GUILLAUMES-AMEN- 6 Octobre 2011
La Montagne de Mairola : 29 septembre 2011
Puget-Rostang : La Montagne de Mairola
Aujourd’hui, Joël nous emmène randonner dans le Haut Var, à partir de Puget-Rostang.
Nous allons faire l’ascension de la Montagne de Mairola (alt. 1596 m), par des chemins escarpés et pentus. En mai dernier, nous étions déjà là, mais nous nous étions contentés d’un parcours plus modeste.
Une première voiture arrive à Puget-Rostang, conduite par Daniel. Qui nous annonce un petit 9,5°. Il fait en effet très frais, et nous enfilons une petite laine.
Une deuxième voiture arrive, conduite par Joël. Ce sera la dernière ! Heureusement, Monique (habituée des marches du lundi) et Maurice, son mari, sont venus en renfort. Nous voici donc 7 randonneurs !! Un record ?
Sans doute, certains absents ont-ils été effrayés par le parcours,
qualifié de sportif.
Joël nous montre le profil de la rando. Profil simplissime. « Nous sommes ici à 710 mètres et nous allons grimper à la Montagne de Mairola (alt. 1596
m) ». Ce qui fait un dénivelé de 900 mètres.
Après une petite photo de groupe, nous traversons
Puget-Rostang.
Et nous attaquons un premier raidillon, qui nous permet de nous
réchauffer rapidement.
Nous marquons une petite pause « effeuillage ».
Puis nous poursuivons notre grimpette. « Ca ne va pas trop vite ? » demande Joël. « Si,
peux-tu ralentir un petit peu ? ».
Nous débouchons sur la piste qui monte de Puget-Rostang, par une série
de lacets. « Tiens, on aurait pu se garer ici ! » constate Daniel.
Puis nous abandonnons la piste pour un sentier qui serpente parmi les chênes.
Bientôt, nous voici à flanc de coteau, en plein soleil. Sur un sentier
caillouteux, bordé de buis et de genêts.
« Nous avons fait 200 mètres ! » nous annonce Joël. Preuve que nous marchons à bonne allure.
Joël nous encourage : « Ca
va bientôt être plat. Vous pourrez vous reposer un peu ».
Voici le replat. Nous nous arrêtons à l’ombre, près d’une cahute.
Il est 10 heures passées. C’est l’heure de la pause casse-croûte. Nous sommes vite assaillis par des nuées de mouches.
Joël profite de la pause pour nous parler de Puget-Rostang.
« Le village se situe
au confluent de la Mairola et du riou d’Auvare.
Il est bâti en fer à cheval autour du donjon, perché au sommet du téton rocheux en ressaut. L’habitat est fortement aggloméré. Les murs pignons mitoyens et les façades juxtaposées forment des bandeaux continus qui constituent une véritable enceinte.
Le village était autrefois fermé par trois portes. Sa défense s'organisait autour du donjon. Les bandes de constructions épousent les courbes de niveau délimitant ainsi un réseau de voies parallèles, reliées entre elles par des passages en escaliers. Le relief accidenté donne au village une configuration en gradins qui assure un bon ensoleillement à chaque bâtiment.
Les maisons sont en hauteur, sur trois ou quatre niveaux. La façade principale donne directement sur la rue. On accède au logement par une seconde rue qui borde la façade arrière ».
Puis Joël revient à notre randonnée. « Vous voyez devant vous le col de Mairola. Et à droite, c’est la Montagne de Mairola ».
Sommet que l’on distingue ici, derrière les arbres, à contre-jour.
« On est à 1025 m. On grimpe d’abord au col de Mairola (1286 m), puis au col de la Barbenière (1477 m) ».
Nous reprenons notre grimpette. Sur la droite, voici un petit oratoire
dédié à Saint Sébastien. « Nous en verrons d’autres sur notre parcours » nous dit Joël.
Nous montons à présent à travers un alpage. Sur notre droite, le
sentier domine un ravin. « C’est le torrent de Mairola » nous dit Joël.
Une fois n’est pas coutume, Françoise se trouve en position de serre-file !
Nous atteignons le col de Mairola.
Joël nous explique : « Pour monter au col de la Barbenière, il y a deux voies possibles : la piste ou un sentier qui longe la falaise au-dessus du vide ». Nous optons pour la
première voie.
Nous attaquons la piste. Elle grimpe en pente douce … et à l’ombre.
Mais, ombre ou soleil, nous sommes toujours poursuivis par nos mouches. Sans doute attirées par nos peaux parfumées ?
Nous marquons une pause à l’arrivée du sentier que nous avons évité. En
effet, vu d’ici, l’à-pic est impressionnant !
Derrière nous, voici un joli sommet que Daniel identifie comme étant « le Téton de Vénus ». Très joli nom, … qu’il conviendrait de vérifier.
Nous quittons la piste et empruntons un sentier à travers bois.
Nous grimpons à l’ombre des pins. La pente devient raide. Puis nous
débouchons sur un plateau herbeux. C’est le col de la Barbenière.
A une centaine de mètres au-dessus de nous, voici le sommet de la
Montagne de Mairola.
La grimpette à travers une prairie parsemée de rochers, semble
facile.
Mais la pente devient plus raide. Parfois le pied dérape sur les cailloux. Et nous sommes toujours poursuivis par ces satanées mouches !!
Nous nous regroupons au pied du sommet, près de bosquets de buis. Puis
c’est l’assaut final parmi les rochers et les buis.
Nous atteignons le sommet. Le panorama, avec une vue à 360 °, est
magnifique.
Nous nous installons dans les rochers pour déjeuner.
Le téléphone de Joël sonne. « C’est un appel de La Réunion ! » nous dira-t-il. Appel de Michel, lui aussi en randonnée avec Cathy et Maryse. Michel, avec lequel Joël avait reconnu cette rando. Sympa, ce coup de fil ! Après cette conversation au sommet, nous savourons notre pique-nique.
Nous sommes en plein soleil, mais une légère brise nous rafraîchit agréablement.
Après le café, une sieste dans l’herbe, au pied du sommet, serait bien
agréable. Mais il nous faut déjà repartir.
Nous redescendons jusqu’au Col de la Barbenière.
Puis nous suivons la crête qui descend doucement, sur l’autre versant du torrent de Mairola.
Nous poursuivons ensuite la descente à travers bois.
Le sentier devient raide et escarpé.
Nous voici à nouveau en terrain découvert. Le paysage est
magnifique.
Au-dessus du ravin, se dressent des rochers aux formes étranges.
Nous descendons à présent à travers une magnifique futaie de
pins.
S’agit-il de pins noirs d’Autriche, comme le suggère une pancarte un peu plus loin ?
Nous pénétrons dans une zone reboisée depuis un siècle. Des barrages de
roches furent bâtis pour maîtriser les cours d’eau et stopper l’érosion du sol. Pour reboiser, les forestiers choisirent le pin noir d’Autriche, bien adapté au sol aride.
De part et d’autre du sentier, on peut voir d’autres espèces : sapins, pins, cèdres,…
Nous dominons à présent le village de Puget-Rostang.
On voit bien ici que le village est bâti en fer à cheval, chaque maison
étant orientée vers le soleil.
Encore quelques minutes, et nous voici au parking.
Après avoir enfilé des vêtements secs et des chaussures légères, nous nous rendons à l’auberge du village.
Et nous terminons cette belle journée par un rafraîchissement amplement mérité.
Merci Joël, pour cette très belle randonnée, et tant pis pour les absents !
Merci à Gérard, photographe et blogueur.
Encore quelques photos :
Le groupe au sommet
Paysages
Prochaine rando : voir programme ci-dessous
Gilette - La Clue de la Cerise : 22 septembre 2011
Gilette - La Clue de la Cerise
Aujourd’hui, Jean nous emmène à Gilette, au-dessus de la vallée du Var. Au programme :
« magnifique randonnée dans les Gorges de l’Estéron et découverte d’un site naturel
magique : la Clue de la Cerise ».
Nous avons rendez-vous 5 km après Gilette, au départ de la piste qui mène au pont de la Cerise.
Nous voici 19 randonneurs, prêts pour cette « petite » randonnée de seulement 8 km.
Jean nous présente le parcours. « Nous sommes ici
dans la vallée de l’Estéron. On va descendre à la Clue de la Cerise. Puis nous remonterons et descendrons jusqu’à la rivière. Ensuite nous reviendrons sur nos pas, à la Clue de la Cerise. C’est
là que nous pique-niquerons ».
Puis Jean nous montre le profil « en dents de scie » de la rando. « Comme vous le voyez, il est parfaitement symétrique ». Etonnant, n’est-ce pas ?
Jean nous rappelle les randonnées que nous avons déjà faites dans le secteur. « Avec Bruno, nous avons fait la Cime des Colettes. Nous avions déjeuné à l’auberge de Toudon. Et c’est à Bouyon que nous avons fait les
Gorges de l’Estéron ».
Nous prenons la traditionnelle photo de groupe. Les visages sont comme le ciel, radieux !
Enfin nous attaquons la descente, à l’ombre, dans les bois. Nous ne tardons pas à apercevoir les Gorges de l’Estéron, sur notre gauche. Ce n’est qu’un aperçu des paysages splendides qui nous attendent plus loin.
Nous poursuivons la descente et débouchons à présent sur une large piste ensoleillée.
Quelques minutes plus tard, nous voici sur le Pont de la Cerise. On
aperçoit la rivière dominée par une esplanade rocheuse. C’est la Clue de la Cerise.
« Voilà l’endroit où nous viendrons
pique-niquer tout à l’heure », nous dit Jean.
Nous attaquons notre première grimpette, à travers bois.
Jean nous montre un village : « Là-bas, c’est
La Cerise ». Après le Pont, la Clue, voici donc le village.
Nous prenons à présent la direction de l’Oratoire Notre-Dame du Brec.
Nous grimpons en plein soleil et il commence à faire très chaud.
Il est 10 h 30, lorsque nous nous arrêtons pour la pause casse-croûte.
Puis nous reprenons notre grimpette, direction l’Oratoire.
Le voici bientôt au bout du chemin. Nous marquons une pause pour admirer la vue sur les Gorges de l’Estéron.
Jean inspecte les lieux. Cathy le remarque et lui demande : « On dirait que tu es perdu, Jean ? »
« Non, non, je réfléchis ! ». Ce qui paraît sage, car devant nous, c’est le vide ! Il serait imprudent d’avancer davantage.
Après réflexion donc, Jean décide de revenir quelques mètres en arrière. Le voici, le chemin qui descend vers la
rivière.
C’est d’abord une piste caillouteuse et bien ensoleillée.
Puis nous pénétrons dans les bois.
« Attention aux pierres qui roulent ! » nous crie Jean. Et attention aussi aux feuilles mortes qui glissent sous les pieds !
Un peu raide, cette descente !
« Excellent, comme descente apéritive » nous dit Michel.
Gérard réagit : « Si j’ai bien compris, on va remonter tout ça ? Après le pique-nique ? ».
Preuve qu’il n’a pas compris,… ou qu’il n’a rien écouté !!
Daniel, notre serre-file, intervient : « Je
préférerais une montée apéritive et une descente digestive ».
Nous apercevons devant nous, une immense falaise. A son pied, coule l’Estéron.
Au-dessus de nous, des arbres semblent accrochés à la falaise.
Le site est magnifique. Nous marquons une pause pour admirer le paysage et profiter de la fraîcheur.
« C’est là que se termine la rando aquatique dont je vous ai parlé tout à l’heure » nous dit Jean.
« Rando aquatique, car la Clue de la Cerise se parcourt principalement à la nage dans le cadre magnifique de la basse vallée de l’Estéron.
Attention ! Si ce parcours est accessible à un large public, il demande néanmoins un bon niveau
en natation et une bonne condition physique, afin de ne pas se laisser entraîner par le courant de la rivière. En grimpant sur les berges, des sauts de toutes hauteurs agrémentent la descente de
la rivière ».
« J’avais prévu de remonter avant le pique-nique … mais on peut aussi déjeuner ici ».
Après consultation des troupes, la majorité … et la raison l’emportent.
Nous attaquons donc la grimpette dans les bois.
« Qui voulait une montée
apéritive ? ». Daniel lève la main.
Nous grimpons ce que nous avons descendu. Et la pente est toujours aussi raide !
Mais ne nous plaignons pas. Nous sommes dans les bois, donc à l’ombre.
Arrivés au sommet, nous marquons une pause pour nous regrouper. Et surtout nous désaltérer.
Mais nous n’en avons pas terminé avec la montée. Car après la grimpette à l’ombre, voici la grimpette au soleil. Beaucoup plus
éprouvante que la première !
Le paysage est magnifique. Mais certains ne prennent pas le temps de l’apprécier.
La souffrance se lit sur les visages. Et notre groupe s’étire quelque peu.
Enfin nous approchons de l’oratoire, que nous évitons cette fois-ci.
Nous marquons une pause pour attendre les derniers. Prenant le temps de souffler un peu et de nous désaltérer.
Après la montée, … la descente ! Nous reprenons la piste, toujours au soleil.
Arrivés près de la rivière, nous progressons sur des dalles en pente. En pente, comme certains gosiers !!!
On entend des chants d’oiseaux, bientôt couverts par le bruit de la
rivière. Nous voici à la Clue de la Cerise.
Nous nous installons pour pique-niquer. Sur des rochers ou à même les
dalles. En tout cas, au soleil, car ici l’ombre est rare.
Nous attaquons notre repas, bien arrosé de vin rouge ou rosé. Après le
dessert, le café, le gingembre, chacun vaque à ses occupations favorites.
Voici l’éternel groupe de beloteurs.
Michel choisit de faire la sieste, mollement allongé sur les dalles rocheuses.
D’autres préfèrent admirer le spectacle de l’eau qui court entre les
rochers.
A moins qu’ils (surtout elles) n’admirent les jeunes gens qui batifolent dans l’eau.
On resterait des heures dans ce site magnifique.
Mais nous sommes ici en plein soleil. Il commence à nous brûler la
peau.
« Départ dans 10 minutes » annonce Jean.
Nous avons fait les trois quarts du parcours. Il ne nous reste plus qu’à remonter jusqu’aux voitures.
« Etes vous prêts pour une
petite côte ? » demande Jean. Et il ajoute pour nous encourager : « Ensuite, nous irons à Gilette, prendre un
rafraîchissement ».
Nous attaquons la côte finale. Sur une piste en plein
soleil.
En longeant les côtés, tantôt à droite, tantôt à gauche, on peut
profiter d’un peu d’ombre.
Enfin nous apercevons les voitures. La grimpette est terminée.
Direction Gilette et son café en terrasse, avec vue magnifique sur la
vallée du Var et de l’Estéron.
Et nous terminons cette belle journée par un rafraîchissement amplement
mérité.
Merci Jean, pour cette très belle randonnée, et ce pique-nique dans un site remarquable.
Merci aux photographes : Jean, Gérard .
Encore quelques photos :
Randonneurs
Pique-niqueurs
Paysages
Prochaine rando : voir programme ci-dessous
St Vallier de Thiey - Les Audides : 15 septembre 2011
Saint Vallier de Thiey – Les Audides
Aujourd’hui, Joël nous emmène à Saint Vallier de Thiey, sur la route Napoléon.
Ce sera « une randonnée facile sur le plateau des Audides, offrant de très beaux panoramas sur le pays Grassois ».
Nous voici 24 randonneurs au départ de Saint Vallier. Le ciel est bleu, le soleil brille. Et la météo nous promet un temps radieux.
Joël nous présente la randonnée. « Cette randonnée, certains l’ont faite avec Bruno, il y a 5 ans. Vous aviez visité alors une grotte. Mais aujourd’hui, nous n’y descendrons pas ».
Tant mieux ! Inutile d’aller risquer un coup de froid, dans les profondeurs. Il vaut mieux rester à l’air libre et profiter pleinement du soleil.
« Ca montera progressivement et gentiment » nous dit Joël. « Et en plus, nous serons le plus souvent à l’ombre ». Excellent !
Puis Jean-Marie nous donne des nouvelles de Mikaël – à qui nous souhaitons de revenir bien vite parmi nous. « On manque en effet d’accompagnateurs » précise Jean.
Nous voici partis à travers Saint Vallier, pour cette petite randonnée d’environ 16 km, au dénivelé très moyen : 343 m.
Une fois sortis de Saint Vallier, nous suivons quelques instants la route Napoléon. Puis nous voici sur une petite route ombragée parmi les
chênes. Nous progressons rapidement. Bientôt nous quittons le macadam.
Nous empruntons un sentier qui traverse un petit bois. Joël et Jean s’écartent de la route. Ils sont à la recherche d’une borie, mais
reviennent bredouilles.
Les randonneurs de tête mènent la marche à un rythme très soutenu. Trop soutenu, selon les randonneurs de queue. Gérard se fait leur
porte-voix en criant : « Ralentissez devant ! » Le groupe ralentit la cadence.
Quelques instants plus tard, certains s’inquiètent : « Quand est-ce qu’on s’arrête pour la pause banane ? ». Il est en effet 10 heures passées.
Gérard se propose à nouveau pour transmettre la requête. En s’écriant : « Et la pause banane ? ». Joël se retourne : « Dans un quart d’heure, si
vous le voulez bien ! »
Un quart d’heure plus tard, nous nous arrêtons pour la pause casse-croûte. A l’abri du soleil qui commence à cogner fort.
Près du chemin, Jean-Marie a déniché quelques colchiques. Qui dans les prés fleurissent, fleurissent… C’est la fin de l’été.
Pendant que nous nous désaltérons, Joël nous parle de Napoléon :
« L’Empereur, qui avait quitté l’île d’Elbe à bord de l’Inconstant et déjoué la
surveillance des flottes anglaise et française, débarque le 1er mars 1815 à Golfe-Juan avec un millier d’hommes. Résolu à reconquérir son
trône sans tirer un coup de fusil, il choisit, malgré les difficultés de l’hiver, la route des Alpes pour éviter les populations royalistes de Provence.
Boue, rocailles, amas de glace et de neige rendent la marche rude et dangereuse. Les lanciers doivent porter sur leurs épaules selles et brides. Après le plateau de Roquevignon à Grasse (que gravirent nombre de personnes, venues offrir des violettes à l’Empereur et du vin aux soldats), la colonne épuisée fait halte à Saint Vallier de Thiey.
Témoin du passage de Napoléon, la colonne commémorative à chapiteau corinthien avec buste de l'Empereur. On raconte que l’aubergiste qui reçut Napoléon, vendit pendant 20 ans, le verre dans lequel avait bu l'Empereur. Il disparut après avoir fait fortune ».
Jean nous promet un prochain épisode de l’épopée napoléonienne, à Séranon, le 13 octobre.
Nous traversons à présent la route départementale. C’est ici, sur la gauche, que se trouve la Grotte des Audides.
Nous poursuivons sur une piste au soleil. Tiens ! Ne dirait-on pas ici les restes d’une borie ?
Voici que nous croisons un petit groupe de randonneurs. En les voyant, chacun pense : « Ils sont fous, de marcher par cette chaleur ! » mais personne n’osera le dire.
Nous empruntons sur la gauche un sentier qui serpente à travers les chênes. Voici enfin l’ombre promise !
Ombre de courte durée, nous voici de nouveau en plein soleil.
A l’arrière, notre serre-file, Rémy surveille attentivement ses brebis. En voici une qui vient de s’allonger à terre. Rémy se
précipite pour lui porter secours. Mais elle se relève déjà, en s’agenouillant sur le sol. Et Rémy de constater : « Elle est comme le pape, elle embrasse le sol ».
Comme tous les serre-files, Rémy arbore – fièrement bien sûr – l’insigne du serre-file : la carte, portée en bandoulière. D’habitude, elle ne sert qu’à identifier le serre-file.
Mais Rémy fait mieux. Il lit la carte ! Il suit même notre parcours sur la carte !
C’est ainsi qu’il remarque que nous aurions dû obliquer à droite. Juste après la balise 33, et avant une ligne électrique.
Resté à l’arrière, Jean confirme l’info et alerte la tête du groupe.
Nous revenons donc sur nos pas et reprenons le droit chemin.
Peu après, Joël nous propose de nous arrêter pour pique-niquer. Le lieu est ombragé. Parsemé de rochers où nous pourrons nous
asseoir … et en plus, il est midi.
Pourtant à la vue de la côte qui nous attend après le déjeuner, certains disent qu’ils préfèrent avaler la côte avant leur pique-nique.
Mais Joël, soutenu par la majorité d’entre nous, tient bon. « Pique-niquons, d’abord ! Nous grimperons la côte
ensuite ! ».
Nous nous installons à l’abri du soleil et savourons notre repas, bien mérité. Rosé, café, gingembre et chocolat, nous avons tout pour être heureux.
Autour de nous, on aperçoit de surprenants rochers.
Et dans les bois, voici une grotte, peut-être habitée autrefois ?
Mais il est temps de repartir. Joël nous encourage : « On a fait les deux tiers du parcours ».
Mais ne serait-il pas temps de faire la photo de groupe ?
Nous voici, avec derrière nous, la piste ensoleillée et la grimpette qui nous attendent.
Nous démarrons, pleins de courage, par une petite descente.
Puis nous attaquons le raidillon. Le photographe a droit à un sourire mais la souffrance se lit sur les visages.
Arrivés au sommet, nous marquons une courte pause. Pour une nouvelle photo de groupe !
Puis nous parvenons dans une zone ombragée. Et ô merveille ! Voici une sorte d’abreuvoir où coule une eau que l’on devine
fraîche.
« C’est ici que nous aurions dû
pique-niquer ! » lance l’un d’entre nous.
Nous nous reposons quelques instants à l’ombre. Avant de reprendre la piste, à nouveau bien ensoleillée.
Bientôt, se profile devant nous un sommet. « C’est
la Montagne de Thiey » nous dit Jean.
« Tu te souviens, Gérard, de la Montagne de Thiey ? ». « Euh, oui, sans doute … ».
« Il fait 31 ° à l’ombre »
nous dit Jean-Marie. Tout s’explique : au-delà de 30 degrés, le cerveau se ramollit et la mémoire flanche. Et dire que nous vivons en bord de mer, près de plages et de criques merveilleuses.
L’eau y est claire et fraîche…
Mais il n’est pas temps de rêver. Nous poursuivons notre chemin.
Joël nous arrête. C’est ici, sur la droite, que se trouve un dolmen, à moins de 500 mètres.
Quelques randonneurs, que les vieilles pierres n’intéressent guère, préfèrent nous attendre un peu plus loin, sur la piste.
Nous grimpons et atteignons un plateau dégagé. Une petite brise nous rafraîchit un peu.
Voici qu’apparaît au sommet le fameux dolmen. Joël nous en dit quelques mots.
« Comme vous
pouvez le voir, le dolmen de la Verdoline, construit au sommet d'une colline est assez bien conservé. Mais la dalle de couverture n'est plus en place ».
Après cette courte « pause culture », nous rejoignons la piste.
« On va attaquer la dernière ligne droite : deux kilomètres environ » nous dit Joël.
Deux kilomètres sans histoire. Le soleil brille, il fait chaud. Cela devient monotone.
Enfin, nous pénétrons dans Saint Vallier. Avant de rejoindre nos voitures pour changer de chaussures et enfiler un vêtement sec,
nous faisons une petite pause à l’abreuvoir. Tout heureux d’échanger l’eau tiède de nos gourdes pour une eau délicieusement fraîche.
Et pour finir cette belle journée, nous allons prendre un pot bien mérité.
On aperçoit ici, sous les platanes, le buste de Napoléon.
Une belle et chaude journée s’achève….
Merci Joël, pour cette belle randonnée, conduite dans une ambiance très chaleureuse….
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Claude.
Encore quelques photos :
Randonneurs
Qu'il fait bon au soleil !!
Sainte Anne de Vinadio, Le 8 septembre 2011
Sainte Anne de Vinadio-les lacs du Lausfer
Après avoir traversé la station d'Isola 2000, nous montons, par une route étroite et sinueuse, au col de la Lombarde (2500m).
Nous sommes en Italie. La route se rétrécit encore. Pourvu que nous ne rencontrions pas d'autres véhicules!
9h30 : nous arrivons au pied du sanctuaire de Santa Anna que nous visiterons en fin de randonnée. Ciel bleu, température idéale : la journée commence bien.
Après avoir complimenté les 14 participants, Jean nous fait un "topo" sur l'itinéraire : départ de Santa Anna, située à 2010 mètres d'altitude, petite grimpette pour
atteindre le lac de Santa Anna, montée régulière pour trouver d'autres lacs, puis nouvelle petite grimpette jusqu'au col du Laufser, à 2130m ,enfin descente "tranquille" pour rejoindre le
sanctuaire.
Pour une fois, tout le monde tient sans problème sur la photo de groupe.
Il est 9h45, c'est parti. Courte marche jusqu'au rocher sur lequel a été édifiée une statue de Saint Anne, qui, d'après la légende, serait apparue à une jeune bergère
vers la fin du 10ème siècle ( donc bien avant Lourdes, on a du copier les Italiens ! ). Pas le temps de trop s'appesentir. On verra au retour. Pour nous, quelques âmes pures ont seulement
bénéficiées de l'apparition d'une marmotte, un court instant.
Nous montons au premier lac. Le niveau de l'eau est assez bas. Il doit alimenter le sanctuaire et ses dépendances.
Les trois "petites jambes" nous abandonnent. Elles vont faire le tour du lac et pique-niquer. Nous les rejoindrons au sanctuaire.
Les "grandes jambes" commencent à monter. Les balises qui jalonnent le sentier ont changé de forme et de couleur, nous sommes bien en
Italie.
Ce sentier n'est pas trop raide, mais souvent pierreux.
Rencontre avec un autre groupe de randonneurs. Ils viennent de Carros. Nous les reverrons souvent par la suite et les deux groupes seront parfois
mêlés.
Belle vue sur le Sanctuaire et le cirque rocheux qui l'entoure.
La végétation devient rare. Mais il y a encore des pieds de myrtille, ce qui fait le bonheur de Daniella. Des azalées naines et presque défleuries,
dommage !
Le passage du col de Laloubé ( 2460 mètres ) ouvre la vue sur le premier de trois lacs : c'est le lac Supérieur. Les deux autres, plus petits, que nous ne
pouvons pas encore découvrir, ont, très logiquement, été baptisés lacs inférieurs.
Le spectacle est de toute beauté. Le lac, d'un bleu profond, est entouré de hauts sommets dénudés.
Descente jusqu'au lac bordé, dans sa partie sud, d'une courte herbe sur laquelle il fait bon s'installer. L 'endroit ne peut être mieux choisi pour le
pique-nique.
L'eau est claire. Jean prend sa température : 16 degrés. Un peu frisquet. Pourtant certaines n'ont pas peur : Daniella trempe ses pieds; quant à Chantal,
difficile de savoir par où elle a commencé et jusqu'où elle veut aller !
On mange de bon appétit : l'air de la montagne, ça creuse ! Et un verre de rosé pour "aider à digérer". Il y a même du café, le grand
luxe!
Pas de jeu de cartes. Du coup, la sieste est vite expédiée. Jean nous conseille de visiter les restes d'un fortin militaire construit un peu au-dessus du lac.
Mais lui s'abstient. Celles et ceux qui s'y sont risqués comprennent vite pourquoi : on y pénètre par un couloir étroit et coudé, c'est la "nuit noire", on se cogne aux
murs et au plafond.Et la sortie sert de dépotoir...et à d'autres choses !
On croit entendre Daniel: "départ dans 5 minutes" .C'est Jean l'imitateur.Tout le monde obtempère. Mais nos quittons cet endroit avec regret.On serait bien resté un
peu allongé sur l'herbe.
Grimpette courte mais bonne. Au fond, les deux petits lacs. Poursuite sur un sentier à flanc de falaises avec quelques à-pics impressionnants.
Nous passons le col du Laufser (2130 mètres) Deux rochers qui, selon les points de vue symbolisent les portes du paradis ou de l'enfer.
Maintenant, nous redescendons vers le sanctuaire que nous retrouvons sur notre gauche. A l'initiative de notre respecté chef, nous prenons des raccourcis qui
nous permettent d'éviter de prolonger inutilement la balade.
Cette fois, nous prenons le temps de contempler la statue de sainte Anne et ses abords. Curieux ! Sur un rocher non loin de la statue, un mélange de
souvenirs des guerres (mortier,obus,barbelés...et objets divers déposés par des croyants, heureux bénéficiaires d'un miracle-ou supposé tel -: respirateur, photos d'enfants, brassières, briquets
et paquets de cigarettes, vides, cela s'entend....
La marche est terminée. En très résumé : distance parcourue : 11 kilomètres, dénivelé positif : 620 mètres, durée : un peu moins de 5 heures. Une
randonnée que Jean classe en "moyen-médio".
Mais quelle belle rando ! Des paysages somptueux, des points de vue magnifiques, les lacs aux eaux transparentes...C'est sûr, ceux et celles qui n'ont
pas pu venir vont le regretter ! Merci à Jean pour ce parcours et à Willy, notre serre-file.
Nous retrouvons nos trois compagnes entre la tratoria et le sanctuaire, la mine réjouie. La prière ou la joie de nous revoir ? A moins que le vin
italien...
Avant d'en faire la visite,Jean nous en fait la présentation.
Perché à 2010mètres d'altitude, c'est le plus haut d'Europe. C'est suite à l'apparition de la Sainte à la jeune bergère qu'un premier édifice religieux
a été édifié en ce lieu, probablement au 12éme siècle. L'église que nous voyons aujourd'hui a été achevée en 1681. D'autres bâtiments ont été rajoutés plus tard : monastère, hôtellerie,
refuge...pour accueillir et abriter les nombreux pélerins qui viennent prier la Vierge et Sainte Anne.
Les murs sont couverts d'ex-voto, en remerciement pour les grâces reçus, voire les miracles accomplis par la Sainte.
Mais la visite n'est pas possible dans l'immédiat, une messe y étant célébrée.
De ce fait, inversion des priorités : le pot d'abord, le recueillement après. On regagne les voitures. C'est bon de se débarasser du sac et de changer
de chaussures.
Direction l'auberge. Nous nous installons confortablement à la terrasse. Commande des boissons avec, pour ceux qui le peuvent, quelques échanges en
italien.
.
Et merci à Marinette pour son bon gâteau.
Retour au sanctuaire. Mais la messe n'est pas terminée. L'attente se prolonge. Même les plus patients(es) commencent à trouver le temps long ! C'est
qu'il y a de la route à faire !
Finalement, Michel décide d'assister à la fin de la messe et d'attendre pour pouvoir prendre des photos. Ce qui a pour conséquence indirecte de bloquer
le chauffeur et les autres passagers de la voiture.
Et l'officiant est d'un bavard ! Après "l'Ite missa es" il détaille les événements locaux, passés, présents et futurs. Plus d'un quart d'heure.
Ouf, c'est fini. On peut enfin déambuler et prendre, presque tranquillement des photos.
La visite vaut l'attente: les murs sont totalement couverts d'ex-voto, certains posés récemment. Beaucoup de photos d'accidents dont les victimes ont du
réchapper. Le sol de l'église suit la pente naturelle du rocher et monte jusqu'au choeur.
C'est fini pour aujourd'hui. Prochaine rando du jeudi: le 15 septembre à SAINT VALLIER deTHIEY (06) avec Joël
Lefeuvre.
Quelques photos:
A
votre santé !

Ouf, enfin au col !
La solitude

Le refuge de Longon-1 er septembre 2011
Le refuge de LONGON
Mieux (ou pire) que l'Education Nationale, Jean nous a organisé
une rentrée le 1erseptembre, quatre jour avant la reprise de l'Ecole… Il a confié à Camille une randonnée dans le Mercantour entre Roubion
et le refuge de Longon. C'est la reprise d'une rando de juin 2007. Rando facile pour une remise en jambes, un peu plus de 9km seulement et 440 m de dénivelée.
Mais la difficulté du jour est une affreuse piste qui, à partir de Roubion, permet de gagner le hameau de Vignol, point de
départ de la rando.
7 km d'un chemin accroché au flanc de la colline, surplombant la Vionène, petit torrent que nous connaissons bien pour l'avoir traversé au début de la saison dernière
lors d'une randonnée homérique.
Chemin étroit, juste pour le passage d'une voiture avec creux et bosses à détruire les amortisseurs. Selon Jean, le chemin est moins mauvais qu'il y a 4 ans (ironie !), pour Jean-Marie, il s'est dégradé…
En tout cas, qu'ils sont longs ces 7 km que les plus rapides parcourront en ½ heure. A l'arrivée, la couleur de nos voitures avait bien changé. Ceux qui avaient lavé leur carrosserie en seront pour leurs
frais. Et c'est pourtant 25 marcheurs et marcheuses qui se retrouvent à cette entrée du parc du Mercantour où un panneau nous rappelle toutes les interdictions.
Le chiffre de 25 ne sera officiel que le soir au café au moment de payer l'addition car nous nous étions comptés 24 toute la journée ! Bravo Jean-Marie, à l'avenir, n'oublie pas de te compter toi-même !
Malgré un départ de Boulouris à 7 h, il est 10 h 07 quand nous démarrons la marche. En bas de Vignol, rencontre avec un autochtone, un "gaulois" comme les appele Jean BOREL. C'est le berger du coin.
Camille nous arrête pour nous présenter la rando et, après quelques commentaires sur Roubion, son église, son belvédère, la chapelle Saint
Sébastien, il attaque la partie la plus caractéristique de la journée, la réintroduction du Gypaète barbu, grand vautour de 2.8 m d'envergure. Mais à ce moment notre "gaulois" va
l'interrompre et c'est lui qui nous fera la description de cet oiseau, de sa réintroduction et de son hébergement dans les cavernes du
coin. Attention, ce n'est pas lui le gypaète barbu...Il est acconpagné par un gentil petit âne, moins bavard que son maître et qui fut très généreusement caressé par ces dames :
le veinard.
Nous vous conseillons de revoir le blog de 2007 via le lien suivant qui vous permettra de tout savoir sur le gypaète barbu : link
Camille considérant que tout était dit donne le signal de départ mais auparavant Jean nous
présente un couple de
nouveaux marcheurs, Brigitte et Xavier qui font un galop d'essai avec nous.
Et voilà c'est parti par une douce température, une alternance de soleil et de nuages mais une perspective plus incertaine pour l'après-midi.
Comme d'habitude, nous commençons par une montée, assez raide et certains, encore secoués par le voyage, ont du mal à reprendre leur souffle.
Toute la montée se fera sur 2.5 km dans un décor assez tourmenté de grottes et de rochers aux formes étranges. C'est là que vit le fameux gypaète que nous ne verrons pas, encore que les grands oiseaux qui tournent très haut au-dessus de nous sont peut-être de la
famille.
A 10 h 45, Camille décide de faire la "pause banane". Elle est bienvenue car le petit déjeuner est loin. Un groupe de 4 randonneurs va nous croiser, ils prennent la direction du Mt.Mounier. Nous reparlerons ultérieurement de ce lieu mythique pour les marcheurs du Cercle de Boulouris. Nicole ne se sent pas bien et décide de ne pas repartir. Jean
restera avec elle et ils rejoindront les voitures.
Nous repartons et avant de virer est sur le GR 5 nous pouvons observer une des grottes du gypaète où se fait la
réintroduction des petits. La montée est maintenant régulière. Pas de fleurs, les grandes gentianes jaunes ont été rongées par les moutons : ils ne
savent pas que cette espèce est protégée !
L'été a du être bien sec par ici et nous vous renvoyons encore au blog de 2007 et à toutes les petites fleurs que nous avions pu observer à
cette époque. Pourtant, avant d'aborder la grande montée dans les gorges constituant les " Portes de Longon", nous rencontrons des carlines (carlin a corymbosa), petites d'abord puis
de plus en plus grosses (Carlona acanthifolia).
Maintenant le GR monte sérieusement mais on voit très bien que l'effort sera de courte durée. Nous cherchons en vain le pied
d'edelweiss promis par Jean. Mais rien. Cependant à droite du chemin, à une centaine de mètres du col, nous trouvons un versant où nous pouvons en compter une vingtaine. Comme en 2007,
c'est André qui nous en fera la plus belle photo.
Voilà, la montée est finie, nous faisons une petite pause.
Nous sommes à 1950 m, il n'y plus qu'à se laisser descendre jusqu'au refuge en traversant ce grand plateau qui sert de pâturage aux moutons et
aux vaches. En fait il s'agit d'une large bande plate fermée au nord et au sud par des montagnes culminant à 2200m.
Pas de moutons cette année. Mais nous apercevons le troupeau qui quitte le hameau en empruntant le chemin par lequel nous sommes partis. Jean nous racontera que Nicole et lui se reposant derrière un rocher se sont retrouvés au sein du troupeau et que cinq patous, très étonnés de les trouver là, ont tourné autour d'eux, menaçants et bavant, "pissant" même sur leurs sacs. Jean a reconnu avoir eu la frousse. Après ses aventures avec le chevreuil, il avait déjà assez donné avec les animaux. Finalement tout s'est bien terminé.
Quant à nous, sur un chemin facile, nous allons tenter de trouver les marmottes qui donnent des signaux d'alerte tout autour de nous.
Effectivement, elles sont très nombreuses et nous aurons l'occasion de les observer d'assez près.
Le vent d'est qui nous avait saisi en passant le col balaie le plateau et la température a bien baissé ; les plus frileux passent qui une
polaire, qui une veste de pluie. Vers le nord du plateau se trouve la maison du "gaulois", tout du moins c'est ce que nous déduisons d'après les explications qu'il nous a données.
Un petit lac s'est formé dans un vallon. Une sorte de barrage naturel en pierre permet de fermer un petit ruisseau. Il n'existait pas en
2007. Une canalisation en sort et semble alimenter le refuge que nous commençons à apercevoir en contrebas.
Jean-Louis va aller caresser quelques vaches Tarine qui paissent tranquillement au dessus du
refuge. Il s'agit d'un troupeau de 25 bêtes dont un superbe taureau. Un cheval et un âne complètent ce cheptel. Une note, affichée
dans le refuge, signale qu'une des vaches du troupeau a été tuée par des loups.
Nous gagnons le refuge et demandons l'autorisation de nous installer sur les grandes tables extérieures. Et notre pique-nique se met en place. Michel et Cathy commanderons pour le groupe, vin rouge et rosé, qu'ils en soient
chaleureusement remerciés. Certains en profiteront bien avec trois verres devant eux. Il y en avait quand même un pour l'eau !
Le "patron" du refuge nous préparera un plateau de socca qui nous a déçu un peu car pas assez cuite de l'avis des spécialistes, mais
"A cheval donné, on ne regarde pas les dents".
Claude nous fait remarquer que nous n'avons pas fait la traditionnelle photo de groupe. Incroyable !
Le vent qui balaie le plateau nous oblige à nous couvrir ce qui n'empêche pas quatre beloteuses de se livrer à une partie acharnée, laissant
même le groupe qui descend jusqu'à la cascade partir sans elles.
A 14 h, elles replient quand même bagage car c'est l'heure de repartir. Remontant sur le plateau et grâce à un rayon de soleil, nous pouvons nous livrer à un petit "effeuillage".
Face à nous, le Mt.Mounier, nous sommes à un peu plus de 5 h de son sommet. Dommage que Jean ne soit pas là pour l'admirer, lui qui nous en a tant parlé et nous y a conduit. Dans le groupe d'aujourd'hui, il n'y en a que 5 qui l'on
gravi.
Toujours des marmottes, Jean-Louis y est très attentif et il a une très bonne vue.
Avant d'aborder la descente, petite pause et photo de groupe. Encore des edelweiss.
Camille nous conseille : " Attention, nous allons commencer la descente, soyez prudent, ne vous blessez pas,
c'est Jean qui a la trousse à pharmacie !"
Pas de pro blème dans la descente. Quelques colchiques, ce n'est pas bon signe, l'automne arrive.
Jean nous attend sur le petit pont et photographie les arrivants. Finalement, le beau temps s'est bien maintenu et il fait même chaud maintenant.
Il y a encore nos 7 km de piste à parcourir. Ils sembleront moins longs qu'à l'aller ! Nous repérons très facilement le chemin que nous avions emprunté sur l'autre rive de la Vionene en septembre dernier, le long du petit canal.
Nous nous retrouvons avant le tunnel pour laisser nos voitures afin d'aller boire un pot sur la
place de l'église.
Nous n'aurons pas le temps de visiter la chapelle Saint Sébastien, dommage, regardez le blog de 2007, ou mieux, revenez y faire un tour. Vous
pouvez demander la clé au café. Par contre nous jetterons un coup d'oeil au cimetière, très original.
Yvette prendra le temps d'aller photographier l'aperçu du village que l'on peut admirer dans le dernier virage de la piste.
Merci Camille pour cette 1ère randonnée très agréable pour une remise en jambe.
Merci aux photographes, Jean, Jean-Marie, Claude, André.
La semaine prochaine, Jeudi 08 Septembre à 6 H 30 : Sainte -Anne de VINADIO ( Italie ). Les Lacs de LAUSFER
Au départ du sanctuaire magnifique randonnée Franco-Italienne à la découverte du cirque secret des Lacs Lausfer
L : 10 Km 516 . Dh : 520 m . D : 5 H 00 – Niveau : Moyen médio – Repas et boisson tirés du sac .
Animateur : Jean Borel – 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62
Itinéraire d'accès:
Emprunter l'Autoroute A 8 direction NICE. Quitter l'autoroute à la sortie Saint-ISIDORE (n° 52)
Suivre la RD 6202 directions Digne.
Au PONT de La MESCLA, tourner à droite D2205, Vallée de la TINEE, direction ISOLA-AURON.
Atteindre ISOLA à 38 km. Tourner à droite, par D 97, rejoindre ISOLA 2000 à 17 km.
Traverser la station d'ISOLA 2000, suivre COL de La LOMBARDE et passer en ITALIE
Descendre direction VINADIO. A 9 km, prendre à gauche la route qui mène au SANCTUAIRE Ste ANNE.
Rejoindre le GRAND PARKING SUPERIEUR situé au dessus de la Basilique.
Coût du trajet AR : 320 km x 0,20 + 12 = 76 euros
Attention, nous ne pouvons pas vous présenter le profil de ce parcours car une grande partie se fait en Italie.
Quelques photos en bonus :Vignol
Briefing
C'est par cette vallée que nous sommes arrivés
Franchissement de ruisseau
Pique-nique (suite)
Le refuge
Le retour
Le fameux cimetière
Le Petit et le Grand Cheval de Bois : 29 juin 2011
Jour J+3 : Le Grand Cheval de Bois
Aujourd’hui, Jean-Louis nous emmène faire un tour de manège sur les chevaux de bois.
Nous allons gravir deux sommets situés au dessus du Col d’Allos, entre les vallées de l’Ubaye et du Verdon : le Petit Cheval de Bois (alt. 2754 m) et le Grand Cheval de Bois (alt. 2838 m).
Nous évoluerons « dans un cadre
minéral, austère et sauvage », et en terrain parfois accidenté.
Nous voici 8 randonneurs et randonneuses aguerris, au col d’Allos, à 2250 m d’altitude.
L’été dernier, Jean-Louis et Jean avaient dû renoncer avant le Grand Cheval de Bois, pris dans la brume.
Aujourd’hui, le soleil brille, le ciel est dégagé. Mais la météo prévoit des averses dans l’après-midi.
Nous attaquons la grimpette par un sentier agréable.
Mais aujourd’hui nous n’aurons ni pins ni mélèzes pour nous offrir un peu d’ombre. Pour toute végétation, nous nous contenterons
de petites fleurs.
Derrière nous, n’est-ce pas la Grande Séolane (2909 m) ? Bel objectif de randonnée pour un prochain séjour !!
Une marmotte siffle. Nous marquons une pause.
Nous voici à la Baisse de Prenier (alt. 2355 m).
Jean-Louis nous présente la rando : « Notre
objectif, le Grand Cheval de Bois, est à 2838 mètres. Nous allons nous diriger vers un petit mamelon. Puis nous atteindrons l’épaule du Petit Cheval de Bois. Avant de grimper sur la crête du
Grand Cheval de Bois ».
Au total, le dénivelé est de 840 mètres. Ce qui semble modeste !!
A présent la pente devient plus raide.
Nous grimpons parmi les rochers.
Petit mamelon ? Jean-Louis a dit « petit mamelon » ?
Nous apercevons enfin son sommet couvert d’herbe, parsemée de renoncules et de trolles.
Devant nous se dresse la croupe du Petit Cheval de Bois.
« On est à 2500 mètres et le Petit Cheval est à
2754 m » nous dit Jean-Louis. Dommage, il va falloir redescendre avant d’attaquer la montée au Petit Cheval.
Nous descendons du mamelon.
Devant nous, on aperçoit le sentier qui traverse un passage rocheux puis grimpe sur le flanc du Petit Cheval.
Nous voici dans le passage rocheux.
La pente est raide et le sol très accidenté.
Nous atteignons un petit éperon et marquons une pause pour reprendre notre souffle.
A présent, nous grimpons à flanc de montagne. Nous avons le choix entre plusieurs sentiers, plus ou moins pentus.
Daniel et Gérard marchent en tête. En regardant leurs pieds sans doute, car il ne voient pas les bouquetins traversant le pierrier, juste devant eux.
Mais ils prennent le temps d’observer les fleurs.
Et de se retourner pour admirer le paysage magnifique.
Encore un petit effort et nous arrivons à l’épaule du Petit Cheval de Bois.
Il est 10 h 30. Nous nous arrêtons pour la pause casse-croûte.
Nous observons la crête du Grand Cheval de Bois. D’ici elle est vraiment impressionnante. Et très étroite, semble-t-il.
« Où est le sentier ? On ne le voit pas ! ». Allons voir sur
place !
Nous approchons de la crête. En effet on ne voit guère de sentier, juste des traces parmi les rochers.
Daniel et Jean-Louis attendent le groupe avant l’assaut final.
Puis nous commençons à nous frayer un chemin à travers le gigantesque pierrier du versant Sud du Grand Cheval de
Bois.
En tête, Daniel et Gérard adoptent un itinéraire trop bas. Il leur faut alors se rapprocher de la ligne de crête. Pas facile, car toutes les pierres, petites ou grosses, sont très instables et pourraient nous entraîner dans leur chute.
Nous finissons par rejoindre la ligne de crête.
Danièle nous suit à quelques mètres.
Jean-Louis reste à l’arrière pour surveiller ses troupes.
Enfin voici le sommet. Les premiers arrivants prennent la pose pour la photo.
Le reste du groupe nous rejoint quelques secondes plus tard.
Y aurait-il des mouches à cette altitude ? Nous ne les sentons pas, car elles se sont toutes donné rendez-vous sur la
casquette de Jean !
Petite photo de groupe au sommet … et à contre-jour.
De tous côtés, la vue est magnifique.
On ne se lasserait pas de ces beaux paysages. Mais il va falloir redescendre.
« Nous allons redescendre au col »
nous dit Jean-Louis.
Nous reprenons le « chemin » de crête en descente. Avec beaucoup de précautions, car une chute serait vite
arrivée.
Et nous revoici au pied du Petit Cheval de Bois.
Derrière nous, nous jetons un dernier regard sur le Grand Cheval de Bois qui se dresse, magnifique.
« Nous pique-niquerons au sommet du petit
mamelon » décide Jean-Louis.
Nous entamons la descente sur les flancs du Petit Cheval. Descente assez facile, à travers le pierrier.
Puis nous franchissons le passage rocheux, raide et un peu périlleux.
Là encore, une seconde d’inattention et ce serait la chute.
Nous apercevons en face de nous, le fameux petit mamelon.
Encore une grimpette un peu raide et nous atteignons son sommet.
L’herbe est accueillante. Nous nous installons pour pique-niquer.
Avec derrière nous, le Petit Cheval de Bois.
Après un pique-nique fort agréable, la plupart d’entre nous entament une sieste.
Et voici les mêmes, avec en arrière-plan le Grand Cheval de Bois.
Mais des nuages apparaissent dans le ciel. Il est temps de redescendre.
Voici de nouveau un passage accidenté à franchir prudemment.
Puis nous atteignons le sentier qui nous ramène au col d’Allos.
Nous arrivons au col en même temps que le deuxième groupe et nous allons prendre un pot amplement mérité.
Qualifiant notre superbe randonnée, Maurice dira : « C’était the big one !! »
Moins long que le col de l’Encombrette, moins élevé que le mont Pelat, … mais plus coriace !
Merci Jean-Louis, pour cette très très belle randonnée.
Et bravo aux participants qui ont enchaîné vaillamment l’Encombrette, le Pelat et le Grand Cheval de Bois.
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Daniel MANGIN.
Et merci à la rédaction de Randoboulouris qui nous a autorisés à publier cet article sur son site.
Encore quelques photos :
Et le Grand Cheval de Bois
Le Pont de Misson : 30 juin 2011
Jour J+4 : Le Pont de Misson
Pour clore notre séjour dans le val d’Allos, Jean nous emmène aujourd’hui à la découverte des Gorges de La Lance, jusqu’au Pont de MISSON. Nous irons ensuite déjeuner à Colmars-les-Alpes.
Avant de quitter la fraîcheur des montagnes pour retrouver l’air marin de la côte. Tels des moutons et brebis en transhumance !...
Précisément, en quittant La Foux d’Allos, nous rencontrons bergers et bergères conduisant leur troupeau.
Un torrent ovin, délicieusement parfumé, déferle autour de nos voitures.
Nous voici arrivés à Colmars-les-Alpes, posant pour la photo de groupe.
Jean nous présente la randonnée.
« Après avoir franchi le ravin du Chastelas sous une succession de cascatelles, nous grimperons au-dessus de la cascade de la Lance, jusqu’au Pont de Misson. Puis nous reviendrons dans les bois ».
« C’est un très beau parcours dans un site
enchanteur avec de très belles vues sur le village de Colmars-les-Alpes ».
Jean nous montre le profil. C’est une rando facile de 6 km, avec un petit dénivelé : 402 m.
Nous traversons le village, avec sa charmante église.
Puis nous commençons à grimper un joli sentier ombragé.
Bientôt nous dominons le village de Colmars.
Le sentier se fait plus raide.
Les amateurs de fleurs sont aux anges. Nous en verrons des tas d’espèces aujourd’hui : orchis,
lys Martagon, ancolies, ombellifères, etc.
Nous poursuivons notre grimpette au soleil.
Nous débouchons à présent sur une petite prairie.
« On a déjà pris un peu de hauteur. Nous allons arriver aux
Cascatelles du Chastelas » nous dit Jean.
Nous y voici. Ce sont de petits ruisseaux qui dégringolent en cascades parmi les rochers, puis se
réunissent pour plonger dans la vallée.
« Nous sommes au-dessus de la cascade de la Lance. Tout en
bas, c’est Colmars ».
Jean invite ceux qui le souhaitent à grimper un peu plus haut,… pour le plaisir !
Seuls Maurice et Yvette s’y risquent.
Nous marchons à présent sur une corniche qui domine la vallée. Et encore et toujours : le
village de Colmars.
« On entend la cascade en dessous ».
Et encore et toujours des fleurs, comme ce magnifique lys Martagon (photo de Jean M).
Jean lui-même s’arrête pour photographier un lys.
Nous descendons à flanc de coteau.
Jean nous prévient : « Restez bien groupés. Il n’y a plus de chemin pour rejoindre le pont ».
Nous traversons une petite prairie couverte de fleurs.
Maurice s’arrête pour de nouvelles photos.
Et voici le pont de Misson.
Le groupe se bouscule pour figurer sur la photo.
Certains s’inquiètent : « Est-il bien solide, ce
pont ? »
Mais sous la charge, le pont plie… mais ne rompt point !
C’est l’heure de la pause. Nous visitons le site, enchanteur, n’est-il pas ?
Grimpant parmi les rochers.
Admirant les nombreuses cascatelles qui dévalent de la montagne.
Puis nous entamons la descente dans les bois.
Et que voyons nous tout en bas ? Le village de
Colmars-les-Alpes !!
Et un peu plus loin, voici le château de Colmars.
Avant l’arrivée à Colmars, Jean prend une dernière photo de groupe.
Puis voici le parking. Nous abandonnons notre tenue de randonneurs avant de nous diriger vers le restaurant.
La cloche de l’église sonne : il est tout juste midi. Nous retrouvons nos amis du deuxième
groupe, conduits par Daniel et Jacky.
Après un excellent repas, Maurice remercie Jean, en notre nom à tous, pour ce séjour si agréable dans le val d’Allos.
Et il conclut par des propos bien mystérieux. Où il est question de cadeau, de pélican et de je ne
sais quoi encore !!!
Merci Jean, pour cette belle randonnée et ce séjour enchanteur.
Et merci Daniel et Jacky, de la part des « Petites Jambes ».
Merci aux photographes : Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard, Jean.
Et merci à la rédaction de Randoboulouris qui nous a autorisés à publier cet article sur son site.
Encore quelques photos :
Randonneurs
Paysages
Col de Sestriere-29-06-2011
Vers le col de la SESTRIERE
Le 23 juin 2011, la randonnée à Malaussène a clôturé le programme de la saison 2010/2011 du groupe de marche du Cercle de Boulouris. .Quelques amis ont décidé, en
dehors du Cercle, d’aller s’oxygéner en montagne du 26 au30 juin. La rédaction de Randoboulouris a bien
voulu accepter de publier les récits de ces cinq journées.
Ce matin encore, vers 7 h 15, les moutons ont agité leurs sonnailles sous nos fenêtres. Mais aujourd’hui, ils vont, semble-t’il dans la
même direction que nous, vers le col d'Allos.Beaucoup d'accompagnants avec caravane, camions et voitures.
Des ânes et des chevaux en plus. Effectivement, au col d'Allos nous les précédons de quelques minutes. Ils ont coupé par de petits chemins alors que nous avons emprunté la route et tous ses
virages. Les bergers ne sont pas contents car les voitures de Jean-Louis et son groupe, partis pour le "Cheval de Bois", occupent des emplacements où ils ont l'habitude de s'installer. En fait,
ils font une étape et repartiront dans l'après-midi vers la vallée de l'Ubaye.
Jean-Marie hèle celui qui semble être le chef des bergers : - Combien sont-ils ? Pas de réponse.
Répétition, toujours rien. Il se déplace, salue poliment le berger et répète sa question. Réponse du berger : - Je ne sais pas le comptable n'est pas encore
passé.
Mais environ ? insiste Jean-Marie. -Il faudrait compter les pattes, dit le berger. (Authentique !)
Jean-Marie revient vers le groupe en constatant, dépité : Il m'a vraiment pris pour un c…!
Bon, laissons là les moutons et pensons un peu à notre randonnée.
Jean sera notre guide, toujours accompagné de ses fidèles serre-files Daniel et Jacky. Il nous présente la rando :
-Petite rando facile en aller-retour sur la ligne de crête. Pas de difficulté particulière : 8.3 km et 406 m de dénivelée.
Quatre "vainqueurs" du Mt.PELAT ont abandonné le groupe n°1 pour rejoindre les petites jambes : la détente après l'effort et la réunification des couples…
A 9 h 06, 19 marcheuses et marcheurs quittent le col d'Allos, à 2247 m, direction nord-est. Nos huit amis en route
pour le Cheval de bois sont partis du même endroit, direction sud-est. D'ailleurs, nous les apercevons sur la ligne de crête en direction du Petit Cheval de bois.
C'est avec beaucoup de plaisir que nous retrouverons Marinette qui, en dehors de la première rando, a marché tous les
jours, de retour sur les sentiers depuis sa fracture du poignet. Bien sur, elle fait très attention et on la comprend.
Photo de groupe à 2300 m avec en fond les Trois Evêchés. Il fait toujours très beau mais la météo est moins optimiste pour
l'après-midi.
Le parcours est très fleuri avec une différence entre le versant sud (Haut-Verdon) et le versant nord (Ubaye). Maryse nous
trouve une arnica, espèce en voie de disparition. Nous en cherchions en vain depuis plusieurs jours. Celle-ci n'est pas très belle car, en plein milieu du chemin, elle a été un peu abimée. Mais
nous ne ferons pas la fine bouche. Elle a toutes les caractéristiques : une seule tige poilue, une seule fleur et à mi- tige, deux petites amorces foliaires. Nous n'irons pas bien loin pour découvrir un autre spécimen, la Bérardie laineuse (Berardia subacaulis), une
des 39 plantes endémiques du Mercantour. Puis ce sera une belle touffe de trolles isolée. Que fait-elle là, toute seule, sur ce bord de chemin aride ?
Devant nous apparaît une côte très raide, vue de loin. Elle effraie certaines de nos compagnes, mais au fur et à mesure que
nous approchons elle devient plus abordable. N'importe comment, il n'y a pas d'autre passage, nous sommes sur la fameuse "arête sommitale". Elle se franchit d'ailleurs sans difficulté mais
certaines de nos compagnes pensent déjà au retour et élaborent des parcours …plus faciles. Mais Jean restera ferme dans ses bottes: - Ne vous faîtes pas de soucis,
nous vous aiderons pour descendre, les rassuret'il.
Du haut de cette butte, jolie perspective sur Barcelonnette d'un côté et La Foux d'Allos de l'autre. Tout au sud se dessine une silhouette de femme couchée.
Nous arrivons sur la grande plateforme des arrivées des remontées mécaniques de la Foux d'Allos et de Praloup. C'est là que nous pique-niquerons au retour. La cabane nous offrira un peu d'ombre.
A partir d'ici, comme le petit poucet, nous commençons à semer des randonneuses. Bien sur,
nous les retrouverons au fur et à mesure de notre retour…
Nous poursuivons sur cette arête avec, en dessous de nous, les deux bassins de stockage d'eau destinés à la production de neige
artificielle. Nous frôlons les 2500 m et une de nos amis ressent des malaises : altitude ou hypoglycémie ? Nous préférons la laisser dans une sorte de baignoire de pierres, en compagnie de deux
autres randonneuses. De l'eau et du sucre, voici le traitement de choc. Elles sont bien à l'abri, avec un téléphone, nous les
reprendrons au retour.
Jusque là le chemin était facile mais un petit passage aérien, bien aménagé d'un câble et d'un filet, vient mettre un peu
de sel à notre progression. Nous continuons gaillardement mais, vers l'est les nuages commencent à monter. Arrivant à l'arrivée d'un télésiège du
Pouret, à 2574m, Jean décide de ne pas faire les 500 m qui nous séparent du col car cela ne nous apportera rien de plus et, vu le ciel qui se couvre et nos amies disséminées sur le parcours, il
choisit de faire demi-tour. Pourtant les serre-files, ayant fait un pari, proposent
de gagner le sommet d'une petite colline herbeuse à 2536 m.
Accompagnés de randonneurs des deux sexes dont la doyenne, ils vont effectuer ce petit supplément de dénivelée.
Encore des fleurs, là ce sont des gentianes de Koch (Gentiana Acaulis) et de mignons myosotis.
Puis, le groupe à nouveau réuni reprend le sentier du retour. Nous retrouvons nos deux amies, bien installées dans leur "baignoire". La forme est revenue, nous pouvons repartir. Et c'est sous un nuage noir que nous arrivons au lieu du pique-nique où nous attendaient les premiers "petits cailloux" laissés dans la montée.
Petit tour de rosé transporté par Jacky et disparition du nuage noir : tout est OK et notre arrêt se termine de façon traditionnelle, comme le montre les photos.
Le ciel est encore un peu chargé lorsque Jean donne le signal du départ à 13 h 30. Très vite, nous abordons le mauvais passage de ce
matin, dans le sens de la descente, tant redoutée par certaines. Mais aidées par Jean, Daniel et Jacky, elles arrivent sans encombre sur le sentier.
Il ne reste plus qu'à se laisser glisser jusqu'au col. En face de nous, revenant du Cheval de bois, nous apercevons le groupe n°1.
Et en moins de 5 minutes, nous avons rassemblé les deux groupes de marcheurs et deux de nos
amis non marcheurs qui faisaient la sieste en nous attendant. Maintenant le ciel est très couvert. Nous reprenons nos voitures pour descendre de 200m au refuge du Col d'Allos. Premier coup de
tonnerre lorsque nous en sortons et trombes d'eau lorsque nous les reprenons après le pot de l'amitié, tout le monde réuni. Bravo Jean, dans ta note de présentation, tu avais écrit :
-A l’issue des randonnées, et si la synchronisation des horaires d’arrivées le permet, les deux groupes pourraient se retrouver au Refuge du Col d’Allos pour le "Pot du réconfort " .
Et aussi bravo de nous avoir, une fois de plus, mis à l'abri avant la pluie.
Enfin merci pour cette rando facile qui nous a fait découvrir des paysages fastueux. Mais où étaient les arbres ?
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Jean .
Quelques photos en bonus.
Les patous veillent
En route pour une nouvelle aventure
Ah ! les trolles
Sainfoin couché (Onobrychis supina)
Grimpette
Elle connu bien pire !
Les bassins pour la neige artificielleau dessus de la Foux d'Allos
En haut des pistesJolie mais impressionnante la montagne
La femme couchée
Le temps s'est gâté sur le grand cheval de bois
Les heureuses randonneuses
Ils redescendent
Bien chargé de bâtons, le chef !
Tu y es presque, Yvette
Pique-nique
Retour au col d'Allos
Encore une fleur inconnue, au secours Maryse !
Jean-Louis pourra t'il reprendre sa voiture ?
Le col de l'Encombrette : 27 juin 2011
Jour J+1 : Le Col de l’Encombrette
Aujourd’hui, Jean nous emmène au col de l’Encombrette (alt. 2527 m). Nous
ferons un parcours en ligne, à partir du village de Clignon-Haut, près de Colmars-les-Alpes.
C’est un magnifique parcours de 1134 m de dénivelé (positif, car nous ne descendrons que de 616 m).
Pour nous véhiculer, Jean a réquisitionné trois chauffeurs : Claude, Hubert et Pierre.
Les voici, alignés au garde-à-vous devant leurs voitures.
Jean nous montre le profil de la randonnée.
« Nous sommes ici à 1500 m. Nous serons à 2556 m au col, où nous retrouverons nos amis pour pique-niquer ».
Car nos amis, (les « Petites Jambes », comme les nommeraient certain
groupe de randonneurs) atteindront le col à partir du Parking du Laus, près du Lac d’Allos).
Les voici, réunis pour la photo, avant le départ.
Et voici le premier groupe : 12 randonneurs prêts pour l’ascension.
Il est à peine 9 heures. Nous attaquons la grimpette.
« On voit la vallée du
Verdon » nous fait remarquer Jean. « Et en bas, c’est
Villars-Colmars ».
Nous progressons à flanc de montagne, sur un sentier caillouteux.
Puis nous traversons un bois de pins.
Jean nous prévient : « Ca va monter longtemps ! Est-ce que la cadence vous convient ? ». « Oui, oui. Impeccable ! »
Nous franchissons un passage un peu accidenté.
Puis nous débouchons dans un vaste alpage fleuri. On distingue des ruines de bergeries.
La vue est superbe sur la montagne.
Il est 10 heures lorsque nous arrivons au Lamberet (alt. 1823 m). Un balisage nous précise : Col de l’Encombrette : 2 heures. Nous devrions arriver vers midi.
Nous en profitons pour faire la pause casse-croûte.
« Nous entrons à présent dans le Mercantour » nous dit Jean. « On va peut-être arriver dans une zone d’estive. Faîtes attention aux patous ! »Et Jean nous parle des « pastous » (du vieux français pastre : berger) : « L’utilisation de ces chiens avait quasiment disparu. Mais avec la présence de l’ours dans les Pyrénées et la réapparition du lynx dans le Jura et du loup dans les Alpes, ces chiens représentent de nouveau une aide précieuse pour les éleveurs.
Né en bergerie, le chiot tisse des liens affectifs très forts avec les moutons. Ensuite le chien vit
en permanence au sein du troupeau; l’été en montagne et l’hiver en bergerie. Ces liens le conditionnent pour réagir instinctivement à toute agression contre le troupeau. ».
Nous reprenons notre grimpette au soleil.
On entend le chant du torrent qui descend sur notre droite. « Il descend du lac de l’Encombrette ».
La montée est douce et régulière. Mais Jean nous avertit : « Ce sera plus raide après le Pas de l’Echelle ».
Ici, nous traversons ici un immense pierrier.
Puis nous voici sous les mélèzes. Quel bonheur, un peu d’ombre !
Devant nous se dresse une vaste muraille qui paraît infranchissable.
Impressionnant, n’est-ce pas ??
Nous reprenons notre grimpette à flanc de montagne.
A l’arrière, Beps et Maurice accompagnent Danièle. La fatigue commence à se faire sentir.
Nous marquons une pause au pied du Pas de l’Echelle, sous un surplomb.
Le temps de souffler un peu.
Et d’admirer le paysage grandiose.
« Nous sommes à 2060 m. On va attaquer ce passage aérien ».
« On va atteindre le verrou du lac
» ajoute Jean. « On va bientôt apercevoir le col. On a fait le plus gros ! »
Ca y est ! Nous avons passé le verrou !
Devant nous se dresse l’Encombrette (2684 m) et sa tête au double sommet.
Mais nous n’y allons pas, heureusement.
Notre objectif, c’est le col qui nous domine sur la gauche. On peut y apercevoir des têtes qui nous observent : le deuxième groupe sans doute.
Tout en bas à droite, voici un petit lac. Jean décide d’y descendre.
Danièle et Nicole préfèrent économiser leurs forces. Elles choisissent d’attendre en haut. Gérard, qui se sent l’âme d’un patou,
assure la protection de ces deux brebis.
Le reste du groupe descend près du lac.
On les aperçoit ici, près d’un chalet d’alpage.
D’en bas, Jean appelle Gérard : « Vous pouvez
commencer à grimper ! On vous rattrapera ! »
Nous (Danièle, Nicole et Gérard) attaquons donc la dernière grimpette.
La côte est régulière, mais raide.
Nous grimpons à flanc de montagne, au pied d’immenses pierriers.
Le soleil cogne. Danièle a mal aux mollets et s’arrête fréquemment.
Mais nous progressons sans faiblir, de lacet en lacet.
On aperçoit tout en bas, Jean et le reste du groupe. Ils ont quitté le lac et attaquent la dernière grimpette.
Encore un dernier lacet, et nous apercevons devant nous le col.
Nous distinguons à présent les randonneurs qui suivent notre progression.
Pour nous accueillir, ils forment une haie d’honneur.
Nous passons sous la rangée de bâtons. Heureux d’en avoir terminé avec cette belle grimpette.
On se croirait à l’arrivée d’un col du Tour de France, sous les vivats et les applaudissements de la foule.
Nous sommes suivis de quelques longueurs par Jean et le reste du groupe. Beps termine en saluant la foule.
Nous voici à présent tous réunis au pied du sommet du col.
Quelle foule ! « On croirait le
rocher de Vincennes », dirait Daniel.
Après les retrouvailles, c’est l’heure du pique-nique. Il est 12 h 40.
Nous prenons le temps de nous restaurer.
Puis certains attaquent une sieste au soleil.
D’autres vont admirer le paysage.
Tout en bas, voici le lac d’Allos. (Avec une superficie de 54 hectares et une profondeur de 48 m, c’est le plus grand lac
naturel d’altitude d’Europe : 2228 m).
La sieste est terminée. Jean donne le signal du départ. « Nous allons rejoindre le refuge du lac d’Allos. Mais d’abord, groupez vous pour la photo ! ».
Nous attaquons la descente par un sentier en pente douce.
Mais voici un névé qui recouvre le chemin.
Nous le traversons sans encombres.
De ci de là, de petites fleurs s’accrochent entre deux rochers.
Un sifflement retentit, nous signalant la présence d’une marmotte. Mais celle-ci ne siffle pas. Elle prend la pose pour la
photo.
« A présent, on va quitter le sentier pour
rejoindre le chemin qui fait le tour du lac d’Allos ».
Nous descendons à travers l’alpage.
Jean nous montre les Tours du Lac : de droite à gauche : la Petite
Tour, la Grande Tour, le Sabot, la Tour Noire (ou Tour Carrée) et la Tour Orientale (ou Tour Plate).
Et de l’autre côté du lac, voici le mont Pelat (alt. 3051 m), que
certains graviront demain.
Nous poursuivons notre descente vers le lac.
Nous atteignons le bord du lac. Lac superbe, au pied des sommets.
Puis nous empruntons le chemin du tour du lac, recouvert de larges dalles.
Et nous voici à nouveau face aux Tours du Lac.
Nous terminons cette belle journée par un pot bien mérité.
Il ne nous reste plus qu’à rejoindre le parking du Laus, où nous attendent nos chauffeurs.
Merci Jean, pour nous avoir guidés dans cette très belle randonnée.
Merci à Daniel et Jacky, de la part du deuxième groupe.
Merci aux chauffeurs bénévoles : Claude, Hubert et Pierre.
Merci aux photographes : Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard, Jean.
Et merci à la rédaction de Randoboulouris qui nous a autorisés à publier cet article sur son site.
Encore quelques photos :
Paysages