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Le Plateau de Calern - 4 juin 2009

5 Juin 2009 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Le Plateau de Calern

Aujourd’hui Jean Borel nous propose une randonnée au-dessus de Caussols.  Ce sera un parcours « sans grande difficulté » sur le plateau calcaire de Calern. Il nous conduira de l'observatoire du CERGA jusqu’au  bourg médiéval de Cipières. Randonnée de près de 14 km et 530 m de dénivelé … au moins. Sur la route qui nous mène à Caussols, le ciel est bien couvert. Heureusement un grand soleil nous attend sur le parking de l’observatoire. Nous voici 16 randonneurs au départ. Jean nous montre le profil de la rando. « Aujourd’hui on déroge au principe habituel : nous partons en effet du point culminant (alt. 1270 m) puis nous descendrons jusqu’au village de Cipières. Après avoir pique-niqué près du village, nous remonterons ici cet après-midi ».

Pour sortir du parking, Jean nous fait franchir un premier obstacle. Ce qui ne va pas sans mal pour certains. Et ce qui met en joie les copines ! Solidarité oblige ! Puis Jean nous conduit au point G, comme Géodésique. Et nous parle du C.E.R.G.A. (Centre d'Études et de Recherches Géodynamiques et Astronomiques). Le centre se visite. On y voit des interféromètres, des télémètres, des astrolabes et même un télescope de Schmidt. Ce centre d’études est spécialisé dans l’observation des mouvements de la terre.

« Nous sommes ici sur le plateau de Calern. Il forme un prolongement – surélevé de 200 m – du plateau de Caussols. Plateau de Caussols où nous fîmes une rando-resto le 21 avril 2005 ! », nous dit Jean. Quelle mémoire ! « Les calcaires massifs qui composent le plateau de Calern atteignent par endroits une épaisseur de 450 m. Son modelé est principalement commandé par les phénomènes karstiques (érosion des calcaires par l’eau et le CO2). ».

Après avoir fait un tour d’horizon et découvert les sommets qui nous entourent, nous commençons à marcher à travers le plateau. Le ciel est dégagé, le soleil brille. Par bonheur une forte brise nous rafraîchit. Nous passons devant une doline. (Petit rappel : Une doline est une petite dépression, créée par l'effondrement du sous-sol calcaire). « Sur le plateau de Calern, des dolines on en verra partout ». Le sol est recouvert de rochers calcaires qu’on appelle lapiés. (Petit rappel : Les lapiés sont des roches burinées de profondes cannelures, de cavités tourmentées, séparées par des crêtes aiguës et souvent coupantes). Attention les pieds !

Nous ne tardons pas à nous arrêter pour notre pause casse-croûte. « A présent nous passons sur l’autre versant, nous dit Jean. Nous allons descendre dans la vallée du Loup ». et nous voilà repartis. Mais que se passe-t-il soudain ? Annie a fait une mauvaise chute. Elle s’est mise à courir vers le groupe de tête pour rejoindre Jean. En trébuchant, elle s’est blessée à la jambe. Jean met un genou à terre, sort sa pommade miracle et lui prodigue des soins attentionnés. De toute évidence Annie souffre beaucoup. Ce qui a le don de faire rire ceux et celles qui l’entourent. Quelle tristesse ! Mais Annie repart sans une plainte. Quel courage ! A présent nous apercevons à l’horizon, devinez quoi !
Mais oui, c’est lui, c’est bien lui, le Mont Mounier !
Flanqué sur sa gauche du Petit Mounier. Puis nous pénétrons dans un bois de pins. Le sentier est ombragé. Un peu de fraîcheur, que c’est agréable ! « 
Regardez bien le Mont Mounier ! Après, vous ne le verrez plus ! » C’est donc avec émotion que nous jetons un dernier regard sur ce sommet splendide, témoin de nos exploits de juin 2008. Puis nous voici à nouveau à découvert. Nous marchons au milieu d’une prairie sèche mais couverte d’une multitude de fleurs, parmi lesquelles une variété de lupin (« micantrophe » dixit Jean-Marie) et la fameuse bourrache, chère à Françoise. Le parfum du thym et de la lavande nous accompagne. Des blocs de pierre sont couronnés d’églantiers en fleurs. Quelle splendeur !

Jean nous annonce : «  Nous arrivons à une borie. Vous allez voir, c’est une suite grand luxe ! » Effectivement c’est en fait un ensemble de deux bories que chacun s’empresse de visiter. A l’intérieur, Jean-Marie découvre une nichée de chauves-souris. Dont le gris (gris souris) est en parfaite harmonie avec le gris du calcaire. Puis nous poursuivons notre descente jusqu’au point près duquel nous pique-niquerons tout à l’heure.

« Ceux qui ne veulent pas descendre jusqu’à Cipières peuvent nous attendre ici ». Car si descendre n’est pas un problème, après être descendus, il faudra bien sûr remonter. Ils (ou elles ?) sont 5 à renoncer à visiter le village de Cipières. Dommage pour elles ! Nous ne tardons pas à apercevoir le village au détour du chemin. « Vous allez voir, nous dit Jean, c’est le pays des cerisiers et des amandiers ». Puis il nous  raconte : « Le village de Cipières, dominé par la masse imposante de son château, surplombe la vallée du Loup. La baronnie de Cipières passera au fil des siècles, aux mains de Maisons importantes, dont celle de René Le Grand Bâtard de Savoie, oncle du roi François 1er. Outre son château, la commune possède également de belles maisons cubiques, un village ancien aux ruelles pittoresques, la chapelle St Claude (XVIIe siècle) à la magnifique grille en fer forgé et l’église paroissiale St Mayeul (XVIè - XVIIè siècles) dont le clocher est surmonté d’un très beau campanile. »

Nous pénétrons dans Cipières. Jean nous dit le plus grand bien du restaurant du village. Nous le découvrirons peut-être lors d’une prochaine rando. Puis nous nous engageons dans les ruelles ombragées. Nous empruntons la Rue Longue, en évitant prudemment la rue « Roumpe Cuou ». Nous avons déjà une blessée, inutile de jouer les casse-cous ! Nous admirons la vue sur la Montagne du Cheiron qui domine le village de Gréolières. Puis nous contournons le château et reprenons le chemin du retour. Certes, nous avons parcouru plus de la moitié de notre randonnée. Mais peut-être avons-nous « mangé notre pain blanc », car à présent ça va grimper. Et le soleil tape ! Et il n’y a pas la moindre ombre ! De fait la grimpette nous paraît un peu longuette. Enfin nous rejoignons le petit groupe des « petites jambes ». Nous nous installons dans l’herbe ou sur des rochers. Certains choisissent l’ombre, d’autres préfèrent le soleil, car le fond de l’air est frais. Nous sommes ici au-dessus du vallon des Pesses. Nous savourons notre déjeuner, bien mérité… comme toujours ! Des nuages font leur apparition dans le ciel. « Ce sont des entrées maritimes ! » Tant mieux, nous aurons de l’ombre pour grimper ! Nous reprenons la montée vers l’observatoire. Le ciel hélas est à nouveau dégagé et le sentier bien ensoleillé. Nous marchons parmi les blocs de calcaire. Jean nous encourage : « On s’arrêtera à l’ombre ! » Mais l’ombre tarde à venir et notre groupe s’étire. A l’arrière, certains (certaines ?) décident de s’arrêter pour se désaltérer. Nous les attendons patiemment avant de poursuivre. Enfin voici un arbre secourable qui nous offre son ombre. Arrêtons-nous cinq minutes ! Jean nous rassure : « On a fait le plus dur ! A présent une brise va nous caresser le visage ! » Des caresses, une brise fraîche, il n’en faut pas plus pour nous décider à repartir. En cheminant, nous passons devant deux puits. Chacun se presse pour apercevoir l’intérieur. Ce sont des puits profonds mais bien remplis d’eau. Un peu plus loin, nous découvrons la Grotte du Tombeau. Personne ne se bouscule pour la visiter ! Un peu plus loin encore, à la cote 1246 m, (décidément ce plateau est plein de richesses souterraines) voici l’Aven des Baudillouns. Bien connu des spéléologues, son puits d’entrée est cerné par un grillage, afin de protéger bêtes et hommes d’un abîme de plus de 80 m ! Au-delà de ce point un réseau complexe de méandres et de galeries amène le spéléologue à une profondeur de - 433 mètres ! Nous ne visiterons pas. Nous terminons notre grimpette, atteignons le sommet et le parking. Puis en route pour St Vallier-de-Thiey où nous prenons un pot … bien mérité !

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée, aux parfums enivrants.

 

Merci aux photographes : Jean BOREL, Nicole BRINSDON, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

 

Encore quelques photos :

Parcours d’obstacles






















Randonneurs en débandade























Plateau de Calern


















Que de pierres !


















Jean à genoux devant Annie























Pose devant la borie
























En visite à Cipières

 






























Prochaine randonnée
: Jeudi 11 Juin à 8 h 00 : SAINT VALLIER DE THIEY (06) - L'Oppidum du Malle.

Ce que l'on prend de loin pour un éboulis gigantesque se révèle être l'enceinte fortifiée de l'oppidum construit plusieurs siècles avant notre ère. Panorama exceptionnel.

4 h 15 – 14,800 km - Dénivelé 600 m - Moyen/Médio –

Repas et boisson tirés du sac

Responsable : Jean BOREL 

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Le Baou de la Gaude-28 mai 2009

29 Mai 2009 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

Le BAOU de LA GAUDE

 

Pour cette dernière sortie du mois de Mai (ça sent déjà la fin des classes...) Bruno GUERIN nous avait préparé une petite rando de 8 km et 455 m de dénivelée à St Jeannet. Au dessus de ce charmant petit village des Alpes Maritimes se dressent deux "baous" jumeaux (en provençal : masses rocheuses). Impossible de les rater quand vous sortez de Nice par la route de Digne, sur votre gauche ce sont les premiers contreforts des montagnes de l'arrière-pays. Leur escalade est un grand classique et déjà, début 2008, nous avions grimpé au sommet du Baou de St. Jeannet, l'occidental, et cette année Bruno nous avait proposé l'oriental, celui de la Gaude.

Mais toujours indisponible, il a confié la conduite de cette rando à Roland.

Nous sommes 17 aujourd'hui avec une nouvelle Monique qui, selon Jean BOREL, fait avec nous un "galop d'essai". Enfin espérons que nous n'allons pas trop galoper car vu la distance à parcourir, nous serions de retour avant midi !

Il fait beau et déjà chaud. Roland nous a prévenus que les 500 premiers mètres sont très pentus. Ensuite nous continuerons de monter régulièrement jusque au  sommet. Il précise que vu la température une réserve d'eau est indispensable : aux petits soins notre guide ! 

La principale montée se fait sur le même chemin que pour le baou occidental. Franchis les 500 premiers mètres, comme nous l'avait indiqué Roland, nous sortons du village sur un large chemin bien empierré, modérément pentu, avec à notre droite notre "baou" du jour. C'est la-haut que nous allons.

Derrière nous, le paysage se dévoile petit à petit et au delà des toits du village nous commençons à découvrir le paysage, jusqu'à la mer, un peu estompé par une brume de chaleur. Ce n'est pas encore aujourd'hui que nous verrons la Corse...

Laissant le chemin de l'autre baou sur notre gauche nous poursuivons notre marche dans un décor de plus en plus aride. Pourtant ce pays a été occupé par des hommes qui ont cultivé ou exploité la terre ,vu les restanques encore en bon état que nous pouvons observer. Petite pause "banane" sous l'ombre maigre d'un des rares arbres bordant le chemin. Il fait de plus en plus chaud et quelques visages commencent à rougir.

Lorsque nous atteignons l'altitude de 750 m, un petit vent de mer vient subitement nous rafraîchir et déjà la montée est plus facile.



C'est ainsi que nous attaquons la dernière partie de la montée parmi les thyms et les euphorbes hérissons. A notre droite le Baou de St. Jeannet dessine sa silhouette très abrupte, la falaise paraît impressionnante. Tout le coteau semble avoir été travaillé par les bergers car de nombreux tas de cailloux ont été rassemblés, soit pour dégager des zones de pâture , soit pour préparer des restanques. Le vent est maintenant assez soutenu, plus rien ne l'arrête entre nous et la mer et nous avons oublié la chaleur de la montée.

Encore quelques mètres et, à la cote 844 nous découvrons un magnifique cairn nous indiquant que nous avons fini de monter, ce que confirme Roland. Il en profite pour faire un large tour d'horizon, car d'ici, nous pouvons faire un magnifique 360°. A l'ouest tout d'abord, l'Audibergue (coucou Huguette !), le plateau de Caussols, le Col de Vence, Gréolières, tout au fond dans le Mercantour ouest, le Mt.Gelas, 3143 m, le Mt.Clapier et le Bégo, vers la vallée des Merveilles, tous les trois enneigés. Enfin à l'est, plus proche de nous les monts Cime,Chauve et Agel , ce dernier bien caractéristique avec ses antennes.

Bien entendu, vers le sud, la mer... et toutes les villes côtières que nous connaissons bien.  De plus Roland nous fait remarquer que outre les deux baous de St. Jeannet, il en existe deux autres moins hauts, le Baou Blanc à l'ouest et le Baou Roux à l'est.Belle leçon de géographie appliquée, merci Roland d'avoir bien préparé ce tour d'horizon. Ceci méritait bien une photo de groupe. Il nous fait ensuite un petit topo sur les genévriers  qui nous entourent, leur feuillage, leurs fruits et l'emploi qu'on en fait généralement. Jean-Marie fait remarquer qu'il s'agit du "cade" et non du "genévrier commun" car ses feuilles portent deux bandes plus claires. Petit débat sur cade et genévriers mais Wikipedia a tranché il s'agit bien du cade.

 

Le genévrier cade (Juniperus oxycedrus), ou cade, ou encore oxycèdre, est un petit arbre ou un arbrisseau fréquent en région côtière méditerranéenne (du Maroc à l'Iran), où il est l'une des plantes caractéristiques des garrigues et des maquis. Les cônes, comestibles frais, sont bruns à orange.

Feuillage persistant se présentant sous forme d'aiguilles. Ces aiguilles, à pointe fine et piquante, sont disposées en verticilles de 3 sur 6 rangs. Leur face supérieure porte deux bandes blanches, ce qui permet de faire la distinction avec le genévrier commun (aiguilles à une seule bande blanche).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Oxyc%C3%A8dre

 

Quittant la géographie et la botanique, nous redescendons vers l'extrémité sud du baou après les recommandations de prudence de Roland. Petit commentaire devant le vieux chêne quadricentenaire  au pied duquel nous reviendrons pique-niquer tout à l'heure.

Le bord de la falaise est moins abrupte que celui de son jumeau occidental mais le spectacle sur la vallée du Var est impressionnante. La rivière scintille au soleil. Toujours un peu de brume, mais sur les premiers plans, la vue est bien dégagée avec le très beau château des Templiers à la Gaude, un autre château, plus moderne celui-là...et énorme,  le siège social d'IBM en forme de X étiré, tout en bas la villa du champion de F1, Schumacher et à notre droite, Vence. Ce qui est remarquable vu d'ici, ce sont les grandes étendues boisées qui ont été préservées.

Nous revenons vers notre chêne remarquable et juste à côté, une grande prairie bien plate, certainement une ancienne dolline, nous permet de nous installer pour le pique-nique. Il est 11 h40 ! Deux choix, ombre ou soleil. Mais bien que l'ombre soit encore fraîche elle est préférée par le majorité des marcheurs qui commencent par déguster une excellent vin d'orange préparé par Denise. Merci, c'était fameux !

Aujourd'hui la pause déjeuner durera 1 h 35 ... à la grande joie des joueurs de carte, toujours aussi bruyants selon les dormeurs.

Roland donne enfin le signal du départ en nous rappelant que dans la descente, nous devons rallonger nos bâtons et surtout bien respecter le balisage sans couper les virages afin de préserver la nature. La descente est assez raide et nous  donnerons quelques mauvaises notes à Gérard, Daniela et Denise qui vont emprunter des raccourcis.

Le vent a chassé une grande partie de la brume et la vue sur les toits de St Jeannet est très jolie, un peu gâchée par des arbres morts : merci Messieurs de l'ONF de les faire disparaître...pour le plaisir des yeux.

Il est 14 h15. Traversant le village, Roland nous fait découvrir la tour sarrasine datant du 15° siècle et le lavoir où nos marcheurs retrouvent leur enfance, s'arrosant comme des gamins, en profitant pour se rafraîchir. Le village est très fleuri et cette superbe façade avec son jasmin en est la plus belle illustration.

Retour aux voitures pour changer de chaussures avant d'aller faire un tour dans le vieux village.

Roland fait un rapide historique sur les origines de St.Jeannet.

Ligures à l'origine, les habitants de la région vécurent la "Pax Romana" puis après le déclin de l'empire romain, les invasions sarrasines ruinèrent le pays le ramenant à l'état de friches. C'est au XIII° siècle qu'une dizaine de familles s'installèrent sur l'emplacement de l'actuel cimetière et dénommèrent ce lieu "Castrum  Sancti Johannis".  Le développement de la petite ville se poursuivit et elle se mura contre la peste et les ennemis. Placé à la limite de la France et des Etats du Duc de Savoie, le village eu à subir plusieurs mises à sac mais il continua de progresser avec une agriculture orientée sur la vigne et l'olivier. Le village est nommé Sancti Johannis d'après saint Jean le Baptiste ou saint Jean Apôtre, sous sa forme occitane et avec un suffixe diminutif local, qui a été francisée  par la suite. Sous la Révolution, la commune changea de nom pour Jeannet, suivant un décret de la Convention. Après un dépeuplement au cours de la 1ère moitié du 20 ° siècle, Saint-Jeannet est en pleine croissance et est promis à un grand avenir touristique.


Joli panorama sur la vallée et visite de l'Eglise St Jean-Baptiste datant de 1666, du baroque pas trop marqué et un très beau vitrail. Sur la place de l'Eglise, une fontaine qui, comme dans la plupart des village de Provence, est un symbole de progrès républicain célébrant l'arrivée de l'eau.

Notre pot habituel (un seul aujourd'hui, attention aux mauvaises habitudes), fut pris sur la terrasse du restaurant Ste. Barbe.

 



Merci ROLAND de nous avoir guidé avec beaucoup de professionnalisme sur ce petit parcours simple, mais avec de beaux paysages.

 

Merci aux photographes, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

 

La semaine prochaine,   le Jeudi 4 Juin à 7 h 30 : CAUSSOLS (06) - Le Plateau de Calern

 Randonnée sans grande difficulté sur les plateaux calcaires de CALERN qui nous proposera la découverte de l'observatoire de CERCA et la visite du bourg médiéval de CIPIERES-

5 h- 13.2 km-Deniv. 530 m- Moyen-Médio. Repas et boisson tirés du sac

Responsable : Jean BOREL

Quelques photos en bonus : 
Les randonneuses au départ
Les randonneuses pendant la pause
Les randonneuses à l'arrivée- Seule Cathy sourit au photographe !

Non, ils ne vont pas sauter. 1ère photo de groupe...de dos !Beau jardin avec Baou
Sous les arcades

Jolie rue caladée et fleurie
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La Croix-sur Roudoule-21 mai 2009

23 Mai 2009 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

La CROIX-sur-ROUDOULE
En ce beau jour férié de l'Ascension, 19 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris sont "au boulot" comme chaque jeudi. Bien sûr, nous allons nous élever nous aussi et je passerai sur les nombreux jeux de mots que cette journée et notre activité favorite ont provoqué. Jean BOREL nous a préparé un parcours dans un coin perdu au nord de Puget-Théniers : où va t'il chercher tout ça  ?

Avec beaucoup de plaisir nous avons retrouvé Denise, arrêtée depuis plusieurs mois et accueilli Irma, l'épouse de Roland,  profitant vraiment de son jour férié et  à qui le groupe a souhaité la bienvenue.

Les "Petites Jambes" auront un parcours  raccourci de 1 km et une dénivelée plus faible d'à peine 100m. C'est Jean qui les accompagnera, les pauvres..., elles vont souffrir, alors que Roland conduira le premier groupe jusqu'à la cote 1390. Onze participants dans le premier groupe et huit dans le second.

Il fait très beau lorsque nous arrivons dans le village de la Croix-sur-Roudoule après une montée impressionnante à partir de Puget-Théniers, d'autant plus qu'il y a des travaux qui rétrécissent encore plus la chaussée. Certains feront un rapprochement avec la montée à Ilonse. Heureusement nous n'avons eu à croiser qu'une seule voiture. L'accès au parking est assez tordu mais la vue sur l'esplanade est à couper le souffle.

Petit topo habituel de Jean qui nous présente le village et la randonnée.

La Croix-sur-Roudoule,  avec sa population actuelle de 97 habitants, a été le fief des Templiers, puis des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et  a conservé quelques vestiges de son passé médiéval avec quelques morceaux de remparts et  une porte fortifiée. Un ancien pont romain situé en contrebas du village fera, d'après Jean, l'objet d'un arrêt lors du retour.

Il fait très beau et la température agréable nous permet de nous mettre tout de suite en tenue d'été. Et voilà, c'est parti pour 10,2 km et 600 m de dénivelée pour le premier groupe. Nous quittons très vite la grande piste pour emprunter le GR 510 par un raccourci assez pentu nous donnant une jolie vue sur le village qui s'accroche, tout en longueur, sur un piton. Tout en bas sur la grande piste nous apercevons l'autre groupe.

Sans nous en rendre compte et tentés par un large chemin, nous quittons le GR en piquant plein sud, nous écartant anormalement de notre itinéraire. Le GPS nous rappelle à l'ordre. Ce n'est pas grave, nous allons rattraper le GR un peu plus haut et la pente sera plus douce même si nous devons faire 500 m de plus.

Après "être rentré dans le droit chemin", nous poursuivons notre montée qui devient de plus en plus difficile sur un terrain glissant constitué d'une sorte de sable gris. Il commence à faire très chaud. Heureux d'arriver sur un petit plat à la cote 1208, doublement car Roland décide que c'est l'heure de la pause banane, super !

En plus des bienfaits de cette pause, le paysage est formidable. Vers le nord-ouest le Mont St. Honorat est encore bien enneigé, à l'est le dôme de Barrot nous cache le mont Mounier . Ah ! il y a longtemps qu'on n'en avait pas parlé. Devant nous, en premier plan, les roches rouges bien caractéristiques de la vallée du Cians et tout au fond, les montagnes bien enneigées surplombant la vallée d'Allos.

Lorsque Roland donne le signal du départ, de la montée, nous voyons surgir Jean avec deux sacs à dos, puis "les Petites Jambes" qui se pointent les unes après les autres.
Tout ce petit monde a l'air en forme et nous leur cédons bien volontiers la place.
le premier groupe va continuer sa progression. En bas nous apercevons le minuscule village d'Auvare où les deux groupes se rejoindront pour le pique-nique. La descente que vont entreprendre les "Petites jambes" est assez impressionnante.



Le chemin est maintenant en corniche étroite.
A peine parcourus quelques centaines de mètres, Cathy s'aperçoit qu'elle a oublié ses bâtons lors de la pause. Suspendus à une branche pour ne pas les oublier… elle est bien partie sans. Heureusement la difficulté du chemin l'a fait réagir immédiatement. Le groupe s'arrête pendant qu'elle fait demi tour. Nous repartons ensuite vers le col du Mont, terme de la montée pour les petites jambes, alors que

poursuivant la montée, le premier groupe emprunte une piste mal balisée. Après avoir traversé un très beau champ d'orchidées sauvages  il arrive à la cote 1390, son objectif. Au passage, Daniela a découvert un magnifique Chardon des Alpes qui avait poussé sans aucune tige, directement au ras du sol… une nouveauté pour tous.

Rejoignant la Baisse de Fleirel, nous attaquons la grande descente vers Auvare, 270 m parmi le thym en fleur et les euphorbes hérisson : le rose de l'un et le vert jaune de l'autre cohabitent harmonieusement.

Le chemin n'est pas aussi agréable, si on peut parler de chemin. Nous effectuons de grands zigzags pour atténuer la pente et réduire les risques de glissades. Le village se rapproche et sur notre droite, un appel nous permet de localiser le groupe des "Petites Jambes" qui semble cheminer péniblement dans les roubines ( en provençal, pente d'éboulis, de petits cailloux, parfois friables, pas facile à franchir) que Jacqueline n'a pas aimées du tout, selon ses "premières déclarations".

C'est au cœur du village que les deux groupes vont se rejoindre avec un synchronisme parfait, Nicole en tête. Mais il est midi,  temps d'installer notre pique-nique au bord d'un ruisseau. L'eau court sur un fond de roches volcaniques très noires, ce qui la rend peu attrayante. Pourtant Daniela y baignera ses pieds avec beaucoup de bien-être semble t'il !

Le temps s'est un peu embrumé mais il fait toujours chaud.

On voit bien que Denise est de retour car une partie de cartes s'organise très vite. Ils nous manquaient les joueurs de cartes !

Nous avons découvert un coffre : le trésor de la Reine Jeanne ? Hélas, il est vide…mais joli, et finira dans le sac de Daniela.

Après avoir présenté le village d'Auvare, Jean donne le signal du départ.

Son nom (azoara), ligure, d'après Charles ROSTAING, atteste que les tribus de « montani capilatti » ont occupé cette contrée. Un vaste site sur le Mont d'AUVARE où se trouvent d'étranges constructions de pierre toutes orientées pareillement, pourrait peut-être donner des renseignements sur ces hommes agiles qui portaient de longs cheveux en signe d'indépendance et préféraient la mort plutôt que l'esclavage. Leurs conquérants romains eurent fort à faire pour les assujettir et gravèrent leurs noms sur le trophée d'Auguste à LA TURBIE en 14 avant J.C.

Pendant les 5 siècles de « Pax romana » la région d'AUVARE fit partie des Alpes-Maritimes dont le procurator vivait à Cimiez. AUVARE dépendit toujours de l'évêché de Glandèves. ROME décadente laissa les Barbares envahir son empire. Vers 580 Cimiez et NICE furent complètement détruites par les Lombards ainsi que VENCE et Glandèves.

 

« Nos ancêtres dont les biens devenaient la proie des flammes furent contraints de se réfugier sur des rocs inaccessibles. Les habitants de Glandèves fondèrent DALUIS, SAINT-LÉGER, LA CROIX et AUVARE en 574 ».

Ces quatre villages furent donc des refuges. C'est pourquoi AUVARE fut construit au flanc abrupt d'un rocher protecteur, surplombant des clues profondes, douves naturelles. Ses plus vieilles maisons, celles du barri (le rempart), sont des fortifications, on y voit encore quelques meurtrières, et au sommet du village un portail de pierre témoigne de ce passé. Un château fort fut construit sur le rocher d'où l'on a un point de vue très étendu.

En 1860, Nice et la Savoie durent choisir entre la France et l'Italie. AUVARE vota à l'unanimité pour la France et reprit ses anciennes habitudes. En 1887 un chemin fut ouvert dans la paroi rocheuse du « château » et permit un meilleur accès au village. En 1923 la route de PUGET-THÉNIERS à AUVARE fut achevée.

 

Après la Grande Guerre le village s'est dépeuplé. L'hiver, il n'est habité que par deux familles de bergers. Pendant l'été, des auvarois de souche reviennent y passer leurs vacances.

AUVARE, la citadelle, comme disent encore les plus anciens en parlant du village, n'a plus son château mais demeure toujours le gardien d'un domaine plus que jamais à défendre en ces temps de gâchis « civilisateur ». Ses bois, ses sources, ses rochers, et aussi le témoignage de la vie des hommes, murettes des paysans, « courtils » des bergers ou anonymes constructions du Mont d'Auvare, parlent d'un monde où l'homme a des racines.

http://www.ecpva.fr/pays/auvare/visite.html

 

Malgré sa petite taille et  sa population de  37 habitants, AUVARE est une commune très étendue de 18 km2

 

 Encore une  montée pour franchir une sorte de petit col, la dernière, promis ! Puis par un chemin en corniche, très agréable, nous rejoignons la route et la cote 1088 à  partir de laquelle nous retrouvons la grande piste   nous conduisant à la Croix-sur-Roudoule. Il fait chaud et lourd.  Les derniers héliotropes de Corse se mélangent avec différentes  euphorbes.

Joli point de vue sur le village et sa porte ancienne. Une fontaine à l'eau glacée nous permet un bon rafraîchissement extérieur et après le changement de chaussures, parfois de maillot, le groupe a retrouvé la forme pour visiter les deux édifices religieux du village où nous attend monsieur Marin MOREAU, détenteur de l'énorme clé de l'église Saint-Michel. Mais petit changement de programme, la buvette du village a été ouverte pour nous et nous ne pouvons éviter d'y aller nous rafraîchir le gosier bien que Jean ait réservé une table dans une auberge de la vallée. Tant pis, on boira deux fois, ce qui ne semble pas déplaire à certains !

L'église Saint Michel est de pur style roman. Elle date du 11° siècle mais a été agrandie au 15° ce qui lui a retiré une partie de son charme. Restaurée au début du 19°siècle, elle a pris les couleurs du baroque Niçois… Petit tour jusqu'en haut du village accompagnés par notre guide, la petite Laure. C'est pour profiter de  tout cet entourage de montagnes, mais aussi pour repérer le point géodésique ( ces points, si chers à Jean BOREL!) que nous avons parcouru les ruelles étroites et les passages couverts. C'est Daniel qui le trouvera, ce coup-ci, le point géodésique que Jean n'avait pas pu dissimuler.

Après la visite de la chapelle Notre Dame du Rosaire, nous remercions la petite Laure et reprenons la route pour aller, un plus bas, admirer le pont suspendu mais surtout le pont romain. La gorge est impressionnante.

Nouveau départ en voiture jusqu'au second arrêt pour notre deuxième "abreuvoir". C'est une première pour notre groupe, mais il avait fait bien chaud aujourd'hui… De plus notre table était préparée avec parasols et divers gâteaux secs et grignotages : ça aurait été dommage de ne pas en profiter. Marinette avait préparé son fameux cake qui vint s'ajouter aux agapes…mais il s'en fallut de peu que nous ne puissions le goûter, Jean-Marie- vas donc maladroit !- ayant renversé sur ses genoux les délicates tranches précieusement découpées par Dominique. Enfin le cake fut sauvé et prétexte à  une belle rigolade.

Ainsi que toutes les belles journées, elle se termina en embrassades et comme d'habitude la conclusion fut que nous râlons toujours à priori quant il faut aller loin mais que, à posteriori, personne ne regrette plus le temps et les kilomètres.

 

Merci Jean de nous avoir fait découvrir ces deux beaux villages. Merci aussi à Roland d'avoir accompagné les dix courageux qui voulaient monter plus haut en ce jour d'Ascension*

 *(je n'ai pas pu éviter !).


Merci aux photographes: Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE et Claude LALANDE. 


La semaine prochaine,
jeudi 28 mai à 7 h 30 : SAINT JEANNET (06) - Le Baou de la Gaude


Point d'orgue du parcours, le crochet sommital vers le "Gros Chêne", témoin moyenâgeux du troisième millénaire, apportera aux marcheurs une émotion à la mesure de cet arbre prestigieux large de six brassées qui défie allègrement les siècles.

     
 
4 h 45 - 8.000 kms - Déniv. 500 m - Moyen/Médio –
Repas et boisson tirés du sac

Responsable :
Roland COLLOMB  

 

Quelques photos en bonus.
         Les "Petites jambes"


















            Protection totale

                      Dames de 11 heures



















                                         Thym et euphorbes hérisson
                                   Clocher d'AUVARE
Pique-nique

Le coffre de la Reine Jeanne
                                                   Chapelle ND du Rosaire
Belle demeure à la Croix-sur-Roudoule

                             Fontaines à Croix sur Roudoule et Auvare
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Le Roucas des Lauquiers - 14 mai 2009

16 Mai 2009 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Le Roucas des Lauquiers

Ce matin nous n’irons pas à La Croix sur Roudoule. Comme le temps est incertain, Jean Borel préfère nous emmener moins loin. Nous irons donc dans le massif des Maures. Notre rendez-vous est maintenu à 7 heures. Tant pis pour ceux qui ne sont pas matinaux ! A ce propos, Jean nous précise : Jeudi prochain, nous aurons rendez-vous à nouveau à 7 heures précises. Qu’on se le dise ! 

Nous voici donc 22 randonneurs sur le parking du Col de Valdingarde, au-dessus de Roquebrune-sur-Argens. D’ici nous avons une très belle vue sur le Rocher de Roquebrune. Hélas le temps est brumeux.

Jean nous présente la randonnée. Elle nous conduira au Roucas des Lauquiers (alt. 519 m). Puis nous irons au vieux Revest, ancien village  médiéval fortifié. La rando est classée Moyen/Alto avec ses 18,9 km et son dénivelé de 720 m. Mais pour les « petites jambes » conduites par Daniel Royer, un parcours réduit (13,7 km et 500 m de dénivelé) est prévu. Nous resterons ensemble toute la matinée. « Le parcours n’est pas méchant, il n’y a rien de dur ! » Ce n’est qu’après le pique-nique que les deux groupes se sépareront. Et Jean de conclure : « Bravo Daniel, pour avoir accepté de conduire le deuxième groupe au pied levé ! Sans avoir eu le temps de reconnaître le parcours ! ».

Jean nous parle ensuite de Ste Maxime. Car nous sommes ici sur le territoire de la commune.

Sainte-Maxime fut d'abord un comptoir grec, avant de devenir une petite agglomération romaine. Elle appartint à l'abbaye de Lérins à partir du VIIe siècle. Après l'occupation sarrasine, les moines donnèrent le nom de Maxime, une sainte de leur ordre. Fille du seigneur de Grasse, renommée pour sa piété, Maxime dirigea le monastère de Callian. La construction d'un petit embarcadère, en 1748, entraîna la première extension de Sainte-Maxime, par laquelle transitèrent les produits des Maures : l'huile, le bois, le vin et le liège.  

Il est à peine 8 heures lorsque nous démarrons. Nous empruntons une belle piste forestière en légère descente, entre deux rangées de cistes en fleurs (cistes cotonneux ou à feuilles de sauges). Par endroits se détachent des buissons de genêts, dont le jaune éclatant se marie parfaitement à la tenue colorée de certaines randonneuses. « Dans 5 minutes, je vous propose un petit détour, pour faire notre pause dans un cadre merveilleux. » « D’ailleurs ça ne nous rallonge même pas. C’est quasiment un raccourci ! » Après le faux plat descendant, voici le faux raccourci ! Après avoir franchi un petit gué, pas trop périlleux, nous voici au bord d’un étang. C’est vrai, le cadre est très romantique. Certains en profitent pour croquer leur banane ou leur casse-croûte et se désaltérer.

Avant de repartir, Jean nous prévient : « Dans une demi-heure, notre chemin traversera un domaine privé. Restez discrets ! Ne faites pas de bruit ! Pendant 5 petites minutes seulement. » Tout le monde écoute en silence. Mais Jean ajoute : « Pour l’instant vous pouvez parler normalement ! » Les conversations reprennent. Nous quittons l’étang par un sentier qui monte doucement. Nous marchons à présent au milieu des pins maritimes, chênes, arbousiers et bruyères arborescentes.

Et voici que nous pénétrons dans la zone de silence. Nous marchons à pas de loups. A la sortie du domaine, Jean nous dit : « Nous allons commencer à monter. Nous aurons ensuite un replat. Profitez-en pour reprendre des forces. Car après, ça va remonter ! » Nous voici prévenus. Nous attaquons notre grimpette, très facile. Le soleil reste voilé, mais il fait chaud. Arrivés au sommet nous marquons une pause. « A présent on va suivre un petit sentier très sympathique. Il suit les courbes de niveau, nous marcherons donc sur terrain plat. »

Nous progressons sur ce sentier très agréable, c’est vrai. Mais apparemment peu fréquenté : des cistes poussent en plein milieu du chemin. Plus loin il devient plus étroit. Il faut se frayer un passage entre les arbustes. Heureusement aucun ne pique.

Sur notre droite, voici à nouveau le Rocher de Roquebrune. « On tourne en rond ? » « Mais non, répond Jean. Nous sommes orientés Nord-Est, donc en direction du rocher ». Jean nous indique les différents sommets, « dont le n° 3, si cher à Bruno ». (Au passage, petite pensée amicale pour Bruno, qui a préparé cette rando).

Nouvelle pause. « Encore une grimpette, ce sera la dernière pour le deuxième groupe. Cette fois-ci c’est une grimpette courte, mais raide ». Courte et raide, … il en faut pour tous les goûts. Effectivement ça grimpe dur. En tête Daniel Mangin, suivi de Gérard. Mais voici que Jean les déborde tout à coup par la droite. Dans son sillage, Michel passe en seconde position. Mais Jean accélère encore, Michel est distancé. Et – qui l’eût cru ? – Jean termine bon premier.
Nous atteignons une petite prairie. Nous laissons sur la gauche le sentier qui mène au Sommet de Saint-Martin. Puis après avoir traversé un sous-bois de chênes, le groupe s’arrête. Il est 11h 15. Sur la droite, une pente rocailleuse conduit au Roucas des Lauquiers. « 
A présent nous allons grimper jusqu’au point culminant. Il y a à peine 40 m de dénivelé. Ceux qui ne veulent pas monter nous attendent ici ». Chacun choisit son camp. La répartition est parfaite, puisque nous voici 11 dans chaque groupe. Catherine est la seule randonneuse à se joindre au premier groupe. Bravo Cathy !

Nous grimpons parmi la rocaille et les arbustes. Et nous atteignons le sommet, point culminant de l’Est des Maures, à l’altitude de 519 mètres. La vue sur mer serait superbe, s’il n’y avait tant de brume. « Qui voit le point géodésique ? » demande Jean. « Il ne serait pas sous ton sac, par hasard ? » demande Michel. Eh oui, le farceur avait caché sous son sac le point géodésique, ce fameux point G des Géomètres ! 

Le temps d’une photo de groupe et nous descendons vite retrouver les « petites jambes ».
Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons pour pique-niquer. Dans ce qui ressemble à un gîte pour chasseurs. Gîte confortable, avec sa table monumentale et un fil à linge pour faire sécher nos maillots trempés. Nous prenons place autour de la table, à l’ombre des chênes et des chênes-lièges, et savourons notre excellent pique-nique. Avec apéro, vin et café s’il vous plaît ! Mais notre table impressionne Jean. Il n’a de cesse de la mesurer. Muni d’un bâton étalon, il parcourt la table en tous sens. Et annonce : « 
10 m de long, 1,20 m de large, 15 cm d’épaisseur. Son volume est donc : V = 10 x 1,20 x 0,15 = 1,8 m3. Compte tenu de la masse volumétrique du béton, elle fait certainement plus de 4 tonnes ! » Ce qui nous fait une belle jambe table … ! Pendant que Jean mesure et calcule, Nicole se repose, confortablement installée dans un fauteuil. Mais la sieste ne sera pas longue, car le temps se rafraîchit.

Nous quittons à regret ce lieu fort agréable. D’autant qu’il est l’heure de nous quitter. Les « petites jambes » vont emprunter une belle piste qui descend jusqu’au col de Valdingarde. Avant de nous quitter, écoutons Jean nous conter l’histoire du Vieux Revest. « Au Moyen Age, pour se protéger des attaques venues de la mer, les habitants du site de Ste Maxime abandonnèrent la côte, pas assez sûre. Ils bâtirent le village fortifié du Vieux-Revest, perché à 472 mètres d'altitude. Le village fut détruit en 1395 par le « Brigand de Provence » Raymond de Turenne qui s’en empara par la ruse alors que ses habitants se trouvaient rassemblés dans l’église par les soins du curé. Tous furent égorgés, sauf le curé qui eut la vie sauve pour prix de sa trahison. Seules les filles échappèrent au massacre car elles avaient été envoyées au château voisin, aujourd’hui appelé « château de la Mère » ».

Le premier groupe attaque un raidillon qui gravit la colline jusqu’à la crête où se trouvent les ruines du Vieux Revest. Nous parvenons à un belvédère rocheux d’où l’on découvre un large panorama vers l’Ouest. Et voici à quelques pas une belle porte d’enceinte. Ainsi que les vestiges de l’église d’où, par une meurtrière, la vue s’étend vers l’Est. « On imagine avec effroi le drame qui s’est joué là, six siècles auparavant ». Jean nous dit que « la ville de Ste Maxime a l’intention de protéger et classer le site du Vieux Revest. Pour le mettre en valeur, y faire des fouilles et … pourquoi pas, mettre en place des circuits de randonnée ».

Nous quittons le Vieux Revest, traversons un espace couvert de troncs calcinés de chênes-lièges et reconquis par les cistes. Nous cherchons sur notre droite les ruines de la Bastide de la Vieille Mère. Les voici sans doute ici, recouvertes de lierre. Puis nous atteignons la route que nous allons suivre pendant 2 kilomètres. Sur la droite nous apercevons le Château de la Mère. Lequel ? Celui où les jeunes filles se sont réfugiées ? Manifestement il n’est pas d’époque ! A droite encore voici la baie de Saint Raphaël, légèrement embrumée. Puis nous quittons la route pour un agréable sentier qui nous conduit aux ruines de Saint Daumas, où s’élevait une chapelle mentionnée dans les archives de l’an 575. Le ciel s’est couvert mais des bouffées d’air chaud nous parviennent. Ca sent l’orage ! Heureusement nous sommes presque arrivés. Il ne nous reste qu’une petite côte à gravir. Petite, mais raide, très raide ! (La pente moyenne, calculée par Jean, est de 37 %, avec un passage à 65 % !) Et en plus le sol est raviné, les pierres roulent, les pieds glissent sur le sable, il n’y a rien pour s’accrocher ! Chacun monte comme il le peut en s’aidant des mains ou des bâtons. Le photographe tente d’immortaliser la scène, mais les grimpeurs ne lui accordent pas le moindre regard. Enfin l’épreuve s’achève. Nous voici sur le parking où nous retrouvons les « petites jambes » qui nous attendaient patiemment. Une belle randonnée s’achève. Allons prendre un pot sur la place de Roquebrune !

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.

 

Encore quelques photos :

Randonneuses et randonneurs

















































Que de fleurs !






















Fin de la zone de silence























A la recherche du fameux point G



Que de vieilles pierres !



 

Prochaine randonnée : Jeudi 21 Mai à 7 h 00 :

La Croix sur Roudoule (06) - Tour du Mont AUVARE

Agréable randonnée dans la vallée du Moyen Var qui nous permettra de découvrir les merveilleux villages perchés de la Croix sur Roudoule et d'Auvare classés parmi "les plus beaux villages de France" par une publication internationale.                 

1er parcours : 4 h 00 - 11 km - Dénivelé 680 m - Moyen/Alto

(Ce parcours comporte en Aller/retour, l'ascension du Mont AUVARE.)

Responsable : Jean BOREL           

2ème parcours : 4 h 00 – 9,5 km - Dénivelé 500 m - Moyen/ Médio - Repas et boisson tirés du sac pour les deux groupes à AUVARE.

Responsable : Daniel ROYER 

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St Jean-Cap-Ferrat

9 Mai 2009 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

St JEAN-CAP-FERRAT

 

Aujourd'hui, Jean BOREL nous a préparé un parcours chez "les riches", presque du tourisme. C'est, en effet, un tour du Cap Ferrat que nous allons effectuer : 13,5 km et 150 m de dénivelée…sans faux plat montant, si chers à notre guide, mais, exceptionnellement  de véritables plats.

C'est de plus par le train que nous nous rendrons à Beaulieu-sur-Mer. 16 marcheurs et marcheuses partiront de Boulouris et seulement trois autres de St Raphaël dont FLORENCE, une petite nouvelle. Pas nouvelle pour tout le monde car elle conduit des groupes "intermédiaires" le lundi et d'autre part elle a créé et anime le blog de ce groupe dont je vous rappelle l'adresse :  http://fchatzigianis.com/boulouris/. C'est donc une consœur que Gérard et votre rédacteur ont le plaisir d' accueillir.

 

Cette rando avait déjà été faite en 2004 avec 31 participants.

 

Comme d'habitude, le train est en retard de 20 minutes. Le délai de correspondance à Nice étant du même ordre, nous risquons donc de la rater.

Alors qu'il faisait beau ce matin, plus nous nous dirigeons vers l'est, plus le ciel se couvre de vilaines "entrées maritimes". Sacrée météo qui nous annonçait un temps superbe !

Bonne surprise quand même à Nice où nous n'avons pas à changer de train, le notre nous conduisant directement à Beaulieu. Le ciel s'est un peu dégagé et  c'est à travers la ville que nous allons gagner la terrasse surplombant le port avec, en "fond d'écran", le Parc Forestier de la Grande Corniche. Tout en haut à droite, Eze-village et complètement à l'est, Cap d'Ail et Monte Carlo. Mais tout ceci est un peu brumeux.

Le lieu méritait bien une photo de groupe. Bravo Mesdames, vous avez fait très fort aujourd'hui avec une petite majorité. Il en manque une sur cette photo, devinez où elle est ? 

Petit topo de Jean sur BEAULIEU-sur-MER dont le nom seul est déjà symbolique :  Bello Loco.

 
L’arbre symbolise le territoire de l'olivier
Le soleil définit un climat serein et chaleureux.


Les habitants
  sont des  Berlugans, Berluganes. (il fallait le trouver, tout le groupe a calé à la question de Jean !). Dès la Préhistoire, le site est occupé. De nombreuses traces de la présence humaine ont été retrouvées dans les abris du Cap-Roux. Un riche foyer archéologique est mis à jour, lors de la construction de la Basse-Corniche, en 1872. Les ligures furent les successeurs, et entrèrent en contact avec la civilisation grecque. En effet, Beaulieu, eut sûrement un comptoir sur nos rivages du nom d’ANAO.

Après la défaite des Peuples Alpins, Auguste pacifia nos côtes et des lors une longue « Pax Romana » s’installa. La ville de Beaulieu conserve de nombreuses traces de l’occupation gallo-romaine. Lors des travaux de la Batterie, en 1960, il fut mis à jour un important cimetière de 145 tombes datant de l’époque gallo-romaine et paléochrétienne, avec un mobilier funéraire non négligeable.

Les « invasions barbares » chassent les habitants sur les hauteurs, puis au Moyen-âge, ils se regroupent autour de la vieille église (Sancta Maria de Olivo).

Deux événements allaient provoquer la naissance touristique de Beaulieu : la route (1861) et le rail (1864). Dés lors tout s’accélère, Beaulieu devient une station climatique fréquentée par toutes les têtes couronnées, personnalités et industriels du monde : la Reine d’Italie, la Reine Victoria, le Roi des Belges Léopold II, l’impératrice « Sissi » d’Autriche, Gustave Eiffel, Gordon Bennett, Mistinguett, Tchekhov, les Grands Ducs de Russie…etc.. (http://www.beaulieusurmer.fr/rubriques/vivre/histoire/).

 

Ayant récupéré notre 19 ° élément, c'est par un parcours urbain que nous commençons notre périple. Lors de nos randos campagnardes, dans l'arrière-pays, nous ne pratiquons pas autrement. Mais ici, au lieu du bistrot du village, nous allons côtoyer de superbes hôtels et restaurants tels la Réserve ou le Métropole, sans oublier le Casino. Les parcs et jardins sont pleins de rosiers, c'est le bon moment pour leur floraison. Nous rejoignons le bord de mer et la célèbre villa KERILOS. Là commence vraiment le sentier du littoral. Mais gardez-vous de l'imaginer comme à St Raphaël. Ici, il est large et confortable, tout du moins sur toute la partie est de la presqu'île.

La pause" banane" se fera  sur le bord du dit sentier face à  Eze et Monaco. La brume s'est un peu levée mais quelques nuages traînent encore à la hauteur de la grande corniche. 

Puis nous rentrons dans St Jean Cap Ferrat où Jean fera un second topo.


Anciennement Anao, le site de Saint-Jean-Cap-Ferrat est initialement occupé par les
Ligures, puis par les Lombards vers 575.Au début du Moyen Âge, le reclus Saint-Hospice y occupe une tour sur la partie est de la presqu'île. Au VIIIe siècle, les Sarrasins conquièrent le site ; ils n'en seront délogés qu'au XIe siècle.

En 1388, lors de la dédition du comté de Nice, Saint-Jean-Cap-Ferrat revient au Duché de Savoie. Le site est fortifié sous protectorat savoyard ; en 1561, sous le règne du Duc Emmanuel-Philibert de Savoie, le fort Saint-Hospice est construit. Il sera pris et détruit en 1706 par le duc de Berwick, à l'occasion de la prise de Nice par la France.

Saint-Jean-Cap-Ferrat passe plusieurs fois sous occupation française entre 1720 et 1820 ; il est définitivement rattaché à la France en 1860 avec l'ensemble du Comté de Nice. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Jean-Cap-Ferrat#Histoire)

 
Il fait maintenant très beau. Pour atteindre le petit port nous cheminons sur une allée bordée d'immenses statues de bronze (enfin peut-être, la municipalité en  a les moyens !). Jean nous précisera que c'est la ville de France  où l'immobilier est le plus cher : de 40000 à 60000 € le mètre carré. Les prix des maisons, de 2000 à 2007, ont été multipliés par 10.  Heureux Saint-Jeannois !

Nous nous dirigeons maintenant plein est, vers la pointe de St Hospice où nous allons visiter la chapelle honorant l'ermite HOSPITIUS. 

 

Elle fut construite au XIème siècle sur les ruines de la Tour ayant abrité l'ermite Hospice, qui lui donnera son nom. Hospice vivait vers le milieu du VIème siècle et se consacra à la vie monastique. Alors que les Lombards envahissaient le Littoral entre 575 et 577, Hospice priait dans la Tour.

Pensant que c'était une cachette de trésors, ils y pénétrèrent et trouvèrent Hospice, imperturbable. L'un d'eux leva son cimeterre sur la tête d'Hospice pour la décapiter ; son bras fut soudain paralysé. Pris de respect devant le calme d'Hospice, les Barbares lui laissèrent la vie sauve. Ce souvenir est matérialisé par une sculpture que l'on peut voir dans la Chapelle au-dessus de l'autel. Hospice mourut vers la fin du VIème siècle. Laissée à l'abandon, elle va subir les outrages du temps jusqu'en 1980.

Depuis, elle a bénéficié d'une restauration complète grâce à l'action du Conseil Général et de l'Association pour "la Restauration de Saint-Hospice". Près de la Chapelle s'élève une gigantesque statue en bronze de 11 mètres de hauteur représentant la Vierge et son enfant.

C'est un riche industriel niçois, Auguste Gal, qui commanda cette œuvre. Jean Cocteau la trouvait pleine de grâce et de noblesse.( http://www.cote.azur.fr/tourisme-chapelle-saint-hospice-saint-jean-cap-ferrat-282.htm)


Des peintures religieuses, modernes, de Marchand Des Raux, la décorent actuellement

En contournant la pointe St Hospice et après avoir passé le Cimetière Belge, nous progressons nord-ouest pour rejoindre Puncia et le sud de la presqu'île. Le chemin est facile, ombragé et…superbe. Le groupe s'étire sur plusieurs centaines de mètres car il y a tant à voir. Par exemple, cette superbe propriété dont nous longeons le mur depuis un certain temps. Une petite porte, ouverte, nous permet de jeter un coup d'œil sur un magnifique pelouse qui s'avérera être un green d'entraînement  de golf … Les golfeurs du groupe ( oui, oui, il y en a !) peuvent rêver.

Maintenant nous marchons plein sud sur un chemin large, revêtu soit de ciment, soit de pavés. Côté mer, les rochers , d'un blanc éclatant ont un aspect sauvage. A droite , en haut de la falaise, de stupéfiantes villas ont été construites, telle celle-ci avec ses parasols en forme de voiles !

Petit arrêt pour sortir la trousse à pharmacie à cause d' une ampoule douloureuse. Puis nous arrivons au pied des 41 m. du phare. Très jolie vue sur Nice. Un "autotchone" nous précise que, par temps clair, on voit St Tropez. Aujourd'hui il y a trop de brume, nous distinguons seulement le Cap d'Antibes.

Mais l'horloge biologique de Jacky nous rappelle qu'il est midi et il va falloir penser au pique-nique. Pour la première fois de la journée, nous abordons un vrai sentier, empierré à souhait. Le chemin est assez haut et la côte assez abrupte mais Jean va nous dénicher un petit coin sympa entre la Pointe du Crau de Nao et la Pointe de la Cuisse ( Ah ! ces noms de lieu ). Chacun trouve sa place parmi les rochers et nous allons commencer par un délicieux vin d'orange afin de fêter l'anniversaire de Nicole ( celle de Francis, car il y en a deux autres, ne pas confondre).

Petite sieste au soleil. Même parmi ces rochers tourmentés, certains arrivent à trouver de quoi s'allonger. Les photographes en profitent.  Et ça papote,  chez les pin-ups, impossible de dormir…

Après 1 h 30 d'arrêt (inutile de se presser, il y a un train toutes les heures) Jean donne le signal du départ. Nous retrouvons notre sentier caillouteux qui va nous accompagner pendant un peu plus d'un kilomètre. Villefranche-sur-mer  se dévoile petit à petit. La côte est superbe. Toute la falaise est fleurie, en particulier de Valériane et d'Euphorbe arborescente ( Euphorbia Dendroïdes pour notre ami Daniel R.) De minuscules ficoïdes tapissent le bord du chemin. Très belle vue en fond de baie avec, tout en haut la fameuse villa Ephrussi de Rothschild. Nous débouchons sur la plage de Passable ( c'est son nom, je n'y peux rien), la mal nommée car nous lui aurions au moins mis l'appréciation "Bien"- Bon, c'était facile, d'accord !

 C'est la bonne saison pour admirer la roseraie de la villa Ephrussi de Rothschild. Mais nous la contournerons pour grimper à 55 m, au point culminant de la rando  (quand même !), d'où nous avons une vue sur les deux côtés de la presqu'île       nous permettrant de cheminer sur une arête "sommitale" qui redescend vers Beaulieu. Le chemin est coupé par un chantier nous obligeant à emprunter une passerelle un peu... "branlante".
 Innocente question de Cathy : "Où sont nos voitures ?". Avait-elle oublié que nous étions venus par le train...où nous faisait-elle marcher ?

Nous voici à nouveau dans la ville. Jean nous propose d'aller prendre notre pot habituel sur le port. Pour ceux qui étaient présents jeudi dernier à Pignans, changement complet de décor ( en cent fois mieux) mais le prix des consommations était à l'autre extrême puisque nous avons, avec 5€/personne, battu un nouveau record. Mais nous avions aussi, pour le même prix, quelques bricoles à grignoter.

A nouveau, retard de train : 10 minutes mais correspondance assurée.


Merci Jean pour cette rando, vraiment très cool et superbe à la fois. Certaines dames en ont redemandé. 


Merci aux photographes, Gérard CHARPY, Claude LALANDE, Francis OUDART et Jean-Marie CHABANNE.


La semaine prochaine
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  le Jeudi 14 Mai à 7 h 00 : La Croix sur Roudoule (06) - Tour du Mont AUVARE

Agréable randonnée dans la vallée du Moyen Var qui nous permettra de découvrir les merveilleux villages perchés de la Croix sur Roudoule et d' AUVARE classés parmi "les plus beaux villages de France" par une publication internationale.

       1er parcours : 4 h 00 - 11 km - déniv. 680 m - Moyen/Alto 

   Responsable : Jean BOREL 

       2ème parcours : 4 h 00 - 9.5 km - Déniv. 500 m - Moyen/ Médio
– Repas et boisson tirés du sac pour les deux groupes à AUVARE.

   Responsable : Daniel ROYER 

 

Quelques photos en bonus :

Plage de Beaulieu-sur-Mer














La pause "banane"

















Nouvelle photo du groupe (quelques absents : où sont-ils?)

















Pique-nique dans les rochers

















Bien installée


















Prêts pour repartir

















Baie de Villefranche-sur-Mer
 
















Les beaux sentiers

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Notre-Dame des Anges - 30 avril 2009

2 Mai 2009 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Notre-Dame des Anges

Aujourd’hui nous partons dans le massif des Maures, à Pignans. Notre guide sera Roland Collomb. Qui a très gentiment accepté de remplacer Bruno, convalescent jusqu’en juin. Notre randonnée nous conduira à la Chapelle Notre-Dame des Anges, située au point culminant du massif des Maures, à 780 m d'altitude. Ce sera une rando de 21 km pour un dénivelé de 705 m. Elle est classée Moyen/ALTO.

Nous voici 19 randonneurs sur le parking du petit village de Pignans. Roland nous dit qu’il a reconnu la rando en VTT. « C’était dur, alors j’ai préféré la faire aujourd’hui en sens inverse. Ainsi la montée sera moins raide ». Décision fort louable, que nous apprécierons pleinement en fin d’après-midi. Puis il nous montre le profil de la rando, qu’il faut lire à l’envers bien sûr. C’est simple : nous allons monter toute la matinée. Puis descendre tout l’après-midi ! Il est 8 h 45. Une petite brise fraîche nous incite à démarrer rapidement. Notre groupe s’élance joyeusement à travers la campagne. Le ciel est bleu, le soleil brille et nous ne tardons pas à nous réchauffer. Nous suivons d’abord une petite route au milieu des vignes. Puis nous empruntons une large piste, la Piste de Serre Long. Elle grimpe gentiment au pied d’une magnifique pinède. Le rythme est soutenu. « Nous faisons du 4,5 km à l’heure » nous dit le GPS de Jean-Marie. Très bien. Mais allons-nous tenir la distance ? Sagement, Roland nous propose une première pause. Boire et casser la croûte, c’est excellent pour le moral ! Regardez bien cette photo. On y voit des randonneurs entrain de faire leur gymnastique matinale. Sur fond de verdure printanière. « Sûr que ça nous change des couleurs de l’Estérel ! »   

Nous reprenons notre grimpette. On aperçoit en bas le village de Pignans. « Pignans, village calme du Var avec fontaines et platanes. Il dut sa prospérité à ses fabriques de papier et d’ustensiles en cuivre et à l’exploitation du liège des Maures dans ses bouchonneries ». Pignans où naquit Jules Gérard, célèbre chasseur de lions. « Il se rendit célèbre en faisant la chasse aux lions qui dévastaient l’Algérie. En 11 ans il en tua 25 ! » Sur la gauche on aperçoit un sommet. C’est Notre-Dame des Anges. Mais nous en sommes encore bien loin. Soudain : « On s’est trompé ! » nous dit Jean-Marie. Son GPS indique la direction opposée. Mais Roland assure : « Non, c’est bon. On continue ! »  Un peu plus loin, un virage en lacet nous emmène dans la direction du GPS. Qui n’avait donc pas tout à fait tort !

Nous grimpons  parmi les chênes, les châtaigniers et les arbousiers. Par ce grand soleil, ce sentier ombragé est vraiment très agréable. A présent un groupe de tête s’est formé, qui marche à une cadence rapide. Roland, présent dans le groupe de queue, les laisse filer. « Voyons voir s’ils vont nous attendre ! » dit Roland, car voici un embranchement. Le groupe de tête hésite et s’arrête. Ils s’apprêtent à repartir sur la mauvaise piste,… quand arrive le photographe. Le temps de prendre la pose pour la photo, voilà le groupe de tête rejoint par le groupe de queue. Nous voici à nouveau regroupés et unis dans l’effort !

Il est 11 heures. Nous marquons une nouvelle petite pause. C’est l’occasion d’une photo de groupe. André en profite pour faire un tour à l’infirmerie. Voilà ce qu’il arrive quand on étrenne des chaussures achetées la veille ! Heureusement l’infirmier de service – Roland - soigne les plaies et soulage les douleurs. Nous poursuivons notre « faux plat montant » - comme dirait Jean. Bientôt Roland nous prévient : « Allez-y doucement pour ne pas les effrayer ! » Car nous passons devant un alignement de ruches. Mais les abeilles nous ignorent. Nous marchons à présent sur le « Balcon des Maures ». De ce balcon on découvre une vue superbe sur la Méditerranée. « Là-bas c’est la presqu’île de Saint Mandrier ! » nous montre Camille. Il est midi. Il nous reste encore 2 km avant d’atteindre Notre-Dame des Anges. Chemin faisant, Roland explique à un groupe de randonneuses : « Il faut marcher à son rythme. Et faire des pause fréquentes pour boire ». Ce que nous mettons en pratique ce matin. A présent il nous reste à gravir la dernière côte : près de 200 m de dénivelé, avec une pente très raide. Le groupe s’étire, chacun monte à son rythme. Roland fait la navette entre la tête du groupe et les derniers qu’il encourage. Nous grimpons au milieu des bruyères arborescentes en fleurs et des cistes, qui fleuriront bientôt. Et voici devant nous que se profile, sur fond de ciel bleu, l’élégante flèche qui domine Notre-Dame des Anges. A moins que ce ne soit l’antenne d’un relais de télévision ? Les premiers atteignent le sommet et attendent le reste du groupe, assis au milieu de la verdure. « Que d’herbe verte ! On se croirait en Normandie ! »
Nous attendons que tous soient parvenus au sommet. Puis nous allons voir cette fameuse chapelle, située au milieu des châtaigniers et des chênes-lièges. « 
Elle est bâtie sur les fondations d'une chapelle mérovingienne érigée en l'an 517 par Thierry, fils de Clovis, pour remercier la Vierge de la victoire remportée sur les Wisigoths au lieu-dit le "bourg des pins", qui deviendra le futur village de Pignans. »

La chapelle Notre-Dame des Anges, telle que nous la voyons maintenant, a été reconstruite en 1844. Elle est occupée par des Frères Franciscains et est toujours l’objet de nombreux pèlerinages. Nous la visiterons tout à l’heure. Pour l’instant il est urgent de nous restaurer. Nous nous installons sur un muret. Derrière nous un panorama magnifique sur la presqu’île de Giens. « On dirait une queue de baleine » nous dit Nicole. A gauche de la queue, c’est Porquerolles. Devant nous, la chapelle. A son pied on dirait un couple de pèlerins, le nez dans leur missel (à moins que ce ne soit leur pique-nique ?).

Après un déjeuner bien mérité, Roland nous invite à visiter la chapelle. A l'entrée le Cloître, dont les chambres étaient réservées aux pèlerins. Au fond de l'unique nef, on découvre une vierge en noyer du XVIIème siècle et de très nombreux ex-voto (voir photos ci-dessous) dont le plus ancien date de 1685. Près de l’entrée, voici en guise d’ex-voto, des béquilles – devenues sans doute inutiles à la suite d’une guérison miraculeuse. Plus étonnant encore, voici un crocodile empaillé, don de Jules Gérard, le fameux "tueur de lions" de Pignans.
Nous prenons encore le temps de flâner quelques minutes, dans la chapelle ou à l’extérieur. Camille et ces dames posent devant Notre-Dame des Anges tandis que Monique, Claude et Rémi semblent absorbés dans la contemplation d’un papillon ? A moins qu’il ne s’agisse d’une iule ?

Il est temps de quitter ce lieu enchanteur. Il nous reste 8 km à parcourir. Mais ce ne sera que de la descente ! En plus le chemin est agréable et ombragé. Les premières feuilles d’un beau vert tendre apparaissent aux arbres. « Mais quels sont ces arbres ? » demande l’un d’entre nous. « Des chênes, il suffit de regarder les feuilles mortes qui jonchent le sol ». Mais un peu plus loin, ce sont les châtaigniers qui dominent. Nous approchons d’une superbe fontaine, destinée sans doute à désaltérer les pèlerins épuisés par la côte qu’ils viennent de gravir. Accrochée à un arbre, voici une pancarte destinée également à réconforter les mêmes pèlerins. « La beauté de ces lieux fait oublier les peines de la route. » Sans doute. Surtout après un bon pique-nique et un temps de repos. Mais serions nous d’accord, si nous avions fait la rando en sens inverse ?

Nous poursuivons notre descente. Elle devient plus difficile à présent. Le sol est rocailleux, les pierres roulent sous les pieds, les articulations souffrent. Un groupe de tête s’est formé qui cavale en tête. « Ca ne fait rien, ils nous attendront en bas ! » Les derniers prennent le temps d’apprécier la nature. Ici un parterre de narcisses. Plus bas le chant du ruisseau nous accompagne. Enfin nous voici dans la vallée. Roland et Jean-Marie confrontent leurs GPS. Que comparent-ils ? « On dirait deux gamins qui font joujou ! » dit Marie. Mais nous n’avons plus besoin de GPS, nous sommes presque arrivés. Nous rejoignons la petite route qui mène à Pignans et bientôt nous voici de retour sur notre parking. Roland nous emmène près de la petite gare de Pignans, dans ce que nous appellerons « Café de la gare ». Etablissement « champêtre », qui nous permet de nous désaltérer après cette longue randonnée. Ainsi s’achève une belle journée …

De l’avis général, Roland a bien mérité un certificat de bonne conduite.

 

Merci Roland pour cette très belle randonnée aux couleurs printanières.

 

Statistiques établies par le GPS de Jean-Marie : Distance 20,9 km, durée de déplacement 5h16, temps d'arrêt 2h02, soit une moyenne de 3.97 km/h sur le temps de marche. Pas mal pour des seniors !

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.

 

Encore quelques photos :

Groupes de randonneurs














Ca grimpe, ça grimpe !

































Le blogueur prend des notes. Attention à ne pas tomber !



A l'infirmerie










La chapelle Notre-Dame des Anges











Galerie d’ex-voto

 

Randonneurs du lundi : ATTENTION !

Le programme des mini-randonnées des 4 et 11 Mai est modifié.


Comme indiqué dans le bulletin : Départ à 8h00 du parking de la salle Blondelet.

 

Prochaine randonnée : Jeudi 07 Mai à 7 h 00

Sentier du littoral - Beaulieu - Saint Jean cap Ferrat (06)   

TRAJET EN TRAIN - Chacun se munira de son titre de transport A/R : BOULOURIS/BEAULIEU-SUR-MER.

Départ du train à 7 h 14 (ou 7 h 10 pour ceux qui partent de Saint Raphaël).

Si le Cap FERRAT bénéficie d'une image de presqu'île à l'environnement préservé, on s'étonnera néanmoins en arpentant chemins et sentiers, de découvrir toute l'ampleur et la beauté d'un site véritablement paradisiaque. Magnifiques vues depuis les hauteurs de l'isthme sur la Baie des Fourmis à Beaulieu et sur la rade de Villefranche.

Durée : 5 h 00 – Longueur : 13.5 km – Dénivelé : 200 m - Moyen/Médio - Repas et boisson tirés du sac

Responsable : Jean BOREL 

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Clans- 23 Avril 2009

25 Avril 2009 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

CLANS – Le circuit des trois chapelles.

 

OUF !  enfin du beau temps annoncé après toutes ces intempéries qui nous ont obligés à annuler plusieurs randos. Celle que nous allons faire aujourd'hui avait été annulée le  13 novembre dernier. Il existe bien un petit risque d'orage en fin de journée mais d'ici là, nous aurons terminé. Jean BOREL nous a programmé 16,8 km avec 720 m de dénivelée. En prime, la visite de 3 chapelles très anciennes comme on en rencontre beaucoup dans le Nord des Alpes Maritimes. Nous sommes 27 et avons retrouvé avec plaisir notre amie GINOU. Par contre un grand manquant, BRUNO, qui a été opéré hier et, selon Jean qui nous donne de ses nouvelles, doit sortir ce soir. Nous lui souhaitons tous un prompt rétablissement… car il doit  nous conduire à St Vallier le 11 juin prochain. Bon courage BRUNO.

Avant de partir, Jean va récupérer les clés des trois chapelles auprès de M. Dauphiné, responsable des monuments de CLANS. Celui-ci nous propose de nous faire visiter la Collégiale lors de notre retour.

Il est 9 h pile lorsque le groupe sort du bourg… pour s'arrêter 5 minutes plus tard à la chapelle St.Michel. Jean en profite pour son petit topo habituel sur la rando , la chapelle que nous allons visiter  et le village de Clans.

Clans et son site furent occupés dès l’age de bronze par les romains comme en témoigne l’Ancienne voie romaine et le pont royal du 17ème siècle dit « pont romain »
Le village s’est d’abord fixé autour de sa Collégiale (instituée en 1137, bref pontificat d’Innocent II), puis s’est développé grâce à l’impulsion des privilèges accordés par les Comtes de Provence vers 1380 et par la Maison de Savoie à laquelle Clans fut rattaché dès 1388.
Le site du village qui était implanté au 10ème siècle au lieu-dit "Poet" (Puget-Garnier : en fait au Pont de Clans), près de la première Chapelle Saint Sébastien, aurait été abandonné au 16ème siècle après l’épidémie de peste de 1348.
Dès le 16ème siècle, le village prit de l’importance et maintint son activité (moulin, four, édifices religieux, exploitation forestière, agriculture). Il remplissait aussi des fonctions juridiques.
Clans devint Français les 17-18 avril 1860 à l’unanimité et connut un nouveau développement lié aux travaux de construction, au Bancairon, d’une usine hydroélectrique (1922-1929).
Clans bénéficie d’un patrimoine très important. de nombreux édifices religieux sont présents sur l’ensemble du territoire communal.

http://www.clans06.com/index.php?id=1317

 

Dans la chapelle, une magnifique fresque du 16 ème siècle montre St Michel, en armure, pesant les âmes et  attribuée à  Andrea de Cella.  D'habitude, on voit Saint Michel plutôt terrassant un dragon !

De la terrasse, la vue remarquable porte sur Clans, la vallée de la Tinée et au-delà de celle-ci, le village perché de Bairols et la pointe des Quatre Cantons où Jean rêve de nous emmener.

 

Jean nous explique aussi que le chemin du retour prévoit la traversée du Monar, le torrent qui coule au fond du vallon que nous allons suivre. Les fortes chutes de neige risquant de rendre le niveau de la rivière incompatible avec une traversée à gué, il a décidé d'envoyer Roland et Francis en éclaireur pour s'assurer que le gué est praticable. Rapides comme des flèches tous les deux, ils nous rejoindront à la chapelle Ste Anne, point haut de la randonnée.

 

Nous commençons notre montée qui épouse toutes les courbes de niveau du versant nord du vallon, bien ensoleillé. Le torrent se trouve à 200 m en contrebas. Il prend sa source près de la chapelle Ste Anne et de nombreux ruisseaux dévalent notre versant pour l'alimenter. Nous coupons le canal couvert qui approvisionne en eau le village.

Il y a effectivement beaucoup d'eau et notre sentier est fréquemment coupé par des gués faciles à franchir. Mais ça cascade bien ! La végétation sur cet adret est assez restreinte hors des boqueteaux humides le long des ruisseaux. Peu de fleurs à l'exception de quelques coucous,  primevères et hépatiques. Concernant ces dernières, Cathy nous a bien fait rire en nous racontant qu'elle n'arrive pas à se souvenir de leur nom. Sachant qu'il rappelle le foie, elle évoque même le non de cirrhose, mais, reconnaît-elle, ça ne colle pas !

En face, l'autre versant, l'ubac, est tout à fait différent avec ses grands pins bien droits. Nous en reparlerons lors de la visite de la Collégiale.

 

10 heures, c'est le moment de la "pause banane", à l'ombre ou au soleil, au choix.

 

Puis nous repartons, la montée devant durer 3 heures, cette petite collation nous a redonné du tonus, la chapelle Sainte Anne est encore loin. Le chemin est étroit, bien marchant et Jean  le qualifie de faux-plat montant ( comme d'habitude !!). De nombreux arbres morts,  couchés sur le chemin, nous obligent à un peu d'exercice.
Joli petit oratoire sur notre gauche.



Pas de nouvelles de nos éclaireurs.


Face à nous la montagne est enneigée, c'est un beau fond de décor.


A un détour du chemin, on aperçoit la chapelle.
"Une petite demi-heure" nous annonce Jean, toujours optimiste ou voulant encourager ses marcheurs. Votre rédacteur qui suit sur la carte, estime quant à lui, qu'il faudra bien encore une heure.

A la balise 711, Jean nous montre le chemin du retour. Ce sera le point de rendez-vous si nous faisons deux groupes pour le retour.

Effectivement, cette maudite chapelle ne se rapproche pas, pour certains, elle semblerait s'éloigner… Et le moral en prend un coup et donc la fatigue se fait ressentir.




Encore un gué avec une jolie cascade. Il est un peu plus important que les autres et Jean va se "planter" au milieu pour aider ses marcheurs.




Enfin la voici la chapelle Ste Anne à 1280 m d'altitude. La première chose à faire c'est de s'installer pour le pique-nique, la culture rentrera mieux avec des estomacs pleins et des jambes reposées.


Le groupe se répartit autour des deux bâtiments, soit à l'ombre, soit au soleil.

Francis nous rejoint, il explique qu'ils se sont trompés de chemin. Roland est remonté pour retrouver le gué alors que lui est passé sur des troncs puis a regagné la piste forestière sur l'autre rive. Roland arrivera un peu plus tard, il a trouvé le gué, il y a beaucoup d'eau mais ça devrait passer.

Un peu de rosé, plein de soleil et la sieste remettent tout le monde d'aplomb et même une partie de tarots s'organise, il y avait longtemps que nous ne les avions pas photographiés. Pourtant ni Denise ni Marcel ne sont parmi nous aujourd'hui ! Un petit coucou pour eux au passage, ça ne fait pas de mal.

Après avoir visité la chapelle, statue de St Anne, peintures et ex-voto sous forme de volant de voiture ( bien explicites) et joyeusement sonné la cloche, Jean nous fait un petit topo. Il nous explique que la première chapelle, en contrebas date de 1634. Elle  fut désaffectée et remplacée en 1835 par la chapelle actuelle, rénovée en 1983. Un pèlerinage est organisé tous les ans en Juillet. Il emprunte le sentier que nous venons de parcourir. Certains pèlerins le font pieds nus, paraît-il !

 

Quant à nous, nous allons redescendre selon deux variantes comme nous l'explique Jean. Jacky conduira un groupe qui reprendra notre chemin de l'aller, l'autre qui effectuera une petite boucle en traversant le Monar avec rendez-vous à la balise 711.























Le groupe de Jacky est constitué uniquement de dames qui font un petit numéro devant le photographepour bien montrer qu'elles font partie des "Petites jambes". Ginou, qui ne connaissait pas cette nouvelle qualification, remarque que c'est bien la première fois qu'on définit ainsi ses longues "guibolles". 
L'autre équipe, menée par Rolland comprend 19 marcheuses et marcheurs qui n'ont pas peur de se mouiller les pieds…

Empruntant la piste forestière, nous observons dès le premier virage les traces d'une avalanche qui a coupé le chemin. Il reste encore de grosses masses de neige tassée, de rochers et de troncs arrachés ou cassés. Impressionnant !

Le large chemin descend maintenant parmi les mélèzes, épicéas, sapins aux fûts majestueux. Quel contraste avec l'autre versant, "c'est une véritable leçon de géographie appliquée" selon Jean. Ce versant, en plein soleil a été cultivé dans le passé : restanques herbeuses, ruines, cerisiers en fleurs. Surprenant, nous ne l'avions pas vu de l'autre côté !

Nous atteignons maintenant le petit sentier qui descend en lacets vers le torrent. Quel courant, ça ne va pas être du gâteau ! Roland et Jean après avoir placé quelques pierres supplémentaires s'installent carrément dans l'eau pour nous aider à traverser. Beps, un des premiers à se lancer, malgré l'aide de nos guides,  glissant sur un des rochers,  se retrouvera presque assis dans l'eau. Sa casquette sera emportée par le courant, ratée de peu par Roland.

Les autres traverseront avec plus ou moins de bonheur et de pieds mouillés. Francis, quant à lui, s'aménagera son petit passage personnel et ne mouillera même pas ses semelles.  Petit futé, va !

Regroupement sur l'autre rive ou Jean donnera à Beps sa ration  d'arnica  9 ch car il s'est cogné en plusieurs endroits.

Reprenant la montée nous rejoignons le groupe de Jacky arrivé depuis quelques minutes. Et c'est tous ensemble, que nous poursuivons la descente vers le village. Il fait très chaud par endroits et les gourdes sont vides.

Dans les lacets, nous apercevons Francis, très loin devant, encore échappé.

Après avoir bu les dernières gouttes dans les gourdes et changé de chaussures, pour certains de chaussettes ( d'où l'importance d'en avoir toujours une paire de rechange au fond du sac), nous retrouvons M. Dauphiné pour visiter la collégiale. Jean lui a octroyé 15 minutes alors qu'il aurait pu nous en raconter pendant des heures. Pourtant il a relevé le défi en respectant son temps de parole tout en nous fournissant le maximum d'explications. Jolie porte datée 1702, de style Louis XIII, selon notre spécialiste Jean BELLACHES. L'église est de style baroque italien et dédiée à l'Immaculée Conception avec une très belle statue.

Un orgue datant de 1792, d'Honoré GRINDA, célèbre facteur niçois, comporte un son imitant le rossignol selon M.Dauphiné.

Derrière l'autel de l'église, on pénètre dans un espace en deux parties séparées par l'escalier accédant au clocher. Dans la première pièce, sur les murs, se trouve une scène de chasse datant du XIIème siècle. On y voit par exemple une chasse au faucon. Dans la seconde pièce, on accède à la chapelle St Pierre, datant de 1066, et qui s'appuie sur les anciens murs du château. Quelques fresques représentent Saint Marc et l'Annonciation.

C'est là que notre guide va évoquer la bataille de Lépante (1571) où la flotte chrétienne écrasa la flotte turque. Les bateaux français qui en faisaient partie avaient des mâts venant des forêts de Clans (voilà où l'on retrouve les fameux épicéas évoqués au début…)

M.Dauphiné nous convie à prendre une boisson sur la place du village devant son local où, pour un euro, nous avons un large choix de bière, coca, et autres délices, bienvenues à nos gosiers desséchés. Après avoir remercié M.Dauphiné, nous reprenons nos voitures pour une dernière chapelle ( il y en avait trois au programme, je vous le rappelle, mais sur la commune, il y en 9 !), celle de St Antoine l'Ermite, à ne pas confondre avec St Antoine de Padoue.


L'intérieur est superbe, les fresques du 15 ème siècle évoquent la vie du saint. Dommage que nous n'ayons plus notre guide car les histoires représentées sont soi-disant savoureuses.

Voilà, c'est fini, après toute cette culture, ces émotions et ces efforts, nous regagnons St Raphaël.







Merci Jean pour cette super balade avec le beau temps retrouvé. Merci à Roland et Francis, nos valeureux éclaireurs.

Merci aux photographes, Claude LALANDE, Francis OUDART, Gérard CHARPY, Jean BELLACHES et Jean-Marie CHABANNE.





Prochaine sortie, le Jeudi 30 avril 2009à 7 h 30- PIGNANS
.


Départ des voitures pour une randonnée à la vigie protectrice des Maures, après une montée de 2 h 30, l'Ermitage Notre Dame des Anges révèle une nature flamboyante. Venez suivre la trace des pèlerins sur le chemin des quatorze oratoires qui offre une belle balade au cœur du massif à Pignans ( 83)

Longueur : 21 km- Durée : 6 h - Dénivellation : 600 m – Moyen/ALTO- Pique-nique –Responsable : Roland COLLOMB.

 

Quelques photos en bonus:

Le groupe à Clans- 8 h 55
Les joueurs de cartes



























Chapelle Ste Anne : ex-voto

Les restes de neige de l'avalanche













Les mecs !
Beps, de dos, ne se doute pas de ce qui l'attend


Non, ce ne sont pas des pélerins bien qu'ils soient pieds nus


























La collégiale comme les marcheurs ne l'ont pas vue







Collégiale : scènes de chasse (11 ° siècle)

















Encore un petit coup de St Antoine

























Les starlettes en visite chez St Antoine !

 

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Plan de la Tour-16 avril 2009

16 Avril 2009 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

PLAN DE LA TOUR
ou  
Un TOUR sur le parking de Boulouris

 BRUNO étant indisponible pour 1, 5 mois, c'est ROLAND qui avait pris le relais pour cette rando déja annulée plusieurs fois.

Mais une fois de plus le mauvais temps s'est mis au travers de nos projets et ce sont seulement six courageux qui se sont retrouvés sur le parking de Boulouris pour décider...d'annuler la rando.Jean BOREL a prétendu que seuls les hommes, les vrais étaient présents... mais il embrasse tous les autres marcheurs et surtout les marcheuses.


Profitons de ce blog exceptionnel, publié le jour même de la rando et sous une pluie battante (!), pour souhaiter un prompt rétablissement à Bruno et remercier Roland d'avoir bien voulu assurer l'intérim pendant l'abscence d'un de nos  guides habituels.

La semaine prochaine (enfin peut-être), nous irons à Clans (06)

Jeudi 23 avril à 7 h- CLANS-Circuit des 3 chapelles.

Par un agréable sentier à flanc de montagne, nous marcherons sur les traces des pèlerins, qui, chaque année le 26 juillet, effectuent l'aller-retour, certains pieds nus, pour assister à la messe célébrée en ce lieu symbolique, loin de toute agglomération : la Chapelle SAINTE-ANNE.

Le parcours sera jalonné par la découverte de deux autres chapelles très intéressantes par leurs fresques datant des XV ° et XVII ° siècles : SAINT-MICHEL et SAINT-ANTOINE.

Durée: 5 h -Longueur : 15,2 km- Dénivelée : 570 m- Moyen/MEDIO- Pique-nique –Responsable : Jean BOREL.

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Peille - 9 avril 2009

11 Avril 2009 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Peille

Aujourd’hui la météo nous promet un temps gris, mais qu’importe puisque c’est jour de resto ! Au menu : apéritif, pissaladière, Barba juan et petits farcis monégasques, émincé de volaille à l'estragon, salade, fromage et tarte. Et le bruit court que peut-être – si nous sommes sages - nous aurons droit en fin de repas à une animation ! Gastronomie, humour et tradition ! Quel programme ! De quoi séduire beaucoup d’entre nous. Nous voici en effet 36 randonneurs au rendez-vous fixé, 2 km avant Peille. Pour nous mettre en appétit, Jean Borel nous propose : « un agréable parcours sans grande difficulté sur les contrefort du Mont Agel entre le village perché de Peille et le hameau résidentiel de Saint-Martin ». Randonnée « moyenne » de 12 km et 510 m de dénivelé.

Néanmoins Jean a prévu un parcours raccourci pour les «petites jambes». Ils sont 10 qui choisissent le parcours court. Ils seront conduits par Bruno. Les voici sur cette photo (prise après le départ par Claude. Quel Claude ? Le mari de Chantal !) Nous laissons nos « petites jambes » sur le parking et reprenons nos voitures pour atteindre Peille. Nous n’avons pas le temps de flâner dans le joli village de Peille que certains d’entre nous connaissent bien. Jean compte et recompte ses troupes, avec l’aide de Roland. Avant de conclure : « Nous sommes bien 26 ! ».

Nous descendons du village par un sentier qui nous conduit sous la passerelle de la Via Ferrata. Passerelle très aérienne que certains aimeraient bien emprunter. Mais ce sera pour une autre fois. Nous atteignons la route et la suivons pendant quelques minutes. Le temps d’admirer derrière nous le village de Peille. "Peille et ses vieilles rues aux passages voûtés, qui lui ont gardé son caractère moyenâgeux". Peille dont Jean nous rappellera l’excellent accueil qui nous fut réservé à la Mairie, à chacune de nos visites. Puis nous empruntons un sentier qui grimpe gentiment à flanc de coteau. Et voici une maison un peu délabrée devant laquelle nous marquons une pause. C’est l’occasion pour Chantal d’étrenner son iPhone, avec lequel elle peut tout faire, même téléphoner ! De quoi en rendre jaloux plus d'un.

Jean nous montre le profil de la randonnée. « Ce sera très facile. C’est un vrai faux plat montant qui va nous mener au sommet de la Terca (870 m). Puis nous redescendrons jusqu’au restaurant. » Nous poursuivons notre chemin qui à présent se met à grimper plus durement. Quand tout à coup Jean hésite. Sommes-nous sur le bon sentier ? Il redescend avec à sa suite tout le groupe … ou presque. Car prudemment certains préfèrent attendre. Des fois qu'il nous faudrait remonter à nouveau. Ne gaspillons pas nos forces inutilement ! Mais Jean nous appelle :"C'est tout bon ! Vous pouvez venir ! " Nous le rejoignons et empruntons un sentier ombragé sous les chênes et les pins maritimes. Jean s'enquiert du moral des troupes. "Tout va bien ? Pas de problème ?"

A propos de troupes, que sont devenues les "petites jambes" ? Rejoignant nos traces, ils ont fait une pause au même endroit que nous. Bruno prend son groupe en photo. Qui a dit en voyant la photo : "On dirait une bande de réfugiés roumains" ? Toujours amoureux de la nature, Bruno ramènera une brassée de fleurs … en photo : violettes, coucous, iris, cistes cotonneux et hépatiques (quel vilain nom pour une anémone !).

Mais revenons au premier groupe. Nous continuons notre grimpette. Sur notre gauche, ne dirait-on pas des travaux pharaoniques ? Mais ce n'est qu'une carrière. Nous atteignons bientôt le sommet de la Terca. "On voit la mer !" Encore faut-il avoir de bons yeux, car tout est gris. Dommage, si le soleil était de la partie, la vue serait magnifique. Prenons le temps d'une pause photo, avec en arrière-plan le Mont Agel (1150 m), site d'une base aérienne militaire. Nous commençons à descendre. Au passage Jean nous arrête un instant pour observer un point géodésique. Puis la vitesse s'accélère. Il est midi passé. Comme on dit, "l'appétit vient en marchant". Nous n'avons plus qu'une idée en tête : le resto ! Dans la descente nous rejoignons le deuxième groupe. Quelle synchronisation parfaite ! Ils n'ont pas eu à nous attendre. Encore cinq minutes et nous voici tous devant l'entrée du Relais Saint-Martin. Nous pénétrons dans une grande salle accueillante. Seul un couple de retraités y déjeune paisiblement, dans le calme. Pas pour longtemps !

Nous nous installons. L'apéritif et ses amuse-gueules arrivent. Puis viennent petits farcis et barba juan (raviolis aux blettes frits), accompagnés d'une excellente terrine de foie de volaille. Certains passeraient volontiers directement au dessert, mais ça ne se fait pas ! Voici donc l'émincé de volaille. Et pour terminer : fromage suivi d'une tarte au citron. C'est alors que Maurice se lève de table. Après avoir dirigé la chorale sur l'air "des gamelles, des quarts et des bidons", il grimpe sur une table en fond de salle. Puis s'équipe de la louche qu'il vient de tirer de son sac. « Dis Maurice, tu en mets du temps pour te préparer, tu étais plus rapide avant ! » lui lance Denise. Mais Albert vient à son secours et Maurice attaque son grand air "Connaissez-vous l'ami Jean-Pierre ?". C'est à nouveau un grand succès et Maurice termine sous les rires et les applaudissements. Mais les bonnes choses ont une fin et nous devons partir.

Nouvelle photo de groupe au sortir du restaurant – où l'on voit que malgré le ciel gris, les visages sont souriants et comme enluminés !
Et nous reprenons notre route en direction de Peille. Le sentier grimpe un peu puis nous entamons une descente qui nous mène au fond du ravin de Launa. Voici un joli petit pont qui mérite bien quelques photos. Bruno n'hésite pas à descendre dans le lit du ruisseau pour mitrailler à tout va (voir photos ci-dessous). Puis après une nouvelle grimpette, nous arrivons au parking où nous avions laissé les premières voitures. Jean propose alors : « Il y a deux solutions : soit ceux qui le souhaitent marchent jusqu’à Peille et reviennent avec les autres voitures. Cela fait 2 km. Soit tout le monde s’arrête ici. » C'est la deuxième solution qui l’emporte. A la majorité, relative. Seuls les chauffeurs vont à Peille chercher leurs voitures … en voiture. Ainsi s'achève cette belle randonnée.      

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée agrémentée d’un excellent repas. Et merci Maurice pour l’animation ! 

 

Merci aux photographes : Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Claude LALANDE, Francis OUDARD.

 

Encore quelques photos :

Encore une photo de groupe !


Encore les "petites jambes" !


Sur le pont 


Au restaurant (plus bas)

Randonneurs en plein effort 
 

Prochaine sortie : Jeudi 16 avril à 7 h 30 - Le PLAN-DE-LA-TOUR.

2 parcours au choix :

1er parcours - Départ des véhicules pour une rando-journée, avec pique-nique, sur un circuit très varié où mines et moulins jalonnent une partie du parcours – Nous passerons sur la crête de la Colle Dure (83) (sportive), d’où la vue est saisissante de toutes parts, et notamment sur le massif des Maures
Longueur : 16,100 km - Durée : 4 h 45 - Dénivelée : 580 m    Pique-nique - Moyen / ALTO -

2ème parcours - Une variante est proposée pour éviter la partie sportive – Pique-nique - Moyen/MEDIO – Responsable : Bruno GUERIN.

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Mons-Les Mégalithes-26 mars 2009

28 Mars 2009 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

MONS- Les Mégalithes

 

 32 marcheuses et marcheurs se sont retrouvés autour de Jean BOREL sur la grande place de Mons ! Pourtant il n' y a pas de restaurant aujourd'hui… Mais la météo est favorable et la balade sera certainement superbe ce qui peut expliquer cet effectif. Pourtant, "l'infirmerie" est encore bien occupée. Nous avons retrouvé Geneviève, notre super-gazelle, et Rolland avec en poche son tout nouveau brevet de Guide-accompagnateur de la FFRP : félicitations. Nous partons pour 18 km avec une dénivelée de 600 m environ.

Il fait encore un peu frais à 800m d'altitude, lorsque Jean BOREL nous présente sa rando et le village de Mons, grimpé sur le muret  de la terrasse. Heureusement il n' y a pas de vent…et il n'a pas le vertige.




C'est un superbe balcon qui permet de voir jusqu'aux îles de Lérins. Avec celui de Cabris, c'est un des plus remarquables panoramas de la Côte d'Azur.

 

Le village est  situé à 814 mètres d'altitude. Les hommes y sont présents depuis la préhistoire, comme en témoignent de nombreux dolmens.
De même, les Romains construisent un aqueduc de 42 km qui permet de conduire l'eau des sources de la Siagnole vers Fréjus.Il est toujours visible à la Rochetaillée.
C'est au Xe siècle enfin qu'une colonie de Ligures, les "Figouns", appelée par le seigneur de Mons, s'installe véritablement.
En 1113 l'église de Mons, consacrée à Sainte Victoire est construite dans l'enceinte du château.
Malgré plusieurs épidémies de peste qui sévissent du XIVe au XVe siècle, le village se développe progressivement, une nouvelle église (1260) s'édifie sur l'emplacement actuel. Elle sera agrandie au fil des siècles.( http://www.mairie-mons83.fr/
)

 

Le groupe traverse ce charmant village aux ruelles étroites dont les noms sentent bon la Provence. A l'extrémité Est, petit arrêt sur les ruines du château. C'est vraiment de là que commence la rando. Jean en profite pour quelques commentaires sur la vitesse de marche suite aux remarques faites à St.Tropez, demandant aux randonneurs  de réguler eux-mêmes la cadence de marche. Aujourd'hui avec Geneviève, Françoise, Dominique on ne risque pas de traîner en route…

C'est aussi le moment de faire la photo de groupe, pour ne pas l'oublier comme la dernière fois !

 

Arrêt à la chapelle St Pierre et son joli petit oratoire pour un "effeuillage" nécessaire après ce premier kilomètre. Pas de vent, du soleil, il faut absolument alléger les tenues car nous allons commencer à monter. Très vite nous atteignons le premier mégalithes, celui de RIENS. Antérieurs aux pyramides, ces mégalithes se généralisent en France à partir du troisième millénaire avant JC. Objets de superstitions populaires en relation avec des êtres magiques ou surnaturels, ils sont une partie de notre histoire et de nos traditions. Le Var possède un des plus importants patrimoine mégalithique de Provence. D'une façon générale, il s'agissait de sépultures. Ce sera notre "fil rouge" tout au long de notre parcours puisque nous en visiterons 3.

 Le dolmen de Riens a été fouillé par E. de Pas en 1910 et Gérard Sauzade en 1972. La cella comprend une grande dalle de chevet, de dalles et murets au Nord et Sud. Les piliers sont constitués

de deux dalles échancrées, calées au sommet par un pierre plate, formant une porte ovale. Le tumulus rond mesure 8m de diamètre, la dalle de couverture gît sur le tumulus.

Le mobilier des fouilles E. de Pas est inconnu, Sauzade a recueilli le matériel suivant dans le couloir :
- des fragments osseux, des tessons d'un gobelet Campaniforme, une armature de flèche à retouche bifaciale sublosangique, 3 canines de renard et une de loup percées, une perle triangulaire en roche verte, 2 perles discoïdes épaisses en calcite, trois maillons de chainette en bronze.
Ce dolmen datable du Chalcolithique - Campaniforme a connu une réoccupation au Bronze final. http://www.archeoprovence.com/dolmen/dolriens/riens.htm

 

Amende honorable du rédacteur : chalco est bien relatif au cuivre.


Reprenant notre cheminement, nous montons par un sentier étroit dans une forêt de chênes verts.

Après la "pause banane", nous atteignons le plateau de la Colle où nous allons apercevoir une autre groupe de marcheurs. C'est là que nous allons découvrir le second mégalithe, celui de la COLLE .
Alors que nous l'avions déjà aperçu dans la montée, le paysage au nord-est, barré par la montagne de l'Audibergue enneigée, est superbe. De l'autre côté de la montagne, il y a un restaurant cher au cœur de certains…mais ceci est une autre histoire.

Quelques Hellébores de Corse (Heléborus argutifolius) nous rappellent que c'est la fin de l'hiver. Nous les retrouvons toujours avec plaisir dans nos randos car c'est le premier signe du radoucissement de la température.

Jean nous explique que nous allons descendre jusqu'aux rives de la Siagniole ( celle d'Escragnolles), 220m sur à peine un kilomètre. Pour ceux qui préféreraient l'éviter, Bruno les conduira directement à la cascade de Clare. Six marcheurs et marcheuses

 vont l'accompagner.

Les 25 autres entament cette fameuse descente, assez raide, qui nous conduira jusqu'au petit pont romain qui enjambe la rivière. Au cours de la descente nous trouverons le troisième mégalithe, le dolmen de la Brainée.

 

 Situé entre Mons et Escragnolles, ce mégalithe a été fouillé par le Comte de Pas. Cité par Goby en 1929, Courtin en 1962 et 1974, Roudil et Berard en 1981, c'est un grand monument composé de 6 dalles de calcaire. La dalle de chevet mesure 2,50 m de hauteur et 1,80 m de large. Les côtés nord et sud sont délimités par des dalles dressées. Le couloir, donnant sur l'ouest, est long de 3 mètres. Du matériel égaré ne subsiste qu'une perle en tonnelet en roche verte, deux tessons de céramique campaniforme, deux armatures. Datation : chalcolithique probable. Ce monument a été restauré par Hélène Barge Mahieu dans le cadre du programme de classement, restauration et mise en valeur des mégalithes du Var en 1990. Deux dalles éffondrées dans la chambre ont été restaurées. Les dalles latérales Sud et Nord consolidées, les petites murettes entre les quatre dalles de la chambre ont été restaurées et scellées. Le montant latéral nord du couloir qui avait disparu a été reconstitué. La partie sud du couloir ainsi que le tumulus ont été remis en état. 

http://www.archeoprovence.com/dolmen/dolbrainee/brainee.htm

 

En parlant de dalles, Beps ajoutera qu'on serait bien ici pour "casser la dalle". Quelqu'un ajoutera " que dalle!". Et c'est pourtant vrai, un pique-nique ici serait sympathique. Le paysage est grandiose avec l'Audibergue, tout près semble t'il, et la route Napoléon qui serpente à flanc de montagne. Mais il faut repartir car le groupe des 7 nous a donné rendez-vous à la cascade pour pique-niquer.

Que deviennent-ils ces 7 là ?

Yvette nous racontera : " Nous poursuivons tranquillement sur la grande piste en observant le vallon où ont "plongé" les 25  autres marcheurs. Finalement nous ne les verrons pas mais nous observons très bien le petit pont où ils devront passer. On y distingue une forme blanche qui s'avérera, sur les photos, être une dalle verticale à l'entrée ouest du pont. Nous ratons le petit chemin qui descend à droite, pourtant marqué par un  cairn, mais Bruno corrige rapidement l'itinéraire. Nous n'avons fait que 100 m de trop. La descente est encombrée d'arbres morts, de branches cassés et de genets. Camille, toujours serviable, passe devant et "nettoie" le chemin.

Nous traversons un bois dont le sol est couvert d'hépatiques bleues  (hépatica nobilis) avant d'atteindre la Siagniole que nous traversons sans difficultés. De l'autre côté, la pente est assez raide, elle nous conduira à la cascade. Remisant nos sacs sous le surplomb de la falaise, derrière un muret coupe-vent, nous descendons pour nous rapprocher de la chute d'eau. Camille ira jusqu'au réceptacle et constatera qu'il y avait une courant d'air vif et glacé.

Quant au groupe des 25, il  arrive en bas de cette grande descente sans problème ni chute et ce vallon est effectivement très agréable. Lorsqu'il avait reconnu la randonnée, Jean BOREL avait été enthousiasmé par ce joli petit site avec son pont sur la Siagniole. Aujourd'hui, nous partageons son point de vue.

Remontant vers "les villages", nous abordons une sorte de plateau herbeux où , paissent paisiblement des troupeaux de moutons. Enfin, paisiblement c'est vite dit, car de nombreux agneaux gambadent autour de leurs mères en essayant de téter ce qu'accepte cette belle brebis toute noire.

Quatre "patous" les gardent, tranquillement installés à l'ombre. Ils ne bougerons même pas à notre passage.

Jean nous avait parlé de ces petits hameaux comme étant plutôt pauvres avec un habitat très rustique. Certes une des fermes que nous longeons a un environnement plutôt "crade" mais il y a aussi de nombreuses petites maisons pimpantes et surtout des  importantes constructions en cours : les bergers auraient-ils fait fortune ? A moins qu'ils aient vendu leurs terrains "aux gens de la ville" venus construire leur résidence secondaire. C'est un peu loin de tout mais le point de vue sur ce plateau est très agréable. La route Napoléon est à moins de 500 m de nous mais à plus 100 m en dénivelée, au-dessus.

Il faut encore remonter pour atteindre la Cascade de Clare qui jaillit de la grande falaise. Nous commençons à entendre son bruit : c'est bon signe. Nos amis du groupe de Bruno sont déjà arrivés et ont installé leurs sacs derrière le muret, sous le surplomb de la grand falaise. Le site est impressionnant bien que le débit de la cascade ait bien baissé depuis la reconnaissance, d'après Jean BOREL. Sur un fond de calcaire blanc, on a du mal à bien la voir.

Après avoir bien photographié ce qui était le but de la rando et comme il est 13h, nous nous installons pour le pique-nique, un peu au large de la falaise, Jean ayant préféré s'éloigner d'éventuelles chutes de pierres.

A 14 h, nous repartons en empruntant le chemin parcouru par le groupe de Bruno. Nous cheminons dans de hauts genets jusqu'au débouché de la vallée où la vue sur la cascade et son environnement est remarquable. La Siagniole est traversée sans difficultés. Arrivés sur la grande piste, nouvelle mise à niveau de nos tenues : certains se déshabillent car la montée les a bien réchauffés, d'autres se rhabillent dans la perspective de la descente. Nous nous retrouvons rapidement sur le plateau où nous avions rencontré l'autre groupe ce matin. Quel hasard, nous le croisons à nouveau !

 

Maintenant il ne nous reste plus qu'à redescendre vers Mons et comme toute les fins de rando, en descente, nous frôlons l'excès de vitesse à 5,5 km/h (et même 6… mais il ne faut pas le dire). Plusieurs fois Jean sera obligé d'arrêter le groupe de tête.

A 16 h 15, c'est une nouvelle traversée du village, plus rapidement que ce matin, et, ouf, nous changeons de chaussures. Un coup de peigne ou un brin de rouge à lèvres (pour les dames seulement) et nous rejoignons l'Auberge Provençale, où nous avons nos habitudes, pour prendre un pot sur sa terrasse. Le soleil qui s'était caché nous manque un peu et certains d'entre nous s'installent à l'intérieur.

 

Merci Jean pour cette belle randonnée, qui outre les fameux mégalithes, nous a fait découvrir de superbes paysages.

 

Merci aux photographes Gérard CHARPY, Jean BOREL (photos de la reconnaissance), Jean BELLACHES, André TUPIN, Claude LALANDE et Jean-Marie CHABANNE)

 

La semaine prochaine, le Jeudi 02 Avril 2009 à 7 h 30- Massif de la SAINTE-BAUME (Est).

Départ des véhicules pour une randonnée à la Montagne Sacrée et la visite de la Sainte Grotte où vécut Marie-Madeleine. Culminant à 1148 mètres d'altitude, elle est la plus étendue des chaînons provençaux et est intacte depuis le quaternaire. Toute l'ascension du flanc s'effectue à l'ombre des grands arbres. Un fois sur la crête, la-haut règnent une flore et une faune sauvages, quant à la vue, elle est royale ! Caillouteux et raide par endroits-

Durée : 4 h 30- Longueur : 12,8 km- Dénivelée : 567 m- Moyen/ALTO- Pique-nique - Responsable : Bruno GUERIN

Quelques photos en bonus :
Pause "effeuillage" à la chapelle St.Pierre



















                 Alain se fait remarquer






















 


                                     Hellebore de Corse

















Descente vers le Pont romain



















La Siagniole d'Escragnolles



















Les quatre Patous














Le groupe arrive à la cascade



















Le pied de la cascade : il y fait froid !

























Vue sur le fond de la vallée et la cascade de Clare
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