Signa-Blanca - 8 Octobre 2009
SIGNA BLANCA
Aujourd'hui la météo à l'ouest de St.Raphaël n'est pas bonne et c'est pourtant dans cette direction que se dirigent 15 marcheuses et marcheurs pour
randonner sous le conduite de Bruno GUERIN.
Une petite rando de 14 km et 475 m de
dénivelée avec une forte côte pour commencer puis une fin de circuit en descente douce. Il est 9 h15 lorsque nous traversons le village avec ses ruelles en pente et sa jolie fontaine. Pour la
plupart d'entre nous, c'est un village bien connu où nous avions eu particulièrement froid en mars 2008.
Aujourd'hui Signes est un bourg en pleine expansion démographique et économique.
Une vaste "zone
d'entreprise" a été créée aux abords du circuit Paul
Ricard, mais sur le territoire de la commune. Les plus grandes entreprises mondiales s'y sont installées (Coca-Cola, Orangina, nombreuses entreprises de pharmacie, cosmétique comme Yves Rocher ou haute technologie mécanique, Oreca par exemple...). D'autre part une source située au bout de la
plaine de Signes, fort abondante, permet la mise en bouteille et la commercialisation d'une eau réputée depuis longtemps (sous le nom de "Source Beaupré")
La première mention du village de "Signa" date de 984 (cartulaire de Saint Victor à Marseille).
Trois villages existaient au Moyen Âge : Château-Vieux, Signe-la-Blanche et Signes-Barrarenques ("Castrum Vetus", "Signa Blancqua", "Signa de Barrarenquis"). Le village fut une seigneurie des vicomtes de Marseille, de la famille de Signes, puis des évêques de Marseille grâce à Aymard Amiel qui acheta à Bertrand de Porcelet tout ce que ce dernier possédait à Signes. Les frères Geoffroy et Guigo de Signes rapportèrent de la Croisade des reliques de Saint Jean qui donnèrent au village et aux seigneurs de Signes un grand prestige au Moyen Age. Sainte Delphine de Signes (Delphine de Sabran) aurait résidé dans le village, au n°28 de l'actuelle rue Louis Lumière.
En 1603, Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille et seigneur de Signes, y fut assassiné à coups de fusil dans sa résidence de la rue Saint Jean (les habitants furent longtemps surnommés les "Estrangle évesque").
( Source Wikipédia.)
Belle photo de groupe de Jean BOREL, à genoux s'il vous plait. Très pro !
Finalement il fait plutôt beau lorsque nous quittons le village en longeant le Raby, petit ruisseau qui prend sa source à deux kilomètres du village. Puis nous
abordons directement la montée. Nous étions prévenus, elle est raide. Très rapidement, Bruno
nous fait quitter le
chemin principal pour rejoindre une chapelle, à environ 300 m. Mais ça monte toujours. Cette petite chapelle dite " L'Eloignée" est dédiée à Notre Dame de la Nativité. Elle est fermée et en
très mauvais état. A travers les grilles, on peut encore distinguer un autel. Un bénitier, extérieur est alimenté par l'eau de pluie. Signes est vraiment un village béni ! C'est là que Bruno
décide de faire la pause "banane" .
Il en profite pour nous lire son petit topo sur Signes. Mais son élocution est plutôt gênée par une double extraction de dents datant de …la veille. Il
n'a vraiment pas de chance; après ses problèmes de chaussures il y a quelques semaines (voir le blog du Pas du confessionnal) il est maintenant handicapé par ses dents. Pas l'idéal pour conduire
une rando. Au moins aujourd'hui, il a ses bonnes chaussures !
Retrouvant notre chemin initial nous continuons à monter sur une pente de plus en plus raide. Le soleil se met de la partie et nous nous serions bien passés de lui.
Une dizaine de mètres en dénivelée négative, sur un terrain raviné et glissant , nous oblige à une prudente progression. Puis c'est la montée finale, les derniers 100 m qui nous conduisent à la
cote 704 m, notre altitude maximum aujourd'hui.
500 m de descente bien pentue, sur un mauvais chemin nous permettent de rejoindre une grande piste en pente douce qui se termine au gué traversant le ruisseau
du Latay. Là, je sens que vous commencez à rigoler : "Encore une traversée difficile avec des pieds mouillés, des bâtons ou des casquettes perdues… et même du portage". Que nenni, le ruisseau est
à sec et certains ne vont même pas s'apercevoir que c'était un gué.
Car comme d'habitude ça "tchache" beaucoup parmi les randonneurs. Le sujet principal aujourd'hui est la sortie dite sportive de jeudi prochain vers la Cime du Pisset.
" J'y va t'y, j'y va t'y pas ? "
"Et lui (ou elle), il (ou elle) y va ?"
" Jean, est-ce vraiment dur ?"
De l'autre côté du gué, nous découvrons un petit canal où coule une eau limpide, bordé d'un piste étroite.
Sur la carte, il suit la
piste principale et Jean BOREL a une très forte envie de l'emprunter. Mais Bruno restera ferme, nous continuons sur la piste.
Il est 12 h pile lorsque Bruno nous fait stopper pour pique-niquer dans des rochers. Le repas est calme et silencieux : à croire que les bavards et bavardes sont restés à la maison - les
absents ont toujours tort, c'est bien connu !
Une nouvelle joueuse a rejoint les accros des cartes : Marinette ! C'est la deuxième fois qu'elle participe. L'installation est sommaire, comme d'habitude et Claude
n'arrive pas à se trouver une place confortable : à genoux, assis sur le côté, debout, ce qui lui vaut une remarque de Daniel le comparant à "un chien qui aurait
des vers", jolie formule.
Nous reprenons notre grande piste et comme le petit canal la coupe plusieurs fois, Jean fera d'autres tentatives pour le suivre, sans plus de succès.
Juste avant d'atteindre la grande route, nous passons entre une immense
carrière de sable et une
zone de compostage : retour vers la civilisation. Très forte circulation sur cette route qui relie le village au Circuit du Castellet. Nous apprécions vivement le choix de Bruno qui nous oriente
vers une piste parallèle traversant bois et vignes. La vendange ayant été faite, nous grappillons quelques raisins oubliés par la machine. Malgré tout, il faudra emprunter la route sur
environ 500 m. Mais nous serons bien disciplinés en colonne par un, face au trafic.
Enfin , un petit chemin nous ramènera au parking en passant devant la seconde chapelle dite " La
Proche", dédiée à Notre Dame de l'Annonciation. Sur un petit édicule, une plaque rappelle qu' en 1707, 100 Signois mirent à mal une troupe d'Austro-Sardes venus "fourrager". Ce
dernier verbe nous laissa dubitatifs.
Pot de l'amitié au Bar des Chasseurs. Bruno nous y rejoint après être passé à la boutique de nougats, spécialité du pays. Il en rapporte un sachet dont il nous fait
profiter généreusement. Délicieux. Même les noisettes sont tendres pour sa mâchoire édentée.
Lorsque nous rejoignons nos voitures quelques gouttes de pluie viennent confirmer la prévision météo et si les essuie-glaces sont activés pendant le retour, ce sera de courte durée.
Merci BRUNO, doublement, pour les nougats et pour avoir mené cette rando paisible.
Merci aux photographes, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.(NB : pas de photos artistiques aujourd'hui : Bruno est en panne de batterie-La série continue !)
La semaine prochaine :
Jeudi 15 Octobre à 6 h 30-Cime du Pisset (06)- ATTENTION, l'horaire a été avancé à
6 h 30- Au-dessus du Boréon. Circuit panoramique –
Roubines (il faut aimer
!). Au delà de la Cime du BISSET, le parcours coupera dans les roubines pour atteindre le Pas des LADRES puis plongera sur le lac de TRECOLPAS. Superbes paysages de montagne.
6 h 00 – 11.500 km – Déniv. 1 170 m (mini 1670- maxi 2640) - Sportif - Repas tiré du sac
Roland COLLOMB 06.12.88.19.76
Quelques photos en bonus :
Dans les rues du village

Joli point de vue

Bravo, il est revenu pour encourager son épouse
!Ah ! ce petit canal, il a du en rêver

toute la nuit !

Il n'avait pas vu la pancarte au-dessus de lui !
Bon appétit, Jean-Marie

Une future accompagnatrice ? Rare qu' une de nos amies lise une carte (pas de mysoginie cachée dans ces propos)

Sur le banc- Cela ne vous rappelle rien, les plus anciens ?

Fin de rando, on prend des raccourcis.

Ces messieurs sont vraîment très propres ou craignent-ils la grippe A ?

Le caissier, toujours très sérieux quand il compte les sous !

Cool les filles !
Fox-Amphoux- 1er Octobre 2009
FOX-AMPHOUX
Savez-vous comment s'organise une rando-restaurant ?
Un article de Var-Matin vantait le restaurant "Chez Jean", dans un hameau de Fox-Amphoux. Vérification faite, c'est-à-dire, qualité du restaurant…
Jean BOREL nous a tracé un circuit dans la Forêt Domaniale de Pelenc à 8 km au nord de Fox-Amphoux. Pas une rando sportive, une simple balade en forêt de 11,7 km avec 135 m de dénivelée. C'est un
record, même à Bras, en Janvier 2009, nous avions eu au moins 300 mètres à grimper.
Comme à chaque fois que nous avons un restaurant nous retrouvons quelques amis perdus de vue depuis… le dernier restaurant. Mais c'est toujours un plaisir de les retrouver. Au départ de Boulouris, il manquait Camille : panne de réveil, fréquente chez lui ?
C'est donc à 31 que nous nous retrouvâmes au bord de la D60 parmi un groupe de jeunes écoliers venus faire un concours de cross. Cependant, il pleut et le
moral est au plus bas. Mais cela n'empêchera pas la traditionnelle photo de groupe.
Quelques parapluies sont sortis des coffres et ça sert bien pour s'équiper. Celui de Jean AGIER fait très chic.
Toujours des difficultés
de comptage, recommencé plusieurs fois, mais enfin ça y est, 27 marcheuses et marcheurs sont près au départ, les quatre autres, après un petit dérouillage nous retrouveront pour le
restaurant.
A 9 h 20, nous traversons le groupe des jeunes coureurs, sous leur acclamations, mais certains ont cru entendre un "Allez les vieux" très irrespectueux !
La pluie n'est pas très forte. La forêt, mélange de feuillus et de conifères est bien entretenue, le chemin plat (pas les fameux "faux-plats montants" si chers à Jean BOREL), nous ne devrions pas avoir de problèmes aujourd'hui. D'autant plus que la pluie s'arrête lorsque Jean décide de faire la "pause banane". Les impers rentrent dans les sacs et Jean profite de cet arrêt pour faire le point sur les modifications apportées aux randos des 15 et 22 Octobre. Braves gens, notez bien.
Le 15 octobre, Roland mènera la rando sportive dans le Mercantour (La cime du Pisset) qui avait été annulée le 17 Septembre pour cause d'intempéries. Mais le départ sera à 6 h 30. Pour le 22 octobre, nouvelle randonnée sportive à la cime de Rocassiera mais un second parcours "petites jambes", avec restaurant sera proposé. C'est Jacky qui le mènera : environ 8 km. Le groupe qui montera à la cime gardera le même programme avec "repas tiré du sac", les deux groupes se retrouvant seulement en fin de journée pour le retour à St.Raphaël.
Jolis sous-bois d'un vert tendre, la pluie des 17/18 Septembre a du faire repousser l'herbe. Le soleil est maintenant de retour et la température a
brusquement remonté.
Enfin, une petite côte, la seule digne de ce nom nous conduit au maxi de notre rando à 513 m.
Daniel en profite pour
coiffer la casquette à pois rouge du meilleur grimpeur, encore une médaille !
Il ne reste plus qu'à descendre vers nos voitures, en s'arrêtant quelques minutes sur un site occupé en son temps par des charbonniers (charbon de bois) où
subsistent encore quelques anciennes cuves de cuisson .
Une réserve d'eau en béton, dite la citerne des Maquisards, sert de réserve incendie. Appel téléphonique de Camille. Effectivement, il s'était réveillé trop tard et demandait l'adresse du restaurant : un peu désinvolte notre ami ! Bruno lui remontera un peu les
bretelles à son arrivée.
Il est 12 h 20 lorsque nous rejoignons nos voitures et le soleil est radieux. Très rapidement nous atteignons le restaurant où notre grande table a été
installée sous des mûriers de plus de 2 siècles.
Selon notre hôte leurs feuilles ont servis à nourrir les vers à soie de son grand-père. Ils sont devenus énormes et ont dus
être taillés car trop envahissants.
Ils donnent une ombre fraîche, un peu limite aujourd'hui, et une petite laine n'est pas superflue.
Copieux menu avec salade au thon et aux anchois, charcuterie, rôti de veau, fromage et gâteaux, le tout à volonté . Le rosé, servi à profusion a bien réchauffé l'atmosphère .
Au moment du dessert, l'accordéon du patron est venu accompagner quelques chansons reprises en chœur. Super ambiance ! Annie et Claude ont même esquissés quelques
pas de danse… sur les graviers.
Pendant que nos gentils organisateurs réglaient leurs problèmes de sous, le groupe s'est installé sur un muret proche, au soleil, constituant une jolie brochette.
Jean nous invite à reprendre nos voitures pour aller visiter le vieux village de Fox-Amphoux.
Situé au carrefour de deux voies romaines et composé de deux villages distincts au Moyen Age : "Castrum de Fossis" et "Castrum de
Anfossis".
Le château, mentionné en 1200, appartenait au comte de Provence qui l'échangea en 1233 contre Séranon avec les Blacas (seigneurs d'Aups).
C'est aussi le village du conventionnel Paul Barras,
héros ou personnage de la révolution (c'est selon...), dont on peut voir encore la maison natale bien que son château soit situé dans la plaine. Selon
Jean, le vicomte de BARRAS se trouvait à bord du bateau "La sardine" qui coula à l'entrée du port de Marseille, origine de l'histoire de la fameuse sardine qui boucha le dit
port.
L'Eglise du 13 ème siècle fut construite par les Templiers.
Sur son parvis, un
énorme micocoulier date du règne de Heni IV. Sa circonférence fait 4,90 m
Au logis de Fox , des fouilles ont mis à jour de nombreux vestiges romains dont des thermes et les vestiges d'un théâtre .
Jean BOREL, après nous avoir fait ouvrir l'église, nous fait découvrir le village et nous invite à grimper sur la terrasse de la prison pour découvrir le paysage
environnant. Puis nous descendons jusqu'à la chapelle Notre Dame de Bon secours, creusée dans une falaise et éclairée par une faille dans le rocher. Jacky en profite pour grimper afin de sonner
la cloche.
De nombreux ex-voto y sont déposés. Bruno nous explique que le vicomte de BARRAS, alors militaire, avait été sauvé lors d'un fort coup de vent au sud de l'Afrique. Il avait déposé, en ex-voto, un petit tableau représentant cette tempête. Cet ex-voto, caractéristique de la Provence, a été volé et demeure introuvable.
Photo de groupe sur les marches de l'église : cherchez l'erreur.
Merci Jean pour cette
petite balade super cool, ce super restaurant et cette visite très intéressante. Encore une rando très patrimoniale ( l'expression est de Jean).
Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Bruno GUERIN, Claude LALANDE.
La semaine prochaine, le Jeudi 08 Octobre à 7 h 30 : Signa Blanca (83) – Près de Signes, la commune la plus boisée du Var- Une bonne grimpette au début, ensuite, 11 km de
descente. Région du blanchissage des peaux et des draps d'où le nom. Nous passerons dans des lieux-dits aux noms sympathiques comme le "Clos des Bécasses" et "Cante Cigale".
4 h 40 - 13.350 km - Déniv. 510 m.( mini 337- maxi 706 )- Moyen / Médio - Repas tiré du sac-
Bruno GUERIN
Encore quelques photos :



La seule montée !

Un énorme pin à été arraché : impressionnante la faiblesse de ses racines.

Bien entouré le Bruno !
Bel alignement

Les spécialistes du rosé
Quelles fautes ont-elles encore commises pour aller en prison ?
BARRAS a certainement franchi cette porte !

L'Eglise du XIII° et la chapelle Notre-Dame de Bon Secours
Pas du Confessionnal- le 24 Septembre 2009
Pas du Confessionnal
(Texte de Bruno GUERIN, mis " en musique" par Jean-Marie)
Jusque là, les
conditions météorologiques nous ont plutôt em…pêchés et en ce 24 septembre Bruno a encore annulé la rando des Moulins et des Mines dans les Maures (cela doit faire au moins quatre fois), à cause d’inondation et de route barrée.
C’est dans la Forêt Domaniale de la Colle du Rouet qu’il a réuni ses huit marcheuses et
ses dix hommes pour une rando (moyen/medio) de 18,800 kms et 570 mètres de dénivelée pour le Pas du Confessional et pour les « petites jambes » un parcours commun de
14,700 kms et seulement 430 mètres de dénivelée.
Aujourd’hui nous accueillons l’arrivée d’un « petit nouveau », Michel Jupin le compagnon de Cathy.
Le temps est beau et il risque de faire chaud car toute la montée se fera au soleil.
Nous voici au départ, en train de nous chausser, lorsque Bruno lance : « j’ai oublié mes
chaussettes », aussitôt Marinette lui propose sa paire de rechange, accepté. Mais un « ZUT » retentissant fait
retourner toutes les têtes. Bruno vient de constater qu’il a emporté deux chaussures du pied gauche.
Que faire !
Daniel vient à son secours avec sa paire de tennis. Bruno se dépêche de les enfiler et nous fait un petit topo sur le parcours. (Note de
Jean-Marie) :
Bruno nous avait déjà fait un coup semblable avec deux chaussures de marques différentes…mais au moins une gauche et une droite !)
Nous attaquons cette nouvelle rando par la belle piste des Corbières sur un terrain plat et sablonneux. Au bout de trente cinq minutes, arrivons à une
stèle à la mémoire du décès d’un chasseur. Peu après, nous amorçons une belle montée qui devient vite caillouteuse (les plantes des pieds de Bruno commencent à chauffer).
Plus loin des plaques rocheuses sont très appréciées par les pieds du dit Bruno. Le peloton souffre un peu et s’échelonne en longueur. Un
petit arrêt s’impose.
Passons au « Pas des Vaches » pas vu la queue d’une. Peu après la montée du « Rébéquier » nous nous arrêtons pour « la
pose banane" sur des rochers surplombant le beau site des Gorges de l’Endre et le départ des Gorges de Pennafort.
Bruno nous demande : Qui d’une fée ou d’une déesse a donné son nom au massif bordant la méditerranée de Saint Raphaël à La Napoule ? La nymphe « Estérelle », bien sûr ! Clamerez-vous avec l’accent d’Alphonse Daudet soulignant que celle qui courrait « à la pointe des montagnes » avait le don de rendre la fertilité aux femmes stériles. D’autres négligeront la fable pour rappeler l’époque où le massif était recouvert de chênes verts et de chênes lièges vénérés et sacralisés par les Romains, protégés par diane … Estérelle et sa grande chevelure flamboyante qui teinta les rochers de cette teinte amarante.
Limité au nord
par la voie Aurélienne (aujourd’hui la N 7) qui partait de Rome pour rejoindre Aix, ce petit massif d’origine volcanique s’étend de Fréjus à l’ouest jusqu’à Cannes à l’Est, la Méditerranée lui
offrant une frontière naturelle. A cheval sur les départements du Var et des Alpes-Maritimes, c’est le dernier rempart de l’arc alpin. Victor Hugo s’exclamait à la vue de ces collines plongeant
définitivement dans la mer : « C’est une belle chose que la montagne couverte par les sombres verdures de l’Estérelle. Les Alpes meurent ici dignement ».
La descente au Pas de Reinaude est raide et « Voilà Pégusse : frottez vos mains sur cette plante, vous verrez alors que ça sent bon ». Sitôt dit, sitôt fait, les mains sont collantes mais l’anecdote intéressante. Ainsi un berger, découvrit, il y a quelques siècles le ciste de Montpellier dont l’odeur rappelle celle de l’ambre gris et qui fit la fortune d’un parfumeur grassois.
Une partie plane et à nouveau une descente très caillouteuse (Bruno s’en passerait
bien)
pour retrouver Monsieur le Curé au « Pas du Confessionnal ».
Personnes n’a pu se confesser car celui-ci n’a pas dénié se montrer. Peu avant le Pas, une nouvelle stèle à la mémoire d’un autre chasseur, encore un !
Là, cinq
« petites jambes » sous la responsabilité de Jacky s’installent pour la durée d’une heure quinze environ. Les treize autres partent à la recherche de la « Fille
d’Isnard ». Au bout de 45 minutes de montée arrivons à la Fontaine du Chasseur point culminant de cet itinéraire. Nous abandonnons la recherche et amorçons la descente pour
retrouver nos cinq compagnons que nous trouvons en train de taper le carton avec une nouvelle participante, Marinette.
Le regroupement effectué, repartons dans le décor des Gorges de l’Endre. Un petit arrêt
au rocher du Gournié pour en faire l’escalade et découvrir un très beau panorama.
Certain de ces
belvédères ont des à pics impressionnants. Cette petite escalade n’est pas propice à Bruno, car en franchissant un arbre mort, une branche acérée lui fait une belle aération dans son pantalon
(photo), chacun son tour. Ce n’est pas son jour aujourd’hui.
Reprenons la
descente et après un passage délicat s’offre a notre vue un nouveau point de vue sur les Gorges et la petite chute du Trou du Gournié.
Cet agréable
site ombragé, au bord de l’eau est assurément le lieu classé trois étoiles pour le pique-nique.
Certains et certaines prennent des bains de pieds. Notre Claude, bien chaussé, commence à
s’aventurer sur le rocher malgré les avertissements de Cathy « attention ça glisse », à peine dit le voilà qui disparaît. Quelques secondes plus tard le voici qui réapparaît main gauche
en l’air avec un pouce sanguinolent, deux genoux couronnés et la joue droite entaillée. Pin Pon … Pin Pon, la trousse à pharmacie entre en action pour désinfecter et panser toutes ces
plaies.
Il reste environ sept kilomètres à parcourir pour retrouver les véhicules. Ils se feront sur terrain plat et sablonneux, oui cela fait deux fois aujourd’hui, avec en décor la Colle amarante du Rouet. Le soleil chauffe, la cadence diminue et le peloton s’effiloche de nouveau. L’eau commence à manquer. Après plusieurs arrêts nous arrivons, fourbus, enfin au parking.
Puis c’est le retour au village où nous allons prendre une boisson très désirée dans notre café habituel pour cette région. Certains assoiffés se rafraîchiront plusieurs fois.
Merci Bruno de
nous avoir guidé sur ce parcours compliqué. Merci aussi d'avoir rédigé ce blog en l'abscence des 2 rédacteurs.Merci aux Photographes Bruno GUERIN et Claude LALANDE
Quelques photos en bonus :
Le spécialiste de la grimpette

Marcheurs en couple

C'est bien l'Esterel : où est la fée ?


Des gars, des filles
Il devait faire rudement chaud!
Voici l'automne !
Le circuit du Peyrol : 17 septembre 2009
Le Circuit de Peyrol
Aujourd’hui Roland Collomb devait nous
emmener dans le Mercantour, gravir la Cime du Pisset. Ce devait être une randonnée sportive. Mais, après trois mois de sécheresse, voici enfin un peu de pluie ! Plutôt que de nous aventurer
en altitude, où il peut y avoir de la neige, nous allons donc randonner dans les Maures, entre Collobrières et la plaine de Pierrefeu-du-Var.
Après une journée bien arrosée hier, la météo prévoit aujourd’hui une
journée ensoleillée. Profitons-en, ça pourrait ne pas durer. Au départ de Boulouris, Roland qui est allé reconnaître hier le début du parcours, sous une pluie diluvienne, nous prévient :
« Il risque d’y avoir de la boue ! » Nous voilà prévenus ! Nous nous retrouvons 15 randonneurs au départ de la randonnée,
quelque part à l’ouest de Collobrières. Le ciel est bl
eu, il fait un grand soleil. Roland nous présente la rando : « Nous allons
faire le Circuit de Peyrol. Ce n’est pas une rando difficile. Elle fait 17 km et 656 m de dénivelée. Et nous marcherons presque uniquement sur pistes ! » Nous v
oici
rassurés !
« Nous partons de 100 mètres
d’altitude. Nous allons suivre la Piste de la Saute (le GR51) ». Il est à peine 9 heures. Comme l’indique le profil, nous attaquons une grimpette qui nous mènera, de façon presque
continue, jusqu’au sommet. Le terrain est souple, l’air est pur. La pluie d’hier a lavé le ciel et la végétation. La piste monte tout en douceur parmi les chênes-lièges. La température grimpe
elle aussi. Et
nous ne tardons pas à faire une petite « pause effeuillage » pour nous mettre à l’aise. Nous reprenons notre marche au milieu des arbousiers et
des bruyères.
Nous atteignons bientôt le Col de la Saute (alt. 308 m). C’est
l’heure de la pause casse-croûte. « A présent on va quitter le GR. Mais on continue sur la piste de la Saute. Dans quelques instants vous apercevrez sur la
gauche Notre-Dame des Anges (point culminant des Maures, à 780 mètres, que nous gravîmes en avril dernier). Nous reprenons notre montée à un rythme soutenu. Nous apercevons bientôt la
chapelle Notre-Dame des Anges, ou plus précisément l’antenne du relais de télévision qui la domine. Soudain, voici sur la piste, quelques crottes que
Roland identifie aisément. « Ce sont des crottes de renard. C’est ainsi qu’il marque son territoire ». Et d’ajouter :
« Le renard est un grand chasseur. Il chasse toute la journée. Et il est très utile, car il nous débarrasse des mulots. C’est en effet un grand amateur de
mulots. Il en avale jusqu’à 20 par jour ! » Est-ce Dieu possible ? Roland nous explique que le renard (rusé comme chacun sait) pratique la triangulation pour s’emparer
d’un mulot (ou était-ce une taupe ?) planqué sous la neige. Françoise complète l’information en nous apprenant (après avoir fait appel à un joker par téléphone) que la taupe (ou est-ce le
mulot ?) se dit « mole » en anglais. Ce qui permet aux Anglais de le différencier du « fox » (le renard) !
Et Roland de conclure : « La
prochaine
fois je vous parlerai des fourmis ». Les fourmis, parlons-en, certains en ont dans les jambes. Nous poursuivons donc notre route. Nous
traversons à présent un bois de châtaigniers, très répandus dans ce coin des Maures. (En octobre, ce sera la traditionnelle Fête de la Châtaigne à Collobrières. Venez
nombreux !). Voic
i une splendide
« nature morte » aux couleurs d’automne, signée Bruno. Roland nous informe : « On va prendre un petit sentier dans la forêt ». Et
peu après : « Nous sommes à 515 m d’altitude. Il ne reste plus que 40 mètres à grimper ». Grimpette un peu raide, au milieu des
cistes et des arbousiers. Et nous voici au sommet (alt. 565 m), d’où nous pouvons admirer un panorama magnifique. Au
sud, les
îles de Port-Cros, Porquerolles et la presqu’île de Giens. A l’ouest, le sommet du Peyrol (438 m). Puis nous redescendons pour atteindre un second sommet (557 m) plus bois
é.
« On va aller au Maucouar (487 m) pour y pique-niquer » nous dit Roland. « Et il y aura un point
géodésique ! » Aussitôt nous entamons la descente. Qu’il fait bon au soleil ! Nous traversons à nouveau un splendide bois de chênes-lièges. La dernière grimpette est un
peu plus dure, car il commence à faire chaud. Et nous atteignons le sommet. Aussitôt Roland et Jean partent à la recherche du fameux point G. Le reste du groupe part à la recherche d’une place
confortable à l’ombre. Tout le monde n’a pas les mêmes priorités ! Nous nous préparons à pique-n
iquer. Mais ça y est,
Roland l’a trouvé ! Jean fait signe à Gérard de
s’approcher. Il l’attire derrière un buisson. Pour lui montrer quoi ? Une splendide borne géodésique qui va figurer en bonne place dans notre collection !
Enfin nous prenons le temps de nous asseoir et de savourer notre
pique-nique. Jean nous invite à déguster un petit rosé très agréable. D’autant plus apprécié qu’il est le premier de la saison de randos. Après le repas, vient le café, suivi d’un début de
sieste. Jean nous fait remarquer : « Nous avons parmi nous une « petite jambe ». C’est
la
seule ! » Bravo donc à Nicole de nous avoir accompagnés jusqu’au sommet. Et d’avoir suivi notre cadence, plutôt soutenue.
« A présent il n’y a plus que de la descente, nous dit Roland. De la descente et du plat. Nous allons descendre de 400
mètres sur 2 km. Puis nous serons dans les vignes. » Nous attaquons la descente, en pente douce au début. Puis de plus en plus raide. Comme l’écrit Bruno dans sa fiche rando,
« c’est une pente très prononcée sur un terrain schisteux souvent peu commode ». Le terrain est pentu et glissant. E
t qui plus est,
le soleil cogne ! Nous sommes à découvert, en plein cagnard. Aussi lorsque nous arrivons en bas de la descente, tout le monde est-il heureux de faire une pause à l’ombre et de se désaltérer.
Nicole s’assied, elle ne se sent pas très bien. Peut-être est-t-elle victime d’un coup de chaleur ? Roland s’écarte du groupe. Il va voir un
homme qui joue de la tronçonneuse non loin de là. Et qui accepte d’emmener Nicole et Jean jusqu’à leur voiture.
« A présent on va peut-être se salir
les chaussures » nous dit Rola
nd, lorsque nous atteignons les vignes. (Mais nous ne verrons que deux ou trois flaques d’eau) « Nous voici sur la Piste des Vignes du Peyrol ». « On pourrait grappiller quelques raisins », dit Françoise en
voyant les grappes bien mûres. Et de joindre le geste à la parole. « Attention ! Planquez vos raisins ! » Car voici un tracteur qui
s’approche de nous.
Nous en croisons bientôt un autre qui tracte un tombereau rempli de belles grappes. Rien d’étonnant : mi-septembre, c’est la saison des
vendanges.
A présent le terrain est presque plat. Nous suivons une large piste un
peu monotone. Le rythme est rapide. Et voici au loin Jean qui vient à notre rencontre. Il a laissé Nic
ole se reposer au frais.
« J’avais envie de terminer la rando », nous dit-il. Après les vignes, voici maintenant un splendide figuier. Sur lequel s’abattent les
randonneurs. « On dirait une volée de moineaux ! »
Enfin voici les voitures. Ainsi que Nicole, en pleine forme. Pour terminer cette belle journée, nous allons prendre un pot à Collobrières.
Merci Roland pour cette belle randonnée aux vues magnifiques.
PS : Après enquête, mulot se dit « fieldmouse » en anglais. D’où l’expression anglaise bien connue : « Foxes are fond of fieldmice ».
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Brelan de
chefs
Pique-
niqueuse
Ca
grimpe
Ca re
grimpe
Descente dans les chênes-lièges
Vue sur n
otre lieu
de pique-nique
Grappilleus
e en pleine action

Bruno à l’affût
Pa
ysage des Maures
Prochaine randonnée : Jeudi 24 Septembre à 7 h 30 : Des moulins et des mines – Le Plan de la Tour- Les Maures (83)
1er parcours : Un circuit très varié où mines et moulins jalonnent une partie du parcours – Nous passeront sur la crête de la Colle Dure (83) (sportive), d’où la vue est saisissante de toutes parts, et notamment sur le massif des Maures
5 h 00 – 17,5 km – Déniv. 610 (mini 69-maxi 506) – Moyen / Alto par endroits –
Repas tiré du sac - Responsable : Bruno GUERIN
2ème parcours : Une variante est proposée pour éviter la partie sportive
4 h 20 – 15,6 km – Déniv. 570 m (mini 69-maxi 478) – Moyen / Medio
Les lacs de Millefonts : 10 septembre 2009
Les lacs de Millefonts
Aujourd’hui Jean
Borel nous emmène randonner aux lacs de Millefonts, à proximité du Mercantour. Cette rando était prévue en juin mais fut remplacée pour cause de route fermée. Avec l'ascension de la tête des Margès (alt. 2550m), ce sera vraiment « la rando de la
rentrée ». Celle de Bruno, jeudi dernier, n’était en effet qu’une petite « mise en jambes ».
Nous partons de Boulouris à 7 heures, mais la route est longue. Il est
donc 9 h 40 lorsque nous arrivons sur le parking des Millefonts, au-dessus de Saint-Dalmas. Il fait à peine 10 °. Cette fraîcheur surprend certains – n’est-ce pas Dominique ? Qui,
pour tout vêtement, n’a qu’un tee-shirt ! Jean vient heureusement à son secours et lui prête un anorak. Nous sommes 18 randonneurs … enfin presque, car Claude et Rémi manquent à
l’appel. Ils se sont trompés de route. « Ce n’est pas grave, nous dit Jean, car Claude voulait marcher avec les
« petites jambes ». En effet on a prévu deux circuits. Le p
remier groupe grimpera aux lacs de Millefonts : le Rond, le Long, le Gros. Puis arrivés à la Tête
du Barn (alt. 2529 m), nous suivrons la ligne de crête – ce sera du hors sentier -, jusqu’à la Tête des Margès (alt. 2.550 m), notre point culminant. Ensuite nous redescendrons
jusqu’au lac Petit où nous rejoindrons le deuxième groupe pour pique-niquer ». « Qui vient avec moi ? » demande Jean. Nous
sommes 12 à le suivre. Les « petites jambes » conduites par Bruno, suivront nos traces jusqu’aux lacs, dès que Claude et Rémi seront arrivés.
Le temps d’une photo de group
e et nous commençons à
monter. Le soleil brille et la grimpette aidant, nous ne tardons pas à nous réchauffer.
Chemin faisant, Jean no
us précise :
« Nous remontons le vallon des Millefonts. Nous sommes sur la commune de Valdeblore, nous ne sommes pas dans le Mercantour. Nous ne ferons que le longer tout à
l’heure. » Peu après, nous atteignons le col de Veillos (alt. 2194 m), où nous marquons une petite pause. « Nous sommes sur le GR52. Nous
nous dirigeons vers le col du Barn que vous apercevez tout là-haut. Par contre, d’ici vous ne voyez pas les lacs, ils sont cachés. » Nous pou
rsuivons notre
grimpette. Nous passons au pied d’un immense éboulis d’énormes rochers – c’est autre chose que la petite caillasse de l’Estérel ! Sur notre droite, le Mont Pépoiri (2674 m). Sur notre
gauche, nous apercevons le lac Petit. « Il n’est pas grand » constate Dominique. Pourtant, le lac Petit est en fait le plus grand des lacs de Millefonts ! (U
ne digue construite en 1945 destinée à l’irrigation a fait monter son niveau de plusieurs mètres). Nous descendons à présent, mais ça ne dure
pas longtemps. A nouveau le sentier monte. « Nous sommes passés à côté du lac Rond » nous dit Jean.
« Mais il n’y avait rien à voir. Il est souvent à sec en fin d’été. » Il est 11 heures lorsque nous
atteignons le lac Long. Il serait temps de faire une pause casse-croûte : banane, ou pour cert
ain : pain au
chocolat tout frais (Page de pub : la boulangerie de Boulouris ouvre dès 6 heures, qu’on se le
dise !). « On va maintenant découvrir le lac Gros ». Quelques minutes plus tard, le voici sur la droite, en contrebas. Jean nous conte l’histoire de ce lac :
« Le lac Gros (alt. 2375 m) est le plus
encaissé de tous les lacs. Il était autrefois le plus important et le plus profond des lacs des Millefonts, alors qu’il est aujourd’hui plus petit que le
lac Petit ! Vers la fin du siècle dernier, une conduite souterraine a été construite. Elle permettait en période de forte demande d’eau, d’alimenter le canal d’irrigation des villages de La
Bolline e
t de La Roche. Mais depuis la dernière guerre, une faille s’est ouverte, empêchant le lac de se remplir normalement ». Nous voici heureux à présent, nous avons vu tous les lacs de Millefonts : du plus petit (à sec)
au plus grand (le Petit) !
Mais des nuages apparaissent dans le ciel. Il commence à faire frais.
Nous reprenons notre route jusqu’au col du Barn (alt. 2452 m). D’où nous découvrons un paysage magnifique. Devant nous le vallon de Salèse. Et sur la frontière italienne : la pointe Gieng (2888 m) , la tête
des Tablesses (2855
m), la cime de Frémamorte (2730 m), la cime du Mercantour (2772 m) et la cime de l’Agnel (2927 m). Derrière nous, les lacs de Millefonts et sur
notre gauche, voici le vallon des Mollières, (qui rappelle à certains une rando, où 6 ou 7 d’entre
nous, pressés de rentrer, s’étaient égarés. Nous avions dû les attendre pendant plus d’une heure !)
A présent nous progressons sur la ligne de crête. Nous
évitons sur notre droite la Tête du Barn (alt. 2529 m). Ca grimpe gentiment
mais une bise froide
nous fouette le sang. Certains commenceraient presque à regretter la douce chaleur de jeudi dernier ! Comme depuis ce matin nous n’avons pas vu la moindre végétation, hormis l’herbe
rase, quelques rares fleurettes et plus loin quelques maigres rhododendrons. Mais rien pour nous abriter du vent ! « Nous allons à présent
descendre, nous dit Jean, puis suivre un faux-plat qui nous mènera au sommet ». Mais le faux-plat est plutôt raide. Nous
atteignons
enfin la tête de Margès (alt. 2550m). C’est l’occasion d’une splendide photo de groupe.
« On a fait le plus gros. Et le
moins facile ! » Car il n’y avait vraiment rien de difficile…. « Et vous avez des paysages à vous couper le
souffle ! » C’est bien vrai. Surtout dans la dernière grimpette ! Nous en avions le souffle coupé ! A pr
ésent nous
redescendons. Pour regrimper à nouveau à flanc de montagne. En nous frayant un chemin dans l’herbe rase, parsemée de rochers. Nous atteignons le sommet d’une bosse. Vue plongeante sur le village
des Mollières. Puis nous redescendons sur le col Ferrière (alt. 2484 m). A présent ce ne sera plus que de la descente jusqu’au lac Petit. La descente est rapide. Mais attention aux herbes
glissantes et aux blocs de pierre qui parsèment le sol ! Il est plus
de 13 heures. Nous apercevons la lac Petit. Mais pas de « petites jambes » ! Où
sont-ils passés ? Il nous faudra atteindre le lac pour les découvrir, assis à l’abri du muret qui forme la rete
nue d’eau. Ils ne nous ont
pas attendus pour pique-niquer. C’est à présent à notre tour de nous restaurer. Le ciel nuageux laisse par instants passer quelques rayons de soleil. La température devient alors agr
éable, mais c’est quand même la fraîcheur qui l’emporte. Nous ne nous éternisons donc pas après notre pique-nique. Nous voici tous déjà prêts à
repartir. « Maintenant ça va être plat et après ça descend. Et ensuite on ira boire un coup ! » Jean sait trouver les mots qui gonflent le
moral de ses troupes. La descente se passe sans histoire : herbe rase et rochers toujours, quelques chardons par endroits. Devant le groupe s’arrête. Ils ont vu des marmottes. Mais elles ne
se laissent pas photographier ! De retour sur notre parking, Jean nous dira quelques mots de l’aigle royal, pré
sent dans tout le
Mercantour.
On retiendra que « l’aigle peut gagner de l’altitude, sans donner un seul coup d’ailes, en utilisant simplement les ascendances (remontées de masses d’air chaud) ». De quoi faire rêver les randonneurs fatigués par 690 mètres de dénivelée.
Après avoir laissé nos sacs et nos chaussures de marche
dans les voitures, nous allons prendre un pot bien mérité dans le jardin de notre bar-tabac favori. Une belle journée s’achève…
Merci Jean pour cette très belle randonnée aux paysages magnifiques. Merci aussi à Bruno de la part des « petites jambes ».
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN.
Encore quelques photos :
Les
« petites jamb
es »


Pique-niqueurs

Madeleine se réchauffe sous sa cape


Ra
ndonneurs et randonneuses

Lac
Petit
Pay
sages
à couper le souffle !

Roland s’est fait un copain
Prochaine randonnée : Jeudi 17 Septembre à 7 h 00 : Cime du Pisset (06) – Au dessus du Boréon
Circuit panoramique – Roubines (il faut aimer !). Au delà de la Cime du BISSET, le parcours coupera dans les roubines pour atteindre le Pas des LADRES puis plongera sur le lac de TRECOLPAS. Superbes paysages de montagne.
Durée : 6 h 00 – 11.500 km – Déniv. 1 170 m (mini 1670- maxi 2640) - Sportif - Repas tiré du sac
Roland COLLOMB 06.12.88.19.76La Forêt de Colobrere- 3 septembre 2009
La voici
cette reprise des randos tant attendue !!!
C'est Bruno qui s'y est collé. Pour la reprise il avait prévu une petite rando facile, proche de St Raphaël, avec 13,4 km et 520 m de dénivelé, au sud du Muy dans
la Forêt de COLOBRERE.
Il a fallu effectivement rappeler plusieurs fois que ce n'était pas Colobrière et que le "i" n'était pas resté dans le clavier.
Ce que Bruno n'avait pas prévu, c'était la météo. En effet, le fil rouge de la journée fut la chaleur, une des plus chaudes journées de l'été.
Au début, à 9 h 06, il fait encore bon quand Bruno fait le topo de la journée. Il insiste sur le petit raidillon pour aborder le sommet du CASTEL DIAOU
et le descente très raide qui nous ramènera dans le vallon.
Et c'est parti avec 19 marcheuses et marcheurs dont Arlette, une petite nouvelle, en fait notre doyenne.
Je vous préviens qu'aujourd'hui il ne sera pas question de petite fleurs. La végétation caractéristique est constituée de cistes desséchés et de chênes –lièges.
Tout d'abord, nous franchissons le Pont d'Aille, double pont chevauchant tout d'abord l'Aille puis l'Argens. A la surprise générale, Jean BOREL se déclare désorienté par le sens du courant opposé des deux rivières. Personne ne s'était
posé cette question… Un petit coup d'œil à la carte nous montrant le confluent des deux rivières leva l'ambiguïté.
Nous longeons l'Argens, bien plein à cette saison, ce qui ne manque pas de nous étonner vu la sécheresse que nous subissons depuis 3 mois. C'est rafraîchissant et
comme nous marchons à l'ombre, le moral des troupes est excellent. Maintenant, nous changeons de direction, plein est avec la première côte de la journée, bien désagréable, sous un soleil qui
commence à taper dur.
Au col de Cabredor, nous avons un petit répit et Bruno décide le moment de la pause banane qui permet de souffler un peu.
Le vent se lève et Yvette en profite pour jouer les cormorans se séchant les ailes !

Puis nous abordons une nouvelle montée avec une jolie perspective sur le Rocher de Roquebrune , face ouest que nous ne sommes pas habitués à
observer.
Mais qu'il fait chaud !
Nous parcourons une arête avec quelques chênes lièges rabougris, pas un poil d'ombre. Où est la dite FORÊT…
Arrêt à la côte 225. Bruno annonce que nous abordons la montée nous conduisant au sommet du Castel Diaou à 356m. Cette
annonce va saper le moral de Nicole BOREL qui décide de redescendre.
Elle propose à Yvette de l'accompagner. Finalement c'est Jean qui repartira avec elle alors que le groupe attaque la montée . Au
début tout va bien, mais la pente et la chaleur aidant, quelques marcheurs sont lâchés par le peloton. Franchissement d’une barrière électrique.
Francis tient la barrière et crie un "passez les moutons !" auquel le groupe répond par un bêlement collectif, preuve que tout va encore bien.
Dernière grimpette avant le sommet, celle annoncée par Bruno ce matin. C'est tout droit, bien pentu et en plein soleil. Aidée par Camille et Francis, Yvette, épuisée, atteindra enfin le Castel Diaou. Merci les gars !
Nous avons alors de ce sommet une vue panoramique à 360°, mais à part quelques chênes-lièges aux troncs noircis par un incendie
antérieur, des cistes desséchées et quelques cailloux, c'est bien le "Château du Diable".
Un peu dispersés pour rechercher l'ombre
nous sortons le pique-nique. Le vent est maintenant très fort, il souffle de l'ouest et nous rafraîchit bien. Mais dès que l'on descend un peu à l'abri de ce ventilateur naturel, c'est l'enfer
: nous sommes bien dans la maison du diable.
Dans cet univers plutôt hostile, Albert parvient quand même à trouver un coin pour la sieste : il fallait le faire!
Jean BOREL téléphone pour nous signaler qu'il est installé avec Nicole au bord de l'Argens , sur une petite plage paradisiaque et qu'il s'est baigné dans une eau à 21 °…
Pour nous ce n'est pas fini, il faut redescendre maintenant. Bruno avait annoncé ce matin une descente raide, mais où est-elle ? A près un tour du sommet, pas trace
de chemin, l'itinéraire indique que nous devons emprunter une saignée, mais rien dans la direction nord-ouest qui est la nôtre.
Décidant de suivre le GPS, le groupe
attaque la descente parmi les cistes et ça gratte les jambes. Comme nous sommes presque tous en short il y aura quelques mollets griffés ce soir.
Première chute spectaculaire de Daniel, les "quatre fers en l'air" parmi les cistes. Bon, il rigole, pas de bobo. Aux cistes s'ajoute maintenant quelques autres
argeras (Colicotum spinosas), secs, particulièrement désagréables et piquants. Tant bien que mal, nous suivons la bonne direction et le chemin est maintenant visible en-dessous de nous, tout
droit à 400 m environ. La pente devient plus sévère et les chutes se multiplient, toutes sans gravité…si ce n'est pour nos vêtements que le noir des arsins colore peu harmonieusement. Votre
rédacteur comptabilisera trois chutes, le GPS d'une main et l'appareil photo de l'autre.
Les troncs de chênes-lièges sont
très tentants pour se raccrocher mais, noircis par l'incendie, ils sont plutôt à éviter.
Arrivés à un replat qui s'avèrera être un ancien chemin, la végétation est tellement dense, qu'il faut "tirer un bord" vers le nord avant de pouvoir descendre à nouveau. Objectif, un autre chemin qui nous ramènera à notre piste. Alors que le groupe de 16, continue à gauche, Bruno va rechercher un autre accès à droite. Certains d'entre nous prennent l'aventure à la rigolade, mais quelques réflexions amères fusent de temps en temps. Le moral est dans les chaussettes. "Si j'aurai su..."
Francis a déjà retrouvé le chemin lorsque les 15 autres sont encore bloqués, à 10 m de
là, par un mur de ronce.
C'est là que Daniel gagnera sa médaille ( encore une) en sortant de
gros gants de son sac et avec l'aide du coutelas de Claude, il nous ouvrira un passage nous conduisant au chemin.
Là nous faisons le bilan : bras et jambes bien égratignés, Camille et Michel remportant la palme, du noir partout, sacs, vêtements, casquettes, visages (avec quelques traces de camouflage personnels). C'est Marie qui aura le plus de succès avec un superbe accroc…à son pantalon, au niveau de la fesse. La photo a été censurée.
Mais il manque Bruno que personne n'a vu. Appels, coups de sifflet, téléphone auquel il ne répond pas, la communication étant coupée. Trois éclaireurs remontent un peu du chemin puisque Bruno était parti à
droite. 
Toujours rien.
Grosse inquiétude.
Ouf ! le voici qui apparaît à peu près où nous l'attendions, à trois cent mètre de nous. Il était tombé dans un trou et ne pouvait en sortir. Finalement ayant pu se dégager de son sac il avait
réussi à s'en extraire. Séparé de nous par un éperon rocheux, il n'entendait pas notre sifflet.
Le groupe est reconstitué, l'essentiel des désordres vestimentaires réparés, les gosiers désaltérés, nous pouvons rejoindre notre piste .
Le tracé du GPS en vert foncé montre notre descente en dehors du tracé bleu
recherché.
En se retournant vers le sommet, nous apercevons effectivement la saignée, un peu à gauche de notre axe de descente, mais finalement pas très dégagée. L'information donnée à Bruno devait être assez ancienne et la végétation avait repris ses droits.
Il ne nous reste plus qu'à descendre sur cette large piste. Un mauvais
passage en pente nous permet d'admirer une
série de jolis entrechats de Michel qui se retrouvera étalé dans la poussière : rien de cassé, quelques égratignures de plus. La photo a été prise juste au début du pas de danse !
Nous n'avons pas parlé de la température depuis le sommet mais elle n'a pas baissé dans la descente. Alors, à ce moment là, nous avions d'autre chats à fouetter. Mais maintenant, nous la ressentons bien : il fait 39 ° sur le chemin. Pas un poil d'ombre ! Ce n'est qu'en arrivant près
de la rivière qu'elle va se réduire à 37 puis à 33 à l'abri des grands arbres.
Petit rafraîchissement pour certains dans l'Argens, trop court peut-être.
Pendant ce temps, Jean et Nicole ont renoncé à nous attendre et décidé de rentrer en patientant devant un demi bien frais au Muy. Ils croisent alors une jeep de pompiers intrigués et inquiets par nos cinq voitures : aujourd'hui, nous sommes en zone rouge pour le risque incendie !
Quant à nous, c'est avec beaucoup de plaisir que nous retrouvons nos voitures. Assoiffés, toutes les réserves de liquide sont vides, nous aspirons tous à déguster une grande boisson bien fraîche. Alors que nous roulons vers le Muy, nous sommes dépassés par un colonne de camions de pompiers se rendant sur un incendie que nous apercevons au nord du Muy vers La Motte.
Qu'il fut apprécié ce pot de l'amitié, hélas sans les Borel qui étaient partis se rafraîchir dans leur piscine.
Bilan de la journée : 13,9 km parcourus à la moyenne de 3,3km (sur le temps de marche) , et 600 m de dénivelée. 3 h 53 de marche et 3 h20 d'arrêt.
Merci Bruno de nous avoir guidé sur ce parcours qui était à priori sans problème.
Mais il faudra certainement en tirer des enseignements sur les risques incendie, les longues journées de Septembre qui permettent de rechercher un peu d'altitude donc de la fraîcheur et le fait que si nous annulons parfois des randos par mauvais temps il faut aussi parfois le faire par "trop beau temps".
Merci aux photographes Jean-Marie Chabanne, Bruno Guérin, Francis Oudart
La semaine prochaine, changement de décor et d'altitude: Jeudi 10 Septembre à 7 h 00 : Les lacs de Millefonts - Saint-Dalmas (06)-Une rando prévue en juin, remplacée pour cause de route fermée.
Les Lacs de Millefonds constituent un but idéal de promenade permettant une approche de la montagne à des gens qui, autrement, ne pourraient marcher longtemps sur sentiers. Les moins aguerris se contenteront d'un circuit réduit
passant par le lac PETIT et le lac GROS.
Pour les autres, le circuit proposé parcourt tout le cirque de Millefonds. Du col de BARN au col de FERRIERE, il se déroule en ligne de crête et hors sentier avec l'ascension de la tête de MARGES (2550m). Outre le lac PETIT, ce circuit nous conduira sur les berges du lac LONG, du lac ROND, et du lac GROS où les deux groupes se rejoindront.
2 Parcours
1er parcours : 4 h 30 - 9.000 km - Déniv. 690 m ( mini 2006-maxi 2530) - Sportif –
Repas tiré du sac
Jean BOREL 04.94.95.87.73 ou 06.68.98.13.62
2ème parcours : 3 h 00 – 6.200km - Déniv. 326 m ( mini 2008- maxi 2402)– Moyen / Médio - Repas tiré du sac
Bruno GUERIN 06.16.57.40.37
Encore quelques photos :
Le groupe au complet

Fait chaud n'est-ce

pas Mesdames !

Claude étend son
petit linge. Non il
n'a pas fait sa
lessive mais
il a mouillé le
maillot.

Albert a trouvé le
moyen de faire
la sieste.

Dans la descente.

Mais d'où sort-elle notre Denise ! Souris, tu as enfin retrouvé le chemin.

Short anonyme mais ô combien caractéristique !

Que de fraîcheur tout d'un coup.
La Reprise
Bon, il fallait bien que ça arrive ! Les vacances ne durent qu'un temps et il va falloir ressortir vos cartables, pardon vos sacs, vos chaussures, vos bâtons, vos cartes et autres boussoles ou GPS, enfin tout ce petit matériel qui va faire de vous un bon éleve pour la rentrée...et pour toute l'année.
Pour notre première sortie, jeudi prochain le 3 Septembre, Bruno nous a préparé un petit itinéraire pas loin de St.Raphaël.
Jeudi 03 Septembre à 8 h 00 : Forêt de Colobrère (83) – Non, il n' y a pas de faute de frappe, ce n'est pas Collobrière ! Une bonne petite rando facile pour se remettre en jambes en début de saison, tout près du Muy. Piste de crête panoramique avec une très forte descente
à partir du Castel Diaou (non ce n'es pas celui de la Colle Rousse).
4 h 00 - 13.480 kms - Déniv. 482 m (Mini 30-maxi 355) - Moyen / Médio - Repas tiré du sac
Bruno GUERIN 06.16.57.40.37Attention, il va certainement faire chaud : n'oubliez pas une bonne réserve d'eau, une coiffure et des lunettes de soleil.
Le programme complet de Septembre et Octobre a été mis en fin de blog.
Bonne rando et bon week-end.
Jean-Marie
Marches du Jeudi- Statistiques 2008-2009
DES CHIFFRES, DES CHIFFRES....
Cercle de Boulouris- Marches du Jeudi
Saison 2008/2009
Nombre de
randonnées....................................................: 43 parcours
Dont : - 8 avec 2 parcours,
-4 avec
restaurant
-2 par le train.
Nombre de randonnées annulées ( mauvais temps ).....: 8 parcours
Moyennes
Distance totale parcourue ................................. : 584 Km 13,588 km
Temps de marche total....................................... : 206 Heures 4 H
48mn
Dénivelée maxi...........................: 1010m-Le Caïre Gros-25/06/2009
Altitude maxi..............................: 2087m- Le Caïre Gros-25/06/2009
Moyenne des présents ....................................... : 23

Mini : 10-Salernes-13/11/2008
Maxi : 42-
St.Tropez-12/03/2009
Accompagnateurs ............................ ........: Bruno............ : 10
Daniel ......... ..: 2
Jacky .............: 1
Jean ..............: 25
Jean-Marie.....: 1
Roland ...........: 4
Jean BOREL tient à votre disposition le nombre de Km parcourus en voiture, le coût des trajets, le montant des notes de restaurants, le prix des pots, la moyenne d'âge des randonneurs et la répartition par sexe !!!
Et non chiffrables, la sueur , la fatigue, mais aussi beaucoup de joie et d'amitié .
Merci aux organisateurs pour leur dévouement et leur professionnalisme, aux accompagnateurs recherchant toujours les moyens de faciliter les parcours
sans perdre de participants, aux photographes apportant leur témoignage, aux blogueurs essayant de vous distraire en racontant vos exploits…et à vous marcheuses et marcheurs pour votre bonne
humeur et votre courage.
A bientôt, en Septembre
La Gordolasque : 26 juin 2009
La Gordolasque
Aujourd’hui nous arrivons au terme de notre séjour à St Martin-Vésubie.
Résumé des épisodes précédents :
Mercredi : visite avec Jean d’une vacherie reconvertie en élevage de chamois. Etonnant ! Suivie d’une initiation à la descente dans une coulée d’avalanche. Impressionnant !
Jeudi : montée au Caïre Gros à 2087 m, pour les « grandes jambes ». Magnifique ! Parcours de santé sous la houlette de Bruno pour les « p’tites jambes ». Tonifiant !
Aujourd’hui, pour clore en beauté ce stage de 3 jours
en montagne, Bruno a prévu une rando alpine aux lacs de la Foux et de Niré. Hélas, hélas, le temps est incertain. Nous risquons un orage. Ou pire encore, une avalanche, car il reste encore
beaucoup de névés en altitude. Bruno décide donc prudemment d’annuler.
Nous irons tous – non pas au paradis – mais à la Vacherie et au lac de Saint Grat, dans la vallée de la Gordolasque.
Tous, même Daniel, le mari de Marie, qui délaisse aujourd’hui son vélo.
Ce matin, ce sont donc 11 voitures – quel
convoi ! - et 38 randonneurs – un record ! – qui prennent la route de Belvédère puis du vallon de la Gordolasque. Nous voici 38 devant la Cascade du Ray, dont Jean nous dira : « La majestueuse cascade bouillonnante provoque des palpitations cardiaques tant le site est époustouflant. Elle tombe de 40 mètres dans un gouffre d’où l’eau
rejaillit en une poussière blanche ». Aujourd’hui, non seulement Jean conduit la rando mais il prend en charge la photo de groupe. Et faire entrer dans le cadre 38 randonneurs, –
excusez du terme – ça n’est pas de la tarte ! Il faut l’autorité du chef pour y parvenir !
La
cascade nous procure une agréable (?) sensation
de fraîcheur. Nous nous en éloignons vite pour suivre quelques instants la route. Nouvelle photo du groupe - du troupeau dirait-on - en marche. « On se croirait en période de transhumance » remarque Jean-Marie. C’est
vrai il ne manque que les bêlements ! Encore
que… En queue de troupeau, non, ce n’est pas un patou, mais Bruno qui est promu serre-file.
Puis nous quittons la route.
« On remonte la vallée de la Gordolasque » nous dit Jean. « Nous commençons par un petit sentier pendant 20 minutes. Ce sera la difficulté principale ! Nous
ferons un parcours de 9,5 km et 380 mètres de dénivelé. On pique-niquera sur le plateau près d’un lac de retenue. Au retour nous nous arrêterons à la Vacherie de la Gordolasque. Vous pourrez
acheter du fromage ». Nou
s grimpons le long du torrent dont la musique nous
accompagnera durant presque toute la rando. Jean nous annonce : « On vient de faire le plus
difficile ! » Déjà ? Et plus loin :
« Nous arrivons à un passage technique. Il y a un éboulement que nous devons
contourner ». Il nous faut en effet grimper au-dessus d’un arbre
déraciné puis redescendre. Quelques minutes s’écoulent, le temps pour tous de franchir le passage délicat. « Le rythme baisse ! » lance quelqu’un. C’était une blague… Un
peu plus loin nous marquons une pause. Jean nous
conte « la Gordolasque, paisible vallée : Au Nord, la crête frontalière avec l’Italie vous toise du haut de ses 3000
mètres. A l’est, la vallée des Merveilles et ses gravures rupestres. A l’ouest, la Madone de Fenestre. Et vous ? Tout petit, mais tellement bien au milieu de ce paysage surnaturel où on
s’attend à voir débouler à tout moment Heidi ou le petit Sébastien et son gros patou. Vous êtes au cœur de la vallée de la Gordolasque. La plus verte et la plus douce de la Vésubie
. (Var-Matin du 28/09/2005) »
Puis c’est la pause casse-croûte. Jean nous invite à croquer la pomme. Tiens ! La banane ne serait plus de mode ? Puis il nous parle à nouveau de la Gordolasque : « Plus haut c’est l’entrée du Parc National du Mercantour. Le royaume de la haute montagne où les lacs sont nombreux et les cimes de roc hautes et vertigineuses. Une Gordolasque chaotique avec ses éboulis rocheux et ses sentiers tortueux. Ils formaient jadis une des branches de la « route du sel » qui alimentait le Piémont à partir du comté de Nice. »
« Après notre
pique-nique, nous reviendrons par un agréable cheminement, sur l’autre rive de la Gordolasque ».
Nous poursuivons notre chemin et arrivons bientôt à la vacherie et au paisible hameau de Saint-Grat, parsemé de petits chalets. Nous franchissons la rivière et apercevons bientôt le lac
de Saint-Grat. Le groupe s’attarde quelques minutes dans ce lieu enchanteur. « Un peu plus haut on
arrivera au lac près duquel nous allons pique-niquer ».
Nous poursuiv
ons
notre grimpette. Le chemin est très agréable, bordé de fleurs et de plantes variées : renoncules, oseille sauvage, gentianes, oeillets. Et voici plus loin le barrage et son lac, dans un
cadre splendide. Des tables sont aménagées ça et là sous les arbres.
Nous nous installons autour des tables ou dans l’herbe et attaquons notre pique-nique. Il n’est que 11 h 30. Nous n’avons pas faim. Mais l’appétit viendra en mangeant. Grand Pierre nous a rejoint
en voiture. A la fin du rep
as, nous lui confierons nos poubelles.
Puis voici l’heure de la sieste pour certains. D’autre
s se promènent près du lac. La vue sur les montagnes enneigées est vraiment superbe. Quelques nuages s’accrochent à leur sommet. Voici un
bosquet de cytises lumineux près du torrent.
Il est 12 h 30. Nous commençons à nous préparer.
Car le ciel se couvre, le temps se rafraîchit. Gare à l’orage ! Nous nous dirigeons vers l’extrémité du lac. Jean nous compte et nous recompte. « Nous devrions être 37, car Annie est repartie avec son Pierre ». Mais il en manque un. Bruno nous recompte à nouveau au passage d’un petit pont. Ca y est,
le compte est bon : « Nous sommes bien 37 ! » Nous terminons le tour du lac. Puis voici plusieurs brins de ruisseau dont le
franchissement paraît délicat. Chacun se débrouille comm
e il peut. Certains s’entraident pour traverser le torrent. D’autres sont à l’affût, l’appareil photo en main. Mais sans succès ! Personne ne tombera à
l’eau !
Nous poursuivons notre descente sur le sentier qui
longe la Gordolasque. Au son de la musique du torrent. Et parmi une multitude de fleurs qui font la joie des botanistes : marguerites, renoncules, géraniums sauvages, pour les plus communes.
« Et celle-ci ? » « C’est une scabieuse ! » dit Jean-Marie. Et voici un magnifique parterre de campanules. Devant lequel Maurice tombe
en pamois
on.
Tandis que les derniers s’attardent à admirer les petites fleurs, le groupe s’étire. A présent une brise fraîche souffle, le ciel devient menaçant, il faut accélérer. Par chance, lorsque nous
sentons les premières gouttes, nous voici juste devant la Vacherie. Chacun enfile aussitôt un vêtement de pluie ou se couvre d’une cape. La pluie tombe fort à présent. Certains s’entassent dans
le local de ventes de la fromagerie. D’autres se plaquent, dos au mur contre un bâtiment annexe, protégés (à peu près) par l’avant-toit. Qu’allons-nous faire s
i l’orage éclate pour de bon ? Heureusement,
quelques minutes plus tard, la pluie ralentit. Sans tarder nous poursuivons notre descente vers les voitures. Jean nous annonce : « J’avais prévu de prendre un sentier bucolique sur la gauche. Mais si vous préférez, nous pouvons suivre la
route ». La réponse va de soi : nous préférons la route. Que nous
dévalons à un rythme soutenu. Bien heureux d’
arriver presque secs à nos voitures. Au final, nous aurons profité au maximum de cette journée. Comme des deux jours précédents. Allons fêter cette belle
randonnée – la dernière de la saison - autour d’un pot bien mérité ! Hélas, sur la route qui descend la vallée de la Vésubie, nous voici bloqués un quart d’heure par des travaux. Puis à
Plan-du-Var, le café où nous avons rendez-vous est fermé ! Tant pis, nous fêterons notre randonnée, lundi prochain au lac de l’Avellan ! L’apéritif est offert !
Merci Jean pour cette très belle randonnée de fin de saison. Bravo pour avoir conduit à bon port ton troupeau de randonneurs, avec l’aide de ton patou Bruno ! BONNES VACANCES A TOUS !
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, André TUPIN.
Encore quelques photos :
Le tr
oupeau en rangs serrés
Ca
grimpe !
Rocher e
n forme de chouette
Près
du lac de Saint-Grat
Piqu
e-
n
iqueurs
Randonneuse
s et
cytises


Aujourd’hui que de fleurs !
Alpa
ge
Le Caïre Gros : 25 juin 2009
Le Caïre Gros
Ce matin dès 7 h 30, nous nous retrouvons au petit déjeuner. Nous, les
« grandes jambes », car les « petites » ont droit à une grasse matinée. Certains ont mal dormi. Auraient-ils rêvé d’avalanches, à la suite de notre randonnée de la
veille ? Il est 8 h 30 quand nous prenons la route pour Saint-Dalmas. Nous sommes 16 randonneurs, répartis dans 4 voitures. Arrivés devant l’église du village, nous nous groupons autour de
Jean qui nous présente la rando. « Notre objectif est le C
aïre Gros (alt. 2087 m). Nous
nous dirigerons vers le col des deux Caïres (entre le Petit et le Gros). Ceux qui le souhaitent pourront nous attendre au col, tandis que les autres grimperont
au sommet du Caïre Gros. De retour au col, nous irons dans le Bois Noir rejoindre les « petites jambes ». Nous pique-niquerons tous ensemble avant de rejoindre Saint-Dalmas en
franchissant le vallon du Bramafan ». « On est ici dans la commune de Valdeblore, à 1290 m d’altitude. On va suivre le fameux GR 5 qui mène de Nice au
Chablais », ajoute Jean.
Le tem
ps d’une photo de groupe devant l’église de Saint
Dalmas et nous commençons à grimper, en douceur. Quelques minutes plus tard, à une bifurcation, Jean nous dit : « Vous allez voir la différence entre les grandes et les petites jambes. A droite voici le chemin que prendront tout à l’heure les
« petites jambes ». Nous, nous allons tout droit ! ».
Effectivement notre sentier grimpe raide. Bien trop
raide pour les « petites jambes » ! Il fait chaud mais le sentier est ombragé et agréable. Nous montons à un rythme soutenu mais sans excès (merci Jean !). Le silence se fait
dans les rangs. Pas de doute, rien ne vaut une bonne grimpette pour profiter pleinement des bruits de la nature. Un peu plus tard nous nous arrêtons pour une première pause, Jean nous dit :
« Nous sommes montés de 145 mètres. A l’heure qu’il est, les « petites jambes sont entrain de
partir ». Nous no
us désaltérons, à l’ombre des pins, devant un
paysage magnifique. Que la montagne est belle ! Puis nous repartons. « A présent nous abordons un
faux plat descendant ». « On n’en veut pas ! » s’écrie André. Mais le faux plat est de courte durée. Nous grimpons à nouveau. Le sentier est
toujours très agréable, à l’ombre des mélèzes à présent. A travers les arbres on aperçoit de temps en temps la vallée.
Puis nous atteignons le col du Varaire (alt. 1710 m). C’est l’he
ure de la pause casse-croûte dans un coin de prairie au milieu des épicéas et des mélèzes. Le mélèze : « son bois dur et résistant est utilisé en charpente. On en fait des bardeaux ». Il n’en faut pas plus à Cathy et Gérard pour entonner
« Là-haut sur la montagne … Murs blancs, toit de bardeaux … ». Quel chant superbe ! Un nuage passe,… mais le ciel reste dégagé.
« On a fait une petite moitié de la montée : 390 mètres. Notre prochain objectif, c’est le col des deux Caïres : 210 mètres plus haut ! » nous dit Jean. Nous reprenons donc notre c
hemin vers le prochain col. Bientôt nous abordons
une montée en lacets. Sur notre droite, voici une large trouée dans les arbres. « Encore une coulée
d’avalanche ? » A travers la trouée on aperçoit tout en bas le
village de Saint Dalmas.
Et puis voici le col des deux Caïres, à 1921 m. Il est temps alors d’avoir une pensée pour les « petites jambes », dont Jean-Marie nous conte les aventures.
Bruno et ses 21 "petites jambes", soit 42 pieds ont quitté Saint Dalmas à 10 h pour une rando de 9 km et 560 m de dénivelée, intitulée "Les bois noirs". Même Grand Pierre est présent !
Il fait beau et déjà chaud mais Bruno a promis de l'ombre dans les sous-bois. La première partie se fait en suivant les courbes de niveau, puis nous abordons une montée plus sévère à toute petite vitesse… 2 km/h. A l'arrière, un petit groupe s'est formé avec les deux serre-files, Jacky et Daniel et l'ambiance y est à la franche rigolade.
Lorsq
ue nous atteignons la balise 124, la montée est terminée et nous devons, en principe trouver un chemin en descente qui, sur la
carte, est matérialisé comme piste forestière partant vers l'ouest. Petit numéro d'Yvette (celle de Marcel), Grand Pierre et Daniel qui nous racontent quelques histoires un peu…lestes. Tout ceci
détend tout le groupe et nous partons sur la grande piste forestière, riant encore de ces bonnes blagues.
Tout à coup, Jean-Marie prend conscience que nous sommes en montée et le GPS indique que nous dévions à gauche. Remontant le groupe il trouve un Bruno perplexe car il a, lui aussi, détecté l'anomalie. Nous sommes sur un chemin trop au sud, figurant sur la carte comme un simple sentier alors que nous cheminons sur une large piste forestière. Bruno décide de retourner à la balise 124. Il part devant au pas de course !!! Nous le suivons, sans précipitation, on ne sait jamais. En tout cas ce retour en arrière nous permettra de découvrir un magnifique paysage sur les montagnes enneigées.
Effectivement il y a un autre sentier, en descente, très étroit qui doit nous diriger vers la balise 125, puis la 126, notre objectif, point de rendez-vous avec l'autre groupe. Effectivement, c'est la bonne direction et le GPS est satisfait…
Il n'y a plus qu'à se laisser descendre. A la balise 125, no
us recevons, sur la droite, une large piste forestière portée sur la carte comme un sentier ! Décidément, on ne peut se fier à personne… En 10 minutes nous arrivons à l'aire de pique-nique où il ne nous reste plus qu'à attendre nos valeureux conquérants du Caïre Gros qui auront déjà 800 m de
dénivelée dans les jambes. Un petit comité d'accueil s'est formé mais il manquait les majorettes et les dames présentes ont prétendu avoir oublié leur costume.
Mais revenons au col des deux Caïres et aux (futurs)
valeureux conquérants ! « Qui monte au sommet ? » demande Jean. Seules Madeleine et Nicole se dévouent pour garder nos sacs. Nous
pourrons ainsi
grimper légèrement jusqu’au sommet du Caïre Gros. Nous voici à présent sur un petit sentier qui monte à travers un alpage. D’ici on n’aperçoit pas encore le sommet. Derrière nous, la vue est
magnifique. Chacun monte à son rythme. Le sentier décrit des lacets à travers l’alpage, nous permettant d’admirer le paysage qui nous entoure. A
présent les premiers d’entre nous parviennent au
sommet. Jean attend que nous soyons tous regroupés, puis raconte : « Le Caïre Gros, sommet mitoyen des vallées de la Tinée, de la
Vésubie et du Valdeblore, constitue l'un des principaux belvédères du département malgré une altitude modeste. On pourra y détailler la chaîne frontière franco-italienne avec les
cimes majeures du Mercantour (Argentera, Gélas, Malédie, Clapier ...) qui dépassent allègrement les 3 000 m. Selon la saison, la cueillette des fraises des bois, des framboises, des
myrtilles ou des champignons ("sanguins" essentiellement) viendra égayer cette randonnée sylvestre au coeur du Bois Noir peuplé d'épicéas, sapins et mélèzes. Pour les
connaisseurs, il sera possible également de cueillir en début d'été des feuilles d'épinard ou d'oseille sauvage, avant que les troupeaux de vaches n'investissent les lieux, tondant
méticuleusement les alpages environnants. » No
us admirons longuement le panorama splendide qui
s’offre de tous côtés à nos yeux éblouis. « Là-bas vous reconnaissez bien sûr le mont Mounier. Ici
c’est la vallée de la Vésubie. Là-bas voici le mont Gélas. Et tout en bas vous apercevez les trois villages de la commune de Valdeblore : la Bolline, la Roche et Saint-Dalmas
». On resterait des heures à contempler ce paysage. Mais il nous faut redescendre sur
nos pas. Cer
tains
n’hésitent pas à couper à travers l’alpage. La descente est rapide. Nous sommes accompagnés par un chœur sublime de voix féminines « Elle descend de la montagne à cheval, elle descend de la montagne à cheval,… » Nous aussi nous descendons. En 10 minutes seulement ! Alors que nous avions mis ¾
heure pour atteindre le sommet ! Nous retrouvons nos deux vestales qui, à défaut d’entretenir le feu sacré, ont veillé jalousement sur nos sacs. Il es
t midi, il ne reste qu’à descendre retrouver les
« petites jambes ».
« Nous allons rejoindre le col de la Madeleine. Puis nous prendrons à droite une descente un peu raide sur 200 mètres
(de dénivelé !), puis une piste sur 2 km. » Bref la
descente est raide par endroits, rapide ailleurs, longue de toute façon. Nous traversons des sous-bois, à l’ombre des épicéas et des mélèzes. Sans
prendre le temps de regarder les petites
fleurs ! Une heure plus tard nous rejoignons les « petites jambes ». Certains, très impatients, ont déjà avalé leur pique-nique. Nous nous installons dans l’herbe ou autour des
tables. Excelle
nte
nouvelle : Jacky nous offre le rosé. Nous nous pressons autour du cubitainer pour remplir nos verres (gobelets fournis par Grand Pierre). Nous dégustons la cochonnaille aimablement offerte
par Marco, beau-frère de qui vous savez (merci Roland !). Après un excellent café offert à certaines
privilégiées, Jean nous informe : « Pour le retour, nous allons constituer 3 groupes : les « très
petites jambes », les « petites jambes » et les « grandes ». Décidément c’est une randonnée à la carte ! Les deux premiers groupes rejoindront Saint Dalmas
directement et sans peine. « On se retrouvera aux voitures puis au bar-tabac en face de l’église ! »
Quant aux « grandes jambes » elles grimperont à St Dalmas en franchissant le vallon du Bramafan, soit 150 mètres de dénivelé supplémentaire !
« Dans 5 minutes le départ ! » prévient Jean. « Nous
étions 16 ce matin. Plus 22 petites jambes, cela fait 38. Moins 14 qui ont pris le chemin le plus court. Nous voici donc
24 ! ». Ce sont donc 8 « petites jambes » (car 22 – 16 = 8
!) qui ont cru bon de se frotter aux grandes ! Pour le meilleur et pour le pire. Hélas pour eux, le meilleur nous l’avons fait en gravissant le Caïre Gros. Le pire reste à
faire ! Nous abordons la descente par un s
entier agréable, sous la pinède. Une fois arrivés dans le vallon, changement de décor. Nous progressons à présent sur une piste caillouteuse, sous un soleil
voilé. Le temps est lourd. Au loin, des nuages sombres s’accrochent aux sommets. Voici une petite fontaine; tout le monde se presse pour se rafraîchir un peu. Mais la fraîcheur est de courte
durée. Nous grimpons à bonne cadence, pressés sans doute d’atteindre ce fameux bar-tabac que Jean nous a fait miroiter. De p
art et d’autre, les mêmes mots reviennent :
« il fait chaud, .. c’est long, .. c’est dur, .. vivement qu’on arrive ! » Enfin nous apercevons au-dessus de nous le village de Saint Dalmas, sur fond de sommets
perdus dans les nuages. Encore un petit effort avant d’atteindre la place de l’église : « église de l'Invention-de-la Sainte-Croix, ancien prieuré du 11ème sur 2 cryptes, clocher carré latéral,
peut-ê
tre du
9ème, 3 nefs à absides voûtées en cul-de-four; retables, trésor, calices,reliques… » . On s’en fiche ! Nous, ce qu’on ve
ut visiter, c’est le
bar-tabac ! Notre souhait sera exaucé ! Après avoir abandonné nos croquenots dans les voitures, nous allons nous installer au frais, dans
le jardin du bar-tabac. Et là, Jean nous annonce : « Nous avons atteint un dénivelé de 1010
mètres ! ». Ce qui n’est pas mal ! C’est donc avec fierté
que nous pouvons savourer notre
boisson … bien méritée.
Mais le ciel se couvre. L’orage gronde. Que ferons-nous demain ? La randonnée alpine de Bruno est-elle compromise ? Vous le saurez en lisant le prochain épisode des randonnées du Cercle de Boulouris. Qui paraîtra en début de semaine. A bientôt sur le blog !
Merci Jean pour cette très belle randonnée. Sommet et paysage splendides ! Merci aussi à Bruno de la part des « p’tites jambes ».
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Randonneurs
et rand
onneuses
L’arrière-ga
rde
Ca g
rimpe !
Dur dur
la montée
!
Pique-niqu
eurs

Au bar-t
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