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24 mars 2022 4 24 /03 /mars /2022 07:16

2022-03-24 - 946-1-Néoules-Pilon St.Clément-G1

 

 

Les G1 et les G2 se retrouvent sur le parking de la mairie à 9h dans le charmant village de Néoules en ce jeudi matin printanier.  Joël présente le parcours commun aux deux groupes qui se divisent ensuite pour écouter chacun leur animateur.  Les G1 feront une montée supplémentaire de 4 kms.

 

 

Nous allons donc faire une balade dans les forêts varoises qui alterne sentiers et larges pistes. A partir du Pilon-St-Clément nous commencerons un cheminement au bord des falaises avec une vue magnifique jusqu'à la mer.

Patrick se propose comme serre-file et notre colonne de 21 marcheurs se met en marche. 

 

 

D’emblée nous grimpons sur un sentier pierreux bordé d’un petit ruisseau.  Des charrues l’ont fait avant nous et ont laissé des traces sur les dalles qui nous mènent à une route goudronnée bordée de chênes et de cystes cotonneux encore en boutons.  

 

 

 

Nous bifurquons sur un petit chemin terreux avant de rejoindre une belle piste.

 

 

 

Joël nous fait remarquer les deux types de chênes qui nous entourent: les blancs qui gardent leurs vieilles feuilles tout l’hiver et qui s’appellent rouleus en provençal et ceux qui gardent un feuillage vert tout au long de l’année et se nomment yeuzes dans ce même dialecte.

 

 

Après une pause effeuillage et désaltération, nous reprenons nos bâtons avant de les reposer vingt minutes plus tard pour la pause-banane.

 

 

Nous repartons ragaillardis et montons de plus belle. 

Joël nous invite à faire un petit détour pour atteindre un promontoire à 582m d'altitude d’où nous admirons le panorama qui s’étend à perte de vue. 

 

 

 

Nous repartons et grimpons avec entrain

 

 

jusqu’au Mont Pilon qui se dresse à 705m d'altitude et où nous faisons une nouvelle halte pour admirer le paysage alentour et la vue exceptionnelle sur le Massif des Maures.

 

 

 

 

Nous redescendons en file indienne sur un chemin escarpé parmi une végétation dense. Quelques papillons jaunes ajoutent une touche de couleur et une note de printemps de temps à autre.

Nous commençons alors la descente le long de la crête et nous nous accorderons plusieurs arrêts pour mieux profiter du paysage féérique qui nous entoure.

 

 

 

C’est dans ce superbe cadre que nous sortons les pique-niques de nos sacs et nous installons confortablement pour les savourer.  Nous apercevons au loin les Monts Coudon et Faron et devinons la Rade de Toulon de l’autre côté.

 

 

En guise de dessert, Joël nous parle de Néoules où nous avons laissé nos véhicules et où nous prendrons le pot.  Il semblerait que ce village ait été habité depuis longtemps. Il s'est développé autour du château édifié en 1585 et de l'église St-Jean-Baptiste, construite en 1565.  Il nous explique ensuite la différence peu connue entre garrigue et maquis. 

 

 

La garrigue pousse sur des sols calcaires .  Sa végétation est basse et clairsemée. On y trouve entre autres le genévrier, le romarin, le chêne kermès, le ciste cotonneux , la salsepareille, le thym, l'aphyllante de Montpellier.  Son nom vient du gaulois garric, garrigo en provençal, qui désigne le chêne kermès, et qui par extension en est venu à caractériser le lieu où ces arbres poussent. 

Le maquis par contre pousse sur des sols acides. Sa végétation y est très dense et forme des fourrés épineux et inextricables, d'où l'expression "prendre le maquis" employée lorsque l'on se cache des autorités. Y poussent l'arbousier, la bruyère arborescente, la lavande stéchade, le ciste de Montpellier, le romarin, le myrte. 

 

Nous repartons d’un bon pas.

 

 

 

 

 

 

Nous voyons nettement l’aérodrome de Cuers au loin maintenant.

 

 

 

 

 

Après avoir quitté la crête et être arrivés à un croisement, Joël nous parle de l’impressionnante Centrale solaire de Verrerie que nous allons bientôt longer.

D’une puissance installée de 24MW, c’est l’une des plus grandes centrales solaires de France et la plus importante à l’échelle du Var.  C’est également la plus grande solaire installée par Akuo Energy dans le monde à ce jour, et le site le plus puissant installé par SunPower en France. Elle permet d’alimenter 34000 personnes en électricité propre et renouvelable.

La centrale est installée sur le plateau de la Verrerie à Néoules, dans une des régions les plus ensoleillées de France, sur un terrain communal éloigné de toute habitation, qui abrite un poste RTE raccordé au réseau de très haute tension de 225 000 Volts, supérieure à celle du réseau EDF fixée à 20 000 Volts.  La proximité de ce poste a constitué un atout déterminant dans le choix de la localisation et a fortement contribué au succès du projet, notamment grâce à l’implication des équipes du réseau RTE.

Le succès du projet tient également au rôle prépondérant joué par les différents acteurs du territoire, en particulier la commune de Néoules, la région PACA, le conseil général du Var et les différents services de l’Etat. Le développement du projet s’est déroulé dans le cadre d’une concertation active et fructueuse avec ces acteurs-clé, les autorités locales et les usagers, dans un souci constant de préservation de l’environnement.

Si la phase de développement s’est étalée sur une période de deux ans, avec l’implication de tous les acteurs locaux, le financement et la construction ont pris l’allure d’un marathon.

Tandis que la Deutsche Bank a accepté de financer la partie long terme de l’investissement, Grupo Santander s’est engagé à pourvoir à la partie du financement en fonds propres, pendant la période de construction, et ce en dépit des impératifs du moratoire photovolcaïque de 2011. En conséquence, la construction a été réalisée en moins de cinq mois, sous la supervision de Phoenix Solar avec qui Akuo Energy a conclu un contrat clé en mains.  Grâce au soutien indéfectible des équipes de Phoenix et des entreprises soustraitantes françaises et européennes qui ont réalisé les travaux d’électricité, de préparation du terrain, de pose des structures et des panneaux, la construction d’un des plus grands parcs solaires de France aura été rendue possible en un temps record.

 

 

Nous allons continuer plein nord pour regagner notre point de départ.  Nous avons fait le plus difficile et allons commencer une longue descente qui ne présente pas de difficultés.

 

 

 

 

 

Petit crochet pour voir le Menhir de la Pierre Plantée

 

 

 

puis retour à Néoules par le chemin emprunté au départ ce matin.

 

 

 

Il est 15h30 quand nous entendons les voix des G2 qui sont arrivés avant nous à la brasserie artisanale où nous allons remercier nos animateurs et partager le pot de l’amitié sur une jolie terrasse située derrière le château.

 

 

 

Château de Néoules

 


 

 

Nous avons parcouru 18 kms pour 530 m de dénivelé.

Merci à Joël pour cette magnifique randonnée inédite et à Patrick notre serre-file.  Les photos sont de Dominique.

Merci à André pour son clin d'œil vidéo : 

 

Le clin d'œil vidéo André

 

 

La semaine prochaine :

G1

G2

 

 

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 14:27

 

 

2022-03-17-891-Draguignan-Le Malmont-G2

 

Nous sommes 28 sur le grand parking du Domaine Viticole du Dragon, point de départ de la randonnée du jour organisée par Thierry.

Le temps est plutôt nuageux, la température est de 12°, le vent est modéré, il ne devrait pas pleuvoir.

C'est un parcours que Thierry a aménagé pour les G2 en réduisant de 15 à 13,4 km sa distance, en ramenant le dénivelé à 410 m et en déplaçant le lieu de parking.

Cette randonnée nous mènera à la découverte des trésors de la Dracénie : La Chapelle Saint-Michel, le Castrum, le sentier botanique de la Découverte, le panorama depuis les hauteurs du Malmont, le dolmen de la Pierre de la Fée et les canaux d'irrigation horticole. Nous terminerons par la visite du Chais et une dégustation.

 

Il est 9h30 lorsque nous quittons le parking pour amorcer une petite montée goudronnée en direction de La Chapelle Saint-Michel. Patrice est notre serre-file.

 

 

 

 

Une stèle nous indique le chemin qui conduit à la Chapelle Saint Michel, édifiée en 1274 sur les lieux où, selon la légende inspirée d'un poème provençal, le mythique dragon qui terrorisait la région avait sa tanière. 

 

 

Dans la légende, ce dragon aurait été tué par Saint Hermentaire, patron de la ville de Draguignan, à l'endroit où se trouve aujourd'hui la Chapelle Saint Hermentaire, classée monument historique.

 

 

De la Chapelle Saint Michel, détruite et reconstruite à plusieurs reprises avant d'être laissée à l'abandon, il ne reste plus aujourd'hui que des ruines.

  

 

Nous reprenons notre montée en empruntant une piste qui nous mène vers les vignes, 

 

 

puis des sentiers bucoliques en direction du Castrum.

 

 

 

Le Castrum Saint-Michel, une bâtisse construite au début du XIII° siècle qui surplombe la ville, est en ruine mais on en distingue encore les archères.

 

 

 

Le Castrum du Dragon de Saint-Michel était destiné à contrôler le finage (terme qui désignait l'étendue d'un territoire villageois), éventuellement des péages, et également à surveiller le cours de la Nartuby.

 

 

Nous revenons sur nos pas

 

 

et reprenons notre montée à travers les vignes

 

 

qui surplombent de magnifiques paysages.

 

 

La montée est parfois un peu rude.

 

 

Les travaux viticoles continuent pendant la rando...

 

 

Les lumières sont belles malgré l'absence du soleil.

 

 

Nous quittons bientôt les vignes pour poursuivre la montée en empruntant un chemin pierreux à travers la forêt domaniale du Malmont.

 

 

 

C'est l'heure de la traditionnelle pause banane. 

 

 

Après avoir repris des forces nous retrouvons un chemin pierreux en montée

 

 

pour rejoindre le "Sentier de la Découverte".

 

 

C'est un sentier botanique.

De loin en loin de petites stèles signalent tantôt des plantes comme le thym vulgaire, le nerprun alaterne, le genévrier oxycèdre, tantôt de plus grands arbres comme le pin d'Alep, le cèdre de l'Atlas, le chêne pubescent, etc...et renseignent sur leurs caractéristiques.

Certaines désignent des parasites comme le coléoptère scolyte qui attaque les parties supérieures du tronc et des branches de certains arbres, des vestiges de constructions humaines comme les charbonnières qui ont été utilisées jusqu'au milieu de XX° siècle dans la région pour la fabrication du charbon de bois, ou encore attirent l'attention sur la coloration rouge des troncs des arbres résultant de l'utilisation de retardant, séquelle encore visible de la lutte contre l'incendie de 1993. 

Ici une orchidée sauvage au bord du chemin,

 

 

Mêmes si certaines des plantes signalées ne sont plus visibles aujourd'hui c'est un sentier très agréable qui présente en outre l'avantage très apprécié d'être quasiment plat.

 

 

 

Nous arrivons au sommet du Malmont qui domine la ville de Draguignan.

 

 

La table d'orientation nous renseigne : la vue s'étend des sommets de l'Estérel sur la gauche jusqu'à la Sainte Baume à l'extrême droite. Certains disent que par beau temps il est possible d'apercevoir la mer à la hauteur de Fréjus.

 

 

 

Nous sommes tout proche du lieu choisi pour notre pause pique-nique

 

 

qui servira également de décor pour la photo de groupe.

 

 

Alentour, de nombreuses fleurs sauvages dont des orchidées,   des iris tantôt violets, tantôt jaunes comme ici.

 

 

Il est temps d'aborder la longue descente par un sentier pierreux un peu délicat, 

 

 

 

mais qui offre de nouvelles vues spectaculaires sur Draguignan,

 

 

 

avant de rejoindre une portion de route en descente, ce qui fait venir aux lèvres de tous les participants un large sourire de soulagement.

 

 

 

Quelques 40 mn plus tard nous atteignons le site de la Pierre de la Fée : "Le dolmen, appelé Pierre de la Fée en raison d'une légende qui s'y rapporte, est une sépulture collective préhistorique datée d'environ 2500 avant J.-C. Les parois en pierres sèches de la chambre funéraire ont disparu. Il ne subsiste que la dalle de couverture (poids environ 25 tonnes) et ses supports. Ce dolmen était en liaison avec un habitat."

Le site est classé au titre des monuments historiques par la liste de 1889. Selon la légende locale, les femmes en mal d'enfant allaient y visiter la fée Esterelle, qui les aidait à tomber enceintes.

 

 

Pour rejoindre le parking du Domaine du Dragon Thierry a prévu de nous faire longer le "Canal de la Reine Jeanne". 

 

 

Dès le Moyen Age la ville de Draguignan a été confrontée à des problèmes d'alimentation en eau et a dû trouver les moyens de réguler une partie des ressources tirées de la Nartuby, qui coule à 2 km au sud de la ville et dont le débit est très inconstant.

Depuis plus de 800 ans un canal long de 8 km, alimentait,  l'irrigation agricole et l'entraînement des machines et moulins hydrauliques.

 

 

La martelière de Rebouillon qui permettait la captation de l'eau de la Nartuby avait été détruite par l'importante crue de la rivière survenue 15 juin 2010. Cet ouvrage a été récemment restauré et le "canal de la Reine Jeanne" permet à nouveau aujourd'hui d'irriguer les potagers des "arrosants" ainsi que cinq exploitations agricoles.

 

 

Cette agréable promenade le long du canal nous ramène à proximité de l'entrée principale du Domaine Viticole du Dragon, l'occasion d'une nouvelle photo de groupe.

 

 

Des randonneurs, visiblement motivés, en route pour la dégustation prévue au Domaine dans les minutes qui suivent,

 

 

immédiatement après la visite des locaux du chais et la présentation des principaux vins, produits exclusivement à partir des vignes de la propriété, blancs, rosés et rouges.

Cette dégustation sympathique se substituera au traditionnel pot de fin de randonnée.

 

 

Un vif remerciement à Thierry pour l'organisation et l'animation de cette belle randonnée, ainsi qu'à Patrice notre serre-file.

Les photos sont de Claudette, Véronique et Jacques.

 

La semaine prochaine

G1

G2

 

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 10:14

565-2-Les Arcs-Sommet des Terriers-G2

C’est aux Arcs que Patrice nous a donné rendez-vous aujourd’hui pour monter au sommet des Terriers. Il fait un peu frais mais le soleil est au rendez-vous. Nous sommes 23. La randonnée proposée fait environ 12 kms pour un dénivelé d’environ 300 m et est de niveau moyen*. 

Jean Ma sera notre serre-file.

Nous démarrons sur la route pour atteindre rapidement un pont de fer qui surplombe le confluent de l'Argens et de l'Aille, le pont de La Tournavelle ou "pont Eiffel".

Jean-Marie lors de la précédente édition en février 2019 au vu du panneau posé sur la rambarde a fait des recherches sur la signification du nom que je me permets de renoter ci-dessous :

 « Tournavelle » est le nom du lieu dit. Il pourrait correspondre au fleuve, l’Argens, qui tourne sur lui-même et passe deux fois sous le même pont.

Les premiers écrits présents aux archives départementales concernant un pont sur la rivière d’Aille datent des années 1820. Ce pont était alors projeté au passage dit « de Berard », dans le territoire de Vidauban. En 1819, une lettre du préfet précise que la « rivière d’Aille, qui très souvent et surtout en hiver n’est pas guéable et ne peut l’être sans danger ainsi que l’attestent plusieurs événements à la suite desquels des citoyens ont perdu la vie, exige la construction d’un pont ».

Dans une délibération du conseil municipal en date du 2 juillet 1876, on exprime le souhait de supprimer le bac communal et de le remplacer par la construction d’un pont cette fois au confluent de l’Aille et de l’Argens. Il est voté un budget de 500 F pour commencer une étude sur ce projet.

Dans la délibération du 13 février 1887 il est dit : « Les dernières crues de l’Argens ayant emporté le bac communal qui desservait la forêt, il faudrait le remplacer. Mais il serait préférable de conserver la somme nécessaire à son remplacement et de la consacrer à la construction du pont sur l’Argens. Le 26 juin on vote un crédit de 16 000 F. Dans la séance extraordinaire du 27 juillet on rajoute la somme de 4 000 F. Il est dit que le pont d’Aille coûtera 40 000 F et celui de l’Argens 20 000 F.

Enfin le projet de la réalisation du pont sur l’Aille est définitivement adopté le 25 mars 1888. « Ce pont facilitera la réalisation d’une route de grande communication destinée à desservir le golfe de Saint-Tropez qui est déshérité et permettra à de nombreuses communes telles que celles du Plan de la Tour, Ste Maxime, Grimaud, Cogolin, Saint-Tropez et autres de trouver un débouché pour leurs produits agricoles ».

Le 24 février 1889, sont présentés les plans d’un pont à tablier métallique. Le 8 avril la commune fait un emprunt de 30 000 F.

Le 9 janvier 1890, le chemin du bac est classé en chemin vicinal ordinaire n° 3 en lui assignant une largeur de 4,5 m, non compris fossés et talus.

En 1905, le pont reçoit sa première couche de bitume.

Malgré les frais engagés pour la construction du pont de fer, dont le coût total s’est monté à la somme de 54 000 F, la réalisation de la route pour le golfe de Saint-Tropez ne verra jamais le jour. En 1893 l’Etat décide de faire construire dans la commune de Vidauban un autre pont de fer sur l’Aille et réalise la D72.

Ce pont est parfois appelé « Pont Eiffel » du nom de la technique employée par l’ingénieur et industriel Gustave Eiffel, lors de la construction de la tour éponyme. Il s’agit d’assembler les poutres métalliques en trois temps avec la broche qui permet de laisser du jeu entre les poutres, le boulon qui sert à maintenir les poutres attachées ensemble, sans laisser de jeu et qui est ensuite remplacé par le rivet définitif. Les rivets sont chauffés à blanc puis introduits dans les trous préalablement préparés ; afin de les immobiliser, leur tête est écrasée pendant que le métal est malléable.

Cf. Extraits de https://www.mapado.com/les-arcs/le-pont-de-fer-de-la-tournavelle

 

Après l’avoir traversé nous prenons une bonne piste dénommée au départ piste des Bauquières, au-dessus de l'Argens,

puis piste des Pommiers, que nous allons suivre longuement en montée.

Le groupe s’étire. Des trouées laissent voir sur notre droite le village des Arcs.

Sur un replat un arrêt effeuillage et pour se désaltérer est nécessaire.

Nous continuons à monter laissant sur notre droite un chemin plat  « le grand père » !!! et profitons d’un autre replat pour faire la pause banane.

La halte suivante a lieu à un four à poix. Mais qu’est-ce ?

La photo de groupe est faite sur celui-ci.

"Au cœur du massif des Maures, les fours à poix, appelés PEGUIERES ou PEGOULIERES en Provence, avaient pour fonction d’extraire, par exsudation la résine contenue dans le bois des pins. Ils étaient construits en pierres sèches.
La poix, pego en Provençal, terme francisé en pègue, est un mélange mou et collant, obtenu à partir de résine et de goudron d’origine végétale.
Des découvertes archéologiques ont démontré que la résine de pin était utilisée par les hommes de la préhistoire dans l’assemblage de certains outils ou armes.
Pendant la période antique, on retrouve l’usage de la poix dans l’embaumement des morts en Egypte et dans la pharmacopée à toutes les époques.
Les Phéniciens utilisaient la poix dans le calfatage des bateaux et le tressage des cordages.
Les Romains en enduisaient l’intérieur des amphores et dolia pour la conservation et le transport du vin.
Pline l’ancien décrit dans le chapitre 36 de son Histoire naturelle, un procédé de distillation de la résine de pin. De la poix entreposée dans des amphores a été trouvée dans les épaves sous-marines du Dramont C et de la Chrétienne. Dans l’Antiquité, Il y avait aussi un récipient spécifique au transport de la poix appelé kados en grec ou cadus en latin selon CAVASSA Laetitia.
Darluc médecin originaire de Grimaud, dans son Histoire Naturelle de la Provence parue en 1786 (pages 304 à 305), décrit les divers produits tirés de la forêt des Maures dans le secteur du Muy, dont la poix.
La poix fut utilisée en très grande quantité dans la construction navale pour l’étanchéité des coques en bois des navires. Cette industrie périclita vers la fin du 19ème siècle quand l’acier remplaça le bois dans la construction et l’utilisation de brai obtenu à partir du pétrole. A l’arsenal de Toulon dans les années 70/80, la navette qui assurait le transport des personnels entre les différents sites, s’appelait la Pigoulière, en référence au chariot à cheval qui approvisionnait en poix les chantiers où se construisaient les navires en bois…
Les deux fours situés à proximité de l’ancienne mine de baryte des Porres, sont les seuls connus sur ce territoire des Arcs…
Sans pouvoir donner une date précise de la construction de ces fours, on sait qu’en 1672, Colbert ordonna que des manufactures Royales de goudron soient créées partout en France où se trouvaient des pins...

La technique consiste à remplir le four de bois de pin débité en bûchettes d’environ 40 centimètres, ou de souches de pin coupées en morceaux. Il fallait 1,5 m3 de bûchettes bien rangées pour remplir le four.
L’orifice du bas était fermé avec une pierre ajustée avec de l’argile. Le feu était allumé sur la partie supérieure du four. Dès que la combustion était amorcée, l’orifice du haut était recouvert d’herbe et de terre argileuse pour garantir l’étanchéité. La distillation pouvait commencer, elle durait environ 48h. Au bout d’une heure de chauffe, la résine commençait à couler vers le petit bassin de réception.
Toutes les Péguières retrouvées se situent à proximité d’un point d’eau. L’eau était indispensable pour arroser le four si la combustion s’emballait, mais aussi pour remplir le bassin de réception de la résine fondue dit goudron. Le goudron qui s’écoulait du four par un canal aménagé dans la terre, pouvait ainsi refroidir plus vite. Il était retiré au moyen d’une grande louche et stocké dans des récipients de fortune
tel que cornus, jarres ou seaux.
Chaque fournée produisait environ 40 kg de poix et 250 kg de charbon. Le four fonctionnait seulement 2 ou 3 saisons, le temps que tous les pins dans un rayon de 1 à 2 km aient été coupés.
Alors les pégassiers abandonnaient le site et allaient construire un nouveau four dans une autre pinède. Ce travail qui était effectué en saison hivernale produisait un revenu complémentaire pour les paysans.
Le goudron ainsi obtenu (pix navalis), était expédié vers les chantiers navals militaires de Toulon et civils de Saint Tropez." (extrait du compte-rendu des travaux de restauration – association archéologique Aristide Fabre)

Nous continuons alors à monter en ayant de magnifiques vues sur le rocher de Rochebrune et les Maures.

A la croisée de ces magnifiques blocs de pierre, finie la piste.

Nous empruntons un petit raidillon bien rectiligne de 70 m. de dénivelé qui nous conduira tout d’abord au site mégalithique du Dolmen des Terriers.

" Le dolmen des Terriers découvert à la suite de l'incendie de 1993 s'inscrit totalement dans la typologie des dolmens du Var...

La chambre funéraire ou cella, bordée de dalles de schiste plantées, d'une hauteur moyenne de 1.5 m, est de forme ovoïde de 4m sur 3m. Elle est orientée est/ouest. Les dalles du chevet sont à l'est, l'entrée de la chambre débouche à l'ouest. Elle est implantée au centre d'un tumulus de forme légèrement elliptique de 6.5m sur 7m. Ce dolmen a perdu les dalles de couverture de sa chambre funéraire et du couloir d'accès. L'ensemble était recouvert d'un tumulus de pierres et de terre (hauteur estimée à 3m.) d'où débouchait le couloir d'accès à la chambre funéraire. 

Dans les années 50 les affleurements de gneiss et schiste  situés sur le sommet des Terriers ont été exploités par un marchand de matériaux local et ce dolmen a sûrement servi de carrière de dalles et pierres, ce qui explique la disparition du tumulus et l'absence de mobilier dans la chambre funéraire qui a été vidée. (panneau explicatif à l'avant du dolmen)

Nous continuons alors jusqu'au au sommet où nous nous installons à l’abri pour la pause-déjeuner, une légère brise s’étant levée et le ciel s’étant ennuagé. Le repas a été bien fêté. Retour des G2 comme il y a 2 ans.

C’est repus que nous repartons pour une descente aussi longue que fut la montée. Le soleil était alors réapparu.

Nous regagnons tout d’abord les menhirs des Terriers.

"Les menhirs sont le témoignage de pratiques culturelles de la préhistoire récente sur la commune des Arcs sur Argens. Le lieu que vous découvrez était fréquenté par nos lointains ancêtres entre le début du 4e millénaire et la fin du 3e millénaire avant J-C. Situé à 300 m d’altitude, cet ensemble de pierres dressées aussi dénommé : cromlech fut découvert en 1991. Le site comporte 6 stèles de petites tailles (2 m x 0,15 m) et 3 stèles plus imposantes (3 m x 0,2 m), leur masse varie entre 300 kg et une tonne. Aménagés selon des rituels différents en fonction des régions, les menhirs sont liés à la fascination des hommes pour les rythmes de notre Terre. (Mouvement des planètes, équinoxes, marées etc.)." TV83

La descente caillouteuse et raide par endroit fatiguait les genoux de certains. Quand va-t-on être sur le plat ? A qui de dire : moi je préfère les montées, moi les descentes…

Enfin l’arrivée n’est plus loin. En contrebas une plage au bord de l'Argens.

La boucle est terminée. Nous retrouvons le chemin de ce matin, puis le pont sur lequel nous refaisons une photo de groupe.

Nous nous écartons et faisons une haie d’honneur à une calèche. Au vu du chargement de celle-ci le cheval devait bien être autant fatigué que nous.

C’est à Puget aux 3 brasseurs que nous allons partager le verre de l’amitié.

Merci Patrice pour cette agréable balade.

Les photos sont de Claudette et Rolande.

La semaine prochaine :

G1

 

G2

 

 

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