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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 08:06

Cabris - La chèvrerie du Bois d'Amont - G1-896-1

 

 

 

 

Nous sommes trente à nous retrouver sur l'Esplanade de l'ancien château féodal de Cabris en ce dernier jeudi d'avril bien ensoleillé. 

Jean nous présente la randonnée qu'il a déjà menée en décembre 2018 (G1) ainsi qu'en version raccourcie G2 en mars 2019 et en mars 2021 lors du confinement. 

 

 

 

" Cabris vient du latin Capra - chèvre.  La superficie de ce village mediéval est de 5 km2 et il se dresse à 540 m d'altitude. Nous sommes sur le plateau d'où nous prendrons la direction de la Croix de Cabris - sans croix! - point culminant à 762m avant de redescendre pique-niquer au Bois d'Amont.  Nous nous arrêterons ensuite à la chèvrerie et reviendrons par un faux plat montant. Nous longerons le domaine de la Messuguière où ont séjourné divers écrivains célèbres.  Nous aurons parcouru 16 kms et prendrons un verre dans le village ".

 

 

 

 

Vue sur Spéracédès, Le Tignier et Pégomas depuis l'esplanade des ruines du château

 

Bernard et Hervé sont nos serre-files et nous comptent tandis que nous prenons le départ. 

 

 

Trouvez la chèvre !

 

Nous passons sous l'arc d'une ancienne porte 

 

Il est 9h25 et il fait 17°

 

et faisons une brève visite à la chapelle St-Sébastien construite au milieu du XVIe siècle en contrebas du mur d'enceinte du château.

 

                                   

 

 

Remarquez l'autel primitif de bois peint et la statue de St Sébastien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons rapidement ce joli village construit avec les pierres du pays et nous engageons sur un chemin caillouteux qui monte à pic, direction la Croix de Cabris. 

 

Pause-banane à 10h30

 

Déjà quelques chèvres

 

Nous traversons la D4 et sommes de nouveau sur un chemin caillouteux.  Jean nous propose de faire un petit aller-retour pour aller voir la Pierre Druidique.

 

 

 

Il nous explique qu'il s'agit d'un phénomène naturel suite à une lente érosion.  Ce n'est ni un menhir ni un dolmen bien que les anciens s'en soient inspirés pour en faire. 

 

 

Jean nous donne des précisions sur le paysage qui s'étale sous nos yeux: La commune de St Vallier, à gauche, la Route Napoléon.  Le point culminant à 1550 m d'altitude est la Montagne de Thiey.  La première ligne de crête avant d'arriver au Plateau de Caussols est l'Oppidum de la Malle, un des plus grands oppida de la région. 

 

Les pompiers s'entraînent

  

Nous descendons plein Sud sur la piste du Bois d'Amont

 

 

Merci messieurs!

 

 

Notre groupe devant une borie juste avant la pause-déjeuner

 

 

Pique-nique au Bois d'Amont

 

 

Nous reprenons notre chemin et apercevons le lac St-Cassien que l'on ne voyait pas avant l'incendie de 2017 car caché par la forêt.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cistes de Montpellier en fleur et bel olivier

 

Nous savons que nous approchons de la Chèvrerie car nous voyons ... 

 

... des ânes!

 

un poulain de 2 jours

 

et des chèvres bien sûr!

 

 

 

 

Comme nous avons bien marché, notre rendez-vous avec Edith a été ravancé d'une demi-heure.  Nous la voyons arriver en camion et avons déjà l'eau à la bouche. 

 

Nous ne sommes pas les seuls !

 

                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous écoutons attentivement ses explications sur la création de la chèvrerie, la nature du travail, les soins apportés aux bêtes ainsi que les difficultés économiques (augmentation du prix du foin par exemple - elle et son mari en commandent 20 tonnes tous les deux mois pour nourrir leurs animaux) sans oublier les incendies comme celui de 2017.  Les chèvres ont été tellement traumatisées qu'elles n'ont plus produit de lait ensuite.  Mais Edith et son époux sont des passionnés qui travaillent avec acharnement et on le sent. 

 

 

Elle nous invite ensuite à déguster leurs fromages ce que nous faisons avec plaisir.

 

Regardez un peu la taille des morceaux !

 

Oh les gourmands!

 

 

N'oublions pas les savons au lait de jument, de chèvre et d'ânesse !

 

Nous remercions chaleureusement Edith et repartons enchantés sur une belle piste.

 

 

"Ce n'est qu'un au revoir mes chèvres, ce n'est qu'un au revoir !"

 

 

Au loin un bateau de croisière

 

Jean nous arrête devant le Domaine de la Messuguière où séjournèrent de nombreux écrivains ou artistes célèbres tels que Paul Claudel, André Gide, Paul Valéry, Montherlant, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, amis de la propriétaire Aline Mayrisch, une Luxembourgeoise remarquable qui fit campagne pour le droit des femmes et devint la présidente de la Croix-Rouge luxembourgeoise. 

 

 

A noter aussi, la maison ci-dessous où vécut de 1938 à 1972 la Comtesse Marie de St-Exupéry, mère de St-Exupéry, conseillère municipale de Cabris.

 

 

Nous apercevons au loin le village de Cabris et sur notre droite de nouveau le lac St-Cassien.

 

 

Et c'est au café de la Chèvre d'Or que nous prenons le pot de l'amitié.

 

 

 

Merci à Jean pour cette superbe randonnée. 

Merci également à Bernard et Hervé nos serre-files et aux photographes Michèle, Peter, Jean et Dominique.

 

La semaine prochaine:

G1

G2

 

 

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24 avril 2022 7 24 /04 /avril /2022 12:52

2022-04-21-Vence-Baou des Noirs-G2-943

 

 

 

Nous sommes sur le parking de "Plan des Noves les Plaines" situé quelques kilomètres avant le Col de Vence, entre Vence et Coursegoules, au sud du Parc National des Préalpes d'Azur et plus particulièrement dans le Parc Naturel Départemental du Plan des Noves.

Alain remercie les 8 courageux randonneurs qui l'ont rejoint pour cette sortie G2 inspirée d'un circuit qu'il avait créé en 2019 pour les G1, un taux "d'abstention" qui s'explique probablement par les prévisions météo pessimistes de ces derniers jours. L'évolution favorable des prévisions depuis 24 heures a toutefois conduit au maintien de cette randonnée : il ne devrait pas pleuvoir avant 17 heures.

S'il ne pleut pas, la température est néanmoins fraiche en l'absence de soleil, et le vent, auquel nous sommes exposés sur le parking, ne nous incline pas à nous éterniser sur place. Alain suggère que nous nous mettions en route immédiatement : il nous fera la présentation de la randonnée lorsque nous serons un peu réchauffés et à l'abri du vent.

Compte tenu de la configuration du groupe il n'y aura pas de serre-file officiel.

Il est 9h45. 

Nous empruntons le GR51, qui va de Menton à Marseille, pour descendre vers le Plan des Noves.

 

 

Le sentier est souvent rendu glissant par l'humidité, et parfois un peu raviné.

Nous marchons avec prudence.

 

 

Après un petit quart d'heure de marche, à l'abri du vent, Alain nous présente la randonnée : "le Baou-des-Noirs avec le Baou-des-Blancs, celui de Saint-Jeannet et celui de la Gaude, constitue la limite de l'Arc de Castellane. Le Baou-des-Noirs surplombe la vallée de la Cagne, la ville de Saint-Jeannet et son Baou éponyme. Vous passerez entre les paysages karstiques et sa flore de garrigue. Les panoramas de mer et de montagne sont à couper le souffle".

 

 

Une belle randonnée, avec une boucle par le Grand Plan des Noves à l'aller et le Petit Plan des Noves au retour, et des parties communes à l'aller et au retour via les Blaquières, le point culminant de la randonnée, et la reprise en montée du GR51 que nous sommes en train descendre, pour retrouver le parking.

C'est une G2 de niveau moyen XX de 12,3 km pour un dénivelé de 490 m.

 

 

 

Nous rejoignons une piste plus confortable sous un ciel chargé de nuages.

 

 

Quelques arrêts pour permettre à Alain de commenter le paysage qui s'offre à nous et de nous renseigner sur l'histoire de ce territoire et son évolution.

 

 

 

Nous apercevrons de loin en loin des vestiges de bories, "ces abris en pierre qui évoquent des igloos méridionaux, édifiés par les bergers pour se protéger du froid et du vent tout en restant à proximité de leurs troupeaux". 

Une certaine forme de pastoralisme subsiste qui contribue à la sauvegarde de la biodiversité. Compte tenu des spécificités de ce site son aménagement a été limité pour accueillir les promeneurs et préserver le patrimoine naturel.

 

 

Ce plateau, ancien grenier du pays vençois, a un riche passé agricole. "L'origine de son nom "Noves" proviendrait des noyers que l'on trouve encore dans certaines cuvettes. Une autre origine viendrait du latin "terrae novae" (terres nouvelles). "Des terres clairsemées de tumulus de 4 à 15 mètres de diamètre qui datent de l'âge de Bronze et d'autres anciennes constructions en pierres qui rappellent que ces vastes espaces abritaient autrefois une population de paysans sédentaires, et ce malgré l'absence totale de ruisseaux et de sources. Entre les XVIII ème et XIX ème siècles, lorsque les cultures de céréales y abondaient, les cultivateurs empilaient les pierres pour former des restanques..."

 

 

 

Petite séance d'information à l'intention des blogueurs.

 

 

Et c'est la pause banane.

 

 

Magnifiques vues, caractéristiques de ce plateau.

 

 

 

 

Nous arrivons en vue du Baou de Saint-Jeannet, éperon barré de 807 mètres d'altitude totalement dénudé par l'érosion. On aperçoit en contrebas le village de Saint-Jeannet. Le Baou-des-Noirs se situe sur la droite mais pour l'atteindre il va nous falloir contourner la Combe Martine en direction des Blaquières.

 

 

Autres vestiges de constructions paysannes.

 

 

Le soleil est toujours absent mais la température monte progressivement et les nuages confèrent au paysage un aspect sauvage et mystérieux.

 

 

Nous longeons une doline, caractéristique des systèmes karstiques : "l'eau s'infiltre par les fissures de la roche puis, par dissolution, les fissures s'élargissent. Un tassement de la surface se produit et crée une dépression fermée, donnant naissance à une doline classique".

 

 

Au sommet de la première colline une ancienne maison paysanne perdue au milieu de l'immensité du parc.
 

 

Nous atteignons un petit replat marqué d'un cairn qui a la particularité de mettre en évidence le "lapiaz", une  "formation géologique de surface dans les roches carbonatées, créée par le ruissellement des eaux de pluie qui dissolvent la roche...ce qui forme un grand entablement rocheux parcouru de réseaux de fissures".

 

 

 

Nous poursuivons le sentier en descente. Sur ce versant la végétation est plus avancée. Daniel photographie une orchidée sauvage. 

 

 

En contrebas, des arbustes en fleurs, peut-être un amélanchier au premier plan.

 

 

Vue sur Vence et le littoral vers le Cap d'Antibes.

 

 

Nous laissons le Baou-des-Blancs sur notre droite,

 

 

avant de monter vers le Baou-des-Noirs, que nous atteignons vers 12h15.

Le soleil est apparu. La vue est magnifique sur la ville de Nice et le littoral.

 

 

Le moment et l'endroit parfaits pour notre pause pique-nique.

Nous savourerons cette parenthèse privilégiée.

Elle sera en outre agrémentée par ce que nous appellerons une "danse des iules" (genre de mille-pattes noirs qui s'avèrent nombreux parmi les rochers où nous sommes installés) soudainement interprétée par Marie France. Une performance sauvage et trépidante qu'elle accompagnera d'improvisations onomatopéiques du plus bel effet. 

 

 

 

Après cet intermède artistique nous sacrifions à la tradition de la photo de groupe. Il y en aura deux : la première pour célébrer les Baous-des-Noirs et des-Blancs, et mettre en valeur les sommets enneigés du Mercantour dans le lointain, et la seconde, ensoleillée et plus traditionnelle.

 

 

 

Avant de repartir Alain nous dira quelques mots du Baou-des-Noirs :

"Le Baou-des-Noirs a une altitude de 680 m. Il surplombe les gorges de la Cagne, 460 m plus bas. Il fait face au Baou de Saint-Jeannet. Il est limité, à l'Est et au Sud, par des falaises, et à l'Ouest, par le vallon encaissé de l'Abey.

Au Nord, une simple dépression autrefois aménagée en terrasses de cultures le sépare des Blaquières.

Sur le plan historique l'exploration menée entre 1972 et 1976 a permis la reconnaissance générale du site et des principaux murs de défense. Les sondages établissent des séquences stratigraphiques de la fin de l'Age de Bronze au IIème siècle avant J.C. C'est certainement vers la fin du VIème siècle qu'il faut rapporter la principale fortification. Entre le IIIème et le IIème siècle le secteur sommital est réaménagé avec la création d'une tour monumentale, quadrangulaire, qui suggère un rapprochement avec celle de Mauressip dans le Gard".

Notre descente en direction des Blaquières nous ramène en surplomb de Vence.

 

 

 

 

 

De retour à la balise 124 nous avons un choix à faire : se conformer au plan de route en prenant la direction du Plan de Noves pour se diriger vers le parking, ou bifurquer à gauche pour rejoindre le Baou-des-Blancs.

Nous avons bien marché et pris un peu d'avance sur l'horaire, le groupe est en forme et motivé. Alain est pratiquement contraint de se plier au souhait unanime de profiter de l'occasion et de la météo pour faire l'extension au Baou-des-Blancs. 

Nous l'atteignons après environ 35 minutes de marche.

Le panorama depuis la table d'orientation est vraiment magnifique, d'autant que le ciel s'est éclairci.

On voit en contrebas la vieille ville de Vence et au-delà le littoral vers Cagnes et Antibes.

Nous verrons aussi, depuis le sommet sur notre gauche, et sur le trajet du retour, les sommets de l'Estérel. 

 

 

Tout le monde est manifestement ravi.

 

 

 

 

Comme l'avait préalablement indiqué Alain, le Baou dit "des-Blancs" domine Vence à 673 m d'altitude. "Il est ainsi nommé parce que la Confrérie Vençoise des Pénitents Blancs y montait annuellement en procession. L'homme du néolithique occupait déjà la place, on a retrouvé des traces dans les grottes. Le sommet est devenu un oppidum dès l'âge du Bronze...jusque vers 750 avant J.C. C'était là sans doute la capitale du peuple ligure des Nerusii avant la fondation de Vintium (Vence). Au moyen Age, le site devient le Castrum Saint-Laurent, une place fortifiée dont on peut découvrir encore aujourd'hui les nombreuses ruines, les murs d'enceintes avec des tours semi-circulaires. Cette bastide servira de refuge lors des invasions entre le VIème et le Xème siècles. Pendant les guerres de religion, le castrum sert de camp retranché pour les protestants. Sa démolition est ordonnée en 1591 mais sera effective plus tard sous l'administration de Richelieu".

Après avoir pleinement profité du spectacle nous revenons sur nos pas.

 

 

et retrouvons les mêmes paysages singuliers,

 

 

en prenant le temps d'admirer d'autres arbustes en fleurs (églantiers, poiriers à feuilles d'amandier...etc.), ici  un cerisier de Sainte-Lucie, et à nouveau les sommets enneigés du Mercantour, dont la Cime du Gélas qui culmine à 3143 mètres,

 

 

et d'autres vestiges du passé.

 

 

La boucle qui nous ramène vers le Petit Plan des Noves nous fait découvrir le site de "Mangia Pan", référence au passé céréalier du Parc.

 

 

Un dernier regard sur ces paysages attachants avant de poursuivre la montée   vers le parking par le GR 51.

La pluie nous aura épargnés tout au long de cette très belle randonnée.

 


C'est dans le vieux Vence que nous prendrons le pot de l'amitié. Et c'est seulement au moment de nous séparer, juste après avoir remercié Alain pour cette journée très réussie, que les premières gouttes de pluie ont fait leur apparition...

 

 

Merci à Alain pour ses photos et sa documentation, et à Nadine et Claudette pour leurs photos.

 

La semaine prochaine

G1

G2

 

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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 08:01

2022-04-21-St Jean de Cannes-Suvières-671-G1

Pas de blogueur sur cette rando, c'est donc sur un texte d'Anne-Marie que Jean-Marie a inséré les photos prises au cours de la randonnée. L'animatrice a rajouté la montée au Marsaou ce qui en fait une variante.

 

Départ de la randonnée à 9 heures depuis le parking de St Jean de Cannes II, sous un ciel nuageux.

Nous traversons le village et descendons jusqu’au Vallon de Saint-Jean, longeons la rivière vers l’ouest jusqu’au niveau de St Jean de Cannes I. Traversée du gué, puis montée vers la Baisse Violette.

La pente est douce mais continue. En cours de montée, nous faisons halte dans un endroit dégagé pour admirer d’en bas la barre rocheuse de la Clavette.

Arrivée à la Baisse Violette à 10 h 10. Pause banane.

 

 

 

 

 

 

 

Nous empruntons le balcon des Suvières sous un ciel chargé et quelques gouttes de pluis, mais nous avons malgré tout une vue magnifique sur l’Estérel, la baie de Saint-Raphaël puis la baie de Cannes.

Remontée vars la Baisse des Pourraques. Nous faisons l’aller-retour vers le sommet des Suvières, très venté. Puis aller-retour vers le sommet du Marsaou, un peu moins venté, mais quand même trop froid pour y faire la pause déjeuner.

Nous redescendons à la baisse des Pourraques pour y déjeuner (12 h 15).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après manger, retour vers la baisse Violette. Nous empruntons le sentier vers la Clavette. Lorsque nous y arrivons, nous sommes accueillis par une bourrasque de vent et nous ne nous y attardons pas !

Nous suivons ensuite le sentier jusqu’au Pas de la Cepe et entamons notre descente vers le vallon Saint-Jean. Traversée à gué, puis remontée vers le village et retour aux voitures à 14 h 45.

Pot de l’amitié au restaurant Horus (ex Trois Chênes) sur la DN7.

 

La semaine prochaine

G1

G2

 

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