendre au Paradis des Gorges du Blavet et nous offre une randonnée pleine de fraîcheur et de curiosités méconnues. ».
Ce matin, Joël se trouve bien seul sur le parking de Boulouris. Inquiet de ne voir personne. La randonnée serait-elle annulée ? Impossible : C’est Joël lui-même qui la conduit !
Voici enfin qu’arrivent deux randonneurs. Sans doute les autres sont-ils allés directement au point de départ de la rando. Moralité : Si vous ne passez pas par le parking de Boulouris, prévenez le responsable. C’est plus sympa !
Nous voici à présent 32 randonneurs en bas de Bagnols-en-Forêt, près
du nouveau cimetière.
Joël nous présente trois nouveaux, ou presque : Jean, Philippe… et Camille, de
retour parmi nous. Bienvenue à tous !
Puis il nous présente la rando : C’est un parcours en forme de deux boucles successives. La première boucle passe par l’Oppidum de la Forteresse. La deuxième fait le tour des Gorges du Blavet.
Au total, c’est une rando de près de 15 km et 480 m
de dénivelé.
Nous empruntons une piste qui grimpe gentiment à travers bois. Gentille grimpette,
mais à l’arrière, Jean et nos deux serre-files à nouveau réunis, Daniel et Jacky, sont un peu distancés. « On va trop vite pour
vous ? » s’inquiète Joël.
Il y a quelques minutes, il faisait tout juste 0 °. Mais avec le soleil (il fait un temps splendide) et la grimpette, nous ne tardons pas à nous réchauffer. Nous marquons donc une petite « pause effeuillage ».
Puis nous reprenons notre grimpette et atteignons le Col de la Pierre du
Coucou. « Nous sommes ici sur le GR51, le fameux Balcon de la Méditerranée » nous fait observer Joël. Du col, une vue superbe
s’étend sur la plaine de l’Argens, le Rocher de Roquebrune, les Maures à l’Ouest, l’Estérel à l’Est et la mer au Sud.
Nous attaquons à présent un sentier montant, raide et escarpé. Avec par endroits, de
hautes marches à escalader.
On peut apercevoir près du sentier, les restes de meules, dont Joël nous parlera plus
tard. Pour l’instant, il nous dit : « Regardez à gauche ! Voici l’Ecureuil ». Ce sont des roches rousses, qu’on croirait
taillées en forme d’écureuil, avec sa queue en panache.
Nous escaladons encore quelques rochers et parvenons sur une petite esplanade
ensoleillée.
Joël s’apprête à nous parler de ces fameuses meules. Mais les conversations se
poursuivent. Daniel, qui ne s’était pas encore manifesté, intervient alors : « Si ces dames veulent bien se taire … ». Ce qui
ramène aussitôt un peu de silence.
Ecoutons donc Joël :« La rhyolite amarante, roche extrêmement dure, célèbre dans l’Estérel pour sa couleur, était utilisée autrefois pour fabriquer des meules : meules de moulins à huile ou à grains.
Près d’un siècle avant JC, les premières
meules ont été taillées dans cette roche, avec des outils rudimentaires. Le commerce de ces pierres, recherchées dans tout le Midi méditerranéen, était
florissant. Mais le village de Bagnols, décimé par la peste de 1348, puis pillé par les bandes de Raymond de Turenne en 1392, fut complètement déserté. C’est en 1477, que l’Evêque de Fréjus,
seigneur de Bagnols, fit revivre le village en faisant venir d’Italie, 30 familles de Pieve di Teco (Ligurie) afin de poursuivre l’exploitation des tailleries.
Des centaines de meules de tailles différentes, furent ainsi extraites de la roche, au prix d’un long labeur incroyablement difficile, dans les
conditions climatiques que l’on connaît: sous le soleil de plomb de l’été et le vent glacial de l’hiver.
Et puis brutalement au milieu du XVII° siècle, les «Peyriers» ont disparu, emmenant tous leurs outils, abandonnant de nombreuses meules, plus où moins entamées, certaines même sur le point d’être finies ! Et pourquoi ce départ subit ? On suppose que les tailleurs de meules ont été victimes de la concurrence d’autres sites, plus accessibles, donc plus rentables ».
Joël nous explique ensuite la technique de taille des meules. Puis nous invite à visiter les lieux. « On va voir en continuant, des meules taillées, à moitié ou entièrement. Puis on ira sur le site de la Forteresse ».
Nous escaladons quelques rochers avant de découvrir l’emplacement d’une meule de plus
d’un mètre de diamètre, formant baignoire.
« On pourrait y prendre un bain » remarque Martine. Chiche, Martine !
Daniel, fort à propos, fait remarquer à Gérard : « Aujourd’hui, débute l’année du lièvre ». C’est en effet aujourd’hui,le Nouvel An Chinois. Merci Daniel de cette remarque qui apporte un éclairage nouveau à cette randonnée. Car le lapin ou lièvre 兔 (tù), selon le zodiaque chinois, est sociable, discret, raffiné, astucieux, perspicace, sensible. Et
il s'entend bien avec la Chèvre ou le Cochon…
Mais trêve de chinoiseries, nous attaquons une petite descente. Suivie d’une
grimpette. Et nous voici en contrebas du mur d'enceinte de l’Oppidum de la Forteresse. Vestige de ce qui fut jadis « un camp
fortifié datant d'environ 1 000 ans avant J-C (Age du Bronze). Ce site a été occupé jusqu’à la fin de l’âge de fer, par une quarantaine de personnes ».
Il est 10 heures. Joël nous invite à une pause casse-croûte fort appréciée.
Après nous être restaurés, nous reprenons notre chemin. Direction Ouest, en direction du Blavet.
Sur un sentier très agréable qui descend à travers bois. Nous marchons parmi les pins aux troncs tordus sous l'effet du
vent. En voici un particulièrement torturé. Françoise accepte, pour la photo, de passer le tronc à son cou, au risque de s’étrangler.
Puis la descente devient caillouteuse. Heureusement nous atteignons vite le Col de Bayonne (alt. 329 m).
C’est ici que débute notre deuxième boucle qui fait le tour des
Gorges du Blavet.
Nous bifurquons à droite puis empruntons la piste de Bayonne.
« On est dans le bois du Défens » nous dit Joël. Nous progressons sur un sentier à nouveau très agréable, en sous-bois.
« Vous vous souvenez de la rando que nous
avons fait ici sous la neige ? » demande Camille. Le blogueur s’en souvient parfaitement. « C’était la mi-novembre. Nous étions 13 randonneurs
courageux car la météo prévoyait de légères pluies. Et au bout d’une heure de marche, nous avons dû rebrousser chemin … sous la neige !! ». Et voici la photo souvenir
de ce jour mémorable !
A présent la descente devient plus difficile. Le sentier est raviné. Le bruit de la rivière toute proche nous accompagne.
Un énorme tronc barre notre chemin. Il nous faut nous courber jusqu’à terre pour
franchir l’obstacle. Au fur et à mesure que nous approchons du Blavet, la fraîcheur nous gagne.
« Randonnée pleine de
fraîcheur » avait dit Joël. Nous sommes servis !
Nous apercevons le gué que nous devons franchir. L’eau ne semble pas très profonde,
mais la rivière est large. Il faut choisir avec soin ses points d’appui pour ne pas se mouiller les pieds. Et attention aux rochers humides ! Ca glisse !
Les premiers à passer aident les suivants. Hormis les photographes qui préfèrent
mitrailler à tout va, toujours à l’affût d’une petite glissade spectaculaire ! Mais tout se passe bien.
Sur l’autre rive, nous attaquons une grimpette à travers bois. Puis nous suivons le
sentier à flanc de coteau. Joël nous avertit : « A droite, ceux qui le souhaitent peuvent monter voir la grotte ». Les plus
courageux suivent Joël. Un peu plus loin, le sentier longe une
immense falaise.
Et voici la Grotte du Muréron, remarquable par sa vaste entrée et sa belle hauteur de plafond. Jadis, elle abritait nos ancêtres : on y a retrouvé des traces de présence remontant à 12 000 ans avant J-C. Aujourd'hui, elle fait le bonheur des escaladeurs.
Mais il est temps de rejoindre les paresseux (le blogueur en fait partie) qui n’ont pas souhaité visiter ou re-visiter la grotte. Les voici qui se prélassent au soleil !
Nous poursuivons la descente et atteignons une piste qui nous conduit sur le pont qui
enjambe le Blavet.
En amont la vue sur les gorges est très belle. En aval, la rivière a creusé
dans la roche une cuvette qui se termine en cascade. ("Ici nous
sommes encore dans l'Estérel. Ses contreforts Ouest sont toujours ocre mais le massif s'est ici
fracturé. La faille s'est produite dans une épaisse coulée de lave. Un volcanisme fissural a ainsi donné naissance aux gorges du
Blavet" ).
C’est l’heure du pique-nique. La majorité choisit de s’installer sur la rive droite.
« Vu d’en haut, ne dirait-on pas le rocher de
Vincennes ? » Mais Daniel n’entend pas, il est assis sur le rocher !
Le reste du groupe a opté pour une position dominante, sur la rive gauche du Blavet.
Mais qu’importe. Le soleil brille, il fait bon. Et les deux groupes cohabitent paisiblement … mais à distance. Signe de bonne entente : les deux parties procèdent en fin de repas, à des échanges de café ou de
chocolat.
Puis quelques-uns attaquent une petite sieste. Mais bientôt Joël sonne le signal du départ.
« On a fait un peu plus de la moitié de la rando. Il reste 7 km ».
Nous nous regroupons sur la rive gauche du Blavet. Puis nous attaquons une montée à travers bois. Qu’elle nous paraît longue cette grimpette ! Sous le soleil ! Et après un repas quelque peu arrosé !
Enfin nous atteignons le Col de Bayonne. La boucle est
bouclée !
Il ne nous reste qu’à emprunter la Piste de Bayonne. Bientôt nous apercevons sur notre gauche, le village de Bagnols-en-Forêt.
Et voici le parking du cimetière. Nous regagnons nos voitures.
Et pour terminer cette belle journée, nous allons prendre un pot bien mérité à l’entrée de Fréjus.
Merci Joël, pour cette agréable et très belle randonnée, dans l’Estérel occidental.
Merci aux photographes : Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard, Claude, Jean.
Encore quelques photos :
Randonneurs
Ca grimpe !
Attention ça glisse !
Pique-niqueurs
Vues sur l’Estérel
Prochaine randonnée : voir programme ci-dessous
La Motte - Les Grands Esclans 27 Janvier 2011
LA MOTTE - LES GRANDS ESCLANS 27 01 2011
Aujourd’hui Jean a programmé une randonnée qu’il a découverte en Octobre avec les randonneurs dracénois, idéale pour une journée d’hiver .
Il nous présente le parcours : « 12km 500, avec plusieurs curiosités : la tour de l’horloge de la Motte, la cascade du capelan sur la rivière Nartuby, et la visite des caves du domaine de l’Esclans avec dégustation. » Et avec la participation de Bruno à la visite et au repas, accompagné de Pierre et Dominique.
Puis il désigne un serre file... devinez qui car il est seul aujourd'hui, compte le nombre de randonneurs et n'oublie pas de montrer le profil
en parfait accompagnateur chevronné (suivez son regard...)
Vu ce programme nous sommes prêts à partir, mais quatre randonneuses gourmandes (notez : pas un randonneur...) traînent dans la boulangerie.
Enfin le départ après la photo de groupe des 30 partants..
A la sortie du village nous découvrons la cascade du Saut du Capelan et nous sommes tous impressionnés. Jean explique « Personne n’avait connaissance d’une si belle cascade proche de chez nous. Pourquoi Saut du Capelan ? Cela provient de capellan, curé qui à l’époque des guerres de religion fut jeté du haut de la cascade ».
le terrain s'est éboulé récemment en aval et Jean nous demandera beaucoup de prudence.
Une pancarte montre même le capelan qui saute allègrement au dessus de la cascade.
Nous poursuivons à travers les vignes et Jean nous explique que « La Motte fut le premier village de Provence libéré en 1945 , par des parachutistes qui devaient protéger le débarquement des renforts allemands » . Albert, en spécialiste, intervient : « un premier groupe de parachutistes avait délimité un terrain de parachutage caché ensuite par un nuage de brouillard ; les sauts se sont dispersés depuis la mer et le regroupement des troupes a été long. Les troupes étaient américaines et anglaises avec quelques français traducteurs dont local originaire du Muy, qui a retrouvé sa famille plus tard que prévu ». Merci Albert pour ces anectodes que l’on pourra retrouver au musée du Muy une fois réouvert suite aux inondations.
Nous sommes sous des pins parasols et Jean nous explique "ces majestueux arbres en forme de parasol cachent dans leurs pommes des petites graines , les pignons de pins, délicieux en cuisine et qui auraient aussi des vertus aphrodisiaques" Il refusa de dire s’il avait constaté les effets et nous n’avons pas osé interviewer Nicole.
Puis montons dans les bois et l’heure du casse croûte est arrivée.
.
Nous atteignons un hameau paisible, traversons la route et montons à nouveau dans les bois , et Jean dit que c’est une montée…., donc c'est sérieux.
Arrivés en haut, Jean s’écart e de la piste pour faire découvrir la vue sur la vallée et le domaine des Esclans
.
Nous apercevons Bruno, Pierre et Dominique déjà arrivés mais il n’y a que Jean , son fidèle serre file Jacky , le blogueur du jour et un seul randonneur : tous les autres ont poursuivi sans respecter l’engagement formel du randonneur du Cercle :ne jamais dépasser le chef. Cela prouve une fois de plus que les valeurs se perdent dans ce bas monde…
Nous les rattrapons plus loin et constatons qu’ils se sont arrêtés avant une intersection…Ce qui prouve que la peur de se perdre est bonne conseillère.
Après cette manifestation notre chef reprend vite la tête pour un faux plat descendant puis remontant très raide.
Il part à la recherche des ruines du Castrum ,ancien village et ne les retrouve pas. Nous ne lui en voulons pas, d’autant plus que nous sommes proches de la dégustation de vins.
.
Après une descente nous découvrons un site magnifique : une source résurgente du ravin du Casset qui pourrait être l’été un lieu agréable de pique- nique
Nous arrivons à proximité du domaine et entendons une âne braire puis en découvrons trois: effectivement nous sommes accueillis par Bruno, Pierre et Dominique en grande conversation avec la propriétaire des lieux depuis une heure qu’ils nous attendent.
Nous entrons dans les caves pour la visite et la dégustation.Le domaine des Esclans est un des plus anciens de Provence.
La dégustation de blanc , rosé et rouge offerte par la propriétaire
Bruno n'est pas venu pour rien et on voit que
chacun apprécie
Pierre accepte de transportera les achats jusqu'au parking et en profite pour se faire photographier avec la propriétaite et Annie qui réussit à se glisser sous la photo
Nous visitons l’ancienne église, qui était partie intégrante du domaine
Certains sont réjouis aprés les délices de le dégustaition
Nous prenons le pique nique dans l’ancienne bergerie, en cours de restauration avec de magnifiques
voûtes.
Nous repartons pour le village de la Motte en découvrant le reste la propriété., l'ancienne maison et la porcherie
Le chemin du retour s’effectue sans difficulté malgré les vestiges des pluies sur les chemins argileux qui chargent nos chaussures.
Arrivés au parking ceux qui ont acheté du vin peuvent le récupérer
Le pot final a lieu au bar de la Cascade avec indiqué à son fronton « Cercle de la Fraternité ». Ce qui caractérise aussi notre cercle de Boulouris.
Merci à notre accompagnateur pour cette belle rando qui nous a fait découvrir une belle cascade, une résurgence, un domaine où nous pourrons revenir en ballade.
Merci aux photographes, Jean , Jean-Marie, Gérard, Jean
Merci à Pierre, pour le transport des fruits de Bacchus.
Merci aux propriétaires pour la dégustation et le prêt de la bergerie.
Merci à Bruno, Dominique et Pierre pour leur présence.
Merci aux ânes pour leur braiement et …tous ceux qui pensent avoir été omis peuvent se considérer destinataires de ce dernier remerciement.
Du rab:
Bruno nous accueille
Après la dégustation
Repas au soleil derrière la bergerie
Regroupement de randonneuses
Qui se ressemble....
Un revenant qui a terminé la rando avec nous
Rappel du chef,pour ceux qui ne sont pas encore inscrits au repas le 10 février à AUPS (18 euros ) et pour Allos (150 euros)
Prochaine rando:Jeudi 03 Février à 8 H 00 ;LES GORGES DU BLAVET ( 83 )
Ah bien sûr, les Gorges du Verdon …! Mais à deux pas de SAINT-RAPHAEL un site grandiose et sauvage nous permet de descendre au Paradis des Gorges du BLAVET qui offrent une randonnée pleine de fraicheur et de curiosités méconnues .
Une grotte, un ciste rare, des charbonnières, des fougères classées et des tailleries de meules dans la rhyolite amarante !
Peu technique mais avec quelques pentes raides et caillouteuses par endroits .
Attention : si, humidité ambiante, le sol peut être glissant dans certains passages .
L : 14 Km 350 – Dénivelée : 480 m – D : 5 H 00 – Moyen Médio – Repas tiré du sac
Responsable : Joël Lefeuvre – 04.89.99.01.07 – 06.23.07.11.99 Boulouris N° 501
Itinéraire d’accès :Du carrefour Peire Sarade emprunter la Corniche d’Or (D 100) en direction l’A 8 – Au giratoire du Capitou prendre la D 4 direction BAGNOLS EN FORET. A l’entrée du village, à hauteur de l’ancien restaurant « Le Bernard l’Ermite » obliquer à gauche et descendre la D 47, via Draguignan, jusqu’à la chapelle Notre-Dame. A ce carrefour partir légèrement à gauche et suivre la route sur sept cents mètres pour aller stationner dans le parking du nouveau cimetière.
Coût du trajet A R :60 Km x 0.20 = 12 Euros
Le Lac de l'Avellan-20 janvier 2011
Pour ceux qui
avaient regardé les prévisions météo le mercredi 19 au soir, il fallait beaucoup de courage pour sortir de la couette ce
jeudi matin. Pourtant, 21 marcheuses et marcheurs rejoignirent MIKAEL au col du Testanier. C'était sa première randonnée comme guide-accompagnateur, un événement, mais il faut bien laisser la
place aux jeunes…
Le temps est très incertain et frais mais nous sommes bien décidés à profiter de cette journée
malgré
des conditions climatiques qui commencent à agacer les méridionaux que nous sommes devenus. Un autre groupe nous a précédé, ils partent dans une direction opposée à la
nôtre.
Mikaël nous présente Michèle, une nouvelle
recrue à qui il souhaite la bienvenue et à 8 h 40, après la photo de groupe, donne le signal du départ après avoir recommandé : "Pour ceux qui remonterons
directement du lac, prenez la précaution de vous munir des clés des voitures afin de vous mettre à l'abri en cas de mauvais temps." L'avenir montrera que cette
précaution n'était pas inutile.
Et nous nous engageons dans la grande descente qui nous conduira au lac de l'Avellan. Très rapidement, il apparaît que Mikaël n'a pas désigné de serre-file. Maurice et Jean Bellache se proposent pour cette importante fonction, les spécialistes étant absents. Il faut aussi compter, c'est Jean qui s'en chargera de façon très originale : un prénom et un numéro dans la file indienne. Nous sommes effectivement 22.
Oh ! Mikaël, quelle grave faute pour commencer cette journée : avoir oublié les serre-files ! Bon, on passera pour aujourd'hui, ce sont tes débuts …
Sur un replat, Mikaël nous arrête pour faire une présentation de la randonnée. Il a eu raison d'attendre car ici, il fait moins froid qu'au col et le soleil nous envoie un petit rayon de temps en temps.
"Deux groupes seront constitués mais ils marcheront ensemble toute la matinée. Après le pique-nique pris au bord du
lac, les "Petites jambes" remonteront directement aux voitures alors que le 1er groupe effectuera une grande boucle le conduisant au sommet de l'Esquine."
Tout le monde a compris, en route.
Aujourd'hui, pas de présentation de profil à se faire peur, nous en serons privés; mais comme la plupart des
marcheurs s'en f…. carrément, ce n'est pas grave. Pourtant c'est beau, ces montées et ces descentes, surtout aujourd'hui avec la jolie pointe de
l'Esquine.
15.5 km et 595 m de dénivelée pour le premier groupe - 9.6 km pour les "Petites Jambes" et 395 m.
Voilà, c'est reparti, et nous atteignons assez vite la grande piste qui ceinture le lac. Qu'il est
vilain aujourd'hui, tout marron, pourtant il n'a pas plu depuis quelques jours. Les gués autour du lac sont bien équipés et celui-ci ne posera aucun problème pour le franchir.
Maintenant nous allons devoir remonter de près de 130 m en direction du Logis de Paris.
Nous étions bien couverts au départ et il va falloir faire une petite séance "d'effeuillage" car la grimpette nous
a réchauffés, mieux qu'un feu de cheminée. C'est sur un petit replat que Mikaël va nous arrêter et deux chasseurs sympathiques (oui, oui, ça existe) vont venir nous rejoindre. Ils n'ont pas
leur gilet orange nous expliquent-ils, car pas en battue.
Mikaël nous laisse à peine le temps de ranger les vêtements excédentaires et nous repartons pour la deuxième partie de la montée. Elle nous conduit à la grande piste du Logis de Paris que nous laisserons à notre droite.
Nous sommes vraiment ici sur notre terrain de jeu et ces sentiers ont été parcourus des dizaines de fois.
A 9 h 50, Mikaël décide la "pause banane".
Nous sommes à la cote 262, près d'un réservoir d'eau sur lequel Jean va grimper pour quelques photos en vue
plongeante. Est-ce innocemment qu'il vient d'intégrer ce premier plan du haut de son perchoir ?
Le soleil est revenu nous caresser dans la fin de la montée, éclairant des petits morceaux de montagne de ci, de
là.
Dernière montée de la matinée: elle nous conduit à la cote 377. Il y a tout près une borne géodésique. "Je n'ai jamais réussi à la trouver" nous dit Jean Borel. Et pourtant c'est le spécialiste de la chasse aux dites bornes.
Il n' y a plus qu'à redescendre vers le lac à la cote 170, sur une large piste facile.
Le soleil nous a complètement abandonnés et il fait bien gris. Voici à nouveau le lac, vraiment tristounet, alors qu'il est si accueillant d'habitude.
Il est 11 h 15, un
peu tôt pour le pique-nique mais comme les deux groupes vont devoir se séparer et que le temps devient de plus en plus menaçant, il faut s'installer pour le repas.
Aujourd'hui, nous occuperons 4 des 5 tables mises à disposition.
Il commence à
faire froid et ceci s'accentuera tout au long de nos "agapes" qui seront raccourcies à l'extrême (le groupe a fait pire à l'automne 2009 à la cime de Rocasiéra). Pique-niquer avec des gants, il
faut être maso ! N'est- pas Daniela ?
Tiens d'un seul coup des gouttes commencent à tomber, bien visibles sur la surface du lac. Il est temps de partir.
11 h 45, rapide photo des deux groupes( 10 "Petites Jambes" - 12 dans le premier groupe) et briefing de Mikaël sur la mine de fluorine, curiosité de notre boucle de l'après-midi.
Avant la seconde guerre mondiale, un particulier exploita le gîte de fluorite de l'Avellan. En 1961, la Société Industrielle et Minière du fluor reprit l'exploitation, et la céda ensuite à la Société des mines de Garrot. Cette dernière exploita le gîte sur trois niveaux, de 1962 à 1971, puis abandonna la production considérant la mine comme épuisée (baisse de rentabilité et report de l'activité ailleurs). 40 000 tonnes de minerai de CaF2 (= spath-fluor) ont été produites.
En dehors de son utilisation ornementale, elle est utilisée comme fondant par les fabricants d'acier, dans la fabrication de la fibre de verre et du verre opale et surtout pour la production d'acide fluorhydrique et de produits fluorés dérivés, dont le fluorure d'aluminium, à partir duquel s'obtient l'aluminium métal. Le fluorure de calcium est également utilisé dans l'optique instrumentale, les propriétés de ce solide cristallin étant notoirement meilleures que celles des verres connus, notamment en termes de transmission, de réfraction et de dispersion chromatique.
Massive ou en cristaux pluricentimétriques, voire décimétriques, vert pâle à brun
violacé, la fluorine se présente sous forme de très grosses plaques de plusieurs dizaines de kg pendant l'exploitation.
Mikaël présente une photo du minerai et précise que les galeries ont été bouchées. Jean-Marie se souvient être
rentré dans la première partie de la mine et confirme qu'on ne peut y pénétrer que sur quelques mètres. Par contre nous pourrons voir des petits fragments de flu
orine au
bord du chemin.
Nouvelle traversée du gué puis nous empruntons un petit raccourci à flan de coteaux pour contourner le ruisseau.
Nous retrouvons le chemin qui suit le vallon dit, banalement, de l'Avellan . Le site est superbe, sauvage et sinistre, mais de temps en temps un petit rayon de soleil le rend
plus accueillant. Par contre le sentier en descente est assez dégradé et nous traversons un éboulis qui ne semble pas d'origine naturelle.
Arrêt sur une petite plate-forme qui devait servir au chargement des camions de fluorine. Effectivement, au sol nous retrouvons de nombreux
fragments de ce minéral, plus ou moins colorés. Mais impossible de retrouver l'entrée de la mine.
Tant pis, nous rejoignons la grande piste en dessous de Marre Trache quand tout à coup une averse nous
surprend alors que nous sommes en plein soleil.
Aussi vite la pluie s'arrête lorsque nous attaquons un petit sentier en montée assez raide qui nous conduira plein sud vers la
col du Testanier…après quelques détours en montée et en descente.
Il tombe maintenant une sorte de crachin et alors qu'il semble pleuvoir très fort sur la plaine de Fréjus,
il fait un soleil radieux au nord en direction de Mons, de l'Audibergue et du Plateau de Caussols.
Après avoir emprunté le GR51 ( Le Balcon de la Méditerranée) nous attaquons notre dernière montée bien raide (la
fameuse petite pointe du profil) jusqu'au sommet de l'Esquine à 388m. Il fallait bien une photo pour cet effort C'est le serre-file qui devient photographe

Il ne reste plus qu'à redescendre vers le col où les "Petites Jambes" doivent commencer à s'impatienter. Jolie
vue sur le lac, sous un angle où nous ne le voyons pas d'habitude, à part sur les cartes. Dommage que le temps soit si gris.
Pour donner raison à la météo, nous allons avoir quelques flocons ronds, un hybride de grêlons qui doit certainement porter un nom scientifique non connu de votre rédacteur.
Voilà nos voitures où se sont réfugiés nos ami(e)s. Ils ont eu une bonne averse eux aussi. Le groupe parti en même temps ce matin vient d'arriver lui aussi, nous ne sommes pas les seuls à randonner par ce temps pourri ! Encore que nous ayons eu pas mal de chance aujourd'hui.
Pot de l'amitié au restaurant des Trois Chênes où nous avons nos habitudes. Un bon feu dans la cheminée a
réchauffé les plus gelées.
Merci Mikaël pour cette première rando. Bravo, pas une seule hésitation aux différentes bifurcations, tu nous a conduit à bon port (ou plutôt bon col).
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie et Gérard
.
La semaine prochaine,
Jeudi 27 Janvier à 8 H 00 : LA MOTTE ( 83 ) – Les Grands Esclans
Randonnée rencontre entre sites, paysages insoupçonnés et savoir-faire des grands domaines viticoles de la plaine des ESCLANS sur la commune de La Motte à proximité de l’entrée des Gorges de Pennafort et face au rocher de Roquebrune .
Circuit en boucle au départ d’un village de charme typiquement provençal , La MOTTE, empruntant des sentiers et des pistes sans aucune difficulté .
L : 12 Km 500 – Dénivelée : 400 m – D : 4 H 00 – Moyen Médio – Repas tiré du sac .
Responsable : Jean – 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62 Boulouris N° 744
Itinéraire d’accès : Emprunter la R N 7 direction Aix-Marseille jusqu’au MUY .
Tourner à droite D 25 direction CALLAS – BARGEMON.
Parcourir 2 Km 500 , tourner à gauche et rejoindre LA MOTTE par D 47 à 3 Km .
Place de l’église, tourner à droite, parcourir 100 m et stationner sur le PARKING à côté des jeux de boules .
Coût du trajet A R : 60 Km x 0.20 = 12 €uros
Quelques images en bonus :
Facile , en descente
Recherche du bon angle
Vue plongeante
Encore un gué
La table de Jean et de son harem
Cherchons clients pour le café
Randonneuses gelées. Le café réussira t'il à les réchauffer ?

La sortie du lac

Descente difficile
Les "Petites Jambes" au départ.
Flayosc - La Sigue : 13 janvier 2011
Flayosc – La Sigue
Aujourd’hui, Jean nous emmène à Flayosc. « Flayosc, première porte du Haut
Var, perché sur sa colline dans un décor de forêts, de champs et de vignes. Au départ de Flayosc, nous partirons à la recherche des
ruines du château de La Sigue ».
Nous voici 30 randonneurs sur le parking du centre de Flayosc. Trente randonneurs heureux de reprendre la marche, après un repos forcé pour cause d’intempéries.
Nous débutons par la traditionnelle photo de groupe, la première de
l’année 2011. Au son des tronçonneuses qui s’activent pour élaguer les platanes qui bordent le parking.
Malgré le bruit, écoutons Jean nous présenter la rando.
« En janvier dernier, nous
sommes partis de Flayosc pour une randonnée intitulée « Les Vallons Sud ». Aujourd’hui, on va faire le Nord, le plateau de la
Sigue ».
Et Jean nous montre le profil de la rando : « Nous sommes ici, à Flayosc, à 300 m d’altitude. Et nous atteindrons le point culminant de la rando, à 573 mètres. C’est là qu’on pique-niquera ».
Au total ce sera une randonnée de 15,2 km avec un dénivelé de 420 mètres. Et Jean nous précise : « Ce sont les Ripatons de Flayosc (des collègues randonneurs) qui m’ont donné cette idée de rando ».
« Mais d’abord, on va faire un
petit tour de village. Pour le faire découvrir à ceux qui n’étaient pas là l’an dernier ». Et Jean de les nommer un à un. Quelle mémoire !
Allons donc à la découverte « de ce village médiéval aux ruelles sinueuses et aux nombreuses fontaines ».
Nous empruntons la Traverse du Galoubet (galoubet : flûte à bec à trois trous, qui se tient de la main gauche). Puis voici, au pied de l’église, la place Pied Barri (en provençal : au pied des remparts).
Jean nous annonce : « On va remonter la rue des Fainéants. Appelée ainsi car on y élevait des vers à soie qui ne faisaient que
manger des feuilles de mûrier ». Le nom pourrait aussi venir des fainéants qui y bavardaient pendant que leurs femmes étaient à
l’église.
Jean nous conte ensuite l’histoire de Flayosc : « Les ancêtres ligures choisirent d’installer leurs avant-postes sur ce promontoire tranquille dominant la vallée. Puis vinrent les Romains attirés par la
douceur du climat et les vignes réputées. Au 16ème siècle, le village se trouva au cœur de la tourmente des guerres de religion. En
1589, Flayosc fut pillé, saccagé et ses habitants massacrés par les troupes de Bernard, Marquis de la Valette. En 1792, pour
supprimer à jamais le symbole des privilèges abolis, les Flayoscais détruisirent, en une seule nuit, le redoutable château féodal ».
Puis nous arrivons sur la place de la Reinesse, avec sa jolie fontaine et son lavoir en pierre. « Ici se trouvait autrefois un temple païen où l’on adorait une grenouille en or, d’où le nom de Reinesse ». Nous voici à présent au pied de l’église St Laurent. Dont on peut admirer la tour campanile restaurée, abritant 5 cloches en parfait état. Nous y pénétrons pour une rapide visite.
Au sortir de l’église, Jean nous dit : « Nous allons emprunter le sentier Auguste Vallagnosc ». Du nom d’un industriel de la chaussure.
« C’est aux armées napoléoniennes qui firent étape au village pour s’y reposer
mais aussi pour y réparer harnais et bottes, que Flayosc doit l’implantation d’une industrie de la chaussure florissante jusqu’au siècle
dernier ».
Puis, Jean n’hésite pas à nous faire emprunter la rue Rompe-Cul. Nous
atteignons une place avec plusieurs restaurants. « Celui-ci est un ancien relais de diligence » nous dit-il.
Nous poursuivons notre balade dans Flayosc en marquant l’arrêt devant un lavoir couvert du 19e siècle. En face, c’est la coopérative vinicole. « On vient de passer la place des Vignerons » nous dit Jean. Ca sent le vin, en effet !
Jean nous prévient : « On va commencer les choses sérieuses ». « Il serait temps ! » s’exclame Jacky. De fait, nous lambinons un peu, ce matin.
Nous sortons de Flayosc et nous voici rapidement dans les bois. Puis nous arrivo
ns à un embranchement de deux chemins aux noms amusants (il nous en faut bien peu pour nous amuser !!). Car il nous faut choisir entre le chemin des Peylons et la route du Peyron. Jean
nous explique : « Ce matin nous prendrons le Peyron. Et les Peylons, cet après-midi ».
Nous marchons sous les pins, mais il commence à faire chaud et nous marquons une pause effeuillage.
Encore quelques minutes et voici l’heure de la une pause casse-croûte,
au soleil.
Puis nous reprenons notre chemin, boueux par endroits. Nous voici
devant une propriété qu’il nous faut contourner. Nous grimpons un petit raidillon bien collant et glissant. Avant de procéder à un regroupement.
« Nous allons arriver au village du Figueiret » nous annonce Jean. Nouvelle pause, avant d’attaquer une petite grimpette.
« Pour ceux que ça intéresse (et ils sont nombreux), nous sommes à la limite de trois communes : derrière nous, Flayosc. A droite, Draguignan et devant nous, Ampus ».
Un peu plus loin, le groupe s’arrête pour attendre quelques
retardataires, parmi lesquels Françoise et Mikaël, toujours à la traîne … !
Nous poursuivons notre route. Bientôt Jean nous annonce : « On va commencer une petite montée. Nous allons passer de 400 à 540 mètres ».
Nous attaquons cette nouvelle grimpette, un peu plus raide et un peu
plus longue que la précédente. A l’approche du sommet, nous apercevons sur notre droite, le Château de la Sigue. Du moins ce qu’il en reste, c’est-à-dire quelques ruines. Qui,
d’après Jean-Marie, méritent quand même une photo.
Puis nous découvrons le point géodésique, le fameux point G. Qui, d’après Gérard, ne mérite pas la photo.
Enfin voici le sommet. Un peu exigu, le sommet ! Nous nous
bousculons, serrés comme des harengs, pour admirer le paysage. « Ici, vous voyez Draguignan, puis le massif des Maures. Et en bas, c’est
Flayosc ». Très belle vue, mais un peu embrumée, hélas.
« On va retourner vers le château pour pique-niquer » nous dit Jean. Nous nous installons dans une clairière au soleil, parmi les buissons de cistes ou de genêts épineux.
Après un agréable déjeuner, c’est l’heure du café, des chocolats, du
gingembre et autres friandises. Manifestement, la trêve des confiseurs n’est pas terminée. Puis certains entament une petite sieste.
Mais Jean a vite fait de les réveiller. « Départ dans 5 minutes ! » s’écrie-t-il. En attendant, Jean cherche à entraîner dans les bois certains d’entre nous en leur disant :
« Viens voir le point G ! ». Nicole, Jacky et Jean-Marie le suivent. Ce qui permet à Jean-Marie d’immortaliser ce fameux point
G.
Puis de retour vers le groupe, Jean nous dit : « C’est quand vous voulez ! ». Etonnant, cet air de liberté en ce début d’année !
Sans nous bousculer, nous nous apprêtons donc à reprendre la route.
Nous entamons la descente sur un chemin rocailleux, à un rythme
modéré.
Que dire de ce retour vers Flayosc ? Le blogueur n’en sait trop rien. C’est bien connu, les randonneurs heureux n’ont pas d’histoires.
A l’arrière du groupe, Mikaël entraîne Jean-Marie dans les bois. Pour aller admirer un splendide pont (romain ?) que le groupe a traversé sans y prêter attention. Ce qui nous vaut cette photo magnifique.
Un peu plus loin, un nuage de fumée traverse la route.
L’arrière-garde en sortira avec un parfum de cochon grillé. Dans le champ d’où monte la fumée, on aperçoit deux hommes entrain de récolter des épinards, sous le regard placide de leur chien. Quel joli tableau !
Plus loin encore, nous assistons à une scène traditionnelle : la cueillette des olives en Basse Provence. Qui nous rappelle certain tableau
fameux. (Tableau ? Ou tatouage ?)
Et nous arrivons enfin à Flayosc. Sans forcer l’allure. Aujourd’hui,
c’en est fini des cadences infernales d’autrefois.
Mais tout s’explique. Rien ne presse aujourd’hui, car nous avons rendez-vous avec Bruno. Qui doit nous rejoindre, chargé de galettes et brioches.
Arrivés à Flayosc, à présent le temps presse. Pas question de passer aux voitures pour changer de chaussures. Direction le café ! Où nous retrouvons avec plaisir Bruno,… les galettes et les brioches.
Bruno prend en charge la découpe des dites galettes et brioches. Que
nous
savouron
s à l’occasion de ce premi
er pot de l’année.
Une belle journée s’achève … et une bonne année commence.
Merci Jean, pour cette agréable randonnée, parfaite en ce début d’année.
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard.
Encore quelques photos :
Flayosc – L’église
Randonneurs en pleine action
Randonneurs en balade

Nuage de fumée
Paysage
Prochaine randonnée : voir programme ci-dessous
Callian-Vallon de la Camiole-30 décembre 2010
Voici ce que disait Jean pour présenter sa dernière rando de 2010 :
"Nous terminerons l’année 2010 par une randonnée au niveau modeste qui se devra de ménager nos forces et de nous préparer agréablement aux fêtes du réveillon .
Randonnée en boucle, au départ de CALLIAN, ce beau village perché du Pays de FAYENCE rendu célèbre par le couturier Christian Dior, les peintres Edouard Goerg et Fernand Léger ainsi que par la femme de lettre Juliette Adam. Cet agréable parcours à travers les forêts de pins et de chênes nous conduira jusqu’aux vestiges de VELNASQUE autrefois place forte , qui protégeait le village de Callian, et nous offrira de larges vues sur le Massif de L’ESTEREL ."
De son propre avis, il ne s'attendait pas à ce que 13 marcheuses et marcheurs le rejoignent en ce 30 décembre, par un temps
extrêmement couvert, digne de la région parisienne selon Daniéla. Pas question de voir l'Estérel, nous risquons plutôt de nous perdre dans le brouillard tant le plafond est bas.
Les photographes ne vont pas être gâtés aujourd'hui !
Comme d'habitude Jean nous présentera cette rando (déjà faite en Janvier 2008 par 26 randonneurs et un très beau temps) : 12,5 km et 290 mètres de dénivelée.
Un nul en math (oui, oui, il y en a dans le groupe !) a compté 7 femmes et 7 hommes, une parité parfaite et Nicole d'ajouter, "On pourra choisir son mec !"
Question ou affirmation ? En fait, des mecs en question, il y en avait
8….
Après la photo de groupe, à 9 heures, nous quittons le parking et traversons une partie de ce joli village avec ses petites rues étroites et bien sûr, Jean nous arrêtera près du lavoir pour un petit topo sur Callian
écrit par Bruno salué au passage.
"Le territoire du seigneur de Callian était si vaste que celui-ci était surnommé le prince de Callian.
Un aqueduc romain souterrain parcourt toute la région. Il est alimenté par la source de Neissou. Le château, propriété privée ne se visite pas. Il a été reconstruit en 1510 par Louis de Grasse
dans le style renaissance provençale. La confrérie des Pénitents blancs occupe une chapelle adossée aux murs du château. Elle a été utilisée comme église paroissiale jusqu'au XVIIème siècle, lorsque fut construite l'église Notre Dame qui abrita les reliques de Ste Maxime, patronne du village. Pendant les guerres de
religion, les dites reliques furent confiées à l'évêque de Fréjus qui refusa de les rendre, mais, une fois par an il les montrait aux fidèles au cours d'un procession. Un jour, Louis de GRASSE
récupéra ces reliques alors que ses soldats tiraient des coups de feu en l'air. Ceci serait à l'origine des "bravades".
Cette année l'environnement du lavoir est en plein travaux
mais le linge continue de
sécher sur la place.
Nous empruntons la grande descente bien raide qui, en Octobre dernier, nous a fait beaucoup transpirer lorsque nous l'avons remontée dans l'autre sens.
Un petit passage à plat dans la plaine nous conduit au gué de la Camiole. Il y
a peu d'eau mais un
fort courant.
Grâce aux plots (Attention, ils sont glissants, nous avertit Jean), nous le franchissons sans nous mouiller les pieds.
Un petit tour sur la route et nous attaquons la montée, seule difficulté du
jour. Il faudra cependant être prudent car le sol est argileux et mouillé, donc glissant, et la plupart du temps recouvert de
feuilles.
Au passage près des ruines de Velnasque, Jean propose de les by-passer car nous les avions déja visitées en octobre dernier.Pas de fleurs en cette saison. Pourtant, les premières Héllébores commencent à fleurir.
Nous décidons donc de poursuivre notre montée et c'est à partir de là que nous allons reparler des "raccourcis
boréliens" . En effet, Jean nous en montrera un, mais il choisira de ne pas l'emprunter car trop glissant. Aurait-il acquis la sagesse depuis qu'il a changé de
dizaine ou bien l'avons-nous traumatisé lors de la rando des "Hauts de Bormes les Mimosas" ?
En tout cas il nous en signalera le débouché et à plusieurs reprises, nous aurons droit au même évitement.
Nicole lui fait remarquer qu'il a oublié la "pause banane". Effectivement, il en avait fait l'impasse, ne voyant pas le temps passer. Mais il nous
la promet dès que nous serons sur la grande piste ce qui ne tarda guère.
Mais que de boue sur ces chemins ! Déjà en 2008, le blogueur de service, en l'occurrence
Gérard, en avait fait la remarque.
Requinqué par cet arrêt, nous sommes prêts à attaquer la dernière montée qui nous conduira à la cote 450 où Jean fera une nouvelle photo du groupe.
Nous sommes alors sur l'aqueduc souterrain de
la Siagnole, un tracé rectiligne dégagé de toute végétation. Il ne reste plus qu'a se laisser descendre jusqu'au pique-nique promis depuis déjà une demi-heure (39 minutes exactement !) et qu'il faudra attendre
encore 10 minutes.
Et à 12 h30, nous y sommes dans une vaste clairière où le tronc d' un pin abattu va nous
servir de bar. J'ai bien dit bar car nous commencerons à boire…le champagne offert par Dianela, transporté par
Daniel, servi par Jean et…bu avec beaucoup de plaisir par tous. Merci Daniela. Et nous levâmes nos gobelets à l'année qui s'achève.
Il y eu ensuite du rosé, de la saucisse sèche et plein de "gâteries" au moment du désert :
chocolats, papillotes chocolats et pâtes de fruit, truffes, chartreuse verte, gâteau au raisin et bien sûr gingembre confit.
Allons-nous pouvoir repartir ? Heureusement il ne reste que 2 km environ. Il fait toujours gris et humide contrairement aux infos que Jacqueline donnera à Bruno par téléphone : Oh! La menteuse . Mais Bruno n'est certainement pas dupe.
A 13 h 25, après ces agapes, nous repartons quand même et très vite nous avons le superbe
château en perspective. Enfin une vue dégagée sur la plaine mais la brume limite sérieusement notre
champ de vision.
Encore un lavoir, décidément les habitants de ce village aiment la propreté…et Jean les
lavoirs car il y fera, comme en 2008, une photo du groupe.
Après une tentative de raccourci, non borélien paraît-il, nous retrouvons les voitures pour changer de chaussures. Ces dernières ainsi que les bas de pantalon mériteront un bon nettoyage.
Il est 14 h- Un record pour une fin de rando.
Nous retrouverons notre petit salle panoramique à la pizzeria du village; mais nous sommes en avance sur l'horaire prévu par Jean : décidément, nous marchons trop vite…
Mais la salle se libère et nous allons découvrir la surprise du jour, une magnifique brioche
provençale que Jean et Nicole nous offrent en préambule à la Galette des Rois de la semaine prochaine. C'est Jacqueline qui tirera la fève. Il existe dans les archives photographiques de Jean une superbe photo de l'événement que nous n'avons pas pu
publier. Je suis sûr que si vous insistez…
Merci Jean pour nous avoir guidés dans ces bois humides en évitant les raccourcis glissants.
Merci aux photographes, Jean, Jean-Marie
La semaine prochaine :
Jeudi 06 Janvier à 8 H 30 : SAINT-RAPHAEL ( 83 ) – Sentiers du Castellas et du littoral
Agréable randonnée sur un sentier historique .
Nous découvrirons l’ancien chemin que les fermiers d’Agay utilisaient autrefois pour se rendre à Saint-Raphaël . Le retour se fera par le sentier du littoral créé sous la révolution par l’Administration des Douanes et utilisé par les Domaines jusqu’au début du XXème siècle .
Très belles vues sur le massif de l’Esterel, la baie d’Agay, le Dramont et l’ile d’Or .
A la fin de la Randonnée : Dégustation de la Galette des Rois
L : 11 Km 130 - Dénivelée : 226 m – D : 4 H 00 – Moyen Modérato – Repas tiré du sac .
Responsable : Joël Lefeuvre – 04.89.99.01.07 – 06.23.07.11.99
Itinéraire d’accès : Suivre l’Avenue du Grand Défends, puis la rue Raoul Blanchard . Tourner à droite, parcourir 700 m et stationner sur le PARKING du Golf – Ecole du C. R. E. P. S.
Coût du trajet A R : 10 Km x 0.20 = 2 Euros
Quelques photos en bonus.
Non, ce n'est pas pour son trombinoscope. Il a seulement récupéré la capuche de Dianela, tombée du sac
Mais où sont les randonneurs ?
Bien concentrée ! Courage, tu y es presque
Pique-niqueurs dans l'herbe humide. Gare aux rhumatismes fessiers, ce sont les pires !
Zut, il est déjà vide !
Le ventre plein, c'est reparti
Heureuses les randonneuses, c'est la fin de l'année
La Reine et sa
cour, mais ce n'est pas sa meilleure photo
Superbe château
GARONNETTE 16 décembre 2010
GARONNETTE 16 DECEMBRE 2010
Aujourd’hui c’est Joël qui accompagne pour la première fois une rando intégralement.
24 randonneurs courageux se retrouvent par un température de moins un degré sur le parking. Plusieurs conjointes malades manquent à l'appel.
Joël doit prendre une première décision : nommer un serre-file. Pour une première, innover serait risqué, et il nomme Jacky. Puis il demande à Jean si l’on peut partir. Ce dernier lui répond : "c’est toi qui décide aujourd’hui".
Nous partons rapidement pour trouver un endroit au soleil pour la photo de groupe et les explications sur la journée.

Joël présente le parcours et le profil : «16,7 kilomètres et non 18 comme annoncé Une première montée facile pour tous et une seconde plus raide, avec un échappatoire possible. Le reste parcourt des pistes DFCI (Défense Contre les Incendies).
Cette rando a été faite en 2001 par Bruno avec 12 randonneurs et en 2006 avec 17.Aujourd’hui nous sommes 24 : belle progression, qui illustre le succès des rando du Cercle de Boulouris ».
Jean nous avait prévenu la semaine précédente que "nous aurons plusieurs gués à franchir, et que s’il pleutt d’ici là , nous aurons intérêt à venir avec des sacs plastiques à mettre au dessus des chaussures". Cela n’a pas été utile pour le premier gué sur la Garonnette , ni pour les suivants.

A cette occasion Jean-Marie explique que la Garonnette est un fleuve côtier qui se jette directement dans la mer, comme souvent dans les Maures ou l’Estérel. Après les inondations de 2009, Sainte Maxime, s’est associée avec Roquebrune pour curer et aménager le cours de la Garonnette : ils ont été bien inspirés car les travaux se sont terminé le 11juin 2010 et quatre jours plus tard la Dracénie subisssait les pluies les plus importantes depuis un siècle et il n’y a pas eu d’inondations en aval de la Garonnette.
Un peu plus loin nous passons non loin d’une stèle à la mémoire de Norbert Peloux, jeune pompier de 24 ans mort dans les incendies de 1982..
En face le décor est triste :les restes d’un terrain de paint ball abandonné avec des cabanes en palettes.
Nous arrivons prés d’une halte de chasse récemment occupée, vu les cadavres de leurs agapes, immensément plus copieuse que le casse croûte que nous prendrons en cherchant à nous abriter du vent.

Plus loin Joël nous arrête pour nous proposer d’aller voir quelques mètres plus loin à droite les ruines d’un ancien village, noté « David ruines » sur la carte. Pourquoi cette formulation anglaise ? Le terrain a été racheté par la commune via la SAFER pour réaliser un projet agro-sylvo pastoral.
Ce sont de véritables ruines et on se demande quelle peut être la nature du projet de la commune.
Plus loin Joël nous signale que nous devrions voir le Mercantour enneigé d’ici, alors que nous ne voyons que nuages. Jean opine que lors du repérage de la rando avec Joël ils ont vu le Mercantour.
Nous apercevons au loin dans le vallon des constructions , une belle maison neuve et un grand bâtiment en construction , le tout doublé en pierre du pays ,avec des
tracteurs, des camions et plusieurs voitures. Une petite centaine de ruches, pas d’animaux ni de surfaces cultivées autour. Est-ce une exploitation agricole, une grande résidence secondaire ou un
site de blanchiment en tout genre… nous resterons dubitatifs …
Joël profite de l’occasion pour nous parler du miel et du métier d’apiculteur, dont notre région est le plus grosse productrice. Un air de musique classique ponctue
ses propos … C’est le portable d’une randonneuse mélomane…
Joël nous dit que nous avons fait le plus dur. Nous sommes enclins à croire notre nouveau chef et à lui accorder le bénéfice du doute. Mais Jean confirme... et le doute renaît dans les esprits.
Certains commencent à sentir la faim et pressent Joël de faire la pause. Il nous propose de poursuivre jusqu’à une vue sur la côte.
Nous mangeons rapidement vu le froid (trois degrés mesurés , mais certainement moins ressenti et repartons vite .Pas de sieste ni de jeu de cartes, mais échange de café
et boissons chaudes.
Les dames ont froid. On dit à Joël que c’est de sa responsabilité d’accompagnateur de les réchauffer. Il hésite à s'exécuter, puis se rétracte...et nous ne plubierons pas la photo de la déception des randonneuses...
Nous repartons d’un bon pas vers le col de Bougnon . Le groupe se sépare en deux. Neuf vont directement au café par l’échapattoire .
Les autres attaquent la monté raide vers le Cabasse. Cela réchauffe et nous découvrons une vue qui va de l’Esterel à la baie de Saint Tropez
.
Peu de place sur le promontoire où une antenne relais de télé remplace une ancienne éolienne (pour quelle fonction ?)
Nous redescendons et Joël nous donne les consignes de silence car nous devons contourner une propriété et en traverser une autre. Effectivement nous contournons une propriété entourée d’une clôture électrique qui la protège efficacement des sangliers, nous le constaterons de part et d’autre.

La propriétaire travaille à son jardin :elle nous appelle et nous dit qu’une prochaine fois nous pourrons traverser sa propriété à condition de remettre les fils de la cloture, dont l’électricité est coupée dans la journée, car les sangliers ne sortent que la nuit. Elle nous dit de faire attention à son voisin, qui refuse le droit de passage sur son terrain et avec lequel elle est en conflit. Sa villa est nommée Eros et Thanatos. Elle propose qu’il enlève Eros. Le monde est partagé entre bons et mauvais coucheurs…

Les deux groupes se retrouvent pour le tradtionnel pot où les chocolats et boissons chaudes ont plus de succès que les bières
Le bonus
le nouvel accompagnateur en action

L'ancien et le nouveau
Randonneuses... qui ont fait ce qu'il fallait pour être sur la photo( on ne dira pas
quoi..., certaines se sont plaintes de ne pas figurer sur le dernier blog, elles ne savaient pas...)
.

l
Et pour terminer la congère qui a aurait pu nous bloquer, mais notre accompagnateur a été à la hauteur et nous avons pu surmonter l'obstacle pas prévu par la météo
...

Merci à Joël pour cette excellente première.
Merci aux photographes, Claude, Gérard, Jean et Jean-Marie
Notre prochaine rando
Jeudi 23 Décembre à 8 H 00 :ROQUEBRUNE SUR ARGENS ( 83 ) Massif des Maures .
Randonnée courte afin de préparer les fêtes de fin d’année .
L : 16 Km – Dénivelée : 500 m – D : 4 H 30 . Niveau : Moyen Médio . Repas et boisson tirés du sac .
Responsable :Roland Collomb – 06.12.88.19.76 Boulouris N°815
Salernes 2010-Le tour du Babadié-9 décembre 2010
SALERNES-Le tour du Babadié.
Alors qu'en 2008, Jean n'avait eu que 10 "clients" pour cette rando, ce sont 36 marcheuses et marcheurs qui se sont réunis sur le parking Jean
Moulin de Salernes, ce 9 décembre 2010. En 2008, il avait fait de l'orage et beaucoup plu au moment du départ de Boulouris…mais la journée s'était finie sous le soleil. Aujourd'hui il fait
11°, le soleil brille et le mistral annoncé par la Météorologie Nationale nous garantit un beau ciel bleu.
Alors qu'en 2008, aucun blogueur n'était présent (tous restés sous la couette !), Jean avait du rédiger lui-même le texte et Claude, seul photographe avait assuré le reportage.
Pas de problèmes pour la rando du jour, le groupe a retrouvé ses blogueurs et ses photographes.
Jean nous précisera: " rando très facile, 16 km et 300 m de dénivelée. Nous emprunterons par endroit le tracé de l'ancien chemin de fer de Grasse à Meyrargues, bien connu du
groupe de marche, et plusieurs fois emprunté dans les départements 83 et 06. Mise à part une montée de 200 m de dénivelée, nous aurons beaucoup de faux-plats montants et descendants."
Il en profite pour nous donner de bonnes nouvelles de Bruno qui s'est même programmé quelques marches du Lundi
au début de 2011.
Et c'est parti. Il est 9 h 20.Très vite, nous quittons l'ancienne voie ferrée et atteignons le pont romain sur un
petit affluent de la Bresque. La même photo avait été prise en 2008 avec un effectif moins important (voir le blog de 2008).
Puis nous rejoignons notre tracé initial jusqu'à une bifurcation où Jean nous prévient : "Voici la seule difficulté du parcours, 200 m de dénivelée. Derrière vous, sur le sommet de la colline, vous pouvez voir la chapelle où nous sommes passés lors de la rando de Sillans-la-Cascade et dont je ne me rappelle plus le nom" . (En fait, il s'agit de la chapelle de la Croix de Solliés à la cote
425).
Et nous attaquons cette montée, très raide au début mais dont la pente diminue lorsque nous rentrons dans le bois.
La montée nous a bien réchauffés comme d'habitude, tout au long du chemin on verra quelques "effeuillages"qui étireront encore un peu plus le
peloton, et que Jean regroupera un peu avant le haut de la côte.
A la borne 409, nous nous arrêterons pour une "pause banane" bien méritée.
Nous sommes maintenant sur le plateau où nous progressons sur du plat, à la vitesse de 5 km/h. Jean ne parle même plus
de faux-plat. L'absence de pente entraîne l'accumulation de l'eau des pluies récentes et le chemin, boueux par endroit, est souvent coupé de larges flaques.
Joli coup d'œil sur Villecroze (super coup de zoom)et Tourtour en dessous du plateau de Canjuers.
Petit détour vers le centre équestre puis halte près d'une ancienne vigne dont les sarments morts sont noyés parmi
les petits pins et les chênes verts, mais c'est un bon repère pour se positionner sur la carte. A 12 h05, un arrêt au soleil permet à Jean de faire un topo sur Salernes.
"Situé dans la vallée de la Bresque, au confluent du Pelicourt et de la Grave, cette petite ville est une cité artistique et industrieuse. La Bresque, affluent de l'Argens coule dans une vallée paisible, antique voie de passage ce qui explique les traces d'occupation humaine sur le terroir salernois, fréquenté depuis la préhistoire. Quant au nom de la ville, il n'a aucun lien avec le sel ou la fameuse route du même minéral. La racine SAL est en fait un toponyme préindoeuropéen lié à un relief escarpé avoisinant des sources, ce qui est le cas.
Le château existait déjà au 11ème siècle et une première mention du Castrum de Salernes date de 1007. Il fut détruit par un incendie en 1676 et jamais reconstruit.
Salernes est célèbre pour ses tomettes hexagonales qui recouvrent la plupart des sols dans les maisons provençales. Ce sont des carrelages en terre
cuite, émaillés ou non, faite d'un mélange de cette terre rouge et ferrugineuse à d'autre sorte de terre". Cf. Office de tourisme et
ProvenceWeb.
Jean-Louis ajoutera qu'il existe un musée très moderne et très intéressant sur le travail des tomettes et autres carrelages.
Nous repartons après que Jean nous ait précisé "à partir de maintenant
nous allons quitter la forêt pour des paysages plus champêtres de vignes et d'olivier. Nous nous arrêterons pour pique-niquer dans 20 minutes environ près du village de Mentonne".
Laissant filer quelques marcheurs trop avancés, Jean bifurque brusquement pour
traverser un c hamp afin de gagner un stockage de bois qui s'avérera un excellent coin pique-nique, au
sol eil et à l'abri du vent soufflant
maintenant assez fort. Des rondins serviront de sièges et même de table pour les
joueurs de cartes. Tiens, il y a longtemps que nous ne les avions pas vus en activité ces quatre-là !
A peine installés, Daniel, redevenu serre-file après ses exploits à St.Vallier,
nous lance un tonitruant : "Départ dans 6 minutes"!
C'est à 13 h 30 que Jean donnera le vrai signal du départ. Au passage il ira saluer le cheval noir qu'il avait déjà rencontré en 2008.Tous les deux étaient très heureux de se retrouver…
A 14 h 25 nous avons retrouvé la fameuse ex voie ferrée et remontons carrément au nord vers Salernes. Daniel avait alors pronostiqué une
arrivée aux voitures à 15 h 12 (quelle précision) alors que Jean-Marie estimait 15 h 30 : qui va gagner ?
Passage devant la maison de l'ancien garde-barrière, c'est Jean-Louis qui remplira la
fonction…pour la photo seulement. Quelques jolis épouvantails en bord de route semblent très étonnés par cette troupe, ils seront encore plus surpris quand de petits facétieux iront poser avec
eux.
Le passage de la voie est maintenant bien encaissé et on reconnaît le travail des
hommes qui ont coupé la colline. Elle surplombe la Bresque et nous rencontrons de plus en plus d'habitations.
Repassant à proximité du pont romain Jean demande si quelqu'un veut le revoir mais il n'obtient pas plus de réponse que lorsque, arrivant à la bifurcation vers la montée de ce matin, il
propose de refaire un tour !
Il ne nous reste plus qu'à se laisser aller vers le parking. Il est 15 h 12 lorsque nous l'atteignons, bravo Daniel.
Au pot pris au café des Négociants, Daniel vendit la mèche, c'était l'anniversaire de Jean qui eu droit à la chanson traditionnelle.
Merci Jean pour cette belle rando, facile et agréable .
BON ANNIVERSAIRE !
Mais au fait, on n'a pas parlé du Babadié !
Merci aux photographes: Jean, Jean, Jean-Marie, Claude et Jean-Louis.
Prochaine rando : Jeudi 16 Décembre à 8 H 00 : Les Petites MAURES ( 83 ) – LA GARONNETTE
Très belle randonnée en boucle dans le Massif des Petites Maures sur les hauteurs de SAINT-AYGULF .
Le parcours sera très contrasté puisque nous remonterons d’abord le cours d’eau « La Garonnette « pour ensuite cheminer sur les crêtes et atteindre, après une rude montée qui mettra sans aucun doute, nos mollets à contribution, le sommet de CABASSE à l’altitude de 356 mètres .
Nos efforts seront récompensés par un très beau point de vue sur la baie de FREJUS, le golfe de SAINT-TROPEZ et le massif des MAURES .
La descente sera tout aussi pentue que l’a été la montée .
ATTENTION : 350 mètres de dénivelée négative ! Soyez bien chaussés et sachez utiliser vos bâtons . . .
L : 18 Km – Dénivelée : 630 m – D : 5 H 30 . Niveau : Moyen Alto . Repas et boisson tirés du sac .
Responsable : Joël Lefeuvre – 04.89.78.93.12 – 06.23.07.11.99
Itinéraire d’accès : Se rendre d’abord au Val d’Esquières en empruntant la RN 98 en direction de Saint Aygulf que vous
traverserez – A 6 Kms 500 du panneau de sortie du village’ au niveau de l’hôtel du Manoir, prendre à droite la D.8 vers le Col du Bougnon et l’abandonner au bout de 500 mètres (lorsqu’elle tourne sur la droite après avoir franchi la Garonnette), pour continuer tout droit en longeant la rivière « chemin de la rivière » jusqu’à une bifurcation, 400 mètres plus loin où on laissera les voitures sur la gauche avant et après un terrain de tennis.
Coût du trajet A R : 45 Km x 0 € 20 = 9 Euros
Quelques photos en vrac: Jolis tags
Comme il est boueux ce chemin !
Randonneuses
Encore dans les bois Le coin des hommes.
Crise de démence meurtrière de Daniel !!!
Le Garde-Barrière intérimaire
Le pique-nique fut-il bien arrosé ?
Au sujet de la fin de la saison 2010/2011. On en parle déjà!
Au-dessus de la Bresque