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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 12:31

De la Colle Douce au col de l’Essuyadou 894-2/ G2 – jeudi 20 octobre 2022

 

31 randonneurs se sont donnés rendez-vous pour la 3è édition de cette randonnée proposée par Jean Ma. La température est agréable et le ciel légèrement laiteux.

« Nous allons emprunter la piste Castelli qui nous mènera à 3 petits lacs, et nous contournerons le sommet du Bonnet Capelan pour arriver par une montée facile au col de L’Essuyadou. Après le carrefour de Roche noire, nous pique-niquerons au carrefour de Jausier (beau point de vue sur la Baie). Retour par le pas de la Louve et le pont de la Bécasse. C’est une randonnée facile de 10.2 kms et 310 m. de dénivelé ».

Jean-Claude et Patrick sont nos serre-files.

Du carrefour de la Colle Douce, nous empruntons la piste Castelli qui descend tout d’abord vers le pont de Barban et le parking des Péguières.

Arrivés au 1er lac nous constatons que son niveau est bien bas et l’eau est trouble. Le Capelan ne s’y reflète pas et les tortues se sont cachées.

Nous nous dirigeons vers le 2è lac qui est complètement à sec.

Le 3è lac a un peu d’eau. Arrêt effeuillage et pour se désaltérer avant d'attaquer la montée par un sentier plus ou moins caillouteux qui contourne le Bonnet du Capelan.

Autour de nous les bruyères commencent à fleurir et les arbousiers à se couvrir de fruits plus ou moins mûrs.

Nous surplombons le 3ème lac et puis petit à petit le paysage se dévoile sur Frejus et St.Raphaël, la baie et les Petites Maures.

La piste nous mène au col de l’Essuyadou où nous nous arrêtons pour la pause banane. Nous faisons alors la photo de groupe avec en arrière-plan le Mont Vinaigre.

Une petite grimpette de 70 m. de dénivelé nous amène à notre point culminant, le carrefour de la Roche Noire à 250m d’altitude.

Claudette et Jacques ayant eu un appel téléphonique pour une livraison vont devoir nous abandonner sur la piste du Porfait qu’ils prendront jusqu’au parking du départ. Le groupe va emprunter prudemment un sentier étroit et bien abîmé, après avoir bien écouté les consignes de Jean, sentier qui va nous conduire au carrefour de Jausier.

C’est sur des rochers un peu en hauteur que nous nous installons pour le pique-nique d’où nous profitons de magnifiques paysages, bien que partiellement voilés.

Claudette et Jacques nous envoient alors un SMS pour dire qu'ils avaient rejoint le parking sans problème. Véritable pique-nique de G2 du début à la fin dira Jean. Merci à tous.

La descente se fait par un sentier qui rejoint la route d’Italie, qui, quand elle était ouverte à la circulation était bien fréquentée entre le Col du Testanier et Fréjus.

Nous ne restons pas sur celle-ci.

Un sentier passe par la" Forêt des Enfants", zone brûlée, où les enfants des écoles de Fréjus ont participé au reboisement.

Nous voilà de nouveau sur la route que nous longeons quelques dizaines de mètres avant d'emprunter la Voie Aurélienne, à l’étonnement de certains car cela nous éloigne de notre destination, mais non.

Jean nous a réservé une petite surprise : petit détour par un sous-bois au milieu de ronces, lianes et branchages avant de nous retrouver sur la route d’Italie que nous allons suivre jusqu’au pont de la Bécasse.

Petit arrêt lorsque la blogueuse a raté un nid de poule et s’est retrouvée sur le bas-côté. Chute sans conséquence. Quelques égratignures.

Une petite variante est alors proposée : passage devant la maison forestière de La Louve en empruntant le chemin des Cèdres jusqu’au parking.

C’est au bar du Dramont que nous allons partager le pot de l’amitié.

Merci Jean pour cette agréable balade.

Les photos sont de Jacques et Rolande

La semaine prochaine :

G1 Animateur Thierry à Gréolières

G2 Animateur Jack à St Vallier-Ponnadieu

 

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16 octobre 2022 7 16 /10 /octobre /2022 08:50

 

2022-10-13-585-Bargème-Le long de l'Artuby-G2

 

 

Depuis le parking de Bargème, situé au pied du village, à une altitude de 1060 m, on a une vue superbe sur les montagnes alentour, et sur les ruines du Château des Pontevès en surplomb.

Du soleil, quelques nuages, une légère brume au fond de la vallée : il fait un peu frais, de l'ordre de 12 degrés, mais la journée s'annonce très belle.

Joël présente le programme : "nous suivrons le tracé légèrement modifié d'une randonnée créée par Bruno mais jamais réalisée. Très belle randonnée de 12 km et de 390 m de dénivelé, classée moyen x, qui part du plus haut village du Var pour suivre l'Artuby, rivière de montagne, avec ses gués, son pont antique et ses vestiges historiques ; des vues magnifiques avant de terminer par la découverte du village et de son château. Une petite descente le matin et une douce montée de 2,5 km en fin de parcours ".

 

 

Bernard, notre serre-file, annonce le résultat du comptage : nous sommes 19.

Dès le départ nous avons un aperçu de la beauté et de la variété du paysage environnant.

 

 

 

 

Nous empruntons une petite route sur quelques centaines de mètres,

 

 

 

avant de nous engager sur un sentier en montée sur la gauche.

Nous ne nous lassons pas d'admirer le paysage sublimé par les couleurs d'automne. 

 

 

 

La petite descente annoncée par Joël compte tout de même quelques épisodes de montée mais la fraicheur du matin les rend agréables : mise en jambes parfaite.

 

 

 

Une courte halte pour la pause banane.

 

 

Nous reprenons notre route en suivant un large chemin pierreux,

 

 

qui nous conduit vers la forêt. Progressivement, la piste que nous suivions fait place à un étroit sentier qui se fraye un chemin entre les buissons, l'occasion d'admirer les toiles d'araignée mises en valeur par la rosée matinale,

 

 

puis serpente entre les pins.

 

 

 

La descente offre de belles vues sur les monts environnants.

 

 

Le sentier est confortable et propice à la convivialité. 

 

 

Nous atteignons bientôt le premier gué sur l'Artuby. Le niveau de l'eau est faible. Pas de gros problèmes pour le franchir. Et Joël est là pour assurer les passages un peu délicats.

 

 

 

Ce premier gué marque la fin de la descente. Le paysage change complètement au niveau des Gabres et du Castellas.

 

 

 

Il nous donne envie de faire nos premières photos de groupe, avec en toile de fond le petit hameau du Plan d'Anelle.

 

 

 

Nous ferons un petit détour pour le traverser en passant devant La Chapelle Saint-Joseph et son joli clocheton. 

 

 

Le hameau est désert à cette époque mais bien restauré et entretenu. Le site est magnifique.

 

 

Joël nous propose de faire notre pause pique-nique dans une clairière au bord de l'Artuby : un moment de repos et de calme apprécié par tous.

 

 

 

 

En longeant le cours de l'Artuby nous atteignons le Pont de la Serre. Joël nous livre quelques informations sur cet ouvrage particulier. "Le pont actuel date de 1735. En enjambant l'Artuby, il permet de rejoindre Bargème, de l'autre côté de la montagne de Brouïs. Sa forme en dos d'âne, à une seule arche, et l'étroitesse de la voie sont caractéristiques des ponts d'intérêt local, reprenant les anciens chemins muletiers de la région.

Il permettait à l'ancienne route royale Draguignan-Castellane de franchir la rivière et desservait aussi l'ancien village de la Martre alors implanté au flanc de la colline.

La Serre, passage étroit entre deux vallées, évoque l'implantation géographique du pont, mais les habitants de la Martre l'appellent plus volontiers le pont de Madame, en souvenir d'Hélène Isard de la Martre, qui finança sa construction".

 

 

Nous ne profitons pas du pont pour traverser l'Artuby et continuons à longer son cours pendant quelques dizaines de mètres jusqu'au site d'une ancienne scierie.

 

 

"Les débuts du fonctionnement de la scierie de la Martre se situeraient vers la fin du XVIème siècle. Un canal de 290 m de long alimentait la scierie en eau, la propulsion se faisant essentiellement à l'origine grâce au charbon issu de la combustion du bois prélevé dans la forêt de Brouis, plusieurs charbonnières fonctionnant près de la scierie.

A priori la scierie a connu un essor important au XIXème siècle avant de réduire son activité après la deuxième guerre mondiale.

Les archives laissent également supposer la présence d'un moulin sur ce site".

Vestiges de charbonnière sur cette photo, et sur la gauche, non visibles ici, les ruines de la scierie.

 

 

Nous approchons rapidement du second gué. Chacun choisit sa voie pour le passer, mais encore une fois le niveau de l'eau permet de franchir la rivière sans trop de difficultés.

 

 

 

Nous poursuivons notre chemin dans la forêt .

 

 

 

Les conditions sont favorables pour la cueillette des champignons. Nous croiserons quelques amateurs aux paniers bien remplis, essentiellement de lactaires sanguins, non spécialement prisés des connaisseurs, mais appréciés semble-t-il par les provençaux.

 

 

Attention, comme on le sait, tous les champignons ne sont pas bons à cueillir. Quelques randonneurs éclairés dans le groupe auront vite identifié l'amanite tue-mouches" ou "fausse oronge", toxique et psychotrope.

 

 

Le plus dur reste à faire. Les montées annoncées se succèdent, avec des pentes plus ou moins prononcées pendant plus de 2,5 km.

 

 

laissant à admirer des paysages variés. Ici la barre rocheuse permet à chacun de donner libre cours à son imagination. La plupart identifieront au centre de la photo le visage d'un ancêtre éloigné.

 

 

Et à nouveau de magnifiques vues sur les montagnes boisées, sous un ciel moutonneux.

 

 

 

Au bout de cette longue montée nous débouchons sur le château des Pontevès. Il domine le village millénaire de Bargème, un des plus beaux villages de France.

Il est en cours de restauration.
 

 

 

Joël prendra quelques minutes pour nous conter l'histoire sanglante de la famille Pontevès qui a fait ériger ce château féodal au XIIIème siècle et en est restée propriétaire au fil des siècles, librement résumée comme suit par les auteurs du blog :  

"Appartenant à la famille de Pontevès depuis 1220 la seigneurie de Bargème est rattachée en 1342 à la viguerie de Castellane. Pendant les guerres de religion (1505-1579) le seigneur des lieux, Jean-Baptiste de Pontevès, un vieillard tyrannique n'hésitant pas à s'approprier les biens de ses sujets , est en procès avec les habitants de Callas. Craignant un jugement en sa défaveur il organise le pillage du bourg de Callas et fait rançonner ou tuer plusieurs de ses habitants pour obtenir un accord reconnaissant comme légitimes ses spoliations.

Dans les mois qui suivirent les habitants de Callas firent assassiner Jean-Baptiste de Pontevès, puis ses deux fils, et quelques années plus tard, deux de ses descendants. 

L'entreprise de démolition du château est commencée à cette époque, puis la justice par le truchement du Parlement du Dauphiné sanctionne les auteurs des crimes et la commune de Callas..."

Pour en savoir plus : "https://www.jaimemonpatrimoine.fr" ou encore "Bargème, rubrique histoire, sur wikipedia".

 

 

Nous traverserons ensuite les ruelles étroites de ce beau village pour rejoindre le parking en contrebas, après avoir accompli de l'ordre de 14 km pour un dénivelé légèrement supérieur à 400 m.

Il y avait beaucoup de monde ce jeudi dans Bargème en raison des funérailles d'un habitant du village. C'est à Comps-sur-Artuby que nous nous sommes finalement retrouvés pour boire le verre de l'amitié et remercier Joël pour cette magnifique randonnée. 

 

 

(Merci à Bernard notre serre-file - les photos sont de Jean Bo, Claudette et Jacques).

 

La semaine prochaine :

G1 : Cogolin-Val-d'Astier-837 par Denis

G2 : De Colle Douce au Col de l'Essuyadou-894-2 par Jean Ma

 

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14 octobre 2022 5 14 /10 /octobre /2022 14:23

2022-10-13 : 694 Les Calanques de Cassis G1

 

Ce matin nous ferons une randonnée inédite dans les calanques de Cassis. Animée par Patrick et on peut dire qu'il a un succès fou… car nous sommes 27 randonneurs ce matin à vouloir découvrir le massif des Calanques pour lequel on en dénombre pas moins de 27 aussi…

La température clémente de 17° au départ du parking est idéale pour cette randonnée G1 très prometteuse.

 

 

Avec une belle montée au début suivie d'une descente un peu technique.

 

Le mot calanque ou calanco en provençal, désigne une vallée creusée par une rivière et récupérée par la mer.

Les calanques sont constituées d'une succession d'anses et de criques s'étendant sur plus de 20 kms de cotes.

Suivez cette magnifique journée qui nous à conduit de la calanque de Port-Miou à la calanque de l'oule pour revenir par un chemin en intérieur.

Nous commençons en direction de la Calanque de Port-Miou signifiant "meilleur port" en Provençal.

Echancrure de 1,4 kms m de long, elle est la calanque la plus orientale et la plus profonde entre Marseille et Cassis.

De tout temps les marins ont pu y mouiller et s'y mettre à l'abri des tempêtes. Enserrée entre le cap Cable à l'est et le cap Cacaù à l'ouest, elle est naturellement protégée du redoutable mistral et du vent d'est.

C'est la seule calanque qui se trouve sur la commune de Cassis, et semblable à un fjord provençal. Elle comprend plusieurs sources d'eau douce plongeant dans une eau turquoise, le tout entouré d'une belle pinède.

Cette ancienne carrière de calcaire exploitée de 1901 à 1982 est séparée de la rade de Cassis par une presqu'ile.

Laissons le port pour admirer devant nous,

La partie sauvage de la calanque.

La poursuite du chemin se fait le long de la calanque.

Apercevez vous le phare balise de la Cassidaigne ? 

Ce phare construit en 1859 d'une hauteur de 23m est situé à 7,5 kms au large des côtes.

 

Aperçu sur la mer au bout de calanque de Port-Miou.

Le sentier est étroit et s'élève doucement le long du littoral.

Nous ne nous lassons pas des vues plongeantes sur la mer.

Descente vers la calanque de Port Pin.

Il faut regarder où l'on met ses pieds,

la roche est glissante, polie suite aux nombreux passages de randonneurs.

La calanque de Port Pin dessinant une large échancrure dans la côte, elle est la plus petite des calanques et la plus intime. 

Etroite et profonde elle serpente dans la roches avec ses eaux cristallines reflétant le bleu du ciel et le vert de la foret.

Celle-ci doit sont nom aux pins d'Alep très présent dans le massif des calanques.

Savez vous qu'en 1970, cette Calanque a servi de lieu de tournage au film "Borsalino" avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo?

Au pied de cette roche calcaire dite "pierre de Cassis" aux couleurs beige clair, nous choisissons de faire notre photo de groupe.

Panorama sur la calanque de Port Pin.

L'itinéraire enchaine descentes et montées jusqu'à la pointe d'En Vau.

Point de vue typique sur les calanques avec pins et eau turquoise.

Depuis un belvédère une vue magnifique s'offre à nous sur la calanque d'En Vau.

La Calanque d'en Vau, calanque estuaire installée au bout d'une vallée de 2,5kms.

Plus on avance dans la calanque vers le large, plus la vallée rétrécit entre deux falaises pour finir par devenir un étroit petit canyon.

Mais il va falloir y arriver et nous devrons replier nos bâtons pour être plus à l'aise et effectuer cette belle descente.

Aperçu au large sur les iles de Riou, Plane et Jarre.

Alors prêts pour la descente abrupte au milieu des pierres ?

Car ce n'est que le début,

Et tous les moyens sont bons!

Non je ne sauterai pas !

Ce n'est pas fini,

Restons bien concentrés,

Et on les aimes nos arbres 

Mais qu'elles sont hautes ces marches!

Enfin nous voilà arrivés après la traversée d'un petit pierrier, sans chute ou presque

Le chemin est bordé par les falaises, encore un petit effort avant l'arrivée à En-Vau.

La Calanque d'En Vau signifiant "dans le Val",

Entourée de falaises vertigineuses, hérissée d'aiguilles  dont le pittoresque "Doigt de Dieu" (à gauche),

Sa petite plage de galets et son eau cristalline qui en a tentée certains

Et là aussi, cette calanque à servi de cadre au film "Fantômas" en 1964 avec Louis de Funes et Jean Marais, et oui ce n'est pas d'hier…

Il est 12h et assis face à ce cadre idyllique nous faisons notre pause banane.

Nous en avons bien profité, maintenant il faut repartir et laisser ce petit paradis pour continuer notre chemin vers le col de l'oule.

Au loin l'archipel de Riou.

Du col de l'Oule, nous nous attardons devant les îles au loin.

Un peu plus loin sur le belvédère le point de vue est exceptionnel,

Et l'endroit idéal pour y faire notre pause repas.

14h15, nous repartons sur un large sentier pierreux entouré de pins .

et de végétation méditerranéenne.

Nous continuerons toujours à descendre en longeant la mer avec devant nous les falaises de Soubeyranes.

Nous voici à la fin de cette superbe journée et nous faisons de nouveau une ultime photo de groupe. 

Nous sommes arrivés tous très satisfaits après avoir parcourus 15 kms avec un dénivelé de 560 m, nous pouvons ôter nos chaussures jusqu'à la prochaine randonnée… 

Le café au bord de l'eau où nous devions nous rafraichir étant fermé notre déception est grande.

Qu'a cela ne tienne nous ferons un peu plus de kilomètres et nous nous retrouverons aux "3 Brasseurs au Puget" pour ce pot de l'amitié.

Merci à Patrick pour cette magnifique randonnée qui nous a sublimé par des paysages exceptionnels.

Nous remercions également tous les animateurs qui nous ont accompagnés: Alain, Denis et Thierry qui a fait office de serre-file du jour.

Et n'oublions pas tous les photographes sans qui ce blog n'existerai pas : Alain, Michel, Anne-Marie et Véronique.

 

Et si vous voulez être incollable sur les calanques de Cassis, alors n'hésitez pas!

 

La semaine prochaine:

G1 : Cogolin-Val-d 'Astier - 837 animée par Denis

G2 : De Colle Douce au col de l'Essuyadou animé par Jean Ma

 

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