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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 19:29

 

 

Callian-Vallon de la Camiole-679-G2

Callian, ce superbe village perché d'où nous partons régulièrement en rando, aussi bien vers l'est que vers l'ouest, nous accueille une fois de plus autour de Jack,

notre animateur. Il est censé conduire le G2 mais ce sera plutôt un groupe mixte G1/G2, presque moitié-moitié qui se retrouvera sur le parking de l'Office de Tourisme avec 36 participants. Cette composition et cet effectif un peu particulier sont la conséquence du choix de l'animateur du G1 qui proposait un dénivelé de 1300m…

Pour essayer d'avoir une vue d'ensemble du groupe lors de la présentation de Jack, il fallait mieux rechercher une position élevée.

La rando est prévue pour 13 km et 330 m de dénivelé.

Nous monterons jusqu'aux ruines du  Castrum de Venasque mais nous ne pourrons pas trop nous approcher car le site est dangereux (chutes de pierre). La difficulté principale, aux dires  de Jack, sera la traversée de la route après avoir franchi la Camiole. Nous, nous avons une perception un peu différente.

A 9 h 40 après un dernier décompte de notre serre-file, Patrick, nous quittons le village par une route en descente  très accentuée.

La lumière du matin nous offre des verts lumineux.

Nous remarquons vite qu'en tête, Jack est entouré de ses collègues habituels du G1 qui impriment une bonne cadence. Pas trop grave, ça descend.

Puis nous reprenons une route bien plate qui passe devant l'ancien centre de convalescence   transformé en maison de retraite.

Ensuite nous traversons la Camiole par un gué très bien équipé. A peine de quoi mouiller ses semelles, nous avons connu cette rivière plus tumultueuse et même parfois infranchissable.

Petit arrêt d'effeuillage car il fait déjà chaud. Ah! Oui, j'avais oublié de vous parler de la météo. C'est comme les trains qui arrivent à l'heure, on les oubli. 

Car effectivement la météo est super aujourd'hui.

Plein d'orchis de Robert dans ce secteur.

C'est alors que survient la fameuse traversée de la route. C'est vrai qu'il y a beaucoup de circulation mais tout se passe bien et tout le groupe, en trois vagues successives, se retrouve en bas du sentier qui grimpe dans la forêt.

 

L'effeuillage a été efficace car maintenant nous sommes dans la grimpette avec des pourcentages de 15 à 25%.

Heureusement ce n'est pas très long et nous quittons le raidillon pour arriver sur une grande piste plate où Jack va nous offrir la "pause banane".

Il en profite pour nous briefer sur la suite du parcours qui comprend un aller-retour aux ruines de Venasque.

"La période troublée du haut Moyen-Âge favorisa la multiplication de « castra », villages fortifiés ou places fortes. Les archéologues ont pu répertorier dix sites fortifiés, dont  le premier château de Tourrettes qui fut construit par Bertrand de Villeneuve, seigneur de Tourrettes à partir de 1321. Il n’en reste que la Tour de l’Horloge.  Du castrum de Pibresson et du castelet de  Velnasque il ne reste aujourd’hui que des ruines, le site de Tassy a complètement disparu.

La plus ancienne mention connue du castellum de Valmasca figure dans la liste des localités du diocèse de Fréjus soumises au comte de Provence en 1232-1244. Velnasque était probablement un satellite de Tourrettes. En 1320, la seigneurie appartenait, comme celles de Tourrettes et de Pibresson, à la famille de Villeneuve, qui le conserva jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. L'abandon du castrum remonte probablement à la guerre de l'Union d'Aix, (1382-1388) dans les dernières années du 14e siècle, mais une réoccupation partielle et temporaire au siècle suivant n'est pas exclue. Le toponyme aujourd'hui attaché au site, Saint-Laurent, indique l'existence d'une église, sans doute celle du castrum, dont l'emplacement n'est pas connu. Les ruines ont été partiellement fouillées en 1978 par Guy Désirat, qui a dressé un plan des vestiges.

Comme nous ne pourrons rentrer dans le site, j'ai trouvé une vidéo que le blogueur mettra à votre disposition en cliquant sur le lien qui lui a été communiqué".

https://www.youtube.com/watch?v=BvJbMOk06Eo

Les murailles sont impressionnantes en longueur et en hauteur mais la végétation masque les ruines.

Le long du chemin, découverte d'une superbe orchidée.

Nous repartons donc d'abord sur la grande piste puis sur un sentier qui va monter doucement au milieu d'une forêt étrange.

Elle a certainement été éclaircie il y a quelques années mais les jeunes arbres restant sont envahis par la salsepareille (vous savez cette plante dont les fruits sont la nourriture des Strumpfs !).

Un groupe de 36 en file indienne, ça s'étale sur plus de cent mètres !

Maintenant nous abordons une nouvelle partie de la forêt en cours d'exploitation et les pistes sont devenues très larges, mais un peu défoncées par les engins.

Nous arrivons  au lac de Giraud ou un peu d'eau permet à quelques canards de barboter.

Lors de sa reconnaissance, Jack l'avait trouvé désespérément sec. Le site est étonnant, perdu au milieu de cette forêt.

Ces jolies dames discutent très agréablement... en arrière du serre-file. Où va t'on?

Après un très large virage, Jack nous arrête dans une jolie clairière pour le pique-nique. Un tronc de pin couché va servir de siège à une grande partie du groupe.

Mais aujourd'hui est un jour spécial, celui de l'anniversaire de Jack et à cette occasion il fera le tour de tous les randonneurs une bouteille de Vermouth à la main. De plus il y aura quelques fromages de chèvre sous forme de bouton, une rondelle d'excellente saucisse de Vire et même un peu de foie gras. Le repas se terminera avec chocolats, biscuits divers. Quelle abondance !

Merci à tous ceux qui on chargé leur sac de ces délicieux suppléments.

Une belle photo de groupe, 36 moins la photographe !

Nous quittons cette clairière aux coordonnées  N43° 38.525’ E6°43.435’ ( pour ceux qui emprunterons cette route dans l'avenir)et poursuivons notre cheminement en traversant la Camiole par un gué complètement sec.

 Quelques fleurs en sous-bois, violettes, hépatiques si délicates, hellébores de Corse , enfin le printemps.

Oh ! Oh! Ginou, ne piétine pas ces petites hépatiques !!! Bien évitées, merci pour elles.

Enorme pin renversé, le géant, comme tous les individus de l'espèce, ne tenait que par un ensemble de racines à fleur de terre.

 Celui-ci était plus jeune, il a cassé.

Nous débouchons sur une large piste en descente. Jack va nous expliquer que nous sommes sur l'Aqueduc de la Siagnole qui part en dessous de Mons et rejoint Fréjus. Dans cette zone, il est enterré. Cet aqueduc construit par les Romains est toujours en service sur certains passages. Sur d'autres il emprunte des conduites forcées mais sur l'ancien tracé.

Nous allons le suivre sur un kilomètre environ…sauf que plusieurs arbres couchés en travers du chemin nous obligent à quitter la piste pour contourner cet obstacle. Le vent a du souffler très violemment ici pour mettre bas tous ces arbres.

Le chef surveille le retour sur la piste, prêt à aider pour ce

passage délicat.  

Nous reprenons notre progression après cet intermède.

Et très vite nous nous retrouvons dans les faubourgs de Callian avec de belles propriétés et des pelouses remplies de dimorphotécas, superbes.

Nous abordons la grande descente très raide qui nous permet d'avoir une vue remarquable sur le château.

Elle nous conduit au  2ème lavoir du village (nous avons longé le 1er ce matin sans que quiconque ne s'y intéresse).

Il ne reste plus qu'à remonter jusqu'au parking, changer de chaussures pour aller prendre le pot de l'amitié sur la place de la fontaine toujours aussi belle.

Merci Jack , ta tâche n'a pas été facile avec cet effectif mais tu as parfaitement assumé sur cette belle rando.

 

Merci aux photographes, Jean-Marie, Nicole et Rolande.

 

La semaine prochaine, jeudi 12 avril, départ : 8 h 30-Jean-Marie-728-Flayosc-Les Vallons Sud-Moyen * 14 km Dh: 300m
Gentille balade empruntant partiellement l’ancienne ligne Nice-Meyrargues. Des vignes, des chênes truffiers,
des oliviers et la terrible Floyère.
Parking à Flayosc-centre du village-Jeu de boules. Coût du trajet : 28€/voiture

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 09:21

2018/03/29 - 654 - AUPS - MONTAGNE DES ESPIGUIERES - G1 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes 13, 6 dames et 7 messieurs, à nous retrouver sur le parking du charmant village d’Aups en ce jeudi matin grisâtre.  Nous chaussons nos souliers, fermons k-ways ou capes et écoutons solennellement

 

Jack nous présente la randonnée que nous allons faire dans le sens inverse de celle réalisée en 2007, c’est-à-dire que nous allons monter ce que nos prédécesseurs avaient descendu et vice-versa, et ce, afin de ménager nos mollets.

 

 

Nous traversons rapidement le village et laissons ses remparts derrière nous

 

mais d’autres photos vous attendent à la fin du blog, avec le soleil en prime !

Quelques notes sur ce village avant de vous entraîner sur les pistes :

Après l’expulsion des Sarrasins en 972, le comte de Provence confie la région d’Aups aux Pontevès. Le château est mentionné en 1048/61. En 1113, les Blacas issus des Pontevès, sont cités à leur tour comme seigneurs. Ils le resteront jusqu’à la fin du Moyen Age. Leurs fiefs s’étendaient sur Aups, Aiguines, Baudinard, Fabrègue, Moissac et Vérignon. Suite à un procès débuté en 1346 et qui dura presque quatre siècles l’opposant aux Ducs de Blacas, le village obtient en 1712 de ne dépendre juridiquement que du Roi de France.

 

La période des guerres de religions reste l’une des plus noires du village avec le massacre en 1574 de 250 personnes par les Hugenots.

 

Après le coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte en 1851, Aups, républicaine, devient le centre de l’insurrection varoise anti bonapartiste.

Sévèrement réprimé, ce soulèvement populaire sera commémoré par l’élévation de la chapelle Notre-Dame de la Délivrance (1853) ainsi qu’un obélisque sur la place du village.

 

Aups fut un foyer des plus virulents de la résistance à l’occupation allemande ce qui valut au village la décoration de la croix de guerre avec palmes à titre collectif.

 

Nous empruntons un étroit chemin pentu et pierreux et nous arrêtons bientôt devant la chapelle Sainte-Trinité sans nous y attarder

 

Nous continuons sur un chemin de terre battue qui nous conduit à un sous-bois.  Le soleil fait une apparition soudaine, juste le temps d’illuminer les tufs calcaires et ses cavités, les grottes des Fées,  que nous longeons et dont la beauté nous interpelle. 

 

 

Curiosité supplémentaire : la petite chapelle troglodyte Ste Magdeleine qui occupe une grande grotte dont l'entrée a été fermée par un mur maçonné. Jack nous invite à y pénétrer

 

et nous en ressortons charmés.

 

 

D’après les archives communales, la grotte aurait été aménagée en chapelle en 1635, par les habitants du village. Ils ferment cette anfractuosité par un mur de façade avec porte et fenestron.  D’abord petit lieu de culte, elle devient un ermitage en 1666 (Papon). Une messe y était dite le 22 juillet. Plus tard, elle est abandonnée comme d’autres chapelles environnantes. Vers 1860, elle est visitée par quelques Aupsois lors des fêtes votives, notamment au cours de la fête de la Cible.

 

Nous repartons à travers les sous-bois et approchons la chapelle St-Marc qui fait dorénavant partie d’une propriété privée. 

 

 

Petit arrêt pour la première photo de groupe 

 

 

 

avant de reprendre notre montée, séduits par les parfums de la nature environnante.

 

Nous rencontrons un groupe de randonneurs de Flayosc avec lequel nous échangeons quelques propos amicaux mais que nous ne reverrons plus car les grandes jambes que nous sommes feront un parcours différent et plus long.

 

Il est 11h, nous sommes sur du plat et Jack récompense nos efforts en suggérant la traditionnelle pause-banane que nous ferons sous la pluie.

 

 

La nouveauté ce sont les délicieuses amandes rôties enrobées de graines de sésame que nous distribue Anne-Marie!

Nous repartons plein d’entrain

 

et traversons une forêt de chênes et de pins

tandis que se dresse sur notre gauche la crête sur laquelle nous cheminerons l’après-midi.

 

 

Nous gravissons 500 m de plus avant de faire un petit arrêt vestimentaire sous les arbres car la météo nous joue des tours et nous obligera à retirer ou remettre une couche ou un k-way à plusieurs reprises.

 

 

 

Une fois repartis, Claude attire notre attention sur Saint-Raphaël et le Lion de Mer qu’elle distingue à l’horizon.

 

On devine aussi le Mont Vinaigre, le Cap Roux et le Saint-Pilon. 

 

Il est 13h, nous arrivons à la chapelle Saint-Priest, plantée sur la crête de la colline qui sépare les communes d'Aups et de Vérignon et qui daterait de l’an 1098. Peu entretenue au cours du temps, elle est actuellement en mauvais état. Nous en poussons la porte et ne sommes pas surpris de constater qu’elle est vide mais son autel de pierre et ses parois montrent des traces d'anciennes peintures.

 

 

 

 

Toutefois, elle est située dans un cadre agréable, avec de vertes prairies et des arbres dont nous ne rechercherons pas la fraîcheur aujourd’hui.  Nous nous installons confortablement sur les pierres du beau tapis d’herbe qui l’entoure et sortons les casse-croûtes !  

 

 

Joli point de vue sur le Grand Bessillon dans les nuages.  Quand Jack a reconnu la randonnée avec Alain W, ils voyaient la Barre des Ecrins au-dessus de Gap mais il n’en est rien aujourd’hui.

 

Il est 13h30, nous reprenons nos bâtons et remarquons le camp d'entraînement militaire de Canjuers qui s’étale  sous nos yeux.

 

Ne nous étant pas encore éparpillés, nous décidons de faire une nouvelle photo de groupe et sourions aux Petit et Grand Bessillon qui nous font face.  Nous sommes alors à 1060m d’altitude.  A leur droite, la Sainte Baume et la Sainte Victoire

 

 

 

Après une nouvelle petite montée raide nous commençons la descente promise par Jack

 

et sommes ravis de voir les premiers crocus. Nous continuons de descendre sur un chemin pierreux tout en bavardant.  Un hélicoptère fait du sur place au-dessus de nos têtes mais nous n’en saurons pas davantage malgré les suppositions qui fusent.

 

 

 

Nos pas nous mènent à la Chapelle Notre-Dame  de Liesse

 

 

dont l’autel garni de statuettes, de photos ainsi que le livre d’or, retiennent notre attention.

 

D'après la tradition, au Moyen-âge une noble dame de la famille des Blacas avait pris l'habitude de monter tous les jours sur cette colline, pour y guetter le retour de son fils parti en croisade. Elle fit le vœu de faire construire une chapelle si son fils revenait. C'est ce qui se produisit, et les habitants édifièrent la chapelle dans la liesse générale en l'honneur du fils retrouvé.

 

 

Nous refermons la porte de bois et descendons de nouveau, tout en appréciant le paysage alentour, les falaises calcaires, les forêts de la montagne des Espiguières,

 

 

 

et peu de temps après le lac Sainte-Croix, la touche bleue au centre de la photo ci-dessous.

 

 

Un petit cairn reconstruit scrupuleusement par Jack lors de sa reconnaissance avec Alain lui rappelle qu’il faut tourner à gauche.   Nous empruntons donc cet étroit sentier qu’il serait si facile de rater pour nous retrouver bientôt sur un chemin de terre battue et plat que nous ne quitterons que pour retourner au village.  Nous croisons des ânes qui broutent paisiblement

 

 

puis de belles oliveraies derrière de larges murs en grosses pierres qui furent retirées de ces terres ingrates pour permettre les plantations et réutilisées à bon escient.

 

 

 

Un champ de chênes-truffiers encore jeunes et encerclés de grillages protecteurs nous intrigue.  N’oublions pas qu’Aups est la capitale régionale de l’olive et de la truffe noire !

 

 

 

Un arbre planté au sommet d’un rocher nous surprend au détour d’un chemin

 

 

 

 

et peu après nous apercevons des maisons qui signalent la proximité du village d’Aups

 

 

 

 

 

dont nous découvrons les ruelles étroites que nous nous promettons d’explorer plus longuement une prochaine fois.

 

 

 

 

 

Notre-Dame de la Délivrance

 

 

Chapelle Notre-Dame de la Délivrance

Cette chapelle date de 1853. Elle fut érigée sur les ruines de l’ancien château des Ducs de Blacas , en ex-voto à la Vierge pour la remercier d’avoir épargné la mise à feu du village et le massacre de ses habitants, lors des combats qui opposèrent violemment  en 1851 les partisans du coup d’état de Napoléon III et les républicains Aupsois . Chère au cœur des villageois, une association créée en 1986 s’est fixée pour but sa sauvegarde et sa restauration.Chaque année dans la nuit du 15 août, la Vierge de Notre-Dame de la Délivrance est portée en procession dans les rues du village. Quelques concerts de musique ou de chants sacrés sont aussi programmés chaque été dans la chapelle.

 

Collégiale de Saint Pancrace

Ci-dessous, quelques renseignements sur la Collégiale St Pancrace dont la devise retient notre intérêt.

 

 

Ne subsiste de l'époque de la construction (1489 0 1503) que la porte de l'ancienne sacristie puisque les guerres de religion détruisirent tout le mobilier et brûlèrent le magnifique tympan. Outre le médaillon de la devise des chanoines, s'ajoute sur le fronton, en 1905 lors de la séparation des biens de l'église et de l'état, la devise républicaine « Liberté, Egalité et fraternité».

 

Tour de l'Horloge - XVIe siècle

  

Mairie et Platanes Place de la Mairie

 

Notre aventure se termine au Café du Cours sur la place du village.  L’accueil est chaleureux et les biscuits qui accompagnent nos rafraichissements sont les bienvenus.

 

 

 

Nous avons parcouru 19 kms pour un dénivelé de 730 m.

 

Merci à Jack pour cette belle randonnée dans un écrin de verdure et aux photographes Claude C, Gilbert P et Dominique G.

 

Jeudi prochain:

G1 - Le Grammondo - 734 - 3 avec Alain W. 

Sportif ** - 16 kms - D: 1300 m -

Départ: 7h du parking du Manoir.

 

 

 

 

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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 20:32

Les Aiguilles de Valbelle-G2

 

2 marcheuses, 8 marcheurs vont accompagner ALAIN sur cette nouvelle rando, inédite, mais décrite par Bruno. C'est à partir de son texte de présentation qu'Alain nous apportera des informations. Il attirera notre attention sur le travail qui avait été fait par Bruno et qui est toujours utilisé par les animateurs. C'est aussi une façon de faire revivre celui qui a beaucoup fait pour le groupe de marche.

Sur le parking au bord du Gapeau, petit fleuve côtier de 47 km qui prend sa source à Signes à 316 m d'altitude, beaucoup de voitures et même deux minicars. Nous dénombrons au moins 5 groupes, de petite taille, heureusement.

Et nous commençons à monter au bord d'un ruisseau à petit débit jusqu'à un oratoire où Alain va nous présenter sa rando. Une petite vidéo par le lien ci-dessous vous permettra de vivre ce moment.

https://drive.google.com/file/d/1-wAUHrHYky3HQkFjevYH_kTf1AWu9naS/view?usp=sharing

Environ 15 km et 500 m de dénivelé à parcourir avec une longue montée qui prendra presque toute la matinée.

Nous empruntons une large piste qui monte régulièrement avec des pentes de 10 à 15 % au milieu d'une belle forêt de chênes blancs actuellement privés de feuilles.

Au passage, Alain nous montre une prairie.

Bon, il faudra l'envoyer en Normandie pour réviser! Ah, c'était de l'humour !

Puis il nous arrête  pour une pause-boisson avant d'attaquer le raidillon qui nous conduira au sommet.

Le temps est toujours couvert. La météo nous annonce un petit risque de pluie entre 11 et 13 h puis du soleil pour l'après-midi. Pour l'instant les photographes ne sont pas gâtés par la lumière, mais ils feront avec…

Maintenant mous abordons le fameux raidillon où les pentes évolueront autour de 25%. Tout le monde monte gaillardement.

Alain nous arrête à mi-montée car une trouée dans la végétation permet d'apercevoir la Chartreuse de Montrieux –le-Jeune devant laquelle nous passerons au retour.

Plus étrange, du même endroit on aperçoit une vaste étendue couverte de panneaux solaires, de là on dirait un lac.

Un peu plus loin, un énorme cairn semi-naturel marque le sentier. Il est constitué de deux gros rochers superposés sur lesquels les passants ont déposé leur propre pierre…de plus petite taille.

Nous reprenons la montée et vers 11 h 30, nous débouchons dans une clairière avec un beau chêne en plein milieu. Pause-banane, photo de groupe et briefing sur la famille de Valbelle.

 

Omer de Valbelle, protecteur des Chartreux, mourut le 17 novembre 1778. Il était maréchal des camps et armées du roi, et avait du mal à compter ses titres : comte d’Oraison, marquis de Tourves, de Rians et Montfuron, baron de Saint-Symphorien et de Meyrargues, comte de Valbelle et de Sainte-Tulle, viconte de Cadenet, seigneur de Cararache, Rougiers, Venel, Peyrolles, Cucuron, etc. Son buste était à l’origine, flanqué de quatre statues féminines qui représentaient : Sainte Monique, la Provence, l’Espérance et la Religion, et qui furent renversées lors de la Révolution,  En  1822 le préfet du Var décida d’intervenir et le buste et les statues furent répartis ans différents musées locaux. On a prétendu que les quatre statues avaient eu pour modèles quatre maîtresses du comte de Valbelle, et que, en particulier, Sainte Monique serait le portrait de la comédienne Claire-Josèphe-Hippolyte-Leyris de Latude, surnommée la Clairon. Cette hypothèse, si elle consterne les pieux gardiens de la Sainte-Baume, divertit fort les esprits frondeurs de Draguignan. Cf.Bruno Guérin

 

Nous reprenons la montée après avoir croisé un groupe aperçu sur le parking ce matin. Très vite nous débouchons sur une grande piste et atteignons le point haut de la randonnée à 628 m.Nous sommes sur le GR9 comme le montre ce panneau presque "avalé" par le chêne sur lequel il était fixé.

 Là, Alain nous fait découvrir un énorme champignon de pierre à droite de la route puis un point de vue sur la presqu'ile de Giens et Porquerolles de l'autre côté. On aperçoit aussi le Coudon, en direction de Toulon.

Nous commençons notre descente sur une piste bitumée, très raide. Elle nous conduit dans une zone très plate où la piste a été tracée au milieu d'une plantation de cèdres superbes. Que font-ils ici ???

Puis, sur notre droite, Alain nous signale les ruines du hameau de Valbelle.

Un chêne majestueux attend le retour des beaux jours pour nous montrer son feuillage. Aujourd'hui c'est  seulement un énorme squelette.

Nous croisons un nouveau groupe de marcheurs : secteur très fréquenté…En face de nous une grande falaise qui borde un plateau, Le Grand Puy.

Nous n'allons pas y grimper mais Alain nous conduit dans un vallon où nous allons découvrir les premières aiguilles au pied  desquelles nous allons pique-niquer. L'endroit est superbe, impressionnant et d'un calme remarquable.

Aujourd'hui c'est un G2 très sobre, seulement un délicieux vin d'orange apporté par Nicole.

Beps est royal sur son trône mais comme tous ses petits camarades il s'inquiétera à cause de deux gouttes d'eau mélangées à un rayon de soleil. Mais ce fut une fausse alerte.

L'ambiance était à la rigolade et Xavier nous contant ses exploits de lundi déclara imprudemment : "j'ai monté la Grande Grue comme un chef !"Ce à quoi, une participante (à quoi pensait-elle?) lui fit remarquer que sa formulation était ambigüe, ce qui déclencha une hilarité générale.

Comme la semaine dernière Gérard va chanter, petite mise en scène car il va déclarer sa flamme à Nicole. Allons-nous avoir une ritournelle chaque semaine ?

Si vous voulez en profiter, cliquer sur le lien suivant mais avant, montez un peu le son, les conditions d'enregistrement étant "rustiques".https://drive.google.com/file/d/1gtJ6dZ-gXJhmUcNKmwGeghmkPk1bV4jp/view?usp=sharing

Merci Gérard.

Passant du"fil en aiguille" comme le fait remarquer Beps,

Alain nous parle des …Aiguilles de Valbelle.

Non loin du château de Cancerille, se dressent de fantastiques dolomites, émergeant comme des crocs au dessus des aulnes et de sapinettes. Ces Aiguilles de Valbelle évoquent les formes les plus étranges : on y

reconnaît « le vase de Sèvres », « l’Urne fantastique », « l’Eléphant troué », « les Pèlerins encapuchonnés ». Près du vase de Sèvres, si vous avez de bons yeux, vous serez peut-être ébloui un court instant par un reflet métallique : là-haut, dans une niche creusée à même la dolomite, un moine acrobate a placé un Saint Joseph d’argent.

La dolomie est   une roche sédimentaire composée principalement de dolomite (entre 50 et 100 %) et de calcite, qui n'ont pas la même densité (dolomite : 2,87 ; calcite : 2,71), jouant un rôle fondamental dans l'érosion de la roche.cf Bruno Guérin

On trouve de grandes formations de dolomie dans le Trias des Alpes, notamment les Dolomites dans le nord de l'Italie.

On observe aussi des paysages dits « ruiniformes » sur les causses (Larzac par exemple) dont certains sont fameux : le cirque de Mourèze dans l'HéraultMontpellier-le-Vieux sur le causse Noir, ou encore Nîmes-le-Vieux sur le causse Méjean ; il s'agit de lapiaz géants creusés par l'érosion dans la dolomie, véritables labyrinthes de rocs dont certains affectent parfois des formes excentriques: arches, silhouettes anthropomorphes, visages, etc.

Les massifs provençaux : Alpilles aux Baux-de-Provence ; massif de l'Étoile : Pilon du Roi, montagne du Baou Traouquas, massif de la Sainte-Baume localement au massif secondaire de la Lare ; plateau d'Agnis et de Siou Blancmontagne de la LoubeBarre de Cuers, Gros Bessillon, etc.

Nous repartons vers le GR9 et dans un virage en surplomb nous découvrons l'ensemble des Aiguilles du côté gauche de la route.

Dommage le soleil n'est pas de la partie et les roches sont un peu trop grises au goût des photographes, mais l'ensemble est impressionnant et nous allons immortaliser notre passage par une photo de groupe.

Nous continuons notre descente et abordons la Porte de Valbelle, deux énormes aiguilles qui encadrent le chemin.

A partir de là Alain nous laisse quartier libre pour découvrir toutes ces merveilles.

Mais nous n'identifierons pas « le vase de Sèvres », « l’Urne fantastique », « l’Eléphant troué », « les Pèlerins encapuchonnés ».

Pourtant, c'est un régal et les photographes guettent un rayon de soleil pour choisir les plus beaux sujets.

Nous quittons ces lieux et abandonnons le GR 9 qui conduit vers Cancerille et empruntons la piste 3 des "Excursionnistes Toulonnais" que nous suivrons jusqu'à la Chartreuse.

Mais Alain a un objectif, trouver la grotte signalée sur la carte. Lors de la reconnaissance, il avait échoué.

Elle figure bien sur la carte au bord du chemin mais pas de grotte. Nous considérerons, avec beaucoup d'imagination que cette entrée d'un incertain trou serait l'entrée de la grotte.

Un peu plus loin nous apercevons la Chartreuse à travers les arbres.

Alain nous donnera quelques informations alors qu'un autre groupe passe à toute vitesse, même pas intéressé par l'exposé de notre animateur.

Bâtie en 1137, la chartreuse de Montrieux est un lieu à l'écart du monde, interdit à tous ceux qui ne font pas partie de l'ordre. « Ont accès à la chartreuse uniquement ceux qui souhaitent y rentrer définitivement », précise dom Bruno. Les moines chartreux vivent dans le dénuement le plus complet et ne possèdent aucun effet personnel. La chartreuse dépend financièrement du « gouvernement central », qui redistribue aux trois maisons de l'ordre - la Grande-Chartreuse de Grenoble, la chartreuse de Portes, dans l'Ain et celle de Montrieux -, les recettes tirées de la vente de la Chartreuse, cette fameuse liqueur dont le secret est détenu par deux moines seulement.

Si la communauté vit en autarcie quasi totale, elle dispose tout de même de quelques équipements modernes : une cuisine spacieuse, une forge et une buanderie. Pour le reste, « il faut s'adapter aux moyens du bord » reconnaît le frère Jean-Marie, 72 ans. Entré il y a trente-neuf ans chez les chartreux, cet ancien instituteur qui a un oeil sur tout, s'affaire à la fois en cuisine et aux petits travaux d'entretien : électricité, plomberie, réparation des tracteurs... Infatigable, il explique :« Notre maison prend de l'âge, il nous faut donc réparer et, comme le matériel évolue très rapidement, je descends parfois à Toulon faire quelques achats. »

Mais l'avenir de la chartreuse de Montrieux est menacé. Les cellules se vident. Ils ne sont plus que douze moines - sept pères et cinq frères. Le benjamin a 52 ans. Certains anciens ont quitté la chartreuse pour finir leurs jours dans les maisons de retraite voisines ou chez les Petites Soeurs des pauvres. Mais tous reviennent un jour à la chartreuse de Montrieux, dans le petit cimetière tourné vers l'église. Avec pour dernière demeure, une simple croix de bois sans aucune inscription.

Alain nous précise que seule la chapelle Ste Roseline attenant au monastère est accessible au public.

Après une photo de groupe, nous allons effectivement visiter cette petite chapelle qui comporte deux grandes fresques dont une rappelle la mort de la sainte.

Au-dessus de la fontaine, un panneau rappelle un épisode de la libération de Toulon en 1944.

Un petit pont ou bien le passage d'un aqueduc fait l'objet de débats mais cette question restera aussi fermée que

cette belle chartreuse qui fut à l'origine de la Chartreuse de la Verne que nous visitons souvent lors de deux randonnées dans ce secteur.

Encore un petit kilomètre en descente et nous rejoignons nos voitures.

Nous nous retrouvons à Belgentier sur la place de l'église pour le pot de l'amitié en face d'un superbe fresque évoquant le passage de Louis XIV et de sa mère Anne d'Autriche venus en pèlerinage à Cotignac pour remercier la Vierge d'avoir permis à la reine d'avoir un fils.

Merci Alain pour cette très belle rando.

Merci aux photographes Nicole et Jean-Marie.

La semaine prochaine, le 5 avril 2018- Départ: 8h30-Jack- 679- Callian-Vallon de la Camiole-Moyen** 13km Dh : 330m
Agréable parcours à travers les forêts de pins et de chênes, conduisant aux vestiges de Pibresson place forte
à l’origine de Tourettes et offrant de larges vues sur l’Esterel.
Parking : 83440 Callian Coût du trajet A/R : 26 €

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