Figanières : 25 février 2010
Figanières : la Cabre d’Or
Aujourd’hui Jean nous propose une randonnée à Figanières, au-dessus de Draguignan. Cette randonnée nous conduira au Bois de La Cabre
d’Or et son Dolmen, à 718 m d’altitude.
Nous voici donc à Figanières, près du centre-ville. Jean nous
prévient : « Je n’ai pas marché depuis le 28 janvier. J’espère que ça va aller ». Quatre semain
es sans marcher,
ça va être dur !! Puis Jean nous présente Solange et Monique, deux invitées de Rémy. « Merci de vous joindre à nous ». Et l’on
apprend que ces dames ont dû tirer Rémy de son lit. Car il avait du mal à se lever. Sacré Rémy !
Aujourd’hui nous avons 2 circuits. « Le trajet est identique le matin » nous dit Jean. « Il nous mènera à la Cabre d’Or, à 718 m d’altitude. L’après-midi
nous reviendrons par le Château de la Garde alors que le groupe des petites jambes, conduit par Joël, rejoindra directement Figanières. Et nous
a
ttendra au café, place du Caou ».
Après une photo de groupe sur le parking, nous attaquons la marche. « Ce matin on va progresser lentement, car ça va monter tout le temps ». Nous voici à présent dans une petite rue qui grimpe gentiment. De son jardin, un Figanierais nous regarde passer. « Ca alors, vous êtes un paquet, vous ! » Un sacré paquet même, nous sommes 29 !
Après cette petite grimpette, Jean nous montre la route : « Au mois de juin, nous partirons d’ici » nous dit-il. « Parce qu’on part à pied ? » demande Cathy. C’était une blague, bien sûr. Car au mois de juin, le 28 très précisément, nous prendrons cette route (en voiture) pour rejoindre le Val d’Allos.
Jean nous prévient : « Cette rando n’emprunte pa
s des sentiers balisés et répertoriés sur les cartes IGN. C’est le responsable du cercle de randonneurs de Figanières qui nous l’a
indiquée. J’espère que je vais retrouver tous les passages. Certains sont confidentiels. Vous verrez, on passera dans des endroits qui risquent de vous
surprendre ».
Et pour commencer, voici une goulotte : petit chemin creux, très étroit qui grimpe dans les bois. Par endroits le terrain est un peu lourd. Mais ça ne colle pas trop aux semelles. Pas pour l’instant !
« As-tu u
n goniomètre dans la tête ? » demande Jean à Gérard. « Un gonio
quoi ? » « Un goniomètre, pour mesurer les pentes. Ou même une alidade à pinnules » (instrument que Jean
aurait pu utiliser dans une vie antérieure). Mais ici pas besoin de goniomètre pour mesurer la pente. La pente est disons « moyenne » pour des randonneurs aguerris comme nous. Nous
atteignons la route puis nous la traversons 200 mètres plus loin.
« On va attaquer la montée. Si
vous voulez enlever quelque chose, n’hésitez pas ! » 
Nous attaquons une petite grimpette en sous-bois. C’est vrai qu’il commence à faire chaud. Petite descente à présent, qui nous mène à un ruisseau. Franchissement d’un gué, sans incident. Sans
intérêt ! Nous grimpons à nouveau. Mais il est 10 heures. Trois quarts d’heure de marche, ça creuse ! C’est déjà l’heure de la pause casse-croûte. Profitons-en : le soleil brille,
le ciel est bleu. Le beau temps est revenu. Enfin !
Nous reprenons notre chemin. « On commence déjà à apercevoir la mer » nous dit Jean. En effet la voici au loin, la mer et ses reflets d’argent…
« Nous arrivons à St Blaise, à
520 m d’altitude ».
Jean fait une h
alte et nous montre le profil de la randonnée. Nous sommes partis de Figanières, à 310 m et nous atteindrons le point culminant de la commune à 718 m. Ce
qui nous fera un dénivelé de 690 m pour une distance de 15,7 km. Les petites jambes se contenteront de 554 m pour
une distance de 12,2 km.
Jean nous présente Figanières : « On y trouve l'authentique ("Li trouven lou veraï"), telle est la devise de Figanières. Figa Néra était le nom du village au Xème siècle, mot latin rappelant la " Fuite Noire " des sarrasins qui selon la légende furent repoussés vers 950 par les habitants. Pour commémorer cette victoire, les moines cisterciens firent ériger la chapelle votive Notre Dame des Oliviers.
L’histoire de Figanières est très ancienne, attestée par des dolmens privés (La Cabre d'Or, Saint Val) et les vestiges gallo-romains (oppidum St Blaise, trouvailles monétaires de l'époque d'Auguste)
« La chapelle du 12ème siècle est intéressante. Mais je n’ai pas pu avoir la clé » nous dit Jean. Qui ajoute : « Figanières est un village très pittoresque, perché sur une butte ».
A ces mots le groupe s’esclaffe bruyamme
nt. Mais
qu’est-ce qui les met en joie ? Le blogueur n’ayant pas bien entendu, Jean lui explique plus tard : « Je voulais dire une butte
d’amarrage ». Comprenne qui peut !
Nous sommes repartis. « On a fait la moitié de la montée, soit 320 mètres ». Nous grimpons parmi les pins et les chênes, sur un tapis
de feuilles mortes.
« A partir de maintenant, restez bien groupés ! Car il y a peu d’indications ». Et pas de vrai sentier non plus. Nous suivons la ligne de crête. A présent le silence s’installe, signe que la côte est raide.
Jean nous arrête pour une petite pause technique. Qui permet à chacun de reprendre son souffle.
Puis nous reprenons notre grimpette. Toujours sur la crête. Et toujours
en silence. Nous montons dans un sous-bois bi
en éclairé par le soleil. Qui continue de briller. Jean nous encourage : « On arrive
bientôt au sommet. Encore un petit effort ! »
Et voici en
fin le sommet : La Cabre d’Or (718 m).
Jean ne tarde pas à dénicher le point géodésique.
« Je suis bien content de l’avoir trouvé, ce point G » nous dit-il.
« Avec toi, Jean, on ne craint rien » lui répond Cathy. Jean en rougirait presque. « Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? » demande Martine à Cathy. Mais non, le compliment était sincère.
Nous quittons le sommet. « A
présent nous allons avoir une succession de faux plats descendants ». Mais il est temps de trouver un lieu de pique-nique. Il est tout juste midi lorsque nous atteignons une
magnifique esplanade. Appuyée sur un mur de r
ochers, elle domine la vallée. Le panorama est splendide. Malheureusement le soleil s’est voilé. Une brise légère rafraîchit
l’atmosphère.
Nous nous installons parmi les rochers. Bruno préfère
déjeuner confortablement : il a sorti son pliant. Nous savourons notre pique-nique bien mérité après
cette longue grimpette.
Après le café, les joueurs de cartes attaquent une belote. Debout autour du pliant aimablement prêté par Bruno. La partie de cartes ne sera pas longue, car le temps se rafraîchit sérieusement. Le ciel se couvre et nous aussi. La météo ne s’était pas trompée : nous ne reverrons pas le soleil.
En cinq minutes, nous voici rhabillés, harnachés, prêts à repartir.
« On va cheminer encore jusqu’au dolmen de la Cabre d’or » nous dit Jean. Nous descendons de notre promontoire. Attention aux pieds ! Le sol est couvert d’un tapis de bouses. Enormes, monstrueuses !
Voici le dolm
en. Un
randonneur non averti n’y aurait vu qu’un tas de cailloux. Mais Bruno nous apprend que ce dolmen a fait l’objet de fouilles. Il remonte au néolithique. Ceux qui n’y voyaient que dalle apprennent
qu’elle pèse 3 tonnes ! Et Bruno d’ajouter : « On y a retrouvé 200 dents ! » Voilà qui nous fait apprécier pleinement ce monument, témoin de nos lointains ancêtre
s.
Une photo du dolmen s’impose donc.
Nous descendons à présent en direction du col de St Andrieu (alt. 529
m). C’est au col que nos deux g
roupes se séparent.
En attendant, Jean nous arrête pour constituer les groupes. Apparemment
la difficulté du parcours restant n’effraie personne. Car seules Jacqueline et Yvette rejoignent le groupe des petites jambes. Ce sera néanmoins, comme le dira Jacqueline, « un groupe complet : un chef, une serre-file et une randonneuse ».
Nous poursuivons notre descente. Après les bouses, voici la glaise.
Passé le passage glaiseux, Jean nous conseille : « Tapez vos chaussures ici pour les nettoyer ». Décidément il pense à
tout ! Mais un peu plus loin « Ce n’est pas la peine de nettoyer vos chaussures. On va retrouver de la boue plus loin ».
Effectivement nous retrouvons la boue dans la descente. Puis le sentier grimpe à nouveau. « On va passer près d’un vignoble : le Château de la Garde.
C’est le plus haut du Var, à 590 m d’altitude ».
Nous atteignons l’entrée du château. « On peut entrer. L’accès est autorisé aux randonneurs ». Nous longeons le vignoble jusqu’à un panneau nous invitant à emprunter un « itinéraire de substitution pour les piétons et randonneurs ». Autrement dit : sortez d’ici !
Nous progressons sur ce sentier qui chemine à travers bois. Et ne tardons pas à dominer le Château de la Garde et son domaine. Que Jean-Marie semble apprécier tout particulièrement, si l’on en juge par ses photos (voir plus loin).
A présent
nous descendons
dans les bois. A nos pi
eds un tapis de feuilles mortes parmi lesquelles pointe de temps en temps une fleur : ici, un crocus. Plus loin un b
ouquet de fleurs jaunes, non identifiées. Plus loin, une hellébore de Corse, dixit Jean-Marie.
Comme le dit Martine, « ça sent le printemps ! »
Nous atteignons une large piste. Un peu boueuse, la piste. Ce qui ne
nous empêche pas d’avancer à un rythme soutenu. « A partir de maintenant, on va trouver un chemin caillouteux. On peut glisser » nous
prévient Jean. M
ais le sol est plus sec. On ne peut pas glisser, mais trébucher, oui ! Nous ne ralentissons pas pour autant. Jean nous a promis que nous arriverions à
16 h. Il veut tenir parole.
Mais le voici qui ralentit quand même. « A droite vous pouvez voir le pont de la Tuilière, un pont romain ». A travers les arbres, on devine tout juste le dessus du pont, en contrebas.
« D’ici on ne voit pas grand-chose » admet Jean. « Il faudrait descendre. Mais je vous en
dispense ». Marie suggère alors : « Les photograph
es n’ont qu’à
descendre ». Merci, Marie !
Gérard fait la grimace. Mais s’exécute … à moitié. Témoin cette remarquable photo souvenir du pont de la Tuilière.
Nous avançons main
tenant à pas
rapides sur une large piste. Avant de terminer par une dernière descente dans les chênes. Nous arrivons au parking où nous laissons nos chaussures crottées.
Puis, direction le café, place du Caou, où nous sommes attendus. Nous y retrouvons Joël et ses randonneuses. Ils sont arrivés depuis une demi-heure. Sachant que les randonneurs aiment le
grand air, le patron nous a installés à l’extérieur. Malgré le ciel gris, une belle journée s’achève…
Le pot se termine par une petite affaire de gros sous. Mais tout finira sur le parking, dans les rires et la bonne humeur.
Merci Jean pour cette très belle randonnée, menée de main de maître.
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard.
Encore quelques photos :
Pique-niqueurs fa
ce au
panorama

Alice tente une é
chappée
Ca grimpe !

Plus vite !
C'est la piste
finale

Châte
au de la Garde


Prochaine randonnée : Jeudi 4 Mars à 8 H 00 : SAINT AYGULF / La Gaillarde
Responsable : Roland
Le Pic du Cap Roux-18 février 2010
Le Pic du Cap Roux.
Après un affreux mercredi de pluie continue et malgré des prévisions météo plus favorables pour le jeudi, il fallait vraiment avoir la foi du randonneur pour se
lever tôt (enfin pas trop quand même) pour aller marcher. Roland nous avait préparé une petite rando de 16 km avec 550 m de dénivelée mais avec une particularité dans le déplacement puisque nous utiliserions le train de Boulouris au Trayas, "pour
protéger la nature, notre capital" comme il nous l'avait expliqué dans la présentation de sa rando.
Au départ sur le parking de Boulouris nous ne sommes que 9. Oui, seulement quelques courageux, dont deux dames, Alice et Danielle, l'amie de Michel, de passage dans
la région que nous accueillons avec plaisir. Rémy, notre 10ème marcheur partait de la gare de St.Raphaël. Nous nous pointons donc à la "belle" gare de Boulouris. Notre train part à 8 h 49, nous
sommes en avance mais ceux qui sont déjà muni d'un billet compostent. Seul Jean-Marie n'avait pas de billet et il attendra 8 h 40, l'ouverture de la gare, drôle d'horaire …, pour acquérir ce précieux sésame. Il aurait mieux fait de s'abstenir comme le montrera la suite
!
Appel de Rémy par le téléphone portable, le train de 8 h 49 est supprimé suite à un éboulement dû aux pluies d'hier ! Pourtant nous voyons passer un train transportant des voitures !
La "dame de la gare", comme elle se présente elle-même, nous confirme ce changement de programme et nous annonce qu'un train direct passera vers 9 h
30 et sera transformé en omnibus.
Roland est inquiet du "vers" (c'est un ancien cheminot, il connaît) et 40 minutes minimum de retard sur notre rando, à cette saison, pourrait compromettre le bon déroulement de nos activités. Après concertation, il est décidé de prendre trois voitures et d'en laisser une à Agay. Tant pis pour nos billets compostés. Rémy toujours à la gare de St.Raphaël nous rejoindra.
A cause des conséquences d'un événement climatique: la pluie de Mercredi, nous ne préserverons pas "notre capital nature" aujourd'hui.
Au rendez-vous d'Agay, nous commençons à prendre du retard car nous n'avions pas calculé que Rémy était à la gare, sans voiture, et qu'il devait revenir chez lui récupérer le dit engin. Enfin, tout le monde est là. A 9 h 46 nous quittons le parking du Trayas et lorsque nous arrivons à la gare , le passage à niveau est fermé et le train parti à 9 h 30 de Boulouris est arrivé en même temps que nous… Bravo la SNCF !
Après cette légère déconvenue, nous attaquons par une légère montée qui va nous conduire au col de l'Evêque. Il fait
doux, le ciel est encore couvert mais on aperçoit les prémices d'une amélioration.
Soyons positifs, nous avons mal commencé la journée, elle devrait mieux se terminer.
L'eau ruisselle sur le chemin et nous pataugeons joyeusement. En contournant le pic d'Aurelle, la montée est facile. Il est 10 h 50 lorsque nous atteignons le col pour la "pause banane" et miracle…voici le soleil. Les rochers rouges du pic d'Aurelle luisent sous le soleil.
Roland nous invite à un léger effeuillage car nous allons aborder la montée vers le pic
du Cap Roux. "Attention, nous allons traverser plusieurs pierriers, le chemin est bien tracé mais les cailloux peuvent être glissants" nous précise- t'il. Ces pierriers, nous les connaissons bien car c'est un
secteur de l'Esterel très fréquenté par les randonneurs, mais ils sont toujours aussi impressionnants.
Bon, ça ne glisse pas trop et Roland nous fera faire un petit arrêt pour admirer la baie de Cannes et les Iles de Ste.Marguerite et St. Honorat.
Maintenant, malgré quelques jolis strato-cumulus de beau-temps, le ciel est bien dégagé lorsque nous atteignons le col.
Joli point de vue avec les quatre sommets remarquables "le Dramont, le
Saint Pilon, le Pic du Cap Roux et le pic d'Aurelle, ensembles de guet qui surveillaient l'arrivée des envahisseurs barbaresques et communiquaient
par signaux de fumée avec le guet du Mt. Vinaigre, lui même en relation, par le même moyen, avec la tour de l'église St.Rapheu dans la vielle ville" nous
contera Roland.
Encore une petite grimpette pour atteindre la table d'orientation à 453 m, où Roland nous fera un tour
complet à 360°. Les montagnes du Mercantour au nord-est, bien blanches, sont un peu masquées par les nuages mais juste en dessous, on distingue bien les deux
Baous de St.Genêt. Plus près de nous, la Grosse Vache, les Perthus, et à l'ouest le Rastel, notre prochaine étape.
Une grosse barre de nuages, bien noire coupe un peu l'horizon à l'ouest vers le Rocher de Roquebrune, aurions-nous une averse en perspective
?
Nous commençons notre descente vers le St.Pilon dans ce paysage extraordinaire de chandelles rouges. De là nous gagnerons le col du St.Pilon. Il est 12 h 30, Roland nous propose deux options : pique-niquer ici où descendre jusqu'au plateau d'Anthéor. Nous retiendrons cette seconde option et en un quart d'heure nous rejoignons le plateau. Plus de nuage menaçant en vue, le soleil est revenu et installés sur des rochers nous profitons de notre pique-nique.
Roland nous informa que le 24 avril prochain, Théoule organise trois courses dans l'Esterel et une rando au profit des enfants du Nicaragua. Pour plus d'informations il faut contacter le www.traildazur.com .
Un contact téléphonique avec "la civilisation" nous apprend que demain nous serons en "vigilance orange" : pluie et vent !
Incroyable.
Et nous repartons pour rejoindre le Rastel d'Agay. C'est aussi un grand classique. Nous montons par une
large piste très facile jusqu'au col du Rendez-vous. C'est devant le petit oratoire que nous ferons enfin la photo de groupe qui vous a manquée depuis le début, j'en suis sûr.
Par le sentier étroit qui chemine entre les arbousiers, les cistes, les bruyères arborescentes, les lavandes des Maures, nous gagnons la plate-forme qui surplombe Agay et comme d'habitude, c'est le choc. On a beau connaître, c'est toujours un enchantement que cette vue sur la baie !
C'est d'autant plus agréable qu'il fait très beau.
Encore quelques minutes de marche pour atteindre "le drapeau". Personne dans le groupe ne connaît
l'origine de l'implantation de cette girouette tricolore : l'identité nationale est pourtant une donnée récente …
Voilà, c'est pratiquement fini, il ne reste plus qu' à descendre vers le bord de mer en traversant les hauteurs d'Agay. Des effluves de mimosa nous accueillent dès que nous retrouvons la civilisation. C'est pourtant vrai qu'ils commencent enfin à fleurir.
Le pot de l'amitié sera pris à l'Auberge de la Rade pendant que les chauffeurs vont récupérer leur voiture au Trayas. Nous avons eu le plaisir de retrouver Irma venue nous rejoindre, nous ou Roland ?
Merci Roland pour cette belle randonnée qui joint tous les sommets du bord sud de l'Esterel.
Nous avons quant même fait 690 m de dénivelée.
Et quelle chance avons nous eu avec le temps puisque les prévisions pour Vendredi se sont révélées exactes.
Un seul photographe à remercier aujourd'hui, votre rédacteur, qui a fait ce qu'il pouvait.
La semaine prochaine : Jeudi 25 Février à 8 H 00 : FIGANIERES ( 83 ) – La Cabre d’Or
Randonnée pittoresque au départ de FIGANIERES (Figa Néra au X ème siècle ) qui nous entraînera par des secrets et astucieux sentiers non répertoriés sur les cartes
I G N au point culminant de la commune : Le Bois de La Cabre d’Or et son Dolmen à 718 m d’altitude .
Si, la longue montée
ne nous a pas coupé le souffle, il le sera, sans aucun doute , par le panorama extraordinaire qui nous sera offert .
2 Parcours seront proposés pour le retour :
Parcours N° 1 : par le château de La Garde : Longueur : 15 Km 700 – Dénivelée : 690 m . Niveau : Moyen Alto avec Jean BOREL
Parcours N° 2 : par le village de St - Blaise : Longueur : 12 Km 200 – Dénivelée : 554 m . Niveau :Moyen Médio avec Joël .
Coût du trajet
A. R. : 23 € 80 .
Quelquers photos en bonus :
Il a son billet, pourqoi est-il inquiet ?
Notre serre-fil habituel...pour 10 marcheurs, mais sans ses attributs,
Non, nous ne sommes pas perdus. Roland fait le point avec ses marcheurs.
Superbe le pic d'Aurelle sous le soleil...
Et la baie de Cannes donc !
Des hommes tournés vers l'avenir !
Ils parlent de la prochaine rando .
C'est là-bas que nous allons
On ne s'en lasse pas !
En haut d'Agay
Roquebrune sur Argens : 4 février 2010
Roquebrune s/Argens : les mimosas
Aujourd’hui Bruno nous emmène tout près de chez nous, à Roquebrune sur Argens. Pour une randonnée intitulée « Les mimosas ». Rando de 18 km et 460 m de dénivelé.
Nous voici 22 randonneurs sur le parking près de la chapelle Saint Pierre, à l’entrée de Roquebrune. Le temps est maussade. Le
ciel est couvert. La question est : Va-t-il pleuvoir ? « En principe, en fin de journée seulement » assure Bruno. Les optimistes, espèrent « quelques éclaircies ». Les
pessimistes ont préféré mettre leur cape dans le sac. Bruno nous présente la randonnée : « Nous ferons le tour de la montagne de la Flûte, sur un parcours fabuleux de floraison du mimosa
- enfin … peut-être ! »
Pour
nous appâter, Bruno brandit une photo de mimosa en fleurs. Superbe le mimosa … en photo !
Puis Bruno nous dit quelques mots de la
chapelle : « La petite chapelle Saint-Pierre-in-Vallis
est un joyau architectural et son clocher se dresse au-dessus des champs. Elle conserve une abside carolingienne. Sa belle architecture romane, en grès rouge témoigne de la belle manière de
construire au XIème siè
cle ».
Bruno nous invite à regarder l’élévation
du mur Sud : « Admirez les lits réguliers de pierres. Le travail de taille est tellement fin qu’on a l’impression que les pierres ont été posées à sec,
sans mortier ». Il nous apprend aussi que la chapelle abrite un mort enterré verticalement dans le
mur extérieur. Mais on ne sait pas s’il a la tête en haut ou en bas !
Après avoir fait le tour de la chapelle, nous attaquons notre marche. Nous suivons la route quelques minutes. Puis nous grimpons
la rue des Roses avant d’emprunter un chemin. Nous franchissons le ruisseau de la Valette. Un peu plus loin nous atteignons un carrefour. « Nous sommes à l’altitude de 26 mètres » nous dit Bruno. Ce qui n’est pas très haut. Mais nous allons vite nous
élever en prenant une piste qui monte à droite. Parmi les chênes, b
lancs ou verts. Derrière nous, les roches brunes de l’Estérel se découpent sur fond de
ciel nuageux. L’air est frisquet mais notre grimpette nous réchauffe un peu. A présent apparaissent des bruyères, des myrtes … et des
mimosas. Mais cruelle déception ! Ils sont tout juste en boutons. « En temps normal, tout ça c’est
jaune ! » se défend Bruno. Mais avec l’hiver froid que nous connaissons, la
floraison a pris du retard. Danielle, dont on connaît la passion pour les mimosas, a réussi à dénicher quelques branches fleuries. Daniel la décore d’un magnifique bouquet.
A défaut de mimosas en fleurs, arrêtons-nous pour la pause casse-croûte. Bruno nous parle. De quoi ? Du mimosa, bien sûr.
« En plein hiver, collines et jardins de la région exhalent un parfum envoûtant.
Depuis la fin du 19ème siècle, le soleil d’hiver a trouvé son symbole avec le Mimosa, plante exotique originaire
d’Australie. Le mimosa est en fait un acacia. Se souvenant de ses origines, il fleurit en été – l’été austral, entre novembre et
mars.
Très vite les parfumeurs de Grasse s’emparent de cette plante pour mêler ses fragrances
à leurs compositions. Les clients de passage s’arrachent les bouquets aux étals des fleuristes. Mais une fois la fleur coupée, le mimosa a une vie trop courte pour espérer une commercialisation
rentable. C’est là que le hasard intervient. On raconte qu’un enfant offrit à sa mère, un bouquet de mimosas encore en boutons. Elle oublie le vase dans la buanderie. Et plus tard, elle découvre
un bouquet complètement éclos. C’est ainsi qu’aurait été découverte la technique du "forçage" qui permet d’accélérer la flo
raison du mimosa ».
Après la pause une photo s’impose. Le groupe prend la pose, sous un mimosa qui commence à fleurir. Danielle arbore son panache d’or, tandis que Martine fait le pitre.
Nous reprenons notre grimpette. Nous
sommes sur la piste du Vernet, un tronçon du « Balcon de la Méditerranée ». Sur notre gauche se dresse le sommet de la Flûte (alt. 340 m) dont nous allons faire le tour. Nous progressons à un rythme
soutenu. Quel plaisir de marcher sur de larges pistes, à peines caillouteuses par endroits !
Sur notre droite nous dominons un petit lac. « Nous arrivons aux Clapiers » nous dit Bruno. A l’altitude de 192 mètres, ce sera notre point culminant. 
Ici le Balcon de la Méditerranée porte bien son nom, puisque nous apercevons la mer, hélas dans la brume. Devant nous, la baie de St Raphaël, dominée par le massif de l’Estérel.
Nous voici à présent sur la piste des Clapiers. Bruno marque une halte.
Il regarde la carte. Un groupe de randonneurs s’agglutine autour de lui. Que leur raconte-t-il ? Les joies de l’orientation sur une carte IGN ?
Nous reprenons la piste, en descente à présent. « On va arriver aux Nicoles » prévient Bruno. « Des Nicole(s), aujourd’hui on n’en a qu’une » remarque Marinette. « Mais non ! On en a deux : la Nicole à Gérard et la Nicole à Jean ! »
Nous marchons parmi les bruyères arborescentes. Les mimosas, c’est fini pour aujourd’hui ! Le chemin s’enfonce dans un
petit vallon au sol parfois raviné. Nous franchissons un ruisseau et passons (sans les voir) sous les ruines des « N
icoles ».
Puis nous grimpons à nouveau.
Il est midi. « Si vous voyez un endroit propice, vous me le dites » nous dit Bruno. Il s’agit bien sûr d’un endroit propice au pique-nique.
Bruno grimpe un talus sur la gauche. L’endroit ne paraît pas terrible pour pique-niquer. Mais il nous fait signe de venir. « Venez voir, ça vaut le coup ! »
Qui a répondu « On s’en fout ! » ?
Le blogueur ne mouchardera pas. Poussés par la curiosité, Gérard et Michel grimpent sur le talus et rejoignent Bruno. Pendant que le reste du groupe
stati
onne sur le chemin.
Et que voyons nous ? Un magnifique figuier de
Barbarie ! Si ce n’est que ça, ça ne valait pas le coup ! Mais ô surprise !
Le pied du figuier de Barbarie est un énorme tronc. Du jamais vu ! Vraiment, cet
« Opuntia ficus-indica » extraordinaire méritait un détour. Et même plus : une randonnée à lui tout seul.
C’est quand même autre chose que des
mimosas en boutons !
Ravis de leur découverte, Bruno, Gérard et Michel rejoignent le reste du groupe, manifestement totalement insensible aux merveilles de la nature.
Encore quelques minutes et nous nous arrêtons pour pique-niquer. Il est midi et quart. Nous avons bien marché ce matin. Vite et
bien ! Sûr que nous ne rentrerons pas à la nuit.
Après un déjeuner bien arrosé (rosé ou rouge, au choix), voici le café, le gingembre, les petits biscu
its au chocolat. Jacky cherche désespérément un jeu de cartes.
Mais le temps est frisquet, le ciel reste bien nuageux. Nous ne tardons pas à lever le camp.
Nous nous dirigeons à présent vers le Nord. Devant nous s’étend la vallée de l’Argens. A droite, la vue est belle sur la baie de
St Raphaël. Dommage qu’il y ait tant de brume. Bientôt nous longeons sur la droite le Golf de Roquebrune. Pour les besoins du golf, une nouvelle piste a été ouverte. Nous l’empruntons. Sur notre
gauche, coule un ruisseau : la Vernède. Bruno s’arrête. « Ici, nous avons deux solutions
» nous dit-il. « Soit nous franchissons le ruisseau par ce gué, soit n
ous
allons un peu plus loin. La descente vers le ruisseau sera plus raide. Et le gué sera moins facile ». La réponse nous paraît évidente. Traversons ici.
Passage du gué, sans difficulté. Seul Bernard semble vouloir éviter l’obstacle. Et nous poursuivons notre route, toujours à un rythme soutenu.
Et voici là-bas, tout au fond, qu’apparaît un rayon de soleil. La voici enfin, l’éclaircie ! Le
s optimistes ont eu raison !
Nous regagnons rapidement nos voitures. Rendez-vous à notre café habituel de Roquebrune. A peine arrivés, un autre groupe de randonneurs vient s’installer sur la terrasse. Malgré l’affluence, chacun peut apprécier l’excellente qualité du service. C’est sûr, nous reviendrons. (Merci aux serveurs : Gérard et Maurice)
Merci Bruno pour cette agréable randonnée parmi les mimosas (presque) en fleurs.
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard.
Encore quelques photos :
Ca gri
mpe



Randonneurs

Et un mimosa en fleurs!
Jeudi 11 Février à 7 H 00 :
ier astucieusement tracé dans un
adret ensoleillé, nous rejoindrons, après une rude montée, le point d’orgue de cette randonnée : l’ Auberge Saint-Martin qui nous proposera le menu suivant :
Cotignac-28 janvier 2010
Voila notre Bruno rétabli ! Gaillardement, il nous conduira, aujourd'hui, à partir de Cotignac pour un circuit de 17,5 km et 400 m de
dénivelée qui passera par Sillans-La-Cascade tout au nord, mais en évitant la dite cascade que nous avons déjà eu l'occasion de visiter plusieurs fois.
Au départ sur le parking de Boulouris, il fait –1° mais le temps est
clair et la météo favorable. Pourtant il souffle un petit vent désagréable qui abaisse déjà sensiblement la température ressentie.
Jean-Marie quittant le parking en dernier, récupère in-extémis, à 8 heures pile, un nouveau marcheur nous rejoignant pour la première fois, Mikaël, qui pensait
aller à Flayosc… Nouveau dans le groupe, il avait lu le bulletin mais ignorait les changements du programme.
L'accès au parking des Tours à Cotignac ne fut pas évident pour certains, un sens interdit et un "Réservé aux riverains " étaient assez dissuasifs. Pourtant avec un
décalage de près d'une demi-heure entre les premiers et les derniers arrivés, nous sommes prêts au départ, 28 marcheuses et marcheurs. Nous avons retrouvé aussi nos "deux oiseaux migrateurs",
Claire et Bernard.
Il fait un "froid de canard" . Les thermomètres des voitures indiquent 2 à 3° mais un vent violent balaie le plateau et ses effets sont très
désagréables. Bonnets, gants, cache-cols, tout l'attirail anti-froid a été sorti des sacs.
Bruno reportera à plus tard la présentation de la rando. "Nous sommes au pied des deux tours sarrasines, je vous en parlerai plus tard" Nous avons tous une grande envie… de marcher pour nous réchauffer.
Pourtant avant de partir, il faudra passer par la photo de groupe, groupe grelottant d'ailleurs. La main qui s'agite au-dessus du groupe est celle de votre
rédacteur.
Il est 9 h 45 lorsque nous quittons les tours. Un petit passage sur la D22 nous oblige
à respecter une file indienne parfaite, surveillée par Jean BOREL, notre serre-file du jour.
Très
rapidement nous arrivons devant un fort belle construction, la chapelle Saint-Martin qui justifiera le premier arrêt "culturel de la journée".
Bien
que la chapelle soit au soleil et nous à l'abri du vent, pas sûr que nous ayons été tous réceptifs aux propos de Bruno : "Installée au quartier Saint-Martin, au XI °
siècle, elle fut d'abord l'église où se réunissaient les habitants du village avant que celui-ci se blottisse au pied du rocher. En 1266, elle fut convertie en chapelle. C'est un édifice à
l'architecture complexe qui a connu plusieurs étapes de construction dont la première remonterait au IX° siècle. Des peintures, uniques dans la Provence Verte, sont en cours de
restauration."
Quant aux tours que nous venons de quitter, Bruno ajoute "que rien ne permet de les dater. On pense qu'elles datent de 1380 à 1420 et servaient de défense pour les châteaux construits sous la falaise. Leur porte unique se situe au 1er étage, tournée vers la falaise. Une échelle mobile permettait d'y accéder".
Bruno présente enfin le programme du jour. Nous allons évoluer sur le plateau sans avoir trop de côtes à franchir. Vite nous
repartons pour agiter nos "guiboles"…pour s'arrêter un peu plus loin en bordure de vignes pour une "pause banane", au soleil et à l'abri du vent.
Certains d'entre nous pratiquent un léger effeuillage, espérons qu'ils ne vont pas le regretter. Quelques commentaires humoristiques
fleurissent parmi les marcheurs : "A cette vitesse, nous aurions dû garder les lampes de poche de la semaine passée car nous allons finir à la nuit"! Effectivement, il est plus de 10 h et nous n'avons parcouru que quelques kilomètres. Mais Bruno nous fait malgré tout un topo sur Cotignac:"Cotignac est construite au pied d'une falaise de tuf de 80 m de haut et 400 m de large que la Cassole, petit affluent de l'Argens, a corrodé, créant de nombreuses grottes et
anfractuosités. A l'origine la Cassole cascadait directement du haut de la falaise, elle a été ensuite détournée sur le côté du village"
Nous
repartons et abordons la forêt mais Bruno est inquiet, il n'a pas trouvé le chemin à notre droite. Jean BOREL confirme que nous nous dirigeons au Sud alors que nous devrions rester Ouest. Petit
retour en arrière, il y a à peine une amorce de trace là où nous aurions dû avoir un chemin. Pourtant nous nous y engageons, GPS en main, parmi une végétation assez dense. Allons-nous rééditer
nos exploits de Septembre!
Le sol est recouvert de bois mort, certainement des déchets
d'une coupe ancienne, qui rend la marche inconfortable. Nous arrivons quand même à retrouver le chemin; miracle, nous sommes toujours 28, personne ne s'est égaré dans les fourrés.
Ce fameux chemin nous conduit face à un grande plaine semée d'une céréale d'automne, bien verte et on
oublierait presque que nous sommes dans le Var.
Face à nous, une importante construction, l'Institut Médico Professionnel de Sillans. Nous circulons sur un
chemin en surélévation et quelques genoux vont souffrir des trous et des dévers. Le vent nous a retrouvé, toujours aussi glacial…mais nous l'avons dans le dos.
Nous traversons la route de Sillans et nous empruntons à nouveau le tracé de l'ancienne voie ferrée Grasse-Mazaugues , fil rouge de nos randonnées varoises. Le sol dégèle et Sylvette trouve que"la boue est amoureuse", expression signifiant de façon péjorative, "collante", nouvelle pour beaucoup d'entre nous, très utilisée en peinture (de bâtiment).
Petit coup d'œil sur la Bresque, petite rivière qui alimentera un peu plus en
aval la fameuse cascade de Sillans. Quittant la voie ferrée, nous arrivons aux remparts du village. Nouveau topo de Bruno sur l'utilité des
remparts et les droits des seigneurs.
Puis nous nous écartons du village, certains auraient aimé pique niquer, au soleil, à l'abri des remparts mais Bruno a décidé de remonter dans la forêt. Première vraie montée de la journée, nous l'apprécierons car ça réchauffe! Bien qu'il soit midi passé, il fait toujours froid et le vent ne s'est pas calmé.
Arrivés sur le plateau, le vent redouble mais nous dénichons une zone protégée où chacun trouvera à
s'installer au soleil.
Il est 13 h 45, largement l'heure de mettre la table…et aujourd'hui nous ne traînerons pas, d'ailleurs les principaux joueurs de carte sont
absents et il est à peu près certain que nous ne les aurions pas laissé s'installer.
A 14 h 15, Bruno donne le signal de départ et très rapidement nous atteignons la D22 par laquelle Yvette et Jacqueline, "les convalescentes du genou" vont revenir directement jusqu'aux voitures. A plus tard, Mesdames, et ne vous faites pas enlever.
Le reste du groupe se dirige carrément Sud sur un bon chemin presque rectiligne, facile, en descente, parfois bitumé et que nous parcourrons à une bonne cadence de
"fin de rando" . Un peu monotone quand même malgré de belles échappées sur la Provence Verte et en tout cas, à l'abri du vent.
Aux
Quatre Chemins, nous commençons à obliquer Ouest en direction de Cottignac.
Une construction bizarre, en bord de route,
au niveau de la Colle de l'Andérete,
certainement ancienne façade de maison ou de chapelle, permet à Jean d'enregistrer les facéties de Daniel et de Jacky…mais ne serait-ce pas plutôt une de ces mises en scène qu'il apprécie
tant ?
Voila, le
village apparaît maintenant, mais Bruno va nous faire stopper à nouveau pour nous parler des "fourches patibulaires"qui se
tenaientt au chemin de l'Aire où il nous a arrêtés. "Il s'agissait selon Viollet-le-Duc de piliers de pierre réunis au sommet, auxquelles on attachait les condamnés pour les pendre ou
les exposer au public après exécution". Pour des raisons d'hygiène, ces gibets étaient installés à l'extérieur des cités…
Le téléphone nous apprend qu' Yvette et Jacqueline sont aux voitures et vont nous rejoindre au café.
Celui-ci est petit et après avoir fait évacuer les autres consommateurs nous nous installons du mieux possible.
Bruno en profite pour nous montrer la médaille que lui a remis le responsable de l'Est-Var de la Fédération de Randonnée Pédestre, le jour du trentième
anniversaire du Cercle de Boulouris.
Bravo Bruno, tout le monde applaudit pour son mérite.
Mais il faut encore remonter aux voitures en traversant le village, 80 m de dénivelée. Mais cette fin de
parcours, pénible pour certains permettra de
visiter l'Eglise du 12ème siècle et sa façade du 18ème et d'admirer quelques unes des 17
fontaines du village.
Ouf ! c'est terminé. Mon dieu qu'il a fait froid, mais nous n'avons pas eu besoin des lampes de poche !
Merci Bruno, ce fut une belle rando, dommage que tu n'aies pas trouvé le bouton pour arrêter le ventilateur.
Merci aux photographes (qui ont bien eu froid aux mains): Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.
La semaine prochaine,
Jeudi 04 Février à 8 h 00 : Roquebrune s/ Argens (83) –
Les mimosas.
Cette randonnée autour de la Flûte, sur chemin et pistes, nous conduira sur un parcours fabuleux de floraison du mimosa. Nous y rencontrerons chapelle, ruines anciennes et des points de vue sur la côte et l’Estérel
5 h 00 - 18 kms - Déniv. 460 m - Moyen / Médio – Repas tiré du sac
Bruno GUERIN
Encore quelques photos en bonus :
Chapelle St.Martin


Bien disciplinés

En ordre de marche
mais gare aux mises en plis

Attention, ça glisse mais les Messieurs sont très galants

Remparts de Sillans

Parlons un peu des "fourches patibulaires"

Un peu tassés mais il fait enfin chaud

Dans le village

Sur cette belle et tendre image, au retour vers le parking , nous terminerons ce blog.
Flayosc - Les Vallons du Sud : 21 janvier 2010
Flayosc – Les Vallons Sud
Aujourd’hui Jean Borel nous emmène à Flayosc, « première porte du Haut Var perché sur sa colline dans un décor de forêts, de champs et de
vignes ». Flayosc, c’est ce village perché sur sa colline, que l’on aperçoit en allant de Draguignan à Salernes. Mais où l’on ne s’arrête jamais. Sauf aujourd’hui.
Nous voici 33 randonneurs sur le parking à l’entrée de Flayosc.
Jean s’adresse au groupe : « Je vous donne des
nouvelles de l’infirmerie ». Nous apprenons ainsi que Bruno devrait être opérationnel jeudi prochain pour la rando de Cotignac. Quant à Claude ici présent, il va devoir rester au
repos forcé pendant
deux mois.
Après la traditionnelle photo de groupe, Jean nous présente la rando : « Au Sud de Flayosc, nous allons découvrir un
pays de vallons et ruisseaux (Le Figueret, La Florièye et Le Rinalté), tous affluents de l’Argens. Nous verrons aussi deux chapelles, un pont romain, une cascade, une ancienne voie ferrée et ses
3 tunnels. Ce sera une randonnée assez courte (moins de 14 km
), avec un petit dénivelé de 306 m ».
Nous commençons par une rapide visite du village, « village médiéval aux ruelles sinueuses et
aux nombreuses fontaines ». Nous voici au pied de l’église, place Pied Barri
(en provençal : au pied des remparts). « On va remonter la rue des
Fainéants. L’origine de ce nom serait qu’on y élevait des vers à soie qui ne faisaient que manger des feuilles de mûrier ». Sans parler d’une autre
version, désobligeante pour les Flayoscais mâles. Ce qui n’empêche pas 4 ou 5 d’entre nous de prendre la pose pour Jean, dans la rue des Fainéants.
Jean nous conte l’histoire de Flayosc : « Les ancêtres ligures choisirent d’installer leurs avant-postes sur ce promontoire tranquille dominant la vallée. Puis vinrent les Romains attirés par la douceur du climat et les vignes réputées. Au 16ème siècle, le village se trouva au cœur de la tourmente des guerres de religion. En 1589, Flayosc fut pillé, saccagé et ses habitants massacrés par les troupes de Bernard, Marquis de la Valette. En 1792, pour supprimer à jamais le symbole des privilèges abolis, les Flayoscais détruisirent, en une seule nuit, le redoutable château féodal ».
Puis nous arriv
ons sur la place de la Reinesse, avec
sa jolie fontaine et son lavoir en pierre. La légende dit que s’élevait ici un temple païen où l’on adorait une grenouille d’or, d’où le nom de Reinesse. Puis nous parvenons au pied de l’église St Laurent. Dont on peut admirer la tour campanile restaurée, abritant 5 cloches en parfait état. Nous pénétrons dans l’église. « D’habitude on finit par les églises » remarque Cathy. Mais aujourd’hui nous commençons par nous recueillir avant la
marche.
Puis nous nous dirigeons vers la sortie du village.
Jean, prudemment, nous fait éviter la rue Rompe-Cul. Sait-on jamais, un accident
est si vite arrivé. Puis en désignant un carré (ou plutôt un cercle) d’herbe, il nous demande : « Savez-vous ce que
c’est ? » C’est Yvette (mais laquelle ? elles sont trois aujourd’hui) qui a la réponse : « C’est une aire de battage ». « Bravo Yvette ! Et juste en dessous, c’est le bois des
amoureux » ajoute Jean. Mais nous n’avons pas le temps d’y faire un tour. Nous sommes venus pour marcher .. un peu. Eh bien, marchons !
« Nous partons de l’altitude 310 m et allons descendre
jusqu’au pont romain, à 145 m » nous prévient Jean. Nous descendons, sans nous presser. Et nous arrivon
s
bientôt sur l’ancienne voie ferrée Grasse – Meyrargues. Nous voici à présent sur un vrai faux plat.
Mais nous quittons bientôt la voie ferrée pour un sentier qui descend gentiment. 
Nous atteignons la Chapelle St Jean. A l’intérieur de laquelle on aperçoit un charmant
autel.
« C’est une chapelle humble et modeste » nous dit Jean. « Tout comme moi ! »
Après une courte halte, nous franchissons notre première rivière : Le Figueret. Le sentier grimpe
maintenant à flanc de coteau. On devine le soleil sur notre gauche, mais il est masqué par la végétation. L’air est frisquet. Nous marchons à l’ombre, parmi les genêts et les cistes cotonneux,
blancs de givre.
Enfin nous atteignons un emplacement bien ensoleillé, idéal pou
r une
pause casse-croûte.
Après nous être chauffés quelques minutes au soleil, nous reprenons notre marche. A nouveau nous retrouvons l’ombre et la fraîcheur. Le terrain est collant, pour ne pas dire lourd. Par endroits
il nous faut contourner de grandes flaques. Puis sur la droite, nous apercevons une superbe plantation d’oliviers et de vignes : le Domaine de la Bernarde. Nous poursuivons notre
descent
e à flanc de coteau.
Et voici devant nous le pont romain, bien éclairé par le soleil. Nous nous approchons du muret pour admirer notre deuxième rivière : La Florièye.
Jean descend dans le lit de la rivière pour nous photographier. Le voici là-bas sur la photo, tout petit. De loin Marinette et
(la grande) Dominique lui crient : « Plus à gauche, Jean ! Recule d’un mètre ! » Mais le
piège est un peu gros et Jean ne se mouillera pas les pieds. Et voici la photo du pont romain. Que nous sommes beaux … de loin ! Le pont, lui, est magnifique !
Il est encore tôt, à peine 11 h30. Mais Jean nous propose de profiter du soleil pour pique-niquer. Voici un chemin à gauche qui
traverse un verger. Et un muret où poser nos fesses. La pierre est froide, mais au moins nous sommes au sec. Le soleil nous chauffe le dos, nous sommes assis confortablement. Et voici des
bouteilles qui circulent. Décidément la vie
est belle ! Après un repas bien arrosé, après le café, le gingembre et les chocolats, quelques beloteurs attaquent une partie. Est-
ce
un effet du Bandol ? Le ton monte rapidement. Un petit groupe se forme autour des joueurs de belote. Chacun y va de ses commentaires. La partie dégénère. Qu’ils sont bruyants !
Impossible de faire tranquillement la sieste. Jean décide donc de lever le camp. Mais Jean a encore les idées claires. Il nous rappelle : « Avez-vous tous payé pour Peille ? » Car dans 3 semaines, nous allons à Peille. Il y a resto. Il faut
payer !
Nous reprenons notre chemin. Jean nous fait remarquer : « Nous sommes ici sur la commune de Lorgues. Lorsque nous passerons le pont, nous serons sur celle de Flayosc. Et nous aurons même changé de canton ! » Quelle aventure, mon dieu quelle aventure !!
Nous progre
ssons à nouveau dans les bois. Bientôt Jean nous annonce : « On va contourner un château ». C’est le château de Florièye (du nom de la rivière). Mais il n’en reste que des ruines.
Que nous ne verrons même pas ! Puis nous atteignons notre troisième vallon et sa rivière : Le
Rinalté. Et sur notre gauche, voici la cascade. Mais quelle déception ! Elle est à sec ! On n
e voit que
des rochers couverts d’herbes. « Pourtant, quand je suis venu ici en septembre, il y avait de
l’eau ! » Promis, juré !
D’ailleurs en voici pour preuve la cascade prise en photo par Jean, il y a 4 mois. Le mystère reste entier : où est passée l’eau de la
cascade ?
Nous franchissons le Rinalté et suivons la route de Sauve-Clare. Voici à présent la Chapelle St Augustin. « On voit une belle mosaïque à l’intérieur » dit
Marie-Thérèse qui s’est permis de regarder par le trou de la serrure. Mais le compte n’y est pas : 2 chapelles, 3 vallons. Il nous
manque encore les tunnels !
Nous traversons le hameau de Sauve-Clare. Voici à présent le groupe qui ralentit jusqu’à faire du sur place. Le temps pour Jean
de nous prendre en photo. Quelle mise en scène ! Jean nous annonce : « On va retrouver la voie ferrée. Et les
tunnels ! »
Nous em
pruntons sur la droite l’ancienne voie ferrée. Bientôt, devant nous apparaît le premier tunnel. Nous stoppons, le temps de sortir de nos sacs une frontale
ou une lampe de poche. Et nous nous engageons dans le premier tunnel. « Si vous avez peur, vous pouvez vous donner la
main » a prévenu Jean. Mais le tunnel n’est pas bien long, une centaine de mètres seulemen
t.
Et voici un peu plus loin, le deuxième tunnel. A la sortie, Jean prend une nouvelle photo de groupe, intitulée « groupe sortant du tunnel ». Enfin voici le dernier tunnel. Ca y est, le programme est terminé. Nous avons tout fait. Il ne nous reste qu’à rentrer.
Nous poursuivons notre route. A un embranchement, nous marquons une dernière petite pause. Sur la gauche apparaît un chemin
dénommé « les Escruvelettes ». « Savez-vous ce que ça veut
dire ? » demande Jean. « Les écrevisses ». On le croit sur parole. « Nous avons fini la partie plate. On va monter d’une petite centaine de mètres. Au sommet nous aurons une vue magnifique sur
Flayosc ».
Nous grimpons donc le chemin des Escruvelettes. La côte nous paraît rude, après tant de plats et de faux plats. Et bientôt nous apercevons Flayosc. Nous dominons le village. C’est vrai, la vue sur le village et la vallée est magnifique. Puis nous descendons dans Flayosc. Direction le parking, afin de changer de chaussures et prendre un petit goûter. Puis, rendez-vous au Café du Commerce. Le patron nous a réservé une terrasse bien abritée, pour nous tous seuls. Et pour clore cette belle journée, nous prenons un pot bien mérité.
Merci Jean pour cette belle randonnée ensoleillée (cela nous change de jeudi dernier !) et pour la découverte de Flayosc.
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Prochaine randonnée : Jeudi 28 Janvier à 7 h30
: Cotignac (83)
Des tours et des remparts
Falaises et architecture du Moyen Âge.
Durée : 5 h 45 – 17,6 km – Dénivelé 370 m - Moyen/Médio
Encore quelques photos :
Groupe faisant du sur
place
Groupe sortant du
tunnel
Groupe sur le
pont romain
Attenti
on, ça g
lisse !
Pique
-niqueurs
Rand
onneuses


St Raphaël - Le Castellas : 14 janvier 2010
St Raphaël – Le Castellas
Aujourd’hui Jean Borel nous emmène à Saint Raphaël (il ne pouvait pas faire plus près !). Plus précisément, sur le chemin du Castellas.
Il est 8h15. Nous voici 24 randonneurs sur le parking du golf-école du
CREPS. Vingt-quatre, c’est beaucoup ! Car la météo est très incertaine. Mais peut-être sommes nous tous attirés par la galette des rois que nous espérons déguster en fin de
randonn
ée ?
Jean nous présente le parcours : « Nous allons emprunter un sentier historique. C’est l’ancien chemin que les fermiers d’Agay utilisaient autrefois pour se rendre à Saint-Raphaël. Puis nous rejoindrons le chemin des
douaniers.
Après avoir contourné le Cap du Dramont, nous irons pique-niquer au port du Poussaï. Ensuite nous rentrerons, toujours par le sentier du littoral. C’est une petite rando très
facile ». Rando de 11,130 km (quelle précision !!) et 2
66
m de dénivelé.
« Nous avons retrouvé avec plaisir
Yvette » nous dit Jean. Yvette qui reprend la marche après plusieurs mois de repos forcé. Rien de tel qu’une petite rando facile pour une reprise ! Bruno, quant à lui, devra
patienter encore une semaine avant la reprise. Mais aujourd’hu
i, il est chargé d’une mission de confiance : les
galettes ! Jean nous a dit : « Bruno doit acheter les galettes. Mais avant de l’appeler, j’attends 10h30. On verra comment le temps
évolue ».
Eh oui ! Car le temps n’est pas sûr. De partout apparaissent de gros nuages noirs menaçants. « On y va quand même ? » demande Jean. Qui ne dit mot consent. Nous démarrons donc. Nous sommes tous bien équipés : anoraks, capuches, gants et bonnets. Nous n’aurons pas froid.
Nous attaquons le sentier qui mène au Castellas, au-dessus d’Agay. Il fait sombre. Une petite pluie fine nous rafraîchit. Par endroits il nous faut contourner de larges flaques. Le sol est un peu
boueux, mais nous avons connu pire.
Voici à présent une descente suivie d’un gué.
Le franchissement d’un gué, c’est du pain bénit pour les photographes. Qui sont toujours à l’affût d’une glissade, d’un pied mouillé ou mieux, d’une chute. Mais aujourd’hui pas de chute !
Admirons quand même au passage Danièle, très élégante avec son ombrelle.
Il est 9h20. Cela fait une heure que l’on marche. Il est temps de faire
une pause. Nous nous disposons en cercle autour d’un muret propice (comme dirait Daniel R.). Propice,… pour y déballer notre casse-croûte. La pluie semble s’être arrêtée. Profitons-en pour
croquer qui sa banane, qui son sandwich.
« Est-ce que tout le monde est reposé ? » demande Jean. Après la longue marche que nous avons faite ? « On va repartir ». Et nous repartons.
Jean nous prévient : « Si le temps s’améliore, nous pourrons suivre le programme. Sinon je vous propose de rentrer directement par la route du bord de mer. Nous irons pique-niquer à la maison – comprenez chacun chez soi. Nous pourrons nous retrouver ensuite à 15 heures, au café de Boulouris. Pour manger les galettes achetées par Bruno ».
Nou
s
approchons de Cap Estérel. Annie raconte : « C’est ici que je me suis fait tirer dessus au 22 long rifle. Heureusement ils m’ont
ratée ! » Mais aujourd’hui nous ne courons aucun risque : les adeptes du tir à la carabine n’aiment pas la pluie. La pluie, parlons-en, elle redouble. Certains
s’arrêtent pour enfiler leur cape. Jaune, orange, bleu, rouge, voilà un peu de couleurs dans la grisaille ! Il est 10 heures. Devant nous apparaissent à présent les constructions de Cap
Estérel.
Il faut se rendre à l’évidence : nous n’irons pas pique-niquer au port du Poussaï. Nous n’irons pas non plus crapahuter sur les rochers glissants du sentier des douaniers. Nous opérons un repli stratégique, dixit Jean.
Nous descendons vers la mer. Devant nous le Dramont se profile dans la brume. En bas à gauche, voici la plage du Pourrousset. Qu’elle est grise aujourd’hui, la Grande Bleue !
Nous longeons la mer en direction du cap du Dramont. Tout en restant sur la nationale, c’est plus sûr.

Nous marchons courbés, fouettés par la pluie et le vent. En file indienne dans les passages étroits. « Ils sont fous, ces randonneurs ! » doivent se dire les automobilistes
qui nous croisent. Oui, c’est vrai, nous sommes fous, nous qui espérions passer entre les gouttes.
Jean téléphone à Bruno et lui explique la situation :
« Il pleut. Nous sommes obligés de rentrer ». Puis il lui passe les consignes : « Amène un pantalon sec
pour Jacqueline ! Et va acheter les galettes ! Nous serons 30 ». Enfin pour terminer : « Tu as bien tout noté ? N’oublie
pas le pantalon ! » Et surtout, Bruno, n’oublie pas les galettes !! Ce sera notre récompense pour être venus marcher sous la
flotte !
Nous passons au large du port de Poussaï. Sans même jeter un œil au
sémaphore du Dramont. Dommage, car Jean nous avait préparé un topo sur les sémaphores. « Combien y a-t-il de sémaphores en France ? Réponse : 59. En quelle année
fut ouvert le sémaphore du Dramont ? Réponse : En 1806. Il est ensuite fermé lors de l’abdication de Napoléon, puis rouvert sous les Cent Jours. Il ne sera rouvert qu’en 1966.
Ses missions comprennent : la protection du trafic maritime, la surveillance de la navigation maritime, la lutte contre la pollution accidentelle en mer… ».
Puis nous passons devant la plage du Débarquement.
Rêvons un peu. Il fait beau, le soleil brille, la mer est bleue. Sur la
plage Jean nous conte l’histoire du débarquement de Provence : « La
7ème Armée américaine que commande le général Patch, va constituer le corps expéditionnaire. Elle comprend l’Armée B placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny. S’y
retrouvent les combattants du corps expéditionnaire qui s’est couvert de gloire en Italie et des soldats fraîchement embarqués en Afrique du Nord : Algérie, Tunisie, Maroc et des troupes
venues d’Afrique Occidentale et Equatoriale française…. ».
Mais revenons à la réalité. Nous progressons sous la pluie battante. Voici à présent la plage d’Aigue Bonne. Puis la plage de Boulouris. Nous prenons la route qui grimpe près de la Nécropole militaire. Soudain la pluie redouble de violence. Nous sommes trempés ! Encore quelques mètres et nous embarquons en vitesse dans nos voitures. Pour rentrer chez nous, pique-niquer bien au sec.
A 15 heures, nous nous retrouvons tous – et même davantage (certains
conjoints apprécient aussi la galette !) – au café de Boulouris. Bruno a tenu parole : les galettes sont bien là. Et elles sont excellentes ! Grand merci à la section Randonnées du
Cercle de Boulouris ! Après avoir couronné les rois et les reines, nous regagno
ns
nos pénates.

Merci Jean pour cette randonnée bien arrosée, mais ô combien vivifiante !
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Pause
casse-croûte
Que
de couleurs !



A la queue leu leu

Sous la pluie
La Grande Bleue
Falaises et architecture du Moyen Âge.
c Jean à Flayosc (83) : Les Vallons Sud.
Il était une fois FLAYOSC. . . Première porte du Haut-Var, perché sur sa colline dans un décor de forêts, de champs et de vignes. Au départ de ce village médiéval aux ruelles sinueuses et aux nombreuses fontaines, nous partirons allégrement à la découverte des vallons du Sud (Le Figueret, La Florièye et Le Rinalté) jalonnés par de nombreux pôles d’intérêts (Chapelles Saint-Jean et Saint-Augustin, voie Romaine Giulia, pont Romain, ancienne voie ferrée et ses 3 tunnels. . .)
Longueur : 13 Kms 794 – Dénivelée : 306 m – Durée : 4 H. Niveau : Moyen Médio. Repas tiré du sac.
ATTENTION : Il est conseillé de se munir de lampes électriques pour le passage des tunnels
Roquebrune-pas de l'Eouvé- 7 janvier 2010
Roquebrune/Argens- Le Pas de L'Eouvé.
Pour la 1ère rando de l'année, Roland avait prévu une petite balade dans les Maures de 15 km avec 300m de dénivelée. En fait une petite erreur
d'estimation de la longueur, relevée par Jean BOREL, la réduisait à 12 km ce qui s'avéra exact à l'arrivée. Donc pas de quoi s'affoler, une petite remise en jambes après les fêtes, tout a fait dans nos cordes. La météo assez catastrophique les jours précédents
nous prévoyait du soleil le matin et de la pluie l'après-midi, même de la neige parait il !
Effectivement, il faisait beau, mais un peu froid (-2 °) lorsque les 23 marcheuses et marcheurs se retrouvèrent près
du petit lac du Fournel, retenue collinaire sur le ruisseau du même nom. Bruno n'est pas présent, une mauvaise chute dimanche dernier lui a provoqué une petite entorse du genou.
C'est un petit coin très sympathique où les pêcheurs doivent se retrouver à la saison .
Sur la rive opposée, en pente, de nombreux bungalows ont été installés sur des restanques.
En nous présentant le parcours, pratiquement tout en vallons, Roland nous prévient que nous allons rencontrer beaucoup d'eau sur les chemins mais certainement moins que lors de sa reconnaissance. S'il avait plu les jours précédents, nos responsables avaient prévu d'intervertir cette rando avec celle de la semaine prochaine.
Jean-marie, prévoyant, inaugurait de nouvelles guêtres, très remarquées, a tel point qu'une photo en fut prise pour immortaliser l'événement.
A 8 h 49, après la photo de groupe, Roland entraîne sa petite troupe sur un chemin qui va longer le Ruisseau du Fournel. Nous sommes sur le parcours de la course
cycliste du Roc d'Azur et il connaît bien ce chemin pour l'avoir parcouru en VTT lors de la course d'octobre dernier.
Effectivement l'eau ruisselle d'un peu partout pour rejoindre le vallon du Ruisseau de Fournel. Aujourd'hui, il mesure un mètre au maximum, mais l'état de ses
berges encombrées d'arbres couchés nous permet d'apprécier ce que cette petite rivière peut être lors des crues. Il prend sa source sur les flancs du Mont Pegros , 341 m, où nous avons déjà
randonné.
Le chemin est souvent inondé de grandes flaques recouvertes d'une couche de glace : à contourner obligatoirement.
Les petits gués se traversent par contre sans problèmes.
Lorsque nous arrivons au Pas de l'Eouvé ( nom provençal du chêne vert), le gué est un plus conséquent mais se franchit sans difficultés. Par contre, si le
niveau avait été un peu plus haut, nous imaginons, en frissonnant, une traversée pieds nus, dans l'eau glacée.
Puis à 10 h, bien au sec maintenant et installés sur des rochers nous prenons notre "pause banane", accompagnée des marrons glacés d'Annie. C'est encore la
fête…
Le ciel se couvre de plus en plus, la météo aurait-elle vue juste pour une fois ?
En tout cas, nous poursuivons notre montée dans une zone qui a subit l'incendie de 2003. Les chênes-lièges ont bien résisté, les arbousiers et les bruyères arborescentes sont bien repartis et les cistes ont envahi les zones laissées libres. Roland nous arrête pour un petit effeuillage avant la montée nous conduisant au point culminant de notre randonnée.
A 11 h, nous l'atteignons : 178 m, nous sommes loin des exploits du début de saison. Roland nous fait faire un 360 ° avec
"Au nord-ouest le Vieux Revest, le Col de Valdingarde, les ruines de St.Daunas, le Château de la Mère où nous avions randonné en Mai 2009, à l'ouest, le Mont
Pegros, plus au sud, le "Car brûlé" et le col du Bougnon, carrément au sud, la Bastide Martin où nous allons passer et les Issambres, au nord-est la Flûte où nous irons en Février et Roquebrune.
Tout au fond, les sommets enneigés du Mercantour."
Rassemblés près d'une citerne bien taguée, Roland va nous faire un topo sur le liège, échantillon en mains :
" Le liège, utilisé essentiellement pour la fabrication des bouchons est récolté au Portugal
(50%), en Espagne (20%), en Sardaigne, Afrique du Nord et un petit peu en France. C'est l'écorce du chêne liège qui en est la source. La première écorce, dite mâle, récoltée après 15 ans, de
mauvaise qualité n'est pas utilisée (ricanements de la gent féminine). L'opération effectuée pour retirer l'écorce est appelée démasclage. Elle se pratique sur le tronc où les très grosses branches. Le liège est retiré sur 1 m environ. 15 à 20 ans après, on récolte la seconde écorce, dite
femelle (cris enthousiastes de la gent féminine) qui sera utilisée pour les bouchons. Commence alors une longue série
de traitements, le 1er , à l'eau bouillante pendant une heure permet de détruire tous les insectes contenus dans la matière. Après l'égouttage, le liège est séché pendant 6 mois, à
l'abri de la lumière en hygrométrie contrôlée. Les futurs bouchons sont alors taillés en différentes épaisseurs de 36 à 46 mm. Puis les bouchons sont
classés en 7 catégories selon la qualité : de 1/3, bons, jusqu'à 5/7, médiocres.
Un traitement au dioxyde de carbone permet d'éviter les goûts de bouchon. Enfin les bouchons sont imprimés et lustrés pour les rendre plus glissants.
C'est merveilleux ce qu'on apprend en randonnant ! Merci beaucoup Roland.
Nous abordons
maintenant la descente qui va nous ramener vers nos voitures. Dans une courbe du chemin, le passage des véhicules a transformé le sol en une boue jaunâtre. Quelques marcheurs auront la malchance de poser le pied sur des
zones particulièrement molles, s'enfonçant jusqu' à la "tige".
Notre ami Michel, à ce petit jeu, récoltera le 1er prix.
Mais il est midi, il est temps de trouver un endroit pour pique-niquer. Les ruines de la Bastide Martin nous
permettront une installation sommaire, certes, mais au moins sèche. Jean Borel se livrera à une débauche de photos de couples qui créeront peut-être des scènes de ménage, à la parution du blog .
Mais la plus insolite sera celle de Marinette dans une vielle brouette rouillée, poussée par Dominique.
Après avoir dégusté les chocolats de Ginou, les gâteaux à la cannelle de Maryse, le gingembre de Maurice, le chocolat de Daniel et une deuxième tournée de marrons glacés d'Annie (n'ai-je rien oublié ?) nous repartons très détendus pour les 3 km restants.
Petit arrêt devant ce que Roland appellera le "temple maya". Bon ! Nous on veux bien, les occupantes actuelles sont
plutôt des abeilles ! Roland pense qu'il s'agit des vestiges d'un ancien village dont il ne pourra définir l'origine, évoquant une éventuelle mine. Un peu plus bas nous rencontrons une nouvelle construction de forme cylindrique, extérieurement en bon état. Une petite visite des lieux nous
permettra de définir qu'il s'agissait d'un ensemble de sanitaires, douches, WC, lavabos.
La carte ne nous en dit pas plus mais elle révèlera un ensemble de chemins montrant une sorte de viabilisation bien retrouvée sur le terrain
avec des regards d'égout. Un deuxième ensemble du même type a été érigé un peu plus haut. De là Jean nous livrera l'histoire d'un promoteur voulant installer un centre de vacances. La demande
étant présente, il anticipa l'attribution du permis de construire…qui lui fut refusé.
Hypothèse, réalité ou mythe, lorsqu'il ajouta que ce Centre était destiné aux naturistes, le doute entra dans nos esprits : mais qui sait ?
Nous retrouvons rapidement nos voitures après avoir coupé une prairie bien
humide…qui lava nos chaussures.
Notre café habituel aux Issambres étant fermé, c'est au bar PMU de St.Aygulf que nous prîmes notre pot dans la joie et l'amitié.
Merci Roland pour cette première rando de l'année qui nous a permis de se remettre en jambes après les fêtes.
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.
La semaine prochaine, encore une rando très cool
:
Jeudi 14 Janvier à 8 H 00 : SAINT-RAPHAËL Le Castellas ( 83 )
Agréable randonnée sur un sentier historique ; nous découvrirons l’ancien chemin que les fermiers d’ Agay utilisaient autrefois pour se rendre à Saint-Raphaël . Le retour se fera par le sentier du littoral créé sous la révolution par l’administration des Douanes et utilisé par les douaniers jusqu’au début du XX ème siècle .
Très belles vues sur le Massif de l’Esterel, la baie d’Agay, le Dramont et l’Ile d’Or .
Longueur : 11 Kms 130 – Dénivelée : 266 ms – Durée : 4 H . Niveau : Moyen Médio . Repas tiré du sac .
Coût du trajet A. R. : 1 € 20 .
Responsable : Jean BOREL
Encore quelques photos en bonus :
De l'eau...partoutJoli pas glissé!

Pas de cinéma Daniel, saute !

Des couples !



Quand même, une montée !
Paysage de brulis
Pique-nique
Une aime, l'autre pas

Ah ! nos guides
Ruines de la Bastide Martin
Les sanitaires des "naturistes"
Fondurane-Le haut Serminier-30 décembre 2009
Bon c'est la der…de 2009. Il faut arroser ça ! Malgré une météo morose mais
sèche, il pleuviote lorsque nous nous retrouvons à 17 marcheurs et marcheuses sur le parking de Fondurane, au bord du lac de Saint Cassien et ce sont
peut-être les nuages qui vont nous arroser. Les plus pessimistes ont sorti les capes de pluie. En ce 30 décembre, il n'y a pas de trêve des confiseurs pour les
marcheurs du cercle de Boulouris, Jean BOREL nous avait préparé une petite rando de 15 km et 450 m de dénivelée. Dans sa présentation il avait même écrit : " Pour la dernière randonnée de l'année,
et à la veille de la soirée du réveillon, nous vous proposons un parcours facile qui ne mettra pas à mal vos mollets, sur des pistes surplombant le Lac de Sant-Cassien et offrant de belles
vues" .
Après avoir présenté son programme de la journée, il nous déclara : " Aujourd'hui, nous avons
retrouvé avec beaucoup de joie notre Jacqueline, en pleine forme après une longue interruption. Surtout, ne va pas trop vite, Jacqueline, nous ne pourrions pas te suivre…
Aujourd'hui nous sommes 17 et c'est la 17ème rando de la saison sur 18
programmées. Une seule a été annulée à cause de la pluie. Pas mal".
Dans la grisaille de cette matinée, les photographes ne vont pas être gâtés, néanmoins, il faut bien opérer pour la photo de groupe sur laquelle, pourtant, tous les participants sont souriants.
Et c'est
parti. Déjà Jean nous annonce un petit supplément au programme pour aller visiter la Réserve Ornithologique de Fondurane.
Petit
sentier très boueux qui nous ramène…sur le chemin principal. Là, à la première bifurcation, Jacqueline et Bruno vont nous quitter, pour s'avancer un peu, alors que les 15 autres s'enfoncent dans
le bois en direction de la cabane d'observation.
Cette réserve biologique couvre 43 hectares. Elle est la propriété d'EDF et est protégée depuis 1988.
175 espèces d'oiseaux sont recensées. Le site est géré par le Conservatoire d'étude des écosystèmes de Provence Alpes du Sud et permet l'observation en toute saison d'espèces parmi les plus menacées : colvert, sarcelle, héron cendré, chevalier, busard des roseaux.... La cistude est une tortue aquatique indigène. Elle est en concurrence avec la tortue de Floride et la chélidre serpentine, tortues invasives, agressives, qui posent le problème du lacher d'animaux exotiques dans la nature.
Recommandation de silence, un peu inutile, pas
une plume sur l'eau. Heureusement il y a des illustrations dans la cabane, mais personne ne les regarde.
Nous retrouvons la piste principale et abordons directement la grande montée,
seule difficulté du parcours. Elle nous conduira au point culminant à 350 m, soit 200 m de montée. Il ne pleut plus et ,comme il fait doux, une séance "d'effeuillage" sera nécessaire.
Nous poursuivons la montée mais les belles-vues sur le lac de St Cassien, promises par notre guide, seront pour des jours meilleurs. Pourtant on arrive à apercevoir la mer : incroyable !
Toujours la grisaille avec un plafond de plus en plus bas, mais en fait c'est nous qui
montons et nous rapprochons de lui.
"Pause banane" au sommet, à la cote 347, près du point géodésique sur lequel Marie s'est irrévérencieusement assise ! Nous avons retrouvé Jacqueline et Bruno qui nous avaient devancés. Jacqueline a toujours la "pêche", heureuse d'avoir retrouvé le groupe des marcheurs. Bravo !
Comme à chaque fois que nous passons ici, ça sent la crotte de mouton. Ils ne doivent pas être loin.
Daniela a encore emporté son potage que
Daniel
ROYER apprécie à nouveau. Il a pris un abonnement depuis la semaine dernière, mais aujourd'hui il s'est muni d' un bol chinois, qui précisera t'il, n'est pas en porcelaine. L' autre Daniel
trouvera que ça fait un peu "Cage aux Folles".
Nous repartons sur un faux plat montant, ou plutôt, une succession de montées et de descentes légères.
Dans un virage Jean nous montre les "villages perchés" : Seillans, Fayence, Tourettes, Callian et Montauroux. Eux aussi sont dans la brume.
Un troupeau de mouton occupe toute la piste. Pas de berger en vue, un seul "patou" assurant
la garde du troupeau.
Nous prenons beaucoup de précautions pour ne pas effrayer les bêtes. Le chien est très pacifique, contrairement à la réputation de
cette race canine. Il va même se lier d'amitié avec Jacky !!!
Les moutons aussi ne sont pas sauvages et Jean montre la carte à l'un d'eux lui assurant que
nous sommes à l'azimut 8345, n'importe quoi ! Mais le mouton semble intéressé…
Nous reprenons notre chemin avec ses montées et ses descentes. Il est 11 h 10 . Jean annonce à Jacqueline : "Nous
allons bientôt atteindre le croisement où tu nous quitteras avec Bruno pour raccourcir le parcours, mais nous allons avancer notre pique-nique pour le prendre avec toi". Sympa notre guide !
C'est donc à côté d'une cabane de chasseurs que nous nous installons. S'il venait à
pleuvoir, nous pourrions nous y abriter. Une belle brochette de marcheurs s'est installée sur une planche entre deux troncs.
Les
autres espèrent que la planche va craquer sous les soubresauts de certaines. Mais non, ça tient. Dommage pour la photo.
L'un d'entre nous a choisi un tronc très étroit.
Lui
seul possédait une anatomie correspondante. Devinez ?
Nos deux amis nous ont maintenant quittés. Sur un très bon chemin nous continuons d'avancer sous un ciel bien "bâché". Pas d'espoir de voir le soleil aujourd'hui. Jean a repéré deux petits lacs collinaires du côté droit du chemin en contrebas et il nous entraîne dans un mauvais chemin qui rejoint le plus oriental : la curiosité n'est pas seulement féminine.
Effectivement dans le vallon du Gabre, bien
connu n'est-ce pas MM. Jacky et Daniel, nous découvrons un petit étang sympa aux eaux bien brunes.
Jean part en reconnaissance pour rejoindre le second, à deux cent-mètres à l'ouest mais il renonce, la végétation étant trop
dense.
Nous reprenons notre piste principale et la carte indique un autre petit lac à gauche de la route mais celui-ci, Jean le garde pour lui et ne nous le fera pas découvrir.
Presque deux kilomètres de bitume sur une petite route agréable qui nous conduit jusqu'aux
hameaux de Villards : Les Villards de Latil et le Villard des Granges.
Puis c'est à nouveau la piste sur le GR49 qui nous conduit enfin au lieu dit Haut
Serminier, en fait un petit sommet à notre gauche à 278 m.
Il ne reste plus qu'à descendre jusqu'au lac aperçu plus bas. Et c'est d'un bon pas que le
groupe traverse le pont.
Nous retrouvons Jacqueline ravie de ses 10 km.
Une petite surprise nous attend à nos voitures : Marinette, Dominique et Daniela nous ont
préparé un joyeux pot pour fêter la fin de l'année.
Champagne et gâteau maison que tout le monde appréciera. Bruno mettra même de la musique à partir de son
auto-radio. Félicitations et remerciements aux organisateurs de cette petite manifestation.
Le soleil, heureux lui aussi, nous envoie une petit rayon, histoire de participer à notre allégresse.
Merci Jean pour cette journée, maussade par le temps mais chaleureuse par l'amitié des marcheurs.
Merci aux photographes, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.
L'année
prochaine, Jeudi 07 Janvier à 8 h 00 : Roquebrune sur Argens (83) –
Pas de Léouvé – Départ du pont du Fournel sur la route du col du Bougnon, nous emprunterons
des pistes très bien tracées. Pas de difficulté pour une reprise après les fastes de fin d’année. Nous passerons au pas de l’Eouvé, puis dans le vallon de la Bastide neuve pour arriver à
« Car brûlé ». De là nous emprunterons un sentier « descendant » pour revenir au pont du Fournel.
Comme d’habitude, si le temps est pluvieux les jours précédents cette
rando, nous aurons l’occasion de tester l’étanchéité de nos chaussures!!!
Mais rassurez vous , pas besoin de canoés.
Nous observerons "les classiques" du massif des Maures: Bougnon, Etangs de Villepey, Valdingarde, la Flute.
- 4 h 30 – 15 Km – Déniv. 280 m –
Moyen / Medio – Repas tiré du sac
Roland COLLOMB
Quelques photos en bonus .

Quand il faut y aller...
Ne sois pas
triste Dominique, on en verra quand même des oiseauxTroupeau radiocatif, regardez leurs yeux. C'est surement un reste de Tchernobyl...

Sans commentaires.

Nicole et ses hommes !

Alors, on se tient chaud !

Bravo Jacqueline !

Attention poison. Abstiens-toi si tu veux passer un bon réveillon.
Bonne et heureuse année.

Pas sérieux ces randonneurs
La Forêt de la Colle du Rouet-23 décembre 2009
La forêt de la Colle du ROUET.
A cause de ce sacré Père Noël, la rando de jeudi avait été avancée au Mercredi 23. Mardi soir, il fallait
bien du courage pour préparer son sac ! Après deux jours de pluie et malgré une meilleure prévision météo pour Mercredi, nombre de
randonneurs étaient "restés sous la couette". Seuls six courageux, dont deux dames, se retrouvèrent sur le parking de
Boulouris.
8 h passée, pas plus de randonneurs. Il faut se rendre à l'évidence, nous ne serions que six, malgré
un soleil radieux…
Bruno proposa de faire une rando réduite de 12 km vers le lac de Malpasset mais Jean-marie lui fit remarquer que nous ne pourrions pas franchir le gué du Reyran. Et puis, nous étions venus faire nos 18 km, alors ne lésinons pas, allons-y !
Ce sont donc seulement deux voitures qui atteignent le parking au bord du Blavet. Le débit de la rivière est impressionnant, ce n'est pas le jour à marcher dans son lit comme en été.
Pendant que Bruno et Daniel vont positionner une voiture à Tourtoune, un peu plus au nord, les quatre autres
marcheurs se caillent, au bord de la rivière, à l'ombre et en plein vent . La falaise de la Colle Rousse est bien éclairée mais le soleil n'est pas assez haut pour nous réchauffer. Dès que nos chauffeurs reviennent, nous les pressons pour partir…sans oublier de prendre la photo de groupe devant la grande falaise. Ce fut
Daniela qui opéra.
A partir de combien parle t'on de groupe ? Nous c'est plutôt un
petit commando.
Bruno prendra quand même le temps de
nous montrer la carte, le profil et les caractéristiques de la rando : 18 km et 500 m de dénivelée. "Ce n'est pas difficile précise t'il, la dénivelée , à part la
montée de ce matin est faite d'une succession de petites montées et de petites descentes".
Il est 9 h 07 lorsque nous quittons le parking pour deux cent mètres de bitume avant de nous engager sur un petit chemin.
Très vite nous sommes confrontés au premier obstacle : un petit gué bien encombré de végétation. Dominique mettra un pied dans l'eau mais seulement pour faire parler de lui !
Puis nous débouchons sur une grande zone déboisée pour le passage du pipe-line de gaz. Notre chemin serpente dans cette zone, "faux-plat montant" (même quand Jean BOREL n'est pas là, on utilise sa terminologie) un peu encombré d'herbes hautes. Très rapidement Bruno aura les jambes de son pantalon trempées. Il proposera aux membres de sa petite troupe de le remplacer en tête, mais sans succès.
Enfin, nous atteignons le GR 51 , dit "Balcon de la Méditerranée", que nous avons eu souvent l'occasion d'emprunter à d'autres endroits. Et c'est effectivement un véritable balcon dans cette zone où nous dominons la plaine du Muy avec la montagne de Roquebrune et les Maures en arrière-plan.
Le collet REDON,
bien caractéristique, est très proche de nous.
Nous sommes en pleine rhyolite permienne, si familière à Bruno. Mais aujourd'hui, il s'abstiendra de commentaires à son sujet, tant il
nous l'a déjà décrite.
Le Ministère de l'écologie et du développement durable, par arrêté du 3 mars 2006, a désigné la Colle du Rouet dans le site Natura 2000
(zone de protection spéciale) - Journal Officiel, 10 Mars 2006 (num. 59)
L'eau ruisselle de partout mais notre chemin qui monte légèrement est bien propre.
En bas des différentes cascades, une mousse blanche évoque des détergents. Différentes hypothèses sont évoquées, la plus farfelue évoquant
"les écureuils se lavant les pattes avec de l'OMO"…
Le soleil brille toujours et très
rapidement il faudra faire une pause "effeuillage". Pour l'instant les prévisions de la météo sont exactes même si quelques nuages s'accrochent à la montagne nous faisant
craindre un cheminement dans la brume.
Mais le vent nettoiera tout cela et c'est toujours sous le ciel bleu que nous poursuivrons notre
route.
Nous cheminons à mi-pente entre le Castel Diaou (le Château du Diable) à la côte 560 m et le Château du Rouet à 117 m, célèbre pour son vin. Concernant ce dernier, Bruno évoque une rando où Raymond avait fait déboucher deux bouteilles de "pétillant"…
Vers le sud, de nombreuses gorges
dans les roches rouges, conduisent l'eau vers les différents ruisseaux et rivières de la plaine qui se regrouperont dans l'Argens.
Le paysage est superbe et la visibilité parfaite, jusqu'à la montagne
Ste.Victoire.
Mais il est temps de faire la
"pause banane". Celle-ci a bien failli perdre son nom, seul Jean-Marie avait choisi ce fruit exotique. Dominique et Marinette, échaudés, si l'on peut dire, par les
bananes congelées de la dernière rando avaient choisi une autre option. Daniéla avait opté pour un potage poulet, vermicelle, petits légumes qu'elle partagea avec
Daniel.
Reprenant notre balade, Bruno
nous annonce le vallon de Bennet dont l'appellation fut encore l'objet d'une utilisation détournée : vous voyez ce que je veux dire. A notre gauche, un gros piton surnommé "l'Argile", pourtant il
est bien rouge et rhyolitique. Toute la zone a brûlé en 2003 et bien que la végétation soit repartie, elle est basse, constituée seulement d'arbousiers et de bruyères arborescentes. Jean-Marie,
ayant fait cette rando en 2000, ne reconnaît plus le paysage, les rochers rouges, cachés par les arbres à l'époque, sont devenus très visibles.
Enfin nous arrivons à la Fontaine
des chasseurs, grand carrefour de chemins à la cote 409. Une plaque commémorative évoque la mémoire de deux chasseurs. "Comment peut-on tuer deux personnes avec une
seule balle ?"… Ce fut la remarque "blonde" de la journée.
Lors d'une rando récente, le groupe était déjà monté jusqu'ici, grimpant à partir du versant sud.
A gauche, point
culminant du secteur, se dresse les Roches de la Fille Isnard. Qui était la fille Isnard, même Bruno ne le sait pas ? L'ensemble des Roches constitue un oppidum
et Google nous a seulement appris que le patronyme Isnard était très répandu en Provence où la famille a eu une grosse influence sur l'histoire locale au 13ème et 14ème siècle.
Maintenant nous
allons changer d'orientation, prenant une route est, sur l'ubac de la montagne. La végétation a complètement changé par rapport à l'autre versant. Ici ce sont essentiellement des chênes
qui poussent sur ce versant nord…et nous avons perdu le soleil, d'abord car le temps s'est couvert et aussi parce qu'il est trop bas , caché par la
barre rocheuse.
Le chemin aussi a changé, plus sablonneux et avec de grandes flaques qu'il va falloir franchir en se frottant de près à la
végétation. Nous commençons à être bien "crottés".
Nous avons à
traverser de nombreuses combes où le chemin est coupé par des ruisseaux temporaires , faciles à franchir.
Beaucoup de mousses et de lichens sur ce versant. Bruno en recueillera pour la crèche de Jacqueline. Tu vois, nous pensons à
toi.
Mais il est l'heure
de songer au pique-nique. Pas un rocher au bord du chemin. Nous apercevons, au-dessus de nous, une ruine, celle de la Villa Bonnefoy, mais il faudrait remonter de 50 m, à travers bois pour
l'atteindre.
Finalement, dans un virage nous nous installons, qui en hauteur, qui
au raz du sol. Le temps est
de plus en plus couvert et l'hypothèse de la pluie n'est pas à exclure.
Là va commencer "l'épisode chasseur". Alors que nous dégustons nos sandwiches et Daniéla le reste de son potage, un 4X4 de chasseur s'arrête devant nous. Il est à la recherche de son chien qui suit un "gros". Comprenez un sanglier. A l'aide d'une petite antenne, il cherche dans quelle direction le chien est parti. Lorsqu'il nous quitte pour aller plus loin, nous entendons la clochette d'un chien qui se rapproche de nous, de plus en plus près. Va t'il nous ramener le sanglier ? Bruno dit : " J'ai déjà repéré un arbre pour me mettre à l'abri".
Mais le chien déboulera finalement seul, pas très loin de Dominique, mais sans le sanglier.
Rapide fin de
repas- toujours la pluie qui menace - Bruno a zappé le fromage. Ensuite café et gingembre offert par la famille Duchêne. Et nous repartons jusqu'au Fond de Moutte où nous retrouvons un fort
groupe de chasseurs en train de se restaurer.
Finalement, ils n'ont pas tué le sanglier et ont perdu un chien.
Nous les laissons à leurs agapes car nous voulons absolument rentrer avant la pluie. Un nouveau 4x4 de chasseur s'arrête à notre hauteur :
"Avez-vous entendu les clochettes d'un chien" ? Oui peut-être, au fond du vallon, mais assez loin. L'un d'entre eux ressort son antenne et
Daniela se fait expliquer le fonctionnement de l'engin : ça lui servira certainement un jour ou l'autre !
Nous sommes maintenant au-dessus
du lac de Méault, avec son barrage de terre, où nous avons déjà randonné.
La rivière Endre dont la source ne se trouve pas très loin, au nord de Bagnols-en-Forêt, décrit une élégante boucle autour de la colline sur laquelle le côté sud du barrage prend
appui.
Un autre 4x4 est arrêté au bord de la route avec un superbe barbu qui casse la croûte sur le capot. Casse-croûte bien arrosé ainsi que le montre la photo. Nous lui demandons si lui aussi cherche son chien, le prenant pour un chasseur. "Non, le mien est avec les moutons en bas" nous répondit-il". C'était un berger !
Bruno nous offre la possibilité de prendre un raccourci mais nous refusons, nous les voulons nos 18 km
!
Enfin après une dernière boucle où nous pouvons admirer une forêt de chênes moussus, couverts de lichen, nous abordons la grande ligne droite qui nous conduit à la voiture.
Il est 14 h 50, nous avons bien marché. Il n'a pas plu, nous étions dans "la bonne fenêtre de tir" comme le dira Daniel, car dès notre retour au logis, la pluie a commencé.
Daniel nous ayant abandonné, nous nous retrouvons à 5 au Bar-PMU de la Bouverie pour consommer…cinq chocolats. C'est l'heure des courses et l'ambiance est chaude.
Merci Bruno pour cette randonnée facile mais très vivante et pour ces 18 km auquel nous tenions tant.
Merci au seul photographe présent, Jean-Marie, bien assisté par Daniela et Daniel.
La semaine prochaine, le Mercredi 30.12.09 à 8 H 00 : Le HAUT-SERMINIER Fondurane ( 83 ) avec Jean BOREL.
Pour la dernière randonnée de l'année, et à la veille de la soirée du réveillon, nous vous proposons un parcours facile qui ne mettra pas à mal vos mollets, sur des pistes surplombant le Lac de Sant-Cassien et offrant de belles vues .
Caractéristiques techniques : Longueur : 13 Kms 700 , Dénivelée : 370 ms , Durée : 4 H 00 . Niveau : Moyen Moderato .
Coût du trajet AR : 18 € par voiture.
Quelques image en bonus
Le Blavet au petit matin, ce n'était pas le jour pour marcher dans son lit.

La Colle ROUSSE à la même heure, c'est plus sympa.

Que d'eau ! Que d'eau !
ça ruisselle de partout.

Un café, l'addition et on fonce !

A qui est ce pantalon, déchiré par un rocher malveillant ?

Quel est le géant qui a laissé son empreinte ?
Les chênes moussus, on dirat du givre.
Ce ne sont que des lichens
Lac de St Cassien - Nord : 17 décembre 2009
Lac de Saint Cassien - Nord
Aujourd’hui Jean Borel nous emmène à deux pas de chez nous. Nous allons découvrir la partie Nord du Lac de Saint
Cassien, la moins connue, « aux accès plus rares et très confidentiels ».
Nous voici 20 randonneurs sur le parking situé juste après le pont de
Pré Ciaou qui enjambe le lac de St Cassien. Le thermomètre marque – 7 ° ! Et dire que l’hiver n’est pas commencé. Ca promet ! Nous sommes tous
bien emmitouflés. Personne aujourd’hui n’a oublié ses gants, bonnets, polaires et anoraks. Nous prenons juste le temps d’u
ne photo de groupe sur fond de lac dans la brume. Et sans tarder,
nous empruntons un sentier qui se dirige vers le nord du lac. Nous traversons un bois de chênes, chênes-lièges et pins. Il nous masque le lac. Dommage, nous
aurions pu admirer le lever du soleil sur le lac. Le sol est gelé. Nous aussi ! Et nous marchons à vive allure pour nous réchauffer.
Après quelques minutes d’échauffement, Jean fait une halte et nous
présente le profil de la rando. « Nous sommes partis de 147 m d’altitude. Nous allons continuer cette petite montée sur 100 m, jusqu’au village du Magnanon.
Ensuite on suivra l’ancienne voie ferrée jusqu’à un ancien viaduc. Puis on descendra jusqu’aux Gorges de la Siagne, à 67 m. Après, ce sera la seule
difficulté de la journée, nous monterons au village de Belluny, à 306 m. Puis on redescendra sur les bords du lac. En résumé : une petite montée, une petite
descente et beaucoup de faux plats ! ». Au total ce sera quand même une rando de 18 km et 520 m de dénivelé.
Nous reprenons notre g
rimpette. Nous ne tardons pas à atteindre le lieu-dit Le Magnanon (alt. 246 m). « On vient de terminer la première
petite montée » nous dit Jean. « A présent c’est un faux plat ». Jean nous propose alors une pause technique.
« Il fait trop froid ! » lui répondent certaines. « Vous ne savez pas ce que vous voulez. Vous n’êtes
jamais contentes ! » rétorque Jean. La pause est terminée. Nous poursuivons notre route. Voici deux géomètres en plein travail. Alors que le groupe continue à avancer, Jean
s’arrête pour tailler une bavette avec ses collègues.
De quoi parlent-ils ? D’équipement de géomètres. Nous arrivons à présent sur l’ancienne voie ferrée. Par endroits le sol est boueux. Boueux mais gelé.
« Comme ça on ne se salit pas les pieds » observe justement Bruno. Nous passons à côté de tas de cailloux. S
erait-il question de restaurer la voie ferrée ? Après la boue, voici quelques flaques bien gelées, elles aussi. Marinette tente une glissade et se
rattrape à temps. Le bon exemple étant toujours suivi, d’autres tenteront de l’imiter. Sans casse, heureusement !
Nous arrivons au viaduc, où plutôt à ce qu’il en reste. Jean nous
explique : « L’ancienne voie ferrée Grasse – Meyrargues franc
hissait la Siagne à cet endroit. Grâce à un viaduc de 300 m de long et de 72 m de haut. Sa construction date de 1889. C’est Gustave Eiffel qui en
dessina les plans. Le viaduc fut détruit le 24 avril 1944, lors de la retraite des troupes allemandes ». Nous nous installons sur la pile du viaduc pour reprendre quelques forces.
Il est près de 10 heures et c’est l’heure de la pause casse-croûte. Où l’on voit les amateurs de bananes croquer leurs bananes co
ngelées. Bien revigorés par notre casse-croûte, nous voici prêts à attaquer la « petite descente » vers la Siagne. Mais
la petite descente s’avère plutôt raide. Et agrémentée de cailloux et de feuilles mortes bien glissantes. Qu’importe ! Nous finissons p
ar atteindre la
Siagne. Nous voici juste au pied de la pile du viaduc. Elle porte la date de sa construction : 1889. A présent notre sentier longe la Siagne. L’eau de la rivière nous procure un peu de
fraîcheur. Qui serait appréciable s’il ne fa
isait déjà si froid. Nous marchons dans les sous-bois, accompagnés du chant de la rivière.
Après quelques minutes de marche sur ce sentier agréable, nous
atteignons la Chapelle St Cassien-des-Bois. Cette
chapelle du 12ème siècle appartient à la commune de Tanneron. Elle
a été restaurée en 1970. Certains d’entre nous vont admirer la vue sur la vallée de la Siagne, du haut de la tour carrée de St Cassien-des-Bois
(ancien château fortifié, qui servit d’hospice et d’étape aux voyageurs et aux pèlerins). Les autres restent sagement groupés autour de Jean qui nous dit tout sur
le lac et le barrage de St Cassien : « Le lac de St Cassien s’inscrit dans un paysage boisé où le vert des pins et des chênes est
égayé en hiver par l’or des mimosas. Le lac est alimenté essentiellement par les eaux de la Siagne, captées par la prise d’eau de
Montauroux. C’est en 1962 qu'EDF commence l'énorme chantier du barrage de Saint Cassien. Suite à la rupture, 3 ans plus tôt, du barrage
de Malpasset. Aménagé sur le cours du Biançon, affluent de la Siagne, cet immense plan d’eau de 4,3 km2 a deux vocations : irriguer les cultures maraîchères du littoral et
alimenter l’usine hydroélectrique d’EDF. Il sert également de barrage « écrêteur de crues » et au ravitaillement des canadairs en cas d’incendie ».
« Maintenant on va attaquer la
partie la plus difficile : une demi-heure de montée » nous prévient Jean. Mais avant l’ascension finale, nous allons faire un bout de rou
te. « Marchez en file indienne ! » s’écrie Bruno. En effet la route n’est pas large et les voitures
roulent vite. Quelques minutes plus tard nous quittons la route pour un sentier. « Ceux qui le veulent peuvent se dévêtir ! » annonce Jean.
Autrement dit, ça va grimper ! Chacun fait comme il l’entend. Les moins frileux retirent une couche ou deux. Et nous attaquons la montée. En effet la côte est raide. Le sentier grimpe
en zigzagant. Sur notre gauche, nous apercevons Tanneron, le pays du mimosa. Et derrière nous, c’est le village de Cabris. Jean s’arrête un instant. Il cherche sa boussole. Aurait-il perdu le
Nord ? Un peu plus loin, Jean dit à Daniel (Daniel M.) : « Tiens ! C’est ici que nous avons bu une bouteille de vin blanc. Tu te souviens,
c’était en 2005 - très exactement le 10 février. Nous étions 22. Et il faisait très chaud ! » (D’où la bouteille de vin blanc, sans doute). Quelle mémoire, mais quelle
mémoire !
« On a fait les 2/3 de la
montée ! » Courage, donc ! Comme souvent, c’est le dernier tiers qui paraît le plus long. Nous passons près d’une plantation de jeunes eucalyptus. « On s’en sert pour décorer les bouquets » nous dit Bruno. Enfin nous arrivons au village de Belluny, point culminant de la journée. Nous sommes accueillis par
une douce brise. Douce et glaciale ! Heureusement à la sortie du village, un rayon de soleil nous réchauffe un peu. Nous passons sans nous attarder devant « l’écrin d’oliveraies »
dont nous a parlé Jean. Et nous attaquons la descente sur un chemin bie
n caillouteux. Nous commençons à apercevoir le lac tout en bas. Puis notre
sentier nous conduit à travers bois jusqu’au bord du lac. Juste en face du barrage de Saint Cassien. Nous nous dirigeons à présent vers le nord, en longeant le lac. Au détour du chemin
apparaissent des ruines. « ça s’appelle la Grange Vieille » nous dit Jean. Il est
midi passé. Nous commençons à avoir faim. Il serait temps de trouver un lieu de pique-nique. Mais ici nous sommes à l’ombre et Jean vou
drait nous trouver une place au soleil. « On va passer au-dessus du captage de la Siagne. C’est un passage un peu
délicat. Je ne vous en avais pas parlé ». Pour ne pas nous effrayer sans doute. Mais nous en avons vu d’autres. Et nous franchissons allègrement cette petite
difficulté.
Nous poursuivons notr
e chemin. Sans trouver le lieu de pique-nique idéal. « J’ai été piégé par la montée des eaux » nous dit
Jean. « Quand le lac est moins haut, on peut s’installer sur le bord ». Enfin, un peu plus loin, voici un emplacement qui fera l’affaire :
une petite plage orientée plein sud. Nous nous installons sur le sable ou sur l’herbe. Une barque est arrimée sur la plage. Bruno, tel un pacha, s’y installe confortablement. D’autres se
contentent de poser leurs fesses sur le rebord de la barque. Il fait bon. Nous m
angeons de bon appétit. Mais après nous être chauffés au soleil quelques minutes, le froid nous gagne à nouveau. Après le café, personne n’a envie de
s’attarder. Nous levons le camp. Bruno, comme il se doit, est le dernier à quitter sa barque.
« On va remonter sur la
route » nous dit Jean. « Je marcherai devant le groupe, pour faire ralentir les voitures. Marchez derrière, en file
indienne ! »
Dix minutes pl
us
tard, nous quittons la route pour emprunter un sentier qui longe le lac. Puis un peu plus loin, Jean nous prévient : « Ici, il y a deux possibilités :
soit nous suivons au plus près le bord du lac. Nous devrons alors contourner ou traverser des propriétés privées. Soit nous rejoignons plus haut un chemin qui fait le tour du lac ».
Jean a une préférence pour la première option. Nous le suivons donc. Nous ne tardons pas à buter sur une
clôture. Nous la contournons. Puis voici une nouvelle clôture. Le propriétaire nous a repérés. Il nous confirme que nous sommes en bonne voie. Et nous
retombons en effet sur le chemin interrompu par ce propriétaire, par ailleurs fort aimable.
Nous continuons notre route à travers bois. C’est l’occasion pour Jacky
de compléter sa cueillette de champignons. Après une dernière grimpette, nous retrouvons le sentier que nous avions pris ce matin. Il nous ramène gentiment jusqu’à nos voitures. Hélas, en
décembre, sur les rives du lac de St Cassien, tous les cafés sont fermés. Sans trop de regrets, nous nous résignons à regagner la douce chaleur de nos pénates.
En souhaitant à tous d’agréables fêtes de fin d’année. Les plus courageux sont bien sûr invités à randonner les mercredi 23 et 30 décembre.
Merci Jean pour cette si rafraîchissante randonnée autour du lac.
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Bruno
et Jack
y

Randonneurs
Ra
ndonneuses


Petite montée
Petite descente
F
aux
plat

La Siagne
Prochaine randonnée : Mercredi 23 Décembre à 8 h00 : La Colle du ROUET (83)