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8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 14:28

 

 

2022-09-29-857-1 Les Grès de Sainte Anne d'Evenos et le Massif du Gros Cerveau-G1


Ce n’est pas un très grand ciel bleu mais la météo est bien clémente aujourd’hui, de beaux rayons de soleil, une température douce autour de 20°C avec un vent faible.

 

 

Le temps est idéal pour cette randonnée moyen*** de 12kms et 600m de dénivelé positif environ que j’ai créée en 2017.  Je la remets au programme ce jour.

 

 

19 randonneurs étaient présents à la version du 11 mai 2017 en G1, 
19 randonneurs étaient présents à la version du 04 mai 2017 en G2.

19 randonneurs sont présents aujourd’hui pour une version G1 identique à celle du 11 mai 2017.

Un chiffre constant, une participation appréciée qui motive et que je salue puisque cette randonnée éloignée de Boulouris demande 2 bonnes heures de voiture pour se rendre, à la sortie des Gorges d’Ollioules, sur le parking de la boulangerie industrielle de Sainte-Anne d’Evenos, départ de cette aventure. 

Je remercie sincèrement ce groupe nombreux, curieux  de découvrir pour la grande majorité cette randonnée qui se décompose en 3 parties.

Thierry se propose d’être notre serre-file, merci à lui. 

 

Une première partie dans un site classé exceptionnel de crapahutage et de grimpette pour explorer les Grès avec ces formations de taffonis et d’alvéoles sableuses en dentelle où nous passerons du temps à l’observation avec une progression lente.

 

 

Une 2ème partie, séparée de la 1ère par le Val d’Aren, pour l’ascension du Gros Cerveau, son fort et ses paysages à 400 grades avec des points de vue sublimes de la Rade de Toulon, du littoral, de La Ciotat à Porquerolles et de l’intérieur des terres, de La Cadière d’Azur au Revest, la chaîne de la Sainte Baume et les Gorges d’Ollioules. Nous y ferons la pause pique-nique vers 12h30.

Une 3ème partie pour un retour par le massif de La Colle et le parcours sportif d’Ollioules par un sentier accidenté, bucolique dans le maquis méditerranéen pour regagner le parking vers 17h.

 

Première partie : Le site classé des Grès de Sainte Anne d’Evenos.

Le sentier longe une vigne du domaine privé viticole biologique Dupuy de Lôme.
Sur la droite nous apercevons les premières sculptures de Grès.
Dans ces amoncellements, les randonneurs y reconnaissent, un batracien, un ballon de foot ou une tortue aux écailles hexagonales parfaites, un dos de cachalot échoué…l’imagination en éveil est débordante…

Puis, un peu plus loin, nous apercevons, cachée par la végétation, une autre barre de grès, découverte pendant la reconnaissance mais difficile d’accès, elle ne sera pas explorée avec le groupe.
Passé celle-ci, on laisse la vigne sur la gauche et notre chemin vers la droite bute sur la forêt très dense. C'est précisément ici que l'on trouve les premières traces bleues que l'on tentera de ne plus quitter. Il faut se concentrer sur le balisage car les sentes sont nombreuses autant que les occasions de s'égarer... L'itinéraire monte sérieusement et, les mains, avec l’aide des arbres, sont souvent les bienvenues.

 

 

 



On peut fréquemment s'écarter par la droite ou la gauche par des passages un peu exposés pour profiter de la vue et découvrir également les premières cavités ou taffonis.

 

 



On arrive alors à une partie impressionnante de la promenade avec des passages plus aériens à travers les blocs de grès.

 

 

 

 

 

 

 


Nous longeons ensuite une jolie vire ascendante qui nous conduit sous la falaise à quelques vestiges de murs et autres constructions, ruines d’une ancienne bergerie.

 

 

 

 

 


Nous faisons ici notre pause banane et j’en profite pour commenter le paysage sur les Monts Toulonnais que l’on observe de l’Est vers l’Ouest.

 



Les Monts toulonnais sont l'appellation générale des nombreuses montagnes se trouvant autour de Toulon. La plus haute est le mont Caume qui culmine à 804 mètres d'altitude, la moins élevée est le massif du Cap Sicié avec 358 mètres d'altitude. La plus à l’Est est le Coudon 702m avec une ouverture sur la plaine des Maures. Viennent ensuite le Mont Faron 584m, le Croupatier et le Baou des Quatre Ouro 576m qui domine les Gorges du Destel, et le Gros Cerveau 430m où nous sommes, la plus à l’Ouest.


Les monts toulonnais, comme le massif de la Sainte-Baume, sont issus des plissements géologiques émanant du rapprochement de la péninsule ibérique sur la plaque européenne il y a 65 millions d'années. Poussant vers le nord-est, les plissements se formèrent à la rencontre de la plaque européenne et plusieurs couches plus anciennes se retrouvèrent propulsées en surface et recouvrèrent les couches géologiques plus récentes.


Le massif du Cap-Sicié est une exception dans le paysage des monts toulonnais. En effet, il n'est pas issu du plissement provoqué par la remontée de la péninsule ibérique mais est un vestige de l'ancien massif aujourd'hui disparu, le massif pyrénéo-provençal. L'ouverture de la mer Méditerranée il y a plusieurs millions d'années provoqua la séparation de la Corse et de la Sardaigne du continent en laissant quelques vestiges sur le continent comme les îles d'Hyères ou encore le massif de l'Esterel. Ces massifs sont les vestiges de ce massif disparu et par la composition de la roche, schisteuse, le Cap-Sicié en fait également partie.


Sur la rive gauche de la Reppe, en vis à vis des grès en boules de Ste Anne, se trouvent, les falaises du Cimaï. Voilà une vingtaine d'année encore, elles étaient exploitées pour la production de marbre. Aujourd'hui c'est un lieu d'escalade international...et de spéléologie. Sous la falaise la grotte de la Foux s'enfonce à 400 m sous terre. Elle servit d'abri aux habitants d'Evenos en août 1944, lors de la libération.

 


Face à Evenos et de son château en restauration, site médiéval classé, se détache l’imposant fort de Pipaudon. 
 


Pour la formation des grès, je reprends les explications de Claude C dans son blog de 2017 :


"Les grès de Sainte-Anne d'Evenos sont des roches friables, provenant de la sédimentation de sables déposés en milieu marin au Crétacé. Le sable provenait de l'érosion d'un massif cristallin et métamorphique situé plus au Sud. Sous l’effet de la pression ces dépôts détritiques vont sédimenter et s’indurer. Ultérieurement une phase de régression (retrait de la mer) conduit à l’assèchement du golfe dit de basse Provence. Puis des mouvements tectoniques de plissements et de soulèvements de la couverture sédimentaire se mettent en place. A l’Oligocène l’anticlinal du Gros  Cerveau  émerge et la barre de la Jaume se redresse. Pendant le Quaternaire, les variations climatiques provoquent une phase d’érosion intense qui donne naissance, d'une part aux taffonis des grès et, d'autre part à l’érosion karstique que nous observerons l’après-midi au Gros Cerveau".
«Le terme « taffoni »  ou « tafoni » vient du corse « tafone ». Il désigne une cavité arrondie dont les dimensions varient du décimètre à plusieurs mètres de profondeur et de diamètre. Ces cavités sont formées par l'érosion soit de roches magmatiques grenues comme le granite soit de roches sédimentaires gréseuses. Les taffoni naissent au flanc d'une paroi rocheuse à la suite de la désagrégation, en climat froid, de la roche dans ses parties protégées du soleil, sous l'action de l'humidité ambiante. Plus la cavité est vaste et s'ombrage elle-même, plus le taffoni se développe, en particulier vers le haut. L’action de l’érosion éolienne, en phase climat sec, devient alors primordiale : sous l’effet des vents violents, les grains de sable tourbillonnent dans les cavités, abrasent le conglomérat gréseux et conduit  au creusement de la grotte par la désagrégation de la roche. Cette excavation progresse vers le haut et l'intérieur. Les petites cavités sont appelées alvéoles. Quant aux grandes, elles ont toutes les apparences de grottes."


Après ces commentaires, nous reprenons notre marche pour rejoindre le versant nord par une minuscule brèche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Il faut donc continuer à monter la crête par une sente évidente en trouvant quelques traces de balisage rouge. On arrive très vite à une nouvelle minuscule brèche qui nous fait rebasculer coté sud. On retrouve nos rassurantes marques bleues.
Attention, 15 mètres après, la sente plonge vers le bas alors que notre chemin joue quelques temps encore les prolongations par une succession de montées et descentes avant de passer sous une dalle effondrée, avec sur la falaise de nombreuses voies d’escalade aux noms évocateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


C'est seulement ensuite que la redescente s'effectue en désescalade dans les blocs.
Nous n’oublions pas, par quelques écarts sur la gauche de profiter des derniers taffonis et faire les ultimes clichés, chacun prenant la pose dans une magnifique excavation ocre jaune sur 2 niveaux tapissée de dentelles d’alvéoles.

 

 



Nous gagnons le fond du vallon, prolongé vers la droite par le Val d’Aren et sa spectaculaire carrière pour la 2ème partie de notre aventure, le Massif du Gros Cerveau. Le nom de Gros Cerveau dérive de l’appellation que les peuplades celto ligures avaient donnée à ce massif : Montagne du Grand Cerf, devenu « cervus » en latin pour se transformer en « cervis » nuque.
Par un sentier escarpé, bien pentu, en lacet à travers la végétation et les pierres, nous grimpons en file indienne jusqu’à l’intersection avec le GR51 que nous prenons sur la droite.
La dernière montée pour atteindre le sommet du Gros Cerveau, suit un chemin charretier avec de jolis murs en pierres sèches et empierrés de gros graviers. Le chemin zigzag sur le flanc de la colline. 
Au nord Est nous apercevons le va et vient des camions dans la carrière du val d’Aren exploitée depuis des décennies. Au Sud Ouest c’est la rade de Toulon, la presqu’Ile de Saint Mandrier, de Gien, les Iles de Porquerolles,  et au Nord, mille yeux nous regardent tel des masques énigmatiques voire terrifiants.

 

 



Nous arrivons au sommet du Gros Cerveau ceinturé par son fort qui date de 1890.

 



Nous en faisons le tour par l’Est où la vue sur le littoral et les monts toulonnais est admirable.
Côté Fort, nous observons, l’entrée murée du magasin à munitions, ses 10 emplacements de canons, et un dédale de galeries souterraines jusqu’à la caserne principale complètement restaurée qui pouvait accueillir 250 hommes.
Voir le blog G1du 11 mai 2017.
Nous faisons la pause pique-nique plein sud face au littoral, avec une jolie vue vers Six Fours, Notre Dame de Mai, la presqu’île du Gaou et l’île des Embiez, Sanary, le joli port ensoleillé de Bandol et l’île de Bendor, jusqu’au chantier naval de La Ciotat et le Bec de l’Aigle.

 


Le pique-nique terminé nous partons à travers le fort à la recherche des chèvres du Rove qui habituellement occupent cette zone en broutant les buissons épineux de ce massif. Elles sont bien là, dans le secteur nord du fort, ces chèvres aux immenses cornes en forme de lyre. Pour plus d’infos sur cette race vous pouvez vous reporter au blog G2 du 4 mai 2017, « Ascension et Tour du Gros Cerveau ». 

 

 



Nous regagnons le GR51 en contre bas du fort en passant par un petit pont de bois proche d’une table d’orientation. Nous observons, la carrière du Val d’Aren tout en bas de la falaise où les camions paraissent tout petits, la barre de la Jaume qui prolonge les Grès de Sainte Anne et à l’horizon le Massif de La Sainte Baume.


Nous quittons ce Fort du Gros Cerveau, plein Est. On progresse en descente dans un très beau sentier de lapiaz, roches blanches et cailloux calcaires laminés par l’érosion dûe au ruissellement jusqu’à une citerne et la route goudronnée qui marque le terme de cette 2ème partie de notre aventure.
3ème partie, le retour au parking par une longue boucle d’environ 8kms.
Direction Sud Ouest sur cette route peu passagère D2220 et fermée à la circulation des voitures du 1er juin au 15 septembre. Après 1,5kms face à un spot d’escalade, nous quittons la route sur la droite pour un sentier en descente, pittoresque, ombragé, escarpé, vallonné par quelques raidillons à travers cette garrigue méditerranéenne du Massif de La Colle.
Nous contournons le parcours sportif d’Ollioules, puis l’usine de traitement des eaux, Société du Canal de Provence pour revenir plein Est par le GR51. Cette partie du trajet nous permet d’avoir une vue sur une carrière qui n’est plus exploitée, sur la barre de Cimaï, les gorges d’Ollioules, de la Reppe et du Destel, sur la vieille ville d’Evenos et son château, le Fort de Pipaudon…..
…..et les Grès de Sainte Anne que l’on rejoint en prenant un sentier tout en descente directe le long de la carrière d’Aren.
Nous retrouvons la petite clairière puis les points bleus sur un chemin pittoresque revêtu de dalles rocheuses jusqu’aux vignes et au parking de la boulangerie. Nous prenons notre pot de l’amitié ici bien accueilli par la boulangère et ses gâteaux. 
Les randonneurs remercient chaleureusement Alain pour cette magnifique randonnée. 

(En l'absence de blogueurs à cette randonnée G1 Alain a écrit le texte et ordonnancé les photos qui sont de lui-même, Joël, Thierry, Denis, Anne-Marie, Jean-Marie, Claude, Peter et  Martine - insertion dans le blog par Claudette et Jacques).

 


 

 

 

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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 17:13

2022-10-06 : 693 Gilette - autour du mont Louis

Pas de blogeurs sur cette randonnée. Sur un texte de Joël, des photos d'Alain, Jean Marie, Denis et Marc, Véronique à réalisé le montage de ce blog.

 

Ce sont 2 randonneuses (des courageuses) et 12 randonneurs qui se retrouvent en cette belle matinée d’automne avec un ciel bleu et une température idéale sur le parking de l’école de Gilette pour une randonnée inédite annoncée sportive, et dont personne ne contestera la qualification en fin de parcours.

 

 

Deux nouveaux randonneurs nous ont rejoint Daniel et Patrick (un ancien -nouveau)

 

Après une petite présentation des caractéristiques de la randonnée par l’animateur Joël, Alain s’est proposé de fermer la marche comme serre-file. La petite troupe va attaquer une belle descente vers le vallon du Latti.

Le Latti, aujourd’hui un peu bas, est une petite rivière qui se jette dans l’Estéron, qui est  lui-même un affluent du fleuve Var.

Après le passage sur le pont du Latti nous abordons une belle petite grimpette (Joël ayant annoncé que cette partie du trajet se referait au retour) pour arriver sur la route M17 dite route de Roquestéron.

C’était sur le bord de cette route qu’était initialement prévu le parking, mais lors de la reconnaissance, l’animateur a réalisé l’étroitesse et la dangerosité du lieu.

Dommage ! nous aurions pu économiser deux petites descentes et montées en aller-retour.

C’est maintenant que commence la rude montée vers les Aigrettas, à 941 mètres d’altitude, au pied du Mont Lion.

Ce massif dont les calcaires anciens surmontent des terrains plus récents a été tellement comprimé qu’il s’est plié puis cassé lors de la formation des Alpes à l’ère tertiaire sous l’effet des poussées nord sud. Dans ces plissements par endroits très marqués sont incrustés de nombreux fossiles apparents . 

Cette montée se déroule à l’ombre et est ponctuée de petites pauses boisson, qui permettent à chacun d’arriver sans problème au point culminant.

En chemin nous pourrons admirer la vue sur le beau village de Gilette et des vallées du Var et de l’Estéron.

 

Vu l’heure et le besoin de récupérer, la pause repas est faite à ce moment là, entre soleil et ombre avec de belles pierres pour se poser.

Le repas terminé dans la bonne humeur, et après la traditionnelle photo de groupe, nous nous remettons en marche pour un retour assez long, marqué par deux belles descentes et deux petites remontées sèches.

Cette partie du trajet permet d'avoir de belles vues sur le Mont Vial (une belle randonnée faite par Alain) et les typiques villages de Tourettes du Château et Revest les Roches. 

 

Les premières couleurs d’automne sont là, les asters montrent leurs belles fleurs bleues.

 

La dernière montée bien qu’éprouvante, marque le retour attendu au parking.

Nous irons tous boire un pot qui sera généreusement offert par notre nouveau randonneur au Restaurant des Chasseurs (bien connu pour des randonnées restaurants organisées par Jean Bo).

Et découvrirons pour certains, le coquet et original village de Gilette.

 

Merci à Joël pour cette belle randonnée un peu sportive mais très agréable.

 

La semaine prochaine :

G1 : Les Calanques de Cassis animée par Patrick

 

G2 : Bargème - Le long de l'Artuby animée par Joël

 

 

L

 

 

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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 11:29

Salernes – Les gorges de Plérimont 595-2 – jeudi 6 octobre 2022

Thierry a donné rendez-vous aux G2 entre Villecroze et Aups pour une randonnée de niveau moyen * qui sera en définitive de 10.2 kms et 252 m. de dénivelé (chiffres donnés en fin de balade par notre animateur).

« L’itinéraire très surprenant et fabuleux sur sentiers en sous-bois nous permettra de découvrir la source, la chapelle et les grottes de Saint Barthélémy en parcourant le vallon de PLERIMOND qui se resserre entre de hauts escarpements. Certains découvriront avec stupeur et étonnement un passage escarpé dans des ressauts rocheux conduisant à une concavité, « Le Trou du Loup « où, au fond, un petit orifice permet de se glisser dans un boyau en spirale. La seule difficulté est une descente d’environ 500 m très pentue, descente qu’il faudra remonter cet après-midi. »

Tous les randonneurs, même ceux bloqués par les embouteillages ont bien trouvé le lieu de départ dont le parking a été légèrement modifié. Nous sommes 27. La température est déjà bien douce.

C’est en longeant prudemment la route bien fréquentée que nous nous élançons avant de la traverser sous contrôle de Thierry et de Michel F. notre serre-file du jour.

Ce sont sur des chemins plats et agréables que nous cheminons, puis après que Thierry ait rappelé les consignes de sécurité nous longeons de nouveau la route avant de poursuivre sur des chemins en sous-bois.

Nouveau comptage du groupe.

La température monte rapidement. Un arrêt effeuillage s'impose.

Nous devons traverser un secteur ravagé par un incendie avant de nous arrêter pour la pause banane.

Et voilà que nous arrivons à la descente annoncée, abordée avec prudence en file indienne. La pente est rude et caillouteuse jonchée par endroits d’aiguilles de pins ce qui la rend glissante. Chacun avance à sa vitesse et veille où il pose ses pieds d'où pas de photos.

Une fois arrivés en bas nous nous dirigeons vers le site de St Barthelemy. Surprise nous découvrons un étang avec de l’eau. La Brague n’est pas à sec.

" Cet étroit vallon a été creusé il y a fort longtemps par les eaux d'un petit torrent qui s'est depuis bien assagi. Il coule à présent tranquillement et accueille dans son lit de belles écrevisses. Une légende est associée à cet étang. A une époque fort lointaine, les nymphes des bois avaient pour habitude de se baigner dans les eaux de la source du Vallon de Saint Barthélemy. Pour en interdire l'accès aux mortels, les dieux remodelèrent les rochers alentours en forme de hautes falaises. Un jour, des chevaliers parvinrent sur les bords de l'étang, effrayant sans le vouloir les nymphes qui disparurent. Les chevaliers en conçurent alors un profond désarroi. Pris de pitié pour ces malheureux humains, les dieux les changèrent en peupliers. C'est depuis ce jour que ces arbres grandissent sur les berges de l'étang.Le vallon de St Bathélemy est aujourd'hui un Espace Naturel Sensible et protégé. La légende veut que ce soit le sang de St Barthélemy, écorché vif, qui tache les cailloux de la Brague. Ces taches caractéristiques sont en fait dues à une minuscule algue rouge, Hildenbrandia rivularis, l'une des rares algues rouges d'eau douce.». (Pour info la blogueuse ayant déjà rédigé le blog lors de deux éditions précédentes a fait un copier-coller des éléments précédemment transmis par Jean Bo. texte noté en bordeaux)

Nous traversons une passerelle et montons à la chapelle St Barthélémy, datant du XVIème siècle, transformée au XIXème, qui nous invite à regarder par le trou de la serrure ses peintures murales. A l'intérieur les fresques sont de l'artiste Alain Dalmasso. Celle-ci n'est ouverte que le 24 août, jour de pèlerinage pour la pluie. Tous les vœux n’ont pas encore été exaucés cette année.

Une photo de groupe est faite devant celle-ci.

Après une nouvelle traversée nous suivons un sentier le long d'un ruisseau à sec (source tarie), sentier qui nous permet de longer les grottes dont l’accès à certaines est interdit car il y a danger.

"Dans celles-ci on y a retrouvé en 1973 et 1974 des ossements humains portant des stries de silex. Il semble ne faire aucun doute qu’il s’agit là d’un témoignage d’anthropophagie.  Certains os ont été brisés pour en extraire la moelle très appréciée. Doit-on attribuer ce cannibalisme à une pratique religieuse (culte des morts) ou à une période de grande famine ? »

Thierry propose alors à ceux qui le souhaitent d’aller au Trou du Loup tandis que les autres rejoindront tranquillement le lieu de pique-nique en traversant un petit gué.

Le Trou du Loup est un passage creusé dans la roche par l'eau, une sorte de conduit coudé de 3 mètres de long, pas facile à atteindre pour les petites jambes. Après avoir posé sacs à dos et bâtons quelques randonneurs sont passés par ce court mais étroit boyau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sortie du boyau par Anne Marie

 

Le groupe ayant traversé à son tour le petit gué 

Et voici le passage du gué

s’installe avec les autres pour le pique-nique. Tables et bancs aménagés sur le site sont très appréciés.

 

 

Après une pause suffisamment longue ayant permis à certains de faire la sieste nous faisons demi-tour et nous revoilà à la difficulté du jour forte pente devenant rude montée sous un soleil brûlant.

La dernière montée

Après avoir de nouveau traversé la parcelle calcinée nous bifurquons à gauche et suivons un autre sentier, passant devant ce qui devait être d’anciens enclos de bétail faisant penser à des tholos.

Des arrêts sont nécessaires pour se désaltérer.

Une nouvelle montée et des faux plats nous ramènent à la 1ère partie du parcours emprunté ce matin et au parking. Pour passer une difficulté l'aide de Thierry puis de Gérard est nécessaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est sur la place de Villecroze au Cercle de l’Avenir que nous allons partager le verre de l’amitié.

Merci Thierry pour cette agréable randonnée.

Les photos sont de Claude, Nelli, Marie-Jeanne, Véronique et Rolande et les films de Véronique

La semaine prochaine - Jeudi 13 octobre

G1 -Calanques de Cassis n° 694 par Patrick

G2 - Bargème-le long de l'Artuby n° 585 par Joël

 

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