La Cime de Roccassièra : 22 octobre 2009
Cime de Roccassièra
Aujourd’hui Jean Borel
nous propose une randonnée sportive à la Cime de Roccassièra (alt. 1501 m). Au-dessus de Duranus, à l’entrée de la vallée de la Vésubie. Hasard du
calendrier –perturbé par des conditions météo défavorables -, cette rando fait suite à la rando sportive de Roland, dont vous avez pu lire le récit fort détaillé de Jean et admirer les photos
remarquables. Mais voilà : deux randos sportives à la suite, cela ne fait pas l’affaire des « petites jambes », en mal d’exercice. Pour les satisfaire, Jean leur a concocté une
petite rando. Et qui plus est une rando avec resto ! Ils sont treize à avoir choisi le restaurant, … avec ou sans rando ! Car, la veille encore, les prévisions météo ne sont pas
très bonnes. Qu’importe : au départ de Boulouris, nous sommes 24. (Nous, car grâce aux notes écrites par Jean, et bien qu’étant resté dans mon lit douillet, c’est comme
si je l’avais faite cette rando!) À l’arr
ivée à Calençon, au hameau de l’Imberguet, les groupes sont déjà formés. Jean conduit le premier groupe de 11. Il présente le profil de
la rando : « Nous so
mmes ici à 437 mètres. Nous grimperons jusqu’à la Cime de Roccassièra (alt. 1501 m), en passant par le col de l’Autaret (alt. 1300
m). Après avoir pique-niqué, nous ferons une boucle qui nous mènera à nouveau au col de l’Autaret. Puis ce ne sera que de la descente jusqu’à Calençon. Le dénivelé est de 1050
mètres. ». Quant aux « petites jambes », c’est Jacky qui les
conduira au
resto ! Après une randonnée de 7,3 km et 475 m de dénivelé. Les voici, souriant avant l’effort. Il est 8 h 55. Le temps est couvert. Les deux groupes s’élancent simultanément. Su
ivons à présent le premier groupe. Après un quart d’heure de grimpette, voici qu’il se met à pleuvoir. Ce n’est qu’une pluie fine, mais chacun
enfile sa cape ou son anorak. Au bout d’une h
eure de montée, la pluie s’arrête, le ciel se dégage, le soleil brille. « Nous atteignons un
premier palier, nous dit Jean. C’est le Collet de Boiéra (alt. 1021 m) ». Il est 10 h 30. C’est l’heure de la « pause banane ».
Tout en nous restaurant, nous admirons la vue sur les sommets enneigés du Mercantour et sur la vallé
e de la Vésubie.
« D’ici nous apercevons le village d’Utelle et tout là-haut la Madone d’Utelle. Où nous ferons une randonnée en décembre ». Nous reprenons notre
chemin. Le ciel reste dégagé. Pourvu que le temps se maintienne ! A présent la pente devient raide, très raide même. Nous grimpons en silence. La fatigue commence à se faire sentir. Voici
enfin le col de l’Au
taret (alt. 1280 m). Nous en profitons pour faire une pause. Il est 11 h 45. « Nous avons atteint le deuxième
palier, nous dit Jean. Si certains sont fatigués, ils peuvent nous attendre ici. Nous les reprendrons au passage, après avoir gravi le
sommet ». Michel, Chantal, Claude ainsi que Bruno décident de rester au col. Il est midi. Le reste du groupe (nous ne
sommes plus que 7)
redémarre. Nous entamons maintenant une longue traversée en faux plat, le long de la crête. Puis l’ascension devient plus technique. C’est très dur mais par bonheur il fait toujours soleil. Il
est 12 h 45 lorsque nous atteignons l’arête sommitale.
De la Cime de Roccassièra (alt. 1501 m), nous découvrons un paysage magnifique. C’est le moment de faire quelques photos. Impossible d’apercevoir le fameux point G (G comme géodésique).
Annie s’est assise dessus !
Mais le ciel commence à se co
uvrir. Jean décide
de descendre jusqu’au col de Lobe pour y pique-niquer. Nous entamons une descente très raide et très pénible dans les cailloux. Voici enfin le col de Lobe (alt. 1224 m). Nous sommes à présent
dans le brouillard. Une pluie fine commence à tomber. « Heureusement que nous sommes redescendus avant le mauvais temps, car au-dessus ce n’est pas
beau ! » Il est 13 h 30. Revêtus de nos capes, nous pique-niquons debout sous la pluie. En un quart d’heure … record battu ! Nous reprenons notre route. C’est un
long faux plat qui nous conduit au col de l’Autaret. Que nous atteignons une heure plus tard. Le col est désert, nos quatre amis ne nous ont pas attendus. « Ils
ont eu raison de commencer la descente » nous dit Jean. La pluie s’est arrêtée. Le temps d’une courte pause et nous reprenons notre descente. Descente très raide parmi les rochers
et très pénible, car le sol est glissant. Michel (l’ami de Cathy) souffre d’une crampe à une cuisse. Nous ralentissons l’allure et faisons quelques haltes pour lui permettre de se reposer un peu.
Le ciel reste gris mais il ne pleut p
lus. A présent la descente est plus douce. « Ce n’est plus qu’un faux plat descendant jusqu’au Collet
de Boiéra ». Arrivés au Collet, nous continuons à descendre par le sentier de ce matin. Mais la descente est bien longue pour des randonneurs fatigués. Et de plus en plus difficile
pour Michel qui souffre énormément malgré la prise de quelques calmants. N
otre progression est lente. Lorsque nous rejoignons enfin les « petites jambes », il est 16 h
30. Les petites jambes, c’est vrai, nous les avions un peu oublié ! Que sont-elles devenues pendant tout ce temps ? Ecoutons Pierre nous faire le récit détaillé de leur journée :
« Les Petites Jambes avaient deux objectifs : la promenade et le restaurant. Pour la promenade, rien à dire : un peu de pluie, des champignons, bref un parcours
sympa. Avec une fin aléatoire malgré les compétences de Jacky. (Comprenne qui pourra !) Quant au restaurant : AAAAH!!!... Accueil parfait, vue imprenable sur la vallée, kir suivi d’une entrée (crudités et charcuterie) puis de rôti accompagné de pâtes fraîches aux bettes, des pâtes gratinées et fondantes, un vrai régal ! Ensuite un trou
normand (un trou normand à Duranus ! Etonnant, non ?) suivi du dessert. Bref, ce fût un pur délice! Ensuite, belote, rami, sieste puis retour aux voitures où nous avons accueilli avec admiration les Grandes Jambes. »
Et petites et grandes jambes ré
unies s’en font
fêter cette belle journée à l’Auberge des 2 vallées à Plan-du-Var.
Merci Jean pour cette très belle randonnée. Merci à Jacky de la part des « petites jambes ».
Et souhaitons à Michel un prompt rétablissement.
Merci aux photographes : Jean BOREL, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Rando
nne
urs


Au col de l'Autaret


Vue sur
Utelle


Au sommet
Un pot bien
mérité
Prochaine randonnée : Jeudi 29 Octobre :
Des moulins et des mines – Le Plan de la Tour - Les Maures ???
Peut-être mais pas sûr.
Le programme vous sera annoncé dès que possible.
La cime du Pisset-15 octobre 2009
Texte de Jean BOREL," mis en musique" par Jean-Marie
Elle était programmée, par Roland, pour le 17 Septembre, annulée pour cause de mauvaises conditions météo sur le Mercantour. Elle alimentait toutes les
conversations, hantait nos nuits; certains en rêvaient, d'autres en avaient des cauchemars ! Ses caractéristiques, hors du commun effrayaient les plus audacieux : durée 7 h, dénivelée 1170m,
point culminant 2700 m, niveau Alpin. En serai-je capable ?La montée est-elle si dure ? La descente si longue et si pénible ? Pourrai-je m'acclimater à l'altitude ?
Elle fut finalement reprogrammée au jeudi 15 octobre, départ 6 h 30. Qu'elle est donc cette illustre inconnue qui suscite tant d'intérêt ? Il s'agit bien de la CIME
DU PISSET.
La veille encore, le doute subsistait sur son maintien ou son annulation car la météo était très pessimiste et annonçait un très net refroidissement avec pluie en plaine et neige au-dessus de 1400 m.
Mais jeudi matin…miracle ! Le Ciel est dégagé, les étoiles brillent dans le ciel : la randonnée est maintenue. Les dés sont jetés.
Nous étions 8 sur le parking à Boulouris, ajoutés aux 4 partis directement, nous serions donc 12. La difficulté du parcours, l'infirmerie bien remplie, l'heure matinale du départ et l'incertitude des conditions météo expliquent, sans doute, ce chiffre relativement modeste. Nous sommes bien loin des scores réalisés par les randonneurs de FOX-AMPHOUX(32) ou CAUSSOLS avec 35 déjà inscrits !!! Mais ces randos avaient un restaurant dans leur programme…
Le trajet en voiture se fait sans encombre et les ralentissements à l'entrée de Nice sont bien atténués par la précocité de notre départ. Le ciel est toujours aussi dégagé en remontant la vallée de la Vésubie. C'est parfait, nous devrions avoir une belle journée. Le thermomètre de la voiture indique 4°.
La Vésubie, jadis appelée Lantosque, est une rivière affluent du Var. Elle coule entièrement dans le 06. Elle se form à St Martin Vésubie par la confluence du
torrent Boréon et de celui de ND de Fenestre. Longueur 45 km.
En approchant de St.Martin-Vésubie, chacun se remémore les différentes randonnées effectuées dans ce secteur : La Cime de Colmiane, Le Caïre Gros, les Lacs de Millefonds, Le lac Nègre, les lacs de Prals, le Col de Fenestre, le rocher St.Sauveur à Belvédère, le lac Autier, la vallée de la Gordolasque. La région n'a guère de secrets pour nous. Merci encore à nos organisateurs, Bruno et Jean de nous avoir fait découvrir ces magnifiques paysages.
Mais arrêtons de rêver au passé. Nous atteignons le lac du Boréon et le centre Alpha-Loup, c'est désert. Quel contraste avec la foule de touristes du mois d'Août ! A 8 h 35, nous voici enfin sur le parking supérieur de la vacherie du Boréon . Balise 420- Altitude : 1670 m. Le thermomètre indique –2 ° et nous sommes bien 12. Je ne résiste pas au plaisir de citer ces 12 téméraires : 5 femmes : Cathy, Chantal, Daniela, Nicole O. et Sylvette, 7 hommes : Bruno, Daniel, Guy, Jean, Francis, Maurice et Roland.
L'heure est grave, les visages sont tendus.
Maintenant il ne faut plus reculer et songer surtout à s'équiper. Premier problème de taille :
Maurice a oublié ses
chaussures ! C'est manifestement un accessoire indispensable pour celui qui veut entreprendre une randonnée pédestre…. Aussitôt, Jean intervient et prête les chaussures qu'il a utilisé pour
conduire, chaussures basses certes, mais de randonnée quand même et qui devraient faire l'affaire.
Deux dames n'ont pas de gants…et il fait froid ! Roland équipe Cathy, Jean équipe Sylvette et prête une casquette à rabats à Daniela. Heureusement que les hommes sont là !!!
Roland accueille son groupe, présente la rando, donne les consignes de sécurité et anticipe déjà sur quelques passages difficiles où il faudra être attentif.
" Le circuit abordera la Pas de la Maïris, puis la Cime du Pisset, le collet de Juisse, le flanc sud de la Cime de l'Agnelière, sommet du parcours, descente sur le Pas des Ladres, le Lac de Trécolpas et retour en forêt par le Val du Haut-Boréon. Une montée, une descente, c'est très simple, pratiquement aucune partie plate.
Je tiens à vous dire aussi que j'ai pris rendez-vous avec les chamois, le secteur devrait, en principe, être abondamment peuplé de cette espèce d'ongulés. Par contre, les marmottes seront sans doute absentes, elle sont commencé leur longue léthargie d'hiver".
Dommage, nous arrivons un peu tard.
Roland distribue les rôles .
"Bruno sera serre-fil, Francis sera photographe, Jean cumuler les fonctions de photographe et de reporter, il aura la responsabilité de rédiger le blog car nos blogueurs attitrés, Jean-Marie et Gérard sont indisponibles aujourd'hui (nous sommes toujours à la recherche d'un 3ème blogueur ; lançons un appel : si une vocation se déclarait !!!). Il y a seulement 300 m d'échauffement jusqu'à la balise 421, suivis d'une montée très pentue jusqu'au Pas de la Maïris, soit 450 m de dénivelée. L'allure sera soutenue, il ne faut pas perdre trop de temps au départ car la randonnée est longue, 7 h environ. Pensez à bien respirer.
Bien entendu, nous procédons à l'habituelle photo de groupe pour immortaliser cet évènement.
Il est 8 h 50, il fait toujours très beau mais très froid. La pente est assez impressionnante et l'allure imposée par Roland est rapide. Jean note sur son altimètre
des vitesses ascensionnelles variant entre 10 et 12 m/min ce qui représente une vitesse de 600 à 420m/heure !!Pourrons-nous tenir longtemps cette cadence ? Les conversations se sont tues et la
file s'allonge.
Roland s'arrête plusieurs fois pour resserrer le groupe. Le sentier est magnifique et parcourt une forêt de mélèzes, d'épicéas et de pins Cembro. La
flore arbore ses couleurs de début d'automne, notamment les Mélèzes, au feuillage caduc dont les aiguilles vert clair prennent de belles couleurs dorées.
Sur le flanc opposé, commence à apparaître, sous le soleil levant le mont PELAGO (2768m) sur les pentes duquel jean nous a fait découvrir en Juin dernier
les vacheries de l'ERPT et du CAVALET. Plus à l'est, on découvre peu à peu le CAÏRE de COUGOURDE (2921 m), un des plus célèbres sommets des Alpes-Maritimes. Il a l'apparence d'un gros pain de
sucre à l'allure inaccessible et marque la frontière avec l'Italie.
En vérité, seuls les amateurs d'escalade difficile, pourront trouver un terrain de jeu à la hauteur de leurs
espérances. Le sommet est étroit et rocheux. L'intérêt de cette randonnée pénible (surtout à la descente) réside beaucoup dans sa symbolique mais surtout dans les vues étonnantes qu'elle offre
lors de la montée.
Après 1 h 10 de montée, nous atteignons le 1er palier : le Pas de la MAÏRIS à 2124 m. C'est un joli
plateau herbeux à la limite supérieure de la forêt. L'endroit est ensoleillé et se prête idéalement au rituel matinal, maintenant bien établi, de la " pause banane"- ¼ d'heure de répit qui est le
bienvenu. Nous apercevons quelques chevaux, aussi surpris que nous.
Roland profite de cet arrêt pour nous parler du pin Cembro et des conifères en général.
"Les conifères présentent actuellement 650 espèces différentes réparties dans tous les pays du monde. Ils sont en régression. Ils ont un poids économiques important pour le papier et le bois d'œuvre. La base des feuilles est tordue pour présenter les feuilles dans le plan horizontal afin de capter le maximum de lumière. Le pin CIMBRO atteint 20 à 30 mètres. Ses aiguilles, de section triangulaire sont groupées par cinq et ont une couleur vert bleutée. Les cônes sont ovoïdes et tombent sans s'ouvrir. Un oiseau spécifique, le casse-noix moucheté, extrait les graines des cônes et les enfouie en terre pour faire des réserves. Mais il oublie les ¾ de ses cachettes ce qui permet quelques mois plus tard la germination. C'est pourquoi on trouve les pins Cembro par groupe de 3 à 4."
Roland reprend : " Maintenant ça va continuer à monter, mais plus souplement et même, tellement c'est beau, on ne va pas se
rendre compte que ça monte."
Il dépasse en ironie les propos hypocrites d' un autre accompagnateur, adepte des "faux-plats montants".
La progression se poursuit dans un paysage qui commence à évoluer. La forêt a disparu, laissant la place à une herbe rase bientôt remplacée par des cailloux et des rochers.
Le ciel est toujours bleu, l'air très vif mais quelques nuages apparaissent vers le Sud. Nous atteignons la cime du PISSET à 2233 m. Nouvel arrêt.
La vue est magnifique et Roland en profite pour effectuer un tour d'horizon à 360 ° : "A l'ouest, le PIAGU (2338 m),
nous rappellerons pour mémoire qu'un drame s'y est déroulé en Juin dernier, la station de la Colmiane, le village de VENANSON, le col VEILLOS, le PEPOIRI
(2874 m), les cols MERCIERE et SALISSE, au Nord le col CERISE, le mont PELAGO (2768 m), la cime de l'AGNEL (2927 m), La COUGOURDE ( 2921 m), à l'Est, Le GELAS, point culminant à 3143 m, le
CLAPIER (3055 m), le Grand CAPELET ( 2935 m), plus au Sud, le mont BEGO (2872 m),la cime du DIABLE (2685 m), le petit CAPELET, le mont LAPASSE (2351m) et le Vallon de FERISSON"
La liste est impressionnante, quelle mémoire !!!
Nous repartons et pénétrons dans le Parc du Mercantour, signalé par des hexagones verts marqués sur les rochers. Puis c'est l'ascension de la Cime de JOUISSE à 2580 m. Roland nous prévient : "A ces altitudes, vous pouvez ressentir vertiges et maux de tête. C'est le mal des montagnes. Si vous ressentez ce genre de trouble, il faut me prévenir, s'asseoir et se reposer."
Comme il est prévenant notre guide…
Nous abordons maintenant une légère descente; c'est un court répit avant d'attaquer les choses très sérieuses. Une arête avec un fort pourcentage
constitué de blocs de rochers hérissés se dresse devant nous et doit nous conduire aux abords de la cime de l'AIGELIERE à 2700 m.
Nous regardons avec un peu de scepticisme l'ampleur de la difficulté qui nous attend. C'est impressionnant ! Roland nous rassure: " Vu d'ici ça paraît très dur mais quand on y sera les difficultés vont s"estomper". Espérons-le !
L'escalade commence sur cet étroit éperon. Il est interdit de s'écarter ni à droite, ni à gauche. Roland a placé ses adjoints près des personnes les plus craintives
pour éventuellement pouvoir leur porter secours.
C'est ainsi que Daniel, Francis et Jean se retrouvent au milieu de la colonne, très judicieusement répartis et prêts à
intervenir. Bruno ferme la marche.
Quelques fois, Jean est autorisé à doubler la file et à se porter en tête pour assurer le reportage photographique. La progression est lente, il
faut s'aider des mains, ce n'est plus une randonnée pédestre,
c'est de l'alpinisme, mais que c'est beau ! L'ascension se déroule sans encombre et on parvient au clou de la
journée, la traversée de la roubine. Il s'agit d'une espèce d'éboulis de gravillons et de pierres. Ce n'est pas très long (10 m environ), mais très saisissant. Nous sommes à 2600 m. Tout faux pas
est interdit. Le passage difficile s'effectue sans problème malgré quelques appréhensions bien légitimes. Roland nous confiera par la suite qu'il avait été agréablement surpris par la qualité et
la maîtrise technique de son groupe. Merci.
Encore quelques gros blocs rocheux à franchir. Roland invite Jean à prendre la tête de file pour atteindre le sommet. Quant à lui, il prodigue son aide pour
aider les retardataires à franchir la roubine et éventuellement dérouler une corde au cas où…
Nous parvenons enfin au sommet du parcours : il s'agit d'un petit plateau rocheux à 2670 m d'altitude sur le versant sud de la Cime de l'AGNELIERE. Il est 12 h 30 soit plus de 3 h 30 d'ascension. Nous avons atteint notre objectif mais il fait froid et les nuages commencent à lécher dangereusement les sommets.
La photo s'impose. Encore une centaine de mètres à plat (enfin !!!) pour
trouver un amas de
rochers légèrement abrité des vents. C'est l'endroit idéal pour pique-niquer, mais je dois dire que ce qualificatif, idéal, n'est pas le plus approprié.
Car il fait très froid et le temps maintenant franchement couvert. Chacun se restaure sans perdre de temps. Même Bruno avale son repas en moins d'un quart d'heure.
Il a même supprimé le 2ème sandwich pour gagner du temps. Un record!
Nous n'allons pas nous éterniser. Pas de partie de cartes, point de sieste. Il faut redescendre au plus vite pour chercher des lieux plus cléments. Roland donne le
signal de départ. Il nous promet en effet, "des endroits plus hospitaliers et surtout des conditions climatiques améliorées".
La première partie de la descente vers le Pas des LADRES est assez facile. Le sentier est bien dessiné et la pente modeste. Soudain Roland s'arrête: "Regardez, notre premier chamois de la journée… et ce ne sera pas le dernier".
En effet, nous apercevons facilement l'animal à 200 m environ. Il s'agit d'un mâle pas du tout impressionné par notre présence.
Le Pas des LADRES à 2448 m est atteint facilement. Le soleil brille à nouveau. Nous avons des vues magnifiques sur le lac de Fenestre ( juin 2007) et sur le
lac de Trécolpas ( Septembre 2008). Tout va bien, nouvelle pause, nouvelle photo, le moral est au beau fixe. Nous allons attaquer la partie la plus technique de la descente sur le lac de
Trécolpas à 2150 m soit 300 m de dénivelée.
Au départ, la pente est très raide et très technique. Le rythme est lent et la progression difficile. Sylvette se plaint
d'un genou et a du mal à marcher. Roland lui prête une genouillère. C'est un progrès mais on avance lentement. La descente s'avère beaucoup plus difficile que la montée.
Roland donne le feu vert pour ceux qui souhaitent rejoindre rapidement les berges du lac et souhaitent marcher à leur allure. Un premier groupe formé de Francis,
Nicole, Daniella, Cathy, Daniel et jean partent devant. Ils atteignent le lac rapidement.
Roland reste à
l'arrière avec le reste de la troupe. Maurice éprouve quelques difficultés à descendre car les chaussures prêtées par Jean ne sont pas adaptée à ce genre de terrain.
Finalement, tout le monde se retrouve sur les bords du lac de Trécolpas. Là, alors que Nicole panse ses pieds,
nous apercevons encore
plusieurs chamois. Roland en profite pour faire un cours magistral sur cet animal.
Le chamois peut vivre 25 ans mais peu dépassent les 15/16 ans. Les cornes sont noires et petites, permanentes. A leur base les glandes rétrocornales pour les deux sexes. Celles des mâles grossissent dès Septembre et au début du rut dégagent une forte odeur pour marquer le territoire. Le bouc vit en solitaire de Juin à Octobre. Les femelles quittent la harde pour s'isoler et mettre au monde un cabri. Quand il aura un anl l' éterlou ou l'éterle continuera de vivre avec sa mère dans la harde commandée par une vielle femelle stérile: la bréhaigne.
Il arrive que plusieurs mâles s'accouplent avec la même femelle. Le temps de gestation est d'environ 170 jours.
La deuxième partie de la descente s'effectue lentement mais sans problème. Visiblement certains organismes sont fatigués.
Nous suivons le
vallon du Haut-Boréon et retrouvons un univers moins hostile : forêts, torrents, cascades et toujours des chamois que nous observons dans les sous-bois de mélèzes. Notre présence ne semble pas
les émouvoir le moins du monde et ils disparaissent dans un repli de terrain.
Nous rejoignons nos trois véhicules à 16 h 40, soit après 8 h de marche ( 3 h 30 de montée, 4 h de descente et 1 h de pause).
Qui a dit , " le meilleur dans la randonnée, c'est quand elle s'arrête". Tout le monde est d 'accord, mais très heureux et très satisfait. Chacun
est fier du devoir accompli. Un bravo tout particulier à nos 5 compagnes qui ont fait preuve de beaucoup de courage, de résistance et d'opiniâtreté dans l'effort.
Roland nous remercie encore et nous félicite chaleureusement : un grand bravo à toutes et tous.
Le matin, il avait réservé dans un restaurant du Boréon pour notre pot habituel. Malheureusement, l'heure est tardive, la route encore longue et deux chauffeurs, Daniel et Jean sont pressés. Le pot sera exceptionnellement annulé, au grand regret de ceux et celles qui attendaient avec impatience leur chocolat chaud. Mille excuses de la part des gens pressés.
Merci Roland pour cette grande et très belle randonnée en haute montagne. Quelle journée magnifique ! Quels paysages exceptionnels. Nous garderons longtemps un souvenir impérissable de ce jeudi
15 octobre.
Merci aux photographes Jean BOREL et Francis OUDART.
La semaine prochaine, Jeudi 22 Octobre à 7 h 00 :
1 er circuit -Cime de Roccassiera
Belvédère sur la chaîne-frontière du Mercantour et point culminant de la commune de Duranus, la cime de Roccassièra domine de sa grande masse préalpine les vallées
du Paillon (Est) et de la Vésubie (Ouest), mais elle est défendue par un bastion sommital qui nécessite quelques pas d’escalade facile. Quelques passages aériens.
Le panorama ne décevra pas, avec un magistral tour d’horizon à 360° qui embrasse aussi bien le littoral que la chaîne-frontière : sa situation
privilégiée à mi-chemin de la Côte d’Azur et du Mercantour place cette cime parmi les grandes "classiques" du moyen pays et on se souviendra de l’arrivée sur cette étroite crête calcaire
suspendue au-dessus de l’entrelacs des vallées ombreuses qui s’ouvrent plus de 1 000 m en contrebas.
5 h 30 – 12 km – Déniv. 1 050 m (mini 424- maxi 1467) Sportive – Repas tiré du sac
Jean BOREL 04.94.95.87.73 ou 06.68.98.13.62
2ème circuit –petites jambes- départ à 7 h00
Ce circuit non prévu à l'origine, permettra à ceux et celle qui seraient rebutés par la rando sportive de parcourir environ 8 km autour de Duranus…avec repas au restaurant. C'est Jacky LEBOUBE qui mènera ce groupe. Prendre contact avec Jean BOREL pour le restaurant. Les deux groupes se rejoindront l'après-midi pour le retour.
7,3 km- déniv. 475 m- (mini 355-maxi 370)
Jacky LEBOUBE 04 94 53 14 96
Quelques photos en bonus :
Ce n'est pas le moment de passer devant le chef !
Bon, ce coup-ci, on y est !
Avons-nous l'air fatigué ?
Non ce n'est qu'une impression. Tout baigne !


Le temps se gâte. Il ne va pas falloir traîner par ici.

Fait pas chaud. Bruno, dépêche-toi!

Brrr ! sacrée pente.
Le sourire est revenu,
nous avons retrouvé une nature moins hostile.
Un vrai bonus pour terminer. Où Francis est-il allé chercher cette souche!
Signa-Blanca - 8 Octobre 2009
SIGNA BLANCA
Aujourd'hui la météo à l'ouest de St.Raphaël n'est pas bonne et c'est pourtant dans cette direction que se dirigent 15 marcheuses et marcheurs pour
randonner sous le conduite de Bruno GUERIN.
Une petite rando de 14 km et 475 m de
dénivelée avec une forte côte pour commencer puis une fin de circuit en descente douce. Il est 9 h15 lorsque nous traversons le village avec ses ruelles en pente et sa jolie fontaine. Pour la
plupart d'entre nous, c'est un village bien connu où nous avions eu particulièrement froid en mars 2008.
Aujourd'hui Signes est un bourg en pleine expansion démographique et économique.
Une vaste "zone
d'entreprise" a été créée aux abords du circuit Paul
Ricard, mais sur le territoire de la commune. Les plus grandes entreprises mondiales s'y sont installées (Coca-Cola, Orangina, nombreuses entreprises de pharmacie, cosmétique comme Yves Rocher ou haute technologie mécanique, Oreca par exemple...). D'autre part une source située au bout de la
plaine de Signes, fort abondante, permet la mise en bouteille et la commercialisation d'une eau réputée depuis longtemps (sous le nom de "Source Beaupré")
La première mention du village de "Signa" date de 984 (cartulaire de Saint Victor à Marseille).
Trois villages existaient au Moyen Âge : Château-Vieux, Signe-la-Blanche et Signes-Barrarenques ("Castrum Vetus", "Signa Blancqua", "Signa de Barrarenquis"). Le village fut une seigneurie des vicomtes de Marseille, de la famille de Signes, puis des évêques de Marseille grâce à Aymard Amiel qui acheta à Bertrand de Porcelet tout ce que ce dernier possédait à Signes. Les frères Geoffroy et Guigo de Signes rapportèrent de la Croisade des reliques de Saint Jean qui donnèrent au village et aux seigneurs de Signes un grand prestige au Moyen Age. Sainte Delphine de Signes (Delphine de Sabran) aurait résidé dans le village, au n°28 de l'actuelle rue Louis Lumière.
En 1603, Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille et seigneur de Signes, y fut assassiné à coups de fusil dans sa résidence de la rue Saint Jean (les habitants furent longtemps surnommés les "Estrangle évesque").
( Source Wikipédia.)
Belle photo de groupe de Jean BOREL, à genoux s'il vous plait. Très pro !
Finalement il fait plutôt beau lorsque nous quittons le village en longeant le Raby, petit ruisseau qui prend sa source à deux kilomètres du village. Puis nous
abordons directement la montée. Nous étions prévenus, elle est raide. Très rapidement, Bruno
nous fait quitter le
chemin principal pour rejoindre une chapelle, à environ 300 m. Mais ça monte toujours. Cette petite chapelle dite " L'Eloignée" est dédiée à Notre Dame de la Nativité. Elle est fermée et en
très mauvais état. A travers les grilles, on peut encore distinguer un autel. Un bénitier, extérieur est alimenté par l'eau de pluie. Signes est vraiment un village béni ! C'est là que Bruno
décide de faire la pause "banane" .
Il en profite pour nous lire son petit topo sur Signes. Mais son élocution est plutôt gênée par une double extraction de dents datant de …la veille. Il
n'a vraiment pas de chance; après ses problèmes de chaussures il y a quelques semaines (voir le blog du Pas du confessionnal) il est maintenant handicapé par ses dents. Pas l'idéal pour conduire
une rando. Au moins aujourd'hui, il a ses bonnes chaussures !
Retrouvant notre chemin initial nous continuons à monter sur une pente de plus en plus raide. Le soleil se met de la partie et nous nous serions bien passés de lui.
Une dizaine de mètres en dénivelée négative, sur un terrain raviné et glissant , nous oblige à une prudente progression. Puis c'est la montée finale, les derniers 100 m qui nous conduisent à la
cote 704 m, notre altitude maximum aujourd'hui.
500 m de descente bien pentue, sur un mauvais chemin nous permettent de rejoindre une grande piste en pente douce qui se termine au gué traversant le ruisseau
du Latay. Là, je sens que vous commencez à rigoler : "Encore une traversée difficile avec des pieds mouillés, des bâtons ou des casquettes perdues… et même du portage". Que nenni, le ruisseau est
à sec et certains ne vont même pas s'apercevoir que c'était un gué.
Car comme d'habitude ça "tchache" beaucoup parmi les randonneurs. Le sujet principal aujourd'hui est la sortie dite sportive de jeudi prochain vers la Cime du Pisset.
" J'y va t'y, j'y va t'y pas ? "
"Et lui (ou elle), il (ou elle) y va ?"
" Jean, est-ce vraiment dur ?"
De l'autre côté du gué, nous découvrons un petit canal où coule une eau limpide, bordé d'un piste étroite.
Sur la carte, il suit la
piste principale et Jean BOREL a une très forte envie de l'emprunter. Mais Bruno restera ferme, nous continuons sur la piste.
Il est 12 h pile lorsque Bruno nous fait stopper pour pique-niquer dans des rochers. Le repas est calme et silencieux : à croire que les bavards et bavardes sont restés à la maison - les
absents ont toujours tort, c'est bien connu !
Une nouvelle joueuse a rejoint les accros des cartes : Marinette ! C'est la deuxième fois qu'elle participe. L'installation est sommaire, comme d'habitude et Claude
n'arrive pas à se trouver une place confortable : à genoux, assis sur le côté, debout, ce qui lui vaut une remarque de Daniel le comparant à "un chien qui aurait
des vers", jolie formule.
Nous reprenons notre grande piste et comme le petit canal la coupe plusieurs fois, Jean fera d'autres tentatives pour le suivre, sans plus de succès.
Juste avant d'atteindre la grande route, nous passons entre une immense
carrière de sable et une
zone de compostage : retour vers la civilisation. Très forte circulation sur cette route qui relie le village au Circuit du Castellet. Nous apprécions vivement le choix de Bruno qui nous oriente
vers une piste parallèle traversant bois et vignes. La vendange ayant été faite, nous grappillons quelques raisins oubliés par la machine. Malgré tout, il faudra emprunter la route sur
environ 500 m. Mais nous serons bien disciplinés en colonne par un, face au trafic.
Enfin , un petit chemin nous ramènera au parking en passant devant la seconde chapelle dite " La
Proche", dédiée à Notre Dame de l'Annonciation. Sur un petit édicule, une plaque rappelle qu' en 1707, 100 Signois mirent à mal une troupe d'Austro-Sardes venus "fourrager". Ce
dernier verbe nous laissa dubitatifs.
Pot de l'amitié au Bar des Chasseurs. Bruno nous y rejoint après être passé à la boutique de nougats, spécialité du pays. Il en rapporte un sachet dont il nous fait
profiter généreusement. Délicieux. Même les noisettes sont tendres pour sa mâchoire édentée.
Lorsque nous rejoignons nos voitures quelques gouttes de pluie viennent confirmer la prévision météo et si les essuie-glaces sont activés pendant le retour, ce sera de courte durée.
Merci BRUNO, doublement, pour les nougats et pour avoir mené cette rando paisible.
Merci aux photographes, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.(NB : pas de photos artistiques aujourd'hui : Bruno est en panne de batterie-La série continue !)
La semaine prochaine :
Jeudi 15 Octobre à 6 h 30-Cime du Pisset (06)- ATTENTION, l'horaire a été avancé à
6 h 30- Au-dessus du Boréon. Circuit panoramique –
Roubines (il faut aimer
!). Au delà de la Cime du BISSET, le parcours coupera dans les roubines pour atteindre le Pas des LADRES puis plongera sur le lac de TRECOLPAS. Superbes paysages de montagne.
6 h 00 – 11.500 km – Déniv. 1 170 m (mini 1670- maxi 2640) - Sportif - Repas tiré du sac
Roland COLLOMB 06.12.88.19.76
Quelques photos en bonus :
Dans les rues du village

Joli point de vue

Bravo, il est revenu pour encourager son épouse
!Ah ! ce petit canal, il a du en rêver

toute la nuit !

Il n'avait pas vu la pancarte au-dessus de lui !
Bon appétit, Jean-Marie

Une future accompagnatrice ? Rare qu' une de nos amies lise une carte (pas de mysoginie cachée dans ces propos)

Sur le banc- Cela ne vous rappelle rien, les plus anciens ?

Fin de rando, on prend des raccourcis.

Ces messieurs sont vraîment très propres ou craignent-ils la grippe A ?

Le caissier, toujours très sérieux quand il compte les sous !

Cool les filles !
Fox-Amphoux- 1er Octobre 2009
FOX-AMPHOUX
Savez-vous comment s'organise une rando-restaurant ?
Un article de Var-Matin vantait le restaurant "Chez Jean", dans un hameau de Fox-Amphoux. Vérification faite, c'est-à-dire, qualité du restaurant…
Jean BOREL nous a tracé un circuit dans la Forêt Domaniale de Pelenc à 8 km au nord de Fox-Amphoux. Pas une rando sportive, une simple balade en forêt de 11,7 km avec 135 m de dénivelée. C'est un
record, même à Bras, en Janvier 2009, nous avions eu au moins 300 mètres à grimper.
Comme à chaque fois que nous avons un restaurant nous retrouvons quelques amis perdus de vue depuis… le dernier restaurant. Mais c'est toujours un plaisir de les retrouver. Au départ de Boulouris, il manquait Camille : panne de réveil, fréquente chez lui ?
C'est donc à 31 que nous nous retrouvâmes au bord de la D60 parmi un groupe de jeunes écoliers venus faire un concours de cross. Cependant, il pleut et le
moral est au plus bas. Mais cela n'empêchera pas la traditionnelle photo de groupe.
Quelques parapluies sont sortis des coffres et ça sert bien pour s'équiper. Celui de Jean AGIER fait très chic.
Toujours des difficultés
de comptage, recommencé plusieurs fois, mais enfin ça y est, 27 marcheuses et marcheurs sont près au départ, les quatre autres, après un petit dérouillage nous retrouveront pour le
restaurant.
A 9 h 20, nous traversons le groupe des jeunes coureurs, sous leur acclamations, mais certains ont cru entendre un "Allez les vieux" très irrespectueux !
La pluie n'est pas très forte. La forêt, mélange de feuillus et de conifères est bien entretenue, le chemin plat (pas les fameux "faux-plats montants" si chers à Jean BOREL), nous ne devrions pas avoir de problèmes aujourd'hui. D'autant plus que la pluie s'arrête lorsque Jean décide de faire la "pause banane". Les impers rentrent dans les sacs et Jean profite de cet arrêt pour faire le point sur les modifications apportées aux randos des 15 et 22 Octobre. Braves gens, notez bien.
Le 15 octobre, Roland mènera la rando sportive dans le Mercantour (La cime du Pisset) qui avait été annulée le 17 Septembre pour cause d'intempéries. Mais le départ sera à 6 h 30. Pour le 22 octobre, nouvelle randonnée sportive à la cime de Rocassiera mais un second parcours "petites jambes", avec restaurant sera proposé. C'est Jacky qui le mènera : environ 8 km. Le groupe qui montera à la cime gardera le même programme avec "repas tiré du sac", les deux groupes se retrouvant seulement en fin de journée pour le retour à St.Raphaël.
Jolis sous-bois d'un vert tendre, la pluie des 17/18 Septembre a du faire repousser l'herbe. Le soleil est maintenant de retour et la température a
brusquement remonté.
Enfin, une petite côte, la seule digne de ce nom nous conduit au maxi de notre rando à 513 m.
Daniel en profite pour
coiffer la casquette à pois rouge du meilleur grimpeur, encore une médaille !
Il ne reste plus qu'à descendre vers nos voitures, en s'arrêtant quelques minutes sur un site occupé en son temps par des charbonniers (charbon de bois) où
subsistent encore quelques anciennes cuves de cuisson .
Une réserve d'eau en béton, dite la citerne des Maquisards, sert de réserve incendie. Appel téléphonique de Camille. Effectivement, il s'était réveillé trop tard et demandait l'adresse du restaurant : un peu désinvolte notre ami ! Bruno lui remontera un peu les
bretelles à son arrivée.
Il est 12 h 20 lorsque nous rejoignons nos voitures et le soleil est radieux. Très rapidement nous atteignons le restaurant où notre grande table a été
installée sous des mûriers de plus de 2 siècles.
Selon notre hôte leurs feuilles ont servis à nourrir les vers à soie de son grand-père. Ils sont devenus énormes et ont dus
être taillés car trop envahissants.
Ils donnent une ombre fraîche, un peu limite aujourd'hui, et une petite laine n'est pas superflue.
Copieux menu avec salade au thon et aux anchois, charcuterie, rôti de veau, fromage et gâteaux, le tout à volonté . Le rosé, servi à profusion a bien réchauffé l'atmosphère .
Au moment du dessert, l'accordéon du patron est venu accompagner quelques chansons reprises en chœur. Super ambiance ! Annie et Claude ont même esquissés quelques
pas de danse… sur les graviers.
Pendant que nos gentils organisateurs réglaient leurs problèmes de sous, le groupe s'est installé sur un muret proche, au soleil, constituant une jolie brochette.
Jean nous invite à reprendre nos voitures pour aller visiter le vieux village de Fox-Amphoux.
Situé au carrefour de deux voies romaines et composé de deux villages distincts au Moyen Age : "Castrum de Fossis" et "Castrum de
Anfossis".
Le château, mentionné en 1200, appartenait au comte de Provence qui l'échangea en 1233 contre Séranon avec les Blacas (seigneurs d'Aups).
C'est aussi le village du conventionnel Paul Barras,
héros ou personnage de la révolution (c'est selon...), dont on peut voir encore la maison natale bien que son château soit situé dans la plaine. Selon
Jean, le vicomte de BARRAS se trouvait à bord du bateau "La sardine" qui coula à l'entrée du port de Marseille, origine de l'histoire de la fameuse sardine qui boucha le dit
port.
L'Eglise du 13 ème siècle fut construite par les Templiers.
Sur son parvis, un
énorme micocoulier date du règne de Heni IV. Sa circonférence fait 4,90 m
Au logis de Fox , des fouilles ont mis à jour de nombreux vestiges romains dont des thermes et les vestiges d'un théâtre .
Jean BOREL, après nous avoir fait ouvrir l'église, nous fait découvrir le village et nous invite à grimper sur la terrasse de la prison pour découvrir le paysage
environnant. Puis nous descendons jusqu'à la chapelle Notre Dame de Bon secours, creusée dans une falaise et éclairée par une faille dans le rocher. Jacky en profite pour grimper afin de sonner
la cloche.
De nombreux ex-voto y sont déposés. Bruno nous explique que le vicomte de BARRAS, alors militaire, avait été sauvé lors d'un fort coup de vent au sud de l'Afrique. Il avait déposé, en ex-voto, un petit tableau représentant cette tempête. Cet ex-voto, caractéristique de la Provence, a été volé et demeure introuvable.
Photo de groupe sur les marches de l'église : cherchez l'erreur.
Merci Jean pour cette
petite balade super cool, ce super restaurant et cette visite très intéressante. Encore une rando très patrimoniale ( l'expression est de Jean).
Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Bruno GUERIN, Claude LALANDE.
La semaine prochaine, le Jeudi 08 Octobre à 7 h 30 : Signa Blanca (83) – Près de Signes, la commune la plus boisée du Var- Une bonne grimpette au début, ensuite, 11 km de
descente. Région du blanchissage des peaux et des draps d'où le nom. Nous passerons dans des lieux-dits aux noms sympathiques comme le "Clos des Bécasses" et "Cante Cigale".
4 h 40 - 13.350 km - Déniv. 510 m.( mini 337- maxi 706 )- Moyen / Médio - Repas tiré du sac-
Bruno GUERIN
Encore quelques photos :



La seule montée !

Un énorme pin à été arraché : impressionnante la faiblesse de ses racines.

Bien entouré le Bruno !
Bel alignement

Les spécialistes du rosé
Quelles fautes ont-elles encore commises pour aller en prison ?
BARRAS a certainement franchi cette porte !

L'Eglise du XIII° et la chapelle Notre-Dame de Bon Secours
Pas du Confessionnal- le 24 Septembre 2009
Pas du Confessionnal
(Texte de Bruno GUERIN, mis " en musique" par Jean-Marie)
Jusque là, les
conditions météorologiques nous ont plutôt em…pêchés et en ce 24 septembre Bruno a encore annulé la rando des Moulins et des Mines dans les Maures (cela doit faire au moins quatre fois), à cause d’inondation et de route barrée.
C’est dans la Forêt Domaniale de la Colle du Rouet qu’il a réuni ses huit marcheuses et
ses dix hommes pour une rando (moyen/medio) de 18,800 kms et 570 mètres de dénivelée pour le Pas du Confessional et pour les « petites jambes » un parcours commun de
14,700 kms et seulement 430 mètres de dénivelée.
Aujourd’hui nous accueillons l’arrivée d’un « petit nouveau », Michel Jupin le compagnon de Cathy.
Le temps est beau et il risque de faire chaud car toute la montée se fera au soleil.
Nous voici au départ, en train de nous chausser, lorsque Bruno lance : « j’ai oublié mes
chaussettes », aussitôt Marinette lui propose sa paire de rechange, accepté. Mais un « ZUT » retentissant fait
retourner toutes les têtes. Bruno vient de constater qu’il a emporté deux chaussures du pied gauche.
Que faire !
Daniel vient à son secours avec sa paire de tennis. Bruno se dépêche de les enfiler et nous fait un petit topo sur le parcours. (Note de
Jean-Marie) :
Bruno nous avait déjà fait un coup semblable avec deux chaussures de marques différentes…mais au moins une gauche et une droite !)
Nous attaquons cette nouvelle rando par la belle piste des Corbières sur un terrain plat et sablonneux. Au bout de trente cinq minutes, arrivons à une
stèle à la mémoire du décès d’un chasseur. Peu après, nous amorçons une belle montée qui devient vite caillouteuse (les plantes des pieds de Bruno commencent à chauffer).
Plus loin des plaques rocheuses sont très appréciées par les pieds du dit Bruno. Le peloton souffre un peu et s’échelonne en longueur. Un
petit arrêt s’impose.
Passons au « Pas des Vaches » pas vu la queue d’une. Peu après la montée du « Rébéquier » nous nous arrêtons pour « la
pose banane" sur des rochers surplombant le beau site des Gorges de l’Endre et le départ des Gorges de Pennafort.
Bruno nous demande : Qui d’une fée ou d’une déesse a donné son nom au massif bordant la méditerranée de Saint Raphaël à La Napoule ? La nymphe « Estérelle », bien sûr ! Clamerez-vous avec l’accent d’Alphonse Daudet soulignant que celle qui courrait « à la pointe des montagnes » avait le don de rendre la fertilité aux femmes stériles. D’autres négligeront la fable pour rappeler l’époque où le massif était recouvert de chênes verts et de chênes lièges vénérés et sacralisés par les Romains, protégés par diane … Estérelle et sa grande chevelure flamboyante qui teinta les rochers de cette teinte amarante.
Limité au nord
par la voie Aurélienne (aujourd’hui la N 7) qui partait de Rome pour rejoindre Aix, ce petit massif d’origine volcanique s’étend de Fréjus à l’ouest jusqu’à Cannes à l’Est, la Méditerranée lui
offrant une frontière naturelle. A cheval sur les départements du Var et des Alpes-Maritimes, c’est le dernier rempart de l’arc alpin. Victor Hugo s’exclamait à la vue de ces collines plongeant
définitivement dans la mer : « C’est une belle chose que la montagne couverte par les sombres verdures de l’Estérelle. Les Alpes meurent ici dignement ».
La descente au Pas de Reinaude est raide et « Voilà Pégusse : frottez vos mains sur cette plante, vous verrez alors que ça sent bon ». Sitôt dit, sitôt fait, les mains sont collantes mais l’anecdote intéressante. Ainsi un berger, découvrit, il y a quelques siècles le ciste de Montpellier dont l’odeur rappelle celle de l’ambre gris et qui fit la fortune d’un parfumeur grassois.
Une partie plane et à nouveau une descente très caillouteuse (Bruno s’en passerait
bien)
pour retrouver Monsieur le Curé au « Pas du Confessionnal ».
Personnes n’a pu se confesser car celui-ci n’a pas dénié se montrer. Peu avant le Pas, une nouvelle stèle à la mémoire d’un autre chasseur, encore un !
Là, cinq
« petites jambes » sous la responsabilité de Jacky s’installent pour la durée d’une heure quinze environ. Les treize autres partent à la recherche de la « Fille
d’Isnard ». Au bout de 45 minutes de montée arrivons à la Fontaine du Chasseur point culminant de cet itinéraire. Nous abandonnons la recherche et amorçons la descente pour
retrouver nos cinq compagnons que nous trouvons en train de taper le carton avec une nouvelle participante, Marinette.
Le regroupement effectué, repartons dans le décor des Gorges de l’Endre. Un petit arrêt
au rocher du Gournié pour en faire l’escalade et découvrir un très beau panorama.
Certain de ces
belvédères ont des à pics impressionnants. Cette petite escalade n’est pas propice à Bruno, car en franchissant un arbre mort, une branche acérée lui fait une belle aération dans son pantalon
(photo), chacun son tour. Ce n’est pas son jour aujourd’hui.
Reprenons la
descente et après un passage délicat s’offre a notre vue un nouveau point de vue sur les Gorges et la petite chute du Trou du Gournié.
Cet agréable
site ombragé, au bord de l’eau est assurément le lieu classé trois étoiles pour le pique-nique.
Certains et certaines prennent des bains de pieds. Notre Claude, bien chaussé, commence à
s’aventurer sur le rocher malgré les avertissements de Cathy « attention ça glisse », à peine dit le voilà qui disparaît. Quelques secondes plus tard le voici qui réapparaît main gauche
en l’air avec un pouce sanguinolent, deux genoux couronnés et la joue droite entaillée. Pin Pon … Pin Pon, la trousse à pharmacie entre en action pour désinfecter et panser toutes ces
plaies.
Il reste environ sept kilomètres à parcourir pour retrouver les véhicules. Ils se feront sur terrain plat et sablonneux, oui cela fait deux fois aujourd’hui, avec en décor la Colle amarante du Rouet. Le soleil chauffe, la cadence diminue et le peloton s’effiloche de nouveau. L’eau commence à manquer. Après plusieurs arrêts nous arrivons, fourbus, enfin au parking.
Puis c’est le retour au village où nous allons prendre une boisson très désirée dans notre café habituel pour cette région. Certains assoiffés se rafraîchiront plusieurs fois.
Merci Bruno de
nous avoir guidé sur ce parcours compliqué. Merci aussi d'avoir rédigé ce blog en l'abscence des 2 rédacteurs.Merci aux Photographes Bruno GUERIN et Claude LALANDE
Quelques photos en bonus :
Le spécialiste de la grimpette

Marcheurs en couple

C'est bien l'Esterel : où est la fée ?


Des gars, des filles
Il devait faire rudement chaud!
Voici l'automne !
Le circuit du Peyrol : 17 septembre 2009
Le Circuit de Peyrol
Aujourd’hui Roland Collomb devait nous
emmener dans le Mercantour, gravir la Cime du Pisset. Ce devait être une randonnée sportive. Mais, après trois mois de sécheresse, voici enfin un peu de pluie ! Plutôt que de nous aventurer
en altitude, où il peut y avoir de la neige, nous allons donc randonner dans les Maures, entre Collobrières et la plaine de Pierrefeu-du-Var.
Après une journée bien arrosée hier, la météo prévoit aujourd’hui une
journée ensoleillée. Profitons-en, ça pourrait ne pas durer. Au départ de Boulouris, Roland qui est allé reconnaître hier le début du parcours, sous une pluie diluvienne, nous prévient :
« Il risque d’y avoir de la boue ! » Nous voilà prévenus ! Nous nous retrouvons 15 randonneurs au départ de la randonnée,
quelque part à l’ouest de Collobrières. Le ciel est bl
eu, il fait un grand soleil. Roland nous présente la rando : « Nous allons
faire le Circuit de Peyrol. Ce n’est pas une rando difficile. Elle fait 17 km et 656 m de dénivelée. Et nous marcherons presque uniquement sur pistes ! » Nous v
oici
rassurés !
« Nous partons de 100 mètres
d’altitude. Nous allons suivre la Piste de la Saute (le GR51) ». Il est à peine 9 heures. Comme l’indique le profil, nous attaquons une grimpette qui nous mènera, de façon presque
continue, jusqu’au sommet. Le terrain est souple, l’air est pur. La pluie d’hier a lavé le ciel et la végétation. La piste monte tout en douceur parmi les chênes-lièges. La température grimpe
elle aussi. Et
nous ne tardons pas à faire une petite « pause effeuillage » pour nous mettre à l’aise. Nous reprenons notre marche au milieu des arbousiers et
des bruyères.
Nous atteignons bientôt le Col de la Saute (alt. 308 m). C’est
l’heure de la pause casse-croûte. « A présent on va quitter le GR. Mais on continue sur la piste de la Saute. Dans quelques instants vous apercevrez sur la
gauche Notre-Dame des Anges (point culminant des Maures, à 780 mètres, que nous gravîmes en avril dernier). Nous reprenons notre montée à un rythme soutenu. Nous apercevons bientôt la
chapelle Notre-Dame des Anges, ou plus précisément l’antenne du relais de télévision qui la domine. Soudain, voici sur la piste, quelques crottes que
Roland identifie aisément. « Ce sont des crottes de renard. C’est ainsi qu’il marque son territoire ». Et d’ajouter :
« Le renard est un grand chasseur. Il chasse toute la journée. Et il est très utile, car il nous débarrasse des mulots. C’est en effet un grand amateur de
mulots. Il en avale jusqu’à 20 par jour ! » Est-ce Dieu possible ? Roland nous explique que le renard (rusé comme chacun sait) pratique la triangulation pour s’emparer
d’un mulot (ou était-ce une taupe ?) planqué sous la neige. Françoise complète l’information en nous apprenant (après avoir fait appel à un joker par téléphone) que la taupe (ou est-ce le
mulot ?) se dit « mole » en anglais. Ce qui permet aux Anglais de le différencier du « fox » (le renard) !
Et Roland de conclure : « La
prochaine
fois je vous parlerai des fourmis ». Les fourmis, parlons-en, certains en ont dans les jambes. Nous poursuivons donc notre route. Nous
traversons à présent un bois de châtaigniers, très répandus dans ce coin des Maures. (En octobre, ce sera la traditionnelle Fête de la Châtaigne à Collobrières. Venez
nombreux !). Voic
i une splendide
« nature morte » aux couleurs d’automne, signée Bruno. Roland nous informe : « On va prendre un petit sentier dans la forêt ». Et
peu après : « Nous sommes à 515 m d’altitude. Il ne reste plus que 40 mètres à grimper ». Grimpette un peu raide, au milieu des
cistes et des arbousiers. Et nous voici au sommet (alt. 565 m), d’où nous pouvons admirer un panorama magnifique. Au
sud, les
îles de Port-Cros, Porquerolles et la presqu’île de Giens. A l’ouest, le sommet du Peyrol (438 m). Puis nous redescendons pour atteindre un second sommet (557 m) plus bois
é.
« On va aller au Maucouar (487 m) pour y pique-niquer » nous dit Roland. « Et il y aura un point
géodésique ! » Aussitôt nous entamons la descente. Qu’il fait bon au soleil ! Nous traversons à nouveau un splendide bois de chênes-lièges. La dernière grimpette est un
peu plus dure, car il commence à faire chaud. Et nous atteignons le sommet. Aussitôt Roland et Jean partent à la recherche du fameux point G. Le reste du groupe part à la recherche d’une place
confortable à l’ombre. Tout le monde n’a pas les mêmes priorités ! Nous nous préparons à pique-n
iquer. Mais ça y est,
Roland l’a trouvé ! Jean fait signe à Gérard de
s’approcher. Il l’attire derrière un buisson. Pour lui montrer quoi ? Une splendide borne géodésique qui va figurer en bonne place dans notre collection !
Enfin nous prenons le temps de nous asseoir et de savourer notre
pique-nique. Jean nous invite à déguster un petit rosé très agréable. D’autant plus apprécié qu’il est le premier de la saison de randos. Après le repas, vient le café, suivi d’un début de
sieste. Jean nous fait remarquer : « Nous avons parmi nous une « petite jambe ». C’est
la
seule ! » Bravo donc à Nicole de nous avoir accompagnés jusqu’au sommet. Et d’avoir suivi notre cadence, plutôt soutenue.
« A présent il n’y a plus que de la descente, nous dit Roland. De la descente et du plat. Nous allons descendre de 400
mètres sur 2 km. Puis nous serons dans les vignes. » Nous attaquons la descente, en pente douce au début. Puis de plus en plus raide. Comme l’écrit Bruno dans sa fiche rando,
« c’est une pente très prononcée sur un terrain schisteux souvent peu commode ». Le terrain est pentu et glissant. E
t qui plus est,
le soleil cogne ! Nous sommes à découvert, en plein cagnard. Aussi lorsque nous arrivons en bas de la descente, tout le monde est-il heureux de faire une pause à l’ombre et de se désaltérer.
Nicole s’assied, elle ne se sent pas très bien. Peut-être est-t-elle victime d’un coup de chaleur ? Roland s’écarte du groupe. Il va voir un
homme qui joue de la tronçonneuse non loin de là. Et qui accepte d’emmener Nicole et Jean jusqu’à leur voiture.
« A présent on va peut-être se salir
les chaussures » nous dit Rola
nd, lorsque nous atteignons les vignes. (Mais nous ne verrons que deux ou trois flaques d’eau) « Nous voici sur la Piste des Vignes du Peyrol ». « On pourrait grappiller quelques raisins », dit Françoise en
voyant les grappes bien mûres. Et de joindre le geste à la parole. « Attention ! Planquez vos raisins ! » Car voici un tracteur qui
s’approche de nous.
Nous en croisons bientôt un autre qui tracte un tombereau rempli de belles grappes. Rien d’étonnant : mi-septembre, c’est la saison des
vendanges.
A présent le terrain est presque plat. Nous suivons une large piste un
peu monotone. Le rythme est rapide. Et voici au loin Jean qui vient à notre rencontre. Il a laissé Nic
ole se reposer au frais.
« J’avais envie de terminer la rando », nous dit-il. Après les vignes, voici maintenant un splendide figuier. Sur lequel s’abattent les
randonneurs. « On dirait une volée de moineaux ! »
Enfin voici les voitures. Ainsi que Nicole, en pleine forme. Pour terminer cette belle journée, nous allons prendre un pot à Collobrières.
Merci Roland pour cette belle randonnée aux vues magnifiques.
PS : Après enquête, mulot se dit « fieldmouse » en anglais. D’où l’expression anglaise bien connue : « Foxes are fond of fieldmice ».
Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Brelan de
chefs
Pique-
niqueuse
Ca
grimpe
Ca re
grimpe
Descente dans les chênes-lièges
Vue sur n
otre lieu
de pique-nique
Grappilleus
e en pleine action

Bruno à l’affût
Pa
ysage des Maures
Prochaine randonnée : Jeudi 24 Septembre à 7 h 30 : Des moulins et des mines – Le Plan de la Tour- Les Maures (83)
1er parcours : Un circuit très varié où mines et moulins jalonnent une partie du parcours – Nous passeront sur la crête de la Colle Dure (83) (sportive), d’où la vue est saisissante de toutes parts, et notamment sur le massif des Maures
5 h 00 – 17,5 km – Déniv. 610 (mini 69-maxi 506) – Moyen / Alto par endroits –
Repas tiré du sac - Responsable : Bruno GUERIN
2ème parcours : Une variante est proposée pour éviter la partie sportive
4 h 20 – 15,6 km – Déniv. 570 m (mini 69-maxi 478) – Moyen / Medio
Les lacs de Millefonts : 10 septembre 2009
Les lacs de Millefonts
Aujourd’hui Jean
Borel nous emmène randonner aux lacs de Millefonts, à proximité du Mercantour. Cette rando était prévue en juin mais fut remplacée pour cause de route fermée. Avec l'ascension de la tête des Margès (alt. 2550m), ce sera vraiment « la rando de la
rentrée ». Celle de Bruno, jeudi dernier, n’était en effet qu’une petite « mise en jambes ».
Nous partons de Boulouris à 7 heures, mais la route est longue. Il est
donc 9 h 40 lorsque nous arrivons sur le parking des Millefonts, au-dessus de Saint-Dalmas. Il fait à peine 10 °. Cette fraîcheur surprend certains – n’est-ce pas Dominique ? Qui,
pour tout vêtement, n’a qu’un tee-shirt ! Jean vient heureusement à son secours et lui prête un anorak. Nous sommes 18 randonneurs … enfin presque, car Claude et Rémi manquent à
l’appel. Ils se sont trompés de route. « Ce n’est pas grave, nous dit Jean, car Claude voulait marcher avec les
« petites jambes ». En effet on a prévu deux circuits. Le p
remier groupe grimpera aux lacs de Millefonts : le Rond, le Long, le Gros. Puis arrivés à la Tête
du Barn (alt. 2529 m), nous suivrons la ligne de crête – ce sera du hors sentier -, jusqu’à la Tête des Margès (alt. 2.550 m), notre point culminant. Ensuite nous redescendrons
jusqu’au lac Petit où nous rejoindrons le deuxième groupe pour pique-niquer ». « Qui vient avec moi ? » demande Jean. Nous
sommes 12 à le suivre. Les « petites jambes » conduites par Bruno, suivront nos traces jusqu’aux lacs, dès que Claude et Rémi seront arrivés.
Le temps d’une photo de group
e et nous commençons à
monter. Le soleil brille et la grimpette aidant, nous ne tardons pas à nous réchauffer.
Chemin faisant, Jean no
us précise :
« Nous remontons le vallon des Millefonts. Nous sommes sur la commune de Valdeblore, nous ne sommes pas dans le Mercantour. Nous ne ferons que le longer tout à
l’heure. » Peu après, nous atteignons le col de Veillos (alt. 2194 m), où nous marquons une petite pause. « Nous sommes sur le GR52. Nous
nous dirigeons vers le col du Barn que vous apercevez tout là-haut. Par contre, d’ici vous ne voyez pas les lacs, ils sont cachés. » Nous pou
rsuivons notre
grimpette. Nous passons au pied d’un immense éboulis d’énormes rochers – c’est autre chose que la petite caillasse de l’Estérel ! Sur notre droite, le Mont Pépoiri (2674 m). Sur notre
gauche, nous apercevons le lac Petit. « Il n’est pas grand » constate Dominique. Pourtant, le lac Petit est en fait le plus grand des lacs de Millefonts ! (U
ne digue construite en 1945 destinée à l’irrigation a fait monter son niveau de plusieurs mètres). Nous descendons à présent, mais ça ne dure
pas longtemps. A nouveau le sentier monte. « Nous sommes passés à côté du lac Rond » nous dit Jean.
« Mais il n’y avait rien à voir. Il est souvent à sec en fin d’été. » Il est 11 heures lorsque nous
atteignons le lac Long. Il serait temps de faire une pause casse-croûte : banane, ou pour cert
ain : pain au
chocolat tout frais (Page de pub : la boulangerie de Boulouris ouvre dès 6 heures, qu’on se le
dise !). « On va maintenant découvrir le lac Gros ». Quelques minutes plus tard, le voici sur la droite, en contrebas. Jean nous conte l’histoire de ce lac :
« Le lac Gros (alt. 2375 m) est le plus
encaissé de tous les lacs. Il était autrefois le plus important et le plus profond des lacs des Millefonts, alors qu’il est aujourd’hui plus petit que le
lac Petit ! Vers la fin du siècle dernier, une conduite souterraine a été construite. Elle permettait en période de forte demande d’eau, d’alimenter le canal d’irrigation des villages de La
Bolline e
t de La Roche. Mais depuis la dernière guerre, une faille s’est ouverte, empêchant le lac de se remplir normalement ». Nous voici heureux à présent, nous avons vu tous les lacs de Millefonts : du plus petit (à sec)
au plus grand (le Petit) !
Mais des nuages apparaissent dans le ciel. Il commence à faire frais.
Nous reprenons notre route jusqu’au col du Barn (alt. 2452 m). D’où nous découvrons un paysage magnifique. Devant nous le vallon de Salèse. Et sur la frontière italienne : la pointe Gieng (2888 m) , la tête
des Tablesses (2855
m), la cime de Frémamorte (2730 m), la cime du Mercantour (2772 m) et la cime de l’Agnel (2927 m). Derrière nous, les lacs de Millefonts et sur
notre gauche, voici le vallon des Mollières, (qui rappelle à certains une rando, où 6 ou 7 d’entre
nous, pressés de rentrer, s’étaient égarés. Nous avions dû les attendre pendant plus d’une heure !)
A présent nous progressons sur la ligne de crête. Nous
évitons sur notre droite la Tête du Barn (alt. 2529 m). Ca grimpe gentiment
mais une bise froide
nous fouette le sang. Certains commenceraient presque à regretter la douce chaleur de jeudi dernier ! Comme depuis ce matin nous n’avons pas vu la moindre végétation, hormis l’herbe
rase, quelques rares fleurettes et plus loin quelques maigres rhododendrons. Mais rien pour nous abriter du vent ! « Nous allons à présent
descendre, nous dit Jean, puis suivre un faux-plat qui nous mènera au sommet ». Mais le faux-plat est plutôt raide. Nous
atteignons
enfin la tête de Margès (alt. 2550m). C’est l’occasion d’une splendide photo de groupe.
« On a fait le plus gros. Et le
moins facile ! » Car il n’y avait vraiment rien de difficile…. « Et vous avez des paysages à vous couper le
souffle ! » C’est bien vrai. Surtout dans la dernière grimpette ! Nous en avions le souffle coupé ! A pr
ésent nous
redescendons. Pour regrimper à nouveau à flanc de montagne. En nous frayant un chemin dans l’herbe rase, parsemée de rochers. Nous atteignons le sommet d’une bosse. Vue plongeante sur le village
des Mollières. Puis nous redescendons sur le col Ferrière (alt. 2484 m). A présent ce ne sera plus que de la descente jusqu’au lac Petit. La descente est rapide. Mais attention aux herbes
glissantes et aux blocs de pierre qui parsèment le sol ! Il est plus
de 13 heures. Nous apercevons la lac Petit. Mais pas de « petites jambes » ! Où
sont-ils passés ? Il nous faudra atteindre le lac pour les découvrir, assis à l’abri du muret qui forme la rete
nue d’eau. Ils ne nous ont
pas attendus pour pique-niquer. C’est à présent à notre tour de nous restaurer. Le ciel nuageux laisse par instants passer quelques rayons de soleil. La température devient alors agr
éable, mais c’est quand même la fraîcheur qui l’emporte. Nous ne nous éternisons donc pas après notre pique-nique. Nous voici tous déjà prêts à
repartir. « Maintenant ça va être plat et après ça descend. Et ensuite on ira boire un coup ! » Jean sait trouver les mots qui gonflent le
moral de ses troupes. La descente se passe sans histoire : herbe rase et rochers toujours, quelques chardons par endroits. Devant le groupe s’arrête. Ils ont vu des marmottes. Mais elles ne
se laissent pas photographier ! De retour sur notre parking, Jean nous dira quelques mots de l’aigle royal, pré
sent dans tout le
Mercantour.
On retiendra que « l’aigle peut gagner de l’altitude, sans donner un seul coup d’ailes, en utilisant simplement les ascendances (remontées de masses d’air chaud) ». De quoi faire rêver les randonneurs fatigués par 690 mètres de dénivelée.
Après avoir laissé nos sacs et nos chaussures de marche
dans les voitures, nous allons prendre un pot bien mérité dans le jardin de notre bar-tabac favori. Une belle journée s’achève…
Merci Jean pour cette très belle randonnée aux paysages magnifiques. Merci aussi à Bruno de la part des « petites jambes ».
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN.
Encore quelques photos :
Les
« petites jamb
es »


Pique-niqueurs

Madeleine se réchauffe sous sa cape


Ra
ndonneurs et randonneuses

Lac
Petit
Pay
sages
à couper le souffle !

Roland s’est fait un copain
Prochaine randonnée : Jeudi 17 Septembre à 7 h 00 : Cime du Pisset (06) – Au dessus du Boréon
Circuit panoramique – Roubines (il faut aimer !). Au delà de la Cime du BISSET, le parcours coupera dans les roubines pour atteindre le Pas des LADRES puis plongera sur le lac de TRECOLPAS. Superbes paysages de montagne.
Durée : 6 h 00 – 11.500 km – Déniv. 1 170 m (mini 1670- maxi 2640) - Sportif - Repas tiré du sac
Roland COLLOMB 06.12.88.19.76La Forêt de Colobrere- 3 septembre 2009
La voici
cette reprise des randos tant attendue !!!
C'est Bruno qui s'y est collé. Pour la reprise il avait prévu une petite rando facile, proche de St Raphaël, avec 13,4 km et 520 m de dénivelé, au sud du Muy dans
la Forêt de COLOBRERE.
Il a fallu effectivement rappeler plusieurs fois que ce n'était pas Colobrière et que le "i" n'était pas resté dans le clavier.
Ce que Bruno n'avait pas prévu, c'était la météo. En effet, le fil rouge de la journée fut la chaleur, une des plus chaudes journées de l'été.
Au début, à 9 h 06, il fait encore bon quand Bruno fait le topo de la journée. Il insiste sur le petit raidillon pour aborder le sommet du CASTEL DIAOU
et le descente très raide qui nous ramènera dans le vallon.
Et c'est parti avec 19 marcheuses et marcheurs dont Arlette, une petite nouvelle, en fait notre doyenne.
Je vous préviens qu'aujourd'hui il ne sera pas question de petite fleurs. La végétation caractéristique est constituée de cistes desséchés et de chênes –lièges.
Tout d'abord, nous franchissons le Pont d'Aille, double pont chevauchant tout d'abord l'Aille puis l'Argens. A la surprise générale, Jean BOREL se déclare désorienté par le sens du courant opposé des deux rivières. Personne ne s'était
posé cette question… Un petit coup d'œil à la carte nous montrant le confluent des deux rivières leva l'ambiguïté.
Nous longeons l'Argens, bien plein à cette saison, ce qui ne manque pas de nous étonner vu la sécheresse que nous subissons depuis 3 mois. C'est rafraîchissant et
comme nous marchons à l'ombre, le moral des troupes est excellent. Maintenant, nous changeons de direction, plein est avec la première côte de la journée, bien désagréable, sous un soleil qui
commence à taper dur.
Au col de Cabredor, nous avons un petit répit et Bruno décide le moment de la pause banane qui permet de souffler un peu.
Le vent se lève et Yvette en profite pour jouer les cormorans se séchant les ailes !

Puis nous abordons une nouvelle montée avec une jolie perspective sur le Rocher de Roquebrune , face ouest que nous ne sommes pas habitués à
observer.
Mais qu'il fait chaud !
Nous parcourons une arête avec quelques chênes lièges rabougris, pas un poil d'ombre. Où est la dite FORÊT…
Arrêt à la côte 225. Bruno annonce que nous abordons la montée nous conduisant au sommet du Castel Diaou à 356m. Cette
annonce va saper le moral de Nicole BOREL qui décide de redescendre.
Elle propose à Yvette de l'accompagner. Finalement c'est Jean qui repartira avec elle alors que le groupe attaque la montée . Au
début tout va bien, mais la pente et la chaleur aidant, quelques marcheurs sont lâchés par le peloton. Franchissement d’une barrière électrique.
Francis tient la barrière et crie un "passez les moutons !" auquel le groupe répond par un bêlement collectif, preuve que tout va encore bien.
Dernière grimpette avant le sommet, celle annoncée par Bruno ce matin. C'est tout droit, bien pentu et en plein soleil. Aidée par Camille et Francis, Yvette, épuisée, atteindra enfin le Castel Diaou. Merci les gars !
Nous avons alors de ce sommet une vue panoramique à 360°, mais à part quelques chênes-lièges aux troncs noircis par un incendie
antérieur, des cistes desséchées et quelques cailloux, c'est bien le "Château du Diable".
Un peu dispersés pour rechercher l'ombre
nous sortons le pique-nique. Le vent est maintenant très fort, il souffle de l'ouest et nous rafraîchit bien. Mais dès que l'on descend un peu à l'abri de ce ventilateur naturel, c'est l'enfer
: nous sommes bien dans la maison du diable.
Dans cet univers plutôt hostile, Albert parvient quand même à trouver un coin pour la sieste : il fallait le faire!
Jean BOREL téléphone pour nous signaler qu'il est installé avec Nicole au bord de l'Argens , sur une petite plage paradisiaque et qu'il s'est baigné dans une eau à 21 °…
Pour nous ce n'est pas fini, il faut redescendre maintenant. Bruno avait annoncé ce matin une descente raide, mais où est-elle ? A près un tour du sommet, pas trace
de chemin, l'itinéraire indique que nous devons emprunter une saignée, mais rien dans la direction nord-ouest qui est la nôtre.
Décidant de suivre le GPS, le groupe
attaque la descente parmi les cistes et ça gratte les jambes. Comme nous sommes presque tous en short il y aura quelques mollets griffés ce soir.
Première chute spectaculaire de Daniel, les "quatre fers en l'air" parmi les cistes. Bon, il rigole, pas de bobo. Aux cistes s'ajoute maintenant quelques autres
argeras (Colicotum spinosas), secs, particulièrement désagréables et piquants. Tant bien que mal, nous suivons la bonne direction et le chemin est maintenant visible en-dessous de nous, tout
droit à 400 m environ. La pente devient plus sévère et les chutes se multiplient, toutes sans gravité…si ce n'est pour nos vêtements que le noir des arsins colore peu harmonieusement. Votre
rédacteur comptabilisera trois chutes, le GPS d'une main et l'appareil photo de l'autre.
Les troncs de chênes-lièges sont
très tentants pour se raccrocher mais, noircis par l'incendie, ils sont plutôt à éviter.
Arrivés à un replat qui s'avèrera être un ancien chemin, la végétation est tellement dense, qu'il faut "tirer un bord" vers le nord avant de pouvoir descendre à nouveau. Objectif, un autre chemin qui nous ramènera à notre piste. Alors que le groupe de 16, continue à gauche, Bruno va rechercher un autre accès à droite. Certains d'entre nous prennent l'aventure à la rigolade, mais quelques réflexions amères fusent de temps en temps. Le moral est dans les chaussettes. "Si j'aurai su..."
Francis a déjà retrouvé le chemin lorsque les 15 autres sont encore bloqués, à 10 m de
là, par un mur de ronce.
C'est là que Daniel gagnera sa médaille ( encore une) en sortant de
gros gants de son sac et avec l'aide du coutelas de Claude, il nous ouvrira un passage nous conduisant au chemin.
Là nous faisons le bilan : bras et jambes bien égratignés, Camille et Michel remportant la palme, du noir partout, sacs, vêtements, casquettes, visages (avec quelques traces de camouflage personnels). C'est Marie qui aura le plus de succès avec un superbe accroc…à son pantalon, au niveau de la fesse. La photo a été censurée.
Mais il manque Bruno que personne n'a vu. Appels, coups de sifflet, téléphone auquel il ne répond pas, la communication étant coupée. Trois éclaireurs remontent un peu du chemin puisque Bruno était parti à
droite. 
Toujours rien.
Grosse inquiétude.
Ouf ! le voici qui apparaît à peu près où nous l'attendions, à trois cent mètre de nous. Il était tombé dans un trou et ne pouvait en sortir. Finalement ayant pu se dégager de son sac il avait
réussi à s'en extraire. Séparé de nous par un éperon rocheux, il n'entendait pas notre sifflet.
Le groupe est reconstitué, l'essentiel des désordres vestimentaires réparés, les gosiers désaltérés, nous pouvons rejoindre notre piste .
Le tracé du GPS en vert foncé montre notre descente en dehors du tracé bleu
recherché.
En se retournant vers le sommet, nous apercevons effectivement la saignée, un peu à gauche de notre axe de descente, mais finalement pas très dégagée. L'information donnée à Bruno devait être assez ancienne et la végétation avait repris ses droits.
Il ne nous reste plus qu'à descendre sur cette large piste. Un mauvais
passage en pente nous permet d'admirer une
série de jolis entrechats de Michel qui se retrouvera étalé dans la poussière : rien de cassé, quelques égratignures de plus. La photo a été prise juste au début du pas de danse !
Nous n'avons pas parlé de la température depuis le sommet mais elle n'a pas baissé dans la descente. Alors, à ce moment là, nous avions d'autre chats à fouetter. Mais maintenant, nous la ressentons bien : il fait 39 ° sur le chemin. Pas un poil d'ombre ! Ce n'est qu'en arrivant près
de la rivière qu'elle va se réduire à 37 puis à 33 à l'abri des grands arbres.
Petit rafraîchissement pour certains dans l'Argens, trop court peut-être.
Pendant ce temps, Jean et Nicole ont renoncé à nous attendre et décidé de rentrer en patientant devant un demi bien frais au Muy. Ils croisent alors une jeep de pompiers intrigués et inquiets par nos cinq voitures : aujourd'hui, nous sommes en zone rouge pour le risque incendie !
Quant à nous, c'est avec beaucoup de plaisir que nous retrouvons nos voitures. Assoiffés, toutes les réserves de liquide sont vides, nous aspirons tous à déguster une grande boisson bien fraîche. Alors que nous roulons vers le Muy, nous sommes dépassés par un colonne de camions de pompiers se rendant sur un incendie que nous apercevons au nord du Muy vers La Motte.
Qu'il fut apprécié ce pot de l'amitié, hélas sans les Borel qui étaient partis se rafraîchir dans leur piscine.
Bilan de la journée : 13,9 km parcourus à la moyenne de 3,3km (sur le temps de marche) , et 600 m de dénivelée. 3 h 53 de marche et 3 h20 d'arrêt.
Merci Bruno de nous avoir guidé sur ce parcours qui était à priori sans problème.
Mais il faudra certainement en tirer des enseignements sur les risques incendie, les longues journées de Septembre qui permettent de rechercher un peu d'altitude donc de la fraîcheur et le fait que si nous annulons parfois des randos par mauvais temps il faut aussi parfois le faire par "trop beau temps".
Merci aux photographes Jean-Marie Chabanne, Bruno Guérin, Francis Oudart
La semaine prochaine, changement de décor et d'altitude: Jeudi 10 Septembre à 7 h 00 : Les lacs de Millefonts - Saint-Dalmas (06)-Une rando prévue en juin, remplacée pour cause de route fermée.
Les Lacs de Millefonds constituent un but idéal de promenade permettant une approche de la montagne à des gens qui, autrement, ne pourraient marcher longtemps sur sentiers. Les moins aguerris se contenteront d'un circuit réduit
passant par le lac PETIT et le lac GROS.
Pour les autres, le circuit proposé parcourt tout le cirque de Millefonds. Du col de BARN au col de FERRIERE, il se déroule en ligne de crête et hors sentier avec l'ascension de la tête de MARGES (2550m). Outre le lac PETIT, ce circuit nous conduira sur les berges du lac LONG, du lac ROND, et du lac GROS où les deux groupes se rejoindront.
2 Parcours
1er parcours : 4 h 30 - 9.000 km - Déniv. 690 m ( mini 2006-maxi 2530) - Sportif –
Repas tiré du sac
Jean BOREL 04.94.95.87.73 ou 06.68.98.13.62
2ème parcours : 3 h 00 – 6.200km - Déniv. 326 m ( mini 2008- maxi 2402)– Moyen / Médio - Repas tiré du sac
Bruno GUERIN 06.16.57.40.37
Encore quelques photos :
Le groupe au complet

Fait chaud n'est-ce

pas Mesdames !

Claude étend son
petit linge. Non il
n'a pas fait sa
lessive mais
il a mouillé le
maillot.

Albert a trouvé le
moyen de faire
la sieste.

Dans la descente.

Mais d'où sort-elle notre Denise ! Souris, tu as enfin retrouvé le chemin.

Short anonyme mais ô combien caractéristique !

Que de fraîcheur tout d'un coup.
La Reprise
Bon, il fallait bien que ça arrive ! Les vacances ne durent qu'un temps et il va falloir ressortir vos cartables, pardon vos sacs, vos chaussures, vos bâtons, vos cartes et autres boussoles ou GPS, enfin tout ce petit matériel qui va faire de vous un bon éleve pour la rentrée...et pour toute l'année.
Pour notre première sortie, jeudi prochain le 3 Septembre, Bruno nous a préparé un petit itinéraire pas loin de St.Raphaël.
Jeudi 03 Septembre à 8 h 00 : Forêt de Colobrère (83) – Non, il n' y a pas de faute de frappe, ce n'est pas Collobrière ! Une bonne petite rando facile pour se remettre en jambes en début de saison, tout près du Muy. Piste de crête panoramique avec une très forte descente
à partir du Castel Diaou (non ce n'es pas celui de la Colle Rousse).
4 h 00 - 13.480 kms - Déniv. 482 m (Mini 30-maxi 355) - Moyen / Médio - Repas tiré du sac
Bruno GUERIN 06.16.57.40.37Attention, il va certainement faire chaud : n'oubliez pas une bonne réserve d'eau, une coiffure et des lunettes de soleil.
Le programme complet de Septembre et Octobre a été mis en fin de blog.
Bonne rando et bon week-end.
Jean-Marie
Marches du Jeudi- Statistiques 2008-2009
DES CHIFFRES, DES CHIFFRES....
Cercle de Boulouris- Marches du Jeudi
Saison 2008/2009
Nombre de
randonnées....................................................: 43 parcours
Dont : - 8 avec 2 parcours,
-4 avec
restaurant
-2 par le train.
Nombre de randonnées annulées ( mauvais temps ).....: 8 parcours
Moyennes
Distance totale parcourue ................................. : 584 Km 13,588 km
Temps de marche total....................................... : 206 Heures 4 H
48mn
Dénivelée maxi...........................: 1010m-Le Caïre Gros-25/06/2009
Altitude maxi..............................: 2087m- Le Caïre Gros-25/06/2009
Moyenne des présents ....................................... : 23

Mini : 10-Salernes-13/11/2008
Maxi : 42-
St.Tropez-12/03/2009
Accompagnateurs ............................ ........: Bruno............ : 10
Daniel ......... ..: 2
Jacky .............: 1
Jean ..............: 25
Jean-Marie.....: 1
Roland ...........: 4
Jean BOREL tient à votre disposition le nombre de Km parcourus en voiture, le coût des trajets, le montant des notes de restaurants, le prix des pots, la moyenne d'âge des randonneurs et la répartition par sexe !!!
Et non chiffrables, la sueur , la fatigue, mais aussi beaucoup de joie et d'amitié .
Merci aux organisateurs pour leur dévouement et leur professionnalisme, aux accompagnateurs recherchant toujours les moyens de faciliter les parcours
sans perdre de participants, aux photographes apportant leur témoignage, aux blogueurs essayant de vous distraire en racontant vos exploits…et à vous marcheuses et marcheurs pour votre bonne
humeur et votre courage.
A bientôt, en Septembre