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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 11:25

 

 

2021-10-7 - 561-1 - Caussols-Cipières, plateau de Calern - G1

 

 

 

 

 

C’est avec une légère émotion dans la voix que Thierry nous présente la randonnée du jour. Effectivement, elle aurait dû être sa première en tant qu’animateur au Cercle de Boulouris mais la crise sanitaire en a décidé autrement et après avoir dû l’annuler à deux reprises à cause des confinements, il peut enfin la mener. 

 

 

Nous sommes 12 au rendez-vous

 

 

 

 

 

Thierry a également travaillé sur un parcours adapté aux G2 qui pourront découvrir ces paysages lunaires le 21 octobre.  

 

Nous sommes donc sur le plateau de Calern où le ciel est si pur qu'un observatoire astronomique y est installé pour étudier les étoiles.

 

 

C'est l'un des plus grands d’Europe. En effet,  le CERGA (Centre d'Études et de Recherches Géodynamiques et Astronomiques) regroupe différents bâtiments bien séparés. Ce centre d’études qui se visite est spécialisé dans l’observation des mouvements de la terre.  On y voit des interféromètres, des télémètres, des astrolabes et même un télescope de Schmidt.

Nous apprenons que le système karstique sur lequel nous allons évoluer est typique de la région.  Il s’agit de l’érosion chimique de la roche qui éclate et provoque des failles suite au mélange de l’eau et de l’air.  Thierry nous montre un schéma qui explique ce phénomène.

 

 

Il ajoute les détails suivants pour les passionnés de géologie et d’hydrogéologie.

Le plateau est calcaire et le sol est constitué de lapié (ou lapiez, lapiès ou Karren, mot d’origine jurassienne), formation géologique de surface dans des roches calcaires et dolomitiques, roches burinées de profondes cannelures, de cavités tourmentées, séparées par des crêtes aiguës et souvent coupantes, résultat de l'érosion par la pluie et le gaz carbonique, caractéristiques d'un plateau karstique.

Le terme « karst » est originaire de la région éponyme du Carso ou Kras, haut-plateau calcaire situé entre l'Italie, la Slovénie et la Croatie, dont la géomorphologie est très représentative de la « typologie karstique».

Région de formation calcaire caractérisée par la prépondérance du drainage souterrain et par le développement d'une topographie originale due à la corrosion de la roche (grottes, gouffres, résurgences, etc.). Karst barré, couvert, littoral. L'étude méthodique a été surtout réalisée dans le cas des grandes dolines ou avens à large ouverture et fond colmaté, pour lesquels joue l'inversion de température.

La formation des reliefs karstiques est due surtout à l'action corrosive et érosive de l'eau, qui dissout le carbonate de calcium. La plupart des karsts actuels résultent de l'évolution des plateaux calcaires (en Croatie, en Grèce, en Italie, etc.) sous le climat tropical de l'ère tertiaire.

L'essentiel des eaux circule par des réseaux complexes, installés par l'intermédiaire de faille, sous les plateaux calcaires. Elles réapparaissent par des résurgences qui se signalent par des débits intermittents.

 

Nous quittons le parking à 09h45 après avoir écouté Thierry attentivement.

 

 

Il fait 10 degrés et nos muscles ont besoin de se réchauffer.  Nous commençons en douceur puisque nous parcourons 4 kms sur ce plateau sauvage et désertique. 

Première "doline" - petite dépression due à un léger effondrement. En hiver, l'eau s'y accumule et permet soit de petites cultures soit des pâturages de bonne qualité. Nous en verrons beaucoup tout au long de la journée.

 

 

 

Nous continuons de progresser dans ce paysage surréaliste. Nous remarquons une bergerie au loin tandis que la barrière du Gros Pounch s’étale devant nous.

 

 

 

Le cadre change subitement : nous nous enfilons sur un chemin étroit au cœur d’une forêt de pins. Quel contraste avec l’aridité du plateau!  

 

 

 

Il est 11h quand nous faisons la pause-banane.

 

 

Nous entamons ensuite la longue descente vers le vallon des Pesses par un large chemin que l’on quitte un peu plus tard pour un chemin délicat où nous verrons plusieurs bories.

 

 

 

Autour de nous s’étendent ce qui était des champs agricoles à une certaine époque.  Les terrasses visibles, autrefois cultivées avec l’aide des chevaux, ainsi que les pierriers appelés « clapiers » (pierres extraites des champs) reflètent l’acharnement des architectes ruraux de l'époque. 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons entre les deux bâtiments tagués d’une station d'épuration pour atteindre le point le plus bas de la journée.

 

 

 

Au loin le  village médiéval de Cipières vers lequel nous nous dirigeons et que nous allons découvrir. Face au massif du Cheiron, il  surplombe la vallée du Loup à 780m d’altitude.

 

 

 

 

Pont romain sur le Loup, reconstruit en 1763

 

 

Gréolières au premier plan, des ruines au fond

Nous déambulons dans de charmantes ruelles sinueuses et des passages étroits fort décorés parfois. 

 

 

 

Un santon?

 

 

 

 

 

Eglise Saint Mayeul (XVI°-XVII°) et son clocher surmonté d'un beau campanile (XVIII°).

 

Le lavoir du XVIIe siècle, rénové depuis.

 

Le château de style provençal classique des 13e et 18e siècles fut racheté par des particuliers, magnifiquement restauré en 1951 et transformé depuis en un hôtel 4 étoiles. 

 

 

Nous quittons ce bijou de village et ne manquons pas de nous retourner pour y jeter un dernier regard avant de pique-niquer à proximité. 

 

 

 

 

 

Certains préfèrent le confort des bancs et de la table sous le feuillage épais d’un tilleul tandis que d’autres optent pour un muret. Deux randonneuses choisissent un coin ensoleillé.

Après avoir repris des forces nous repartons prêts à attaquer une montée raide car il nous faut rejoindre le plateau à 1230 m d’altitude.  

 

 

Des restanques nous rappellent l’ingéniosité des paysans. 

 

 

 

 

 

Nous nous accordons une petite pause à 1000m d’altitude

 

 

et admirons cent mètres plus haut deux chamois qui bondissent à proximité d’une bergerie mais que vous ne verrez malheureusement pas sur la photo ci-dessous car ils ont été plus rapides que la photographe.

 

 

Thierry attire notre attention sur les fissures dans les roches, typiques du phénomène karstique.

 

 

 

 

Petite halte aux deux puits.  Il faut beaucoup se pencher pour voir l'eau au fond du premier 

 

 

tandis que l'eau fraîche du second est à portée de main.

 

 

Nous montons sans relâche pour nous arrêter devant un aven de 80 m de profondeur donc l’un des plus profonds de la région et bien connu des spéléologues. Son puits d’entrée est cerné par un grillage, afin de protéger bêtes et hommes. Au-delà de ce point un réseau complexe de méandres et de galeries amène le spéléologue à une profondeur de - 433 mètres !

 

Aven des Baudillouns

 

Nous voici de nouveau sur le plateau de Calern d’où nous sommes partis et où nous retrouvons le paysage lunaire du matin.

 

 

C’est à l’Auberge de Caussols que nous prenons le pot de l’amitié et que nous remercions Thierry pour cette magnifique randonnée tant attendue. 

 

 

Nous avons parcouru 14,3 kms pour un dénivelé de 545m. 

Merci également à Patrick notre serre-file et aux photographes André et Dominique.

 

Jeudi 14 octobre :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 12:36

2021-09-30 – 802.3 – GORBIO - CIME DE BAUDON - G1

 

C’est sous un beau soleil que 13 randonneurs se retrouvent sur le parking de Gorbio, pour une randonnée sportive.

 

Alain nous présente la marche du jour, d’environ 13 km et 1 100 m de dénivelée positive : nous allons monter 900 m durant les 5 premiers kilomètres, pour atteindre le sommet de la Cime de Baudon (1 266 m), puis nous descendrons vers Saint Agnès. Nous regrimperons 200 m vers le kilomètre 8, pour atteindre le Col de Bausson (800 m). Puis nous descendrons vers Gorbio (350 m), que nous visiterons en fin de journée.

 

La Cime du BAUDON, ainsi que les crêtes secondaires du BAUSSON et de GORBIO dominent le littoral mentonnais, par des reliefs escarpés de plus de 1000m.  Elles représentent les écailles les plus méridionales de la branche orientale de l'Arc Préalpin de Nice. Constituées par des calcaires et dolomies jurassique et crétacé inférieur, dont l'épaisseur totale atteint 300m, elles jouent le rôle d’ un aquifère à régime karstique.

 

Dans le village, une première balise nous indique le Col de la Madone. Le ton de la journée est donné et nous commençons par une belle grimpette.

Sur notre droite nous avons une vue embrumée sur la Méditerranée. 

Rapidement, nous découvrons devant nous les barres calcaires de Gorbio et de Rank.

 

 

 

Nous cherchons la source de Romin, mais elle semble tarie en cette période d'étiage sévère. En fait, il s’agit d’un « delta » d'émergences à la base d'un éboulement de roches calcaires et dolomitiques provenant de la cime de GARAGLIAN... Nous ne trouvons qu’un petit abreuvoir.

 

Le chemin dans le ravin de Rank, sous couvert forestier de feuillus, est agréable.

Mais ensuite, nous grimpons vers le col de la Madone de Gorbio sous le soleil.

Notre ascension est rapide, à en juger par la vue arrière. 

Le flanc sud de la Cime de Baudon se dresse devant nous.

 

Nous arrivons au col de la Madone de Gorbio.

Nous prenons la direction de la Cime du Baudon et le massif apparait entre les arbres.

Nous nous arrêtons pour la pause banane dans une belle clairière, une quarantaine de mètres au-dessus du Col de la Madone de Gorbio.

La majestueuse falaise calcaire et la Cime de Baudon se dressent à nouveau devant nous.

Elle fait face au Mont Agel et aux cimes de la Morgelle et des Cabanelles, équipées de leurs antennes, que nous pouvons voir en vue arrière.

L’ultime ascension se fera par des passages variés, en sous-bois ou dégagés, plus ou moins pierreux, et plus ou moins délicats, nécessitant plusieurs fois les mains.

Nous sommes récompensés par une belle vue plongeante sur Menton avec, à gauche, la Cime de Biancon.

Nous nous rapprochons des crêtes sommitales du Baudon, nous longeons les éboulis et Cap Martin apparaît.

Au sommet du Baudon, le panorama est grandiose, même s’il est un peu voilé. Alain et Roland nous aident à identifier les sommets : Gélas, Malédie, Capelet, Cime du Diable, Grand Capelet, Bégo … La photo de groupe immortalise ce beau moment.

En bas apparaissent les carrières de calcaire et le complexe industriel de Grave sur Peille.

 Nous observons le Mont Ours et le Grammondo, que nous avons escaladés lors de précédentes randonnées.

Nous commençons à peine notre descente et nous installons quelques mètres plus bas pour le pique-nique, face à la mer.

 

Litoral entre Vintimille et Menton

Après ce bon moment de détente nous poursuivons la descente vers la Cime de Bausson.

Le beau sentier en forêt va devenir pierreux et même glissant avant le pas de Piastre.

 

Pause au Pas de la Piastre

 

Mais nous profitons des points de vue sur les sommets de l’arrière-pays mentonnais : le Grammondo, la cime du Restaud, le Pic d’Orméa, Siricocca, le Pic de Garuche, le Mont Ours.

Mont Ours et Siricocca devant

Saint Agnès, lové contre son rocher, est le plus haut village littoral d’Europe. Il est dominé par les vestiges du château-fort construit, sur un belvédère du piton rocheux, par les comtes de Vintimille à la fin du Xe siècle.

Rapidement nous délaissons la piste cimentée pour bifurquer sur le GR 51, en direction du Col du Bausson. Le sentier en surplomb nous offre une magnifique vue mer.

Après une dernière ascension de 200 m nous atteignons le col de Bausson. Nous avons une belle vue sur le viaduc du Rank...  

 sur le ravin de la Cime de Biancon....

 sur notre arrière gauche, les calcaires de la Cime de Biancon

 Nous revoyons une dernière fois les cimes de Baudon et de Bausson.

Dans le ravin de Ray, le sentier descend fortement en serpentant.

Gorbio apparait.

 Mais il nous faudra encore quelques efforts pour atteindre la chapelle Saint Lazare,

Nous faisons un tour du village

 

Le  pot est pris chez Paulo.

Les randonneurs, un peu fourbus mais très heureux de cette très agréable journée, remercient Alain pour cette magnifique randonnée.

Les photographies sont de Claude et Alain.

La semaine prochaine,

 

 

 

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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 09:05

CALLIAN - Vallon de la Camiole – 679/G2 - jeudi 30 septembre 2021

Après quelques difficultés à trouver une place pour stationner nous sommes 34 à nous retrouver aujourd’hui à Callian par une magnifique journée ensoleillée pour une randonnée proposée par Jack, randonnée  dont c’est la 5è édition (en 2010 et 2013 par Jean Bo, en 2016 par Joël et déjà par Jack en 2018).

« Le parcours a été un peu modifié par rapport au tracé initial. Nous monterons à proximité des vestiges du Castrum de Velnasque, longerons le lac de Giraud et rejoindrons Caillan en marchant sur l’aqueduc souterrain de la Siagnole. Aujourd’hui nous ne visiterons pas le village »

La randonnée fera en définitive 14.3 kms et 390 m.de dénivelé pour ceux qui sont montés aux ruines, un km en moins pour les autres. Données transmises en fin de balade.

Nous sommes bien nombreux aujourd’hui. Des G1 se sont joints aux G2 ayant eu peur de la longueur du trajet pour se rendre au lieu de départ et des plus de 1000 m annoncés de cette randonnée sportive.

Au vu du nombre de participants Jack propose de diviser le groupe en 2 sous-groupes avec Thierry en tête du 2ème groupe et Jean Ma comme serre file. C’est là que sont comptés les participants 34 ou 35. Désaccord d’où recomptage à chaque arrêt. D’autres se mettent à compter également dont la blogueuse. C’est le gag et cela devient le fil rouge de la journée. 34 sera le dernier mot. Nombre confirmé par les boissons commandées en fin de rando. Les 2 groupes se mélangeront rapidement et le serre file sera accompagné en alternance par Beps, Daniel J., Jean-Claude...

 

Nous cheminons tout d’abord au milieu des ruelles étroites, passons devant  le lavoir Saint Roch avant d’emprunter la descente annoncée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous  continuons  et arrivons à la Camiole. Nous traversons le gué où il y a un petit peu d’eau au grand étonnement tant la sécheresse sévit. Tout le monde pensait le trouver à sec.

Après avoir cheminé entre des oliviers

nous traversons la route départementale prudemment. Jack a revêtu son gilet jaune. Nous commençons alors à grimper. Quelques efforts sont nécessaires.

Un bon raidillon face à nous va nous conduire non loin des vestiges de Velnasque.

Nous débouchons sur une belle piste d'où un groupe d’une vingtaine de randonneurs suivra Jack pour monter aux ruines tandis que le reste du groupe attendra.

Ci-dessous voici les informations données par Jack : copie du blog de 2018 et le lien pour accéder à une vidéo qu’il avait trouvée.

 

 

"La période troublée du haut Moyen-Âge favorisa la multiplication de « castra », villages fortifiés ou places fortes. Les archéologues ont pu répertorier dix sites fortifiés, dont  le premier château de Tourrettes qui fut construit par Bertrand de Villeneuve, seigneur de Tourrettes à partir de 1321. Il n’en reste que la Tour de l’Horloge.  Du castrum de Pibresson et du castelet de  Velnasque il ne reste aujourd’hui que des ruines, le site de Tassy a complètement disparu.

La plus ancienne mention connue du castellum de Valmasca figure dans la liste des localités du diocèse de Fréjus soumises au comte de Provence en 1232-1244. Velnasque était probablement un satellite de Tourrettes. En 1320, la seigneurie appartenait, comme celles de Tourrettes et de Pibresson, à la famille de Villeneuve, qui le conserva jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. L'abandon du castrum remonte probablement à la guerre de l'Union d'Aix, (1382-1388) dans les dernières années du 14e siècle, mais une réoccupation partielle et temporaire au siècle suivant n'est pas exclue. Le toponyme aujourd'hui attaché au site, Saint-Laurent, indique l'existence d'une église, sans doute celle du castrum, dont l'emplacement n'est pas connu. Les ruines ont été partiellement fouillées en 1978 par Guy Désirat, qui a dressé un plan des vestiges. »

https://www.youtube.com/watch?v=BvJbMOk06Eo

Après la pause banane nous avançons dans la forêt.

A découvert nous devinons au loin Escragnoles départ de la randonnée de la semaine prochaine et l'Audibergue.

Nous passons à côté du lac de Giraud, terrain recouvert d’herbe avec une petite flaque d’eau quasi invisible.

En cours de chemin nous pouvons observer des fleurs de salsepareille, beaucoup d’iberis et des daphnés utilisés dans le temps comme aiguilles à tricoter.

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant à Marc il photographiera une belle mante religieuse.

C'est un peu plus loin après une dernière petite montée

que nous nous installons dans un coin agréable ombragé, à terre, sur un tronc ou contre les arbres pour le pique-nique avec punch et stanislas en apéritif et genépi pour certains après le café.

Petite sieste pour certains.

Soudain Jean Ma dit : "départ dans 2 minutes". Nous voilà tous prêts.

Nouveau comptage au départ. 34 semble être le nombre définitif. Nous pensions en avoir fini de monter mais non. C’est à la sortie de la forêt de Tourrettes que nous faisons la photo de groupe.

Nous voilà maintenant sur un bon chemin. Nous sommes sur la partie enterrée de l'aqueduc romain de la Siagnole et sur lequel nous allons marcher durant un km.

"L'aqueduc de Mons à Fréjus est un aqueduc romain qui alimentait Fréjus depuis Mons et Montauroux. L'aqueduc est classé Monument historique depuis 1886. À sa mise en service, la longueur totale de l'aqueduc est de 26 km.

Au début de son utilisation, l'aqueduc est alimenté par la Foux de Montauroux. Environ 20 ans plus tard, une seconde source, la Siagnole, ou Neissoun vient compléter l'alimentation de l'aqueduc. L'aqueduc, alimenté par deux sources différentes est alors qualifié de « bicéphale ». Au départ de l'aqueduc, l'altitude est de 516 m et la température moyenne de l'eau est de 10,5 °C. L'aqueduc suit son cours pour atteindre Fréjus, situé à une altitude de 34 m en suivant une pente moyenne de 1,1 %. L'eau met environ 17 heures à parcourir la totalité de l'aqueduc, à la vitesse moyenne de 2,4 km/h. Le débit moyen est estimé à 34 litres par seconde, soit un débit journalier d'environ 26 000 mètres cubes. Les dimensions internes de l'aqueduc sont d'1,6 mètres de haut pour 70 centimètres de large.

L'aqueduc franchit un grand nombre de vallons où il se trouve assailli par le résultat des précipitations méditerranéennes et réchauffé par le soleil, ce qui accentue les dépôts carbonatés. Le trajet est en majeure partie souterrain, sauf à l'approche de Fréjus. L 5 à 7 premiers kilomètres sont encore utilisés de nos jours." (wikipédia)                                                                                                                                                        

Nous poursuivons notre chemin avant de passer devant  l'entrée donnant accès au domaine de Font Bouillen, propriété bien protégée que lors des premières éditions les randonneurs pouvaient traverser, puis nous retrouvons le chemin bitumé.

 

 

 

 

 

Nous passons devant de belles propriétés d’où nous avons de magnifiques vues, rocher de Roquebrune et Estérel d’un côté et Audibergue et Lachens entre autres de l’autre côté.

Le retour à Callian se fait par une forte descente. A un virage nous avons une magnifique vue sur le Château.

" Le château s'inscrit dans une histoire séculaire, jalonnée d'une multitude de seigneurs. Une histoire qui débute avec un certain Ugo, prince de Callian, seigneur de la région vers 1038. En 1249, Callian figure comme castrum, siège d'une importante seigneurie. Les tours nord-est et sud-est sont datées des XIIe & XIIIe siècles.
En 1391, Callian est incendié par Raymond de Turenne au cours de la guerre de succession entre les Duras et la Maison d'Anjou. La famille de Grasse, présente sur ces terres de 1374 jusqu'à 1645, donnera au château sa physionomie actuelle. En 1510, Louis Antoine de Grasse construit sa façade sud-est dans un style Renaissance provençale.
En 1585 Joseph de Rafélis acquiert également une partie des terres de Callian. Puis en 1679 le château passe partiellement aux mains  de la famille de Lyle Taulane, Gabrielle de Rafélis  épousant Antoine de Lyle. L'autre moitié  reste au frère de Gabrielle, Jean de Rafélis de Broves. En 1751, Marie Gabrielle, fille de Jean de Rafélis de Broves, vend la partie nord-est  du château à la ville de Callian, la communauté villageoise  y construira une mairie.
Fin 1792, Joseph-Ignace de Lyle Tazulane doit quitter le château de Callian, qui est pillé peu après, et incendié.
En 1873, les ruines abandonnées de la partie Lyle Taulane passent par mariage à la famille de Jerphanion. Les lieux ne sont toutefois plus habités et annoncent la transformation future de ces ruines en carrière de pierres et en terrain de jeux pour les enfants.
Au début du XXe siècle, tous les murs du château  tiennent encore debout. Mais après le 1ère guerre mondiale, une partie du mur ouest s'effondrera. Henry Brifaut né à Bruxelles, découvre en 1958 les ruines du château, abandonnées depuis près de 170 ans. En 1966, il achète le château de Callian & à l'age de 61 ans, il relève le pari de reconstruire la demeure. Après une dizaine d'années de travail, l'édifice retrouvera son allure d'antan... Château de Callian 83440 Callian, propriété privée, ne se visite pas, visible de l'extérieur uniquement." (office de tourisme)

Arrivés en bas nous passons devant un 2è lavoir

et nous nous rendons sur la place Bourguigon pour partager le verre de l'amitié.

Sur la place se trouve une belle cascade qui coule fort peu,

une plaque commémorative au nom d’Honoré Bourguignon, instituteur de Callian mort à Dachau en 1944 et l'église Notre Dame de l'Assomption.

 

 

 

 

"L'Église inaugurée en 1685 remarquable par son clocher quadrangulaire en tuiles vernissées de style bourguignon, exécuté en 1703 par les compagnons du devoir. L’église contient des retables sur les bas-côtés et les reliques de la patronne du village de Sainte-Maxime. Son abside est ornée d’un maitre autel monumental éclairé par des vitraux anciens, fidèlement restaurés." (office de tourisme)

 

 

 

 

 

C’est par un passage derrière l’église que nous regagnons le parking de départ.

 

 

Merci Jack pour cette agréable randonnée.

Les photos sont de Dominique, Nelly, Jean Bo, Jean-Marie Marc et Rolande

 

La semaine prochaine pour les G2 : Escragnolles - la cascade de Clars

 

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